Cotonou, 27 novembre 2025 –Le Bénin accélère sur le créneau très lucratif du tourisme de croisière. Hier mercredi, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, a reçu une délégation de la société française See at Sea Consulting & Développement, venue proposer un partenariat stratégique pour faire du pays une escale incontournable sur les itinéraires ouest-africains.
Menée par son président-fondateur Olivier-Bernard Michel, la délégation a présenté un projet global : connecter le Bénin aux grandes compagnies internationales, optimiser également l’expérience des passagers à terre, et accompagner l’État dans la montée en gamme de l’offre portuaire et touristique.
Le Pari gagnant du Port de Cotonou
Depuis deux ans, les signaux sont au vert. Des paquebots de luxe font désormais escale régulière à Cotonou, attirés notamment par le circuit « Route de l’esclave » et le nouveau musée international du Vodou. En conséquence, en 2024-2025, le nombre de passagers débarqués a déjà dépassé les 25 000, contre moins de 5 000 avant la pandémie.
« Le Bénin a tout pour devenir la porte d’entrée culturelle de l’Afrique de l’Ouest pour les croisiéristes », explique Olivier-Bernard Michel. « Cependant, ce qu’il manque encore, c’est une coordination fine pour transformer chaque escale en expérience mémorable et rentable. »
À l’issue de la rencontre, le ministre Abimbola a donné son feu vert pour avancer rapidement. Il a immédiatement mandaté l’Agence Bénin Tourisme et la société BéninTours pour travailler main dans la main avec See at Sea sur un plan d’action concret : création d’excursions premium, formation des guides, aménagement de zones d’accueil dédiées au port, et surtout démarchage actif auprès des armateurs pour intégrer Cotonou dans les catalogues 2026-2027.
« Le tourisme de croisière est un levier économique puissant : chaque passager dépense en moyenne 120 à 200 euros à terre. Par conséquent, si nous parvenons à doubler le nombre d’escales d’ici trois ans, c’est plusieurs dizaines de millions d’euros injectés directement dans l’économie locale », a rappelé le ministre.
Tourisme : 100 000 croisiéristes par an d’ici 2030
Avec l’extension en cours du terminal passagers du Port autonome de Cotonou et la labellisation progressive des sites historiques, le Bénin se donne les moyens de ses ambitions. D’ailleurs, le partenariat annoncé hier pourrait bien être le déclic qui propulsera le pays parmi les destinations phares du continent.
Pour See at Sea, le Bénin représente « le prochain hotspot ouest-africain ». Les premières propositions concrètes sont attendues dès janvier 2026. D’ici là, les paquebots continuent d’accoster, et Cotonou rêve déjà de rivaliser avec Dakar ou Tema.
Cotonou, 27 novembre 2025 –Le Bénin s’apprête à vivre une semaine historique sur le front de la gastronomie. Trois cheffes béninoises viennent de déclencher un véritable compte à rebours médiatique en annonçant, presque simultanément, des performances aussi folles qu’inédites. L’objectif est double : mettre le patrimoine culinaire national sous les projecteurs du monde entier, et surtout, battre des records.
Trois cheffes, trois défis monumentaux
Keith Sonon Vise le Guinness. À tout juste 34 ans, Keith Sonon, déjà connue pour ses plats fusion afro-contemporains, a décidé de frapper fort. Dans quelques jours, elle tentera de décrocher une place dans le prestigieux Guinness World Records avec un marathon culinaire dont les détails restent encore confidentiels. La seule certitude, cependant, est qu’il s’agira d’une préparation monumentale à base de produits 100 % béninois. « Je veux montrer que notre cuisine peut rivaliser avec les plus grandes tables du monde », a-t-elle déclaré.
