Législatives 2026 : les Démocrates lancent la bataille pour l’emploi

Cotonou, le 26 décembre 2025 – À l’aube des élections législatives du 11 janvier 2026, l’heure est au bilan. Après une décennie sous le régime de la « Rupture », le parti Les Démocrates dresse un constat sans concession sur l’état de l’éducation et du marché du travail au Bénin. Pour l’opposition, le carrefour de la vérité est arrivé : il s’agit de choisir entre la poursuite d’une politique de précarité ou le sursaut national.

Les Démocrates : un marché de l’emploi « clochardisé »

Le cœur de la critique des Démocrates cible la loi sur l’embauche, votée par ce qu’ils qualifient de « majorité mécanique » à l’Assemblée nationale. Selon le parti, cette législation, loin de protéger les travailleurs, a transformé l’État en « chef syndicaliste des employeurs ».

Le constat est amer : des milliers d’emplois ont été détruits ou précarisés. Cette loi n’aurait favorisé ni les employés, ni les jeunes diplômés, et encore moins les chômeurs, laissant la jeunesse dans une impasse professionnelle sans précédent.

Éducation : une décroissance alarmante

Le Parti Les Démocrates rappelle que l’éducation est la « mère avant-gardiste » de tout développement. Pourtant, les chiffres sous le régime actuel révèlent une tendance inquiétante. Alors que tous les pays voisins enregistrent une augmentation constante du nombre de candidats aux examens nationaux, le Bénin est le seul pays de la sous-région à afficher une décroissance nette des effectifs au BEPC et au BAC.

Cette ségrégation dans la formation et l’éducation est perçue comme un frein durable à la compétitivité du capital humain béninois.

Le drame des AME : une promesse trahie selon « Les Démocrates »

L’un des échecs les plus cuisants du régime, selon l’opposition, reste le traitement réservé aux aspirants au Métier d’Enseignant (AME). Véritables piliers du système éducatif actuel, ces enseignants vivent dans une incertitude constante.

  • La promesse : un renversement massif dans la fonction publique.
  • La réalité : seule une infime minorité a vu son statut régularisé, laissant la grande majorité dans une déliquescence sociale inacceptable.

Les Démocrates, l‘appel du 11 janvier : briser le Parlement monocolore

Face à ce qu’il qualifie de dérive, le Parti Les Démocrates appelle les citoyens à une révolution électorale. L’enjeu est de mettre fin au parlement monocolore qui a permis le vote de lois jugées antisociales.

Le message est direct : la seule arme contre ce système est la mobilisation massive. En luttant contre l’abstention, chaque électeur devient un acteur du sauvetage du Bénin.

« Sortir massivement pour voter Les Démocrates, c’est refuser la destruction de nos emplois et le déclin de notre école. C’est choisir l’espoir contre la rupture. »

En somme, le spectre d’un Parlement monocolore hante encore les débats, mais la décision finale appartient désormais aux citoyens. Le Parti Les Démocrates a jeté ses forces dans la bataille pour la reconquête des droits sociaux. La grande inconnue reste désormais la participation : le peuple choisira-t-il de reprendre les rêves de son destin le soir du 11 janvier ?

Votez massivement pour le Parti Les Démocrates.

Éducation, formation, emploi : le pacte du Bloc Républicain pour la jeunesse béninoise

Cotonou, le 26 décembre 2025 – À l’approche des échéances législatives du 11 janvier 2026, le Bloc Républicain (BR) place le capital humain au cœur de son projet de société. Pour le parti au cheval cabré, l’équation du développement est simple mais puissante : l’éducation doit mener à la formation, et la formation doit garantir l’emploi. Ce triptyque constitue la clé de voûte pour transformer la jeunesse béninoise en un moteur de croissance durable.

 

Un bilan de progrès, des défis à surmonter

Ces dernières années, le Bénin a franchi des étapes cruciales. Le déploiement des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) a ​​permis de combler le déficit de personnel dans nos classes, tandis que l’extension des cantines scolaires et la promotion de l’enseignement technique ont renforcé l’attractivité de notre système éducatif.

Cependant, le Bloc Républicain reste lucide sur les réalités du terrain. La précarité du statut des AME, l’inadéquation entre les diplômes académiques et les besoins des entreprises, ainsi que le chômage des jeunes diplômés demeurent des préoccupations majeures.

