Le Bénin renforce son secteur privé grâce à un prêt de la Banque africaine de développement

Le Bénin franchit une étape importante avec l’approbation imminente d’un prêt du Fonds africain de développement (FAD) de la Banque africaine de développement (BAD). D’un montant considérable de 25,5 milliards F CFA pour la première phase du Programme d’appui à la gouvernance économique et au développement du secteur privé (PAGE-DSP), ce financement vise à catalyser des réformes structurelles majeures.

Sous l’impulsion d’une demande gouvernementale datant de mai 2022, ce prêt de 31,3 millions d’UC ouvre la voie à une série d’opérations sur les exercices budgétaires 2023 et 2024. Les secteurs clés ciblés comprennent l’amélioration du climat des affaires, la promotion du secteur agro-industriel et le renforcement des initiatives climatiques.

Le PAGE-DSP se distingue par son engagement envers des consultations étendues, incluant des parties prenantes variées telles que l’interprofession, le secteur privé et la société civile. Les réformes prévues, notamment la simplification des procédures d’obtention d’agréments et la normalisation des produits agricoles, sont conçues pour accélérer le développement du secteur privé, particulièrement dans la transformation locale des produits agricoles.

À l’horizon 2024, le programme vise des résultats tangibles, dont une augmentation des investissements privés à 30,2 % du PIB, une croissance significative des investissements dans la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé, et une réduction substantielle du délai de paiement des créances des micro, petites et moyennes entreprises (MPME).

Aligné sur les priorités du Document de stratégie pays (DSP) 2022-2026 de la BAD pour le Bénin, ce prêt s’inscrit dans un cadre plus large de coopération avec d’autres partenaires tels que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Délégation de l’Union européenne. La BAD prévoit une contribution de 11 % pour combler le déficit de financement estimé à 4,3 % du PIB pour l’année 2023, démontrant ainsi un engagement fort en faveur du développement économique durable du Bénin.

Glo-Djigbé : Une Métamorphose Industrielle sous l’Égide du Leadership

Dans une déclaration retentissante devant l’assemblée nationale le 21 décembre dernier, le président a mis en lumière le succès éclatant de la politique d’industrialisation du Bénin, avec la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé en tête. Un exploit qui, il y a trois ans, suscitait peu de conviction, même au sein du gouvernement.

Ce projet, initialement accueilli avec scepticisme, a évolué en un fleuron de l’industrialisation béninoise. L’enthousiasme des grandes entreprises pour s’installer dans cette zone prometteuse laisse entrevoir une transformation majeure. Les 10 000 emplois initialement prévus pour les jeunes béninois pourraient rapidement se multiplier, touchant des centaines de milliers de concitoyens.

La valeur ajoutée de cette initiative réside dans la création d’un climat propice aux affaires et à la transformation des matières premières locales. La volonté de conserver ces ressources produites par la population locale reflète une ambition claire : créer de la richesse et de l’emploi au Bénin, évitant ainsi que les générations futures ne soient contraintes à l’exil.

Le discours présidentiel souligne l’importance de la conscientisation collective quant au bonheur, affirmant que celui-ci réside au Bénin, et non à l’étranger. La détermination affichée par le président est claire : les dirigeants du pays mettront tout en œuvre pour que chaque Béninois n’ait pas d’autre choix que de contribuer à l’épanouissement du pays.

Cette vision ambitieuse ne se limite pas à Glo-Djigbé. Elle promet d’impacter l’ensemble du pays, stimulant les industries locales et ouvrant de nouvelles perspectives de développement. L’engagement du président réside dans la création d’un Bénin prospère, distingué et autosuffisant, émergeant des défis de la pauvreté et de la misère.

En conclusion, le président affirme avec détermination que le Bénin tracera son propre chemin vers le développement, un chemin qui le distinguera et l’élèvera au rang des grands pays, sans dépendre de l’assistance extérieure.

 

Cotonou sous les Étoiles : Les Nuits Artistiques et Culturelles Ravivent l’ me de la Ville

Depuis le lancement grandiose des « Nuits Artistiques et Culturelles de Cotonou » (NACC) le 22 décembre, la ville connaît une effervescence artistique sans précédent. Orchestrées par le Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, ces nuits magiques ont conquis un public éclectique, transformant chaque spectacle en une expérience sensorielle inoubliable.

