Bénin : Adam Dende Affo élevé au grade de Commandeur de l’Ordre national

Un silence solennel régnait ce vendredi 15 mai 2026 dans la grande salle de réunion du Ministère de l’Économie et des Finances. Sous les regards de ses pairs et des autorités, Adam Dende Affo a franchi une étape prestigieuse de sa carrière. Le Directeur Général du Secteur Financier (DGSF) a reçu la cravate de Commandeur de l’Ordre national du Bénin, l’une des plus hautes distinctions de la République.

La cérémonie, orchestrée par la Grande Chancellerie du Bénin, vient couronner des années de rigueur et d’engagement au service de l’État. En élevant Adam Dende Affo à ce grade, la nation salue non seulement son parcours administratif sans faute, mais aussi son expertise technique dans la gestion des équilibres financiers du pays.

Ministère de l’Économie et des Finances Bénin
© Ministère de l’Économie et des Finances Bénin

Le sceau de l’excellence professionnelle

Face à une assistance composée de cadres du ministère et de proches, la Grande Chancellerie a rappelé les mérites du récipiendaire. Ce titre de Commandeur ne représente pas seulement une récompense de fin d’étape, mais un encouragement à poursuivre la modernisation du secteur financier béninois.

C’est dans une ambiance chargée d’émotion et de fierté que le nouveau Commandeur a arboré ses insignes, symbole de son dévouement à la construction de l’édifice national. Pour cet expert des finances, cette distinction marque l’entrée dans le cercle restreint des grands serviteurs de l’État dont le parcours devient une référence pour la nouvelle génération de fonctionnaires.

Ministère de l’Économie et des Finances Bénin
© Ministère de l’Économie et des Finances Bénin

Un parcours marqué par la continuité du service public

Cette décoration intervient conformément au décret nᵒ 087 du 4 mars 2026 et récompense, selon les autorités, les loyaux services rendus à la Nation béninoise par ce haut cadre de l’administration publique.

Administrateur des entreprises de formation, Adam Dende Affo occupe depuis plusieurs années des fonctions stratégiques dans le secteur financier béninois. À travers cette élévation au grade de Commandeur, l’État béninois reconnaît un parcours marqué par la continuité du service public et l’implication dans la gestion des questions économiques et financières.

Cette nouvelle distinction s’inscrit également dans une progression honorifique qui témoigne de la reconnaissance progressive de son engagement au sein de l’administration. Avant d’accéder au rang de Commandeur, Adam Dende Affo a reçu les distinctions de Chevalier de l’Ordre national du Bénin en 2008, puis d’Officier de l’Ordre national du Bénin en 2021.

Ministère de l’Économie et des Finances Bénin
© Ministère de l’Économie et des Finances Bénin

Valoriser les cadres techniques dans les politiques publiques

Cette cérémonie met aussi en lumière le rôle croissant des cadres techniques dans la conduite des politiques publiques au Bénin. Dans un contexte où les questions de gouvernance économique, de mobilisation des ressources et de modernisation du système financier occupent une place importante dans les priorités de l’État, les profils administratifs expérimentés apparaissent comme des acteurs clés de la stabilité institutionnelle et de la gestion publique.

La reconnaissance accordée à Adam Dende Affo illustre ainsi la volonté des autorités béninoises de valoriser les parcours administratifs construits sur la durée, notamment au sein des secteurs stratégiques liés aux finances publiques et à l’économie nationale. La cérémonie a réuni plusieurs responsables administratifs, collaborateurs et invités venus témoigner leur soutien au récipiendaire à l’occasion de cette nouvelle étape dans son parcours professionnel et institutionnel.

Bénin : Dandi Gnamou reçoit la JEC pour préparer le jubilé des 70 ans

La Présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, Dandi Gnamou, a reçu mercredi au siège de l’institution à Cotonou une délégation du Comité d’organisation du jubilé des 70 ans de la Jeunesse Étudiante Catholique (JEC). La délégation était conduite par Clotaire DEGUENON, venu présenter les grandes orientations des célébrations prévues dans le cadre de cet anniversaire marquant pour le mouvement.