Dame Eden Food : 5 tonnes de solidarité
Dans un registre plus solidaire, la cheffe et entrepreneuse connue sous le nom de Dame Eden Food prépare une opération titanesque : cuire 100 marmites géantes de 50 kg chacune, soit 5 tonnes de nourriture, pour nourrir gratuitement 25 000 personnes défavorisées. L’événement, prévu sur deux jours au stade de l’Amitié, sera accompagné de concerts et d’animations pour que la fête soit totale. À cet effet, des entreprises locales ont déjà promis de fournir riz, huile, tomates et épices.
Laura Gladychou Pom : un serpent de 10 mètres débraisé.
Enfin, Laura Gladychou Pom, la reine incontestée du braisé à Porto-Novo, relève un défi qui fait déjà saliver les réseaux sociaux : servir, en seulement 72 heures, 1 000 brochettes géantes et surtout faire griller une pièce de viande longue de 10 mètres. « Je veux que le monde voie qu’au Bénin, on sait recevoir et on sait régaler », a-t-elle lancé en montrant déjà les structures métalliques sur mesure fabriquées pour l’occasion.
Le Bénin en mode « Food Nation »
Ces trois défis, qui se dérouleront presque en même temps début décembre, ont reçu le soutien officiel du ministère du Tourisme et de plusieurs sponsors privés. Des chaînes de télévision et des influenceurs culinaires du Nigeria, du Ghana, voire de France, ont déjà confirmé leur venue.
Pour beaucoup d’observateurs, c’est plus qu’une série de records : c’est en réalité une véritable offensive de charme pour positionner la cuisine béninoise (pâte, akassa, poisson braisé…) comme un produit d’appel touristique majeur.
Alors que les cheffes affûtent leurs couteaux et testent leurs broches géantes, un seul mot circule dans les cuisines du pays : fierté. De toute évidence, le Bénin a faim… de gloire. Et il compte bien se faire remarquer à table.
obsolescencePorto-Novo, 27 novembre 2025 –Devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko, a plaidé hier avec fermeté pour un renforcement significatif du budget de son institution. Alors que le projet officiel soumis pour 2026 s’établit à 2,85 milliards FCFA (en baisse de 8,12 % par rapport à 2025), le régulateur des médias béninois a clairement indiqué que ses besoins réels se situent à 3,46 milliards FCFA, soit un manque à gagner de plus de 600 millions FCFA.
HAAC : un écart de 606 millions face à l’urgence
« Nous avons fait le choix de la rigueur et de la transparence », a expliqué Édouard Loko aux députés. « Mais une régulation efficace ne peut pas se faire avec des moyens amputés. »
Parmi les priorités non négociables figurent le renouvellement du système de monitoring national des fréquences (obsolète depuis 2019), le renforcement des contrôles techniques sur l’ensemble du territoire et la couverture des sessions statutaires dans un contexte de multiplication des médias en ligne. De plus, l’usure accélérée des équipements de terrain a été pointée comme l’un des principaux freins à l’efficacité.
Les députés impressionnés par la rigueur
À fin septembre 2025, l’institution avait déjà engagé 57,6 % de ses crédits, démontrant une exécution maîtrisée malgré les contraintes. C’est pourquoi la HAAC a déposé une demande complémentaire de 625 millions FCFA, dont 606,6 millions spécifiquement destinés à combler l’écart structurel. Édouard Loko a insisté : sans cet appui, la HAAC risquerait de reporter sine die plusieurs chantiers stratégiques (formation des agents, extension du monitoring aux réseaux sociaux).
À l’issue de plus de deux heures d’échanges, les membres de la Commission des finances se sont dits « impressionnés par la clarté et la précision » des explications. Par conséquent, plusieurs députés ont publiquement soutenu la requête, estimant que « la liberté d’expression et la qualité de l’information publique méritent des moyens à la hauteur des enjeux ».
HAAC : vers un vote favorable et un budget rectifié
Le rapport de la Commission, attendu dans les prochains jours, devrait recommander l’adoption d’un budget rectifié intégrant tout ou partie de la dotation supplémentaire demandée. Ce dénouement constitue un signal fort pour la HAAC, qui pourrait bien obtenir, pour la première fois depuis 2022, une enveloppe supérieure à celle initialement prévue par le gouvernement.
