Une simple opération de contrôle a débouché sur une découverte macabre. À Godomey, dans la commune d’Abomey-Calavi, la Police républicaine a intercepté un tricycle transportant un colis à l’apparence ordinaire. À l’intérieur d’un carton, les agents ont mis au jour un crâne humain. Deux personnes ont été interpellées et une enquête judiciaire est désormais ouverte pour remonter la filière.
Mardi 7 juillet 2026, une opération menée par le commissariat de Godomey a permis l’interpellation de deux personnes soupçonnées de transporter des ossements humains. Cette opération, est intervenue au carrefour Hèvié-Liclan, après plusieurs heures de surveillance mises en place à la suite d’informations que les enquêteurs avaient jugées crédibles.
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Selon les premiers éléments de l’enquête, une source avait alerté les forces de l’ordre du passage imminent d’un moto-tricycle transportant un chargement suspect dans l’arrondissement de Godomey. Une équipe a alors discrètement suivi le véhicule avant de l’intercepter.
La fouille du tricycle a réservé une découverte inattendue : un crâne humain soigneusement dissimulé au fond d’un carton que les suspects présentaient comme un colis ordinaire.
Les suspects évoquent un colis présenté comme de la peinture
Les forces de l’ordre ont immédiatement conduit au commissariat les deux occupants du tricycle, identifiés par leurs initiales S. D. et A. J., pour les entendre.
D’après les informations, ils ont affirmé aux enquêteurs qu’un client leur avait simplement demandé d’assurer le transport d’un colis que ce dernier leur avait présenté comme contenant des pots de peinture. Ils soutiennent n’avoir eu aucune connaissance du contenu réel de l’emballage.
Ces déclarations font désormais l’objet de vérifications dans le cadre des investigations ouvertes par les services de police.
Les enquêteurs cherchent l’origine des ossements.
À l’issue de leur audition, les enquêteurs ont placé les deux individus en garde à vue. Le commissariat de Godomey a ouvert une procédure judiciaire à travers un procès-verbal établi le 7 juillet 2026. Les enquêteurs s’attachent désormais à identifier la provenance des ossements, à retracer le parcours du colis et à déterminer à qui il était destiné.
Les investigations visent également à établir si cette affaire relève d’un acte isolé ou s’inscrit dans un éventuel réseau organisé de trafic d’ossements humains. La justice a mis les pièces saisies sous scellés afin de permettre les expertises et constatations nécessaires à la manifestation de la vérité.
Une enquête aux multiples enjeux
Au Bénin, les autorités judiciaires mènent systématiquement des investigations approfondies sur les affaires impliquant des restes humains, en raison de la gravité des faits qu’elles pourraient caractériser. Selon les résultats de l’enquête, les magistrats compétents pourraient examiner plusieurs qualifications pénales. À ce stade, les enquêteurs n’ont officiellement identifié ni présenté aucun autre suspect dans cette procédure.
L’enquête devra notamment permettre de retrouver la personne ayant remis le colis aux deux transporteurs, d’établir la destination finale des ossements et de préciser les circonstances exactes de cette affaire qui relance la question du trafic de restes humains, un phénomène que les services de sécurité continuent de surveiller de près.
En attendant les conclusions des investigations, les deux personnes interpellées bénéficient de la présomption d’innocence, car seule la procédure judiciaire pourra établir les responsabilités pénales.