Pre Dandi Gnamou
© Pre Dandi Gnamou

Un jubilé pour célébrer 70 ans d’histoire

À l’issue de la rencontre, les échanges ont essentiellement porté sur les différentes activités qui meubleront la célébration entre juillet 2026 et juillet 2027 pour commémorer les 70 années d’existence de la JEC. Ce jubilé entend mettre en lumière le parcours du mouvement ainsi que son rôle dans l’encadrement des élèves et étudiants autour des valeurs de foi, de responsabilité, de discipline et de service.

Au-delà de l’aspect commémoratif, les discussions ont également permis d’aborder plusieurs enjeux liés à la jeunesse béninoise, notamment la formation citoyenne, la transmission des valeurs humaines et la place des jeunes dans la consolidation du vivre-ensemble et de la cohésion sociale.

L’importance de l’éducation civique et morale

Au cours de cette audience, Dandi Gnamou a salué la démarche portée par les organisateurs, tout en insistant sur l’importance de l’éducation civique et morale dans un contexte marqué par les mutations sociales, les défis liés à l’engagement citoyen et les transformations du monde éducatif.

La Présidente de la Haute Cour de Justice a également rappelé que les initiatives en faveur de la jeunesse jouent un rôle important dans la construction d’une société attachée au dialogue, à la responsabilité individuelle et au respect des principes républicains. Elle a, par ailleurs, souligné la nécessité de promouvoir ces actions dans le strict respect de la laïcité de l’État béninois.

Pre Dandi Gnamou
© Pre Dandi Gnamou

Un moment de célébration et de projection

Pour les responsables de la JEC, ce jubilé se veut à la fois un moment de célébration, de réflexion et de projection vers l’avenir. La JEC prévoit d’animer cette période par plusieurs activités spirituelles, éducatives, citoyennes et culturelles, afin de retracer l’histoire du mouvement et de renforcer son engagement auprès des jeunes générations.

Présente depuis plusieurs décennies dans les établissements scolaires et universitaires, la JEC a contribué à la formation de nombreux cadres, responsables publics et acteurs de la société civile au Bénin et dans plusieurs pays africains. Le mouvement demeure aujourd’hui un espace d’apprentissage du leadership, de la citoyenneté et de l’engagement communautaire pour de nombreux jeunes.

À travers cette rencontre institutionnelle, les organisateurs du jubilé entendent également mobiliser les différents acteurs sociaux et institutionnels autour des réflexions portant sur l’avenir de la jeunesse et la transmission des valeurs citoyennes au sein de la société béninoise.

CCI Bénin : une mission de prospection pour booster le maraîchage régional

Cotonou, 15 mai 2026 – Dans le cadre de son plan stratégique « Vision 2030 », la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin) vient de franchir une étape clé pour l’intégration économique régionale. Sous l’impulsion de son Bureau consulaire et en partenariat avec le Projet d’Appui au Développement du Maraîchage (PADMAR), une mission de prospection commerciale d’envergure s’est achevée le jeudi 14 mai 2026, après six semaines d’immersion sur les grands corridors ouest‑africains.

 

Un périple de six semaines à travers quatre pays

Débutée le 31 mars, cette expédition a conduit une délégation de producteurs maraîchers béninois à travers un itinéraire stratégique touchant le Bénin, le Togo, le Ghana et le Nigéria. L’objectif était clair : confronter les producteurs aux réalités du terrain, identifier des débouchés directs et renforcer leur compétitivité face aux exigences des marchés régionaux.

Au Bénin, la mission a débuté par l’exploration des circuits nationaux. Les délégués ont parcouru les allées des marchés Dantokpa (Cotonou), Ouando et Ahouangbomè (Porto‑Novo), tout en rencontrant les gestionnaires de grandes enseignes de distribution telles que Erevan, Franc Prix et Mont Sinaï.

 

Immersion dans les hubs commerciaux régionaux

Passées les frontières nationales, la délégation a multiplié les escales dans les places fortes du commerce sous‑régional : Assigamé, Adidogomé et Hanoukopé au Togo ; Kumasi au Ghana ; Mile 12 à Lagos et Badagry au Nigéria. À chaque étape, la CCI Bénin a pu compter sur ses homologues consulaires — CCI Togo, Chambre de Commerce de Kumasi et NACCIMA au Nigéria — pour faciliter des séances de travail avec grossistes et associations professionnelles. Ces rencontres ont permis non seulement d’identifier les contraintes, mais aussi de partager des expériences et de promouvoir des échanges plus fluides et sécurisés.

