Après Niamey, Romuald Wadagni poursuit sa tournée de décrispation au Sahel. Après une matinée d’échanges intenses avec le général Tiani au Niger, le président Wadagni a atterri cet après-midi au Burkina Faso.
Il était encore à Niamey ce matin, où il a échangé de longs moments avec le président du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani, afin de poser les jalons d’une réconciliation historique. Quelques heures seulement après cette étape cruciale, le président de la République, Romuald Wadagni, a poursuivi son marathon sahélien en atterrissant, ce mardi 2 juin 2026 dans l’après-midi, à Ouagadougou, dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail au Burkina Faso.
Pour cette troisième escale de sa tournée régionale de prise de contact, le chef de l’État béninois a reçu un accueil particulièrement solennel. Au bas de la passerelle de l’aéroport international de Ouagadougou, il a été chaleureusement salué par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. La cérémonie officielle, marquée par l’exécution des hymnes nationaux des deux pays et les honneurs militaires, a immédiatement donné le ton d’une visite placée sous le signe du respect mutuel et de la fraternité retrouvée. Après un premier entretien au salon d’honneur, les deux présidents se sont rendus au Palais présidentiel de Koulouba pour une séance de travail.
De Niamey à Ouagadougou : Cotonou brise l’isolement avec l’AES
Cette offensive diplomatique inédite, menée à peine quelques jours après l’investiture du président Wadagni le 24 mai dernier, marque une rupture claire avec la politique étrangère béninoise des trois dernières années. En choisissant d’enchaîner le Niger et le Burkina Faso en une seule journée, le nouveau dirigeant béninois envoie ainsi un signal fort à l’Alliance des États du Sahel (AES).
Si la matinée nigérienne a permis d’aborder des sujets vitaux comme la relance économique, l’ouverture de la frontière à Malanville et la sécurisation du pipeline de Sèmè-Kpodji, l’étape burkinabè revêt, quant à elle, une importance tout aussi stratégique pour les intérêts du Bénin.
Sécurité transfrontalière et corridors marchands au menu
Au cœur des discussions entamées au Palais de Koulouba, deux dossiers majeurs dictent le réalisme et le pragmatisme des deux administrations. D’une part, la sécurité transfrontalière, devenue une urgence absolue face aux incursions terroristes dans le nord du Bénin, impose une coordination militaire accrue avec le Burkina Faso.
D’autre part, la fluidité des corridors logistiques reliant le port de Cotonou à Ouagadougou reste essentielle pour les opérateurs économiques, comme l’ont rappelé les Journées régionales de la logistique de mai 2026, qui ont insisté sur la digitalisation des procédures et la lutte contre les tracasseries administratives.
À Ouagadougou, les observateurs saluent déjà l’audace de cette diplomatie directe. En s’entretenant d’égal à égal avec le capitaine Ibrahim Traoré, juste après avoir brisé la glace avec le général Tiani, Romuald Wadagni confirme ainsi la posture d’un Bénin carrefour, résolument ouvert au dialogue et soucieux de son ancrage sous-régional.
Cette tournée marathon, qui a débuté lundi à Lagos et qui mènera prochainement le chef de l’État au Togo et en Côte d’Ivoire, dessine désormais les contours d’un nouveau chapitre pour le Bénin en Afrique de l’Ouest. Du côté de Cotonou, l’opinion publique et les milieux d’affaires saluent une diplomatie de terrain dont ils attendent désormais des retombées concrètes pour la paix, la sécurité et l’économie transfrontalière.
Une semaine après sa prestation de serment, le nouveau chef de l’État béninois a été accueilli avec les honneurs militaires à l’aéroport Diori-Hamani. Après l’étape de Lagos, cette escale nigérienne marque le grand retour de la diplomatie béninoise au Sahel après trois ans d’asphyxie économique.
Niamey, le 2 juin 2026 – Les drapeaux jaune, vert et rouge flottent à nouveau dans les rues de Niamey. Ce mardi 2 juin, le président de la République, Romuald Wadagni, a franchi une étape historique dans sa tournée de prise de contact en Afrique de l’Ouest. Accueilli chaleureusement au bas de la passerelle par le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général d’armée Abdourahamane Tiani, le nouveau locataire du palais de la Marina signe ici le premier déplacement d’un chef d’État béninois sur le sol nigérien depuis le séisme politique de juillet 2023.