L’inauguration, marquée par un spectacle de Slam, s’est révélée être une prouesse artistique, captivant l’audience sur deux sites emblématiques, le Palais des Congrès et l’Esplanade de l’Amazone. Des talents tels que Djarra Sakho, Sêmevo Xlixè, l’Amazone des Lettres, Amagbégnon, Iriko Esther Doko, Harmony, Kmal Radji, Harmonie, Sergent Markus, Gopal Das ont enflammé la scène, chacun apportant sa propre essence artistique.

Pour les artistes, cette scène dédiée au Slam est un terrain fertile offert par le gouvernement, propice à l’éclosion de jeunes talents. Amagbégnon, slameur émérite, partage sa satisfaction : « Cette scène spécialement consacrée au Slam nous a permis de nous exprimer pleinement. Nous avons vu un public sensibilisé au Slam, à la poésie, et j’ai été très heureux de partager mon propos autour du vodun et de la nécessité du dialogue interculturel ».

L’Amazone des Lettres, novice sur cette scène, exprime son émerveillement : « Nous sommes tous très contents, parce que c’est du jamais vu ». Le public, nombreux et exigeant, a salué le talent et la diversité des slameurs.

Le Ministère de la Culture a salué les artistes pour leur créativité et leur dévouement. Monsieur Florent COUAO-ZOTTI, Conseiller technique à la culture, a souligné que les Nuits Artistiques et Culturelles de Cotonou sont une série d’évènements culturels visant à mettre en lumière la scène artistique béninoise, tout en offrant des moments de détente au public.

Les prochains événements promettent de prolonger cette expérience captivante. Après le Slam, un concert de musique a rassemblé une constellation d’artistes béninois, suivi du spectacle d’humour « 2024 avec Humour » au Palais des Congrès. La clôture le 28 décembre réunira les danseurs-chorégraphes béninois et l’artiste danseur de renommée internationale Koffi Kôkô.

En résumé, les Nuits Artistiques et Culturelles de Cotonou transforment la ville en un spectacle vivant, célébrant la richesse et la diversité de l’art béninois. Une ode à la créativité locale qui résonne dans chaque ruelle, éclairant les nuits de Cotonou de mille feux artistiques.

 

Un Renouveau Béni : Réhabilitation du Site de Djeffa pour le Pèlerinage Annuel de l’Eglise du Christianisme Céleste

La nuit du 24 au 25 décembre a vu la plage de Djeffa à Sèmè-Podji s’illuminer de la ferveur des fidèles de l’Eglise du christianisme céleste (Ecc) lors de leur culte de réveillon de la Nativité de Jésus-Christ. Guidés par les enseignements du révérend pasteur Biléou Oschoffa, fondateur de l’église, les chrétiens célestes du monde entier ont convergé pour renouveler leur foi dans un rituel empreint de prières, de lectures bibliques et de consécration d’objets symboliques.

Le culte, présidé par le pasteur Patrice Lachimi en l’absence du révérend pasteur Bennett Akandé Adéogun, chef suprême mondial de l’Ecc en repos sanitaire, a été marqué par des moments spirituels intenses. Les fidèles, venus des quatre coins du monde, ont répondu à l’appel du pasteur célébrant, exhortant chacun à abandonner les alliances avec le diable pour trouver le succès en Christ.

L’Ecc a exprimé sa reconnaissance envers le gouvernement béninois, saluant la décision du président Patrice Talon de réhabiliter le site du pèlerinage annuel à Sèmè-Podji. Les fidèles, joyeux de cette nouvelle, anticipent une modernisation qui fera du site un lieu de pèlerinage attractif et conforme aux normes internationales, ouvrant ainsi la voie à un tourisme religieux florissant.

La visite du ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts, Jean-Michel Abimbola, sur le site en vue des travaux de réhabilitation, souligne l’engagement du gouvernement à faire de ce rendez-vous annuel un haut lieu du tourisme religieux. Le culte de réveillon s’est conclu sur une note d’espoir, laissant entrevoir une meilleure visibilité pour le pèlerinage annuel de l’Ecc à Djeffa, porté par les prochains travaux de modernisation et de labellisation.

 

Joël Tokponou de ‘La Nation’ remporte le premier prix au concours de la presse écrite avec son article sur la corruption

Le journal ‘La Nation’ s’illustre une fois de plus en tête du paysage médiatique béninois avec la victoire de Joël Tokponou au concours des « Meilleures productions de la presse écrite sur les faits de corruption ». La cérémonie de remise des prix, qui s’est déroulée le vendredi 22 décembre dernier, a consacré le travail exceptionnel du journaliste.

