Bénin, 13 février 2025 — Parcourant le territoire comme un cartographe des nécessités publiques, M. Jacques Ayadji, Ministre Conseiller aux Infrastructures, à la Gouvernance Locale et au Cadre de Vie, a entamé une odyssée technique à travers les veines routières du pays. En effet, cette itinérance méthodique, jalonnée de haltes stratégiques au pont de Hêvié, au deuxième pont de Cocotomey, à l’échangeur de Godomey, aux axes Le Bélier–Ekpè et Akpro-Misserété–Dangbo, s’apparente à un diagnostic territorial visant à ausculter les pulsations des chantiers et les murmures des populations.
À Gbodjè, première escale de cette symphonie administrative, M. Ayadji a dévoilé l’objectif cardinal de sa mission : transcender le rapport d’étape pour forger un dialogue réciproque entre l’État et ses administrés. Par ailleurs, son compte-rendu au Chef de l’État, a-t-il précisé, servira de catalyseur à un projet d’assainissement de la zone, en réponse aux suppliques hydrauliques des riverains.
Plus loin, sur l’axe Le Bélier–Ekpè, le constat fut sans appel : les voies dédiées aux motocyclistes, jadis tracées en lignes prometteuses, ne sont plus que cicatrices de latérite. « Ces artères décharnées seront régénérées», a promis le Ministre, évoquant ainsi une chirurgie routière prioritaire.
Cocotomey : chants de gratitude pour Jacques Ayadji sur un pont en suspens
L’apothéose émotionnelle survint à Cocotomey, où le Ministre fut accueilli par une polyphonie de reconnaissances, de chants et de danses enlaçant l’ouvrage presque achevé. Pourtant, derrière l’allégresse, persiste une attente : celle d’une mise en service imminente. « La patience est l’alliée de la pérennité», a tempéré M. Ayadji, invitant à voir dans ce délai un sursis nécessaire à l’excellence.
En outre, à Akpro-Missérété, dans l’Ouémé, la visite prit des allures de conclave pragmatique. Face aux autorités municipales, Jacques Ayadji a déployé une rhétorique de transparence : explications techniques sur l’avancement des travaux, intégration des inquiétudes hydrologiques des riverains, promesse d’une gestion apaisée des eaux. Un échange où la technocratie, souvent accusée de sourdité, s’est faite oreille active.
Philosophie d’une itinérance : l’infrastructure comme langage politique
D’ailleurs, cette tournée, au-delà de son apparente linéarité procédurale, incarne une métaphore : celle d’un État qui, loin de se draper dans l’autorité distante, choisit d’incarner le terrain. Chaque arrêt, chaque poignée de main, chaque écoute attentive dessine les contours d’une gouvernance par capillarité, où l’infrastructure n’est plus un objet froid, mais un médiateur relationnel.
En somme, en quittant Godomey, où l’asphalte neuf côtoie encore des chantiers en suspens, M. Ayadji a rappelé que « chaque kilomètre pavé est un chapitre d’un récit collectif ». Reste à écrire les pages suivantes : celles où les doléances, aujourd’hui consignées, se mueront en réalisations tangibles. Ainsi, cette odyssée ministérielle, entre inspections et empathie, trace moins une route qu’une éthique du faire-ensemble, preuve que le développement, pour être durable, doit d’abord être conversation.
La diplomatie, art délicat du verbe mesuré et du geste pesé, peut parfois vaciller sous le poids d’une déclaration imprévue. C’est ce que vient d’illustrer la révocation de Gildas Agonkan, ex-ambassadeur du Bénin près le Niger, dont les paroles prononcées à Gaya ont précipité sa chute.
Une déclaration qui fait vague
En effet, lors de la cérémonie de prestation de serment et de remise de diplômes de la 7ᵉ promotion de l’IIS Koubeyni, Gildas Agonkan s’est fendu d’excuses publiques à l’endroit du peuple nigérien, au nom du Bénin. Ce geste, en apparence empreint de diplomatie conciliante, n’a pas tardé à faire réagir les instances officielles béninoises. Son initiative, visiblement dénuée d’aval gouvernemental, a été interprétée comme un écart de conduite diplomatique.