Cette visite d’amitié et de travail, qui intervient au lendemain d’une escale hautement stratégique à Lagos auprès des autorités nigérianes, symbolise ainsi la volonté ferme du président Wadagni de tourner définitivement la page des tensions bilatérales héritées du régime précédent.
En finir avec la politique des blocs et le calvaire des transporteurs
Pour les observateurs et les opérateurs économiques béninois, ce tête-à-tête de Niamey était espéré depuis des mois. Sous l’administration de Patrice Talon, le Bénin avait appliqué de manière stricte les sanctions de la Cedeao au lendemain du coup d’État contre Mohamed Bazoum, entraînant une fermeture hermétique de la frontière à Malanville. Une posture qui avait profondément crispé le pouvoir militaire nigérien. Même après la levée des sanctions régionales en février 2024, Niamey avait obstinément maintenu son blocus terrestre, accusant abusivement le Bénin d’abriter des bases françaises visant à déstabiliser son territoire.
Cette crise ouverte a lourdement impacté l’économie béninoise. En effet, la fermeture de la frontière a privé le Port autonome de Cotonou de son principal client d’hinterland et a bloqué des centaines de transporteurs béninois au poste-frontière, asphyxiant ainsi le commerce local. Par ailleurs, la présence à Cotonou du Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, lors de l’investiture du président Wadagni le 24 mai, avait heureusement amorcé le dégel, une initiative qui avait fortement marqué les opinions publiques des deux pays.
Le pipeline de Sèmè-Kpodji et la sécurité au parc W au centre des débats
Au-delà des accolades protocolaires, les discussions entre Romuald Wadagni et le général Tiani touchent aux intérêts vitaux des deux nations :
L’or noir et le transit portuaire : le cœur du réacteur économique reste la reprise sécurisée et continue des exportations du brut nigérien via le pipeline géant d’Agadem jusqu’au terminal de Sèmè-Kpodji au Bénin. Cotonou a besoin des taxes de transit, tandis que Niamey a un besoin impérieux de ces flux financiers pour stabiliser ses caisses publiques.
Le défi sécuritaire commun : les Forces armées béninoises (FAB) font face à une pression djihadiste accrue dans le nord du pays. Les deux dirigeants devront également mettre sur la table la relance d’une coopération militaire bilatérale urgente pour sécuriser le parc W, un complexe frontalier devenu une zone refuge pour les groupes armés.
Le chef de l’État béninois ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Dès la fin de son étape nigérienne, son Falcon s’envolera pour Ouagadougou, au Burkina Faso, avant de poursuivre ce marathon diplomatique vers le Togo, la Côte d’Ivoire et le Ghana.
En choisissant de traiter directement et sans intermédiaire avec les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES), Romuald Wadagni impose une nouvelle doctrine : celle d’un Bénin carrefour, pragmatique, axé sur la cohabitation pacifique et la relance économique transfrontalière. Désormais, à Cotonou comme à Malanville, les populations et les opérateurs économiques attendent avec une immense impatience l’annonce d’une date officielle pour la réouverture effective de la frontière terrestre. et constituerait une avancée majeure pour les populations et les opérateurs économiques.
Cotonou, le 1ᵉʳ juin 2026 – Le nouveau mandat présidentiel béninois s’ouvre sous le signe d’une diplomatie offensive et résolument pragmatique. Une semaine seulement après son investiture, le 24 mai dernier, le président de la République du Bénin, Son Excellence Romuald Wadagni, effectue ce lundi 1ᵉʳ juin 2026 une visite officielle au Nigeria, répondant à l’invitation de son homologue nigérian, Son Excellence Bola Ahmed Tinubu.
Ce déplacement à Abuja revêt un caractère hautement symbolique et stratégique : il s’agit en effet de la première visite bilatérale du chef de l’État béninois à l’étranger. En réservant sa première sortie au « Géant de l’Est », le président Wadagni affiche clairement la priorité absolue qu’il accorde au partenariat avec le Nigeria dans la conduite de la politique étrangère du Bénin.
Une fraternité séculaire et un destin commun
Le Bénin et le Nigeria partagent bien plus qu’une simple proximité géographique. Liés par 809 kilomètres de frontière commune et une histoire pluriséculaire qui transcende les découpages coloniaux, les deux pays sont unis par des liens familiaux, culturels et par des échanges commerciaux ininterrompus. Les relations diplomatiques officielles, établies dès le 12 septembre 1961, ne font que consacrer cette fraternité de longue date. Aujourd’hui, cet axe constitue l’une des relations bilatérales les plus denses et les plus structurantes de toute l’Afrique de l’Ouest.
