Une table ronde sur les profondes difficultés des entreprises de presse

Le président du conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuelle du Bénin (CNPA-Bénin), Evariste Hodonou, a procédé ce vendredi, à l’ouverture officielle des travaux de la table ronde des médias relatifs aux difficultés des entreprises de presse, dont le thème est « Presse béninoise : Etats des lieux et perspectives », a constaté l’Agence Bénin presse.

Selon le président Evariste Hodonou, les espaces de liberté s’amenuisent avec un code numérique qui limite les professionnels des médias dans l’exercice de leur fonction. Ces dernières, a-t-on informé, sont sous perfusion. « Elles sont sevrées de la subvention de l’aide de l’Etat à la presse privée, sauf la moitié de 2018, où elle a été octroyée à la veille des élections législatives »a expliqué le président, déplorant que pourtant ce soient des droits légaux et constitutionnels.

Il a indiqué que depuis les derniers états généraux de la presse tenus en 2014, la presse béninoise a connu des mutations, des crises et des avancées. « Au cours de ces assises les acteurs de la presse vont réfléchir sur les voies et moyens pouvant insuffler une nouvelle dynamique à leur secteur. Il s’agira aussi de débattre sur la question d’orientation de la presse publique béninoise vers un modèle économique» a précisé le président Hodonou. Il a donc exhorté les pouvoirs publics, les partenaires à s’approprier des résolutions de leurs travaux pour aider la presse à sortir la tête de l’eau.

Quant au représentant du président de la haute autorité de l’audiovisuel et de la communication(HAAC), Franck Kpotchémè, l’instance de régulation se félicite de cette audace dont l’objectif n’est autre que d’aider à redorer le blason de la corporation. Le conseiller a informé que la HAAC jouera pleinement sa partition pour de véritables entreprises de presse au Bénin.

Présidentielle 2021 : la Cour Constitutionnelle rejette les recours des candidats recalés

La Cour Constitutionnelle a rejeté la dizaine de recours déposés par les candidats

En effet, après la clôture du dépôt des dossiers, la Céna a publié la liste provisoire des candidats, qui exclut des grandes figures de l’opposition. « Les candidatures des personnes ci-après on fait l’objet de rejet. Il s’agit de, candidate Reckya Madougou, candidat Joël Aïvo », a déclaré le président de la Céna

Leurs candidatures avaient été rejetées pour « absence d’au moins 16 parrainages d’élus conformément au code électoral ».

Ces candidats recalés avaient alors plaidé l’annulation de cette liste au motif que la Constitution béninoise et la Charte africaine des droits de l’homme garantissent le droit à tout citoyen béninois de se porter candidat.

Ils ont aussi accusé Patrice Talon d’avoir confisqué les parrainages.

Pour rappel, l’opposant Joel Aïvo avait même demandé à ce que le système de parrainage soit annulé. « Ce que nous leur demandons aujourd’hui, c’est de débarrasser le pays du parrainage par l’adoption d’une loi dérogatoire modifiant le Code électoral et permettant de reporter l’application du parrainage après le renouvellement du Parlement et des conseils communaux et municipaux à l’issue d’élections libres et pluralistes. »

La liste définitive publiée par la Cour Constitutionnelle est attendue pour le lundi au plus tard.

Source : RFI

Ouidah : Un écolier meurt suite à l’agression d’un camarade de classe

Un malentendu entre deux écoliers s’est terminé en drame à l’école primaire publique de Ganvè, dans la commune de Ouidah, rapporte le site d’informations en ligne Beninweb.

Tout est parti d’un malheureux malentendu entre les deux élèves. L’un deux ayant accusé à tort le second d’avoir volé sa tenue d’Education physique et sportive (EPS). Fâché, l’élève de CE2 a enfoncé un stylo dans le cou de son camarade d’école.

Le garçon a succombé à sa blessure malgré l’intervention des responsables de l’établissement.

Toujours selon le média, la police républicaine s’est saisie du dossier pour les investigations nécessaires afin d’élucider les circonstances de ce drame.

Renforcement du plaidoyer du roi et des leaders religieux contre les violences faites aux enfants à Sinendé

Dans le cadre de leur visite dans le département du Borgou, la représentante de l’UNICEF, l’ambassadrice du Royaume des Pays-Bas et la secrétaire générale adjointe du ministère des affaires sociales et de la microfinance, ont renforcé ce jeudi, à la salle de conférence de l’hôtel de ville de Sinendé, le plaidoyer du roi YawaKina 2 et des leaders religieux, contre les violences faites aux enfants, notamment le mariage et la mendicité dans la commune de Sinendé.

