Education




Rentrée 2026 au Bénin : Le plan du CNE pour transformer l’école

Avant la reprise des cours, les acteurs de l'éducation veulent éviter une rentrée de routine. Réunis à Cotonou, responsables gouvernementaux,…

Avant la reprise des cours, les acteurs de l’éducation veulent éviter une rentrée de routine. Réunis à Cotonou, responsables gouvernementaux, universitaires, syndicats, partenaires techniques et représentants des parents d’élèves ont engagé une réflexion de fond sur les obstacles qui freinent encore les performances du système éducatif béninois. Au cœur des échanges : six défis jugés décisifs pour améliorer durablement la qualité de l’enseignement.

À quelques semaines de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, le Conseil national de l’Éducation (CNE) a choisi d’ouvrir le débat sur les priorités du système éducatif plutôt que de se limiter aux préparatifs administratifs. Depuis ce lundi, les principales composantes du secteur se retrouvent à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou pour un séminaire de deux jours consacré à la préparation de la prochaine année académique.

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Autour de la table siègent des représentants de la Présidence de la République, du Conseil national de l’Éducation, des quatre ministères en charge de l’enseignement, des universités, des organisations syndicales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des associations de parents d’élèves. Ensemble, ils doivent définir les orientations qui permettront d’améliorer les performances des établissements scolaires et universitaires.

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Six priorités pour transformer l’école béninoise

Dès l’ouverture des travaux, le président du Comité technique d’organisation, Issaka Youssao Abdou Karim, a dressé un état des lieux sans détour. Selon lui, six défis majeurs concentrent les principaux enjeux auxquels l’école béninoise devra répondre au cours de la prochaine rentrée. Le premier concerne la pertinence des curricula et des méthodes pédagogiques, avec la nécessité d’adapter les contenus de formation aux évolutions de la société et aux besoins du marché du travail.

Le deuxième défi porte sur la qualité et la disponibilité des enseignants, considérées comme des facteurs déterminants pour améliorer les apprentissages. Les participants devront également se pencher sur les infrastructures et les ressources éducatives, dont l’insuffisance continue de peser sur les conditions d’enseignement dans plusieurs établissements.

À ces préoccupations s’ajoutent l’équité et l’inclusion, afin de garantir un accès plus équilibré à l’éducation, le financement et la gouvernance du secteur, ainsi que l’employabilité des diplômés et l’adéquation entre les formations et les besoins de l’économie. Pour Issaka Youssao Abdou Karim, relever ces défis suppose une mobilisation de l’ensemble des acteurs afin de bâtir une école plus performante et davantage tournée vers les attentes de la société.

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Consolider les réformes engagées depuis 2021

Chef de file des ministres en charge de l’éducation, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Natta, a inscrit les travaux dans la continuité des réformes engagées ces dernières années.

Il a rappelé les efforts consentis depuis 2021, notamment à travers le recrutement de nombreux enseignants, les réformes des curricula ainsi que les investissements réalisés dans les infrastructures scolaires et universitaires. Pour le ministre, ces acquis devront désormais produire des résultats encore plus visibles sur la qualité des apprentissages.

« La qualité de l’enseignement, de l’apprentissage et de l’évaluation doit être le fil conducteur de toutes les actions », a-t-il insisté devant les participants.

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Du diagnostic aux résultats

Le président du Conseil national de l’Éducation, Pr. Noël Gbaguidi, a rappelé que cette rencontre, organisée pour la sixième année consécutive, s’est progressivement imposée comme le principal espace de concertation entre les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers, les syndicats et le secteur privé.

Pour lui, le temps est venu de dépasser les constats. Aligné sur les objectifs du Plan national de développement (PND) 2026-2035, le séminaire devra également intégrer les enjeux liés à l’intelligence artificielle et aux nouvelles technologies dans le système éducatif.

Le président du CNE a invité les participants à produire des recommandations concrètes, applicables et mesurables, estimant que la réussite des réformes dépend désormais de leur capacité à générer un impact réel sur le terrain.

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Une feuille de route attendue avant la rentrée

Les travaux doivent s’achever le mardi 21 juillet 2026 par l’adoption d’une série de recommandations destinées à améliorer l’organisation de la rentrée scolaire et universitaire. Ces propositions seront ensuite transmises au président de la République afin d’alimenter les décisions gouvernementales relatives au secteur.

En somme, ce séminaire marque la détermination des autorités à inscrire la concertation au cœur du pilotage des politiques éducatives. Dans un contexte où la demande de qualité de l’enseignement et d’insertion professionnelle se fait pressante, les conclusions de cette rencontre pourraient tracer les lignes directrices des prochaines réformes du système éducatif béninois. 

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