Affaire Barnabé Azongnidé : 8 ans de prison requis contre le tiktokeur devant la CRIET

Cyberinfluence et soupçons d’escroquerie : le dossier Barnabé Azongnidé met la justice béninoise sous les projecteurs. Ce procès, suivi de près par l’opinion publique, révèle les dérives de l’économie numérique et pose la question de la régulation des activités des influenceurs sur les réseaux sociaux.

 

À Cotonou, l’affaire qui implique le tiktokeur Barnabé Azongnidé prend une tournure judiciaire décisive. Jeudi 12 mars 2026, le créateur de contenus a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), une juridiction devenue incontournable dans la lutte contre les crimes économiques et la cybercriminalité au Bénin.

Au cœur du dossier : des soupçons d’escroquerie via internet, qui auraient été révélés après l’analyse de l’un de ses téléphones par les enquêteurs du Centre national d’investigations numériques (CNIN). Selon les éléments évoqués à l’audience, certaines données numériques récupérées sur l’appareil seraient liées à des activités suspectées de fraude en ligne.

Cette étape judiciaire transforme une affaire très suivie sur les réseaux sociaux en un symbole des tensions entre influence numérique et responsabilité pénale.

 

À la barre, une ligne de défense contestataire

Face aux juges, Barnabé Azongnidé a catégoriquement rejeté toute implication dans des activités frauduleuses. L’influenceur affirme qu’il n’utilisait pas exclusivement le téléphone incriminé.

Selon sa version des faits, l’appareil aurait également servi à un collaborateur chargé de l’assister dans son activité de restauration en ligne, baptisée « Cuisine d’or ». Cet argument vise à introduire un doute sur l’attribution réelle des données retrouvées.

L’accusé a par ailleurs tenté de justifier l’origine de ses revenus en évoquant le succès commercial de son activité. D’après ses déclarations devant la cour, la vente de repas via TikTok lui permettrait de générer près de 200 000 francs CFA de recettes quotidiennes grâce à un système de commandes et de livraisons.

Une affirmation qui a suscité les interrogations du parquet, soucieux de comprendre la cohérence entre les revenus annoncés et les flux financiers observés dans l’enquête.

 

Un parquet particulièrement sévère

Lors de ses réquisitions, le ministère public s’est montré ferme. Le procureur a requis huit ans de prison ferme, soit 96 mois d’incarcération, ainsi qu’une amende de quatre millions de francs CFA contre Barnabé Azongnidé.

Son coprévenu, impliqué dans la procédure, encourt quant à lui cinq ans de prison et deux millions de francs CFA d’amende.

Pour le parquet, le caractère présumé récidiviste de l’accusé, déjà condamné par le passé dans une affaire de cybercriminalité, justifie la sévérité de ces réquisitions.

 

Une défense qui dénonce une peine disproportionnée

Du côté de la défense, la réaction a été immédiate. Les avocats de Barnabé Azongnidé estiment que les réquisitions du ministère public dépasseraient les limites prévues par la législation applicable.

Les faits reprochés et le cadre légal ne justifient pas, selon eux, une peine aussi excessive. Cet argument devrait désormais piloter leur stratégie judiciaire.

Cette bataille juridique souligne également un débat plus large : comment adapter la justice pénale aux nouvelles formes de délinquance numérique, souvent mêlées aux activités économiques issues des réseaux sociaux.

 

Un verdict attendu avec attention

Alors que l’affaire continue de susciter de nombreuses réactions sur les plateformes numériques, la décision de la juridiction est désormais très attendue.

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme doit rendre son verdict le 14 mai 2026.

Au-delà du sort judiciaire de Barnabé Azongnidé, ce jugement pourrait constituer un signal important pour les créateurs de contenus et entrepreneurs du numérique au Bénin, à l’heure où les réseaux sociaux deviennent aussi des espaces d’activités économiques parfois difficiles à encadrer.

Cybercriminalité : un duo de tenanciers de bar face à la CRIET

À Cotonou, un propriétaire de bar et son employé comparaissent devant la CRIET pour escroquerie en ligne. Tandis que l’un avoue, l’autre clame sa reconversion. Mais les preuves numériques retrouvées sur son téléphone sèment le doute. L’affaire, emblématique des défis judiciaires face à la cybercriminalité, est reportée à janvier.

