Bénin : le CES lance son Plan stratégique 2027-2031

COTONOU, 20 août 2026— Le Conseil économique et social (CES) du Bénin ouvre un nouveau chantier institutionnel. Le président de l’institution, Abdoulaye Bio Tchané, a lancé jeudi 20 août 2026, à l’hôtel Novotel Cotonou Orisha, les travaux destinés à élaborer le Plan stratégique 2027-2031.

 

Cette initiative intervient après plusieurs réformes qui ont redéfini le fonctionnement et les ambitions du CES. L’institution entend désormais inscrire ces évolutions dans une feuille de route cohérente pour les cinq prochaines années.

Conseil Économique et Social du Bénin
© Conseil Économique et Social du Bénin

Une feuille de route pour repositionner le CES

 

Le futur document stratégique devra déterminer les priorités du CES jusqu’en 2031. L’objectif dépasse la simple programmation interne : l’institution veut renforcer son rôle dans l’analyse des enjeux économiques et sociaux et mieux contribuer au débat public.

 

Le plan devrait notamment mettre l’accent sur quatre orientations : renforcer l’utilité institutionnelle du CES, rapprocher davantage l’institution des citoyens, approfondir le dialogue avec les autres institutions et accroître sa présence sur la scène internationale.

 

Cette orientation répond à un enjeu central pour une institution consultative : transformer son expertise en contributions concrètes aux politiques publiques.

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Une méthode fondée sur la participation

 

Le CES prévoit de conduire l’élaboration du plan sur 90 jours, selon une démarche inclusive. Cette méthode doit permettre de recueillir différents points de vue et de mieux intégrer les réalités économiques et sociales observées dans les territoires.

 

Pour les populations, cette approche présente un intérêt direct. Un CES davantage connecté aux réalités locales peut mieux faire remonter les préoccupations liées à l’emploi, à l’activité économique, aux conditions sociales et aux attentes des différents acteurs de la société.

 

La proximité institutionnelle devient ainsi un levier pour améliorer la qualité du dialogue entre les citoyens et les structures publiques.

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Le défi de l’efficacité institutionnelle

 

L’élaboration du Plan 2027-2031 intervient dans un contexte où les institutions publiques cherchent à améliorer leur efficacité et leur capacité à accompagner les transformations du pays.

 

Pour le CES, le principal défi consistera à traduire les orientations stratégiques en résultats mesurables. Le succès du document dépendra donc moins de sa formulation que de sa capacité à guider des actions concrètes, à produire des analyses utiles et à renforcer le dialogue entre les acteurs économiques et sociaux.

 

L’institution devra également maintenir un équilibre entre son rôle national et son ouverture aux échanges internationaux, afin de valoriser l’expérience béninoise tout en tirant profit des bonnes pratiques développées ailleurs.

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Cinq années pour renforcer le dialogue économique et social

 

À travers ce nouveau plan, le CES veut consolider sa place dans l’architecture institutionnelle béninoise. La démarche engagée le 20 août constitue ainsi le point de départ d’un processus qui doit aboutir à une vision commune pour la période 2027-2031.

 

Si le calendrier de 90 jours est respecté, le CES disposera à terme d’une nouvelle boussole pour orienter son action, renforcer son ancrage auprès des citoyens et mieux accompagner les grandes mutations économiques et sociales du Bénin.

 

L’enjeu est désormais clair : faire de la planification stratégique un outil d’efficacité institutionnelle et du dialogue économique et social un véritable instrument au service du développement national.

Affaire Steve Amoussou : le cyberactiviste libéré après deux ans de prison

Cotonou, 20 août 2026— Steve Amoussou est libre. Le cyberactiviste béninois a quitté ce jeudi 20 août 2026 la prison d’Akpro-Missérété, au terme de la peine de deux ans prononcée à son encontre dans une affaire qui a suscité de vives controverses autour de son identité et des conditions de son arrestation.

Condamné pour « harcèlement par voie électronique et incitation à la révolte », Amoussou avait été présenté par l’accusation comme étant le cyberactiviste connu sous le pseudonyme de « Frère Hounvi ». Ses avocats ont constamment contesté cette identification au cours de la procédure.

