Natitingou : Abdul-affiz Agballa ressoude Les Démocrates pour les législatives

Natitingou, le 22 décembre 2025 – La politique est parfois un exercice d’équilibriste entre ambitions personnelles et discipline collective. À l’approche du scrutin législatif du 11 janvier prochain, la 4ᵉ circonscription électorale est en pleine ébullition. En effet, le samedi 20 décembre, dans le cadre feutré d’un hôtel de Natitingou, le Coordonnateur communal du parti « Les Démocrates », Abdul-affiz Agballa, a dû faire face à un défi de taille : transformer la colère de ses partisans en une force de frappe électorale.

Face aux tensions liées aux investitures à Natitingou, le Coordonnateur Abdul-affiz Agballa a souligné l'intérêt supérieur du parti Les Démocrates.
© Face aux tensions liées aux investitures à Natitingou, le Coordonnateur Abdul-affiz Agballa a souligné l'intérêt supérieur du parti Les Démocrates.

Le choc des investitures : entre déception et loyauté

L’annonce du positionnement d’Abdul-affiz Agballa comme suppléant du premier titulaire agit comme une douche froide sur ses soutiens. Pour les « têtes de pont » du parti à Natitingou, le verdict est amer. Ayant soutenu leur leader durant les rudes primaires à la base, ils espéraient le voir porter le flambeau en tant que titulaire.

Le mécontentement était palpable lors de cette séance d’échanges. Certains militants, jugeant ces frustrations « légitimes et fondées », n’ont pas caché leur intention de « baisser les armes » ou de quitter le navire. Dans une élection où chaque voix compte, ce risque de démobilisation représente une menace directe pour les chances du parti dans la région.

Abdul-affiz Agballa « Nul n’est au-dessus du parti » : la leçon de discipline

C’est avec une fermeté teintée d’humilité qu’Abdul-affiz Agballa a pris la parole pour ramener le calme. Loin de nourrir l’amertume, le candidat a choisi la voie de la sagesse politique. Son message a été clair : l’intérêt supérieur du parti premier sur les destins individuels.

« En tant que Coordonnateur communal, je travaille pour le compte du parti. Si je n’ai pas été retenu (comme titulaire), je peux ne pas être content, mais je me dois de travailler pour continuer à faire briller la flamme du parti », a-t-il martelé avec conviction.

Pour apaiser les cœurs, il a tenu à saluer celui qui a été désigné titulaire, le présentant non pas comme un rival, mais comme un « frère, ami et compagnon de lutte » de la première heure. Cette approche pédagogique a permis de désamorcer les tensions en rappelant que l’adversaire n’est pas à l’intérieur de la barque, mais bien dans le camp d’en face.

Face aux tensions liées aux investitures à Natitingou, le Coordonnateur Abdul-affiz Agballa a souligné l'intérêt supérieur du parti Les Démocrates.
© Face aux tensions liées aux investitures à Natitingou, le Coordonnateur Abdul-affiz Agballa a souligné l'intérêt supérieur du parti Les Démocrates.

Cap sur le 11 janvier : l’appel à l’union sacrée

Après avoir demandé pardon à ses soutiens pour la déception ressentie, le Coordonnateur a lancé un appel vibrant au travail de terrain. Pour lui, le temps des discussions internes est révolu ; l’heure est à la conquête des suffrages.

L’objectif est désormais limpide : assurer la victoire écrasante du parti « Les Démocrates » dans la 4ᵉ circonscription électorale le 11 janvier prochain. En invitant ses militants à dépasser leurs frustrations pour se concentrer sur l’essentiel, Abdul-affiz Agballa a transformé une crise potentielle en un nouveau souffle pour sa base.

Finalement, cette rencontre de Natitingou pourrait bien être le tournant de la campagne dans le Nord. En faisant preuve de résilience, Abdul-affiz Agballa a démontré que la stature d’un homme politique se mesure aussi à sa capacité à rester fidèle à ses convictions, même lorsque le vent tourne.

