Bénin 2026 : Bio Tchané et trois autres ministres élus députés

Cotonou, 20 janvier 2026 – Alors que les lueurs de l’aube se lèvent sur une capitale encore plongée dans les analyses post-électorales, le visage de la future Assemblée nationale du Bénin se précise de manière spectaculaire. Neuf jours après les législatives du 11 janvier 2026, l’heure est au bilan d’une recomposition politique majeure. Si la victoire de la mouvance présidentielle est désormais actée, un phénomène retient particulièrement l’attention des observateurs : l’entrée massive de l’exécutif au sein du législatif.

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Le Palais de la Marina s’invite au Parlement

C’est un fait rare qui souligne l’ampleur du raz-de-marée en faveur du président Patrice Talon : quatre membres influents de son gouvernement actuel ont réussi le pari des urnes et s’apprêtent à troquer leur portefeuille ministériel pour un siège de député. Ce basculement stratégique redessine les contours du pouvoir, renforçant la cohésion entre les deux têtes de l’État.

Au cœur de cette offensive électorale, la 13ᵉ circonscription a servi de bastion victorieux à un poids lourd du régime. Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé de la coordination de l’action gouvernementale, y a conduit la liste avec succès. Il ne sera pas seul dans cette zone, puisqu’il partage ce triomphe avec Assouma Alimatou Shadya, actuelle ministre de l’Industrie et du Commerce, également élue députée par les populations locales.

 

Une percée gouvernementale sur tout le territoire

Le succès de l’exécutif ne s’est pas limité à une seule région. Dans la 10ᵉ circonscription, les électeurs ont accordé leur confiance à Yayi Eléonore, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Son élection confirme l’ancrage de la majorité dans les milieux académiques et intellectuels du pays.

Enfin, le secteur de la culture n’est pas en reste. Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a brillamment validé son ticket pour l’Assemblée nationale à l’issue du vote dans la 22ᵉ circonscription.

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Un défi de pluralisme

Cette situation inédite, où quatre ministres en exercice intègrent simultanément le Parlement, pose la question de l’équilibre des pouvoirs dans le Bénin de 2026. Avec une Assemblée désormais dominée par les figures de proue de la mouvance présidentielle, le contrôle de l’action gouvernementale prendra une forme nouvelle, presque familiale.

Alors que les résultats définitifs consacrent un Parlement largement acquis à la cause du pouvoir en place, l’opinion publique s’interroge désormais sur l’ampleur du futur remaniement ministériel. Les sièges laissés vacants au gouvernement devront être pourvus, ouvrant un nouveau chapitre de la gouvernance de Patrice Talon à l’aube de cette législature de sept ans.

Bénin 2026 : L’opposition exclue, la majorité présidentielle rafle tout

Cotonou, 19 janvier 2026 –  Le monde observe en silence, une onde de choc traverse l’espace démocratique béninois. Le contraste est saisissant : ceux qui condamnent avec fermeté les coups d’État militaires semblent aujourd’hui frappés de cécité lorsqu’un peuple se voit dépossédé de son droit de vote par le jeu complexe des textes. Car seule une opposition imposante au cœur des institutions permet d’éviter de subir la loi du plus fort. Pourtant, le Bénin vient d’accoucher d’une réalité sans précédent : une Assemblée nationale sans opposition, symbole d’un verrouillage politique désormais total.

 

Le couperet des 20 % : une exclusion mathématique

Les résultats définitifs des élections législatives et locales du 11 janvier 2026, proclamés par la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), sont sans appel. Le parti Les Démocrates (LD), porté par l’ancien président Boni Yayi et principale force de contestation, est totalement rayé de la carte parlementaire.

La raison n’est pas un manque de popularité — le parti a recueilli 16,14 % des voix cumulées — mais l’application implacable du nouveau code électoral. Ce dernier impose désormais d’atteindre le seuil de 20 % des suffrages, non seulement au niveau national, mais aussi dans chacune des 24 circonscriptions du pays. Faute d’avoir franchi cette barre très haute, l’opposition se retrouve exclue du Parlement, laissant la place à une assemblée monocolore.

 

Un Parlement à deux têtes, un seul corps

Sur les cinq partis en lice, seuls les deux piliers de la majorité présidentielle ont survécu à l’épreuve des urnes. L’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) confirme sa domination avec 41,15 % des voix, s’adjugeant 60 sièges sur 109. Le Bloc Républicain (BR), autre allié du pouvoir, rafle les 49 sièges restants avec 36,64 % des suffrages.

Désormais, aucune voix discordante ne résonnera dans l’hémicycle. Ce nouveau Parlement, dont le mandat a été porté de cinq à sept ans à la suite de la révision constitutionnelle de novembre 2025, aura les mains libres pour légiférer sans contradiction institutionnelle.

 

Une démocratie sous tension

Au-delà des chiffres, c’est la question de l’adhésion populaire qui inquiète. La CENA annonce un taux de participation de 36,73 %. Pour de nombreux observateurs, ce faible enthousiasme des 7,8 millions d’inscrits traduit un désenchantement face à un système perçu comme verrouillé.

L’horizon s’assombrit encore davantage pour l’opposition : écartée des municipales pour « non-conformité » et privée de la présidentielle du 12 avril 2026 pour « parrainages incomplets », elle se retrouve hors-jeu sur tous les tableaux.