L’économie au cœur du tête-à-tête
Sur le plan économique, les chiffres et les infrastructures témoignent de l’imbrication des deux nations. Le Nigeria demeure le premier partenaire commercial du Bénin, tandis que le Port autonome de Cotonou s’impose comme une porte d’entrée maritime essentielle pour les marchandises à destination du marché nigérian et des pays enclavés de la sous-région.
La dynamique s’est d’ailleurs fortement accélérée ces dernières années :
Exportations en plein essor : les exportations formelles du Bénin vers le Nigeria ont enregistré une progression spectaculaire de plus de 90 % au cours de l’année 2024.
Attractivité industrielle : la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), véritable fleuron industriel béninois qui a franchi le cap des 14 000 emplois créés en 2025, suscite un intérêt grandissant de la part des investisseurs nigérians.
Outils d’intégration : le poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké, le Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest ainsi que la tenue du Bénin-Nigeria Business Forum en janvier 2026 sont autant de leviers qui illustrent la profondeur de cette intégration bilatérale.
Un agenda stratégique global
Au-delà du caractère symbolique de cette première visite officielle à l’étranger, la rencontre entre Romuald Wadagni et Bola Ahmed Tinubu devrait aussi permettre d’aborder plusieurs dossiers stratégiques au cœur des relations bénino-nigérianes. Les deux dirigeants sont notamment attendus sur les questions d’intégration économique et industrielle, de coopération énergétique et de sécurité maritime dans le golfe de Guinée, un espace crucial pour les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.
Les enjeux régionaux devraient également occuper une place importante dans les discussions, avec un accent particulier sur la stabilité sous-régionale et la préservation de la cohésion au sein de la CEDEAO. À travers ce tête-à-tête, Cotonou et Abuja entendent consolider un partenariat déjà dense et ouvrir une nouvelle séquence de coopération axée sur la croissance économique, la sécurité et l’intégration régionale.
Cotonou, le 1ᵉʳ juin 2026 – C’est un signal diplomatique fort, un coup d’accélérateur majeur donné aux relations de bon voisinage. En effet, ce lundi 1ᵉʳ juin 2026, le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, est attendu au Nigeria pour sa toute première visite officielle. Un déplacement hautement stratégique chez le « géant de l’Est », qui marque le début d’une tournée sous-régionale marathon pour le chef de l’État béninois.
Entre Porto-Novo et Abuja, la géographie dicte sa loi, mais l’économie et l’histoire scellent le destin des deux nations. Ainsi, en choisissant le Nigeria comme première étape de ses déplacements officiels, Romuald Wadagni réaffirme une vérité immuable : le Nigeria demeure le poumon économique de la sous-région et le principal partenaire commercial du Bénin.
Redynamiser le commerce transfrontalier et la coopération bilatérale
Les enjeux de ce tête-à-tête au sommet sont cruciaux. Première économie du continent africain, le Nigeria partage avec le Bénin plus de 700 kilomètres de frontière terrestre. À cet effet, les discussions devraient porter sur la facilitation des échanges commerciaux, la lutte contre la contrebande, la sécurité transfrontalière et les investissements énergétiques.
Pour le président béninois, expert des questions financières et économiques, il s’agit de poser les bases d’un partenariat « gagnant-gagnant » plus fluide, capable de maximiser les retombées économiques pour les opérateurs béninois tout en respectant les exigences douanières et réglementaires des deux côtés de la frontière.
Un marathon diplomatique en Afrique de l’Ouest
Toutefois, ce voyage à Abuja n’est que le premier acte d’une offensive diplomatique d’envergure. Dans la foulée de cette rencontre nigériane, l’agenda présidentiel s’annonce particulièrement chargé pour le reste de la semaine. Ainsi, le chef de l’État se rendra dès le mardi 2 juin au Niger avant de poursuivre sa tournée le jeudi 4 juin en Côte d’Ivoire.