 

Le Bloc Républicain : réformer pour une « Majorité Utile » à l’Assemblée

Pour la prochaine législature, le BR ambitionne de porter des réformes législatives structurantes pour offrir à chacun une compétence utile et une insertion jeune digne. Le programme s’articule autour de cinq piliers majeurs :

  1. Sécuriser le corps enseignant : professionnaliser progressivement les AME pour leur offrir une stabilité de carrière et une dignité sociale.
  2. Révolutionner l’enseignement technique : introduire la formation professionnelle dès le secondaire pour que l’école donne, enfin, un métier.
  3. Valoriser l’identité culturelle : intégrer les langues nationales dans le cursus pour réduire l’échec scolaire précoce.
  4. Booster l’entrepreneuriat : voter une loi « Startup Act » ambitieuse avec l’objectif de créer 10 000 startups et 50 000 emplois.
  5. Investir massivement : mobiliser 50 milliards FCFA pour les PME innovantes et injecter 20 milliards FCFA dans l’économie rurale via l’approvisionnement local des cantines.

 

L’objectif 2033 : un chômage à moins de 5 %.

Le Bloc Républicain fait le choix de la responsabilité et de la proximité. Son ambition ne se limite pas aux slogans : elle vise aussi des résultats quantifiables. En bâtissant une école qui anticipe les besoins du marché, le BR s’engage également à réduire le taux de chômage des jeunes à moins de 5 % d’ici 2033.

Le 11 janvier 2026, le choix est clair. Il s’agit de choisir une législature d’impact, capable de transformer les promesses en réalités concrètes pour nos enfants.

En somme, entre la professionnalisation des enseignants et l’élan promis vers l’entrepreneuriat, le projet du parti au cheval cabré dessine un Bénin résolument tourné vers la compétence. Reste à savoir si cette vision de la « majorité utile » parviendra à convaincre une jeunesse béninoise de plus en plus exigeante. Le 11 janvier 2026, c’est elle qui tiendra le stylo pour valider, ou non, les contours de son futur.

Législatives 2026 : MOELE-BÉNIN veut placer « l’Humain au cœur de la Loi »

Cotonou, le 26 décembre 2025 – Alors que la campagne pour la 10ᵉ législature s’intensifie, le parti MOELE-BÉNIN se distingue par une approche singulière : la social-démocratie au service de l’inclusion. Sous le slogan « Dans la continuité de la Dynamique, osons l’Inclusion », la formation politique porte un projet de société ambitieux, structuré autour de 12 fondements et 25 engagements concrets. Pour MOELE-BÉNIN, le constat est clair : si les infrastructures progressent, le débat parlementaire doit désormais se recentrer sur la qualité de vie, la sécurité de l’emploi et la dignité humaine.

 

La loi SEAT.50 : planifier le Bénin de 2075

L’une des propositions les plus audacieuses du parti est la création de la loi SEAT 50. Il s’agit d’une loi-programme d’orientation couvrant quatre piliers vitaux : Santé, Éducation, Agriculture et Transports.

Contrairement aux politiques de court terme, MOELE-BÉNIN propose une planification sur 50 ans. L’objectif est de sanctuariser le budget de l’éducation, en faisant de l’école une priorité budgétaire systématique et obligatoire pour toutes les collectivités locales et territoriales. Pour le parti, investir dans l’école, c’est garantir la paix sociale de demain.

 

Souveraineté culturelle : les langues nationales au Parlement avec MOELE-BÉNIN

Pour le parti , un système éducatif efficace ne peut être déconnecté de ses racines. Le parti s’engage à porter une réforme historique : élever deux langues nationales au rang de langues officielles.

« Apprendre dans nos langues, c’est renforcer le patriotisme et l’intelligence sociale », martèle la direction du parti.

Cette mesure vise à lutter contre l’échec scolaire et à former des citoyens fiers de leur identité, capables d’innover à partir de leur propre socle culturel.