Cette concentration inédite de tous les pouvoirs entre les mains de la mouvance présidentielle ne soulève plus seulement une interrogation : elle révèle une dérive inquiétante. En l’absence d’opposition parlementaire, le pluralisme politique se réduit à une façade, et le Bénin de 2026 risque de basculer vers un système verrouillé où la démocratie n’existe plus que dans les textes.

Législatives 2026 : la Cour constitutionnelle se prépare à livrer le verdict des urnes

Jeudi, c’est la date limite que tout le Bénin a cochée dans son calendrier. Alors que la nation retient son souffle Quarante-huit heures après un scrutin législatif crucial, le Palais de la Cour constitutionnelle à Cotonou s’est transformé en une véritable ruche stratégique. C’est dans ce contexte que le lundi 12 janvier 2026, son président, le professeur Cossi Dorothé Sossa, est monté au créneau pour rassurer l’opinion publique : la Haute Juridiction est en ordre de bataille pour livrer la vérité des urnes dans la transparence la plus totale.

 

Une immersion au cœur de la « machine électorale »

Pour prouver que l’institution est prête à relever le défi de la célérité, le Professeur Sossa a ouvert les portes des salles de traitement à la presse. En effet , ce parcours, quasi militaire dans son organisation, permet de comprendre la complexité de la tâche. De la salle d’ouverture des plis — où l’on dévoile le secret des votes — à l’espace sécurisé réservé aux cantines électorales, les autorités ont en fait pensé chaque étape pour éviter toute faille logistique.

La visite s’est achevée dans le saint des saints : la salle informatique. C’est ici que les données brutes issues des procès-verbaux seront traitées et consolidées. « L’ensemble des dispositifs techniques et logistiques requis se trouve opérationnel », a martelé le président de la Cour, soulignant ainsi que la technologie est ici au service de la fiabilité du scrutin.

 

Une course contre la montre

L’enjeu est de taille : le respect des délais constitutionnels. Au Bénin, la loi impose des contraintes temporelles extrêmement serrées pour la proclamation des résultats. Pour y faire face, la Cour a aussi misé sur une mobilisation humaine exceptionnelle. Des équipes d’experts et d’assistants sont prêtes à se relayer sans interruption, de jour comme de nuit, pour dépouiller chaque pli dès sa réception.

Par ailleurs,  le professeur Sossa a tenu à clarifier la collaboration avec la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA). Si la Cour est le juge du scrutin, elle dépend de la diligence de la CENA pour la transmission des cantines. « Le démarrage des opérations est imminent », a-t-il précisé, évacuant toute crainte de retard imputable à son institution.

Le verdict final attendu au plus tard jeudi

Ainsi, la question que tout le monde se pose : « À quand les résultats ? » a reçu une réponse précise, bien que conditionnée par la logistique. Le président de la haute juridiction a glissé que si les cantines étaient parvenues plus tôt, une annonce dès mercredi aurait été envisageable.

Toutefois, pour garantir la qualité du traitement et la sérénité des vérifications, il a fixé un horizon clair : la publication officielle des résultats interviendra, en tout état de cause, au plus tard ce jeudi. En attendant ce rendez-vous crucial, Cotonou vit au rythme d’une attente studieuse. Entre les murs de la Cour, le droit et la technologie s’unissent pour que, jeudi, la voix du peuple béninois soit entendue avec la clarté et la rigueur que commande la démocratie.

Législatives – CENA : résultats dès le 14 janvier

Cotonou, 13 janvier 2026— Alors que le Bénin s’est réveillé ce matin dans une atmosphère de calme suspendu, les couloirs de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) bourdonnent d’une activité frénétique. Quarante-huit heures après le scrutin du dimanche 11 janvier, l’institution est entrée dans la phase la plus délicate et la plus stratégique de son calendrier : le rapatriement, le tri et le traitement du matériel électoral.

L’enjeu est colossal. Il ne s’agit plus de voter, mais de compter, de vérifier et de sécuriser. Depuis hier, le siège de la CENA s’est transformé en une véritable plateforme logistique de haute précision.

 

CENA : une logistique de précision sous haute surveillance

Dans la cour centrale et les entrepôts, quatre équipes se relaient sans interruption, de jour comme de nuit. Leur mission est de réceptionner les plis en provenance de chaque centre de vote, du Nord au Sud du pays. Chaque arrivée de camion est un événement. Les agents contrôlent méthodiquement les cantines électorales, les isoloirs, les lampes et même les chasubles.

Le protocole est rigoureux : les agents déchargent les cantines destinées au traitement propre de la CENA pour les traiter immédiatement, tandis qu’ils maintiennent sous scellés inviolables celles dévolues à la Cour Suprême et à la Cour Constitutionnelle. les premiers convois sécurisés vers la Cour Constitutionnelle ont d’ailleurs déjà commencé leur rotation, marquant une étape clé dans le processus de validation.

 

CENA : pas de chiffres sans la dernière cantine.

Malgré l’impatience qui gagne les états-majors politiques et les réseaux sociaux, le président de la CENA, Sacca Lafia, maintient une ligne de conduite ferme. Lors de son intervention sur la chaîne nationale (SRTB), il a martelé un message de prudence et de légalité : aucun chiffre officiel ne sera communiqué tant que la dernière cantine n’aura pas franchi les portes de l’institution.