Cette série de visites éclairs auprès des pays voisins membres de la CEDEAO et de l’UEMOA traduit une volonté claire du pouvoir de Cotonou : repositionner le Bénin comme un carrefour de dialogue, de stabilité et d’intégration économique en Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, alors que la sous-région traverse une période de profondes mutations géopolitiques, marquées par une redéfinition des alliances, ce ballet diplomatique initié par Romuald Wadagni portera-t-il les fruits d’une prospérité partagée ou servira-t-il de cadre à une médiation politique discrète dans une Afrique de l’Ouest en quête d’un second souffle ? Les prochains jours permettront d’en mesurer la portée.
Azovè (Aplahoué), le 1ᵉʳ juin 2026 – C’est parti pour l’examen du Certificat d’études primaires (CEP), session de juin 2026. Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Kuyema NATTA, a officiellement lancé les épreuves écrites ce lundi matin au complexe scolaire Gbofoly, situé dans l’arrondissement d’Azovè, commune d’Aplahoué. Pour cet acte solennel, l’autorité ministérielle était accompagnée du préfet du département du Couffo, Christophe H. Megbedji.
Au total, le système éducatif béninois a enregistré 286 995 candidats cette année sur l’ensemble du territoire national. Parmi eux, 286 898 ne présentent aucune difficulté majeure, tandis que 97 candidats à besoins spécifiques, dont 36 filles, bénéficient d’un accompagnement adapté, confirmant ainsi les efforts d’inclusion. Les autorités ont réparti les candidats dans plusieurs centres de composition à travers le pays, où chacun part à la conquête de son premier diplôme académique.
L’engagement pour une éducation de qualité pour tous
Prenant la parole lors du lancement, le ministre a rappelé la lourde mission qui lui incombe à la tête de ce sous-secteur stratégique et a, par ailleurs, réaffirmé les ambitions du gouvernement :
« C’est une grande responsabilité par rapport aux charges qui sont les miennes en tant que ministre. Une responsabilité aussi par rapport aux instructions du président de la République, d’œuvrer pour que chaque enfant, chaque écolier, quel que soit son département, puisse avoir accès à une éducation de qualité. »
Le ministre a également profité de l’occasion pour visiter quelques salles de composition afin d’apporter un message de réconfort et d’encouragement aux jeunes candidats. À cette occasion, il les a invités à faire preuve de sérénité, de discipline et, surtout, de confiance en eux face aux différentes épreuves qui les attendent.
Une logistique nationale bien rodée
Pour accueillir cette impressionnante cohorte d’écoliers, la Direction des examens et concours a déployé un important dispositif à travers le pays avec l’ouverture de 860 centres de composition.
Ainsi, du nord au sud du pays, les équipes ont mobilisé les moyens logistiques nécessaires afin de garantir la transparence et la sécurité de l’examen. Les candidats composeront dans plusieurs disciplines, allant des mathématiques à l’expression écrite, en passant par les sciences et l’histoire-géographie.
Enfin, les épreuves écrites se poursuivront sur l’ensemble du territoire jusqu’au jeudi 4 juin 2026.
Parakou, le 1ᵉʳ juin 2026 – Quelques semaines après la clôture des historiques élections générales de 2026, l’heure est au bilan pour le système électoral béninois. En effet, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a lancé, ce lundi 1ᵉʳ juin à Parakou, un atelier national de cinq jours entièrement dédié à l’évaluation technique, administrative et opérationnelle des derniers scrutins législatifs, communaux et de l’élection présidentielle.
C’est le président de la CENA, Sacca Lafia, qui a officiellement donné le coup d’envoi des travaux. À ses côtés, pour ce lancement solennel, on notait la présence d’Euphraim Lémou, représentant le préfet du Borgou, ainsi que d’Adizatou Arouna, représentant le maire de la commune de Parakou.
Un diagnostic sans complaisance du modèle électoral
Pendant cinq jours, la cité des Kobourou devient le centre névralgique de la démocratie béninoise. Toutefois, cet atelier ne se veut pas une simple formalité administrative, mais plutôt un cadre d’analyse approfondie. L’enjeu est de taille : dresser un bilan exhaustif du cycle électoral qui vient de s’achever. À cet effet, les participants devront passer au crible le déploiement du matériel, la gestion du personnel électoral, la sécurisation des votes et le traitement des résultats.
L’objectif affiché par la CENA est triple :
Capitaliser sur les réussites et les innovations de ces scrutins groupés ;
Identifier avec précision les failles, les dysfonctionnements logistiques et les défis techniques constatés sur le terrain ;
Formuler des recommandations concrètes et réalistes afin de pérenniser et de moderniser le système électoral du Bénin.