Ce mémorandum, selon sa majesté YawaKina 2, est écrit  pour rendre compte des actions pour une réduction sensible du mariage des enfants dans la commune de Sinendé. Dressant quelques statistiques de mariages islamiques, le roi a indiqué aux membres de la délégation que de décembre 2020 à janvier 2021, huit (08) mosquées ont été suivies et 187 mariages ont été célébrés. Sur les 187 mariages célébrés, précise-t-il,  67,37% de conjoints sont âgés de 19 à 25 ans et 25,66 %  ont un âge compris entre 26 et 35 ans soit 93,04 %  pour la tranche d’âge de 19 à 35 ans.

Au cours de cette séance, l’ambassadrice du Royaume des Pays-Bas au Bénin, ToTjoelker-Kleve, a salué les différentes initiatives des autorités et leaders religieux de Sinendé. Toutefois, elle a fait remarquer que dans la salle où se déroule la séance, l’on voit surtout les adultes. « Si on veut vraiment changer une pratique millénaire, c’est très important d’y associer les jeunes dès le début et qu’ils aient aussi leurs rôles à jouer dans cette démarche de changer une pratique centenaire », a souligné To Tjoelker-Kleve. A l’en croire, le mariage des enfants est une pratique qui existe il y a longtemps et c’est cela qui fait qu’il y a beaucoup de résistances. « C’est bien important de comprendre cette résistance pour pouvoir agir », a-t-elle dit.

« Cette année l’UNICEF va travailler avec les communautés de Sinendé », a laissé entendre Djanabou Mahondé, représentante de l’UNICEF au Bénin. Grâce au financement des Pays-Bas, promet-elle, l’UNICEF va mettre à la disposition de ces communautés, des paquets minimums intégrés et continuer à accompagner la mobilisation sociale auprès des autorités. Cet organisme international, poursuit  Mme Mahondé, va également mettre en place des comités et poursuivre la collaboration avec les imams. « Un élément important qui reste à prendre en considération de manière systématique, c’est de s’assurer que les familles connaissent l’importance de l’éducation de la jeune fille. Il ne s’agit pas non seulement de l’inscrire à l’école ; mais s’assurer qu’elle y reste, qu’elle performe et s’assurer qu’elle continue jusqu’à la fin de ses études », a-t-elle conseillé.  Elle a donc invité les acteurs à outiller les enfants dans les actes de dénonciations des violences faites à leur encontre exhortant les acteurs à  encourager le dialogue parent-enfant sur les risqués liés à des mariages et grossesses précoces et surtout l’importance de l’éducation.

Quant à la représentante du ministre des affaires sociales et de la microfinance Kossouho Elise Kossoko, cette séance est une séance de reddition de comptes. Cela permet de montrer du doigt,  les résultats que les différents acteurs de lutte contre les violences faites aux enfants ont atteint. Ces résultats, selon elle, sont élogieux et c’est pourquoi elle a, à cet effet remercié l’UNICEF, l’ambassadrice du Royaume des Pays-Bas, les autorités politico-administratives et les acteurs des organisations non-gouvernementales (ONG), qui ont encadré les communautés pour l’atteinte de ces résultats. Elle a pour finir salué la notoriété du roi YawaKina 2 de Sinendé qui s’est impliqué dans la lutte, sans occulter les chefs traditionnels et religieux qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes.

Le préfet Djibril Mama Cissé s’est réjouit de la tenue de cette séance et a fait savoir qu’ « il œuvre d’ores et déjà pour une synergie d’actions entre toutes les ONG et les différents partenaires intervenant dans  la lutte contre ce phénomène dans le département du Borgou.

Un juge saisi par le parquet pour tentative d’assassinat contre Galiou Soglo

L’enquête ouverte suite à l’agression de Galiou Soglo, blessé par balles, suit son cours.

Et selon Frissons radio, le parquet du tribunal d’Abomey-Calavi a ouvert une information judiciaire pour tentative d’assassinat sur la personne de Galiou Soglo.

En effet, toujours selon la même source, l’information judiciaire est ouverte contre X et un juge d’instruction a été déjà saisi dans pour tentative de meurtre sur l’ancien ministre et candidat à la présidentielle du 11 avril 2021.

Pour rappel, le candidat à l’élection présidentielle du Bénin, a été agressé par des individus non encore identifiés, le 5 février dernier, alors qu’il se rendait à une réunion politique sur sa ferme à Abomey-Calavi. Il a été évacué en France où il s’est fait retirer une balle après quelques jours d’hospitalisation au Bénin.

Seul témoin lors des faits, le chauffeur de Soglo avait alors été interpellé et auditionné dans le cadre de l’enquête, avant d’être libéré plusieurs jours plus tard.