Le concours, initié dans le cadre du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin pour le développement économique local (PartiCip au Del), a vu Joël Tokponou surpasser ses pairs, Abdul Wahab Ado de ‘L’Economiste’ et Epiphane Carles Kitomé de ‘L’Informateur’, grâce à une production dénonçant les faits de corruption à la base. Lors de son discours, Tokponou a souligné l’importance de sensibiliser la population et les gouvernants pour une planification plus efficace des actions.

Martin Vihoutou Assogba, président de l’ONG Alcrer, rappelle que cette initiative de soutien à la presse dans la lutte contre la corruption remonte à 2016, évaluant le système national d’intégrité du Bénin avec Transparency International. Il insiste sur le rôle crucial des journalistes dans la détection et la dénonciation de la corruption, appelant à la fin de l’impunité.

Zakiath Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), félicite les lauréats tout en regrettant le faible taux de participation. Elle exhorte les acteurs des médias à intensifier leur engagement dans de tels concours, soulignant l’importance de changer la donne à travers leurs productions. En conclusion, Latoundji exprime le vœu que ce concours, initialement dédié à la presse écrite, s’étende à d’autres catégories journalistiques à l’avenir.

 

L’Héritage Vivant de Mgr Vincent Mensah : Un Voyage Intemporel

Les pages de l’histoire du diocèse de Porto-Novo s’ouvrent avec émotion grâce à « Mgr Vincent Mensah : Mémoires d’un témoin », le livre captivant du père Nicolas Hazoumè, présenté en hommage au regretté prélat né en 1924. Le lancement, mardi dernier, a illuminé la ville de Porto-Novo en préparation du centenaire de la naissance de Mgr Vincent Mensah en juillet 2024.

La collaboration entre le père Nicolas Hazoumè et les sœurs Servantes de l’amour rédempteur du Christ (Sarc) a permis de créer un ouvrage poignant qui explore les 30 années de direction exceptionnelle de Mgr Vincent Mensah à la tête du diocèse de Porto-Novo. L’institut fondé par Mgr Mensah en 1988, l’Institut des sœurs Sarc, demeure une des belles réalisations qui témoignent de son impact durable.

Le livre, composé de 240 pages réparties en trois chapitres, plonge les lecteurs dans le diocèse à l’époque de Mgr Mensah, explore l’église après son départ, et met en lumière sa triple mission d’évêque – gouvernement, enseignement, sanctification. Le père Nicolas Hazoumè offre un récit honnête, soulignant les défis rencontrés par Mgr Mensah au cours de son mandat.

L’auteur révèle que le mandat épiscopal de Mgr Vincent Mensah n’a pas été sans difficultés, émaillé d’incompréhensions et de mécontentements au sein du clergé et des fidèles. Des témoignages édifiants enrichissent le récit, présenté avec éloquence par le père Modeste Dohou lors de la cérémonie de lancement.

Depuis Marseille, le père Nicolas Hazoumè, ordonné prêtre par Mgr Mensah en 1984, a exprimé sa gratitude par visioconférence pour l’accueil chaleureux réservé à son ouvrage. Il anticipe une année 2024 faste pour le diocèse de Porto-Novo, marquée par diverses commémorations, culminant avec le centenaire de Mgr Vincent Mensah.

Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo, a préfacé l’ouvrage, le qualifiant de la troisième œuvre dédiée à son prédécesseur. Il a mis en lumière l’héritage matériel, pastoral et spirituel laissé par Mgr Mensah, soulignant la devise épiscopale : « Faire la vérité dans la charité ».

Me Adrien Houngbédji, ex-président de l’Assemblée nationale, parrain de la cérémonie, a salué le leadership et le sens de justice de Mgr Vincent Mensah, soulignant la période tumultueuse de 1972-1990 au Bénin. Il a remercié le père Nicolas Hazoumè pour immortaliser la mémoire de cet illustre serviteur de Dieu.

Dorothée Kindé Akoko Gazard, ancienne ministre et marraine de la cérémonie, a présenté les mots de gratitude de la famille Mensah, soulignant l’importance de cette initiative lumineuse qui célèbre la vie de Feu Mgr Vincent Mensah. Ainsi, le lancement de ce livre marque non seulement un événement, mais surtout le début d’un voyage intemporel à travers l’héritage vivant de Mgr Vincent Mensah.