 

Le patriotisme économique : la préférence nationale d’abord

Face au défi du chômage et de la précarité, MOELE-BÉNIN prône un patriotisme économique sans complexe. Cela passe par deux leviers législatifs :

  1. Révision du Code des marchés publics : imposer légalement l’association systématique des entreprises étrangères avec des PME locales pour tout grand projet.
  2. Consommation locale : soutenir la production nationale pour freiner la fuite des cerveaux et créer des emplois durables sur place.

MOELE-BÉNIN : la voix des sans-voix à l’Assemblée

En 2026, MOELE-BÉNIN ne cherche pas seulement à voter des lois, mais à transformer le rôle du député. Le parti s’engage à exercer un contrôle rigoureux de l’action gouvernementale pour s’assurer que chaque décision sert l’intérêt du plus grand nombre.

Le 11 janvier 2026, osons la vérité politique. Pour un Bénin plus inclusif et des députés proches de vos réalités, votons tous MOELE-BÉNIN.

Législatives 2026 : L’UP le Renouveau appelle à protéger « le Bénin qui gagne »

Cotonou, le 26 décembre 2025 – À quelques jours de l’examen décisif du 11 janvier 2026, l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) dresse un bilan sans concession du passé pour mieux projeter l’avenir. En effet, pour le parti de la mouvance présidentielle, le choix est clair : consolider les fndations d’un Bénin moderne ou risquer un retour vers les instabilités d’autrefois.

 

L’UP le Renouveau  : fin de la « machine à fabriquer des chômeurs »

Pendant des décennies, le système éducatif béninois a souffert de maux profonds : grèves incessantes, classes sans enseignants et financements précaires.

« Notre école était une véritable machine à fabriquer des diplômés sans débouchés », rappelle l’UPR.

Sous l’impulsion des réformes actuelles, ce cycle de fatalité a été brisé. Le virage historique vers l’ Enseignement Technique et la Formation Professionnelle (ETFP) est désormais une réalité concrète. L’objectif affiché est audacieux : 70 % des apprenants doivent sortir du système avec un métier en main. C’est le passage de la théorie à la pratique, de la dépendance à la fierté du savoir-faire.

 

L’équité restaurée : de l’enfant du paysan à celui du ministre

L’UPR souligne aussi  que la révolution ne s’arrête pas aux diplômes. L’insertion professionnelle est devenue une priorité d’État grâce à deux leviers majeurs :

  1. Le PSIE (Programme Spécial d’Insertion dans l’Emploi) : des milliers de jeunes acquièrent leur première expérience en entreprise, rémunérés par l’État. Ici, le clientélisme a laissé la place au mérite grâce à la dématérialisation des processus.
  2. La GDIZ (Zone Industrielle de Glo-Djigbé) : ce qui n’était que des champs est aujourd’hui le poumon industriel de la sous-région. Des milliers de jeunes y transforment localement notre coton, notre soja et nos noix de cajou, redonnant ainsi au label « Made in Bénin » ses lettres de noblesse.

 

Un choix de civilisation : continuité ou retour en arrière

Pour l’Union Progressiste le Renouveau, le scrutin du 11 janvier n’est pas une simple élection de plus. C’est un référendum sur l’avenir de la jeunesse.

  • Voter UPR, c’est protéger les acquis et garantir que les réformes ne s’arrêtent pas en si bon chemin.
  • Voter UPR, c’est refuser le retour aux « pratiques rétrogrades » qui ont longtemps hypothéqué l’avenir de la Nation.

 

L’UP le Renouveau : l’appel au rassemblement

« Nous avons posé les fondations. Ne laissez personne démolir ce que nous avons construit au prix de tant d’efforts », martèle le parti. Le temps du discours creux est révolu ; l’heure est à la poursuite de l’excellence et du rayonnement économique.

Le dimanche 11 janvier 2026, choisissez la compétence et la dignité. Pour une jeunesse qui travaille et un Bénin qui avance, votez massivement Union Progressiste le Renouveau.

Législatives 2026 : La FCBE s’engage pour une école souveraine

Cotonou, le 26 décembre 2025 – À l’approche des élections du 11 janvier 2026, la Force Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) place le capital humain au centre de son combat. Pour le parti, l’éducation n’est pas une simple dépense, mais un droit fondamental et un levier de souveraineté. Dressant un diagnostic sans complaisance des réformes actuelles, la FCBE propose une refonte totale du système éducatif et social pour protéger les plus vulnérables.