 

Lever les verrous du commerce transfrontalier

Au‑delà de la prospection, la mission a révélé les obstacles qui freinent la fluidité des échanges. Les producteurs et les commerçants ont exposé les réalités des corridors et identifié trois freins majeurs : la logistique, avec les difficultés de transport et de conservation des produits périssables ; l’administratif, marqué par certaines lourdeurs bureaucratiques aux frontières ; et enfin les pratiques sectorielles, où diverses habitudes opaques entravent la transparence des transactions.

 

Des perspectives encourageantes

Le bilan de cette mission est accueilli avec une satisfaction générale. Les producteurs maraîchers béninois ont noué des contacts directs avec des acheteurs de gros, évitant ainsi certains intermédiaires, tandis que les partenaires étrangers ont salué l’initiative comme une opportunité de renforcer les échanges. Cette démarche illustre la volonté politique et économique de la CCI Bénin de passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture d’exportation structurée, capable de répondre aux exigences de qualité et de flux des marchés voisins.

Le succès de cette prospection ouvre désormais la voie à des contrats commerciaux plus formels et à une meilleure valorisation des produits « Made in Benin » dans les assiettes de la sous‑région.

Ouaké : un père interpellé pour inceste et viols répétés sur sa fille

Ouaké, 15 mai 2026  Le dénouement d’une affaire sordide a secoué la commune de Ouaké le jeudi 14 mai 2026. Les éléments du commissariat frontalier ont interpellé un homme d’une cinquantaine d’années, mettant fin à une cavale qui durait depuis plusieurs mois. Ils l’accusent d’avoir entretenu des relations sexuelles incestueuses et répétées avec sa propre fille aînée.

Trois grossesses signalées

L’enquête révèle une situation dramatique au sein de la cellule familiale. Selon les informations recueillies auprès de sources locales, ces abus auraient conduit la jeune fille à tomber enceinte à trois reprises. La révélation de ces faits a provoqué une onde de choc et une vive colère parmi les habitants de la localité.

Face à l’indignation populaire, le climat était devenu électrique. Craignant pour son intégrité physique alors que certains citoyens menaçaient de se faire justice eux-mêmes, le suspect avait pris la fuite pour se réfugier au Nigeria voisin.

Une arrestation « à froid »

Malgré cet exil volontaire, la Police républicaine n’a jamais relâché sa vigilance. Les forces de l’ordre ont maintenu une surveillance discrète, attendant le retour du fugitif sur le territoire national. C’est finalement à son domicile, peu après son retour, que l’homme a été arrêté « à froid » par les agents.

Lors de son interrogatoire, l’individu est passé aux aveux. Pour tenter de justifier ses actes, il a avancé une ligne de défense singulière, affirmant avoir été « envoûté » par l’un de ses frères.

Les suites judiciaires

Le suspect demeure actuellement aux mains de la police. La police le présentera au procureur de la République près le tribunal de première instance de Djougou dès qu’elle aura clôturé la procédure d’enquête. Par ailleurs, la Police républicaine rappelle que l’inceste constitue un crime sévèrement puni au Bénin, conformément à la loi nᵒ 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes.

Les autorités ont profité de cette affaire pour réitérer leur appel à la population, encourageant les victimes et les témoins à dénoncer systématiquement de tels actes afin de bénéficier d’une assistance juridique et d’un accompagnement psychologique adapté.

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Bénin : seize pick-up pour renforcer le suivi pédagogique dans les communes rurales

Hier, sous le soleil de plomb qui enveloppait les esplanades de la Cité ministérielle à Cotonou, seize pick-up rutilants, alignés avec précision, captaient tous les regards. En effet, le mardi 12 mai 2026, cette flotte logistique a été officiellement réceptionnée par le Ministère des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP). Ces véhicules s’apprêtent désormais à prendre la route des communes reculées du Bénin avec une ambition majeure : renforcer le suivi pédagogique dans les écoles les plus éloignées du pays.

Sur le terrain de l’éducation, les défis ne se limitent pas aux salles de classe. Ils se jouent aussi sur les pistes parfois difficilement praticables qui mènent aux localités rurales. Les responsables du secteur le savent bien : sans mobilité, le suivi pédagogique devient plus complexe et les disparités entre établissements risquent de se creuser.