Cette rigueur s’explique par le cadre légal strict du Bénin, conçu pour éviter toute manipulation ou spéculation hâtive qui pourrait fragiliser la paix sociale. Les coordonnateurs d’arrondissement disposent d’un délai de 48 heures, s’achevant ce mardi soir, pour finaliser l’ensemble des remontées techniques.

 

À quand les premiers résultats ?

Si les journées des 12 et 13 janvier sont entièrement dédiées à ce travail de fourmi, l’horizon commence à se dégager. Selon les prévisions de l’institution, et en l’absence d’incidents techniques majeurs, les premières tendances consolidées pourraient émerger dès demain, mercredi 14 janvier.

La CENA l’assure : elle privilégie la fiabilité du dépouillement à la rapidité de l’annonce. Dans cette « bataille des procès-verbaux », la transparence est l’arme absolue. Le peuple béninois poursuit son attente, mais il garde la certitude que les commissaires et les observateurs comptabilisent actuellement chaque voix avec une vigilance scrupuleuse.

Bénin 2026 : Les régulateurs africains à l’école de la CENA

Cotonou, le 8 janvier 2026 – À soixante-douze heures du double scrutin législatif et communal, la diplomatie électorale s’intensifie. Après avoir scruté les ondes à la HAAC, la délégation des présidents des instances africaines de régulation des médias, membre du RIARC, a franchi les portes de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA). Une étape cruciale pour comprendre comment la parole médiatique s’articule avec l’organisation matérielle du vote.

 

Quand les médias rencontrent les urnes

Sous la conduite d’Édouard Loko, Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), les « gendarmes de l’information » du continent ont été reçus par Sacca Lafia, Président de la CENA. Cette visite de haut niveau témoigne d’une réalité souvent méconnue : la réussite d’une élection ne dépend pas seulement du dépouillement, mais aussi de la parfaite synchronisation entre l’organe qui gère le vote et celui qui surveille l’information.

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© la CENA

Dans les rouages de la CENA : Transparence et Logistique

Au cours d’une séance de travail jugée « fructueuse », la délégation africaine a plongé dans le quotidien de l’institution chargée de la gestion des élections. En effet, du Directeur Général des Élections aux cadres techniques, tous ont été mis à contribution pour détailler le parcours d’un bulletin de vote, de sa conception à la proclamation des grandes tendances.

Par ailleurs, les membres du RIARC ont pris connaissance de la mesure de la charge titanesque qui incombe à la CENA :

  • La préparation technique : élaboration des documents et sécurisation des procédures.
  • La supervision du terrain : formation des agents électoraux et déploiement du matériel.
  • Le garant des droits : assurer le libre exercice du droit de vote pour chaque citoyen et l’équité pour chaque candidat.
  • La voix des résultats : la centralisation des données et la publication des tendances provisoires.

Un modèle de coopération inter-institutionnelle

Pour Me René Bourgoin, Président du RIARC et de la HACA de Côte d’Ivoire, cette ouverture de la CENA est un gage de crédibilité.

« Nous remercions le Président de la CENA pour la qualité des échanges et l’ouverture accordée à notre mission », a-t-il déclaré au nom de ses pairs.

En outre, cette démarche illustre une vision moderne de la démocratie en Afrique : les institutions ne travaillent plus en silos. La CENA prépare le terrain, la HAAC veille à l’équilibre des discours, et les régulateurs africains observent cette synergie pour en tirer les meilleures pratiques.

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Le Bénin, laboratoire de la transparence ?

En accueillant ainsi ses homologues ivoiriens, marocains, sénégalais et centrafricains, le Bénin soumet son processus électoral à un examen rigoureux par ses pairs. Cette transparence affichée par la CENA, à la veille d’un scrutin couplé complexe, vise aussi à rassurer tant sur le plan national qu’international.

Alors que les derniers préparatifs logistiques s’achèvent, cette immersion au cœur de la « tour de contrôle » des élections confirme que le Bénin mise sur une collaboration étroite entre tous les acteurs pour garantir un scrutin apaisé ce dimanche 11 janvier 2026.

Parakou : BR scelle un pacte de confiance avec les artisanes

À l’approche des élections municipales et législatives de janvier 2026, la cité des Koburu vit au rythme d’une campagne intense. En effet, hier 5 janvier, Samou Seïdou Adambi, figure de proue du Bloc Républicain (BR), a investi le 3ᵉ arrondissement de Parakou. Son objectif est de mobiliser les femmes artisanes pour assurer un triomphe sans précédent au « Cheval Blanc Cabré » dans la 8ᵉ circonscription.

 

Une stratégie de proximité pour un scrutin historique

Le Vice-Président du parti ne ménage pas ses efforts. Accompagné du Maire et candidat Inoussa Zimé Chabi, l’ancien ministre Samou Seïdou Adambi a choisi le terrain de la proximité pour convaincre. Devant un parterre de femmes patronnes d’ateliers, de coiffeuses, de couturières et d’artisanes, le message s’est voulu à la fois affectif et politique.

« Donnez votre voix à celui qui vous rend visite sans même que vous l’invitiez », a lancé Samou Seïdou Adambi. Par cette formule, il souligne la présence constante de son parti aux côtés des populations, bien au-delà des périodes électorales. Ainsi, Pour le leader républicain, le vote utile repose sur une relation de fidélité quotidienne plutôt que sur des promesses de dernière minute.

