8ᵉ colloque conjoint des universités de Parakou et Kara

PARAKOU, 15 septembre 2026 — L’enseignement supérieur ouest‑africain s’engage dans une mutation stratégique. Les universités de Parakou (Bénin) et de Kara (Togo) ont donné le coup d’envoi, ce mardi 15 septembre 2026, de leur huitième colloque scientifique international conjoint, affirmant leur volonté d’aligner la recherche académique sur les priorités socio‑économiques des populations.

Un partenariat académique transfrontalier de haut niveau

La cérémonie d’ouverture a rassemblé les instances dirigeantes des deux institutions hôtes, emmenées par le professeur Bertrand Sogbossi Bocco, recteur de l’Université de Parakou, et la professeure Prénam Houzou‑Mouzou, présidente de l’Université de Kara. Placée sous le parrainage du président de l’Assemblée nationale béninoise, le professeur Joseph Djogbénou, la rencontre a enregistré la participation de décideurs politiques et de plusieurs édiles municipaux du département du Borgou, illustrant ainsi le soutien institutionnel à l’intégration régionale par le savoir.

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Sept cents travaux pour alimenter les politiques publiques

Durant quatre journées d’échanges, organisées par le comité que préside le professeur Mohamed Nasser Baco, les chercheurs présenteront environ 700 communications scientifiques. Par ailleurs, les travaux couvrent un large spectre allant de l’environnement à la santé publique, en passant par l’économie et les sciences sociales. L’objectif opérationnel consiste à mutualiser l’expertise des universitaires béninois, togolais et internationaux afin d’élaborer des solutions applicables aux contraintes du développement régional.

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Sortir des laboratoires pour impacter les territoires

Au nom du ministère de l’Enseignement supérieur, le ministre‑conseiller Mahamadou Dahouda a fixé le cap des délibérations : la science doit sortir des amphithéâtres pour irriguer le tissu social. Cette orientation a été appuyée lors de la leçon inaugurale dispensée par le professeur Brice Sinsin, recteur honoraire de l’Université d’Abomey‑Calavi. D’ailleurs, l’universitaire a appelé à bâtir une institution académique africaine contemporaine, capable de fonctionner comme un moteur de transformation locale et d’innovation durable.

En définitive, ce colloque ne se contente pas d’échanger des savoirs : il engage des acteurs et des décideurs autour d’un impératif concret — transformer la recherche en politiques publiques efficaces. Reste désormais à traduire ces recommandations en projets visibles sur le terrain, faute de quoi les bonnes intentions risquent de rester confinées aux amphithéâtres.

Drame à Ouaké : 3 morts dans l’effondrement d’un château d’eau

OUAKÉ, 15 septembre 2026  — La promesse d’une eau limpide s’est muée en deuil dans le nord du Bénin. Dans la nuit lourde de lundi à mardi, le chantier d’un château d’eau s’est soudainement effondré à Wakité, écrasant les espoirs d’une communauté enclavée et coûtant la vie à trois travailleurs.

Le bilan lourd d’une nuit de drame

Les secouristes ont extrait trois dépouilles inanimées du piège de béton et d’acier avant le lever du jour. Le sinistre laisse également huit blessés graves. Parmi eux, un patient dont l’état suscite une vive inquiétude a été évacué en urgence au Centre hospitalier départemental de la Donga, à Djougou, tandis que sept autres survivants reçoivent des soins intensifs dans les structures médicales locales.

La fracture d’un espoir de développement

L’édifice en chantier devait incarner le renouveau pour la commune de Ouaké et ses 109 000 habitants. Porté par le Projet de cohésion sociale (CoSo), avec le soutien de la Banque mondiale, cet ouvrage visait à réduire l’isolement des populations rurales situées à plus de 460 kilomètres de Cotonou. Au lieu d’apporter l’eau et la vie, le site effondré n’offre plus qu’un amas de ruines, symbole tragique d’un effort de solidarité foudroyé en pleine exécution.