Atacora : Près de 2 000 apprentis sensibilisés sur les grossesses précoces et non désirées

Le préfet de l’Atacora, Lydie Déré Chabi Nah, accompagnée entre autres, par la chef division de la santé sexuelle et de la reproduction des adolescents et jeunes de la direction départementale de la santé du département , Carine Koussihouèdé et une équipe d’appui de la campagne « Zéro grossesse en milieu scolaire et d’apprentissage (ZEGROMISAR), a, au cours de sa tournée départementale de sensibilisation, bouclée ce samedi à Kérou, conscientisé près de deux mille apprentis artisans (filles et garçons), sur le handicap que constitue les grossesses précoces et non désirées, à leur avenir.

Cette détermination de l’autorité préfectorale, soutenue par Plan International Bénin, de lutter contre ce fléau en milieu d’apprentissage, tient tout son sens, avec des statistiques bien édifiantes. Selon les données de la direction départementale du ministère des affaires sociales et de la microfinance, seulement en 2020, plus de 900 filles, dont plus de 400 dans la commune de Natitingou, sont tombées enceintes dans les lieux d’apprentissages dans l’Atacora. « Aussi bien pour celles qui n’ont pas pu s’en sortir au niveau du système éducatif, que celles qui  n’ont jamais mis pied à l’école, l’apprentissage reste votre dernière chance pour construire votre avenir, vous devrez donc faire preuve d’abnégation, de discipline et surtout comprendre que seul  votre travail vous permettra de vous assumer demain et surtout d’être autonome, d’avoir une dignité et de participer efficacement au développement de vos localités respectives et par ricochet du Bénin»,  a fait savoir le préfet de l’Atacora, Lydie Déré Chabi Nah, aux apprentis, à chaque étape de sa tournée.  Se référant aux difficultés évoquées par les filles et qui se résument, à la pauvreté et la fuite de responsabilité des parents, le préfet, a fait remarquer à ces enfants « qu’il n’y a point de réussite sans courage et sacrifices ».

En exhortant les apprentis artisans des neuf communes de son département à éviter le suivisme et à se contenter du peu que leurs donnent leurs parents, l’autorité préfectorale a pris l’engagement de rencontrer les parents pour leur rappeler leur devoir parental. Elle a aussi appelé les patronnes et patrons des ateliers et les responsables des collectifs des artisans à plus de responsabilité et d’engagement.

Le directeur de l’Unité nord de Plan International Bénin, Paul Sabi Boum, qui était présent à l’étape de Matéri, a salué le leadership du préfet. « Madame le préfet vous êtes un modèle et à chaque fois que vous êtes devant ces enfants pour leur parler, je ressens une fierté et une satisfaction au regard de l’impact positif que cela a sur eux, Plan Bénin sera toujours à vos côtés, parce que les enfants surtout les filles sont sa raison d’être », a-t-il indiqué en substance.  Il a aussi rappelé les défis de Plan Bénin et a prodigué également des conseils à ces apprentis.

Au-delà de l’assurance donnée au préfet quant à leur détermination à jouer pleinement leur rôle dans ce combat,  les responsables des collectifs  des artisans et les élus locaux du département,  ont exhorté l’autorité préfectorale à maintenir le cap.

Les apprentis, surtout les filles,  ont aussi pris l’engagement devant le préfet, d’adopter désormais des comportements vertueux et responsables pour éviter les grossesses afin d’être une relève de qualité.

Agence Bénin Presse

Mathieu Ayi : « L’électricité est le problème majeur des habitants de l’arrondissement d’Akodéha »

Mathieu Ayi, chef de l’arrondissement d’Akodéha, a confié que son arrondissement n’est pas entièrement couvert par le réseau électrique, lors d’une interview accordée lundi à l’Agence Bénin Presse.

«Le problème majeur noté dans l’arrondissement d’Akodéha est celui de l’électrification », a laissé entendre le chef de l’arrondissement, Mathieu Ayi, qui notifie que Bowé-Gbédji, le plus grand village de l’arrondissement n’est pas électrifié.

Toujours dans ce village, précise-t-il, « les hameaux de « Atogo, Mèdémahoué, Gboguinhoué ne sont pas du tout électrifiés ».

A Mongnonhoui où se situe le lycée agricole d’Akodéha, fait-il observer, «bien que le transformateur soit installé au portail du lycée, la population de la localité n’a pas le courant ».  A en croire le chef de l’arrondissement, la communauté victime avait exprimé son mécontentement sous le régime défunt mais depuis lors indique-t-il, « rien n’a été fait et la situation perdure ».

Par ailleurs, renseigne t-il, au niveau des cinq villages lacustres de l’arrondissement, la baisse de tension s’est érigée en maître et les populations n’arrivent pas à jouir de l’électricité.

Elu il y a quelques mois à la tête de l’arrondissement, Mathieu Ayi, plaide pour que satisfaction soit donnée à ses administrés afin que Akodéha puisse être aussi compté parmi les localités béninoises où l’électricité n’est plus le premier souci des populations.

