Bénin : Les juristes bancaires de l’AJBEF reçus par Joseph Djogbénou

PORTO‑NOVO, 17 août 2026 — L’Association des Juristes de Banque et Établissements Financiers (AJBEF) déploie désormais sa stratégie d’influence auprès du Parlement béninois. Ce lundi 17 août 2026, les dirigeants de cette nouvelle organisation professionnelle ont rencontré le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, président de l’Assemblée nationale, afin d’obtenir un soutien législatif direct visant à moderniser les lois régissant le système financier national.

 

Un allié stratégique au perchoir

La délégation, conduite par son président Akouèmaho Missigbeto, a ciblé le chef du Parlement non seulement pour sa position institutionnelle, mais surtout pour son expertise technique. Ancien conseiller bancaire et figure historique du système judiciaire béninois, Joseph Fifamin Djogbénou maîtrise en effet les complexités légales auxquelles font face les institutions de crédit.

 

Pour verrouiller ce partenariat, l’AJBEF a désigné le président de l’Assemblée comme le tout premier membre d’honneur de l’association. Au terme de cette réunion qualifiée de « très fructueuse », Clémence Capo‑Chichi, vice‑présidente de l’organisation, a souligné que cette démarche s’imposait comme une marque de reconnaissance envers un acteur clé du droit des affaires.

Protéger les institutions et orienter la stratégie

L’antenne béninoise de cette organisation panafricaine poursuit un mandat strict : combler les vulnérabilités juridiques du secteur bancaire. Les juristes de l’AJBEF assument désormais un double rôle opérationnel au sein du marché rôle opérationnel au sein du marché béninois. D’une part, ils déploient une veille réglementaire rigoureuse pour protéger les banques contre les risques de conformité. D’autre part, ils conseillent les conseils d’administration et les directions générales afin de sécuriser les prises de décisions stratégiques.

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Un commandement resserré

Pour exécuter cette feuille de route et maintenir un dialogue constant avec les pouvoirs publics, l’AJBEF Bénin s’appuie sur une équipe dirigeante restreinte. Outre le président Akouèmaho Missigbeto, l’exécutif de l’organisation s’articule autour de trois cadres :

  •  Clémence Capo‑Chichi : Vice‑présidente
  • Tatiana Adjigbe : Secrétaire exécutive
  •  Jean Louis Hounvo : Secrétaire exécutif adjoint

 

Finalement, l’AJBEF entend s’imposer comme un acteur incontournable du paysage financier béninois, transformant la défense juridique des banques en un levier stratégique pour la stabilité et la modernisation du système national.

Bénin : Lancement des premiers Trophées de l’Agriculture à Ouidah

Une plateforme portée par l’entrepreneure Yasmine Farida Djibril a réuni lundi personnalités administratives, religieuses et acteurs ruraux pour l’ouverture d’un concours national inédit destiné à récompenser les métiers de la terre et de l’eau.

 

La première édition des Trophées de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Élevage (TAPE) s’est ouverte lundi 17 août 2026 à Ouidah, dans la Rue des Carnavals. Le concours, porté par la plateforme « Boule de neige Créa » fondée par Yasmine Farida Djibril, entend récompenser les parcours exemplaires des producteurs, transformateurs et distributeurs des filières agricole, halieutique et pastorale.

Vingt-six distinctions nationales seront décernées dans le cadre de cette édition, avec pour objectif de donner une meilleure visibilité aux talents ruraux et de valoriser les compétences locales qui soutiennent l’économie béninoise.

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Une ouverture placée sous les bénédictions traditionnelles

Yasmine Farida Djibril a ouvert la cérémonie par un mot de bienvenue, dans lequel elle a présenté les fondements de son initiative. Sa Majesté Hounnongan Xossou Papa Djrado II Atchètondji et Sa Majesté Dada Daagbo Hounon Houna II ont ensuite béni la manifestation par leurs prières, saluant une démarche qui met en avant le travail, la production locale et les savoir-faire des communautés.

Par ailleurs, les deux autorités spirituelles ont formulé des vœux de réussite, de prospérité et de pérennité pour l’initiative.

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La municipalité de Ouidah représentée à l’ouverture

Le maire de Ouidah, Christian Mawugnon Houetchenou, empêché, s’est fait représenter par Cyrille Fadegnon, chef du 2ᵉ arrondissement, qui a prononcé le discours inaugural au nom de la municipalité. La coupure du ruban et la visite des stands ont ensuite officiellement consacré l’ouverture de cette première édition.