Des interrogations béantes sur le chantier

Une brume de tristesse et d’incompréhension enveloppe désormais le village meurtri. Alors qu’aucune faille technique n’explique encore l’affaissement brutal de la structure, les experts devront établir les responsabilités de ce drame. Wakité pleure ses morts et se dresse, malgré tout, en quête de vérité : que ce drame serve d’avertissement et pousse à des contrôles rigoureux, afin que l’accès à l’eau — promesse de vie — ne se paie plus jamais du sang des travailleurs.

Cotonou : lancement officiel de la rentrée scolaire 2026

La rentrée scolaire 2026-2027 démarre avec une mobilisation coordonnée des autorités nationales et locales à Cotonou. Lundi matin, le maire de la capitale économique du Bénin a participé au lancement officiel de l’année scolaire aux côtés du préfet du Littoral et des trois ministres chargés de l’Éducation.

Au-delà du cérémonial de rentrée, cette présence conjointe traduit une volonté de rapprocher davantage les collectivités locales de l’action de l’État dans le secteur éducatif.

Ville de Cotonou
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La mairie veut peser dans la réussite scolaire

La participation de la Ville de Cotonou à cette rentrée illustre le rôle que les autorités municipales entendent jouer dans l’amélioration de l’environnement éducatif. La municipalité affirme ainsi vouloir accompagner les politiques publiques consacrées à la formation des jeunes et au développement des compétences.

Cette orientation place le capital humain au cœur des priorités locales. Pour la mairie, les performances du système éducatif ne dépendent pas uniquement de l’action des ministères, mais également de l’engagement des collectivités et des autres acteurs présents sur le terrain.

Ville de Cotonou
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Une convergence entre les niveaux de décision

La présence simultanée du maire, du préfet et des responsables des trois départements ministériels chargés de l’Éducation envoie aussi un signal de coordination entre les différentes autorités. Cette démarche vise à soutenir les conditions nécessaires à une rentrée réussie et à inscrire les efforts déployés à Cotonou dans la dynamique nationale engagée en faveur de l’école béninoise.

La municipalité réaffirme, dans cette perspective, sa disponibilité à accompagner les initiatives susceptibles de contribuer à la réussite des élèves et à l’amélioration de leur parcours scolaire.

Ville de Cotonou
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Miser sur le capital humain

Derrière cette mobilisation, les autorités locales et nationales défendent une même priorité : renforcer la qualité du capital humain pour soutenir le développement du Bénin. À Cotonou, la rentrée 2026-2027 apparaît ainsi comme un nouveau point de départ pour consolider le partenariat entre l’État et la collectivité autour des enjeux éducatifs.

La mairie adresse enfin ses vœux de réussite aux élèves, aux enseignants, aux parents d’élèves et à l’ensemble de la communauté éducative pour cette nouvelle année scolaire.

Bénin Influence : Claudy Siar présente sa feuille de route

COTONOU, 14 septembre 2026 — Le chef de l’État Romuald Wadagni a accordé ce lundi 14 septembre une audience au Palais de la Marina à Claudy Siar, chargé de mission à la culture, aux médias et à la visibilité du Bénin. Cette rencontre de haut niveau a permis d’officialiser la feuille de route opérationnelle de l’initiative Benin Influence, destinée à propulser l’image du pays sur la scène internationale.

Un cap stratégique pour le soft power béninois

Au cœur des échanges, la valorisation du patrimoine et des industries créatives béninoises constitue le pilier majeur de cette nouvelle dynamique. Claudy Siar a présenté au président de la République les mécanismes de déploiement visant à positionner le Bénin comme une capitale culturelle et artistique incontournable en Afrique de l’Ouest.

Cette stratégie s’appuie également sur la modernisation des infrastructures muséales et l’organisation d’événements d’envergure internationale pour faire de la culture un levier d’attractivité économique et touristique.

Claudy Siar
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Amplification médiatique et engagement de la diaspora

Le plan d’action soumis au chef de l’État prévoit également une restructuration de la présence médiatique du Bénin à l’étranger. À travers le label Benin Influence, le gouvernement entend nouer des partenariats stratégiques avec les grands réseaux d’information panafricains et internationaux afin de garantir une couverture systématique des réformes et opportunités locales.