Soulignons qu’Akodéha, l’un des cinq arrondissements de la commune de Comè, compte neuf (09) villages et quartiers de ville.

Alain Oroula : « Notre pays n’est pas menacé »

A l’issue du conseil des ministres mercredi, Alain Oroula s’est exprimé sur l’agression de l’ancien ministre Galiou Soglo, blessé par balle vendredi dernier, soulignant que « notre pays n’est pas menacé ».

Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement a réaffirmé par la même occasion, la détermination et la volonté du gouvernement à trouver les auteurs de cette agression.

Alain Orounla a en effet indiqué qu’une enquête est en cours, et que le gouvernement s’engage à ce que toute la lumière soit faite. « Nous savons que toute la lumière, le gouvernement s’y engage, sera faite sur les circonstances de ce qui paraît être une embuscade, les motivations d’une telle agression qu’il convient de condamner à nouveau », a laissé entendre Alain Orounla face à la presse.

Alain Orounla a toutefois insisté sur le fait que « Nous sommes dans un pays de paix et tous les acteurs œuvrent à ce que la paix soit maintenue dans notre pays et le gouvernement continue d’assurer et d’assurer la sécurité, la protection de tous ses citoyens et compatriotes »

Toutefois, le porte-parole du gouvernement a  martelé qu’il est nécessaire d’obtenir la collaboration de tous les acteurs liés à cette agression à la résolution de l’enquête afin qu’il ne subsiste aucune zone d’ombre. « Soyez assurés qu’en toute transparence, ces informations seront portées à la connaissance de la presse, à nos compatriotes qui peuvent être tranquilles, notre pays n’est pas menacé », a conclu le ministre Alain Orounla.

 

Le préfet Mohamadou en guerre contre les produits psychotropes dans l’Alibori

Après avoir ordonné la répression par la police républicaine, contre les attroupements visant à promouvoir la consommation de la chicha et autres produits psychotropes, le préfet Mohamadou Moussa, ordonne également l’interdiction de la vente du chloroforme communément appelé  » Take dye  », excessivement consommé par les jeunes dans le département de l’Alibori.

Le  » Take dye  » est une solution liquide d’aldéhyde formique, un gaz très irritant pour les yeux et le système respiratoire. Traduit en français ce groupe de mot signifie  » Prendre et mourir  ».

« Ce liquide gazeux auquel l’on ajoute de l’eau avant consommation est aussi dangereux que la chicha et ses dérivés », indique le préfet Mohamadou Moussa.

« Je viens d’être informé des quartiers généraux (QG) dans lesquels les jeunes en consomment assez à Kandi », a martelé le préfet.

« Face à cela, nous ne saurions rester sans prendre des mesures coercitives. Qu’il vous souvienne, il y a quelques jours seulement j’ai adressé une correspondance à la police républicaine sur les stupéfiants et autres produits. Cette mesure doit être appliquée également pour les consommateurs de chloroforme dans mon département », insiste l’autorité préfectorale.

Il a exhorté, par ailleurs, ses concitoyens de l’Alibori à éviter purement et simplement la consommation des stupéfiants pour la santé de tous. Des lieux de distraction, il en existe un peu partout. Ils peuvent y aller sans en être inquiétés. Mais pour ce qui est de la consommation de la drogue, de la chicha, des Tramadol et autres, ils doivent savoir que c’est désormais interdit. Et la police républicaine y veille, a précisé le préfet Mohamadou Moussa.

Remise de sites pour la construction d’infrastructures maraîchères et rizicoles à Sinendé

Le maire de Sinendé, Bio Kouri Sanni accompagné des membres de son conseil communal et d’une délégation du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) a officiellement remis le 3 février, plusieurs sites pour la construction des infrastructures maraîchères et rizicoles, aux entreprises en charge des travaux, renseigne l’Agence de presse béninoise.

A travers la construction de ces différentes infrastructures, souligne-t-on, le gouvernement entend améliorer la production rizicole et maraîchère dans la commune de Sinendé. Ces infrastructures seront construites dans plusieurs localités de la commune. Un site de 55 hectares dont 50 ha pour la promotion de la production rizicole et 05 ha pour le développement des activités maraîchères ainsi que 6,5 km de piste, ont été remis aux entreprises en charge de l’exécution des travaux.

Le maire Bio Kouri Sanni et ses hôtes ont parcouru les sites de Bambourou à Niaro, de Doué Bouya et de Sina Bouya à Sèkèrè, de Sinsinkou Tora à Gourou-Sinendé pour la production rizicole. Ils ont aussi visité les sites de Tindora à Sikki-Gando pour la production maraîchère.

La délégation a invité les populations à faciliter la tâche aux différentes entreprises en charge de la réalisation des travaux.