 

L’Éducation : sortir de l’expérimentation pour revenir aux réalités

Le parti estime que l’actuelle « approche par compétence » a montré ses limites. Pour les futurs élus FCBE, l’école béninoise doit être repensée autour de trois axes majeurs :

  1. Souveraineté linguistique : introduire enfin les langues locales dans le système formel pour faciliter l’apprentissage.
  2. Dignité des enseignants : la FCBE s’engage à faire bannir le vocable « aspirant » (AME), jugé contraire à la déontologie. Le parti proposera une loi pour codifier et sécuriser le recrutement et la carrière des enseignants.
  3. Inclusion et petite enfance : rendre l’enseignement maternel obligatoire et garantir une éducation de qualité aux enfants en situation de handicap.

 

Universités : stopper la privatisation sociale

La FCBE s’inquiète de la gestion actuelle des œuvres universitaires. Ses futurs députés mèneront deux batailles frontales :

  • Contre la privatisation : le parti s’opposera à toute cession des structures sociales universitaires (résidences, transports) au privé.
  • Gouvernance académique : pour restaurer l’autonomie des universités, la FCBE propose que les recteurs soient à nouveau élus par leurs paires ou désignés selon des critères purement académiques, et non politiques. Elle exige également la suppression des examens nationaux pour les étudiants des universités privées afin de favoriser un partenariat public-privé plus équitable.

Emploi et fonction publique : priorité aux nationaux

Face au chômage endémique et aux « suppressions massives d’emplois », la FCBE prône un patriotisme économique rigoureux. Le parti propose :

  • La sécurisation des carrières : réviser la loi sur l’embauche pour protéger aussi bien l’employé que l’employeur.
  • La préférence nationale : porter une loi imposant la priorité aux Béninois dans les recrutements publics comme privés.
  • Le soutien aux entreprises : créer un fonds de secours pour les entreprises en difficulté afin de sauvegarder les emplois existants.

 

Accès à la terre et innovation : les clés pour demain

Pour la jeunesse rurale, la FCBE entend relire le Code foncier afin de faciliter l’accès des jeunes à la terre dans les zones agricoles. En parallèle, un fonds d’appui à l’innovation et à la recherche sera créé pour soutenir les jeunes entrepreneurs dans la création de richesse.

En définitive, la FCBE appelle à un retour à la gestion de l’éducation par un ministère unique et fort, et à la suppression du Conseil National de l’Éducation jugé inefficace.

Le 11 janvier 2026, choisissons l’expérience et la protection sociale. Pour un Bénin solidaire, votez massivement FCBE !

Élections 2026 : le Bénin entre en campagne dans un esprit de paix

Cotonou, le 26 décembre 2025 – C’est un réveil particulier qu’ont vécu les citoyens béninois ce vendredi. Alors que les échos des célébrations de Noël résonnent encore, le pays a probablement basculé dans l’effervescence électorale. La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a donné le coup d’envoi de la campagne pour les élections législatives et communales couplées du 11 janvier 2026. Pendant quinze jours, jusqu’au 9 janvier, le cœur du Bénin battra au rythme des projets de société et des débats de proximité.

La CENA
© La CENA

Élections 2026 : un appel à la « pédagogie politique »

La veille, dans un message solennel radiotélévisé, le Président de la CENA, Sacca Lafia, a planté le décor de cette quinzaine décisive. Loin des invectives, il a aussi  exhorté les candidats à transformer cette période en un « espace privilégié de confrontation d’idées et de pédagogie ».

Pour le patron de l’organe électoral, l’enjeu dépasse les simples sièges à l’Assemblée nationale ou dans les conseils communaux : il s’agit de la « consolidation démocratique » d’une nation entière. D’ailleurs, Sacca Lafia a insisté sur trois piliers indispensables pour la réussite de ce processus :

  • L’humilité pour les candidats en quête de suffrages.
  • Le professionnalisme pour les médias garantit une information équilibrée.
  • La sérénité pour les forces de défense et de sécurité, chargées de veiller sur le territoire.

Noël et Démocratie : une coïncidence symbolique

Le lancement de la campagne coïncidant avec le lendemain de Noël, le Président de la CENA a su lier les valeurs de partage à l’engagement républicain. En adressant ses vœux de paix et de prospérité pour l’année 2026, il a également invité les acteurs politiques à s’inspirer de la « concorde » de cette période festive pour mener des débats sains.