 

Cotonou, 12 novembre 2025 – À Cotonou, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a mis en lumière un cas édifiant de cybercriminalité persistante. Un tenancier de bar et son employé, accusés d’escroqueries en ligne, ont comparu pour des pratiques frauduleuses. Si le second a craqué aux aveux, le premier jure avoir tourné la page. Mais des traces numériques compromettantes retrouvées dans son téléphone jettent le doute. L’affaire est ajournée jusqu’en janvier.

 

Un duo sous le feu des accusations à la CRIET

 

L’audience récente à la CRIET a porté sur des activités illicites en ligne impliquant un exploitant de bar-restaurant et son responsable opérationnel. Les charges visent des arnaques sophistiquées mêlant tromperies virtuelles et manipulations superstitieuses. Ce dossier s’inscrit dans la lutte contre les réseaux cybercriminels qui fragilisent l’économie béninoise, avec des pertes estimées à plusieurs millions de FCFA chaque année.

 

Aveux complets d’un côté, déni catégorique de l’autre

 

Le gérant n’a pas fait mystère de son rôle : il a reconnu les faits sans ambages, détaillant les mécanismes des fraudes. À l’opposé, le propriétaire clame son innocence totale. Il affirme avoir rompu avec ce milieu dès 2021 et s’être consacré à la gestion légitime de son établissement.
« J’ai changé de cap pour de bon », a-t-il plaidé, minimisant tout lien résiduel. Le contraste entre les deux versions a retenu l’attention du tribunal.

 

Le smartphone, témoin accablant des soupçons à la CRIET

 

Le revirement vacille face aux preuves numériques. Des analyses de son téléphone ont révélé des conversations douteuses : échanges sur des rituels marabout et des schémas d’escroquerie active. Ces éléments, extraits d’applications et de messageries, contredisent sa version de reconversion. La cour, dubitative, a scruté ces données comme un fil rouge reliant passé et présent.

 

Ajournement jusqu’au 12 janvier : une enquête sous haute tension

 

Sceptique quant à la crédibilité de la défense, le juge a opté pour un report au 12 janvier 2026. Ce délai permettra d’approfondir les vérifications numériques et d’entendre d’éventuels témoins. En attendant, les prévenus restent sous contrôle judiciaire, illustrant les défis de la justice béninoise face aux traces indélébiles du digital.

Face à la montée des cybermenaces, la CRIET intensifie ses opérations. Cette affaire rappelle que les preuves numériques sont désormais au cœur de la justice contemporaine.

 

 

Bénin : l’actrice Aurélie Guézo incarcérée pour escroquerie liée à une carte SIM

L’arrestation d’Aurélie Guézo, icône du théâtre béninois, plonge le monde culturel dans la stupeur. Incarcérée pour une affaire d’escroquerie liée à une carte SIM, l’actrice se retrouve au cœur d’un scandale numérique aux ramifications judiciaires inattendues. Indubitablement, cet événement tragique soulève des questions cruciales sur la sécurité en ligne.

 

Cotonou, 31 octobre 2025 – Le monde du spectacle béninois est sous le choc. Aurélie Guézo, figure emblématique du théâtre local, connue pour ses rôles espiègles au sein des troupes Sèmako (dirigée par Pipi Wobaho) et Éléphant Mouillé, a été placée en détention provisoire jeudi 30 octobre. Une arrestation spectaculaire, qui s’inscrit dans une enquête pour escroquerie présumée liée à l’usage frauduleux d’une carte SIM.

L’artiste, adulée pour son humour pétillant et sa capacité à incarner les travers humains avec finesse, a comparu devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET). À la suite de cette audition, les juges ont ordonné son incarcération, en attendant les suites de l’instruction.

 

Une carte SIM, un geste banal… aux lourdes conséquences

 

En effet, au cœur de l’affaire, il y a l’achat d’une carte SIM prépayée, présenté comme un modeste service rendu à un proche. Ce geste, en apparence anodin, aurait servi de levier à une opération d’arnaque en ligne. L’ami bénéficiaire de la ligne est soupçonné d’avoir orchestré des manœuvres frauduleuses, dissimulées derrière l’identité de l’actrice.

Les enquêteurs évoquent un schéma classique de cybercriminalité : des identités prêtées à la légère, utilisées comme paravents pour des escroqueries numériques. Aurélie Guézo, qui aurait découvert les faits après coup, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un engrenage judiciaire, et ce, victime d’une confiance mal placée.

« C’est un scénario qu’on n’aurait jamais imaginé sur scène », confie une source proche du milieu théâtral.