Dans un paysage médiatique béninois en pleine mutation, la bataille du budget 2026 de la HAAC vient de franchir une étape décisive. Ainsi, Édouard Loko, avec méthode et détermination, a marqué des points précieux pour l’avenir de la régulation au Bénin.
Le Ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané a dévoilé les détails du budget 2026 de son ministère devant la Commission budgétaire. Le projet s’élève à 8,655 milliards de F CFA, et met l’accent sur les dépenses d’investissement. Deux initiatives phares, le PEPRCP et le ProPACTSET, guideront les travaux, qui visent principalement à finaliser la planification à long terme du Bénin (Vision 2060) et à accélérer la Stratégie nationale d’inclusion financière.
Cotonou, 24 novembre 2025 – La Commission budgétaire de l’Assemblée nationale a reçu le vendredi la présentation des grandes orientations du budget 2026 du Ministère d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale. L’exercice a été mené par le Ministre d’État, Abdoulaye Bio Tchané.
Par ailleurs, le projet de budget s’établit à 8,655 milliards de F CFA, témoignant de la place centrale qu’occupe la planification stratégique dans l’action gouvernementale. Ce montant se répartit entre 5,55 milliards F CFA de dépenses ordinaires et 3,09 milliards F CFA de dépenses en capital (investissement).
Budget 2026 : lancement de projets structurants pour la transformation
En effet, le budget 2026 est marqué par l’accélération de deux initiatives majeures qui visent à moderniser la planification et l’appui aux territoires :
Projet d’appui aux études prospectives et de renforcement du cadre de planification (PEPRCP) : ce projet vise à doter le Bénin d’outils d’anticipation et d’analyse pour éclairer les décisions à long terme.
Programme de partenariat et de capacitation pour la transformation socioéconomique durable des territoires (ProPACTSET) : cette initiative se concentre sur le renforcement des capacités des acteurs locaux pour assurer une transformation socioéconomique équilibrée.
Vers la vision 2060 : les axes clés du budget
Le Ministère d’État orientera également ses dépenses vers la concrétisation des objectifs de développement à long terme du pays :
Planification stratégique : le budget soutiendra la finalisation du Plan national de développement 2026-2035 et l’élaboration du nouveau Programme d’action du gouvernement (PAG). Il financera également la mise en œuvre des décrets découlant de la loi nᵒ 2025-16, portant la vision nationale de développement 2060.
Inclusion et évaluation : les efforts porteront sur l’accélération de la Stratégie nationale d’inclusion financière et le renforcement de la fonction évaluative de l’administration, notamment par la diffusion des normes méthodologiques de référence.
ODD et Territoires : Le Ministère va assurer l’opérationnalisation du Cadre décennal d’action pour l’accélération de la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD) et la montée en compétence des acteurs locaux.
En somme, par ce budget orienté vers l’investissement et les études prospectives, le Ministère du Développement affirme son rôle de moteur de la transformation socioéconomique durable du Bénin. En suivant directement l’élaboration de la vision nationale 2060 et en renforçant les capacités des acteurs locaux, le Ministre Bio Tchané aligne les politiques publiques sur des objectifs clairs et évaluables. Le budget 2026 constitue ainsi le cadre d’action essentiel pour une croissance planifiée et une coordination gouvernementale renforcée.
FinancesAvec une hausse de 6,6 % du budget du Bénin, porté à 3 783 milliards de FCFA, le Projet de Loi de Finances 2026, présenté à la Commission budgétaire, traduit une accélération de l’investissement. Ce nouveau PLF met l’accent sur la consolidation de la gratuité scolaire et la modernisation des infrastructures de santé, tout en maintenant le rythme des grands travaux, notamment le programme d’asphaltage.