La CENA
© La CENA

Élections 2026 : une machine électorale prête pour le défi

Derrière les discours, c’est une logistique impressionnante qui se déploie. Sacca Lafia n’a pas manqué de saluer les agents électoraux, qu’il qualifie de « piliers indispensables ». En fait, leur mission est de transformer ce défi organisationnel en un « succès historique » pour le Bénin.

Les partis politiques, désormais en selle, vont sillonner villes et campagnes. De Cotonou à Malanville, des montagnes de l’Atacora aux rives de l’Ouémé, les projets de législature et de gouvernance locale seront scrutés par un peuple souverain qui s’apprête, dans quinze jours, à choisir son destin.

« C’est avec foi en notre démocratie que je déclare ouverte la campagne électorale », a conclu Sacca Lafia, ouvrant ainsi une page cruciale de l’histoire politique du Bénin.

Finalement, le top départ est lancé. Mais après deux semaines de passion électorale et de joutes verbales, quel visage aura l’Assemblée nationale au matin du 12 janvier ? Une chose est certaine : les décisions prises durant cette campagne façonneront le quotidien des Béninois pour les années à venir. Le compte à rebours a commencé.

BOAD : Près de 10 000 milliards injectés dans l’UEMOA

Cotonou, le 23 décembre 2025 – La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) boucle l’année 2025 sur une note de puissance financière. En effet, réunis le 18 décembre à Lomé pour leur 149ᵉ session ordinaire, les administrateurs de l’institution ont dressé un bilan vertigineux : depuis 1976, la banque a injecté 9 916,6 milliards FCFA dans l’économie régionale. Ce chiffre, proche du seuil symbolique des 10 000 milliards, confirme le rôle de la BOAD comme le principal moteur de l’intégration et de la croissance au sein de l’UEMOA.

 

Cap sur 2026 : 75 milliards pour des projets concrets

Loin de se reposer sur ses acquis, l’institution prépare déjà l’avenir. Le Conseil d’administration a validé six nouvelles opérations majeures, totalisant 75 milliards FCFA pour l’exercice 2026. Par ailleurs, la force de ces financements réside dans leur diversité, touchant directement les secteurs clés de la vie économique des États membres.

Voici les chantiers prioritaires qui bénéficieront de cet appui :

  • Guinée-Bissau : création d’un complexe agro-industriel pour transformer la noix de cajou, une avancée cruciale pour la valeur ajoutée locale.
  • Burkina Faso : travaux routiers structurants pour faciliter la mobilité et le commerce.
  • Bénin : installation d’une unité d’assemblage de matériels électroniques, misant ainsi sur l’industrialisation technologique.
  • Sénégal : développement d’infrastructures dédiées à la formation agricole pour professionnaliser la jeunesse.
  • Côte d’Ivoire : renforcement des garanties dans le secteur énergétique.

 

La BOAD : un soutien accumulé aux PME et à la résilience sociale

La BOAD réaffirme également son soutien au secteur privé à travers une prise de participation dans le Fonds Cauris IV, un outil stratégique pour le financement des PME et PMI de la zone.

Au Togo, l’institution maintient son engagement social dans le nord du pays. Les administrateurs ont approuvé la réaffectation des ressources du Programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS). Ce programme, soutenu à hauteur de 30 milliards FCFA, reste aussi  une priorité pour désenclaver les localités rurales, faciliter l’accès à l’eau potable et à l’électricité, et doter les agriculteurs d’équipements de transformation performants.

En définitive, la BOAD ne se contente plus d’être un simple bailleur de fonds ; elle s’impose comme un architecte de la transformation sociale. En combinant infrastructures lourdes, industrie de pointe et résilience des populations vulnérables, l’institution démontre que la finance peut être le levier d’un développement souverain et durable pour toute l’Afrique de l’Ouest.

Bénin : La HAAC impose la diffusion prioritaire des messages officiels

Cotonou, le 23 décembre 2025 – Un vent de rigueur souffle sur le paysage médiatique béninois. Par une décision rendue publique ce mardi, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) vient de franchir une étape décisive dans l’encadrement de l’information officielle. Désormais, tout organe de presse, qu’il soit audiovisuel, écrit ou numérique, a l’obligation légale de relayer les messages du Gouvernement déclarés d’intérêt public.