Côte d’Ivoire : La diaspora béninoise prie pour la paix au pays

Abidjan, le 22 décembre 2025 – La distance n’efface ni la fraternité, ni le sens du devoir envers la patrie. En effet, le samedi 20 décembre, alors que le Bénin se remet de la tentative de déstabilisation du 7 décembre dernier, la communauté béninoise de Côte d’Ivoire s’est rassemblée à Koumassi 05 au siège de la Fédération des Associations des Cultes Endogènes du Bénin Section Côte d’Ivoire (FACEB.SCI) pour faire entendre sa voix. De 10 h à 14 h, loin du tumulte politique, c’est par la spiritualité et le recueillement que la diaspora béninoise a choisi de manifester son attachement indéfectible à la stabilité de sa terre natale.

La diaspora béninoise : un rassemblement œcuménique pour la paix

Réunis dans une atmosphère empreinte de solennité, les membres de la diaspora ont organisé une grande séance de prières et de messages de paix. Par ailleurs, ce rassemblement a vu se succéder plusieurs sensibilités religieuses, toutes unies par un objectif commun : placer le Bénin sous la protection divine et invoquer la sagesse pour ses dirigeants.

À travers des chants et des rituels traditionnels, les participants ont exprimé leur solidarité envers le Chef de l’État et l’ensemble de la nation béninoise. Pour ces Béninois de l’extérieur, il s’agissait avant tout de rappeler que la paix est un bien précieux qu’il faut préserver à tout prix, au-delà de toute considération partisane.

La diaspora béninoise en Côte d'Ivoire se mobilise par la prière suite au putsch déjoué au Bénin. Un message fort d'unité, de paix et de soutien aux institutions républicaines depuis Abidjan.
© La diaspora béninoise en Côte d'Ivoire se mobilise par la prière suite au putsch déjoué au Bénin. Un message fort d'unité, de paix et de soutien aux institutions républicaines depuis Abidjan.
La diaspora béninoise en Côte d'Ivoire se mobilise par la prière suite au putsch déjoué au Bénin. Un message fort d'unité, de paix et de soutien aux institutions républicaines depuis Abidjan.
© La diaspora béninoise en Côte d'Ivoire se mobilise par la prière suite au putsch déjoué au Bénin. Un message fort d'unité, de paix et de soutien aux institutions républicaines depuis Abidjan.

La diaspora béninoise : un appel vibrant à l’unité nationale

L’initiative se veut aussi un appel à l’unité et au respect des institutions républicaines. Le porte-parole de la communauté a également insisté sur la responsabilité collective de chaque citoyen, qu’il soit sur le territoire national ou à l’étranger, face aux défis qui menacent la cohésion sociale.

« Les frontières n’effacent ni la fraternité, ni la responsabilité que nous portons envers notre pays », semble être le leitmotiv de cette journée de mobilisation. En s’associant par la pensée et la prière aux épreuves traversées par leurs compatriotes restés au pays, la diaspora ivoirienne réaffirme ainsi son rôle de pilier moral et de soutien indéfectible à la démocratie béninoise.

La diaspora béninoise en Côte d'Ivoire se mobilise par la prière suite au putsch déjoué au Bénin. Un message fort d'unité, de paix et de soutien aux institutions républicaines depuis Abidjan.
© La diaspora béninoise en Côte d'Ivoire se mobilise par la prière suite au putsch déjoué au Bénin. Un message fort d'unité, de paix et de soutien aux institutions républicaines depuis Abidjan.

Vers une stabilité durable

En somme, la cérémonie s’est achevée sur une note d’espérance. Les participants ont exprimé le souhait de voir le Bénin poursuivre sa trajectoire de développement, dans un climat de stabilité et de concorde. Présentée comme une « priorité nationale », cette aspiration traduit la résilience d’un peuple qui, même éloigné de sa terre, reste profondément attaché à son identité et animé par la volonté d’une paix durable.

Au-delà des invocations, ce rassemblement de Koumassi envoie un signal clair : pour la diaspora, la patrie n’est pas qu’une délimitation géographique, c’est un sanctuaire moral. En se tenant debout pour les institutions du Bénin depuis les rues d’Abidjan, ces fils et filles du Bénin rappellent que si les complots divisent, l’amour du drapeau, lui, demeure indivisible.

