La ville de Nikki, reconnue pour son importance historique et culturelle au Bénin, est en train de connaître une transformation significative. Avec l’installation d’infrastructures modernes, Nikki honore son passé tout en se tournant vers l’avenir. En effet, ces développements promettent de renforcer la préservation et la célébration de l’héritage des peuples Baatonu et Boo, tout en stimulant le tourisme et l’économie locale. C’est une période passionnante pour Nikki, qui devient un modèle de développement culturel en Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, le cœur de ce projet ambitieux réside dans la construction d’un majestueux palais royal Baru Term et d’une arène dédiée à la célébration de la Gaani, une fête traditionnelle emblématique. En plus, ces édifices, implantés sur un vaste domaine de 20 hectares, s’inscrivent dans une volonté de renforcer l’attractivité touristique de la région septentrionale du Bénin.
Le nouveau palais royal, véritable cœur battant de la cité, abritera la résidence du roi et de la reine-mère, ainsi qu’une mosquée. Il s’agit d’un lieu de mémoire et de rassemblement qui témoigne de la richesse de la culture Baatonu et Boo.
L’arène de la Gaani : une scène pour célébrer la diversité
En outre, L’arène de la Gaani, avec ses 3500 places, offrira un cadre exceptionnel pour célébrer cette fête traditionnelle qui tient chaque année des milliers de spectateurs. Ce nouvel espace permettra aussi de mettre en valeur la diversité culturelle du Baru Term et de renforcer le rayonnement international de cet événement.
Au-delà de son aspect culturel, ce projet aura un impact significatif sur le développement économique de la région. La construction de ces infrastructures générera de l’emploi et dynamisera l’activité touristique. De plus, la valorisation du Gaani permettra de préserver les traditions et de renforcer l’identité culturelle des populations locales.
L’ambition du gouvernement béninois est claire : faire de la Gaani un événement d’envergure internationale et la faire inscrire au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Les nouvelles infrastructures contribueront à renforcer la candidature de cette fête traditionnelle et à lui donner une visibilité mondiale.
En conclusion, la construction du palais royal Baru Term et de l’arène de la Gaani marque une étape importante dans la valorisation du patrimoine culturel du Bénin. Ce projet ambitieux permettra à Nikki de rayonner à l’échelle nationale et internationale, tout en renforçant l’identité culturelle des peuples Baatonu et Boo.
Cotonou, le 06 Août 2024 – Dans une décision majeure pour le secteur bancaire béninois, l’État a annoncé le rachat de la Société Générale Bénin ainsi que de sa succursale au Togo. Cette acquisition, approuvée en Conseil des ministres le 31 juillet dernier, vise à assurer la continuité des services bancaires essentiels pour les citoyens.
Pourquoi cette acquisition ?
Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, a expliqué que cette décision répond à une nécessité de protéger les intérêts des Béninois. « En prenant le contrôle de la Société Générale Bénin, l’État garantit ainsi la stabilité du système bancaire et prévient d’éventuelles perturbations qui pourraient nuire aux citoyens », a-t-il souligné.
Un processus en cours
L’accord de cession, qui prévoit le transfert de 93,43 % des parties détenues par le groupe français, est en cours de finalisation. Par ailleurs, les autorités compétentes, tant au niveau national qu’international, doivent encore donner leur approbation. Le processus devrait aboutir au premier trimestre 2025.
cette acquisition par l’État béninois sera un jalon significatif dans l’évolution de sa politique bancaire. Elle reflètera une stratégie délibérée pour garantir la stabilité financière, un pilier essentiel pour la croissance économique et la confiance des investisseurs.
En mettant l’accent sur la protection des consommateurs, l’État montre son engagement à défendre les droits des citoyens et à assurer la transparence des services financiers.
De plus, en renforçant son contrôle sur les banques, qui sont des institutions clés dans l’économie, le gouvernement du Bénin cherche à sécuriser un secteur considéré comme stratégique pour le développement national.
En bref, une fois l’opération finalisée, l’État béninois devra définir sa nouvelle stratégie pour la Société Générale Bénin. Les enjeux sont importants, car cette banque joue un rôle crucial dans l’économie nationale.