 

Une affaire marquée par deux procédures judiciaires

 

Le dossier remonte au 12 août 2024, date à laquelle Steve Amoussou a été enlevé, selon ses conseils. Huit jours plus tard, la justice l’a placé sous mandat de dépôt et lui a notifié les chefs d’inculpation retenus contre lui. L’affaire a rapidement pris une dimension judiciaire plus large puisque les personnes poursuivies pour son enlèvement ont elles-mêmes comparu devant la justice.

 

Leur procès s’est ouvert le 3 septembre 2024. Dès le lendemain, la justice les a condamnées.Cette première procédure a constitué l’un des principaux volets d’une affaire qui allait ensuite se poursuivre avec le procès de Steve Amoussou.

 

Le procès de Steve Amoussou s’ouvre en octobre

 

La justice béninoise a ouvert le procès de Steve Amoussou le 7 octobre 2024. Les débats ont porté notamment sur les accusations formulées contre lui et sur son supposé lien avec le pseudonyme « Frère Hounvi ».

La défense a rejeté cette thèse et maintenu sa contestation de l’identité attribuée à son client.Après plusieurs mois de procédure, l’affaire est entrée dans sa phase décisive le 14 avril 2025, avec les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense. Le tribunal a finalement condamné Steve Amoussou, le 2 juin 2025, à deux années d’emprisonnement.

 

Une condamnation confirmée en appel

 

La défense a contesté cette décision devant la juridiction d’appel. La procédure n’a toutefois pas abouti à une modification de la peine. Le 15 décembre 2025, la cour d’appel a confirmé la condamnation de Steve Amoussou à deux ans de prison. Il a ensuite poursuivi sa détention jusqu’à l’expiration de sa peine.

 

Une libération qui clôt un épisode judiciaire controversé

 

Deux ans après son incarcération, Steve Amoussou a donc recouvré la liberté ce 20 août 2026.Sa sortie de la prison d’Akpro-Missérété met fin au volet pénal de cette procédure, après une succession d’étapes qui auront marqué la justice béninoise : enlèvement allégué, poursuites contre les ravisseurs, procès du cyberactiviste, condamnation en première instance puis confirmation en appel.

 

L’affaire aura également soulevé des interrogations sur la protection des acteurs du débat public, l’usage des réseaux sociaux et les limites entre liberté d’expression et infractions numériques.

Pour la défense de Steve Amoussou, la question de son identification comme « Frère Hounvi » reste au cœur de la controverse. Pour les autorités judiciaires, la condamnation prononcée puis confirmée en appel a déterminé le cadre légal de son incarcération.

 

Bénin : les exportations atteignent 188,8 milliards FCFA en 2026

Le Bénin confirme la progression de ses échanges avec les marchés internationaux. Au deuxième trimestre 2026, le pays a exporté des marchandises pour une valeur de 188,8 milliards de FCFA, soit une progression de 59,3 % par rapport à la même période de 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INStaD).

Cette performance traduit une accélération des ventes béninoises à l’extérieur et renforce le poids de l’agriculture dans les recettes tirées du commerce international.

Le coton conserve son leadership

Le coton demeure le principal produit exporté, avec 63,6 milliards de FCFA de recettes sur la période. Il devance les fruits à coque, qui représentent environ 27,1 milliards de FCFA, tandis que le soja génère près de 18 milliards de FCFA.

Ces chiffres montrent que les exploitations agricoles restent au cœur de la capacité du Bénin à générer des revenus sur les marchés étrangers. Derrière les statistiques commerciales se trouvent donc des producteurs, des transporteurs, des commerçants, des transformateurs et toute une chaîne économique qui participe à la création de richesse.

 

Un effet potentiel sur les revenus et l’activité économique

La hausse des exportations peut produire des effets bien au-delà des statistiques nationales. Lorsque les entreprises et les producteurs vendent davantage à l’étranger, ils peuvent accroître leurs revenus, stimuler la demande de main-d’œuvre et soutenir les activités liées au transport, au stockage, à la logistique et au commerce.

Pour les populations rurales, notamment celles qui dépendent de l’agriculture, l’accès à des marchés extérieurs plus importants peut également contribuer à améliorer les débouchés pour les récoltes et à renforcer les perspectives économiques des filières concernées. À l’échelle nationale, les exportations permettent aussi au pays de générer des recettes en devises. Elles contribuent ainsi à renforcer les échanges avec l’extérieur et peuvent soutenir la capacité de l’économie à financer ses importations.