 

Des objectifs ambitieux pour la 8ᵉ circonscription

Le Bloc Républicain affiche ses ambitions avec une précision chirurgicale. Pour les municipales à Parakou, le parti vise au moins 25 conseillers sur les 33 que compte la mairie. Concernant les législatives dans la 8ᵉ circonscription électorale, Samou Seïdou Adambi espère aussi rafler au moins 5 sièges sur les 6 disponibles.

Le choix de maintenir le Maire Inoussa Zimé Chabi en première ligne n’est pas fortuit. Les responsables du parti justifient également ce positionnement par sa connaissance intime des réalités des artisans et sa présence régulière sur le terrain. C’est cette alliance entre l’exécutif communal et les forces vives de l’économie locale qui doit, selon eux, porter le parti vers une victoire éclatante.

Bloc Républicain
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La réponse des artisanes : le choix du pragmatisme

Du côté des femmes artisanes du 3ᵉ arrondissement, l’accueil a été enthousiaste. Les participantes voient dans le Bloc Républicain le seul allié capable de porter leurs revendications et de favoriser leur épanouissement professionnel.

« Le Bloc Républicain est notre choix par excellence car nous trouvons nos intérêts au sein du parti », ont-elles affirmé. Pour elles, le positionnement de nombreux artisans sur les listes électorales du BR constitue une reconnaissance majeure de leur secteur d’activité. Elles se sentent désormais actrices de leur destin politique plutôt que simples spectatrices.

 

Éduquer pour mieux voter

Au-delà des discours politiques, la délégation a pris le temps d’une séance de sensibilisation civique. Par ailleurs, Samou Seïdou Adambi a rappelé que la ferveur ne suffit pas : il faut des actes concrets et valides le jour du scrutin.

L’accent a été mis sur les documents officiels indispensables pour glisser son bulletin dans l’urne. Carte d’électeur, Certificat d’Identification Personnelle (CIP), carte d’identité biométrique, passeport ou encore permis de conduire sont autant d’outils que chaque femme artisane doit posséder pour exprimer son suffrage. Le Vice-Président a d’ailleurs exhorté les patronnes à devenir des relais d’information auprès de leurs apprentis et de leur entourage.

 

Vers un duel décisif

Finalement , à quelques semaines du vote, cette descente dans le 3ᵉ arrondissement de Parakou montre que la bataille pour le contrôle de la 8ᵉ circonscription sera acharnée. En misant sur les femmes, piliers de l’économie informelle et de la vie sociale, le Bloc Républicain espère créer une vague de soutien capable de submerger ses adversaires.

Législatives 2026 : les Démocrates lancent la bataille pour l’emploi

Cotonou, le 26 décembre 2025 – À l’aube des élections législatives du 11 janvier 2026, l’heure est au bilan. Après une décennie sous le régime de la « Rupture », le parti Les Démocrates dresse un constat sans concession sur l’état de l’éducation et du marché du travail au Bénin. Pour l’opposition, le carrefour de la vérité est arrivé : il s’agit de choisir entre la poursuite d’une politique de précarité ou le sursaut national.

Les Démocrates : un marché de l’emploi « clochardisé »

Le cœur de la critique des Démocrates cible la loi sur l’embauche, votée par ce qu’ils qualifient de « majorité mécanique » à l’Assemblée nationale. Selon le parti, cette législation, loin de protéger les travailleurs, a transformé l’État en « chef syndicaliste des employeurs ».

Le constat est amer : des milliers d’emplois ont été détruits ou précarisés. Cette loi n’aurait favorisé ni les employés, ni les jeunes diplômés, et encore moins les chômeurs, laissant la jeunesse dans une impasse professionnelle sans précédent.

Éducation : une décroissance alarmante

Le Parti Les Démocrates rappelle que l’éducation est la « mère avant-gardiste » de tout développement. Pourtant, les chiffres sous le régime actuel révèlent une tendance inquiétante. Alors que tous les pays voisins enregistrent une augmentation constante du nombre de candidats aux examens nationaux, le Bénin est le seul pays de la sous-région à afficher une décroissance nette des effectifs au BEPC et au BAC.

Cette ségrégation dans la formation et l’éducation est perçue comme un frein durable à la compétitivité du capital humain béninois.

Le drame des AME : une promesse trahie selon « Les Démocrates »

L’un des échecs les plus cuisants du régime, selon l’opposition, reste le traitement réservé aux aspirants au Métier d’Enseignant (AME). Véritables piliers du système éducatif actuel, ces enseignants vivent dans une incertitude constante.

  • La promesse : un renversement massif dans la fonction publique.
  • La réalité : seule une infime minorité a vu son statut régularisé, laissant la grande majorité dans une déliquescence sociale inacceptable.

Les Démocrates, l‘appel du 11 janvier : briser le Parlement monocolore

Face à ce qu’il qualifie de dérive, le Parti Les Démocrates appelle les citoyens à une révolution électorale. L’enjeu est de mettre fin au parlement monocolore qui a permis le vote de lois jugées antisociales.

Le message est direct : la seule arme contre ce système est la mobilisation massive. En luttant contre l’abstention, chaque électeur devient un acteur du sauvetage du Bénin.

« Sortir massivement pour voter Les Démocrates, c’est refuser la destruction de nos emplois et le déclin de notre école. C’est choisir l’espoir contre la rupture. »

En somme, le spectre d’un Parlement monocolore hante encore les débats, mais la décision finale appartient désormais aux citoyens. Le Parti Les Démocrates a jeté ses forces dans la bataille pour la reconquête des droits sociaux. La grande inconnue reste désormais la participation : le peuple choisira-t-il de reprendre les rêves de son destin le soir du 11 janvier ?