 

Une affaire révélatrice des failles numériques

 

Par ailleurs, il faut souligner que cette affaire met en lumière les risques croissants liés à la connectivité au Bénin. En effet, les cartes SIM anonymes ou prêtées deviennent des vecteurs de délits transfrontaliers, échappant parfois au contrôle des autorités. Ces dernières multiplient les mises en garde : toute cession de ligne mobile engage la responsabilité civile et pénale du titulaire initial. C’est pourquoi, à terme, les autorités pourraient lancer des campagnes de sensibilisation pour alerter sur les dangers d’un « emprunt » trop généreux.

 

Aurélie Guézo : Une icône en souffrance, une opinion publique en alerte

 

Pour ses admirateurs, il s’avère que l’image d’Aurélie Guézo derrière les barreaux contraste violemment avec les applaudissements qui saluaient ses performances. Celle qui illuminait les scènes de Cotonou et d’ailleurs attend désormais un dénouement judiciaire susceptible de restaurer sa liberté et son honneur.

Dorénavant, son cas devient un véritable cas d’école : dans un pays où la connectivité explose, la prudence numérique n’est plus un luxe, mais constitue une nécessité absolue. Finalement, cette affaire, qui pourrait révéler d’autres ramifications, promet de tenir en haleine l’opinion publique dans les jours à venir.

 

Dogbo : un directeur arrêté pour escroquerie numérique

À Dogbo, la justice béninoise frappe fort contre la cybercriminalité avec l’interpellation d’un directeur de collège soupçonné d’avoir extorqué 15 millions de FCFA à un compatriote de la diaspora. Usurpation d’identité, faux appels à l’aide et virements successifs : le stratagème, monté autour de la figure de Reckya Madougou, révèle l’ingéniosité des escrocs numériques.

 

Dogbo, 9 octobre 2025 – La justice béninoise démontre une fois de plus son intransigeance face aux agissements frauduleux, avec l’interpellation d’un responsable éducatif soupçonné d’avoir monté une arnaque ingénieuse contre un compatriote établi à l’étranger. Ce cas, qui met en lumière les pièges tendus via les réseaux numériques, illustre les risques croissants de cybercriminalité et l’importance cruciale de la prudence dans les échanges en ligne.

 

Directeur : stratagème de l’usurpation et l’extorsion

 

Selon des sources judiciaires, le suspect, directeur d’un collège public à Djakotomey, a été appréhendé à Zaphi, dans la commune de Dogbo, pour avoir extorqué 15 millions de FCFA à un Béninois de la diaspora.

Pour ce faire, il avait utilisé un stratagème sophistiqué : sous couvert d’une urgence humanitaire fabriquée, il avait usurpé l’identité de Reckya Madougou, figure politique et activiste bien connue, prétendant qu’elle souffrait d’une grave maladie et requérait un soutien financier immédiat. Ce montage, déployé par messages et appels, a permis plusieurs virements successifs de la victime, convaincue par l’apparente légitimité de la démarche.

 

Efficacité de la réponse judiciaire

 

Alerté par des incohérences dans les communications, le plaignant a entrepris ses propres vérifications et contacté les autorités compétentes. Grâce à sa vigilance, les enquêteurs ont rapidement identifié et interpellé le mis en cause, qu’ils ont aussitôt transféré à Abomey pour une garde à vue.

En conséquence, les enquêteurs le présenteront prochainement devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), où il fera face à des poursuites pour escroquerie, usurpation d’identité et cybercriminalité, des infractions graves passibles de peines sévères.

Cette affaire, survenue dans un contexte où les escroqueries en ligne se multiplient, particulièrement visant les membres de la diaspora, souligne l’efficacité des mécanismes de signalement et de réponse judiciaire au Bénin. Ainsi, les forces de l’ordre, en collaboration avec les services spécialisés, réaffirment leur engagement à traquer ces pratiques délictueuses qui minent la confiance sociale et économique.

 

 Zéro tolérance face à la cybercriminalité

 

En conclusion, l’interpellation de ce responsable éducatif pour escroquerie à grande échelle est un coup de semonce : personne, quel que soit son statut social, n’est au-dessus de la loi. Ce cas emblématique est un avertissement direct aux escrocs de l’ombre : le Bénin dispose désormais des moyens et de la volonté politique pour traquer la cybercriminalité, y compris celle qui abuse de la confiance et des liens avec la diaspora.

Des investigations complémentaires pourraient révéler l’ampleur d’un éventuel réseau sous-jacent, tandis que la CRIET s’apprête à délivrer un jugement qui servira de signal fort, rappelant que la loi protège inconditionnellement les citoyens contre les manipulations frauduleuses. La République est désormais un bouclier numérique intransigeant.