BANGKOK (Thaïlande), 14 octobre 2026 — Le gouvernement béninois a officialisé, les 12 et 13 octobre 2026, une nouvelle étape majeure dans sa stratégie de développement infrastructurel. En marge des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, la délégation conduite par Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, a scellé trois accords de financement avec la Banque islamique de développement (BID) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). Cette enveloppe globale, évaluée à 249,5 milliards de francs CFA, promet de transformer en profondeur le paysage logistique, agricole et énergétique du pays.
Un financement stratégique pour l’avenir
L’accord, paraphé dans la capitale thaïlandaise, marque l’aboutissement d’une intense diplomatie économique. Les autorités béninoises ont activement diversifié leurs partenaires financiers, mobilisant des capitaux auprès de bailleurs multilatéraux arabes et islamiques. Cette approche vise à sécuriser les ressources nécessaires pour combler le déficit d’infrastructures et stimuler la compétitivité nationale. Le chef de l’État a personnellement piloté ces négociations, soulignant l’urgence d’accélérer les chantiers structurants pour soutenir la croissance.
Le corridor Godomey-Ouidah-Hillacondji en chantier
Le premier volet de cet accord concerne le secteur vital des transports. La BID alloue 201,3 milliards de francs CFA pour moderniser l’axe routier reliant Godomey à Hillacondji, en passant par Ouidah. Ce projet prévoit la transformation de cette artère en une voie express à deux fois deux voies, sur une distance de 94 kilomètres. Les travaux incluront la construction de quatre échangeurs stratégiques, notamment à Godomey, à Ouidah et au carrefour de Pahou-Hillacondji. En complément, la BADEA financera la construction de 20,1 kilomètres de voies de contournement dans quatre villes clés : Alibori, Atacora, Atlantique et Borgou. Ce réseau réaménagé devrait fluidifier le trafic vers le corridor Abidjan-Lagos et renforcer l’intégration régionale.
Une agriculture tournée vers la productivité
Le deuxième pilier de cet accord cible directement la sécurité alimentaire et la richesse des sols. Un financement de 12,5 milliards de francs CFA sera dédié à un programme d’intensification durable des systèmes de basse-cour. Ce projet ambitieux déploiera des initiatives dans 48 communes du pays. L’objectif est double : accroître les rendements agricoles et améliorer la résilience des exploitations face aux aléas climatiques. Les fonds serviront à financer des intrants de qualité, à promouvoir des techniques culturales innovantes et à soutenir les petits producteurs dans les zones les plus vulnérables.
L’électrification rurale accélérée
Le troisième volet promet d’améliorer significativement le quotidien des populations rurales. La BADEA octroie 35,7 milliards de francs CFA pour étendre le réseau électrique dans 127 localités. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme d’action du gouvernement pour le développement de l’électrification (PADSEBE). Il prévoit l’installation de 1 127 kilomètres de lignes de distribution et la construction de 25 mini-réseaux. À terme, ces infrastructures desserviront plus de 61 000 ménages, ainsi que 127 marchés, divers services publics et plus de 4 500 petites entreprises. Sept départements bénéficieront de ces travaux, notamment l’Alibori, l’Atacora, l’Atlantique, le Borgou, les Collines, l’Ouémé et le Plateau.
Une gouvernance axée sur l’impact
À travers ces signatures, le gouvernement béninois réaffirme sa volonté de transformer les financements en résultats tangibles. Les autorités insistent sur l’importance d’une gestion rigoureuse et transparente des fonds alloués. Ces investissements massifs devraient non seulement stimuler l’économie locale, mais aussi améliorer durablement les conditions de vie des citoyens. En consolidant ses partenariats internationaux, le Bénin entend ainsi accélérer son émergence et renforcer sa position de hub économique en Afrique de l’Ouest.


































































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Un contexte de défis et d’opportunités avec l’ambassadeur Araba
Des réussites éclatantes, des obstacles tenaces

Dès son arrivée, la délégation a entamé un dialogue fructueux avec les plus hautes autorités béninoises. Autour de la table, le Ministre des Affaires étrangères, M. Shegun Bakari, et son homologue de l’Agriculture, M. Gaston Dossouhoui, ont partagé leur vision d’un secteur agricole modernisé, pilier d’une souveraineté alimentaire retrouvée. En plus, ces échanges, empreints de gravité et d’espoir, ont permis de mesurer les avancées réalisées grâce aux projets soutenus par le FIDA, tout en traçant des perspectives audacieuses pour l’avenir rural du Bénin.
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