Cotonou, 24 novembre 2025 –La Commission budgétaire de l’Assemblée nationale a été informée des grandes orientations du Projet de Loi de Finances (PLF) pour la gestion 2026. Présenté le 20 novembre dernier par le Directeur de cabinet, Hermann Orou Takou, le PLF 2026 s’établit à 3 783,984 milliards de FCFA, marquant une augmentation significative de 6,6 % par rapport au budget 2025. Cette hausse de plus de 230 milliards de FCFA reflète la volonté du gouvernement de maintenir un rythme soutenu d’investissement, tout en maîtrisant l’équilibre financier, puisque le déficit budgétaire prévisionnel devrait se réduire à 2,7 % du PIB.
Éducation et santé : priorité à l’humain
L’année 2026 verra la consolidation des programmes sociaux existants et l’amplification des efforts dans les secteurs de l’éducation et de la santé :
Scolarité Universelle : le gouvernement poursuivra la couverture intégrale des frais d’écolage pour les enfants du préscolaire et du primaire, ainsi que pour les filles inscrites dans les filières scientifiques au lycée. Le projet maintient également la gratuité des frais de scolarité des filles au secondaire.
Alimentation et Infrastructure : le Programme national d’alimentation scolaire sera consolidé à l’échelle nationale, avec l’octroi de deux repas chauds par jour aux élèves. Le projet prévoit également des investissements majeurs pour la construction d’infrastructures scolaires et la prise en charge des enfants déscolarisés ou non scolarisés.
Modernisation Hospitalière : la poursuite de l’opérationnalisation du Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC) et des hôpitaux de zone fait partie aussi des grandes priorités. Le budget prévoit la construction et l’équipement d’un Centre national hospitalier et universitaire de psychiatrie (CHUP) à Allada et la création d’un centre hybride de formation en soins de haut niveau en ophtalmologie.
Prévention : le gouvernement densifiera les programmes de vaccination des enfants, de lutte contre le paludisme et de santé maternelle.
Projet de Loi de Finances : infrastructures et développement économique
Le PLF 2026 donne également un coup d’accélérateur aux projets structurants qui définissent la modernisation du Bénin :
Voirie et Assainissement : le programme d’aménagement des voiries urbaines (Asphaltage) se poursuit dans les principales villes (Cotonou, Porto-Novo, Parakou, etc.) avec également des prévisions de projets d’assainissement pluvial à Cotonou et dans les villes secondaires.
Énergie et Logistique : les efforts pour l’autonomisation énergétique du pays se poursuivent afin de garantir un accès universel et sécurisé à l’électricité.
Développement Agricole : la stratégie se concentre sur l’appui aux filières prioritaires (anacarde, ananas, riz, maïs). Le Gouvernement maintiendra les subventions pour l’acquisition de machines agricoles et l’appui aux intrants de qualité, de même que la promotion d’un nouveau type d’élevage par la sédentarisation des troupeaux.
Formation Technique : le développement de l’expertise est une priorité avec la construction et la réhabilitation de Lycées Techniques Agricoles (LTA) et d’Écoles des métiers (EM), ainsi que la spécialisation des Lycées Techniques Professionnels (LTP) existants.
Projet de Loi de Finances: filets sociaux et microfinance
La protection des ménages vulnérables demeure une préoccupation centrale du budget 2026 :
Le Gouvernement consolidera le programme de filets sociaux (ARCH et GBESSOKE) pour soutenir les ménages en difficulté. Il renforcera les programmes de microcrédits. Enfin, il poursuivra l’exécution du programme de supplémentation nutritionnelle « 1000 jours ».
Consolidation et prospérité : le cap du développement inclusif.
Avec un budget en augmentation et un déficit mieux maîtrisé, le Projet de Loi de Finances 2026 confirme la trajectoire du Bénin vers un développement autocentré et inclusif. En investissant massivement dans l’éducation, la santé, et en structurant l’économie via des infrastructures modernes, le gouvernement assure la pérennité de ses programmes sociaux tout en créant les conditions d’une croissance économique durable. L’Assemblée nationale va examiner ce PLF prochainement, et elle fixera ainsi le cap pour une année de consolidation et de transformation.