 

Messages d’intérêt public : une obligation de diffusion « sans délai »

La Décision N° 25-091, signée le 19 décembre dernier, est sans équivoque. Son article 1ᵉʳ stipule que les médias sont tenus de publier ou de diffuser ces messages « sans délai et sans altération ». Cette mesure concerne toutes les communications émanant directement du Gouvernement ou transmises sur ordre de la HAAC, dès lors qu’elles revêtent un caractère d’importance nationale.

Cette décision s’appuie sur une base légale solide, notamment les articles 230 et 231 du Code de l’information et de la communication de 2015. Pour le régulateur, il ne s’agit pas d’une simple recommandation, mais d’un impératif lié à la sauvegarde de l’ordre public et à la défense de l’intérêt général.

 

Des sanctions sévères en cas de manquement

Le régulateur a également tenu à prévenir toute forme de résistance ou de négligence. L’article 4 de la décision précise que tout « retard injustifié » ou toute « altération du contenu » d’un message d’intérêt public exposera l’organe de presse à des sanctions rigoureuses, conformément aux textes en vigueur.

L’objectif affiché est clair : garantir que l’information officielle, souvent vitale en période de crise ou pour la cohésion nationale, atteint chaque citoyen en un temps record et de manière fidèle, quel que soit le support de diffusion.

 

Un tournant pour la responsabilité des médias

Pour les observateurs du paysage médiatique béninois, cette décision souligne la responsabilité sociale du journaliste et du responsable de média. En période de défis sécuritaires ou de santé publique, la HAAC entend faire de la presse un relais stratégique et efficace de la parole étatique.

Si l’objectif affiché est d’assurer une visibilité maximale aux actions d’intérêt commun, la méthode interroge par sa radicalité. En brandissant la menace de sanctions pour tout « retard injustifié », le régulateur place une épée de Damoclès au-dessus des patrons de presse. Reste une question de fond : qui définira, demain, les limites de « l’intérêt public » ? Le risque est grand de voir l’information officielle saturer l’espace médiatique, au détriment du travail d’enquête et de la critique à distance nécessaire à toute démocratie.

Bénin : la Fondation Friedrich Ebert forge une nouvelle génération de bâtisseurs

Cotonou, le 22 décembre 2025 – La relève politique et citoyenne du Bénin franchit une étape décisive. Dans une atmosphère empreinte de solennité, la Fondation Friedrich Ebert (FES) a célébré la clôture officielle de la promotion 2025 du programme « Jeune Leader du Bénin » (JLB). Cette cérémonie marque l’aboutissement d’un parcours d’excellence pour des jeunes déterminés à influencer positivement l’avenir de leur nation.

Fondation Friedrich Ebert : Six mois pour sculpter des dirigeants d’État

Le programme JLB ne se contente pas d’enseigner des citoyens ; il prépare des visionnaires. Durant six mois de formation intensive, les récipiendaires ont été plongés au cœur des mécanismes qui régissent la cité. Le cursus s’est articulé autour de quatre piliers fondamentaux :

  • L’immersion historique : comprendre l’histoire politique du Bénin pour ne pas répéter les erreurs du passé.
  • La maîtrise institutionnelle : décrypter le fonctionnement des institutions de la République pour mieux les servir.
  • L’ingénierie électorale : appréhender la gestion des élections, socle de la légitimité démocratique.
  • Le pouvoir de l’information : analyser le rôle crucial des médias dans la consolidation de l’État de droit.

 

Un parrainage diplomatique de haut vol

La présence de l’Ambassadeur d’Allemagne au Bénin a rehaussé l’éclat de cette remise de certificats. En félicitant personnellement chaque diplômé, le diplomate a souligné l’importance de la coopération germano-béninoise dans la promotion des valeurs démocratiques. Ce soutien international témoigne de la crédibilité du programme JLB, devenu au fil des années un label de qualité pour la jeunesse engagée.