Votez massivement pour le Parti Les Démocrates.

Éducation, formation, emploi : le pacte du Bloc Républicain pour la jeunesse béninoise

Cotonou, le 26 décembre 2025 – À l’approche des échéances législatives du 11 janvier 2026, le Bloc Républicain (BR) place le capital humain au cœur de son projet de société. Pour le parti au cheval cabré, l’équation du développement est simple mais puissante : l’éducation doit mener à la formation, et la formation doit garantir l’emploi. Ce triptyque constitue la clé de voûte pour transformer la jeunesse béninoise en un moteur de croissance durable.

 

Un bilan de progrès, des défis à surmonter

Ces dernières années, le Bénin a franchi des étapes cruciales. Le déploiement des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) a ​​permis de combler le déficit de personnel dans nos classes, tandis que l’extension des cantines scolaires et la promotion de l’enseignement technique ont renforcé l’attractivité de notre système éducatif.

Cependant, le Bloc Républicain reste lucide sur les réalités du terrain. La précarité du statut des AME, l’inadéquation entre les diplômes académiques et les besoins des entreprises, ainsi que le chômage des jeunes diplômés demeurent des préoccupations majeures.

 

Le Bloc Républicain : réformer pour une « Majorité Utile » à l’Assemblée

Pour la prochaine législature, le BR ambitionne de porter des réformes législatives structurantes pour offrir à chacun une compétence utile et une insertion jeune digne. Le programme s’articule autour de cinq piliers majeurs :

  1. Sécuriser le corps enseignant : professionnaliser progressivement les AME pour leur offrir une stabilité de carrière et une dignité sociale.
  2. Révolutionner l’enseignement technique : introduire la formation professionnelle dès le secondaire pour que l’école donne, enfin, un métier.
  3. Valoriser l’identité culturelle : intégrer les langues nationales dans le cursus pour réduire l’échec scolaire précoce.
  4. Booster l’entrepreneuriat : voter une loi « Startup Act » ambitieuse avec l’objectif de créer 10 000 startups et 50 000 emplois.
  5. Investir massivement : mobiliser 50 milliards FCFA pour les PME innovantes et injecter 20 milliards FCFA dans l’économie rurale via l’approvisionnement local des cantines.

 

L’objectif 2033 : un chômage à moins de 5 %.

Le Bloc Républicain fait le choix de la responsabilité et de la proximité. Son ambition ne se limite pas aux slogans : elle vise aussi des résultats quantifiables. En bâtissant une école qui anticipe les besoins du marché, le BR s’engage également à réduire le taux de chômage des jeunes à moins de 5 % d’ici 2033.

Le 11 janvier 2026, le choix est clair. Il s’agit de choisir une législature d’impact, capable de transformer les promesses en réalités concrètes pour nos enfants.

En somme, entre la professionnalisation des enseignants et l’élan promis vers l’entrepreneuriat, le projet du parti au cheval cabré dessine un Bénin résolument tourné vers la compétence. Reste à savoir si cette vision de la « majorité utile » parviendra à convaincre une jeunesse béninoise de plus en plus exigeante. Le 11 janvier 2026, c’est elle qui tiendra le stylo pour valider, ou non, les contours de son futur.

Législatives 2026 : MOELE-BÉNIN veut placer « l’Humain au cœur de la Loi »

Cotonou, le 26 décembre 2025 – Alors que la campagne pour la 10ᵉ législature s’intensifie, le parti MOELE-BÉNIN se distingue par une approche singulière : la social-démocratie au service de l’inclusion. Sous le slogan « Dans la continuité de la Dynamique, osons l’Inclusion », la formation politique porte un projet de société ambitieux, structuré autour de 12 fondements et 25 engagements concrets. Pour MOELE-BÉNIN, le constat est clair : si les infrastructures progressent, le débat parlementaire doit désormais se recentrer sur la qualité de vie, la sécurité de l’emploi et la dignité humaine.

 

La loi SEAT.50 : planifier le Bénin de 2075

L’une des propositions les plus audacieuses du parti est la création de la loi SEAT 50. Il s’agit d’une loi-programme d’orientation couvrant quatre piliers vitaux : Santé, Éducation, Agriculture et Transports.

Contrairement aux politiques de court terme, MOELE-BÉNIN propose une planification sur 50 ans. L’objectif est de sanctuariser le budget de l’éducation, en faisant de l’école une priorité budgétaire systématique et obligatoire pour toutes les collectivités locales et territoriales. Pour le parti, investir dans l’école, c’est garantir la paix sociale de demain.

 

Souveraineté culturelle : les langues nationales au Parlement avec MOELE-BÉNIN

Pour le parti , un système éducatif efficace ne peut être déconnecté de ses racines. Le parti s’engage à porter une réforme historique : élever deux langues nationales au rang de langues officielles.

« Apprendre dans nos langues, c’est renforcer le patriotisme et l’intelligence sociale », martèle la direction du parti.

Cette mesure vise à lutter contre l’échec scolaire et à former des citoyens fiers de leur identité, capables d’innover à partir de leur propre socle culturel.