Le Bénin, par cette révocation, marque une prise de distance ferme vis-à-vis des propos tenus. Cet épisode met en exergue un principe fondamental de la représentation diplomatique : un ambassadeur n’est jamais un électron libre, mais bien le porte-voix d’une ligne définie par son gouvernement.
Entre-ligne officielle et initiative personnelle
En plus, dans le monde feutré des chancelleries, chaque mot compte et chaque prise de parole engage. L’ambassadeur, en sa qualité de relais institutionnel, ne saurait s’autoriser à improviser un discours au nom de son État sans s’être assuré de l’alignement avec la politique officielle.
Or, en offrant publiquement des excuses, Gildas Agonkan a semblé dépasser le périmètre de sa mission, engendrant une rupture immédiate entre sa parole et la ligne diplomatique béninoise. Cette situation illustre à quel point la diplomatie exige un équilibre constant entre courtoisie et prudence, entre initiative et conformité.
Révocation : les leçons d’un incident diplomatique
L’éviction de Gildas Agonkan révèle plusieurs enseignements sur la mécanique du pouvoir diplomatique. Premièrement, elle souligne la centralisation des décisions en matière de relations internationales : un ambassadeur est avant tout un exécutant des orientations de son pays. Deuxièmement, elle met en lumière la sensibilité des discours dans un contexte régional marqué par des tensions géopolitiques fluctuantes.
Ce cas de figure rappelle d’autres épisodes où des diplomates, parfois en quête d’apaisement, se sont retrouvés ainsi en porte-à-faux avec leur hiérarchie. La diplomatie n’admet que peu de place pour l’improvisation, et chaque déclaration engage bien plus qu’un individu : elle façonne les relations entre États.
En définitive, cet incident est un rappel cinglant de la rigueur qui régit l’exercice diplomatique. Entre l’intention et l’impact, entre la parole et la politique, le fossé peut être abyssal.
Le Port Autonome de Cotonou (PAC) franchit une nouvelle étape dans sa quête de diversification en s’imposant comme un levier clé du développement touristique béninois. En effet, le mercredi dernier, une convention de partenariat a été conclue entre le PAC et l’Agence Explore Bénin, avec l’objectif ambitieux de propulser le Bénin sur la scène touristique internationale.
Historiquement perçu comme une plateforme commerciale et logistique essentielle pour l’économie béninoise, le port de Cotonou amorce un virage stratégique en s’ouvrant au secteur touristique. Cette mutation s’inscrit dans une vision globale visant à renforcer l’attractivité du Bénin en tant que destination privilégiée pour les voyageurs internationaux.
L’accord signé entre le PAC et Explore Bénin met en lumière l’importance de structurer l’offre touristique portuaire. Il ne s’agit plus uniquement d’accueillir des navires marchands, mais de positionner le port comme un point d’ancrage pour les croisières internationales. En facilitant l’escale des navires de plaisance, Cotonou pourrait se transformer en une porte d’entrée majeure pour les visiteurs en quête d’expériences culturelles et naturelles inédites.
L’arrivée de navires de croisière au port de Cotonou ouvre une multitude d’opportunités. D’une part, elle stimule l’économie locale en générant des revenus directs pour les acteurs du tourisme : hôtellerie, restauration, guides touristiques et artisans locaux. D’autre part, elle contribue à la valorisation du patrimoine culturel et naturel du Bénin.
Par ailleurs, l’agence Explore Bénin, en collaboration avec l’Office du Tourisme, envisage de mettre en place des circuits touristiques adaptés aux escales de courte durée. Ces parcours permettront aux visiteurs d’explorer des sites emblématiques tels que la cité lacustre de Ganvié, les vestiges historiques de Ouidah, ou encore la richesse naturelle du parc de la Pendjari.
Au-delà des retombées économiques immédiates, cette initiative s’inscrit dans une démarche de tourisme durable. L’intégration du port dans les circuits touristiques doit se faire dans le respect de l’environnement et des communautés locales. Il est essentiel que l’afflux de visiteurs soit encadré de manière responsable afin de préserver l’authenticité des sites et d’assurer un partage équitable des bénéfices.
L’ambition affichée par le Bénin est claire : faire du port de Cotonou un hub touristique incontournable en Afrique de l’Ouest. Ce projet illustre la capacité du pays à innover en diversifiant ses leviers de croissance tout en mettant en avant son riche patrimoine.