 

Le prochain défi : vendre plus que des matières premières

La progression de 59,3 % constitue un signal positif, mais elle met également en évidence un enjeu stratégique : le Bénin doit désormais chercher à capter une part plus importante de la valeur créée par ses produits agricoles. Exporter du coton, du soja ou des fruits à coque rapporte déjà des revenus.

Mais transformer ces matières premières localement permettrait d’aller plus loin : créer des emplois industriels, développer des compétences, stimuler les entreprises locales et augmenter la valeur des produits vendus à l’étranger.

La transformation agro-industrielle pourrait donc devenir le prolongement naturel de la dynamique actuelle. L’objectif ne serait plus seulement d’augmenter les volumes exportés, mais de faire en sorte qu’une part croissante de la richesse issue de ces exportations reste au Bénin.

 

Transformer la performance commerciale en bénéfice durable

La progression des exportations constitue une opportunité pour accélérer la modernisation des chaînes de production et de transformation. Elle pose aussi la question de la diversification, afin de réduire la dépendance à un nombre limité de produits et de marchés. Pour les populations, l’enjeu final est concret : davantage d’emplois, de débouchés pour les producteurs, d’activités pour les entreprises et de valeur créée localement.

Le chiffre de 188,8 milliards de FCFA ne représente donc pas seulement une performance commerciale. Il traduit une capacité croissante du Bénin à vendre sa production à l’étranger. La prochaine étape consistera à transformer cette capacité d’exportation en une croissance plus largement partagée.

Sécurité au Littoral : Le préfet Déou Malé resserre les rangs

COTONOU, 19 août 2026 — Pas de place pour la complaisance. Malgré des résultats encourageants enregistrés cet été sur le front de la criminalité, l’autorité de tutelle du département du Littoral resserre les rangs de son appareil sécuritaire. Le préfet Gilbert Déou Malé impose désormais une synergie totale entre les forces de l’ordre pour verrouiller la capitale économique du Bénin.

Le 18 août, le préfet a convoqué le Conseil départemental de sécurité pour disséquer les statistiques de la délinquance des mois de juin et juillet 2026. Ainsi, la stratégie de l’administration locale est directe : passer d’opérations de terrain isolées à un maillage territorial interservices implacable. Si le Directeur départemental de la Police républicaine a présenté un bilan estival positif — validant l’efficacité des récents déploiements tactiques —, l’exécutif refuse de crier victoire trop tôt.

Préfecture de Cotonou
© Préfecture de Cotonou
S’attaquer aux vulnérabilités persistantes

Loin de se transformer en une banale tribune d’autosatisfaction, cette session a permis aux responsables d’exposer frontalement les failles et les foyers de tension qui subsistent. En effet, dans une métropole aussi dense que Cotonou, maintenir l’ordre exige une capacité d’adaptation permanente face aux nouvelles méthodes opératoires des délinquants.

Pour neutraliser ces menaces résiduelles, le préfet a ordonné à l’ensemble des agences de l’État d’abandonner le travail en silo. Il exige une remontée d’information fluide, une vigilance partagée et une coordination opérationnelle stricte entre tous les maillons de la chaîne de sécurité.

Préfecture de Cotonou
© Préfecture de Cotonou
Un mandat clair pour la sécurité du Littoral

En fixant ce cap d’exigence, Gilbert Déou Malé adresse un mandat clair à la Police républicaine et à ses partenaires. Ainsi, protéger les citoyens et les entreprises du Littoral reste la priorité absolue de la préfecture. L’administration ne se contentera pas de préserver ses récents acquis ; elle entend multiplier les offensives conjointes pour garantir une stabilité durable dans la région.

Face aux vulnérabilités persistantes, le message du préfet est sans détour : la sécurité du Littoral ne se négocie pas. Finalement , en imposant une coordination implacable entre les forces de l’ordre, Gilbert Déou Malé transforme la vigilance en arme de dissuasion et place Cotonou sous le signe d’une fermeté républicaine assumée.

Bénin : Un statut pour les anciens serviteurs de l’État

PORTO‑NOVO, 19 août 2026 — La préservation de l’expérience accumulée au sommet de l’État s’impose désormais comme un chantier prioritaire pour la représentation nationale au Bénin. Reçu en audience le 18 août au Palais des Gouverneurs par le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, le président de la 6ᵉ mandature de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Rémi Prosper Moretti, a formellement plaidé pour l’instauration d’un accompagnement structuré et d’un statut renforcé en faveur des anciennes personnalités ayant dirigé les institutions républicaines.