La CENA prépare son « armée » d’agents électoraux

Porto-Novo, le 19 décembre 2025 – À moins d’un mois des élections législatives et communales du 11 janvier 2026, la Commission électorale nationale autonome (CENA) passe à la vitesse supérieure. Pour garantir un vote irréprochable, l’institution a réuni, les 18 et 19 décembre à Cotonou, les futurs formateurs des agents de terrain. Objectif : une maîtrise totale des opérations le jour J.

 

Une préparation millimétrée pour le jour du vote

Cette session de formation, tenue dans les locaux de l’ex-INFOSEC, n’est pas qu’une simple formalité. En effet, les participants ont plongé au cœur des rouages ​​du contrôle : gestion des bureaux de vote, règles de transparence et résolution des incidents.

Pour la CENA, la stratégie est claire : en formant solidement les formateurs, elle crée un « effet multiplicateur ». Ces derniers transmettront ces compétences aux milliers d’agents électoraux déployés sur tout le territoire. L’institution garantit ainsi qu’un personnel professionnel et préparé accueillera chaque électeur.

 

La CENA : engagement et rigueur au rendez-vous

Durant deux jours, l’ambiance a été étudiante mais dynamique. Entre exercices pratiques et simulations de vote, les stagiaires ont dû prouver leur capacité à gérer les situations les plus complexes. D’ailleurs, la session s’est achevée par un test d’évaluation rigoureuse.

« Des agents bien préparés sont la garantie d’un vote serein », souligne-t-on du côté de la Commission. Cette étape est cruciale pour renforcer la confiance des citoyens dans le système démocratique et assurer un examen paisible sur l’ensemble du territoire.

 

La phase finale est lancée.

Les préparatifs s’enchaînent désormais à un rythme soutenu. Après la remise des spécimens de bulletins aux partis politiques et le recrutement final des derniers agents, la CENA s’apprête à lancer les formations décentralisées sur le terrain.

En définitive, tout est prêt pour l’ouverture de la campagne électorale prévue le 26 décembre 2025. Cette phase marquera l’entrée dans la dernière ligne droite avant le double examen décisif du 11 janvier. À travers ces efforts, la CENA démontre aussi son engagement pour des élections transparentes, au service d’une démocratie béninoise toujours plus forte.

États-Unis : Donald Trump suspend la « Loterie des Green Cards »

Washington, le 19 décembre 2025 C’est un séisme pour des millions de candidats à l’exil. Dans un tournant spectaculaire, l’administration de Donald Trump a ordonné la suspension immédiate du programme de visas diversité, plus connu sous le nom de « loterie des Green Cards ». Cette mesure, annoncée par la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, met fin à un dispositif historique qui offre chaque année la résidence permanente à 50 000 étrangers.

La sécurité nationale comme argument choc

 

La décision fait suite à une série de drames qui ont secoué les prestigieuses universités Brown et le MIT. L’auteur des faits, un ressortissant portugais nommé Claudio Manuel Neves Valente, avait obtenu sa carte verte en 2017 grâce à cette fameuse loterie.

Pour la Maison-Blanche, le verdict est sans appel. Kristi Noem a affirmé que cet individu « n’aurait jamais dû entrer sur le territoire ». En conséquence , les services d’immigration (USCIS) ont reçu l’ordre de bloquer sans délai toute délivrance de visa liée à ce programme. L’objectif affiché est clair : renforcer les vérifications et supprimer ce que l’administration considère également comme une faille dans la sécurité du pays.

 Loterie des Green Cards : un programme historique né dans les années 90

 

Créée pour équilibrer la diversité ethnique de l’immigration américaine, la loterie permettait aux citoyens de pays sous-représentés (Afrique, Asie, Europe de l’Est) de tenter leur chance. Contrairement aux visas de travail ou aux regroupements familiaux, ce système ne demandait ni qualifications exceptionnelles, ni attachées aux États-Unis.

