Cotonou a franchi un nouveau palier dans sa mutation numérique. Le mercredi 18 mars 2026, les couloirs du Ministère de l’Économie et des Finances ont vibré au rythme de l’innovation avec le lancement de SIRAT Pay. Plus qu’une simple application, cet outil promet de transformer radicalement le quotidien des transporteurs et des voyageurs sur les axes routiers béninois.
Fini le temps perdu à chercher de la petite monnaie ou à patienter de longues minutes sous le soleil aux postes de contrôle. Avec SIRAT Pay, le gouvernement béninois dématérialise entièrement les transactions de péage et de pesage.
L’objectif affiché par Ranti Akindès, Directeur Général de la SIRAT, est limpide : offrir une expérience fluide, rapide et sécurisée. En migrant vers le numérique, le pays s’attaque à l’un des principaux goulots d’étranglement de la mobilité nationale.
Une gestion « zéro papier » pour une transparence totale
Lors de la conférence de presse, Wilfrid Bocco, Directeur de l’Exploitation, a mis en lumière les piliers de cette technologie :
Traçabilité absolue : chaque centime versé est enregistré numériquement, garantissant une gestion rigoureuse des recettes publiques.
Hygiène et sécurité : la réduction des contacts physiques s’inscrit dans les standards de modernisation des services publics.
Efficacité pour les entreprises : les gestionnaires de flottes peuvent désormais suivre et recharger les comptes de leurs conducteurs à distance.
« Cette innovation n’est pas qu’un gadget technique, c’est un levier de croissance qui remet l’usager au centre des priorités », a souligné la direction lors de la présentation.
Pour maximiser l’impact de cette réforme, les autorités encouragent vivement l’adoption de la carte SIRAT Pay. Couplée à l’application mobile, elle permet un passage quasi instantané aux barrières. Cette stratégie s’inscrit directement dans la vision du Programme d’Action du Gouvernement (PAG), qui fait du numérique le moteur de l’émergence béninoise depuis 2016.
Le lancement de SIRAT Pay illustre la volonté constante de moderniser l’État, renforçant ainsi le bilan technique du pouvoir actuel. Pour le citoyen lambda, c’est avant tout la promesse d’un voyage sans friction à travers le pays.
Au Bénin, le projet “JaimeMaLangue” ambitionne de faire dialoguer l’intelligence artificielle avec les langues locales. En phase pilote sur le Fongbé, cette initiative participative portée par l’ASIN et l’IIDiA invite chaque citoyen à enregistrer sa voix pour nourrir une IA inclusive, ancrée dans l’identité culturelle du pays.
Cotonou, 12 novembre 2025 – Dans un pays où plus de 50 langues coexistent, le Bénin initie une révolution numérique inclusive. Baptisé « JaimeMaLangue », ce projet transforme chaque citoyen en contributeur actif d’une IA nationale capable de comprendre les dialectes locaux, avec une phase pilote dédiée au fongbé. Lancé hier à Cotonou par l’ASIN et l’Institut IIDiA, il vise ainsi à ancrer la technologie dans l’identité culturelle et à démocratiser l’accès aux outils digitaux.
“JaimeMaLangue”, une plateforme participative : chaque voix compte.
Dès aujourd’hui, le site jaimemalangue.bj est accessible à tous. L’inscription est simple : choisir sa langue, enregistrer des phrases du quotidien via micro, et les soumettre anonymement. En fait, ces enregistrements alimentent une base de données nationale validée par des linguistes, pour entraîner des algorithmes d’IA adaptés aux réalités béninoises.
« C’est notre chance de dialoguer avec les machines sans perdre notre essence », souligne un initiateur, appelant aussi à une mobilisation virale pour accélérer la collecte.
Du Fongbé à l’inclusion totale : un patrimoine numérisé
La phase initiale cible le Fongbé, parlé par des millions dans le sud du pays, mais l’ambition est continentale. En alliant innovation et préservation, le projet dépasse le monopole des langues dominantes comme le français ou l’anglais. Il répond également à une urgence : selon l’UNESCO, 40 % des langues mondiales risquent de disparaître d’ici 2100.
Au Bénin, cela ouvre la voie à des services publics, des applications éducatives et des chatbots en langues locales, favorisant ainsi l’inclusion des jeunes ruraux et l’accès à l’emploi.
Mobilisation nationale au du projet “JaimeMaLangue” : du citoyen lambda à l’expert culturel
Sous le slogan “Le Bénin parle au futur”, le lancement a réuni des techniciens, des linguistes et des artistes à Cotonou. L’ASIN et l’IIDiA misent sur l’empowerment : écoles, associations et diasporas sont invitées à participer à des ateliers de collecte.
« Partagez, enregistrez, innovez », lancent-ils, avec des tutoriels en ligne pour guider les novices. Par ailleurs, ce modèle participatif pourrait inspirer d’autres pays ouest-africains, où la fracture numérique exclut encore 60 % de la population.