Bénin, le 6 Août 2024 – Dans une avancée remarquable pour l’inclusion sportive, le Bénin a célébré un jalon décisif avec la création de la Fédération Béninoise du Sport pour Personnes Aveugles et Malvoyantes. Cette initiative historique, concrétisée lors de l’assemblée générale du 3 août 2024, témoigne de l’engagement du pays envers l’accessibilité sportive. Loukmane Nassirou Akala, désormais président, incarne la vision et l’aspiration de la fédération naissante à transformer le paysage sportif pour les personnes handicapées visuelles.
Une nouvelle fédération en réponse aux exigences internationale
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes exigées par le Comité International Paralympique (IPC) en vue de renforcer la structuration des sports pour personnes handicapées au niveau national. En effet, l’IPC souhaite que chaque discipline paralympique soit représentée par une fédération nationale spécifique. C’est dans cette optique que le Comité National Paralympique du Bénin (CNPB) a organisé cette assemblée générale.
Un nouveau départ pour les sports des aveugles et malvoyants
Le président du CNPB, Abdel Rahman Ouorou Barè, a souligné l’importance de cette nouvelle fédération : « Grâce à cette structure, les athlètes béninois aveugles et malvoyants pourront bénéficier d’un meilleur accompagnement, d’un accès facilité aux compétitions internationales et d ‘un soutien financier plus important .
La nouvelle fédération permettra également de :
Développeur les sports pour aveugles et malvoyants au Bénin.
Favoriser la participation des athlètes béninois aux compétitions internationales.
Renforcer les liens avec la communauté internationale des sports pour personnes handicapées.
Un bureau exécutif dynamique
Le bureau exécutif de la nouvelle fédération, présidé par Loukmane Nassirou Akala, est composé de personnalités engagées et déterminées à développer les sports pour aveugles et malvoyants au Bénin.
Composition du bureau exécutif :
Président : Loukmane Nassirou Akala
Vice-président : Éric d’Almeida
Secrétaire général : Hermann Boton
Secrétaire général adjoint : Mathieu Sidi
Trésorier général : Alexandre Agoumba
Trésorière générale adjointe : Ridalah Ali Batimon
Organe de gestion : Benoît Houssou
Représentant des arbitres : Abdou Boukari
Représentante des femmes : Mahilatou Adamou
Commissaire aux comptes : Aboudou Idrissou
Cette nouvelle fédération marque une étape importante pour le sport béninois. Elle offre de nouvelles perspectives aux athlètes aveugles et malvoyants et contribue à renforcer l’inclusion des personnes handicapées dans la société.
Cotonou, le 6 août 2024 – Le Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, vient d’accorder un prêt de 60 millions de dollars au Bénin. Cette enveloppe financière, destinée à la deuxième phase du Programme d’appui à la gouvernance économique et au développement du secteur privé (PAGE-DSP II), porte à plus de 100 millions de dollars le soutien total apporté par le FAD au Bénin pour les exercices 2023 et 2024.
FAD : Un partenariat pour un développement durable
Ce nouvel appui financier vise à consolider les efforts du Bénin pour :
Améliorer le climat des affaires et attirer davantage d’investissements privés.
Soutenir le secteur agroalimentaire , moteur de l’économie béninoise.
Renforcer l’action climatique et favoriser une croissance durable.
Grâce à ce financement, le gouvernement béninois prévoit d’augmenter la contribution du secteur privé à 30, 2 % du PIB en 2024, contre 29, 9 % en 2022. Par ailleurs, les délais de paiement des créances des petites et moyennes entreprises ( PME) par l’État seront considérablement réduits, passant de 200 à 60 jours.
Un modèle d’innovation financière
« Le Bénin est un exemple en matière d’innovation financière », a déclaré Robert Masumbuko, chef du bureau pays de la Banque au Bénin. « Grâce à des réformes audacieuses, le pays a réussi à mobiliser des ressources importantes sur les marchés financiers. Le FAD est fier d’accompagner ces efforts et de contribuer à faire du Bénin un pays à la pointe de l’action climatique et du développement économique » .
Les bénéfices pour la population
L’octroi de ce fonds contribuera significativement au développement du Bénin. Il favorisera la création d’emplois, contribuant ainsi à la diminution du taux de chômage. Par ailleurs, il permettra une amélioration notable des infrastructures et des services offerts à la population. Enfin, ce financement renforcera la capacité du Bénin à faire face aux diverses crises économiques et environnementales.