Clôture triomphale du programme Jeune Leader du Bénin 2025 par la Fondation Friedrich Ebert. Entre histoire politique et gestion électorale, une nouvelle élite de citoyens engagés est prête à bâtir le Bénin de demain.
© Clôture triomphale du programme Jeune Leader du Bénin 2025 par la Fondation Friedrich Ebert. Entre histoire politique et gestion électorale, une nouvelle élite de citoyens engagés est prête à bâtir le Bénin de demain.

Fondation Friedrich Ebert : des leaders prêts pour l’action

Pour ces nouveaux diplômés, la fin de la formation n’est que le début de l’aventure. Armés de compétences techniques et d’une conscience civique aiguisée, ils sont désormais prêts à intégrer les sphères de décision, les organisations de la société civile ou les partis politiques.

En définitive, la Fondation Friedrich Ebert réaffirme son rôle de catalyseur de talents. En investissant dans l’humain, elle s’assure que le slogan « Les jeunes d’aujourd’hui sont les leaders de demain » ne soit plus une simple promesse, mais une réalité tangible au service du développement du Bénin.

Lalo : Démission massive de huit cadres du Bloc Républicain

Lalo, le 23 décembre 2025 – Le paysage politique dans le département du Couffo est en pleine ébullition. À Lalo, commune située au sud-ouest du Bénin, la réalité a brutalement rattrapé les rumeurs. En seulement 48 heures, une vague de démissions a plongé le Bloc Républicain (BR) dans une crise structurelle profonde.  Entre le 20 et le 22 décembre 2025, huit figures de proue du parti ont effectivement claqué la porte, laissant un vide stratégique dans quatre arrondissements clés.

 

Un séisme qui secoue quatre arrondissements

Ce n’est pas un départ isolé, mais une action coordonnée qui frappe le Parti au cheval blanc. Les démissions, formalisées par des lettres envoyées au président du parti, dessinent une géographie du mécontentement :

  • À Adoukandji : le parti perd Marcellin Ahouaga (candidat aux communales de 2020) et Benoît Adja, un membre fondateur historique.
  • À Ahomadégbé : Christian Yoh, autre pilier fondateur, se retire aux côtés de Jean-Claude Hongbete, suppléant du Chef d’Arrondissement.
  • À Ahodjinnako : le duo Raymond Djoukpo (candidat en 2020) et Emmanuel Keto, leader local, tire sa révérence.
  • À Tohou : Pascal Jean Noutchedehou et Paul Degnon, tous deux candidats du BR en 2020, ont également déposé leur démission.

 

 Bloc Républicain: le divorce des « fantassins » de 2020

Le profil des démissionnaires est particulièrement révélateur de la profondeur du malaise. Sur les huit départs, six sont d’anciens candidats aux élections communales de 2020. Il ne s’agit pas de simples sympathisants, mais de profils engagés, habitués au corps-à-corps électoral et à la mobilisation de terrain.

Si la plupart des courriers invoquent pudiquement des « convenances personnelles », l’une des lettres lève le voile sur la réalité des chagrins : un sentiment de frustration lié à la faible reconnaissance du travail militant dans les décisions internes. Dans le jargon politique, cela traduit une déconnexion entre la base qui « charbonne » et une direction qui déciderait sans consulter.

 

 Bloc Républicain : un silence pesant et des interrogatoires

À Lalo, ces démissions ne relèvent plus de l’anecdote. En touchant des figures locales respectées simultanément dans plusieurs arrondissements, le signal envoyé à la hiérarchie du parti est d’une clarté absolue : le lien de confiance est rompu.

Pour l’heure, le Bloc Républicain n’a produit aucune réaction officielle. Cependant, ce silence pèse lourd sur l’échiquier politique du Couffo. Cette hémorragie de cadres pose une question centrale : comment le parti compte-t-il aborder les prochaines échéances sans ceux qui l’ont porté lors des combats passés ?

En définitive, cette hémorragie de cadres à Lalo prouve que les secousses partisanes ne sont pas l’apanage d’un seul camp. Si l’actualité a récemment mis en lumière les remous chez Les Démocrates, ces départs en série rappellent que le Bloc Républicain fait lui aussi face à des défis majeurs de cohésion interne. À Lalo, le silence de la direction pèse déjà sur le débat politique, alors que le terrain, lui, n’attend pas.