Le Projet de Loi de Finances 2026, présenté à la Commission budgétaire, marque une orientation stratégique du Bénin en faveur des acteurs économiques. Le texte combine des exonérations ciblées (PME, BTP, transport) et des mesures d’incitation à la régularisation fiscale. L’objectif est double : stimuler l’investissement local et moderniser le cadre fiscal par des ajustements techniques sur la TVA et les délais de recouvrement.
Cotonou, 24 novembre 2025 –La Commission budgétaire du Bénin a été saisie du Projet de Loi de Finances (PLF) pour l’exercice 2026, révélant un arsenal de mesures fiscales visant à stimuler l’activité économique tout en améliorant le rendement des recettes de l’État. Le projet mêle reconductions stratégiques et innovations ciblées pour moderniser le cadre fiscal national et soutenir des secteurs clés.
L’objectif affiché par le gouvernement est de favoriser la croissance en allégeant la pression sur des acteurs précis, notamment les Petites et Moyennes Entreprises (PME), tout en optimisant le recouvrement des impôts existants.
PLF 2026 : un cadre fiscal incitatif pour l’investissement
Plusieurs dispositions du PLF 2026 se concentrent sur l’incitation à l’investissement et la modernisation :
Soutien aux PME : Le PLF 2026 prévoit une exonération fiscale pour les nouveaux équipements importés par les Petites et Moyennes Entreprises qui ne sont pas déjà sous un régime fiscal dérogatoire.
Modernisation de l’Énergie : le projet exonère désormais l’importation d’aéronefs, d’aérostats et de leurs pièces de rechange, ainsi que les récipients pour gaz comprimés ou liquéfiés. Cette mesure vise à sécuriser et moderniser la logistique des transports et de l’énergie.
Soutien au Secteur Pétrolier : l’exonération s’étend aux équipements, matériaux neufs et matériaux locaux destinés à la construction ou à la rénovation des stations-service, stations-trottoir, et cuves de stockage de pétrole et de gasoil.
Promotion du Neuf : les véhicules neufs importés ou fabriqués en République du Bénin bénéficieront également d’une exonération.
Mesures pour le recouvrement et la fluidité douanière
Afin de fluidifier le commerce et d’encourager la conformité fiscale, le projet de loi introduit deux mesures d’allègement importantes :
Taxes Foncières : les contribuables qui règlent l’intégralité de leur dette concernant la taxe foncière unique auront une dispense de pénalité de retard .
Régularisation du Secteur Informel : une mesure similaire est mise en place pour les contribuables du secteur informel qui souscrivent spontanément, et pour la première fois, leurs déclarations pour régulariser les exercices antérieurs.
Réduction Douanière pour le Transit : le projet prévoit également la réduction drastique du taux de la Taxe de Statistique (T.STAT) de 5 % à 1 % de la valeur en douane lors de la réexportation des produits pétroliers et du transit des matières premières.
PLF 2026 : ajustements techniques et TVA
Le PLF 2026 apporte des ajustements techniques significatifs au Code Général des Impôts, notamment en matière de Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) :
Déduction de la TVA sur le Carburant : le PLF a précisé et assoupli les règles de déduction de la TVA sur les frais de carburant. Il autorise désormais la déduction pour le carburant des véhicules que les entreprises affectent au transport public de personnes ou de marchandises. Pour le secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP), le projet autorise également la déduction de la TVA sur les produits pétroliers et les lubrifiants et la plafonne à 90 % de la TVA que l’entreprise supporte sur la facture d’achat.
Délai de remboursement de la TVA : Le Gouvernement introduit une mesure de flexibilité pour les entreprises concernant les demandes de remboursement de la TVA : les entreprises qui n’ont pas déposé leurs demandes à l’issue d’un bimestre pourront les déposer jusqu’au 30 avril de l’exercice suivant, évitant ainsi que le droit ne soit forclos.