Ce partenariat entre le Bénin et le FAD illustre la volonté commune de construire un avenir plus prospère pour les populations béninoises.
Porto-Novo, 5 août 2024 – La capitale béninoise a célébré, le 02 août 2024, un événement majeur : l’inauguration du nouveau marché moderne d’Ahouangbo. En effet, placée sous le haut patronage de la Ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, cette cérémonie a marqué une étape importante dans le développement économique et commercial du Bénin.
Par ailleurs, ce nouveau marché, fruit d’un investissement conséquent du gouvernement, offre des conditions de travail optimales aux commerçants et une expérience d’achat agréable aux consommateurs. Il comprend plus de 200 étals, des chambres froides, des installations sanitaires modernes et une zone de restauration.
Pour la Ministre Assouman, ce marché est bien plus qu’un simple lieu d’échange. Il est un vecteur de développement économique et social, qui permettra de renforcer le tissu économique local et d’améliorer le quotidien des populations. Elle a également souligné l’importance de ce projet pour l’autonomisation des femmes, qui représentent une part importante des commerçantes.
Un projet ambitieux porté par le gouvernement
En outre, le gouvernement béninois, sous la houlette du Président Patrice Talon, a fait de la modernisation des infrastructures commerciales une priorité. Le nouveau marché d’Ahouangbo s’inscrit dans cette dynamique et témoigne de la volonté politique de soutenir les acteurs du commerce et de l’artisanat.
L’inauguration a été l’occasion pour les autorités, les élus locaux et les commerçants de célébrer cette réalisation. En plus , les discours ont mis en avant les nombreux avantages de ce nouveau marché et ont salué l’engagement du gouvernement en faveur du développement économique du pays.
En bref, avec l’ouverture de ce nouveau marché, Porto-Novo se positionne comme un pôle commercial dynamique. Les commerçants, ravis de ces nouvelles installations, espèrent voir leurs activités se développer et améliorer leurs conditions de vie.
Karimama, 05 août 2024 – La ville de Karimama, située dans le département de l’Alibori, a été durement touchée par de fortes pluies qui se sont abattues dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 août 2024. Les inondations qui en ont résulté ont causé d’importants dégâts matériels et affecté plusieurs centaines de personnes.
Selon Oumarou Maïdawa, premier adjoint au maire de Karimama, près de 200 ménages, soit environ 900 personnes, ont été sinistrés. Les quartiers les plus touchés sont le centre-ville, notamment Logo, ainsi que les villages de Gourouberi et Monsi Peulh. Les eaux ont inondé de nombreuses habitations et emporté des biens matériels.
Une situation d’urgence
Les autorités locales ont rapidement réagi en dépêchant des équipes sur place pour évaluer les dégâts et apporter une aide d’urgence aux populations sinistrées. Les équipes d’intervention ont notamment pour mission de distribuer des vivres, des produits d’hygiène et des couvertures aux personnes les plus vulnérables, notamment les femmes enceintes, les mères allaitantes et les enfants.
Il est important de noter que ces inondations ne sont pas liées au débordement du fleuve Niger, comme cela a pu être le cas par le passé. L’intensité des précipitations est la principale cause de ces phénomènes.
Un appel à la solidarité
Face à l’ampleur de la catastrophe, les autorités locales lancent un appel urgent à la solidarité nationale et internationale. Des besoins importants en matière d’hébergement, de nourriture et de matériel de première nécessité se font sentir.
Prévenir pour mieux protéger
En somme, les autorités municipales profitent de cette occasion pour rappeler à la population l’importance de la prévention. Il est essentiel de construire des habitations solides, de ne pas s’installer dans les zones à risques et de respecter les consignes de sécurité en cas d’inondation.
Paris, 5 août 2024 – L’aventure olympique de Noélie Yarigo, la perle du sport béninois, s’est brusquement interrompue ce dimanche soir au Stade de France. L’athlète, placée parmi les favorites de sa discipline, n’a pas réussi à se qualifier pour la finale du 800 mètres, terminant à une décevante huitième place de sa série.
Portant sur ses épaules les espoirs d’un pays tout entier, Noélie Yarigo avait affiché une détermination sans faille tout au long de la compétition. Par ailleurs, son élimination prématurée est un coup dur pour le sport béninois, qui voyait en elle une ambassadrice de taille.