Les chiffres donnent le vertige : Pour l’édition 2025, près de 20 millions de personnes avaient postulé à travers le monde, espérant aussi faire partie des 131 000 sélectionnés. Donald Trump, critique de longue date de ce système qu’il juge aléatoire et archaïque, privilégie désormais une immigration « au mérite ».

Un rêve qui s’effondre pour les « amoureux de l’Amérique »

Pour les passionnés de culture américaine, cette mesure représente un choc émotionnel profond. La loterie incarnait l’essence même du « rêve américain » : une chance égale pour tous, où le hasard pouvait transformer une vie modeste en succès outre-Atlantique.

Au-delà de la politique , c’est l’image d’une Amérique ouverte et inclusive qui s’étiole. Ces millions de postulants, fascinés par Hollywood, la Silicon Valley ou les valeurs de liberté, voient aujourd’hui une porte unique se fermer. Désormais , les États-Unis renforcent l’image d’une nation sélective et élitiste, privilégiant les talents exceptionnels ou les investisseurs.

 Loterie des Green Cards : vers une bataille judiciaire ?

Si la suspension est immédiate par décret exécutif, elle risque de se heurter rapidement aux tribunaux. En effet , le programme étant ancré dans la loi fédérale depuis les années 1990, seul le Congrès peut l’abolir définitivement.

En somme, cette annonce marque une nouvelle étape dans la ligne dure de l’administration Trump. Les prochains mois diront si cette pause est temporaire ou si elle signe l’arrêt de mort définitif du programme qui a façonné le visage multiculturel de l’Amérique moderne.

Élections 2026 : Top départ pour les messages de campagne

Cotonou, le 19 décembre 2025 – Les projecteurs s’allument, les cravates s’ajustent et les discours sont relus une dernière fois avec fébrilité. À quelques semaines des élections législatives et communales du 11 janvier 2026, le siège de la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB SA) est devenu le cœur battant de la démocratie béninoise. Depuis ce vendredi, les dirigeants et représentants des formations politiques s’y succèdent pour une étape cruciale : l’enregistrement des messages officiels de campagne.

Législatives et Communales 2026 au Bénin : les partis politiques enregistrent leurs messages à la SRTB sous la supervision de la HAAC. Un pas de plus vers le examen.
© Législatives et Communales 2026 au Bénin : les partis politiques enregistrent leurs messages à la SRTB sous la supervision de la HAAC. Un pas de plus vers le examen.

Élections 2026 : une mécanique de précision sous haute surveillance

Dans les studios de Cotonou, rien n’est laissé au hasard. Cette opération, minutieusement encadrée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), répond à un protocole strict. Chaque seconde compte, car l’équité est le maître-mot. En effet, pour garantir la stricte égalité entre les candidats, une délégation de la HAAC supervise chaque enregistrement avec une attention millimétrée.

Les superviseurs présents assurent un suivi impartial : ils veillent au respect du temps de parole et des règles de bienséance, sans jamais censurer le fond des idées. Ce rôle d’arbitre indépendant, inscrit dans la Constitution, est le garant d’un débat apaisé. L’objectif est d’éviter tout dérapage et s’assurer que les médias publics restent un espace neutre et ouvert à tous.

Législatives et Communales 2026 au Bénin : les partis politiques enregistrent leurs messages à la SRTB sous la supervision de la HAAC. Un pas de plus vers le examen.
© Législatives et Communales 2026 au Bénin : les partis politiques enregistrent leurs messages à la SRTB sous la supervision de la HAAC. Un pas de plus vers le examen.

Le défi du double examen : convaincre en un temps record

La particularité de cette année réside dans le caractère « couple » des élections. Le 11 janvier prochain, les Béninois devront choisir à la fois leurs députés et leurs conseillers locaux. Par conséquent, pour les partis politiques, l’exercice de l’enregistrement est un véritable défi pédagogique.

« Il faut réussir à parler de lois nationales et de développement local dans le même message », confie un cadre de parti. Pour le grand public, ces messages diffusés prochainement seront essentiels pour comprendre les projets de société et distinguer aussi les enjeux nationaux des préoccupations de proximité.