L’initiative mise en outre sur la mobilisation active des acteurs de la diaspora, des créateurs de contenus et des figures culturelles. En fédérant ces relais d’opinion, la présidence entend installer durablement la marque-pays Bénin auprès des décideurs et des investisseurs globaux.

Édouard Ouin-Ouro nommé gestionnaire par intérim du Sénat

COTONOU, 14 septembre 2026 — L’ancien Secrétaire général du Gouvernement Édouard Ouin-Ouro a été désigné pour assurer provisoirement la gestion administrative et financière du Sénat béninois. La décision, prise par le président du Sénat Patrice Talon dans l’arrêté nᵒ 2026/002/SENAT/PT du 8 septembre 2026, vise à garantir le fonctionnement courant de la nouvelle chambre pendant la mise en place de son administration permanente.

Le mandat intérimaire s’achèvera avec l’adoption du règlement administratif du Sénat et l’installation définitive des organes de son secrétariat général.

Une administration à installer sans attendre

Le choix d’une direction administrative intérimaire répond d’abord à une contrainte pratique : le Sénat doit pouvoir fonctionner avant même l’achèvement de son organisation interne. Édouard Ouin-Ouro aura ainsi la responsabilité d’assurer les opérations administratives et financières courantes. Cette mission couvre notamment la gestion des ressources, le fonctionnement des services et les différentes procédures nécessaires au lancement de l’institution.

La période d’intérim prendra fin lorsque le Sénat aura adopté son règlement administratif et installé de manière définitive les organes chargés de son Secrétariat général. Le dispositif doit donc permettre à la chambre haute de fonctionner pendant cette phase de transition institutionnelle.

Le budget 2027 déjà en perspective

Cette mise en place intervient également à l’approche d’une échéance budgétaire importante. Au regard des attributions qui lui sont confiées, Édouard Ouin-Ouro devrait notamment participer à la préparation du projet de budget du Sénat pour l’exercice 2027, avant sa présentation dans le cadre de la procédure parlementaire.

Le calendrier donne ainsi à la nouvelle équipe administrative une responsabilité immédiate : traduire les besoins de fonctionnement de la chambre haute en dispositifs budgétaires, organisationnels et logistiques concrets.

Un profil familier des rouages de l’État

Pour piloter cette phase de démarrage, le Sénat s’appuie sur un haut fonctionnaire qui connaît déjà les mécanismes centraux de l’administration béninoise. Ancien Secrétaire général du Gouvernement, Édouard Ouin-Ouro possède une expérience des procédures administratives, de la préparation des actes de l’État et de la coordination entre les différentes structures publiques. Ce parcours constitue un atout au moment où la chambre haute doit construire ses propres méthodes de travail.

Sa désignation provisoire traduit surtout la priorité donnée à la continuité administrative. Avant l’installation complète des structures permanentes, le Sénat doit disposer d’une chaîne de gestion capable de répondre aux exigences quotidiennes d’une institution parlementaire.

Première étape vers une organisation permanente

L’arrêté du 8 septembre ne constitue donc pas une nomination définitive à la tête de l’administration du Sénat. Il établit un cadre transitoire destiné à accompagner la naissance opérationnelle de la nouvelle chambre.

La prochaine étape sera désormais l’adoption du règlement administratif et la mise en place des organes permanents du Secrétariat général. À terme, cette architecture devra donner au bicamérisme béninois une administration propre, structurée et capable d’assurer durablement le fonctionnement du Sénat.

Ouidah : Formation aux premiers secours au marché Kpassè

Au marché Kpassè de Ouidah, le Centre communal de protection civile a sensibilisé dimanche 13 septembre les commerçants et usagers aux risques liés aux fausses alertes, aux gestes de premiers secours et aux comportements à adopter en cas d’urgence. Pendant trois heures et demie, dix agents ont privilégié les échanges et les démonstrations pratiques pour renforcer la capacité des populations à réagir efficacement avant l’arrivée des secours.