Enjeux et perspectives : une IA béninoise au service de tous
Au-delà de la technologie, “JaimeMaLangue” tisse un filet de résilience culturelle face à la globalisation. Des partenariats avec Google et l’Union africaine sont envisagés pour étendre les modèles. Les premiers résultats attendus d’ici mi-2026 pourraient transformer la santé connectée, l’administration ou l’éducation en langues vernaculaires.
Rejoignez le mouvement : votre voix pourrait bientôt faire parler l’IA en Yom, en Gom… ou en toute autre langue du Bénin.
À Cotonou, le Bénin digitalise le fret transfrontalier : la Lettre de Voiture Électronique Internationale ouvre une nouvelle ère logistique ouest-africaine.
Cotonou, 26 septembre 2025 – Dans un Bénin qui se rêve en carrefour ouest-africain, où les camions transfrontaliers charrient non seulement des marchandises mais aussi l’ambition d’une intégration régionale fluide, une innovation discrète mais transformative a pris la route hier. En effet, le Ministère du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement Durable, conjointement avec l’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT), a inauguré la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) le 24 septembre à Cotonou.
Délivrée via la plateforme SYGFR (Système de Gestion du Fret Routier), cette réforme marque un jalon décisif dans la modernisation sécurisée du transport routier de marchandises, transformant des documents papier vulnérables en actes numériques infalsifiables.
Une coopération stratégique pour professionnaliser le secteur
La cérémonie, empreinte de solennité, a scellé l’entrée en vigueur de ce dispositif, financé par l’agence belge de développement Enabel dans le cadre du projet PASport. Ce partenariat, actif depuis 2016, pilote la professionnalisation du secteur des transports sous l’impulsion gouvernementale.
Grâce à sa position stratégique à la croisée des routes sahéliennes et atlantiques, le Bénin ambitionne de s’imposer comme hub logistique sous-régional. Dans cette optique, le SYGFR constitue le pilier numérique de cette ambition. Lancée en novembre 2023, la plateforme a déjà enrôlé plus de 1 300 transporteurs — contre 406 auparavant — facilitant ainsi :
l’émission de LVEI obligatoires pour les cargaisons transfrontalières,
l’enregistrement des conducteurs et véhicules,
et la délivrance de cartes de transport.
Une innovation numérique au service de la traçabilité
Au-delà de la dématérialisation, cette innovation renforce la traçabilité du fret, minimise les risques de fraude — un fléau qui coûte des millions annuels aux économies ouest-africaines — et harmonise également les pratiques entre acteurs publics et privés.
L’inscription en ligne, accessible et abordable, fixe les frais à :
3 000 FCFA par an pour le transport national,
1 000 FCFA par pays pour le transport international,
et 12 000 FCFA pour le Certificat de Conformité des remorques.
Conforme aux normes communautaires, notamment l’Acte Uniforme OHADA et les textes de l’UEMOA, le SYGFR assure un suivi rigoureux des quotas de fret et des tarifs homologués, fluidifiant ainsi les échanges au sein de la CEDEAO.
Sécurité routière et digitalisation : une vision intégrée
Représentant le ministre, Joseph Ahissou a réaffirmé l’engagement ferme du gouvernement :
« Nous sécurisons davantage nos routes en intensifiant les campagnes de sensibilisation et les contrôles contre les surcharges, les excès de vitesse et autres comportements à risque. »
Ces mots, prononcés devant une assemblée d’opérateurs logistiques et de partenaires, soulignent une vision holistique où la digitalisation rime avec sécurité humaine. La séance s’est conclue par une remise symbolique des premières LVEI à des conducteurs de camions, prêts à entamer leur périple transfrontalier — un geste qui ancre également l’abstraction numérique dans le concret des routes poussiéreuses.
Une promesse de prospérité pour les acteurs du fret régional
Pour les Béninois et les usagers régionaux — ces commerçants de Parakou ou ces exportateurs de coton qui dépendent de chaînes d’approvisionnement fiables — cette phase expérimentale n’est pas un gadget technologique. Elle représente en effet une promesse de prospérité accélérée, où la traçabilité réduit les pertes et booste les échanges.
Selon les projections de la Banque Mondiale, ces échanges pourraient être multipliés par deux d’ici 2030.
Vers un modèle logistique exportable
À l’heure où l’Afrique de l’Ouest aspire à une intégration logistique sans faille, Cotonou pose les jalons d’un modèle exportable. Reste à suivre les premiers retours d’expérience sur le terrain, car dans les pixels d’une lettre électronique, se profile un Bénin connecté, sécurisé et invincible.
Et si l’assurance automobile devenait aussi fluide qu’un clic sur votre écran ? Grâce à la digitalisation lancée par l’ASA Bénin, le secteur entre dans une nouvelle ère, entre rigueur, transparence et innovation.