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Sur place — Une exposition dédiée aux filières rurales

La manifestation se tient dans la Rue des Carnavals à Ouidah, où une exposition présente les initiatives et les produits des participants issus des secteurs agricole, halieutique et pastoral.

 

Les organisateurs présentent les TAPE comme un outil de reconnaissance du travail rural, envisagé comme un levier de création de richesses, d’emplois et de souveraineté économique.

En somme, cette première édition marque le point de départ d’un rendez-vous que la plateforme « Boule de neige Créa » ambitionne d’inscrire durablement dans le calendrier de valorisation des métiers de la terre et de l’eau au Bénin.

 

Bénin : Dernier hommage du Bloc Républicain à l’ambassadeur Gomina

BASSILA, 17 août 2026 — L’ancien ambassadeur et stratège politique Issiradjou Ibrahim Gomina a été inhumé ce lundi 17 août 2026 à Bassila. Le diplomate est décédé samedi dernier des suites d’une brève maladie, déclenchant ainsi une mobilisation immédiate au sein de l’appareil politique béninois.

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Une forte mobilisation politique autour d’Abdoulaye Bio Tchané

 

Abdoulaye Bio Tchané, président du Bloc Républicain, a conduit personnellement une importante délégation d’élus et de membres du Bureau politique pour assister aux funérailles. Le parti a déployé cette forte présence sur le terrain afin de marquer publiquement son soutien à la famille du défunt et, par conséquent, rassurer sa base électorale dans la 14ᵉ circonscription.

 

Avant de s’imposer comme un pilier du Bloc Républicain, Gomina avait forgé une solide carrière diplomatique. En effet, l’État béninois lui avait confié le mandat d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Maroc, puis en Turquie. En parallèle de ses missions à l’étranger, il a dirigé plusieurs dossiers de premier plan au sein de l’administration publique nationale.

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Un parcours diplomatique de premier plan au service de l’État

Au sein de sa formation politique, Gomina présidait la Commission technique permanente des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Béninois de l’extérieur. Les dirigeants de son parti qualifient aujourd’hui cette disparition de perte majeure, soulignant le départ d’un négociateur pragmatique dont l’engagement a durablement structuré leur vision politique.

Ainsi, cette cérémonie à Bassila clôt la trajectoire d’un serviteur de l’État qui a su conjuguer la défense des intérêts du Bénin à l’international et un ancrage politique local décisif.

En somme, son départ rappelle qu’un diplomate peut être à la fois bâtisseur de relations internationales et acteur enraciné dans la vie politique nationale. Gomina laisse ainsi l’empreinte durable d’un serviteur de l’État dont l’héritage continuera d’inspirer le Bénin.

Marché d’Avocancoun : 3 adolescents arrêtés après une altercation

Une intervention rapide a permis d’éviter une issue plus grave vendredi 14 août 2026 près du marché d’Avocancoun, dans la commune de Djidja. Une altercation entre trois adolescents a dégénéré en violence physique, avant l’intervention des forces de l’ordre.

 

D’après les témoignages recueillis sur place par l’équipe de Radio Alohado, la scène aurait commencé par une dispute entre deux des jeunes. Alors que l’un d’eux se trouvait au sol, le troisième adolescent aurait tenté de mettre fin à l’affrontement.

La situation a toutefois rapidement échappé à tout contrôle. Le jeune qui venait de se relever aurait sorti un couteau et tenté de s’en prendre à son adversaire. La présence d’une arme blanche dans un lieu fréquenté comme les abords du marché aurait pu transformer la dispute en drame.

Une commerçante qui tentait de porter assistance aux adolescents a également été victime de violences. Elle aurait reçu un coup de bâton au niveau du front en intervenant dans la scène.

 

Les forces de l’ordre interviennent

 

Alertées par la situation, les forces de l’ordre se sont rapidement rendues sur les lieux. Elles ont interpellé les trois adolescents afin de déterminer précisément le déroulement de l’affrontement et les responsabilités de chacun.

L’incident relance la question de la gestion des conflits entre jeunes dans les espaces publics. Une simple dispute peut rapidement prendre une tournure dangereuse lorsque les protagonistes recourent à des armes ou à des objets pouvant causer de graves blessures.

Pour l’heure, l’enquête doit permettre d’établir les circonstances exactes de l’altercation et de déterminer les suites à donner à cette affaire.

