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Bénin : Kits scolaires pour 1 000 enfants de militaires disparus

À l’approche de la rentrée 2026-2027, l’État béninois et ses partenaires renforcent leur soutien aux enfants de militaires morts en…

À l’approche de la rentrée 2026-2027, l’État béninois et ses partenaires renforcent leur soutien aux enfants de militaires morts en service. Plus d’un millier d’élèves ont reçu, jeudi 3 septembre, des kits scolaires lors d’une cérémonie tenue à la Base aérienne de Cotonou. Le dispositif, désormais à sa septième édition, vise à réduire les difficultés financières qui peuvent fragiliser la scolarité de ces enfants et à maintenir leur parcours éducatif malgré la disparition de leur parent.

Par ailleurs, cette opération répond à une préoccupation sociale majeure : éviter que le décès d’un militaire ne se transforme, pour ses enfants, en rupture scolaire. Cahiers, sacs, manuels et autres matériels nécessaires à l’apprentissage permettent ainsi aux familles bénéficiaires d’aborder la rentrée avec une charge financière allégée.

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Un soutien qui protège le parcours scolaire

Pour les veuves et les familles qui assument seules les dépenses quotidiennes, la rentrée représente souvent une période particulièrement exigeante. Les coûts liés aux fournitures, à la scolarité et aux besoins des enfants s’ajoutent aux autres dépenses du ménage. Dans ce contexte, le don apporte un soutien immédiat aux bénéficiaires et contribue à créer de meilleures conditions pour la poursuite des études.

Le programme concerne les enfants de la maternelle jusqu’à la terminale, sur l’ensemble du territoire national. En intervenant dès les premières années de scolarité et jusqu’au secondaire, il accompagne les élèves sur une longue période et cherche à limiter les risques d’abandon ou de décrochage.

Le ministre délégué chargé de la Défense nationale, Gildas Bignon Agonkan, a présenté cette initiative comme une responsabilité collective envers les familles des militaires disparus. Il a notamment insisté sur la nécessité de ne pas laisser les enfants supporter, en plus du deuil, les conséquences sociales et scolaires de la disparition de leur parent.

Pour les familles, un allègement concret des dépenses

L’intérêt du dispositif se mesure d’abord à son impact sur le quotidien des ménages. En prenant en charge une partie des dépenses de rentrée, le programme libère des ressources que les familles peuvent consacrer à d’autres besoins essentiels, notamment l’alimentation, les soins, le logement ou le transport.

La ministre de la Famille et de l’Action sociale, Véronique Tognifodé, a également appelé les veuves à préserver l’espoir et à soutenir leurs enfants malgré les épreuves liées au deuil. Son message souligne une réalité : accompagner ces familles ne consiste pas uniquement à honorer la mémoire des militaires disparus, mais également à protéger l’avenir de leurs enfants.

L’enjeu éducatif est donc central. Maintenir un enfant à l’école, lui fournir les outils nécessaires à son apprentissage et lui permettre d’étudier dans des conditions convenables représentent autant de leviers pour préserver ses chances de réussite.

Quatre millions de francs CFA pour accompagner l’initiative

La Jamaat islamique Ahmadiyya a apporté un soutien financier de quatre millions de francs CFA à l’opération. Installée à Cotonou et basée à Londres, l’organisation participe à ce programme depuis ses premières années.

Cette contribution illustre le rôle que peuvent jouer les partenaires associatifs et religieux dans la prise en charge des familles touchées par la disparition de membres des forces armées. Pour le lieutenant-colonel Luc Biobou, commandant de la base aérienne de Cotonou, cette solidarité doit se traduire par des actions concrètes et régulières en faveur des familles concernées.

De quelques centaines d’enfants à plus d’un millier de bénéficiaires

Lancé en 2020 par le ministère de la Défense nationale, le programme a progressivement changé d’échelle. Sa première édition avait réuni environ une centaine d’enfants à l’État-Major Général des Forces armées béninoises. Six ans plus tard, l’opération concerne désormais plus d’un millier de bénéficiaires à l’occasion de la rentrée 2026-2027.

Cette progression témoigne de l’élargissement du dispositif et de la volonté des autorités de maintenir un accompagnement régulier des familles des militaires décédés en activité.

Pour les bénéficiaires, l’enjeu dépasse donc largement la remise symbolique d’un cartable. Cette aide représente un investissement dans l’éducation, un soutien financier aux ménages et surtout une manière de préserver les perspectives d’avenir d’enfants confrontés très tôt à la disparition de leur père ou de leur mère. Dans cette logique, la solidarité nationale devient un outil concret de protection sociale et de continuité scolaire.

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