Investir dans la Santé et l’Émancipation : Lancement du 10e Programme Bénin-UNFPA

Le Bénin franchit une nouvelle étape vers le progrès avec le lancement officiel du 10e programme de coopération entre le pays et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). S’étendant de 2024 à 2026, ce programme, amorçant sa mise en œuvre en janvier prochain, a été inauguré lors d’un dîner orchestré par l’UNFPA en présence d’autorités, de diplomates, et de partenaires techniques et financiers.

L’UNFPA réaffirme son engagement indéfectible envers l’idée de « ne laisser personne de côté ». En donnant le coup d’envoi à ce 10e programme, l’organisation s’engage à accompagner fermement le Bénin dans sa quête de réalisation des objectifs de l’agenda 2030 et au-delà. Cet appel à l’action se présente comme une contribution concrète aux priorités nationales, telles que définies dans les documents de planification du Bénin, notamment le Programme d’action 2021-2026 et la vision Alafia 2025.

Le précédent programme (9e) a enregistré des avancées notables dans la planification familiale, avec plus de 900 000 nouvelles utilisatrices de méthodes de planification familiale. Cependant, des défis subsistent, incitant à l’élaboration du 10e programme avec la participation active du gouvernement et de toutes les parties prenantes.

Dr. Richmond Tiémoko, représentant résident de l’UNFPA, réitère l’engagement de son équipe envers une mise en œuvre efficiente du programme. Dr. Sennen Hounton, directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, souligne la nature participative et inclusive de l’élaboration du programme, appelant à une action concertée pour accélérer la réduction des besoins non satisfaits, des décès maternels évitables, et éliminer les violences faites aux femmes.

Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, représentant le gouvernement, met en avant l’engagement social, évoquant des actions en faveur du bien-être des jeunes, des femmes, et des populations vulnérables. Il appelle à la confiance en l’UNFPA et à une contribution renforcée pour atteindre les objectifs ambitieux du 10e programme.

Ainsi, le Bénin s’engage dans une nouvelle phase de coopération visant à renforcer la santé sexuelle et reproductive, symbolisant une collaboration internationale fondamentale pour l’émancipation et le bien-être de la population.

Bénin: L’Unfpa et le Réseau des femmes leaders religieux et traditionnels unissent leurs forces pour l’autonomisation

Au cours de sa récente mission au Bénin, le Dr Sennen Hounton, directeur régional de l’Unfpa pour les régions d’Afrique de l’Ouest et centrale, a engagé un dialogue fructueux avec le Réseau des femmes leaders religieux et traditionnels. Les discussions, axées sur l’autonomisation des femmes, ont exploré des thèmes tels que la protection, la promotion des femmes, et la santé sexuelle et reproductive.

Pionnières dans la sous-région, les femmes du Réseau s’efforcent d’établir une collaboration synergique entre les leaders religieux et traditionnels pour renforcer l’efficacité des initiatives liées au leadership, à l’autonomisation, à l’éducation, à l’entrepreneuriat et au droit à la santé des femmes. Grâce au soutien de l’Unfpa, ce réseau devient un acteur clé dans l’autonomisation des femmes au Bénin.

Richmond Tiemoko, représentant résident de l’Unfpa au Bénin, a souligné l’importance des échanges visant à aborder les enjeux démographiques, notamment ceux liés aux jeunes, aux filles, aux femmes et aux hommes. Les discussions ont exploré la façon dont les traditions peuvent être des catalyseurs pour le bien-être des femmes et des jeunes, alignées sur la vision nationale.

Dr Sennen Hounton a mis en lumière les domaines d’intervention de l’Unfpa, notamment l’autonomisation des femmes, la protection des filles et le développement économique. Il a exprimé le souhait de renforcer le partenariat pour influencer positivement des questions telles que le mariage précoce, la scolarisation des jeunes filles et la sensibilisation des femmes enceintes.

Saluant les femmes du Réseau en tant que championnes engagées, le directeur régional a souligné l’importance de garantir des conditions sûres pour chaque femme en période de maternité. Il s’est engagé à faciliter les liens entre le Réseau et d’autres réseaux régionaux.

En termes de perspectives, le Réseau des femmes leaders religieux et traditionnels vise à élaborer un plan stratégique quinquennal, un manuel des procédures administratives et financières, et un plan de travail annuel. Dr Sennen Hounton a assuré un partenariat clé avec l’Unfpa, affirmant un soutien continu dans le cadre du 10e programme.