Afin de garantir l’inclusivité et la pertinence des conclusions, la CENA a rassemblé un large éventail d’acteurs de la vie publique et politique. Ainsi, autour des responsables électoraux, on retrouve :
Des représentants des institutions républicaines et des acteurs politiques de tous bords ;
Des organisations de la société civile (OSC) et des partenaires du processus démocratique ;
Des juristes, des experts électoraux et des spécialistes du numérique ;
Des forces de sécurité et des représentants des médias.
Dans son allocution d’ouverture, le président Sacca Lafia a insisté sur l’importance de la contribution de chacun pour consolider la confiance des citoyens envers les institutions électorales. Enfin, les conclusions et recommandations issues de ce marathon d’évaluation, attendues pour la fin de la semaine, devraient poser les bases des futures réformes et des ajustements du cadre électoral béninois.
Aplahoué, le 1ᵉʳ juin 2026 – Les autorités béninoises ont intercepté un déplacement suspect de mineurs vers l’étranger. En effet, le préfet du département du Couffo a officiellement annoncé l’interception d’un bus transportant dix-sept enfants en direction de la Côte d’Ivoire. Une opération qui relance la vigilance autour de la protection de l’enfance et des flux migratoires dans la sous-région.
L’opération coup de poing s’est déroulée le jeudi 28 mai 2026. C’est lors d’un contrôle de routine au niveau du commissariat frontalier de Hounsahoué, situé dans la commune d’Aplahoué, que les forces de l’ordre ont fait cette découverte préoccupante.
Un voyage aux contours encore flous
Les autorités préfectorales ont précisé que les dix-sept mineurs présents à bord du véhicule provenaient de plusieurs départements du Bénin. Le bus avait pour destination finale la Côte d’Ivoire, mais le communiqué officiel reste prudent quant aux motivations réelles de ce déplacement en groupe.
À ce stade, les enquêteurs n’ont pas encore élucidé les circonstances exactes ni identifié d’éventuels commanditaires. Ils devront ainsi déterminer s’il s’agit d’un réseau de travail des enfants, d’un trafic ou d’un autre motif de déplacement non encadré.
Une prise en charge institutionnelle immédiate
Face à la vulnérabilité des passagers, les institutions ont rapidement mis en place une chaîne de solidarité et de protection. Ainsi, les forces de l’ordre ont immédiatement retiré les enfants du bus et les ont placés sous la protection du commissariat de la Police républicaine d’Aplahoué.
Par ailleurs, afin d’assurer leur soutien psychologique et matériel, le Guichet unique de protection sociale d’Aplahoué a apporté un appui direct aux policiers. De son côté, la Direction départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Couffo coordonne cette prise en charge d’urgence, tandis que le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué supervise le volet judiciaire de l’affaire.
Enfin, les prochaines étapes de l’enquête devront permettre de retracer l’itinéraire des mineurs, d’identifier les adultes impliqués dans l’organisation du voyage et, à terme, de favoriser leur réunification familiale dans des conditions de sécurité optimales.
Le pire a été évité de justesse dans la soirée du lundi 25 mai 2026 à Natitingou, dans le nord du Bénin. Grâce à une intervention d’urgence d’une rare intensité, les éléments de l’Agence béninoise de protection civile (ABPC) ont réussi à extirper vivant un jeune homme de 25 ans, prisonnier d’un puits désaffecté particulièrement profond. Un sauvetage qui remet en lumière le danger invisible des chantiers non sécurisés.
Un gouffre invisible en bordure de piste
Tout bascule à la nuit tombée dans le quartier Ourbona. Un jeune homme de 25 ans chute brutalement dans un puits abandonné alors qu’il longeait un chantier. L’ouvrage, étroit mais profond de près de 15 mètres, se révèle être un véritable piège. Creusé en bordure d’une piste fréquentée, il ne disposait d’aucune protection ni signalisation, exposant ainsi les passants à un danger mortel.
Alertés d’urgence, les secouristes de la Compagnie communale de protection civile (CCPC) de Natitingou se déploient immédiatement sur les lieux. Face à l’exiguïté du conduit et à la profondeur du gouffre, les agents doivent mettre en œuvre des techniques de sauvetage en milieu périlleux.