Martin Assogba opéré avec succès en Turquie 13 ans après

Treize ans après avoir survécu à une tentative d’assassinat, Martin Vioutou Assogba, président de l’ONG Alcrer, tourne une page particulièrement douloureuse de son histoire. Une équipe médicale en Turquie a réussi à extraire les deux projectiles qui étaient restés dans son corps depuis l’attaque de décembre 2013.

L’intervention met fin à une longue période marquée par les séquelles de cette agression. Dans la nuit du 9 décembre 2013, des individus avaient attaqué Martin Assogba dans des circonstances qui avaient suscité une vive émotion au Bénin.

Après l’agression, les autorités avaient procédé à son évacuation vers la France pour des soins spécialisés. Les médecins avaient toutefois renoncé à retirer les projectiles, jugeant l’intervention trop dangereuse compte tenu de leur emplacement, notamment au niveau de la tête et du cou.

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Une opération à
haut risque

Des années plus tard, les progrès médicaux et une nouvelle prise en charge ont permis d’envisager une intervention que les spécialistes français considéraient auparavant comme trop risquée.

En Turquie, les chirurgiens ont finalement réussi à retirer les deux balles. L’un des projectiles se trouvait profondément logé dans la région cervicale, une zone particulièrement sensible en raison de la proximité de structures nerveuses et vasculaires importantes.

La réussite de l’opération représente donc un tournant pour le militant béninois. Elle lui permet surtout d’espérer une amélioration durable de son état physique après plus d’une décennie passée avec les projectiles dans son corps.

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Place désormais à la rééducation

Après son hospitalisation, Martin Assogba a entamé une phase de convalescence en Turquie. Son programme prévoit environ deux mois de rééducation afin de renforcer sa mobilité et de retrouver davantage de stabilité physique.

Le président de l’ONG Alcrer dit déjà constater une amélioration. Il affirme notamment marcher avec moins de douleurs qu’avant l’intervention.

Cette opération apporte un soulagement concret à Martin Assogba. Treize ans après avoir échappé à la mort, il peut désormais poursuivre sa récupération sans les deux projectiles qui avaient marqué son corps depuis cette attaque.

 

Cotonou : Dialogue entre le préfet et le Culte Egungun

COTONOU, 13 août 2026  — Les autorités préfectorales de Cotonou ont tenu mercredi une rencontre officielle avec les représentants de la tradition Egungun afin de discuter de la préservation culturelle et des réalités communautaires locales.

Gilbert Déou Malè, préfet du département du Littoral, a reçu le 12 août une délégation du Haut Conseil National du Culte Egungun du Bénin à la préfecture. Cette audience s’inscrit dans une démarche du Haut Conseil visant à promouvoir ses actions et à échanger avec l’administration sur le quotidien de ses membres.

Des préoccupations portées au niveau départemental 

Lors de cette réunion, la délégation a exposé ses principales préoccupations et dévoilé plusieurs initiatives qu’elle compte mettre en œuvre prochainement. Les deux parties ont également abordé les perspectives de collaboration directe entre l’organisation cultuelle et les services de l’administration préfectorale. Le préfet s’est engagé à maintenir des canaux de communication ouverts avec les représentants traditionnels.

 

« J’ai pris connaissance de leurs différentes préoccupations avec intérêt et réaffirmé ma disponibilité à favoriser, dans le respect des prérogatives de chacun, un dialogue constructif », a déclaré M. Déou Malè à l’issue de la rencontre.

 

Un engagement pour le patrimoine et la cohésion  

Il a précisé que ces discussions devaient s’articuler autour des enjeux liés à la vie des communautés et à la sauvegarde des valeurs culturelles béninoises. Qualifiant la réunion de productive, le représentant de l’État a également souligné la nécessité de maintenir le contact avec les groupes traditionnels.

 

« Je retiens de cette audience des échanges constructifs, qui témoignent de l’importance du dialogue entre les autorités publiques et les différentes composantes de notre société », a conclu le préfet du Littoral.

 

Cette main tendue par la préfecture illustre une dynamique institutionnelle de plus en plus affirmée au Bénin : celle d’associer activement les dignitaires des cultes endogènes et les garants des traditions séculaires à la gestion de la cité, consacrant ainsi leur statut de relais incontournables pour le maintien de la cohésion sociale à la base.  

