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Le Parlement béninois adopte à l’unanimité un budget 2027 en repli de façade, en hausse dans les faits

L’Assemblée nationale a voté ce mercredi son projet de budget pour l’exercice 2027, arrêté à un peu plus de 31,6…

L’Assemblée nationale a voté ce mercredi son projet de budget pour l’exercice 2027, arrêté à un peu plus de 31,6 milliards de francs CFA. Le chiffre affiche un recul par rapport à 2026, mais la baisse s’explique par la disparition de dépenses ponctuelles liées à l’installation de la nouvelle législature : hors ces charges exceptionnelles, les crédits de l’institution progressent.

 

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Réunis en séance plénière ce mercredi 9 septembre, les députés béninois ont approuvé sans opposition le projet de budget de leur institution pour la gestion 2027. Le montant retenu s’élève à 31 641 329 965 F CFA, un vote intervenu dans le cadre de la deuxième session extraordinaire de l’année parlementaire 2026.

 

Le texte, défendu devant l’hémicycle par le président de l’institution, Joseph Djogbénou, a recueilli l’adhésion unanime des parlementaires présents — un signal de consensus rare sur un exercice budgétaire habituellement plus disputé.

 

Un recul qui masque une autre réalité

Comparé à l’enveloppe 2026, fixée à 33 085 700 909 F CFA, le nouveau budget accuse un retrait de 1 444 370 944 F CFA, soit 4,37 %. L’écart se creuse même davantage — jusqu’à près de 9 % — si l’on prend pour référence le budget 2026 tel qu’il a été révisé en cours d’exercice plutôt que sa version initiale.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Pourquoi ce chiffre trompe

Un budget parlementaire n’évolue pas de façon linéaire d’une législature à l’autre : l’installation d’élus nouvellement investis génère mécaniquement des frais qui ne se reproduisent pas l’année suivante. Comparer deux exercices bruts, sans neutraliser ce type de charge exceptionnelle, peut donc donner une image inversée de la trajectoire réelle des dépenses.

Selon les explications données par Joseph Djogbénou aux députés, cette contraction apparente tient presque intégralement à un facteur conjoncturel : les frais engagés en 2026 pour l’installation des nouveaux élus de la 10ᵉ législature, une dépense par nature non renouvelable, avaient gonflé le budget de l’an dernier.

Neutralisée, la tendance s’inverse

Une fois ces charges exceptionnelles retranchées du calcul, le budget 2027 ne recule plus : il progresse de 6,16 % par rapport à l’enveloppe initiale de 2026, a précisé le président de l’Assemblée. C’est cette lecture corrigée, et non le simple écart en valeur absolue, qui reflète selon lui l’évolution réelle des moyens alloués à l’institution parlementaire.

 

Le personnel absorbe l’essentiel des crédits

Le projet de budget se décompose en quatre grandes enveloppes. L’administration et le personnel concentrent, de loin, la part la plus lourde des ressources, suivis par le chantier du nouveau siège de l’institution. Les activités diverses et transferts, ainsi que l’équipement, complètent un total nettement plus resserré.

JDB
© JDB

 

 

 

Le nouveau siège, deuxième priorité budgétaire

Avec plus de 9,17 milliards de francs CFA fléchés vers les constructions et le futur siège de l’Assemblée nationale, ce poste s’impose comme le second pilier du budget 2027, loin devant les transferts et l’équipement réunis. Il traduit la poursuite d’un chantier immobilier déjà engagé, dont le financement continue de peser sur les arbitrages de l’institution pour l’exercice à venir.

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