C’est pour répondre à ce défi logistique que le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Monsieur Salimane Karimou, a présidé  mardi une cérémonie stratégique en présence du Représentant résident de l’UNICEF au Bénin, Monsieur Ousmane Niang, ainsi que de plusieurs cadres et responsables du secteur éducatif.

Au cœur de l’événement : la réception officielle de seize (16) véhicules pick-up tout-terrain destinés aux Chefs de Circonscription Scolaire (CS) et aux Circonscriptions d’Inspection Pédagogique (CIP) des communes bénéficiaires du programme « WEZIZA Educ ».

Gouvernement du Bénin
© Gouvernement du Bénin

Renforcer la présence des encadreurs pédagogiques sur le terrain

Pour les inspecteurs et conseillers pédagogiques, cette dotation représente un important appui opérationnel. Dans plusieurs zones, notamment en période de pluies, l’accès à certaines écoles reste particulièrement difficile.

Ce premier lot de seize véhicules, sur les vingt-sept (27) prévus dans le cadre du projet, vise à améliorer les capacités d’intervention des responsables pédagogiques à la base. Grâce à ces moyens roulants, les équipes pourront assurer un meilleur suivi des établissements scolaires, renforcer l’encadrement des enseignants et maintenir une présence plus régulière sur le terrain.

L’initiative bénéficie du soutien financier du Partenariat Mondial pour l’Éducation (GPE), en collaboration avec l’UNICEF. À travers cet appui, les partenaires réaffirment leur engagement à accompagner le gouvernement béninois dans ses efforts pour améliorer la qualité de l’enseignement et garantir un accès équitable à l’éducation.

Gouvernement du Bénin
© Gouvernement du Bénin

Le gouvernement mise sur une meilleure gouvernance éducative

Prenant la parole au cours de la cérémonie, le Ministre Salimane Karimou a salué l’engagement constant des partenaires techniques et financiers. Il a rappelé l’importance de ces équipements dans la mise en œuvre efficace des réformes éducatives engagées par le gouvernement.

« Ces équipements vont transformer le suivi pédagogique de nos établissements », a déclaré le ministre. « Ils contribueront à renforcer la supervision des écoles, à améliorer l’encadrement de nos enseignants sur le terrain et, surtout, à garantir une meilleure mise en œuvre des réformes éducatives engagées par le gouvernement du Président Patrice Talon. »

Pour le ministre, l’amélioration des performances du système éducatif passe également par le renforcement des moyens logistiques mis à la disposition des acteurs de terrain.

Gouvernement du Bénin
© Gouvernement du Bénin

L’UNICEF réaffirme son engagement pour l’éducation

À son tour, le Représentant résident de l’UNICEF au Bénin, Monsieur Ousmane Niang, a insisté sur la nécessité d’offrir aux enfants un environnement d’apprentissage favorable et des conditions adéquates pour leur réussite scolaire.

Il a réaffirmé l’engagement de l’UNICEF à soutenir les initiatives visant à améliorer durablement le système éducatif béninois, notamment à travers le renforcement des capacités des acteurs chargés du suivi pédagogique.

Gouvernement du Bénin
© Gouvernement du Bénin

Une nouvelle étape pour le programme WEZIZA Educ

Au-delà de la remise des seize pick-up, cette cérémonie marque une étape importante dans la mise en œuvre du programme WEZIZA Educ. Elle traduit également la volonté du gouvernement béninois de moderniser la gouvernance éducative et de rapprocher davantage les services pédagogiques des établissements scolaires.

En dotant les acteurs éducatifs de moyens logistiques adaptés, le Bénin entend renforcer l’efficacité du suivi des activités pédagogiques dans les communes bénéficiaires et poursuivre ses efforts en faveur d’une éducation plus performante et plus équitable sur l’ensemble du territoire national.

BÉNIN–USA : ACTIONS CIVILO‑MILITAIRES AU NORD

Longtemps marquées par la méfiance, les relations entre les forces de sécurité et les communautés du nord du Bénin évoluent progressivement vers une dynamique de confiance. Grâce à un partenariat sécuritaire renforcé avec les États-Unis, des milliers de citoyens bénéficient désormais d’actions civilo-militaires mêlant sécurité, dialogue communautaire et développement local.