Capitaliser sur l’expertise pour consolider la démocratie

L’initiative portée par la HAAC dépasse la simple visite protocolaire. En effet, en invitant le Parlement à se pencher sur la situation des anciens dignitaires, Rémi Prosper Moretti pose un diagnostic de fond : la rupture brutale avec les anciens cadres de l’État prive la République d’une mémoire institutionnelle précieuse. Les dirigeants ayant conduit les organes constitutionnels possèdent un savoir‑faire critique, indispensable pour stabiliser les processus démocratiques et guider les nouvelles générations de décideurs.

Dans cette optique, la création d’un cadre d’accompagnement dédié ne relève pas du privilège, mais d’une stratégie de continuité républicaine. En saisissant le président Joseph Djogbénou, la HAAC pousse le pouvoir législatif à transformer la solidarité institutionnelle en un levier d’action publique pérenne.

Un signal de cohésion entre les pouvoirs

Accompagné du rapporteur Ali Camarou, le chef de l’organe de régulation des médias a profité de cet échange pour saluer la dynamique des travaux parlementaires en cours. Ainsi, cette démarche conjointe illustre une synergie étroite entre le Parlement et les institutions indépendantes. En plaçant la reconnaissance des serviteurs de l’État au cœur de l’agenda politique, les dirigeants béninois envoient un signal clair : la consolidation de l’État de droit passe autant par le respect de ses fondations humaines que par le vote des lois.

En somme, cette démarche consacre une vision stratégique : faire de l’expérience des anciens dirigeants un socle vivant de la République. Transformer la mémoire des institutions en ressource active, c’est affirmer que la démocratie béninoise se consolide autant par la transmission des savoirs que par l’innovation législative.

Bénin : Les juristes bancaires de l’AJBEF reçus par Joseph Djogbénou

PORTO‑NOVO, 17 août 2026 — L’Association des Juristes de Banque et Établissements Financiers (AJBEF) déploie désormais sa stratégie d’influence auprès du Parlement béninois. Ce lundi 17 août 2026, les dirigeants de cette nouvelle organisation professionnelle ont rencontré le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, président de l’Assemblée nationale, afin d’obtenir un soutien législatif direct visant à moderniser les lois régissant le système financier national.

 

Un allié stratégique au perchoir

La délégation, conduite par son président Akouèmaho Missigbeto, a ciblé le chef du Parlement non seulement pour sa position institutionnelle, mais surtout pour son expertise technique. Ancien conseiller bancaire et figure historique du système judiciaire béninois, Joseph Fifamin Djogbénou maîtrise en effet les complexités légales auxquelles font face les institutions de crédit.

 

Pour verrouiller ce partenariat, l’AJBEF a désigné le président de l’Assemblée comme le tout premier membre d’honneur de l’association. Au terme de cette réunion qualifiée de « très fructueuse », Clémence Capo‑Chichi, vice‑présidente de l’organisation, a souligné que cette démarche s’imposait comme une marque de reconnaissance envers un acteur clé du droit des affaires.

Protéger les institutions et orienter la stratégie

L’antenne béninoise de cette organisation panafricaine poursuit un mandat strict : combler les vulnérabilités juridiques du secteur bancaire. Les juristes de l’AJBEF assument désormais un double rôle opérationnel au sein du marché rôle opérationnel au sein du marché béninois. D’une part, ils déploient une veille réglementaire rigoureuse pour protéger les banques contre les risques de conformité. D’autre part, ils conseillent les conseils d’administration et les directions générales afin de sécuriser les prises de décisions stratégiques.

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Un commandement resserré

Pour exécuter cette feuille de route et maintenir un dialogue constant avec les pouvoirs publics, l’AJBEF Bénin s’appuie sur une équipe dirigeante restreinte. Outre le président Akouèmaho Missigbeto, l’exécutif de l’organisation s’articule autour de trois cadres :

  •  Clémence Capo‑Chichi : Vice‑présidente
  • Tatiana Adjigbe : Secrétaire exécutive
  •  Jean Louis Hounvo : Secrétaire exécutif adjoint

 

Finalement, l’AJBEF entend s’imposer comme un acteur incontournable du paysage financier béninois, transformant la défense juridique des banques en un levier stratégique pour la stabilité et la modernisation du système national.