Sous les yeux anxieux des riverains, des responsables locaux et des forces de l’ordre du commissariat de police venues sécuriser la zone, les sapeurs-pompiers descendent dans l’étroit boyau. Après de longs efforts minutieux, le miracle se produit : le jeune homme est remonté à la surface. Malgré la violence du choc, la victime est miraculeusement vivante et consciente.
Étonnamment conscient après cette chute vertigineuse, le miraculé souffre néanmoins de graves blessures. Le premier bilan médical dressé sur les lieux du drame fait état d’une fracture fermée du fémur droit, couplée à une forte suspicion de traumatisme de la colonne vertébrale.
Immédiatement stabilisé par les équipes d’urgence, il a été évacué en priorité absolue vers le Centre hospitalier départemental (CHD) de Natitingou afin d’y recevoir des soins intensifs. L’opération s’est déroulée sous haute surveillance, avec l’appui des forces de police locales venues sécuriser le périmètre aux côtés des autorités communales.
Un appel urgent à la responsabilité citoyenne
Au-delà du professionnalisme salué des sapeurs-pompiers, cet accident remet en lumière un problème récurrent et mortel lié à l’aménagement de l’espace public. L’ABPC a d’ailleurs profité du succès de cette mission pour lancer un avertissement ferme.
L’institution de secours exhorte les propriétaires terriens, les maîtres d’œuvre et les riverains à assumer leurs responsabilités en sécurisant systématiquement les puits inachevés ou désaffectés. Couvercles robustes, margelles surélevées ou scellements définitifs : ces mesures élémentaires de précaution constituent une obligation morale afin d’éviter que de simples chantiers ne se transforment, à la nuit tombée, en véritables tombeaux ouverts pour les passants.
C’est une atmosphère de rentrée des classes, teintée de gravité et d’ambition. Ce jeudi 28 mai 2026, les 25 membres de la nouvelle équipe gouvernementale ont pris part à leur tout premier Conseil des ministres sous la houlette du Président Romuald Wadagni. À la sortie de ce conclave inaugural au Palais de la Marina, l’heure n’était pas aux discours triomphalistes, mais à la pleine mesure des défis à relever. Morceaux choisis d’un exécutif qui se veut déjà au travail.
Le cérémonial est passé, place à l’action. Au sortir de cette première prise de contact officielle au sommet de l’État, les visages des nouveaux ministres traduisaient une conscience aiguë des attentes populaires. Ainsi, entre maintien des acquis macroéconomiques et urgence sociale, la pression des résultats est déjà là.
L’équation financière : concilier rigueur et impact social
Le pôle économique du gouvernement sait qu’il sera particulièrement scruté et agit de concert. Pour Nicolas Yenoussi, le nouveau Ministre délégué en charge des Finances et de la Microfinance, l’heure est aux défis majeurs. Sa feuille de route exige un équilibre exigeant : intensifier la mobilisation des ressources internes tout en garantissant que les retombées économiques soient directement perceptibles par les citoyens, écho direct aux promesses de l’investiture présidentielle.
De son côté, la continuité dans l’excellence est le maître-mot pour Hugues-Oscar Lokossou. Le Ministre délégué chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette entend préserver jalousement la signature du Bénin à l’international. Son cap est clair : sanctuariser les acquis en appliquant la même rigueur dans la gestion de la dette publique et la captation de financements durables, socles de la crédibilité nationale.
L’agriculture : Le pari du pouvoir d’achat paysan
Autre pilier vital de l’économie, le secteur primaire amorce une dynamique centrée sur l’humain. Adin Yeton Bloukunon Goubalan, aux commandes du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, a défini sa vision de la « révolution agricole ». L’enjeu dépasse la simple hausse des rendements : il s’agit désormais de sécuriser et de stabiliser le niveau de vie des exploitants agricoles pour leur garantir une véritable rentabilité.
La sacralité de la charge publique
Mais au-delà des objectifs chiffrés, c’est la dimension profondément solennelle de la charge gouvernementale qui a marqué les esprits lors de cette sortie de Conseil. Incarnant le volet académique, la Dr Sèdami Mèdégan Fagla, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation technique, a livré une réflexion témoignant du fardeau de l’État. En effet, face au poids vertigineux des responsabilités, elle a invoqué la guidance de la providence, la bienveillance des mânes des ancêtres et toutes les forces positives afin que l’exécutif puisse prendre les décisions les plus éclairées pour le destin de la Nation.