 

Le patriotisme économique : la préférence nationale d’abord

Face au défi du chômage et de la précarité, MOELE-BÉNIN prône un patriotisme économique sans complexe. Cela passe par deux leviers législatifs :

  1. Révision du Code des marchés publics : imposer légalement l’association systématique des entreprises étrangères avec des PME locales pour tout grand projet.
  2. Consommation locale : soutenir la production nationale pour freiner la fuite des cerveaux et créer des emplois durables sur place.

MOELE-BÉNIN : la voix des sans-voix à l’Assemblée

En 2026, MOELE-BÉNIN ne cherche pas seulement à voter des lois, mais à transformer le rôle du député. Le parti s’engage à exercer un contrôle rigoureux de l’action gouvernementale pour s’assurer que chaque décision sert l’intérêt du plus grand nombre.

Le 11 janvier 2026, osons la vérité politique. Pour un Bénin plus inclusif et des députés proches de vos réalités, votons tous MOELE-BÉNIN.

Législatives 2026 : L’UP le Renouveau appelle à protéger « le Bénin qui gagne »

Cotonou, le 26 décembre 2025 – À quelques jours de l’examen décisif du 11 janvier 2026, l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) dresse un bilan sans concession du passé pour mieux projeter l’avenir. En effet, pour le parti de la mouvance présidentielle, le choix est clair : consolider les fndations d’un Bénin moderne ou risquer un retour vers les instabilités d’autrefois.

 

L’UP le Renouveau  : fin de la « machine à fabriquer des chômeurs »

Pendant des décennies, le système éducatif béninois a souffert de maux profonds : grèves incessantes, classes sans enseignants et financements précaires.

« Notre école était une véritable machine à fabriquer des diplômés sans débouchés », rappelle l’UPR.

Sous l’impulsion des réformes actuelles, ce cycle de fatalité a été brisé. Le virage historique vers l’ Enseignement Technique et la Formation Professionnelle (ETFP) est désormais une réalité concrète. L’objectif affiché est audacieux : 70 % des apprenants doivent sortir du système avec un métier en main. C’est le passage de la théorie à la pratique, de la dépendance à la fierté du savoir-faire.

 

L’équité restaurée : de l’enfant du paysan à celui du ministre

L’UPR souligne aussi  que la révolution ne s’arrête pas aux diplômes. L’insertion professionnelle est devenue une priorité d’État grâce à deux leviers majeurs :

  1. Le PSIE (Programme Spécial d’Insertion dans l’Emploi) : des milliers de jeunes acquièrent leur première expérience en entreprise, rémunérés par l’État. Ici, le clientélisme a laissé la place au mérite grâce à la dématérialisation des processus.
  2. La GDIZ (Zone Industrielle de Glo-Djigbé) : ce qui n’était que des champs est aujourd’hui le poumon industriel de la sous-région. Des milliers de jeunes y transforment localement notre coton, notre soja et nos noix de cajou, redonnant ainsi au label « Made in Bénin » ses lettres de noblesse.

 

Un choix de civilisation : continuité ou retour en arrière

Pour l’Union Progressiste le Renouveau, le scrutin du 11 janvier n’est pas une simple élection de plus. C’est un référendum sur l’avenir de la jeunesse.

  • Voter UPR, c’est protéger les acquis et garantir que les réformes ne s’arrêtent pas en si bon chemin.
  • Voter UPR, c’est refuser le retour aux « pratiques rétrogrades » qui ont longtemps hypothéqué l’avenir de la Nation.

 

L’UP le Renouveau : l’appel au rassemblement

« Nous avons posé les fondations. Ne laissez personne démolir ce que nous avons construit au prix de tant d’efforts », martèle le parti. Le temps du discours creux est révolu ; l’heure est à la poursuite de l’excellence et du rayonnement économique.

Le dimanche 11 janvier 2026, choisissez la compétence et la dignité. Pour une jeunesse qui travaille et un Bénin qui avance, votez massivement Union Progressiste le Renouveau.

Législatives 2026 : La FCBE s’engage pour une école souveraine

Cotonou, le 26 décembre 2025 – À l’approche des élections du 11 janvier 2026, la Force Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) place le capital humain au centre de son combat. Pour le parti, l’éducation n’est pas une simple dépense, mais un droit fondamental et un levier de souveraineté. Dressant un diagnostic sans complaisance des réformes actuelles, la FCBE propose une refonte totale du système éducatif et social pour protéger les plus vulnérables.

 

L’Éducation : sortir de l’expérimentation pour revenir aux réalités

Le parti estime que l’actuelle « approche par compétence » a montré ses limites. Pour les futurs élus FCBE, l’école béninoise doit être repensée autour de trois axes majeurs :

  1. Souveraineté linguistique : introduire enfin les langues locales dans le système formel pour faciliter l’apprentissage.
  2. Dignité des enseignants : la FCBE s’engage à faire bannir le vocable « aspirant » (AME), jugé contraire à la déontologie. Le parti proposera une loi pour codifier et sécuriser le recrutement et la carrière des enseignants.
  3. Inclusion et petite enfance : rendre l’enseignement maternel obligatoire et garantir une éducation de qualité aux enfants en situation de handicap.

 

Universités : stopper la privatisation sociale

La FCBE s’inquiète de la gestion actuelle des œuvres universitaires. Ses futurs députés mèneront deux batailles frontales :

  • Contre la privatisation : le parti s’opposera à toute cession des structures sociales universitaires (résidences, transports) au privé.
  • Gouvernance académique : pour restaurer l’autonomie des universités, la FCBE propose que les recteurs soient à nouveau élus par leurs paires ou désignés selon des critères purement académiques, et non politiques. Elle exige également la suppression des examens nationaux pour les étudiants des universités privées afin de favoriser un partenariat public-privé plus équitable.