Vers la création d’un Centre international d’arbitrage à Cotonou (CIAC)

COTONOU, 13 août 2026 — Un projet visant à doter le Bénin de sa propre infrastructure de résolution des litiges commerciaux a reçu mercredi un appui institutionnel de premier plan. En effet, la professeure Dandi Gnamou, présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, a officiellement salué l’initiative visant à créer le Centre international d’arbitrage de Cotonou (CIAC).

Lors d’une audience tenue le 12 août au siège de l’institution, Mme Gnamou a reçu Marie Laurence Mondukpè Yelouassi, chercheuse et doctorante en droit international et en arbitrage d’investissement à l’Université Paris 12 (UPEC – Paris-Sorbonne Cité).

Une alternative juridique pour le secteur privé

À cette occasion, Mme Yelouassi a présenté les contours stratégiques de la mise en place du CIAC, un projet couplé à la création de l’Association béninoise d’arbitrage international (ABAI). Par ailleurs, ces deux structures ont pour vocation de structurer la pratique de l’arbitrage dans le pays et d’offrir aux acteurs économiques une alternative locale aux juridictions étatiques pour le règlement de leurs contentieux.

« J’ai tenu à féliciter les porteurs de cette initiative, qui ambitionne de contribuer au développement et au rayonnement de l’arbitrage international au Bénin », a déclaré la présidente de la Haute Cour de Justice à l’issue de la rencontre.

Pre Dandi Gnamou
© Pre Dandi Gnamou
Défis techniques et exigences internationales

En effet, la création d’un centre d’arbitrage nécessite de répondre à des standards internationaux stricts pour garantir l’impartialité et attirer la confiance des investisseurs étrangers.

C’est pourquoi, s’exprimant également avec sa casquette d’universitaire, Mme Gnamou a indiqué avoir conseillé la porteuse du projet sur les obstacles potentiels liés à la mise en œuvre de ces institutions juridiques.

« J’ai partagé avec Mme Yelouassi quelques réflexions sur les défis, les exigences et les conditions nécessaires à la réussite d’une telle entreprise », a précisé la professeure Gnamou.

Pre Dandi Gnamou
© Pre Dandi Gnamou
Un accompagnement intellectuel vers l’ancrage régional

Gage de son intérêt pour le développement du droit des affaires au niveau national, la présidente de la Haute Cour a confirmé qu’elle soutiendrait la démarche dans ses prochaines phases. « Je lui ai assuré ma disponibilité à accompagner intellectuellement ce projet », a-t-elle conclu.

L’établissement effectif du CIAC pourrait, à terme, permettre à Cotonou de se positionner comme une place juridique compétitive dans la sous-région ouest-africaine. 

Grand-Popo : Le Parlement béninois repense sa communication

GRAND-POPO, 13 août 2026 — Pendant longtemps, la communication institutionnelle s’est accommodée d’un réflexe simple : annoncer une activité, en rendre compte, publier quelques images et passer à l’étape suivante. Au Parlement béninois, cette mécanique commence à montrer ses limites. Désormais, l’enjeu consiste moins à dire ce qui s’est passé qu’à démontrer ce que l’action engagée a effectivement produit.

C’est dans cette logique qu’un atelier consacré à la communication axée sur les résultats de développement s’est ouvert mercredi 12 août 2026 à Grand-Popo. Pendant trois jours, jusqu’au vendredi 14 août, les communicateurs de l’Assemblée nationale sont appelés à revoir leurs méthodes et, surtout, leur manière de raconter l’action parlementaire.

Assemblée Nationale du Bénin
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Du calendrier des activités aux effets produits

Le changement paraît sémantique. Il est en réalité beaucoup plus profond. Un communiqué peut facilement établir qu’une réunion s’est tenue, qu’un atelier a été organisé ou qu’une institution a adopté une mesure. Mais cette information ne répond pas nécessairement à la question que se pose le citoyen : qu’est-ce que cette action a changé ?

C’est précisément le déplacement que cherche à opérer le Projet d’appui au renforcement des capacités du Parlement et des organes de gestion des élections (PARCPOGE II), avec l’accompagnement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

La communication parlementaire est ainsi invitée à sortir du seul registre de l’événementiel pour entrer dans celui de la preuve, de l’impact et de l’utilité publique. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de photographier l’action publique, mais d’en suivre les traces.