Élections 2026 : la HAAC, rempart de la sérénité démocratique

À travers cette phase technique, la HAAC réitère sa détermination à offrir aux citoyens une information de qualité, loin des rumeurs et de la désinformation. En encadrant ainsi la parole politique, l’institution favorise une campagne sereine et ancrée dans les valeurs démocratiques.

En somme, alors que la campagne officielle ne s’ouvrea que le 26 décembre 2025, cette « pré-campagne » dans les studios de la SRTB prouve que la machine électorale tourne déjà à plein régime.. Les électeurs béninois, eux, se préparent déjà à passer au crible ces interventions qui rythmeront leur quotidien audiovisuel jusqu’au jour du vote.

Bénin : le ministère du Numérique et la HAAC renforcent leur coopération pour moderniser les médias

Porto-Novo, 18 décembre 2025 – Dans un effort concerté pour adapter le secteur des médias aux défis du numérique, la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, s’est entretenue  jeudi avec le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko. Cette discussion, menée dans un esprit de partenariat renforcé, vise à consolider les synergies entre régulation audiovisuelle et avancées technologiques.

Des priorités centrées sur la régulation numérique et l’information responsable

 

Les pourparlers ont couvert plusieurs axes prioritaires : l’intégration des outils numériques dans l’écosystème médiatique, la mise à jour des normes réglementaires pour répondre aux pratiques en ligne émergentes, et la création d’un cadre favorable à une information responsable dans un environnement de plus en plus connecté.

La ministre du Numérique et le président de la HAAC consolident leur partenariat pour adapter la régulation des médias aux enjeux du digital,
© La ministre du Numérique et le président de la HAAC consolident leur partenariat pour adapter la régulation des médias aux enjeux du digital,

Une collaboration fluide entre le ministère et la HAAC

 

À l’issue de l’entretien, la ministre a loué l’ouverture d’esprit et la réceptivité du président Loko. Elle a rapporté une anecdote partagée par ce dernier, illustrant leur entente fluide : une relation si harmonieuse qu’elle dispense des formalités superflues, comme un bonjour matinal dans une maison unie. Selon elle, cette fluidité caractérise aussi  les interactions entre le ministère et la HAAC depuis l’installation de la nouvelle équipe dirigeante. Leurs priorités se chevauchent, favorisant ainsi une coopération quotidienne sur des projets communs.

 

La HAAC, un acteur clé dans l’écosystème numérique national

 

Aurélie Adam Soulé Zoumarou a insisté sur le rôle pivotal de la HAAC dans le paysage national, et sur la promptitude avec laquelle l’institution répond aux besoins de son département. Elle a également exprimé une reconnaissance sincère pour l’attention constante du président et de ses conseillers, qui soutiennent activement les initiatives numériques. « Nous restons mobilisés pour favoriser l’essor des médias et de ce domaine crucial pour la nation », a-t-elle affirmé, réitérant l’engagement mutuel en faveur d’un développement médiatique innovant.

Une ambition commune pour une régulation moderne et inclusive

 

En somme, cette initiative reflète une ambition partagée : fortifier la supervision du domaine communicationnel tout en intégrant les outils digitaux pour accélérer la croissance économique et sociale du Bénin. Dans un contexte où la transformation numérique redéfinit les usages médiatiques, cette alliance institutionnelle pourrait inspirer des avancées concrètes en matière de régulation, de cybersécurité et d’accès équitable à l’information. Les deux parties ont réaffirmé leur détermination à poursuivre ce dialogue pour un secteur plus résilient et adapté aux enjeux contemporains.

 

Fonction publique : le Bénin accélère la modernisation de la gestion RH

Cotonou, 18 décembre 2025 – Le ministère du Travail et de la Fonction Publique a inauguré, mardi 16 décembre, la deuxième édition annuelle de la Conférence des Gestionnaires des Ressources Humaines de l’État, dans l’enceinte de la salle des fêtes des Tours administratives. Cette plateforme réunit les directeurs et responsables RH des divers ministères et organismes publics, dans l’objectif de promouvoir une administration plus agile et numérique.