Emploi et fonction publique : priorité aux nationaux

Face au chômage endémique et aux « suppressions massives d’emplois », la FCBE prône un patriotisme économique rigoureux. Le parti propose :

  • La sécurisation des carrières : réviser la loi sur l’embauche pour protéger aussi bien l’employé que l’employeur.
  • La préférence nationale : porter une loi imposant la priorité aux Béninois dans les recrutements publics comme privés.
  • Le soutien aux entreprises : créer un fonds de secours pour les entreprises en difficulté afin de sauvegarder les emplois existants.

 

Accès à la terre et innovation : les clés pour demain

Pour la jeunesse rurale, la FCBE entend relire le Code foncier afin de faciliter l’accès des jeunes à la terre dans les zones agricoles. En parallèle, un fonds d’appui à l’innovation et à la recherche sera créé pour soutenir les jeunes entrepreneurs dans la création de richesse.

En définitive, la FCBE appelle à un retour à la gestion de l’éducation par un ministère unique et fort, et à la suppression du Conseil National de l’Éducation jugé inefficace.

Le 11 janvier 2026, choisissons l’expérience et la protection sociale. Pour un Bénin solidaire, votez massivement FCBE !

Natitingou : Abdul-affiz Agballa ressoude Les Démocrates pour les législatives

Natitingou, le 22 décembre 2025 – La politique est parfois un exercice d’équilibriste entre ambitions personnelles et discipline collective. À l’approche du scrutin législatif du 11 janvier prochain, la 4ᵉ circonscription électorale est en pleine ébullition. En effet, le samedi 20 décembre, dans le cadre feutré d’un hôtel de Natitingou, le Coordonnateur communal du parti « Les Démocrates », Abdul-affiz Agballa, a dû faire face à un défi de taille : transformer la colère de ses partisans en une force de frappe électorale.

Face aux tensions liées aux investitures à Natitingou, le Coordonnateur Abdul-affiz Agballa a souligné l'intérêt supérieur du parti Les Démocrates.
© Face aux tensions liées aux investitures à Natitingou, le Coordonnateur Abdul-affiz Agballa a souligné l'intérêt supérieur du parti Les Démocrates.

Le choc des investitures : entre déception et loyauté

L’annonce du positionnement d’Abdul-affiz Agballa comme suppléant du premier titulaire agit comme une douche froide sur ses soutiens. Pour les « têtes de pont » du parti à Natitingou, le verdict est amer. Ayant soutenu leur leader durant les rudes primaires à la base, ils espéraient le voir porter le flambeau en tant que titulaire.

Le mécontentement était palpable lors de cette séance d’échanges. Certains militants, jugeant ces frustrations « légitimes et fondées », n’ont pas caché leur intention de « baisser les armes » ou de quitter le navire. Dans une élection où chaque voix compte, ce risque de démobilisation représente une menace directe pour les chances du parti dans la région.

Abdul-affiz Agballa « Nul n’est au-dessus du parti » : la leçon de discipline

C’est avec une fermeté teintée d’humilité qu’Abdul-affiz Agballa a pris la parole pour ramener le calme. Loin de nourrir l’amertume, le candidat a choisi la voie de la sagesse politique. Son message a été clair : l’intérêt supérieur du parti premier sur les destins individuels.

« En tant que Coordonnateur communal, je travaille pour le compte du parti. Si je n’ai pas été retenu (comme titulaire), je peux ne pas être content, mais je me dois de travailler pour continuer à faire briller la flamme du parti », a-t-il martelé avec conviction.

Pour apaiser les cœurs, il a tenu à saluer celui qui a été désigné titulaire, le présentant non pas comme un rival, mais comme un « frère, ami et compagnon de lutte » de la première heure. Cette approche pédagogique a permis de désamorcer les tensions en rappelant que l’adversaire n’est pas à l’intérieur de la barque, mais bien dans le camp d’en face.

Face aux tensions liées aux investitures à Natitingou, le Coordonnateur Abdul-affiz Agballa a souligné l'intérêt supérieur du parti Les Démocrates.
© Face aux tensions liées aux investitures à Natitingou, le Coordonnateur Abdul-affiz Agballa a souligné l'intérêt supérieur du parti Les Démocrates.

Cap sur le 11 janvier : l’appel à l’union sacrée

Après avoir demandé pardon à ses soutiens pour la déception ressentie, le Coordonnateur a lancé un appel vibrant au travail de terrain. Pour lui, le temps des discussions internes est révolu ; l’heure est à la conquête des suffrages.

L’objectif est désormais limpide : assurer la victoire écrasante du parti « Les Démocrates » dans la 4ᵉ circonscription électorale le 11 janvier prochain. En invitant ses militants à dépasser leurs frustrations pour se concentrer sur l’essentiel, Abdul-affiz Agballa a transformé une crise potentielle en un nouveau souffle pour sa base.

Finalement, cette rencontre de Natitingou pourrait bien être le tournant de la campagne dans le Nord. En faisant preuve de résilience, Abdul-affiz Agballa a démontré que la stature d’un homme politique se mesure aussi à sa capacité à rester fidèle à ses convictions, même lorsque le vent tourne.