Le partenariat entre le PAC et Explore Bénin marque ainsi le début d’une nouvelle ère où le tourisme maritime s’érige en moteur de développement. Ce pari audacieux, bien orchestré, repositionnera le Bénin comme une destination de choix sur la carte du tourisme international.
Sanda Wajiri, 11 février 2025 – La nuit s’étendait sur Sanda Wajiri, berçant les âmes dans un sommeil fragile, quand la brutalité s’invita sans crier gare. Comme une ombre vorace, elle dévora tout sur son passage, laissant derrière elle un cortège de cendres et de larmes. En effet, dans cette nuit de dimanche à lundi, un fracas infernal brisa le silence et l’innocence d’un village sombra sous les rafales impitoyables de Boko Haram.
Résistance héroïque et désolation : la réponse des villageois de Sanda Wajiri
Quatre vies fauchées, des maisons offertes en holocauste aux flammes insatiables et des cœurs meurtris à jamais. L’assaut, d’une violence inouïe, laissa dans son sillage un paysage de désolation. Mais si l’horreur avait la volonté d’écraser les âmes, elle trouva en face d’elle un courage insoupçonné. Face à l’adversité, les villageois ne se contentèrent pas de fuir : ils firent front, résistant avec une bravoure farouche. Dans un ultime sursaut de dignité, ils terrassèrent l’un des assaillants, forçant les autres à détaler dans la nuit.
Le village, jadis vibrant d’échos de vie, n’est plus qu’un champ de ruines fumantes. Une femme, le regard éteint par la détresse, murmure d’une voix brisée : « Nous avons perdu tout ce que nous avions… » Cette phrase, simple en apparence, résonne comme un cri silencieux, un appel au secours lancé dans l’indifférence du monde.
L’Extrême-Nord du Cameroun ploie depuis trop longtemps sous le joug de l’insécurité, ses terres abreuvées par les larmes et le sang des innocents. Depuis une décennie, Boko Haram s’acharne sur cette région, semant la mort et la peur, dispersant familles et espoirs. Les autorités, conscientes du péril, ont intensifié leur riposte, déployant forces et stratégies pour enrayer cette spirale infernale. Pourtant, l’ennemi rôde encore, insaisissable, insidieux, frappant là où on l’attend le moins.
Mais au-delà de l’acier et du feu, c’est l’humanité elle-même qui doit se mobiliser. Sanda Wajiri ne peut être laissé à l’abandon, relégué au simple rang d’un chiffre dans un rapport d’attaque. La détresse qui étreint ses habitants est un appel à la solidarité. Il est temps que les organisations humanitaires s’empressent, que les âmes charitables tendent la main, que l’on redonne à ces rescapés le droit d’espérer.
Car derrière les murs calcinés et les cendres dispersées par le vent, il subsiste une flamme vacillante, une volonté de vivre qui ne demande qu’à être ravivée.
L’Ambassadeur Amadou DIONGUE, Représentant Résident de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Bénin, a rendu le mercredi dernier ,une visite de courtoisie à Son Excellence Madame Mariam Chabi Talata, Vice-Présidente de la République du Bénin. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des relations diplomatiques étroites entre le Bénin et la CEDEAO, visant à renforcer la coopération régionale et à aborder des questions d’intérêt commun.
Défis régionaux : Sécurité, intégration économique et gouvernance démocratique
Au cours de l’entretien, les deux personnalités ont discuté des défis actuels auxquels la sous-région est confrontée, notamment les questions de sécurité, d’intégration économique et de gouvernance démocratique. La Vice-Présidente Talata a réaffirmé l’engagement du Bénin à soutenir les initiatives de la CEDEAO visant à promouvoir la paix et la stabilité dans la région.
Cette visite intervient dans un contexte où la CEDEAO fait face à des défis majeurs, notamment le retrait annoncé des pays de l’Alliances des Etats du Sahel. Le Bénin, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, a exprimé sa volonté de maintenir des relations de coopération avec ces nations, soulignant l’importance de la solidarité régionale.
le Bénin et la CEDEAO : engagement international et développement durable
Par ailleurs, le Bénin a récemment participé activement à des forums internationaux, illustrant son engagement sur la scène mondiale. Notamment, la Vice-Présidente Talata a représenté le pays lors de la 28e Conférence des Nations Unies sur le Climat (COP 28) à Dubaï, où elle a encouragé les négociateurs béninois à s’investir pleinement dans les discussions sur le changement climatique.