La révision des protocoles RH au cœur des échanges

Par ailleurs, cette session met particulièrement l’accent sur la révision des protocoles de gestion des ressources humaines, un chantier essentiel pour aligner les pratiques administratives sur les avancées technologiques. Elle participe en outre à un vaste mouvement de réforme destiné à moderniser les procédures administratives et à fluidifier les échanges entre les différents services de l’État.

 

Un appel à renforcer les compétences et à harmoniser les pratiques

Le secrétaire général du ministère, Germain Alokpo, a ouvert les débats en rappelant les finalités de cette instance : stimuler les partenariats entre administrations, accroître les compétences en matière de RH et appuyer les transformations en cours. Il a insisté sur l’importance cruciale de mettre à jour les guides procéduraux, qui joueront un rôle pivot dans le déploiement imminent du Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines et de la Paie (SIGRH-Paie). Cette plateforme innovante promet une numérisation approfondie des opérations, favorisant une plus grande transparence et une efficacité accrue dans le suivi des carrières et des rémunérations.

Gestion des ressources humaines de l’État : le Bénin renforce ses pratiques RH, harmonise ses procédures et prépare le SIGRH-Paie pour optimiser la performance administrative.
© Gestion des ressources humaines de l’État : le Bénin renforce ses pratiques RH, harmonise ses procédures et prépare le SIGRH-Paie pour optimiser la performance administrative.

Une gouvernance RH modernisée pour un État plus performant

Victorin Honvoh, directeur de cabinet et représentant la ministre, a ensuite déclaré les travaux ouverts. Il a loué le choix du thème principal, « Actualisation des manuels de procédures des Ressources Humaines », en soulignant ses retombées potentielles : une meilleure protection légale des décisions administratives, une uniformisation des méthodes entre services, une accélération du traitement des demandes et une gouvernance renforcée pour le personnel étatique. Il a exhorté les participants à adopter une posture professionnelle, collaborative et exigeante, afin de produire un cadre partagé et réaliste, tenant compte des contraintes spécifiques à chaque structure.

Deux jours d’analyses et de recommandations pour une administration plus efficace

Prévue sur deux jours, cette conférence offre un espace dédié aux analyses approfondies, aux partages d’expériences et à la formulation de recommandations techniques. Elle représente un levier stratégique pour équiper l’État béninois d’instruments contemporains de gestion des talents, dans un contexte où la digitalisation devient un impératif pour la compétitivité publique. Les organisateurs expriment leur optimisme quant aux avancées qui en découleront, renforçant ainsi une administration orientée vers l’efficacité et le service aux citoyens.

 

Cryptomonnaies : l’urgence d’un cadre légal africain

Cotonou, 18 décembre 2025 – Dans un paysage africain en pleine mutation digitale, un colloque organisé par l’École de Formation des Professions Judiciaires (EFPJ) a rassemblé mercredi des magistrats, juristes et représentants officiels pour examiner les répercussions des monnaies numériques sur les systèmes légaux du continent. Sous le thème « Les défis de la cryptomonnaie pour le droit africain et les professionnels de la justice : enjeux et perspectives », cette initiative a mis en lumière les opportunités et les pièges inhérents à ces technologies émergentes.

Cryptomonnaies : une technologie porteuse de progrès mais aussi de risques

 

Ouvrant les débats, la directrice de l’EFPJ, Bernadette Houndékandji-Codjovi, a souligné la dualité des cryptomonnaies : vecteurs de progrès technologiques, elles exposent néanmoins à des menaces accrues, comme les infractions cybernétiques. Elle a encouragé un dialogue ouvert et constructif pour anticiper ces évolutions et adapter les pratiques judiciaires.

Au nom du ministre de la Justice et de la Législation, le directeur adjoint de cabinet, Ulrich Gilbert Togbonon, a rappelé que les acteurs du secteur judiciaire doivent impérativement s’approprier ces outils modernes. Il a plaidé pour une formation renforcée afin de gérer les litiges inédits générés par les actifs virtuels. Togbonon a également évoqué les avancées impulsées par le président Patrice Talon, telles que la dématérialisation des administrations publiques, qui visent à actualiser l’appareil judiciaire. Pour finir, il a loué l’excellence de l’organisation de cet événement par la directrice de l’EFPJ et les équipes impliquées.