La réunion s’est conclue par des discussions approfondies à huis clos entre le directeur régional, le représentant résident de l’Unpfa au Bénin et les femmes du Réseau, renforçant ainsi l’engagement mutuel en faveur de l’autonomisation des femmes au Bénin.

Entretien Exclusive avec le Président Talon : Regards sur le Bénin d’Aujourd’hui

Dans un entretien exclusif au Palais de la Marina, le président Patrice Talon a offert un aperçu détaillé de la situation politique actuelle au Bénin, abordant des sujets tels que les potentiels successeurs, la loi d’amnistie, la diplomatie régionale et les défis économiques.

Transformations et Successeurs

Le président a souligné les transformations significatives depuis 2016, mettant en avant les rénovations infrastructurelles et les réformes politiques. Concernant les spéculations sur sa succession, Patrice Talon a écarté toute promotion active de ses proches, affirmant que les partis politiques joueront un rôle crucial dans le choix des futurs candidats.

Loi d’Amnistie et Affaires Judiciaires

Rejetant toute demande d’amnistie, Talon a maintenu la justesse des condamnations, notamment celle de Reckya Madougou. Il a critiqué le parti Les Démocrates, les accusant de promouvoir le retour à l’anarchie.

Diplomatie et Sécurité Régionale 

Le président a exprimé une ferme opposition aux coups d’État, soulignant leur impact déstabilisateur dans la région. En soutenant les principes de la Cédéao, il affirme le rôle du Bénin dans la quête d’une région plus stable.

« Atchakpodji » pour la Réconciliation 

Face aux critiques, Patrice Talon a proposé un rituel traditionnel africain, « Atchakpodji », pour résoudre le différend avec l’ancien président Boni Yayi. Il a insisté sur le caractère personnel du conflit, distinct des préoccupations nationales.

Économie et Perception du Progrès

Reconnaissant une dissonance entre les succès institutionnels et la perception citoyenne, Talon souligne les défis économiques, attribuant la hausse des coûts de la vie à des facteurs externes.

Tensions avec le Nigéria

Clarifiant les tensions passées avec le Nigeria, Talon nie tout problème entre les peuples et attribue la fermeture des frontières à des informations fausses. Il révèle que le président Buhari a exprimé ses regrets.

Cet entretien offre un aperçu approfondi de la vision du président Talon sur divers aspects cruciaux, soulignant les défis et les perspectives pour l’avenir du Bénin.

Affaire de casse bancaire au Bénin : 10 ans de prison requis contre l’ex-député Désiré Vodonou

L’étau se resserre autour de l’ancien député Désiré Vodonou dans l’affaire de casse d’une banque au Bénin. Lors de l’audience du 21 décembre 2023, le ministère public a demandé une peine de 10 ans de prison à l’encontre de l’ancien parlementaire et de ses coaccusés.

Les réquisitions du procureur spécial sont sévères, accusant Désiré Vodonou, un chef d’agence de la BGFI Bank et un informaticien d’entrave au fonctionnement du système informatique à des fins lucratives. En outre, ils sont accusés de participation à des activités de blanchiment de capitaux. Une amende de 50 millions de FCFA et la saisie des biens des prévenus ont également été préconisées.

L’avocat de la banque a, de son côté, réclamé une indemnisation de cent millions de francs CFA par accusé pour les dommages infligés à l’institution financière.

L’enquête révèle que les accusés ont implanté un dispositif dans le système informatique de la banque, cherchant à détourner des fonds. Cette opération a perduré entre le 12 septembre 2022 et le 04 novembre 2022, jusqu’à ce qu’un informaticien de la banque les démasque.

Désiré Vodonou a admis les faits, mais a tenté de justifier son implication en prétendant mener une opération légale nommée « server to server » au profit d’un partenaire russe. Il affirme avoir abandonné le projet dès qu’il a découvert la participation d’un chef d’agence, arguant que c’était trop risqué.

Le chef d’agence, Sylvestre A., et l’informaticien sénégalais, Sy S. A. A., ont, quant à eux, poursuivi l’opération à l’insu de Désiré Vodonou. Le chef d’agence a admis avoir introduit le dispositif dans le système bancaire, mais l’opération a échoué.

Cette affaire complexe révèle les dessous d’une opération audacieuse et met en lumière les versions divergentes des accusés. La Cour s’apprête à rendre son verdict, déterminant ainsi les préjudices causés à la banque.