Sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à la radiation, poursuites pénales systématiques et appel à la vigilance citoyenne : Brice Kokou Allowanou affiche une ligne de fermeté contre la corruption sur les routes du pays.
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Le message est sans ambiguïté. Le Directeur général de la Police républicaine du Bénin, Brice Kokou Allowanou, a annoncé une politique de tolérance zéro contre la corruption et le rançonnement pratiqués par certains agents sur les axes routiers du pays. Dans un communiqué de l’institution, le patron de la police fixe ainsi un cap clair : aucune complaisance ne sera plus admise envers les fonctionnaires qui monnaient indûment leurs fonctions au détriment des usagers de la route.
Cette prise de position s’inscrit en effet dans la continuité des réformes engagées depuis l’arrivée de Brice Kokou Allowanou à la tête de l’institution, en février 2025. Ancien chef de la Brigade économique et financière puis directeur de la Police judiciaire, le nouveau DG s’était déjà distingué par son engagement contre la criminalité financière avant sa nomination — une expérience qui infuse désormais directement sa doctrine à la tête de la Police républicaine.
“Tolérance zéro contre la corruption et le rançonnement sur les routes du Bénin.” – Communiqué de la Police républicaine du Bénin
Les mesures annoncées
- Concrètement, tout policier surpris en flagrant délit de rançonnement s’expose à des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à la radiation des rangs de l’institution, en sus de poursuites pénales devant les juridictions compétentes.
- Pour ce faire, les autorités invitent les citoyens à dénoncer tout abus constaté, preuves à l’appui : photographies, vidéos ou témoignages directs.
- Par ailleurs, les hautes instances de la police garantissent la confidentialité des dénonciateurs, afin de lever toute réticence à signaler les faits.
Ce qu’il faut savoir : le rançonnement routier
Le terme désigne les prélèvements illicites exigés par certains agents en poste sur les axes routiers, en marge des contrôles réglementaires. Ce phénomène, régulièrement dénoncé par les usagers et les organisations de la société civile, nuit en effet à la fois à la fluidité du transport et à la crédibilité des forces de sécurité intérieure.
Des numéros verts pour signaler les abus
Pour donner corps à cette politique, la Police républicaine met à la disposition des usagers plusieurs lignes de signalement. Les citoyens peuvent ainsi joindre directement l’institution au 117, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique au 166, ou encore la Présidence de la République via les numéros 155, 01 52 33 33 33 et 01 69 19 00 00. Ce dispositif multicanal vise à faciliter la remontée d’informations, quel que soit le canal institutionnel privilégié par le dénonciateur.
En conclusion, en affichant cette fermeté, la direction générale de la Police républicaine cherche à restaurer la confiance entre les forces de l’ordre et une population régulièrement confrontée, sur les grands axes du pays, à des pratiques qu’elle entend désormais réprimer sans exception.