À Cotonou, un colloque de l’EFPJ réunit experts et magistrats pour décrypter l’impact explosif des cryptomonnaies sur le droit africain et tracer les lignes d’une justice prête pour l’ère numérique
© À Cotonou, un colloque de l’EFPJ réunit experts et magistrats pour décrypter l’impact explosif des cryptomonnaies sur le droit africain et tracer les lignes d’une justice prête pour l’ère numérique

Les bases conceptuelles posées par les experts

 

La première intervention, confiée à Gildas Nonnou, agrégé des facultés de droit à l’Université d’Abomey-Calavi, a posé les bases conceptuelles. Il a décrit les cryptomonnaies comme des séquences numériques chiffrées, dont les opérations sont gérées via une infrastructure décentralisée nommée blockchain, assurant une datation précise et une traçabilité infalsifiable.

Les discussions subséquentes ont révélé que ces instruments financiers défient les catégories juridiques traditionnelles, avec un encadrement légal encore naissant sur le continent. Les experts ont unanimement appelé l’Afrique à s’imposer comme un protagoniste clé dans la régulation de ces technologies, transformant ce forum en source de recommandations solides pour l’avenir.

Cryptomonnaies : vers une justice africaine modernisée et proactive

 

En somme, ce colloque s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation judiciaire au Bénin, où la digitalisation accélérée impose de repenser les cadres normatifs. Il pose les jalons pour une Afrique proactive face aux défis des cryptomonnaies, en équilibrant innovation et protection des citoyens. par ailleurs, les conclusions attendues pourraient influencer les politiques régionales, renforçant la capacité des systèmes judiciaires à naviguer dans cette ère numérique.

 

Distinction nationale : Dandi Gnamou élevé au grade de Grand officier

Cotonou, 17 décembre 2025 –C’est dans une atmosphère d’une solennité rare que la professeure Dandi Gnamou, présidente de la Haute Cour de Justice, a été élevée le mardi au grade de Grand officier de l’Ordre national du Bénin. Organisée au siège de l’institution, cette cérémonie consacre une trajectoire d’exception, véritable point de rencontre entre l’excellence académique, la rigueur du magistrat et un engagement sans faille au service de l’État.

Une cérémonie marquée par le recueillement et la symbolique d’État

 

Autour de la récipiendaire, un parterre de hautes personnalités : les présidents des grandes institutions, conduits par Louis Gbèhounou Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, ainsi que la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé, Grande Chancelière de l’Ordre national, qui a présidé l’événement.

Avant les honneurs, l’assistance a observé une minute de silence en mémoire des victimes des événements tragiques du 7 décembre 2025, un geste qui a aussi rappelé la fragilité du contexte national et donné à la cérémonie une dimension supplémentaire de gravité et d’unité.

La professeure Dandi Gnamou, présidente de la Haute Cour de Justice, a été élevée au grade de Grand officier de l'Ordre national du Bénin. Retour sur un parcours d'exception.
© La professeure Dandi Gnamou, présidente de la Haute Cour de Justice, a été élevée au grade de Grand officier de l'Ordre national du Bénin. Retour sur un parcours d'exception.

De la Sorbonne à l’UAC : un rayonnement académique sans frontières

 

Dans son allocution, la vice-présidente a longuement retracé la trajectoire d’excellence de Dandi Gnamou. Formée à l’Université Paris-Sud, où elle fit ses premières armes comme allocataire de recherches, elle a rejoint l’Université d’Abomey-Calavi avant de briller sur la scène régionale.

Lauréate du concours de voix d’agrégation du CAMES en 2013, puis élevée au rang de professeure titulaire en 2018, elle a porté le droit public béninois dans des institutions prestigieuses, de la Sorbonne à l’Université de Kara, en passant par le Centre des hautes études de défense de Dakar. Véritable mentor, elle a dirigé une quinzaine de thèses et plus d’une vingtaine de mémoires, façonnant ainsi une nouvelle génération de juristes d’élite.