Bénin : Lancement des premiers Trophées de l’Agriculture à Ouidah

Une plateforme portée par l’entrepreneure Yasmine Farida Djibril a réuni lundi personnalités administratives, religieuses et acteurs ruraux pour l’ouverture d’un concours national inédit destiné à récompenser les métiers de la terre et de l’eau.

 

La première édition des Trophées de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Élevage (TAPE) s’est ouverte lundi 17 août 2026 à Ouidah, dans la Rue des Carnavals. Le concours, porté par la plateforme « Boule de neige Créa » fondée par Yasmine Farida Djibril, entend récompenser les parcours exemplaires des producteurs, transformateurs et distributeurs des filières agricole, halieutique et pastorale.

Vingt-six distinctions nationales seront décernées dans le cadre de cette édition, avec pour objectif de donner une meilleure visibilité aux talents ruraux et de valoriser les compétences locales qui soutiennent l’économie béninoise.

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Une ouverture placée sous les bénédictions traditionnelles

Yasmine Farida Djibril a ouvert la cérémonie par un mot de bienvenue, dans lequel elle a présenté les fondements de son initiative. Sa Majesté Hounnongan Xossou Papa Djrado II Atchètondji et Sa Majesté Dada Daagbo Hounon Houna II ont ensuite béni la manifestation par leurs prières, saluant une démarche qui met en avant le travail, la production locale et les savoir-faire des communautés.

Par ailleurs, les deux autorités spirituelles ont formulé des vœux de réussite, de prospérité et de pérennité pour l’initiative.

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La municipalité de Ouidah représentée à l’ouverture

Le maire de Ouidah, Christian Mawugnon Houetchenou, empêché, s’est fait représenter par Cyrille Fadegnon, chef du 2ᵉ arrondissement, qui a prononcé le discours inaugural au nom de la municipalité. La coupure du ruban et la visite des stands ont ensuite officiellement consacré l’ouverture de cette première édition.

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Sur place — Une exposition dédiée aux filières rurales

La manifestation se tient dans la Rue des Carnavals à Ouidah, où une exposition présente les initiatives et les produits des participants issus des secteurs agricole, halieutique et pastoral.

 

Les organisateurs présentent les TAPE comme un outil de reconnaissance du travail rural, envisagé comme un levier de création de richesses, d’emplois et de souveraineté économique.

En somme, cette première édition marque le point de départ d’un rendez-vous que la plateforme « Boule de neige Créa » ambitionne d’inscrire durablement dans le calendrier de valorisation des métiers de la terre et de l’eau au Bénin.

 

Bénin : Dernier hommage du Bloc Républicain à l’ambassadeur Gomina

BASSILA, 17 août 2026 — L’ancien ambassadeur et stratège politique Issiradjou Ibrahim Gomina a été inhumé ce lundi 17 août 2026 à Bassila. Le diplomate est décédé samedi dernier des suites d’une brève maladie, déclenchant ainsi une mobilisation immédiate au sein de l’appareil politique béninois.

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Une forte mobilisation politique autour d’Abdoulaye Bio Tchané

 

Abdoulaye Bio Tchané, président du Bloc Républicain, a conduit personnellement une importante délégation d’élus et de membres du Bureau politique pour assister aux funérailles. Le parti a déployé cette forte présence sur le terrain afin de marquer publiquement son soutien à la famille du défunt et, par conséquent, rassurer sa base électorale dans la 14ᵉ circonscription.

 

Avant de s’imposer comme un pilier du Bloc Républicain, Gomina avait forgé une solide carrière diplomatique. En effet, l’État béninois lui avait confié le mandat d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Maroc, puis en Turquie. En parallèle de ses missions à l’étranger, il a dirigé plusieurs dossiers de premier plan au sein de l’administration publique nationale.

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Un parcours diplomatique de premier plan au service de l’État

Au sein de sa formation politique, Gomina présidait la Commission technique permanente des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Béninois de l’extérieur. Les dirigeants de son parti qualifient aujourd’hui cette disparition de perte majeure, soulignant le départ d’un négociateur pragmatique dont l’engagement a durablement structuré leur vision politique.