La rencontre entre l’Ambassadeur DIONGUE et la Vice-Présidente Talata témoigne de la volonté commune de renforcer les liens entre le Bénin et la CEDEAO. Elle souligne également l’importance du dialogue et de la collaboration pour relever les défis régionaux et promouvoir le développement durable en Afrique de l’Ouest.
En conclusion, cette visite de courtoisie s’inscrit dans une dynamique positive de coopération entre le Bénin et la CEDEAO, reflétant un engagement mutuel en faveur de la paix, de la stabilité et du progrès dans la sous-région.
Cotonou,11 février 2025 – Une rencontre diplomatique et stratégique d’envergure s’est tenue entre S.E.M. Igor Evdokimov, représentant de la Fédération de Russie, S.E.M. Fortunet Alain Nouatin, Ministre de la Défense nationale du Bénin, et le général de division Fructueux Gbaguidi, Chef d’État-major général des Forces armées béninoises. Cette réunion, au-delà des simples échanges de courtoisie, s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération sécuritaire entre la Russie et le Bénin, à une époque où la stabilité régionale demeure un enjeu fondamental.
Une convergence d’intérêts dans un contexte de sécurité volatile
L’Afrique de l’Ouest fait face à une recrudescence des menaces sécuritaires, notamment le terrorisme transfrontalier, le crime organisé et les défis liés à la cybersécurité. Dans ce cadre, le Bénin, pays situé aux portes du Sahel, est particulièrement concerné par la nécessité de moderniser ses capacités de défense et de renforcer la formation de ses forces armées.
La Russie, acteur historique dans le domaine militaire, offre une expertise reconnue en matière de formation des cadres militaires, de fourniture d’équipements et de coopération en renseignement. Ainsi, les discussions ont porté sur des axes de partenariat concrets, incluant :
L’échange d’expertise militaire pour améliorer les capacités opérationnelles des Forces armées béninoises.
La fourniture d’équipements adaptés aux besoins du Bénin, notamment pour la surveillance des frontières et la lutte contre les groupes armés.
Le partage d’expériences en matière de lutte antiterroriste, en s’appuyant sur les stratégies éprouvées par la Russie dans d’autres théâtres d’opérations.
Coopération sécuritaire : une diplomatie de défense en mutation
Cette rencontre illustre l’évolution du positionnement diplomatique et stratégique du Bénin, qui cherche à diversifier ses alliances en matière de sécurité. Si le pays a historiquement entretenu des liens privilégiés avec des partenaires occidentaux, il semble aujourd’hui explorer d’autres opportunités, à l’image d’autres nations africaines qui renforcent leurs coopérations militaires avec la Russie.
Moscou, de son côté, poursuit son engagement sur le continent en proposant une alternative aux partenariats traditionnels, en mettant en avant des collaborations axées sur la souveraineté et la formation autonome des forces nationales.
Quelles perspectives pour l’avenir ?
Bien que cette rencontre n’ait pas abouti à un accord officiel, elle témoigne néanmoins d’un dialogue stratégique renforcé entre les deux nations. Dans un contexte où la géopolitique africaine se redessine, ce type d’échange pourrait poser les jalons d’une coopération accrue, que ce soit à travers des programmes de formation militaire, des accords de défense ou des initiatives communes pour renforcer la sécurité régionale.
L’avenir dira dans quelle mesure ce rapprochement se traduira par des actions concrètes, mais une chose est certaine : le Bénin et la Russie réaffirment leur volonté de collaborer dans des domaines sensibles et stratégiques, avec des intérêts convergents à long terme.
Cotonou, 11 février 2025 –Une entrevue diplomatique stratégique d’une importance capitale s’est tenue hier entre S.E.M. Igor Evdokimov, représentant de la Fédération de Russie, et S.E.M. Franck Armel Afoukou, Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères du Bénin. En effet, cet échange, loin d’être une simple formalité protocolaire, s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation des relations russo-béninoises, qui ne cessent d’évoluer dans un contexte international en constante mutation.
Des discussions axées sur l’actualité diplomatique et économique
Les deux parties ont abordé plusieurs sujets d’actualité au cœur des discussions, témoignant de leur volonté mutuelle de renforcer la coopération bilatérale.