Ambassade des États-Unis au Bénin.
© Ambassade des États-Unis au Bénin.

Des programmes civilo-militaires aux résultats tangibles

Réunis à Cotonou autour de l’Unité des Actions Civilo-Militaires des Forces Armées Béninoises, responsables militaires et partenaires internationaux ont dressé le bilan des programmes déployés dans le nord du pays avec l’appui des États-Unis. En 2025, plus de 44 000 personnes réparties dans 11 communes ont été touchées par ces initiatives destinées à renforcer les liens entre les populations civiles et les forces de défense.

Dans les régions septentrionales du Bénin, confrontées depuis plusieurs années aux menaces sécuritaires venues du Sahel, la lutte contre l’extrémisme violent ne se joue plus uniquement sur le terrain militaire. Les autorités béninoises misent désormais sur une approche plus humaine : rapprocher les forces de sécurité des populations locales pour construire une confiance durable.

C’est précisément l’objectif des programmes civilo-militaires développés grâce au partenariat entre le Bénin et les États-Unis. À Cotonou, l’Unité des Actions Civilo-Militaires des Forces Armées Béninoises a réuni plusieurs partenaires afin d’évaluer les résultats enregistrés dans les communes du nord du pays.

Le constat dressé par les responsables est jugé encourageant. En 2025, les différentes activités ont bénéficié à plus de 44 000 personnes dans 11 communes. Des chiffres qui traduisent l’ampleur d’un dispositif conçu pour améliorer les relations entre les populations et les forces armées dans des zones parfois fragilisées par l’insécurité et la défiance.

Ambassade des États-Unis au Bénin.
© Ambassade des États-Unis au Bénin.

Vers un modèle fondé sur proximité et confiance

Sur le terrain, les actions menées vont bien au-delà des opérations strictement militaires. Elles intègrent des projets communautaires, des campagnes de sensibilisation, des rencontres de proximité et des initiatives de développement local destinées à renforcer le dialogue entre citoyens et institutions sécuritaires.

Selon les responsables du programme, plusieurs facteurs expliquent les progrès observés ces derniers mois. Les autorités mettent notamment en avant l’implication progressive des communautés locales dans les projets déployés sur le terrain.

Le recours à des entreprises locales pour la réalisation des activités a également favorisé une meilleure acceptation des programmes par les populations. Autre élément jugé déterminant : la constitution d’équipes mixtes comprenant des femmes et des agents capables de communiquer dans les langues locales, facilitant ainsi les échanges avec les habitants.

Dans plusieurs localités, cette approche a permis de transformer progressivement les perceptions. Là où dominaient autrefois suspicion et distance envers les forces de sécurité, les autorités observent désormais une coopération plus active des communautés dans les mécanismes de prévention et d’alerte.

Pour les partenaires béninois et américains, cette évolution confirme qu’une réponse sécuritaire durable passe aussi par l’écoute des populations et leur participation aux stratégies de stabilisation.

Face aux défis sécuritaires qui secouent l’Afrique de l’Ouest, le Bénin tente ainsi de construire un modèle fondé sur la proximité et la confiance. En 2026, les autorités étendent déjà ces initiatives à de nouvelles régions, affirmant avec conviction que lorsque les communautés participent aux solutions, sécurité et développement avancent ensemble.

CRIET : Cinq ans de prison pour l’ex-député Soumaïla Sounon Boké

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a prononcé, ce mardi 12 mai 2026, une lourde peine à l’encontre de l’ancien député du parti d’opposition Les Démocrates. En effet, Soumaïla Sounon Boké a été condamné à cinq années de prison ferme, assorties d’une amende de dix millions de francs CFA.

Le verdict est tombé peu avant 11 heures, dans une salle d’audience où la tension était palpable. L’ancien parlementaire, resté impassible à l’annonce de la décision, a regagné le box des accusés sous le regard bouleversé de ses proches. Plusieurs soutiens n’ont pu retenir leurs larmes, témoignant de la charge émotionnelle de ce procès.