OUÏDAH, 14 septembre 2026 — Dans un marché très fréquenté, quelques secondes peuvent faire la différence lorsqu’un malaise, un accident ou un départ de feu survient. À Ouidah, la Protection civile veut justement donner aux populations les moyens d’agir rapidement face à ce type de situation. Le Centre communal de protection civile (CCPC) a organisé, dimanche 13 septembre, une séance pratique de sensibilisation au marché Kpassè.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Des gestes élémentaires pour les situations critiques

Pendant trois heures et demie, de 9 heures à 12 h 30, dix agents du CCPC de Ouidah ont échangé avec les commerçants et les usagers du marché, installé en face du centre de secours. Les participants ont été sensibilisés à trois questions directement liées à leur quotidien : les conséquences des fausses alertes, les premiers gestes de secours et la conduite à tenir lorsqu’une urgence se produit.

Plutôt que de limiter l’intervention à un discours théorique, les agents ont privilégié les échanges avec le public et les démonstrations. Cette méthode devait permettre aux participants de mieux reconnaître une situation à risque et surtout de savoir comment réagir sans aggraver la situation.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
La prévention au cœur des lieux très fréquentés

Pour la Protection civile, le marché constitue un espace stratégique pour diffuser une culture de la prévention. La forte concentration de personnes et les activités commerciales peuvent en effet transformer rapidement un incident en situation plus difficile à maîtriser.

L’objectif consiste donc à faire connaître les réflexes appropriés avant même l’intervention des services spécialisés. Donner l’alerte de manière appropriée, éviter les fausses informations et effectuer les premiers gestes adaptés peuvent contribuer à limiter les conséquences d’un accident en attendant l’arrivée des secours.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté de l’Antenne départementale de Protection civile de l’Atlantique de multiplier les actions au contact direct des populations. Elle intervient sous l’impulsion de son nouveau chef d’antenne départementale, le capitaine AKAMBI Expédit.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Une demande pour renouveler les séances

La participation des commerçants et des usagers a également mis en évidence un besoin de formation continue. Plusieurs participants ont souhaité que ce type d’activité soit reconduit, afin de renforcer leurs connaissances et de maintenir les réflexes acquis.

À travers cette opération menée au marché Kpassè, les services de la Protection civile ont sensibilisé les populations aux gestes qui sauvent. L’initiative vise à déplacer une partie de la prévention hors des centres de secours pour l’installer directement dans les espaces de vie quotidienne. Finalement, l’objectif est de permettre aux premiers témoins d’une urgence de savoir quoi faire, quoi éviter et comment protéger les personnes en danger.

Porto-Novo hôte du sommet UNESCO des Villes apprenantes africaines

L’Afrique de l’Ouest s’apprête à tourner ses regards vers la capitale béninoise. Officialisée par un courrier de l’UNESCO le 29 mai dernier, la désignation de Porto‑Novo comme hôte du prochain rassemblement continental des « Villes apprenantes » consacre la métamorphose de la cité. Ainsi, l’événement réunira plus d’une centaine d’édiles, de décideurs territoriaux et d’experts internationaux autour des enjeux majeurs de l’apprentissage permanent et de l’inclusion sociale.

Une concertation stratégique au sommet de l’État

Afin d’orchestrer ce rendez‑vous d’envergure, le maire Rachadou Toukourou a mené une délégation de haut niveau au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. L’équipe municipale, épaulée par les représentants nationaux de l’UNESCO, dont la secrétaire générale Paulette Okpeicha Gnanvi, a arrêté la feuille de route opérationnelle lors d’un entretien crucial avec le ministre Janvier Yahouedeou.

Les hauts cadres du ministère — la directrice de cabinet Mireille Guédou Madodé, le secrétaire général Crespin Guidi et le directeur financier Dinê Gado — ont défini les normes logistiques et sécuritaires requises. Par conséquent, cette préparation rigoureuse vise à garantir un accueil irréprochable aux délégations étrangères.