Compétitivité et confiance : les ambitions stratégiques du PLF 2026.
En équilibrant les incitations ciblées et les ajustements techniques du cadre TVA, le Projet de Loi de Finances 2026 se positionne comme un levier stratégique pour la compétitivité nationale. Ces dispositions confirment la volonté du gouvernement de privilégier l’investissement privé et de moderniser le rapport entre l’administration et les contribuables. L’optimisation des recettes, tout en facilitant la vie des entreprises (particulièrement les PME), assure au Bénin les moyens de ses ambitions de développement pour l’année à venir.
La Journée mondiale de l’Enfance a été célébrée avec éclat à Cotonou, marquant l’engagement continu du Bénin en faveur de la protection des mineurs. La Place de l’Amazone a servi de cadre à une exposition photographique percutante, organisée par l’UNICEF, pour mettre en lumière les avancées réalisées.
Cotonou, 21 novembre 2025 – Le Bénin a mis en lumière ses engagements et ses avancées en matière de protection de l’enfance à l’occasion de la Journée mondiale de l’Enfance. Une exposition photographique poignante, organisée par l’UNICEF sur la Place de l’Amazone, a servi de tribune pour célébrer la résilience des enfants et réaffirmer la volonté politique du Président Patrice TALON d’éradiquer les violences, notamment par la criminalisation du mariage des enfants et l’adoption d’une nouvelle politique nationale.
L’événement a réuni des personnalités de premier plan, dont la Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance, Madame Véronique TOGNIFODE, ainsi que la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies, des représentants d’agences onusiennes et des partenaires techniques et financiers.
Dans son allocution, la Ministre TOGNIFODE a salué l’initiative de l’UNICEF et a dressé un bilan très positif de la politique du gouvernement, soulignant la volonté politique du Président Patrice TALON comme moteur des changements.
Elle a mis en exergue plusieurs avancées majeures concrétisées par l’État :
L’instauration de la gratuité de la scolarisation.
La création de la Ligne d’assistance dédiée aux enfants.
Le renforcement des missions de l’Institut National de la Femme.
La criminalisation du mariage des enfants.
L’adoption récente de la nouvelle Politique Nationale de Protection de l’Enfant pour la période 2026–2035.
L’art au service de la résilience
L’exposition, fruit du travail de photographes engagés, n’avait pas pour vocation d’illustrer la persistance des abus, mais plutôt de traduire la résilience et le courage des enfants ayant réussi à surmonter les violences. Selon la Ministre, les clichés traduisent la vitalité d’un Bénin debout, déterminé à éradiquer les abus et à garantir un environnement sûr.
Madame TOGNIFODE a rendu un hommage particulier aux filles mises en lumière dans les photographies, les qualifiant de symboles d’un combat collectif. Elle a conclu son discours par un appel vibrant à tous les acteurs, insistant pour qu’« aucun enfant ne soit laissé pour compte ».
Par ailleurs, cette célébration, renforcée par des politiques publiques solides et des partenariats internationaux, confirme que le Bénin s’impose comme un modèle d’engagement dans la sous-région pour la promotion et la protection des droits de l’enfant.
Le Bénin, modèle régional pour la dignité de l’enfance
En somme, cette célébration du 20 novembre, marquée par les témoignages silencieux des photographies, confirme que le Bénin a fait de la dignité de l’enfance un pilier non négociable de son action publique. En s’appuyant sur des lois fortes (comme la criminalisation du mariage des enfants) et des partenariats solides, le pays ne se contente plus de rattraper son retard : il s’impose comme un modèle d’engagement dans la sous-région pour la promotion effective des droits de l’enfant.
Kpomassè, 21 novembre 2025 – Le Bénin a franchi une étape décisive dans sa politique de protection sociale. Hier jeudi, dans l’Atlantique, une visite conjointe des ministres des Affaires Sociales et de la Microfinance, Véronique TOGNIFODE, et de la Santé, Benjamin HOUNKPATIN, a marqué le démarrage effectif de la prise en charge des malades mentaux errants au Centre d’Assistance Psychiatrique et d’Accompagnement des personnes en situation de Mendicité (CAPAM).
