Le futur Palais des Gouvernants prend forme : inspection d’envergure du président de l’Assemblée nationale sur le plus grand chantier institutionnel du pays.
PORTO-NOVO, 6 août 2026 — Dans la capitale politique, le ronronnement des bétonnières livre un combat permanent contre le silence habituel des berges de la lagune. En effet, mercredi 5 août au matin, la poussière du chantier le plus prestigieux de la République a vu défiler les sommités du Parlement. À la tête de la délégation, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, figure tutélaire de la représentation nationale, est venu scruter l’avancement de ce futur temple de la démocratie béninoise.
Un avancement constant des travaux sous la gestion de la SIMAU
Guidé par le directeur général de la Société immobilière et d’aménagement urbain (SIMAU), M. Achille Houssou, le chef du législatif a passé au peigne fin chaque mètre carré du projet. De la charpente de la future salle des séances jusqu’aux salons réservés à la Conférence des présidents, rien n’a été laissé au hasard. Par ailleurs, à l’arrêt intermédiaire du deuxième trimestre, le compteur des techniciens affiche six points de progression supplémentaires par rapport au pointage du printemps dernier.
Accessibilité, médias et maintenance : les exigences du Parlement
Entouré des architectes du bureau d’études, le président Djogbénou n’a pas manqué de poser les questions de fond : accueil réservé aux citoyens à mobilité réduite, aménagement d’une tribune moderne pour la presse écrite et la radiodiffusion, ou encore pérennité des dispositifs techniques d’aération et d’éclairage.
Interrogé par nos confrères à l’issue d’un long parcours sous le soleil de midi, l’homme de loi s’est montré intraitable sur les exigences de qualité, réfutant ainsi toute tentation de réaliser un travail bâclé pour respecter le calendrier.
« L’urgence est l’ennemie des grandes œuvres. Ce palais n’est pas façonné pour la mandature présente, mais pour la postérité. Nous préférons concéder quelques semaines de patience pour garantir l’immortalité de la pierre et l’infaillibilité des finitions. »
Enfin, rassurée par le respect des engagements et la qualité des matériaux mis en œuvre, l’autorité parlementaire a renouvelé sa confiance aux équipes de maîtrise d’œuvre. Ainsi, si les derniers coups de truelle et les réglages de précision s’étaleront encore jusqu’au milieu de l’année 2027, le futur édifice s’impose déjà comme le nouveau fleuron architectural de Porto-Novo. Un symbole de stabilité institutionnelle qui promet de redessiner durablement le visage de la cité des Ajas.
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