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Une nouvelle grille de lecture pour le travail des communicateurs

Cette évolution impose aux professionnels de la communication institutionnelle de changer de réflexe. Au lieu de partir de la question « qu’a fait l’institution ? », la nouvelle approche pousse à rechercher plusieurs réponses : pourquoi cette action a-t-elle été menée ? Quels résultats a-t-elle permis d’obtenir ? Qui en bénéficie ? Quels changements peut-on mesurer ? Et quelles histoires humaines permettent de comprendre ces transformations ?

Cette méthode rapproche la communication parlementaire des standards de la communication orientée vers les résultats. À l’ouverture de l’atelier, le coordonnateur du PARCPOGE, Régis Dossou Kpanou, a défendu cette conception d’une communication devenue un outil de gouvernance à part entière. Il a également souligné l’importance du soutien du PNUD et de l’engagement de l’Assemblée nationale dans cette évolution professionnelle.

Mais derrière la formation technique se dessine une question plus politique : comment une institution démocratique peut-elle rendre son action plus lisible pour ceux au nom desquels elle agit ?

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Le Parlement face à l’exigence de redevabilité

C’est là que la réforme des pratiques de communication prend tout son sens. L’Assemblée nationale n’est pas seulement un lieu où se votent des lois. Elle exerce également des missions de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques. Ces fonctions produisent des résultats, mais le grand public peine parfois à les percevoir lorsque l’administration les présente uniquement sous forme de procédures, de séances ou de décisions.

Le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, intervenant au nom de Joseph Fifamin Djogbénou, a ainsi placé la transparence et la redevabilité au centre de cette nouvelle orientation. L’objectif est clair : rendre davantage visibles les effets du travail parlementaire et établir un lien plus direct entre l’activité de l’institution et les préoccupations des citoyens.

Cette démarche transforme donc le rôle du communicant. Celui-ci n’est plus seulement chargé de transmettre une information produite par l’institution. Il doit désormais être capable d’en rechercher les résultats, d’en vérifier la portée et de les rendre compréhensibles.

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Le storytelling entre dans le champ de la gouvernance

Le programme de la formation traduit cette volonté de renouvellement. André Dossa, directeur des Services de l’information et de la communication de l’Assemblée nationale, a ouvert les travaux autour des fondamentaux de la communication institutionnelle appliquée au Parlement.

Fulbert Acapo s’est ensuite intéressé à la formulation des résultats et des objectifs mesurables dans les termes de référence. Une autre dimension est venue compléter cette approche : la communication transformationnelle et le storytelling, présentés par Elsie Assogba du PNUD.

Le recours au récit ne signifie pas transformer la communication institutionnelle en opération de promotion. Il s’agit plutôt de rendre visibles les transformations à travers des situations concrètes et des trajectoires humaines.

Une réforme devient plus intelligible lorsqu’elle relie directement ses effets aux réalités vécues. Une politique publique prend tout son sens quand son impact se manifeste au‑delà des chiffres et des documents administratifs.

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Le véritable défi sera celui de la preuve

Reste toutefois le principal défi : passer du discours sur les résultats à leur démonstration. Communiquer sur l’impact suppose de disposer de données fiables, de résultats vérifiables et d’indicateurs capables d’établir un lien entre l’action menée et les changements observés. Cela exige également une certaine distance professionnelle : toutes les activités institutionnelles ne produisent pas immédiatement des effets mesurables.

La nouvelle communication parlementaire devra donc apprendre à distinguer l’activité du résultat, le résultat de l’impact et l’annonce de la preuve. C’est probablement là que se situe l’enjeu le plus important de l’atelier de Grand-Popo.

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Une communication qui devra rendre des comptes

À travers le PARCPOGE II, l’Assemblée nationale et le PNUD ne cherchent donc pas simplement à perfectionner les techniques rédactionnelles ou audiovisuelles de leurs communicateurs. Ils tentent d’installer une autre culture professionnelle : celle d’une communication qui accompagne l’action publique, l’interroge et en expose les effets.

La réussite de cette transition ne se mesurera pas au nombre de communiqués produits après le 14 août. Elle se vérifiera plutôt dans la capacité des futurs contenus parlementaires à répondre à une question devenue centrale dans l’espace public : qu’est-ce que l’action de l’institution change concrètement dans la vie des citoyens ?

À Grand-Popo, le Parlement béninois travaille ainsi moins sur une nouvelle manière de communiquer que sur une nouvelle méthode de rendre compte. Et, derrière cette nuance, se joue une transformation plus large : faire de l’information institutionnelle non plus le simple miroir des activités publiques, mais un instrument de compréhension, de transparence et de confiance démocratique.