Un message WhatsApp au cœur du dossier

Le dossier remonte à décembre 2025, lorsque les forces de l’ordre ont interpellé l’ex‑député pour des propos jugés compromettants. Le parquet a engagé des poursuites pour « apologie de crime contre la sûreté de l’État » et « incitation à la haine et à la violence ». L’accusation a présenté un message publié dans un groupe WhatsApp comme une caution implicite à la tentative de coup d’État du 7 décembre. Le parquet a interprété la phrase incriminée – « C’est la fête » – comme une approbation des événements.

Tout au long de la procédure, Soumaïla Sounon Boké a contesté cette lecture. Il a affirmé que le message avait été posté par inadvertance et sorti de son contexte. Ses avocats ont insisté sur l’absence d’intention criminelle et sur la fragilité des preuves. Cependant, la cour a suivi intégralement les réquisitions du ministère public, formulées lors de l’audience du 24 mars dernier : cinq ans de prison ferme et dix millions d’amende.

À l’issue du jugement, Me Aboubakar Baparapé, l’un des conseils du prévenu, a annoncé qu’il déposerait un appel dès le lendemain.

« Nous estimons que la peine est disproportionnée et nous allons saisir la juridiction supérieure », a‑t‑il déclaré à la presse.

La CRIET face aux critiques politiques

Cette affaire illustre une nouvelle fois le rôle central que la CRIET exerce dans le traitement des dossiers sensibles. Par ailleurs, cette juridiction, créée pour lutter contre les infractions économiques et le terrorisme, fait régulièrement l’objet des accusations de l’opposition, qui la décrit comme un instrument de répression politique.

Face au cas de Soumaïla Sounon Boké, nous nous interrogeons sur la pertinence de cette critique. Peut‑on réellement considérer qu’un simple message – « C’est la fête » – constitue une apologie de crime et mérite une peine aussi lourde ? La sévérité du verdict alimente l’idée d’un règlement de comptes politique.

Pour l’heure, l’ancien député reste détenu, en attendant l’examen de son appel. Le procès, marqué par une forte médiatisation, relance aussi le débat sur la liberté d’expression et sur l’usage des réseaux sociaux dans un contexte politique sous haute surveillance.

Bénin : Le poste de Hillacondji sécurisé par le système américain MIDAS

À la frontière entre le Bénin et le Togo, le passage des voyageurs et des marchandises entre dans une nouvelle ère technologique. Grâce à un financement américain de 2,3 millions de dollars, le poste frontalier stratégique de Hillacondji vient de se doter du Système d’Analyse des Données et d’Information sur les Migrations (MIDAS), un outil de pointe destiné à sécuriser les flux tout en facilitant la vie des milliers de citoyens qui traversent ce corridor chaque jour.

Ambassade des États-Unis au Bénin.
© Ambassade des États-Unis au Bénin.

Pour quiconque a déjà franchi la frontière de Hillacondji, l’effervescence y est quotidienne. Ce point névralgique constitue à la fois un poumon économique et un carrefour humain essentiel pour l’Afrique de l’Ouest. Toutefois, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et migratoires de plus en plus pressants, fluidifier et sécuriser ce point de passage était devenu une priorité absolue pour l’État béninois.

C’est désormais chose faite grâce à un partenariat renforcé entre le Bénin et les États-Unis, à travers le Programme américain de sécurité transfrontalière et de partage d’informations.

Ambassade des États-Unis au Bénin.
© Ambassade des États-Unis au Bénin.

Qu’est-ce que le système MIDAS ?

Derrière cet acronyme technique se cache une technologie appelée à transformer le travail quotidien des forces de l’ordre béninoises. Le système MIDAS permet de collecter, de traiter et d’analyser en temps réel les données biométriques et biographiques des voyageurs à l’entrée comme à la sortie du territoire.

Pour les policiers et les douaniers en poste à Hillacondji, cet outil offre plusieurs avantages majeurs :

  • un contrôle d’identité renforcé grâce à la numérisation rapide des passeports et des empreintes digitales ;
  • un partage instantané des informations avec les bases de données centrales afin de détecter rapidement les documents falsifiés ou les alertes de sécurité ;
  • une meilleure fluidité des files d’attente, réduisant ainsi les temps de contrôle pour les voyageurs réguliers.

Ambassade des États-Unis au Bénin.
© Ambassade des États-Unis au Bénin.