Ainsi, cette cérémonie à Bassila clôt la trajectoire d’un serviteur de l’État qui a su conjuguer la défense des intérêts du Bénin à l’international et un ancrage politique local décisif.

En somme, son départ rappelle qu’un diplomate peut être à la fois bâtisseur de relations internationales et acteur enraciné dans la vie politique nationale. Gomina laisse ainsi l’empreinte durable d’un serviteur de l’État dont l’héritage continuera d’inspirer le Bénin.

Marché d’Avocancoun : 3 adolescents arrêtés après une altercation

Une intervention rapide a permis d’éviter une issue plus grave vendredi 14 août 2026 près du marché d’Avocancoun, dans la commune de Djidja. Une altercation entre trois adolescents a dégénéré en violence physique, avant l’intervention des forces de l’ordre.

 

D’après les témoignages recueillis sur place par l’équipe de Radio Alohado, la scène aurait commencé par une dispute entre deux des jeunes. Alors que l’un d’eux se trouvait au sol, le troisième adolescent aurait tenté de mettre fin à l’affrontement.

La situation a toutefois rapidement échappé à tout contrôle. Le jeune qui venait de se relever aurait sorti un couteau et tenté de s’en prendre à son adversaire. La présence d’une arme blanche dans un lieu fréquenté comme les abords du marché aurait pu transformer la dispute en drame.

Une commerçante qui tentait de porter assistance aux adolescents a également été victime de violences. Elle aurait reçu un coup de bâton au niveau du front en intervenant dans la scène.

 

Les forces de l’ordre interviennent

 

Alertées par la situation, les forces de l’ordre se sont rapidement rendues sur les lieux. Elles ont interpellé les trois adolescents afin de déterminer précisément le déroulement de l’affrontement et les responsabilités de chacun.

L’incident relance la question de la gestion des conflits entre jeunes dans les espaces publics. Une simple dispute peut rapidement prendre une tournure dangereuse lorsque les protagonistes recourent à des armes ou à des objets pouvant causer de graves blessures.

Pour l’heure, l’enquête doit permettre d’établir les circonstances exactes de l’altercation et de déterminer les suites à donner à cette affaire.

Martin Assogba opéré avec succès en Turquie 13 ans après

Treize ans après avoir survécu à une tentative d’assassinat, Martin Vioutou Assogba, président de l’ONG Alcrer, tourne une page particulièrement douloureuse de son histoire. Une équipe médicale en Turquie a réussi à extraire les deux projectiles qui étaient restés dans son corps depuis l’attaque de décembre 2013.

L’intervention met fin à une longue période marquée par les séquelles de cette agression. Dans la nuit du 9 décembre 2013, des individus avaient attaqué Martin Assogba dans des circonstances qui avaient suscité une vive émotion au Bénin.

Après l’agression, les autorités avaient procédé à son évacuation vers la France pour des soins spécialisés. Les médecins avaient toutefois renoncé à retirer les projectiles, jugeant l’intervention trop dangereuse compte tenu de leur emplacement, notamment au niveau de la tête et du cou.

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Une opération à
haut risque

Des années plus tard, les progrès médicaux et une nouvelle prise en charge ont permis d’envisager une intervention que les spécialistes français considéraient auparavant comme trop risquée.

En Turquie, les chirurgiens ont finalement réussi à retirer les deux balles. L’un des projectiles se trouvait profondément logé dans la région cervicale, une zone particulièrement sensible en raison de la proximité de structures nerveuses et vasculaires importantes.

La réussite de l’opération représente donc un tournant pour le militant béninois. Elle lui permet surtout d’espérer une amélioration durable de son état physique après plus d’une décennie passée avec les projectiles dans son corps.

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Place désormais à la rééducation

Après son hospitalisation, Martin Assogba a entamé une phase de convalescence en Turquie. Son programme prévoit environ deux mois de rééducation afin de renforcer sa mobilité et de retrouver davantage de stabilité physique.

Le président de l’ONG Alcrer dit déjà constater une amélioration. Il affirme notamment marcher avec moins de douleurs qu’avant l’intervention.

Cette opération apporte un soulagement concret à Martin Assogba. Treize ans après avoir échappé à la mort, il peut désormais poursuivre sa récupération sans les deux projectiles qui avaient marqué son corps depuis cette attaque.