Ville de Porto-Novo
© Ville de Porto-Novo
L’éducation globale comme moteur de développement territorial

Placée sous le signe de l’engagement des collectivités africaines pour la formation continue, cette session accueillera formellement les nouvelles municipalités intégrées au réseau mondial de l’UNESCO. En outre, pour la municipalité, ce partenariat stratégique transforme l’accès au savoir en un puissant levier d’attractivité économique et de cohésion communautaire.

Le ministre Janvier Yahouedeou qualifie ce choix international de victoire collective, ce qui illustre le crédit diplomatique renouvelé du Bénin. Le gouvernement du président Romuald Wadagni s’est engagé à mobiliser les ressources nécessaires pour faire de cette rencontre un succès retentissant, propulsant durablement Porto‑Novo sur la scène éducative internationale.

En somme, ce rendez‑vous à Porto‑Novo ne se limite pas à une vitrine diplomatique : il incarne une opportunité concrète de transformer l’éducation en moteur de développement local. Ainsi, en fédérant acteurs publics, experts et collectivités, la rencontre doit permettre d’ancrer des politiques durables d’apprentissage tout au long de la vie et de renforcer la cohésion sociale, pour que Porto‑Novo devienne, au‑delà du symbole, un modèle inspirant pour toute l’Afrique de l’Ouest.

Agriculture au Bénin : le CES et ACMA3 préparent l’après-match

Alors que le chronomètre tourne pour l’initiative agricole ACMA3, ses dirigeants préparent déjà leur prochaine action décisive : verrouiller un héritage durable. Le jeudi 10 septembre 2026, le chef de programme Ousmane Ouédraogo a présenté sa stratégie de fin de mandat au Conseil Économique et Social (CES). Face au président de l’institution, Abdoulaye Bio Tchané, l’objectif de la délégation était clair : s’assurer que les victoires durement acquises par les producteurs ne finissent pas sur la touche après la clôture officielle du projet.

Conseil Économique et Social du Bénin
© Conseil Économique et Social du Bénin
Défendre le terrain dans le Centre et le Nord

Pendant plusieurs saisons, le programme a déployé des innovations tactiques majeures sur le terrain, transformant directement les méthodes de travail des agriculteurs dans les départements du Borgou, de la Donga et des Collines. Désormais, l’équipe d’ACMA3 refuse de voir cette dynamique de victoire s’effriter. En effet, Ousmane Ouédraogo a expressément sollicité un appui institutionnel de la part du CES. Autrement dit, il s’agit d’obtenir un soutien stratégique de poids pour que les communautés locales s’approprient irrévocablement ces nouvelles techniques de production avant la fin du temps réglementaire.

L’offensive institutionnelle du CES

De son côté, Abdoulaye Bio Tchané n’a pas manqué de saluer les performances enregistrées par la formation ACMA3. Le président du CES a reconnu l’impact direct de ce déploiement sur la croissance agricole régionale. Par conséquent, il a accepté de prendre le relais. Tchané a fermement souligné que la capitalisation de cette expérience constitue une étape cruciale, comparable à l’analyse vidéo d’un match victorieux afin d’en partager les meilleures leçons avec l’ensemble du secteur.

Conseil Économique et Social du Bénin
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Un relais assuré pour les producteurs ruraux

En fin de compte, le CES s’engage à exploiter sa position de conseiller pour orienter le futur carnet de jeu des politiques publiques. Grâce à cette alliance de fin de parcours, l’institution promet de maintenir un dialogue permanent entre toutes les composantes de la société. Ainsi, les producteurs et les communautés rurales bénéficient d’une garantie solide : les stratégies agricoles de demain resteront inclusives, résilientes et taillées pour la victoire sur le long terme.

 Atlantique : la Cour suprême destitue un chef d’arrondissement pour violation du code électoral 

La Cour suprême a invalidé, ce jeudi 10 septembre 2026, le mandat de Bernard Gbénou au poste de Chef d’Arrondissement (CA). Ce jugement met un terme définitif à quatre mois de controverse politique locale en transférant la direction de la collectivité au parti légitimement majoritaire.

