COTONOU, 25 mai 2026 – Au lendemain de l’investiture officielle de Romuald Wadagni à la présidence de la République du Bénin ce dimanche 24 mai 2026, les projecteurs se braquent sur la nouvelle Première dame, Nathalie Villette-Wadagni. Profil atypique dans les palais présidentiels ouest-africains, cette banquière internationale chevronnée incarne une figure de la haute finance, alliant une solide légitimité technique à un militantisme affirmé pour l’autonomisation économique des femmes.
Née en 1975 à Ouagadougou d’une mère burkinabè et d’un père français, Nathalie Villette-Wadagni a passé les dix-sept premières années de sa vie au Burkina Faso avant de s’envoler pour l’Europe. Son parcours académique d’élite témoigne d’une trajectoire d’exception : diplômée en économie et finance de Université Paris Dauphine, elle a, par la suite, complété sa formation au sein des prestigieux programmes exécutifs de Harvard Business School et de la Saïd Business School.
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Une carrière bâtie dans la haute finance
C’est à Londres que sa carrière prend une envergure mondiale. En effet, durant douze années passées au sein de la prestigieuse banque d’investissement suisse UBS, elle se spécialise dans les financements structurés et la gestion des risques de crédit sur les marchés d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique.
En 2013, elle opère son grand retour sur le continent en intégrant le groupe panafricain Ecobank. Elle y gravira tous les échelons jusqu’à occuper le poste stratégique de directrice du pôle Global Corporates (grandes entreprises internationales) et à siéger comme administratrice non exécutive d’Ecobank Tanzanie. Toutefois, elle a choisi de démissionner de ses fonctions exécutives à la fin de l’été 2025 afin d’anticiper les exigences éthiques liées à la campagne présidentielle de son époux.
Un engagement affirmé pour le leadership féminin
Parallèlement à sa carrière financière, Nathalie Villette-Wadagni s’investit activement pour la cause des femmes. Elle a notamment siégé au comité d’investissement du fonds Women in Enterprise de l’Oxfam. Son combat se concentre aussi sur deux axes majeurs : la promotion du leadership féminin et, surtout, l’amélioration de l’accès des femmes africaines aux financements et aux crédits bancaires, un levier qu’elle juge indispensable au développement inclusif du continent.
D’ailleurs, à Cotonou, les observateurs s’accordent à dire que son arrivée au Palais de la Marina pourrait profondément redéfinir le rôle traditionnel de Première dame. Ses compétences macroéconomiques et son réseau international se profilent déjà comme des atouts politiques et stratégiques majeurs pour le mandat naissant de son époux.
Au croisement de la haute finance internationale et de l’engagement pour l’autonomisation des femmes, Nathalie Villette-Wadagni fait une entrée remarquée sur la scène politique béninoise. Avec l’investiture de Romuald Wadagni à la tête du Bénin, la nouvelle Première dame suscite déjà de nombreuses attentes, tant par son parcours d’exception que par l’influence stratégique qu’elle pourrait exercer au sommet de l’État.