De Bercy à la Haute Cour de justice : l’excellence comme boussole

 

Au-delà des amphis de l’université, son parcours professionnel dessine le profil d’une haute servante de l’État. Après avoir fait ses armes comme conseillère juridique au Sénat français puis au ministère de l’Économie à Bercy, elle a mis son expertise au service des réformes politiques au Bénin.

Son ascension institutionnelle à la conduite de la Cour suprême à la présidence de la chambre du contrôle des comptes de la Cour des comptes, avant son élection en mars 2024 à la tête de la Haute Cour de Justice . Un itinéraire sans faute que la Grande Chancelière a qualifié de « parfaitement exemplaire », justifiant ainsi avec éclat cette élévation dans l’ordre national. »

 Dandi Gnamou : une récipiendaire émue, tournée vers le service public

 

Après la remise des insignes et la signature du certificat, Dandi Gnamou a livré un discours empreint d’émotion et de dignité. Elle a rendu hommage aux victimes du 7 décembre, salué le soutien indéfectible de sa famille, et exprimé sa gratitude envers la République et le président Patrice Talon pour la confiance placée en elle.

Elle a également remercié la vice-présidente pour son accompagnement, ainsi que plusieurs figures institutionnelles, dont Louis Gbèhounou Vlavonou.

« Cette distinction, je la reçois au nom de tous ceux qui servent avec loyauté nos institutions. Elle nous engage à consolider un État de droit robuste, efficace et crédible », a-t-elle déclaré, citant Corneille : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. »

 

 Dandi Gnamou : la reconnaissance du mérite au service de la Nation

 

Par-delà le prestige des médailles, cette cérémonie incarne la volonté de l’État béninois de valoriser ses serviteurs les plus exemplaires, à un moment où le pays cherche à renforcer ses institutions face aux défis récents. Elle se veut aussi un hommage vibrant à la compétence, à la résilience et à l’engagement public, dans un contexte où la justice et l’enseignement supérieur demeurent des piliers essentiels de la stabilité nationale.

CENA : Les partis politiques reçoivent les spécimens du bulletin unique

Cotonou, 17 décembre 2025 – La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) franchit une étape décisive vers les scrutins de 2026. Ce mercredi, l’institution a procédé à la remise officielle des spécimens des bulletins  de vote uniques aux représentants des formations politiques en lice.

Transparence et équité de traitement

 

Cette démarche, conforme au Code électoral, vise à garantir une égalité stricte entre les concurrents. En recevant ces spécimens en amont, les partis peuvent valider la conformité de leurs logos, couleurs et positions, notamment toute technique de contestation le jour du vote.

Le bulletin unique, désormais pilier du système électoral béninois, joue un rôle crucial : il simplifie l’acte de vote pour le citoyen et limite drastiquement le nombre de bulletins nuls. Sa distribution précoce est un signal fort envoyé par la CENA pour assurer une campagne électorale transparente et sereine.

La CENA a remis ce mercredi les spécimens des bulletins de vote uniques aux partis politiques pour les élections de 2026. Une étape clé pour la transparence et la fiabilité du scrutin au Bénin.
© La CENA a remis ce mercredi les spécimens des bulletins de vote uniques aux partis politiques pour les élections de 2026. Une étape clé pour la transparence et la fiabilité du scrutin au Bénin.

Spécimens des bulletins  : un pas vers des élections apaisées

 

Cette étape vient consolider la crédibilité du processus électoral, en droite ligne avec les exigences de transparence et d’impartialité portées par la CENA. Elle s’inscrit dans la continuité des phases déjà menées, notamment la validation des candidatures et le tirage au sort des positions sur les bulletins.
Dans un contexte où se croisent enjeux locaux et dynamiques nationales, cette distribution apparaît comme un signal fort : celui d’une volonté d’avancer vers un scrutin apaisé et maîtrisé.

Après la validation des candidatures, ce geste symbolise l’accélération du calendrier électoral. Dans un climat où les enjeux locaux et législatifs sont majeurs, la CENA confirme ainsi son rôle de garant de la fiabilité du contrôle. Les formations politiques ont désormais toutes les cartes en main pour entamer leur travail de sensibilisation auprès des militants.