Noélie Yarigo : Un rêve brisé
« C’est une immense déception », a confié l’athlète à chaud, la voix étranglée par l’émotion. « J’ai tout donné, mais ça n’a pas suffi. Je voulais offrir une médaille au Bénin, mais le destin en a décidé autrement. »
Les raisons de cette élimination restent à analyser. Des facteurs physiques, techniques ou psychologiques pourraient avoir pesé dans la balance. Les conditions climatiques, souvent changeantes lors de ces grands événements, pourraient également avoir joué un rôle.
Une élimination qui marque la fin des JO pour le Bénin
Avec l’élimination de Noélie Yarigo, c’est toute la délégation béninoise qui quitte les Jeux de Paris sans médaille. Les autres athlètes béninois, Valentin Houinato, Alexis Kpade, Ihonnah Douillet et Didier Kiki, avaient déjà été éliminés lors des tours précédents.
Malgré ce bilan mitigé, la participation du Bénin aux Jeux Olympiques de Paris 2024 restera un moment fort pour le sport national. Noélie Yarigo et ses coéquipiers ont porté haut les couleurs de leur pays et ont montré au monde entier le potentiel du sport béninois.
Les défis à relever pour le sport béninois et les perspectives pour Noélie Yarigo
L’avenir sportif de Noélie Yarigo reste incertain. L’athlète devra se relever de cette déception et se projeter vers de nouveaux objectifs. Les prochains mois seront cruciaux pour elle afin de retrouver la motivation et de rebondir.
Le sport béninois, quant à lui, devra tirer les leçons de cette expérience pour mieux préparer les prochaines échéances. L’investissement dans la formation des jeunes talents, l’amélioration des infrastructures sportives et un meilleur soutien aux athlètes de haut niveau sont autant de pistes à explorer pour espérer de meilleurs résultats à l’avenir.
Bénin, 05 août 2024 – Porto-Novo a vibré au rythme des masques pendant trois jours. Ce dimanche 4 août, le Festival des masques a atteint son apogée avec une grande procession qui a envoûté les spectateurs.
Au bord de la lagune, un spectacle féérique s’est déroulé. Des dizaines de masques sacrés et profanes, vêtus de leurs plus beaux atours, ont défilé sous les yeux émerveillés du public. Chaque masque, avec ses mouvements mystérieux et ses chants envoûtants, a offert un spectacle unique.
Le Zangbeto, esprit protecteur, a particulièrement impressionné les spectateurs avec ses apparitions et disparitions spectaculaires. L’Egungun, esprit des ancêtres, a quant à lui enflammé la piste avec ses danses endiablées. Les autres masques, tels que le Kaleta, le Kpodjiguèguè et le Bourian, ont également séduit par leur élégance et leur virtuosité.
Cette année, le Festival des masques a pris une dimension internationale avec la participation de masques venus du Togo et du Burkina Faso. Cette diversité culturelle a enrichi le spectacle et démontré la richesse du patrimoine immatériel de la région.
Hervé Codjo, directeur de l’Agence de développement des arts et de la culture, s’est réjoui de ce succès : « Le masque n’est pas qu’un héritage de Porto-Novo, mais de tout le Bénin. En réunissant des masques de différentes régions, nous souhaitons faire de ce festival une référence internationale du tourisme culturel. »
Les spectateurs, venus de tous horizons, ont été conquis par la beauté et la diversité des masques. « C’est une expérience inoubliable », a déclaré un touriste français. « J’ai été impressionné par la richesse des traditions et par l’énergie des danseurs. »
Un avenir prometteur
Le succès de cette édition laisse augurer un bel avenir pour le Festival des masques de Porto-Novo. En valorisant son patrimoine culturel, le Bénin attire de plus en plus de touristes et renforce son rayonnement international.
Bénin, 05 août 2024 – Porto-Novo, capitale culturelle du Bénin, a accueilli du 2 au 4 août un colloque scientifique international dédié au Vodun. Cet événement, organisé en marge du Festival des masques, a réuni des chercheurs, des universitaires et des praticiens du Vodun venus du monde entier. Les échanges fructueux ont permis de mettre en lumière la richesse et la complexité de cette religion ancestrale, ainsi que son impact sur les sociétés contemporaines.