Les partenariats économiques et commerciaux, notamment dans les secteurs des ressources naturelles, de l’énergie et des infrastructures.
La coopération en matière de formation et d’éducation, un domaine dans lequel la Russie offre historiquement des opportunités aux étudiants béninois.
Les enjeux de sécurité et de défense, dans un contexte dans lequel les relations internationales subissent d’importantes reconfigurations géopolitiques.
Cette rencontre s’inscrit dans une logique d’approfondissement des relations entre Moscou et Cotonou, en s’appuyant sur une approche pragmatique et des intérêts réciproques bien définis.
Un partenariat stratégique aux multiples perspectives
Les relations entre la Russie et le Bénin ne datent pas d’hier. Depuis plusieurs décennies, les deux pays entretiennent des liens empreints de respect mutuel et de coopération, bien que la dynamique ait connu des fluctuations au gré des contextes politiques et économiques globaux.
Aujourd’hui, dans un monde marqué par une compétition accrue pour l’influence en Afrique, la Russie cherche à renforcer ses partenariats sur le continent, en proposant des collaborations alternatives aux modèles occidentaux traditionnels. Le Bénin, quant à lui, pourrait voir en ce rapprochement une opportunité de diversifier ses alliances stratégiques et d’accéder à de nouvelles opportunités en matière de développement technologique et industriel.
Vers une redéfinition des alliances ?
Alors que le continent africain est au centre de nombreuses convoitises économiques et politiques, la diplomatie béninoise semble adopter une posture équilibrée, multipliant les dialogues avec différents partenaires internationaux. Cette rencontre entre les représentants béninois et russes s’inscrit dans cette dynamique, laissant entrevoir de potentielles collaborations futures dans divers domaines.
Autrefois fastidieuse et chronophage, l’obtention de l’attestation de non-exclusion de la commande publique au Bénin s’inscrit désormais dans une dynamique de modernisation qui redéfinit les interactions entre les entreprises et l’administration. Ce précieux sésame, indispensable pour accéder aux marchés publics, se matérialise aujourd’hui en quelques clics grâce à une plateforme numérique dédiée.
La digitalisation : une réforme structurelle aux bénéfices immédiats
Longtemps perçue comme un goulot d’étranglement dans le parcours des entrepreneurs, la délivrance de cette attestation pouvait nécessiter plusieurs semaines d’attente, engendrant des délais préjudiciables à la compétitivité des entreprises. Désormais, la dématérialisation du processus permet de réduire le délai maximal à 72 heures, avec une volonté affichée de ramener cette échéance à 24 heures.
L’homme d’affaires Léonard DOSSOU ne cache pas son enthousiasme : « Avant, c’était un véritable casse-tête. Aujourd’hui, on ne perd plus de temps. Peu importe où l’on se trouve, il suffit d’un accès internet pour soumettre la demande et récupérer le document. C’est un gain considérable pour nous, chefs d’entreprise. »
Un levier d’efficience pour l’économie nationale
Au-delà du simple aspect pratique, cette réforme s’inscrit dans un cadre plus large de digitalisation des services publics, impulsé par le gouvernement béninois. La numérisation de l’attestation de non-exclusion ne se résume pas à une avancée technologique : elle incarne une mutation des rapports entre l’administration et les acteurs économiques, où la fluidité et la transparence deviennent des maîtres-mots.
Les chiffres fournis par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) témoignent d’ailleurs du succès de cette initiative. Sur les 24.639 demandes enregistrées en 2023, plus de 20.000 ont été approuvées, traduisant une adoption massive du dispositif.
Un outil stratégique, mais perfectible
Toutefois, si le système semble avoir trouvé son rythme de croisière, certaines zones d’ombre subsistent. En dépit des ajustements réalisés, des entrepreneurs déplorent encore des difficultés liées à la validation du numéro IFU (Identifiant Fiscal Unique) par les services compétents.
Raoufou ODJO-RADJI, élu consulaire à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, reconnaît les avancées, mais pointe les améliorations à apporter : « Le processus est plus fluide, c’est indéniable. Mais il reste des détails à peaufiner pour une efficacité optimale. Un entrepreneur ne peut se permettre d’attendre si son dossier est bloqué pour une raison qu’il ne maîtrise pas. »
Vers une administration 100 % digitale ?