En effet, l’inspection ministérielle visait à évaluer le fonctionnement de ce dispositif novateur à Kpomassè, dont le volet psychiatrique est désormais pleinement opérationnel, rejoignant l’accueil des personnes en situation de mendicité qui fonctionnait déjà partiellement depuis deux ans.
Créé par un décret d’octobre 2024, le CAPAM est un engagement clé du Programme d’Actions du Gouvernement 2021-2026. Ce centre se distingue par son approche intégrative, regroupant ainsi sous un même toit deux missions sociales fondamentales :
La prise en charge médico-sociale des compatriotes souffrant de troubles mentaux qui errent dans les rues.
L’accompagnement social des personnes en situation de mendicité, avec un objectif clair de réinsertion.
Les ministres ont constaté le professionnalisme du nouveau personnel et l’environnement propre et sécurisé du site. Par ailleurs, les pensionnaires, qu’ils soient atteints de troubles psychiques ou en situation de mendicité, bénéficient désormais de soins médicaux, d’un suivi psychologique, et d’ateliers de formation pour des activités manuelles.
Plus que « nettoyer » : offrir une seconde chance
Le CAPAM dépasse la simple gestion de l’espace public. Il incarne une approche humaniste visant la réhabilitation et la dignité humaine. En outre, les bénéficiaires rencontrés sur place ont témoigné de leur reconnaissance au Gouvernement pour cette action salvatrice.
L’opérationnalisation du Centre repose sur une logistique méthodique et coordonnée. Les ministres ont salué l’efficacité des équipes du CAPAM, de l’Agence Béninoise de Protection Civile et de la Police républicaine pour les opérations de repérage, de récupération et de convoyage des malades mentaux.
CAPAM : Symbole de la gouvernance sociale
Par son modèle, le CAPAM se positionne comme un symbole fort de la gouvernance sociale de la Présidence de Patrice TALON. Il confirme que la gestion des vulnérabilités extrêmes est un pilier central de l’action publique, visant ainsi à offrir une seconde chance aux citoyens les plus démunis.
Les ministres Tognifodé et Hounkpatin ont conclu leur visite en donnant des orientations précises pour garantir la meilleure délivrance possible des services, assurant ainsi la pérennité de cette infrastructure cruciale pour le bien-être et la dignité au Bénin.
CAPAM : une Seconde Chance, un Symbole pour l’Afrique
En officialisant l’activité complète du CAPAM, le Bénin va au-delà du simple renforcement de ses services sociaux. En choisissant la réhabilitation et la compassion plutôt que l’exclusion, le gouvernement du Président Patrice TALON envoie un message retentissant : la dignité humaine n’est pas négociable.
Le CAPAM est la preuve que la gestion des vulnérabilités extrêmes est possible avec une approche humaniste et intégrative. Ce modèle, unique dans la sous-région, n’est pas seulement une bouée de sauvetage pour des centaines de compatriotes, il est un symbole fort de la gouvernance sociale et de la détermination du Bénin à offrir une véritable seconde chance à tous ses citoyens. Kpomassè est désormais le lieu où l’espoir est remis sur pied.
Rabat (Maroc), 21 novembre 2025 – Sous les projecteurs de l’Université Mohammed VI Polytechnique à Rabat, le latéral droit du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi, a été sacré Ballon d’Or africain 2025. Capitaine des Lions de l’Atlas, il a transformé la soirée du 19 novembre 2025 en une célébration nationale.
Un défenseur en or : la fin d’une attente de 27 ans pour le Maroc
Devant un public en transe et une Afrique entière suspendue à ses lèvres, Achraf Hakimi a soulevé le trophée tant convoité, devançant l’Égyptien Mohamed Salah et le Nigérian Victor Osimhen. Ce sacre, le premier pour un défenseur depuis 1973 et pour un Marocain depuis Mustapha Hadji en 1998, n’est pas qu’une récompense : c’est en effet l’apothéose d’une saison stratosphérique, marquée par un quintuplé historique avec le PSG et une résilience qui défie les blessures et les doutes.