Le Vodun, bien plus qu’une religion : un mode de vie
Les présentations ont montré que le Vodun est bien plus qu’un simple système de croyances. C’est un mode de vie qui englobe tous les aspects de l’existence : la famille, la communauté, la santé, l’agriculture, l’art, etc. Les orateurs ont souligné l’importance de cette religion dans la construction de l’identité culturelle des peuples africains, et son rôle dans la préservation des traditions et des valeurs ancestrales.
Le Vodun, un phénomène mondial
Le colloque a également mis en évidence la dimension transnationale du Vodun. Grâce à la traite négrière, cette religion s’est répandue dans les Amériques, où elle a évolué en fonction des contextes historiques et culturels. Les chercheurs ont présenté des études de cas passionnantes sur les différentes expressions du Vodun en Haïti, à Cuba, au Brésil et aux États-Unis. Ces études ont démontré que malgré les transformations subies, le Vodun conserve un noyau dur de croyances et de pratiques communes.
Un outil de développement
Les participants au colloque ont souligné le potentiel du Vodun en matière de développement durable. En effet, cette religion prône le respect de la nature, la solidarité entre les hommes et la valorisation des savoirs ancestraux. Les chercheurs ont évoqué des initiatives locales visant à promouvoir le développement économique et social grâce à la valorisation des ressources naturelles et culturelles liées au Vodun.
Les défis de la transmission
Si le Vodun est un patrimoine immatériel d’une grande richesse, sa transmission aux générations futures pose de nombreux défis. La modernisation, l’urbanisation et l’influence des religions occidentales mettent à mal les pratiques traditionnelles. Les participants au colloque ont souligné la nécessité de mettre en place des politiques publiques visant à préserver et à promouvoir le culte, tout en l’adaptant aux enjeux du monde contemporain.
En bref , le colloque international sur le Vodun a été l’occasion de faire le point sur les dernières recherches dans ce domaine et de renforcer les collaborations entre les chercheurs du monde entier. Les échanges fructueux ont permis de mieux comprendre l’importance de ce culte dans l’histoire et les sociétés contemporaines. Il est à espérer que les conclusions de ce colloque contribueront à une meilleure valorisation de ce patrimoine immatériel et à une meilleure compréhension des peuples qui le pratiquent.
Du 2 au 4 août 2024, Porto-Novo, la capitale béninoise, a vibré au rythme du Festival des masques. Cet événement culturel majeur, succédant aux très populaires Vodun Days, a plongé la ville dans une ambiance festive et spirituelle.
En effet, Porto-Novo s’est revêtue de ses plus beaux atours dès les premiers jours. Des décorations colorées ornant les rues évoquaient l’univers des masques, et les drapeaux béninois, hissés avec fierté, marquaient l’importance de cet événement pour le patrimoine national.
Les places de la ville ont été transformées en véritables scènes de spectacle. À Lokossa, les masques Gounouko et Hounvè ont émerveillé le public par leurs danses gracieuses et leurs costumes élaborés. Sur la place Migan, Egungun, Gla, Bourian et Assassa ont offert un spectacle tout aussi envoûtant, transportant les spectateurs dans un univers mystique et ancestral.
Un village des masques effervescent
Au cœur de la ville, un village dédié au festival a vu le jour. Ce lieu était un véritable écrin pour les artisans béninois qui y exposaient leurs créations : masques sculptés, objets d’art et autres pièces uniques. Le soir, le village se transformait en une scène de spectacle où se produisaient les plus grands artistes béninois, tels que Sagbohan Danialou et Anice Pépé.
Parallèlement aux festivités, un colloque scientifique a été organisé autour du thème « Les traces du Vodun dans les arts et cultures des sociétés post-esclavage ». Universitaires et chercheurs ont ainsi pu approfondir leurs connaissances sur les liens entre le Vodun, les arts et la culture béninoise, et échanger leurs points de vue sur les enjeux de la transmission de ce patrimoine immatériel.
Le Festival des masques de Porto-Novo a été un véritable succès populaire, attirant des milliers de visiteurs. Cette fête a permis de valoriser le riche patrimoine culturel du Bénin et de renforcer le sentiment d’identité nationale. Il a également contribué à faire connaître le Bénin à l’international et à positionner Porto-Novo comme une destination touristique incontournable.