Cotonou, 24 septembre 2025 – Et si un simple clic sur votre smartphone pouvait transformer le cauchemar d’un sinistre automobile en formalité fluide ? Hier, mardi, dans les salons feutrés d’un hôtel cotonois, l’Association des Sociétés d’Assurances du Bénin (ASA Bénin) a levé le voile sur une révolution discrète mais profonde : le lancement officiel de la digitalisation de l’assurance automobile.
Ce n’est pas qu’une simple mise à jour technique ; c’est un pari audacieux pour propulser le secteur, aligné sur l’élan gouvernemental de dématérialisation qui refuse de laisser le Bénin sur le quai de la révolution numérique. À l’heure où les routes béninoises bruissent d’une mobilité accrue, cette plateforme mutualisée promet de sécuriser les souscriptions, d’accélérer les déclarations de sinistres et de bannir les arcanes bureaucratiques qui freinent trop souvent les automobilistes lambda.
Assurance auto : une volonté collective pour une expérience client réinventée
Sous les projecteurs d’une cérémonie professionnelle, où se côtoyaient représentants des compagnies adhérentes et partenaires comme Proxym, Hervé Tchiakpè, président de l’ASA Bénin, a planté le décor avec une éloquence mesurée.
« Nous posons aujourd’hui une pierre structurante pour l’avenir de l’assurance automobile au Bénin. Ce projet est le fruit d’une volonté commune de moderniser le secteur, d’améliorer l’expérience client, de lutter contre la fraude, d’accélérer la gestion des sinistres et de garantir une meilleure conformité réglementaire, témoignant ainsi de notre capacité à nous adapter aux évolutions de notre environnement », a-t-il déclaré, sous les ovations d’une salle conquise.
En effet, cette initiative, fruit d’une collaboration inter-compagnies, matérialise une gouvernance vertueuse, impulsée par le gouvernement pour fluidifier les services publics et privés, tout en luttant contre les fraudes qui gangrènent encore le secteur.
Assurance auto : quatre piliers stratégiques pour un marché assaini
Au cœur de cette plateforme dématérialisée, quatre piliers stratégiques se dressent comme des garde-fous contre l’obsolescence.
D’abord, l’intégration de la conformité dès la conception, pour un respect scrupuleux des normes réglementaires.
Ensuite, la traque impitoyable des mauvaises pratiques : traçabilité totale, réduction des doublons et des fraudes, pour un marché plus sain et équitable.
Troisièmement, l’élévation de la qualité des services, avec des souscriptions et règlements de sinistres expédiés en un temps record, fiables et transparents.
Enfin, une efficience collective via la mutualisation des infrastructures : sécurité renforcée, coûts maîtrisés, et une liberté créative laissée à chaque assureur pour innover et personnaliser l’expérience utilisateur.
Alfred Kpemavo, président du comité de pilotage, a insisté sur cette approche méthodique : « Nous nous évertuons à conduire ce projet avec méthode, discipline, rigueur et surtout professionnalisme, compte tenu de son importance et des impacts attendus sur le marché. »
Une révolution numérique globale, de l’auto à la santé
Ce lancement s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique au Bénin. À peine cinq jours plus tôt, le 18 septembre, l’ASA Bénin avait dévoilé son projet de digitalisation de l’assurance santé : une plateforme web qui fluidifie les échanges entre assureurs et prestataires médicaux, introduit les ordonnances numériques valables en pharmacies partenaires, gère les dossiers en temps réel et offre un suivi instantané des remboursements.
Ces innovations, notamment la communication directe entre acteurs et les statistiques fiables, visent à raccourcir les délais de prise en charge et à humaniser l’accès aux soins, prouvant que le secteur des assurances béninoises n’hésite pas à accélérer le pas face aux défis post-pandémie.
Pour le grand public, ce conducteur pressé de Cotonou ou ce jeune entrepreneur d’Abomey-Calavi, cette digitalisation est la promesse d’un quotidien allégé, où l’assurance rime avec simplicité plutôt qu’avec sables mouvants administratifs. À l’aube d’une ère où le numérique redessine les contours de l’économie béninoise, l’ASA Bénin pose les jalons d’un secteur résilient et inclusif. Le futur de l’assurance auto est là, à portée de clic.
Ainsi, le Bénin montre qu’il peut transformer les défis en opportunités grâce au numérique. Mais au-delà de cette innovation, le véritable enjeu réside dans sa capacité à maintenir cet élan. Le pays sera-t-il capable de généraliser ces pratiques à l’ensemble de son économie tout en garantissant la cybersécurité des données et en réduisant la fracture numérique ? L’ambition est là, il reste maintenant à consolider le socle pour que l’édifice ne s’effondre pas sous le poids de son succès.