En somme, ce premier Conseil confirme l’état d’esprit de l’équipe Wadagni : point de période d’observation, les ministres sont au pied du mur, avec l’obligation de transformer la confiance placée en eux en actes concrets. Cette première réunion est aussi un signal fort de mobilisation. Elle trace les contours d’une gouvernance qui entend conjuguer rigueur économique, responsabilité sociale et sacralité institutionnelle.
Le Bénin entre de plain-pied dans une nouvelle ère politique. Ce jeudi 28 mai 2026 s’est tenu le tout premier Conseil des ministres du septennat 2026-2033, sous la présidence du Chef de l’État, M. Romuald Wadagni. Loin d’une simple prise de contact protocolaire, cette séance inaugurale a posé les bases d’une gouvernance de rupture, caractérisée par une réorganisation stricte du travail gouvernemental et un rappel à l’ordre immédiat des nouveaux ministres.
Dès l’ouverture des travaux, le Président Romuald Wadagni a tenu à féliciter les membres de l’équipe gouvernementale nommés pour l’accompagner. Cependant, le ton est rapidement devenu martial. Le Chef de l’État a fermement recadré ses ministres en leur signifiant que leur entrée au gouvernement ne constituait en aucun cas un privilège personnel, et encore moins la récompense d’un quelconque engagement politique passager.
« Le choix porté sur vous est l’expression d’une confiance de la Nation qui vous oblige à vous mettre résolument au service de tout le Bénin », a martelé le Président de la République.
Exposant les principes fondamentaux et les grandes orientations de son magistère, Romuald Wadagni a tracé une ligne rouge : l’intérêt général doit être la boussole unique de chaque décision, excluant de fait toute considération partisane, clientéliste ou personnelle. Les ministres sont désormais astreints à un triptyque comportemental non négociable : une obligation d’exemplarité, une sobriété absolue dans le train de vie de l’État, une intégrité totale et une solidarité gouvernementale à toute épreuve.
Le cap social : éradiquer la pauvreté par les territoires
Au cœur de la feuille de route de ce septennat, le Chef de l’État a fixé des objectifs sociaux particulièrement agressifs. La priorité absolue sera accordée à l’éradication de l’extrême pauvreté et à une réduction sensible de la pauvreté globale.
Pour y parvenir, le gouvernement n’appliquera pas de recettes centralisées. Le Président impose une stratégie de régionalisation significative du développement. L’objectif final est de redistribuer plus équitablement les investissements publics afin de réduire substantiellement et de manière mesurable les écarts de développement existants entre les différentes communes du pays.
Parallèlement à ce chantier socio-économique, la défense et la sécurité du territoire national se hissent au rang de priorité vitale. Le gouvernement a reçu l’instruction ferme de s’y employer sans relâche, dans un contexte régional où la sécurité reste le garant de toute prospérité.
Révolution de calendrier : un nouvel agenda pour l’exécutif
L’autre grande surprise de ce Conseil inaugural réside dans la refonte complète de la méthode et du rythme de travail de l’exécutif. Les ministres ont totalement réorganisé le calendrier institutionnel pour gagner en efficacité et consacrer davantage de temps au terrain ainsi qu’au suivi de leurs dossiers :
Le Conseil des ministres devient mensuel : les ministres se réunissent désormais en session ordinaire chaque premier mercredi du mois, avec la possibilité de convoquer des sessions extraordinaires si l’actualité ou l’urgence l’exigent.
Le Comité interministériel devient bimensuel : véritable cheville ouvrière de la préparation des textes, il se tient désormais les premier et troisième lundis de chaque mois.
Création des Conseils de cabinet thématiques : entre ces différentes sessions, les ministres sectoriels organisent des Conseils restreints pour trancher rapidement les problématiques spécifiques dès que nécessaire.
En somme, cette rationalisation du temps gouvernemental vise à substituer la culture du résultat à celle de la réunionite. En clôturant la séance, le Chef de l’État a exhorté l’ensemble du gouvernement à se mettre immédiatement au travail. Pour Romuald Wadagni, seule la recherche obsessionnelle d’un travail de qualité permettra de faire progresser le pays et d’apporter des améliorations concrètes et visibles aux conditions de vie des populations béninoises.