Au-delà de la technologie : un partenariat humain pour une sécurité partagée

Cet investissement de 2,3 millions de dollars ne se limite pas à l’installation d’ordinateurs et de scanners. Il s’accompagne également d’un important volet de formation destiné aux agents de police et de protection civile béninois. Les forces de l’ordre locales ont ainsi été formées à la maîtrise de ces nouveaux outils, renforçant durablement leurs capacités opérationnelles.

Pour les autorités américaines, ce soutien illustre concrètement la coopération bilatérale entre les deux pays. En aidant le Bénin à renforcer le contrôle de ses frontières face à la criminalité transnationale, les États-Unis participent à la stabilité de la sous-région, tout en protégeant leurs propres intérêts sécuritaires.

Avec l’installation du système MIDAS à Hillacondji, le Bénin confirme sa volonté de moderniser ses infrastructures afin de répondre aux standards internationaux. Le pays entend ainsi offrir à sa population, ainsi qu’aux voyageurs, un espace de circulation plus sûr, plus fluide et mieux maîtrisé.

Mondial U20 : Les Amazones du Bénin se qualifient à Lomé

Ce n’est plus une coïncidence, c’est une idylle sportive qui défie les frontières. Sous le ciel lourd de Lomé, les Amazones U20 du Bénin ont écrit la plus belle page de leur jeune histoire en décrochant leur ticket pour la Coupe du Monde Pologne 2026. D’ailleurs, sur la pelouse mythique du stade de Kégué, ces guerrières ont trouvé bien plus qu’un terrain neutre : elles y ont trouvé un talisman.

 

Il y a des pelouses qui murmurent des promesses aux oreilles de ceux qui les foulent. Pour les sélections féminines du Bénin, le stade de Kégué à Lomé est en train de devenir une véritable terre bénie. Hier, face à une redoutable équipe de la Côte d’Ivoire, les Amazones U20 ont jeté toutes leurs forces dans la bataille pour arracher une qualification historique au Mondial.

Ainsi, sous la houlette du sélectionneur Ouzerou Abdoulaye, les jeunes Béninoises ont fait preuve d’une maturité tactique et d’une hargne qui forcent le respect. Au coup de sifflet final, les larmes de joie ont inondé les visages, libérant la pression d’un peuple tout entier qui attendait ce moment de gloire. Les voilà officiellement attendues en Pologne.

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Kégué, l’antre des exploits béninois

Ce n’est pas le premier miracle que ces jeunes filles accomplissent sur le sol togolais. Le stade de Kégué semble avoir adopté le drapeau tricolore du Bénin voisin.

Il y a quelques semaines à peine, ce sont les Amazones cadettes (U17) qui s’illustraient sur cette même pelouse, éliminant avec brio le Burkina Faso pour poursuivre leur aventure. Hier, les U20 ont enfoncé le clou. À croire que l’air de Lomé et la ferveur des spectateurs togolais — venus apprécier le beau jeu — transcendent aussi ces joueuses à chaque fois qu’elles traversent la frontière.

Le paradoxe de Lomé : le bonheur des unes fait le doute des autres

Dans les tribunes et sur les réseaux sociaux, ce succès historique des Amazones à Kégué ne manque pas de faire sourire… et de faire grincer des dents. Un contraste saisissant s’impose aux yeux des amateurs de football de la sous-région.

Alors que les Béninoises s’approprient la pelouse de Lomé avec une insolente réussite, les Éperviers du Togo, résidents historiques des lieux, peinent à y retrouver leur superbe et à en faire une forteresse imprenable. Une ironie du sport qui pousse certains supporters locaux à se demander, sur le ton de l’humour, si le stade de Kégué n’a pas définitivement choisi son camp.

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Cap sur la Pologne !

Quoi qu’il en soit, l’heure est à la fête et au respect du travail accompli. L’abnégation, la rigueur des centres de formation béninois et la vision du staff technique portent enfin leurs fruits sur la scène internationale.

En somme,les Amazones ont prouvé que le football féminin béninois n’est plus un projet d’avenir, mais une réalité bien vivante. La Pologne leur tend les bras, et elles s’y rendront avec la ferme intention de prouver que leur courage ne s’arrête pas aux frontières de l’Afrique de l’Ouest. Félicitations aux Amazones, et merci Lomé pour l’hospitalité !