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Primauté de la législation électorale

Les magistrats de la haute juridiction ont statué en faveur du recours déposé par le camp lésé, déclarant les actes administratifs émis en mai dernier totalement nuls et non avenus. En effet, l’installation de Bernard Gbénou, élu sous la bannière de l’Union Progressiste le Renouveau, enfreignait directement les directives du Code électoral.

La législation nationale stipule clairement que la formation politique détenant la majorité des suffrages au sein d’un arrondissement conserve la prérogative exclusive de désigner l’exécutif local. Or, dans cette circonscription, c’est le Bloc Républicain qui a conquis cette majorité électorale. Par conséquent, la Cour a estimé que le positionnement de l’actuel occupant constituait une infraction caractérisée aux textes en vigueur.

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Transition administrative sous quinzaine

Face à cette irrégularité, l’institution judiciaire a exigé une rectification immédiate du paysage politique local. Le Préfet du département de l’Atlantique a reçu l’injonction d’exécuter cet arrêt dans un délai strict de quinze jours.

Concrètement, l’autorité préfectorale doit désormais procéder à l’investiture officielle de Boco Sètondji, le candidat formellement choisi par le président du Bloc Républicain. Ainsi, après un mandat de seulement quatre mois, Bernard Gbénou doit libérer le bureau de l’arrondissement. Finalement, cette décision de justice vient restaurer l’ordre légal et dissipe définitivement l’instabilité administrative qui entravait la gouvernance de la localité.

 

Calavi–Sékou : la police saisit 25 motos volées et recherche les victimes

Une intervention policière ciblée a permis de neutraliser un vaste réseau de revente de deux-roues volés opérant entre Calavi et Sékou. Cette opération d’envergure, menée par le commissariat d’arrondissement de Calavi, s’est soldée par la saisie de 25 motocyclettes et l’interpellation de deux suspects, désormais à la disposition de la justice.

Une alerte citoyenne à l’origine du coup de filet

En effet, l’affaire prend son origine le 26 août dernier lorsqu’un habitant de Calavi repère dans la circulation un véhicule subtilisé à son épouse huit mois plus tôt. L’alerte immédiate transmise aux forces de l’ordre permet aux agents du commissariat central d’intercepter sans délai le conducteur de l’engin.

Toutefois, les premières déclarations du suspect réorientent rapidement l’enquête. L’individu affirme avoir acquis le deux-roues en toute légalité auprès d’un commerce spécialisé situé dans la localité de Sékou, incitant ainsi les enquêteurs à remonter la filière jusqu’au fournisseur principal.

Police Républicaine du Bénin
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Découverte d’un entrepôt de recel à Sékou

Par conséquent, les policiers opèrent une descente dans les locaux du revendeur désigné. La perquisition révèle alors un véritable centre de stockage illégal abritant 25 motocyclettes. Une partie du stock figurait encore en état de marche, tandis que plusieurs engins avaient déjà été désossés pour alimenter le marché noir des pièces détachées.

Devant l’incapacité du propriétaire des lieux à fournir des titres de propriété valides pour ce parc d’engins, les forces de l’ordre ont procédé à son arrestation immédiate. La Police Républicaine a ensuite déféré le duo devant le procureur de la République pour répondre des chefs de vol et de recel.

Police Républicaine du Bénin
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Restitution des véhicules : les démarches pour les sinistrés

Désormais, la priorité des autorités locales réside dans la restitution des biens à leurs légitimes propriétaires. C’est pourquoi le commissariat d’arrondissement de Calavi invite l’ensemble des citoyens victimes de vol de deux-roues au cours des derniers mois à se présenter dans ses locaux.

Enfin, les usagers concernés doivent obligatoirement se munir d’une pièce d’identité officielle ainsi que des justificatifs d’achat ou cartes grises attestant de leur propriété afin de pouvoir identifier et récupérer leur véhicule.