Élections 2026 : Top départ pour les messages de campagne

Cotonou, le 19 décembre 2025 – Les projecteurs s’allument, les cravates s’ajustent et les discours sont relus une dernière fois avec fébrilité. À quelques semaines des élections législatives et communales du 11 janvier 2026, le siège de la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB SA) est devenu le cœur battant de la démocratie béninoise. Depuis ce vendredi, les dirigeants et représentants des formations politiques s’y succèdent pour une étape cruciale : l’enregistrement des messages officiels de campagne.

Législatives et Communales 2026 au Bénin : les partis politiques enregistrent leurs messages à la SRTB sous la supervision de la HAAC. Un pas de plus vers le examen.
© Législatives et Communales 2026 au Bénin : les partis politiques enregistrent leurs messages à la SRTB sous la supervision de la HAAC. Un pas de plus vers le examen.

Élections 2026 : une mécanique de précision sous haute surveillance

Dans les studios de Cotonou, rien n’est laissé au hasard. Cette opération, minutieusement encadrée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), répond à un protocole strict. Chaque seconde compte, car l’équité est le maître-mot. En effet, pour garantir la stricte égalité entre les candidats, une délégation de la HAAC supervise chaque enregistrement avec une attention millimétrée.

Les superviseurs présents assurent un suivi impartial : ils veillent au respect du temps de parole et des règles de bienséance, sans jamais censurer le fond des idées. Ce rôle d’arbitre indépendant, inscrit dans la Constitution, est le garant d’un débat apaisé. L’objectif est d’éviter tout dérapage et s’assurer que les médias publics restent un espace neutre et ouvert à tous.

Législatives et Communales 2026 au Bénin : les partis politiques enregistrent leurs messages à la SRTB sous la supervision de la HAAC. Un pas de plus vers le examen.
© Législatives et Communales 2026 au Bénin : les partis politiques enregistrent leurs messages à la SRTB sous la supervision de la HAAC. Un pas de plus vers le examen.

Le défi du double examen : convaincre en un temps record

La particularité de cette année réside dans le caractère « couple » des élections. Le 11 janvier prochain, les Béninois devront choisir à la fois leurs députés et leurs conseillers locaux. Par conséquent, pour les partis politiques, l’exercice de l’enregistrement est un véritable défi pédagogique.

« Il faut réussir à parler de lois nationales et de développement local dans le même message », confie un cadre de parti. Pour le grand public, ces messages diffusés prochainement seront essentiels pour comprendre les projets de société et distinguer aussi les enjeux nationaux des préoccupations de proximité.

Élections 2026 : la HAAC, rempart de la sérénité démocratique

À travers cette phase technique, la HAAC réitère sa détermination à offrir aux citoyens une information de qualité, loin des rumeurs et de la désinformation. En encadrant ainsi la parole politique, l’institution favorise une campagne sereine et ancrée dans les valeurs démocratiques.

En somme, alors que la campagne officielle ne s’ouvrea que le 26 décembre 2025, cette « pré-campagne » dans les studios de la SRTB prouve que la machine électorale tourne déjà à plein régime.. Les électeurs béninois, eux, se préparent déjà à passer au crible ces interventions qui rythmeront leur quotidien audiovisuel jusqu’au jour du vote.

CENA : Les partis politiques reçoivent les spécimens du bulletin unique

Cotonou, 17 décembre 2025 – La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) franchit une étape décisive vers les scrutins de 2026. Ce mercredi, l’institution a procédé à la remise officielle des spécimens des bulletins  de vote uniques aux représentants des formations politiques en lice.

Transparence et équité de traitement

 

Cette démarche, conforme au Code électoral, vise à garantir une égalité stricte entre les concurrents. En recevant ces spécimens en amont, les partis peuvent valider la conformité de leurs logos, couleurs et positions, notamment toute technique de contestation le jour du vote.

Le bulletin unique, désormais pilier du système électoral béninois, joue un rôle crucial : il simplifie l’acte de vote pour le citoyen et limite drastiquement le nombre de bulletins nuls. Sa distribution précoce est un signal fort envoyé par la CENA pour assurer une campagne électorale transparente et sereine.

La CENA a remis ce mercredi les spécimens des bulletins de vote uniques aux partis politiques pour les élections de 2026. Une étape clé pour la transparence et la fiabilité du scrutin au Bénin.
© La CENA a remis ce mercredi les spécimens des bulletins de vote uniques aux partis politiques pour les élections de 2026. Une étape clé pour la transparence et la fiabilité du scrutin au Bénin.

Spécimens des bulletins  : un pas vers des élections apaisées

 

Cette étape vient consolider la crédibilité du processus électoral, en droite ligne avec les exigences de transparence et d’impartialité portées par la CENA. Elle s’inscrit dans la continuité des phases déjà menées, notamment la validation des candidatures et le tirage au sort des positions sur les bulletins.
Dans un contexte où se croisent enjeux locaux et dynamiques nationales, cette distribution apparaît comme un signal fort : celui d’une volonté d’avancer vers un scrutin apaisé et maîtrisé.

Après la validation des candidatures, ce geste symbolise l’accélération du calendrier électoral. Dans un climat où les enjeux locaux et législatifs sont majeurs, la CENA confirme ainsi son rôle de garant de la fiabilité du contrôle. Les formations politiques ont désormais toutes les cartes en main pour entamer leur travail de sensibilisation auprès des militants.