N’Djamena, le 15 juillet 2026 — La diplomatie hydrique africaine s’accélère à N’Djamena. Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a atterri ce mercredi matin dans la capitale tchadienne. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de sa participation au Forum africain de l’eau, un sommet de haute importance stratégique coorganisé par la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale.
À sa descente d’avion, le chef de l’État béninois a été accueilli au bas de la passerelle par le Premier ministre tchadien, Allah-Maye Halina, marquant ainsi la solennité et l’importance accordées à cette visite par les autorités tchadiennes.
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Transformer la vision en actions concrètes pour la sécurité hydrique
Placée sous le thème « De la Vision à l’Action », cette rencontre de deux jours, organisée les 15 et 16 juillet 2026, réunit plusieurs chefs d’État africains, des décideurs politiques ainsi que des bailleurs de fonds multilatéraux. L’objectif affiché est de dépasser les simples déclarations de principe afin de concrétiser des engagements gouvernementaux et d’accélérer le financement des infrastructures hydrauliques.
En effet, le Sahel, et plus largement l’Afrique subsaharienne, subissent de plein fouet les effets des tensions climatiques et écologiques. Près de 30 millions de personnes dépendent directement du bassin du lac Tchad, dont le recul menace progressivement la sécurité alimentaire et aggrave les conflits d’usage. Dès lors, l’urgence est de sécuriser l’accès à l’eau potable, notamment en milieu rural, tout en renforçant la gouvernance des fleuves et des bassins transfrontaliers.
« L’eau ne doit plus être considérée comme un simple enjeu technique ou un angle mort des politiques publiques, mais comme un levier stratégique de paix, de coopération et de résilience collective », insiste le comité d’organisation.
Romuald Wadagni affirme son leadership régional
Avec ce déplacement au Tchad, Romuald Wadagni poursuit une dynamique diplomatique particulièrement active. Après des visites de travail remarquées au Nigeria, au Sénégal, au Mali et en Mauritanie durant les dernières semaines, le président de la République affiche sa volonté de positionner Cotonou au cœur des grands arbitrages régionaux et environnementaux.
Par ailleurs, pour le Bénin, qui partage avec ses voisins plusieurs ressources fluviales stratégiques, notamment le bassin du Mono avec le Togo, les conclusions de ce sommet s’annoncent déterminantes. L’enjeu est d’obtenir l’appui de partenaires tels que le Groupe de la Banque mondiale afin de moderniser durablement les infrastructures hydrauliques du pays.
À N’Djamena, le Forum entre désormais dans une phase décisive, où les participants devront transformer les échanges en décisions concrètes. Entre urgence climatique, sécurité hydrique et coopération régionale, le Forum africain de l’eau pourrait marquer une étape primordiale pour l’avenir de la gouvernance de l’eau sur le continent, avec un Bénin bien décidé à y jouer toute sa partition.