Bohicon : un camion de Sodabi se renverse à Sodohomè

Plus de peur que de mal à Bohicon. Un camion transportant une importante cargaison de bidons de Sodabi s’est renversé au carrefour Sodohomè. L’accident a causé des dégâts matériels, mais aucune perte en vie humaine n’a été signalée.

Un camion chargé de bidons de Sodabi, la boisson locale à base de vin de palme, s’est renversé ce matin au carrefour Sodohomè, à Bohicon, dans le département du Zou.

Selon les informations disponibles, le conducteur aurait perdu le contrôle du poids lourd avant que celui-ci ne se renverse sur la chaussée. La cargaison transportée s’est retrouvée dispersée à la suite de l’accident.

Aucun décès signalé

Le sinistre a principalement occasionné des dégâts matériels. Les premiers bilans n’enregistrent aucun décès et ne signalent aucune victime humaine L’accident a néanmoins provoqué une situation inhabituelle sur cet axe fréquenté de Bohicon, avec un camion renversé et sa cargaison de boissons au sol.

Le carrefour Sodohomè constitue un point connu de la circulation à Bohicon ; des documents administratifs identifient d’ailleurs Sodohomè parmi les secteurs de la commune et situent plusieurs infrastructures liées au transport dans cette zone.

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Les circonstances restent à préciser

À ce stade, les enquêteurs n’ont pas encore établi les circonstances exactes ayant conduit à la perte de contrôle du camion. Il conviendra notamment de déterminer si une défaillance mécanique, une manœuvre du conducteur ou d’autres facteurs ont provoqué l’accident.

L’essentiel reste toutefois préservé : ce drame n’a coûté aucune vie humaine. Les experts devront désormais évaluer les dégâts matériels, tandis que les autorités compétentes éclairciront les circonstances précises du renversement.

Réforme constitutionnelle : la justice béninoise face aux défis

Huit mois après la promulgation de la loi n° 2025‑20, qui fait entrer le Bénin dans l’ère du septennat et du bicamérisme, ce n’est plus seulement la classe politique qui doit s’accommoder d’une architecture inédite : c’est la magistrature elle‑même qui doit apprendre à appliquer un texte sans précédent, sans jurisprudence, et né dans l’un des climats politiques les plus tendus de la décennie.

 

Le décor, mardi 11 août, avait tout de l’exercice académique : amphithéâtre feutré, deux professeurs de droit constitutionnel invités à la tribune, magistrats et greffiers rassemblés en auditeurs studieux pour un « Café juridique » organisé par la Cour suprême du Bénin. Mais sous les codes convenus de la formation continue se jouait quelque chose de plus grave : une institution judiciaire venue reconnaître, en public, qu’elle ne maîtrise pas encore tout à fait le droit qu’elle est censée appliquer.

Ce droit, c’est celui issu de la loi n° 2025‑20 du 17 décembre 2025, qui a modifié en profondeur la Constitution du 11 décembre 1990. Un texte adopté dans la précipitation, validé sous tension, et qui redessine à la fois la durée des mandats électifs, l’architecture du Parlement et les équilibres entre les plus hautes juridictions du pays.

La Cour suprême du Bénin
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Quatre ruptures dans le texte fondamental

Derrière la technicité du vocabulaire constitutionnel, la réforme opère des choix politiques lourds de conséquences pour le prochain cycle électoral.

  • Mandats : les mandats présidentiel, législatif et locaux passent de cinq à sept ans, renouvelables une seule fois — une mesure qui ne s’appliquera qu’à partir des élections générales de 2026.
  • Bicamérisme : création d’un Sénat, chambre haute inédite dans l’histoire institutionnelle béninoise, composée notamment d’anciens présidents de la République, de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle.
  • Nomadisme : tout élu qui démissionne du parti sous la bannière duquel il a été élu perd désormais automatiquement son siège.
  • Trêve politique :  une période de douze mois avant la fin du mandat présidentiel interdit désormais toute animation politique à finalité électorale.