En somme, L’initiative s’aligne sur une volonté plus globale d’instaurer un environnement des affaires compétitif et moderne. Le succès de la plateforme de délivrance des attestations pourrait ainsi ouvrir la voie à une numérisation accrue d’autres services administratifs, simplifiant davantage le quotidien des entrepreneurs béninois.
À terme, le Bénin ambitionne une administration dans laquelle la dématérialisation sera la norme et non plus l’exception. Si les ajustements techniques et organisationnels suivent, cette mutation pourrait bien repositionner le pays comme un modèle en matière de gestion digitalisation des services publics en Afrique de l’Ouest.
Dassa-Zoumè, 10 février 2025 — Sous les frondaisons généreuses du plateau de l’Ouémé, un chapitre novateur de la santé béninoise s’est scellé. En effet, vendredi dernier, l’Autorité de Régulation du secteur de la Santé (A.R.S) a clos, avec une solennité teintée de rigueur académique, la formation d’une phalange de 150 passeurs de savoirs, destinés à incarner l’épine dorsale d’un dispositif national de sécurité sanitaire des patients. Une alchimie entre pédagogie et pragmatisme, où chaque module devient un sillon tracé vers l’excellence clinique.
Les artisans de l’éthique sanitaire : profil d’une cohorte élitaire
Issus d’un écosystème pluridisciplinaire, ces formateurs ne sont point de simples relais administratifs, mais des architectes de protocoles. Parmi eux figurent les sentinelles ministérielles, qui sont des membres du cabinet du ministre, des conseillers nationaux et des directeurs techniques, gardiens des arcanes décisionnelles. Ensuite, on trouve les vigies territoriales, composées de directeurs départementaux, de médecins-coordonnateurs de zones sanitaires et de gestionnaires d’établissements publics ou privés, incarnant la capillarité du système. Enfin, les pragmatiques du terrain, des acteurs opérationnels dont l’expertise puise aux sources vives des réalités hospitalières.
Par ailleurs, leur mission consiste à transmuter les normes abstraites en réflexes institutionnels, en irriguant les comités de gouvernance d’un savoir-agir standardisé. Il s’agit d’une tâche comparable à l’enseignement d’une grammaire invisible, où chaque règle prévient la cacophonie iatrogène.
Le laboratoire didactique : 19 modules, une révolution méthodologique
La formation, conçue comme un théâtre d’opérations intellectuelles, a déployé un arsenal pédagogique inédit :
– Simulacres cliniques : mises en situation dans cinq établissements pilotes (hôpital de zone de Dassa-Zoumè, centre de santé de Gomé…), transformant les salles de cours en champs d’expérimentation in vivo.
– Synergies collégiales : travaux de groupe où les échanges, polis par la controverse constructive, ont affûté les argumentaires.
– Modules évolutifs : un corpus de 19 enseignements retravaillés à l’aune des écueils identifiés lors des deux premières cohortes et enrichis par l’expertise de l’OMS.
Le Dr Lucien DOSSOU-GBETE, président de l’A.R.S, avait prophétisé : « Cette cohorte sera l’éclaireur d’une appropriation technique sans précédent. »Pronostic validé : les comptes rendus révèlent une maîtrise augmentée, signe d’un transfert de compétences réussi.
Au-delà des certificats : stratégies et prophéties managériales
Les attestations remises symbolisent l’adhésion individuelle, mais le ministère de la Santé vise plus loin. En effet, un maillage sécuritaire sera déployé sous quinze jours, avec des formations en cascade dans les 34 zones sanitaires, créant un véritable réseau neuronal couvrant le territoire. Parallèlement, le Dr Pétas AKOGBETO, directeur de cabinet, a évoqué des innovations ciblées avec des leviers accélérateurs comme les audits surprises et les plateformes digitales de suivi pour cristalliser les acquis. De plus, le conseiller présidentiel Dr Aristide TALON a brisé un tabou en évoquant la thanatopraxie, plaçant ainsi le Bénin face à ses paradoxes : une législation avancée, mais des pratiques funéraires encore entravées par des pesanteurs culturelles.
Quand la formation devient contagion vertueuse ?