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Une réforme votée dans l’urgence, validée sous le choc

La révision a été adoptée dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025 par l’Assemblée nationale, à une majorité écrasante de 90 voix contre 19. L’opposition a dénoncé la précipitation d’un chantier constitutionnel engagé alors que le président Patrice Talon, qui ne se représentait pas, achevait son second mandat six mois plus tard à peine. D’autres observateurs ont relevé que le nombre d’articles finalement modifiés dépassait sensiblement les premières versions du projet ayant circulé — et que cette seconde révision de la loi fondamentale de 1990 en moins de dix ans marquait, pour certains juristes, une rupture avec l’esprit du « consensus à valeur constitutionnelle » hérité de la Conférence des forces vives de la Nation de février 1990.

Le climat dans lequel la Cour constitutionnelle a examiné le texte n’a fait qu’ajouter à la gravité du moment : sa décision de conformité, rendue le 12 décembre 2025 après deux jours d’audience plénière et l’examen de seize requêtes contestant la loi, est intervenue quelques jours seulement après l’échec d’une tentative de coup d’État contre le président Talon, le 7 décembre, conduite par un lieutenant‑colonel aujourd’hui toujours en fuite. Un épisode que plusieurs centres d’analyse ont lu comme un signal des fragilités persistantes du climat politique béninois — quand bien même les Sages ont validé la révision dans toutes ses dispositions.

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Le Sénat béninois, en bref

Institué par la révision de novembre 2025, le Sénat compte entre 25 et 30 membres et associe des sénateurs élus à des membres de droit : anciens présidents de la République, anciens présidents de l’Assemblée nationale et anciens présidents de la Cour constitutionnelle, sous réserve d’avoir exercé au moins la moitié de leur mandat.

Dirigé par un président, un vice‑président et un rapporteur élus pour cinq ans renouvelables, il fonctionne sous une obligation stricte de réserve politique : ses membres, dont l’âge est de 85 ans, ne peuvent exercer aucune activité partisane.

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Le juge sans jurisprudence

C’est précisément ce contexte — un texte massif, contesté, appliqué à un cycle électoral qui s’ouvre sans qu’aucune décision de justice n’en ait encore éprouvé les dispositions — qui donnait au Café juridique du 11 août sa véritable portée. Devant les magistrats, auditeurs et greffiers réunis, le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, a situé l’enjeu au‑delà de la simple mise à jour des connaissances : comprendre la nouvelle architecture institutionnelle exige une lecture rigoureuse de l’ensemble du bloc de constitutionnalité, loi organique sur le Conseil économique et social comprise, et une mesure précise de ses effets sur les méthodes de travail, les raisonnements juridiques et les responsabilités des acteurs de la justice.

Deux communications ont structuré la réflexion. La professeure Dandi Gnamou, juriste constitutionnaliste, présidente de la Haute Cour de justice, juge à la Cour constitutionnelle et ancienne conseillère de la Cour suprême, s’est penchée sur l’articulation entre l’allongement des mandats et l’installation du Sénat. Le docteur Gilles Badet, ancien secrétaire général de la Cour constitutionnelle et enseignant‑chercheur à l’Université d’Abomey‑Calavi, a pour sa part interrogé les rapports entre la Cour constitutionnelle et le nouveau Conseil économique et social.

Les échanges, modérés par le professeur Ibrahim Salami, président de la Chambre administrative de la Cour suprême, ont, selon l’institution, suscité de nombreuses questions au sein de l’assistance — signe, au‑delà de la formation, d’une inquiétude professionnelle bien réelle face à un droit encore largement théorique.

 

“La qualité des décisions dépend désormais de la capacité des magistrats à maîtriser un environnement constitutionnel et institutionnel qu’aucune jurisprudence n’a encore éprouvé.” —  le président de la Cour suprême du Bénin, Victor Dassi Adossou

 

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La Cour suprême se donne les moyens de son propre rattrapage

Le signal le plus concret de la rencontre n’est cependant pas venu des communications elles‑mêmes, mais de l’annonce qui les a suivies : au regard de la qualité des débats, le président de la Cour suprême a fait part de son intention de créer, au sein de l’institution, un comité intellectuel et scientifique chargé de revoir l’arsenal juridique de la Cour et de l’adapter aux nouveaux textes de la République. Autrement dit : la plus haute juridiction administrative et judiciaire du pays reconnaît que ses propres instruments de travail datent d’avant la réforme, et qu’ils doivent être reconstruits pour rester opérants.

Ce chantier interne, encore informel, en dit sans doute plus long sur l’ampleur réelle de la révision constitutionnelle que n’importe quel décompte d’articles modifiés. Il signale qu’au‑delà des arènes politiques où s’est joué le vote de