Alors que les formateurs quittent Dassa-Zoumè, empreints d’une responsabilité quasi sacerdotale, le Bénin esquisse un nouveau paradigme. La sécurité des patients, naguère concept éthéré, se mue en culture organique, infiltrant chaque maillon sanitaire.
Reste à observer si cette armée de pédagogues saura, tel Prométhée, porter le feu de la vigilance jusqu’aux confins les plus rétifs du système. Gageons que l’A.R.S, en alchimiste perspicace, surveillera la réaction en chaîne.
Cotonou, 10 février 2025 – Le dimanche 9 février restera gravé dans les annales du tourisme béninois. Le Seabourn Sojourn, navire-écrin de la compagnie Seabourn Cruises, a accosté à Cotonou, déversant sur les rives béninoises une cohorte de voyageurs internationaux avides de découvrir les trésors cachés de ce pays au riche passé historique. Ainsi, une rencontre entre l’ingénierie maritime contemporaine et les vestiges millénaires est orchestrée sous le signe de l’émerveillement.
Le Seabourn Sojourn : un colosse d’élégance
En effet, conçu en 2010 par les chantiers T. Mariotti à Gênes, ce géant des mers, long de 198 mètres et large de 25 mètres, incarne l’apogée du luxe flottant. Avec ses 32 346 tonnes de finesse technique, il héberge 450 passagers dans un cadre où chaque détail évoque l’exclusivité :
– Suites à balcon privé : des havres de 23 à 28 m², dotés de baies vitrées ouvrant sur l’infini marin, d’un minibar garni et de salles de bain en granit, où douche et baignoire se juxtaposent en harmonie.
– Penthouse Spa : des sanctuaires de 41 à 50 m², où les sens s’éveillent grâce à des produits de bien-être et des parfums d’ambiance, tandis qu’un second minibar propose des breuvages vitaminés.
– Espaces communs : le Seabourn Square, un salon-lobby réinventé en « living-room » aux fauteuils profonds, côtoie des restaurants étoilés comme The Grill by Thomas Keller, célébrant la gastronomie américaine des années 50.
De plus, avec un ratio équipage-passagers de 1,34, le service, personnalisé et discret, transcende les attentes, tandis que les ponts extérieurs abritent piscines, jacuzzis et un échiquier géant, invitant à la contemplation ou à la légèreté.
Le Bénin : écrin de mémoire et de splendeurs
L’escale cotonoise a permis aux visiteurs de plonger dans l’âme du Bénin, pays où chaque pierre raconte une épopée. Par ailleurs, sous l’impulsion du gouvernement Talon, désireux d’ériger le pays en phare touristique, les voyageurs ont parcouru :
– Les Palais Royaux d’Abomey : classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ces édifices du royaume Fon (XVIIe-XIXe siècle) révèlent des bas-reliefs narrant les conquêtes et les rites ancestraux.
– La Route de l’Esclave à Ouidah : un chemin de mémoire, ponctué de statues symboliques, menant à la Porte du Non-Retour, témoin silencieux des déportations transatlantiques.
— Ganvié, la Venise de l’Afrique : village lacustre aux maisons sur pilotis, où la vie s’organise autour des eaux du lac Nokoué, mélange de traditions et de résilience.
— Le temple de pithon à Ouidah : le sanctuaire se trouve au cœur de la ville, dans le quartier Dangbexu (sur la place Agoli) où subsiste un baobab centenaire en face de la basilique de l’Immaculée-Conception.
Accueillis par des animations culturelles, danse Zangbeto, récits de griots, les touristes ont savouré une immersion sensorielle, renforçant l’attractivité du Bénin sur la scène mondiale.
Une rencontre symbolique
Cette escale n’est pas qu’une halte maritime : effectivement, c’est un pont jeté entre deux mondes. Le Seabourn Sojourn, avec son architecture novatrice et son luxe raffiné, dialogue avec le Bénin, gardien de traditions et de paysages préservés. Le gouvernement, en orchestrant cet accueil, affirme sa volonté de positionner le pays comme destination touristique incontournable, alliant patrimoine et modernité.
En somme, alors que le navire reprend sa route vers Lomé, emportant dans son sillage les souvenirs d’une journée mémorable, le Bénin, lui, conserve l’écho de cette visite. Une preuve tangible que le tourisme, lorsqu’il se mêle à l’authenticité, devient vecteur de fierté et de dialogue interculturel.