Une cérémonie électrique : suspense, émotions et un podium royal
La 37ᵉ édition des CAF Awards, animée par l’humoriste nigérian Basketmouth et des performances enflammées de l’artiste marocaine TiiG et du rappeur sud-africain Cassper Nyovest, a vibré au rythme de l’Afrique. Parmi les moments forts : l’hommage à la légende Samuel Eto’o, présent en guest star, et les révélations des autres prix. Yassine Bounou, gardien d’Al-Hilal, a été sacré meilleur gardien, tandis que Ghizlane Chebbak, coéquipière d’Hakimi en sélection féminine, a remporté le Ballon d’Or féminin. Le suspense a culminé avec le Ballon d’or masculin, où Achraf Hakimi a finalement dominé le podium.
Le Top 3, dévoilé dans un silence de cathédrale :
1ᵉʳ : Achraf Hakimi (Maroc/PSG) – Le roi incontesté, acclamé pour sa polyvalence et son impact global.
2ᵉ : Mohamed Salah (Égypte/Liverpool) – double lauréat (2017-2018), 4ᵉ au Ballon d’Or mondial, mais freiné par une seconde mi-saison en demi-teinte.
3ᵉ : Victor Osimhen (Nigeria/Galatasaray) – Vainqueur 2023, sa nomination surprend après une saison mitigée au Napoli avant son transfert.
De Getafe au quintuplé : le parcours météorique du meilleur défenseur africain
Né en 1997 dans le quartier modeste de Las Margaritas à Getafe, en banlieue de Madrid, Achraf Hakimi incarne le rêve africain transplanté. Fils d’une femme de ménage marocaine et d’un vendeur ambulant, il grandit entre deux mondes : l’Espagne qui l’accueille et le Maroc qui l’appelle. Formé à la Castilla du Real Madrid, il explose en prêt à Dortmund avant de rejoindre l’Inter Milan, puis le PSG en 2021 pour 60 millions d’euros.
Mais c’est en 2025 que son étoile flambe : 8 buts, 12 passes décisives en Ligue 1, un rôle pivotal dans la conquête de la Ligue des Champions – premier sacre européen pour Paris, le 31 mai face au Real Madrid (2-1, Hakimi buteur décisif) –, de la Supercoupe d’Europe, de la Coupe de France et du Trophée des Champions. Finaliste du Mondial des Clubs, il termine 6ᵉ du Ballon d’or mondial, derrière son coéquipier Ousmane Dembélé, mais leader incontesté en contributions offensives pour un défenseur (30 au total dans les cinq grands championnats).
Achraf Hakimi : leader des Lions de l’Atlas et la victoire de la résilience
Avec le Maroc, Hakimi est le pilier d’une génération dorée, qualifiée pour la Coupe du Monde 2026 et hôtesse de la CAN 2025. Sa vitesse fulgurante (36 km/h record), ses centres millimétrés et son leadership – « Il vaut deux joueurs à lui seul », dixit le consultant Xavier Barret – ont propulsé les Lions au sommet continental. Pourtant, l’ombre d’une cheville blessée contre le Bayern Munich en demi-finale de C1 plane encore. Arrivé à Rabat en botte orthopédique, entouré de sa mère et de son frère Nabil, Hakimi a balayé les rumeurs d’absence. Le triomphe à Rabat est la juste récompense de cette résilience qui a défini sa saison.
« Le Roi d’Afrique » : les réactions et messages pour Achraf Hakimi
« Ce n’est pas pour moi seul, mais pour tous les enfants marocains et africains qui rêvent grand », a déclaré Hakimi dans un discours poignant, en arabe et en français, dédié à ses coéquipiers du PSG et de la sélection. Kylian Mbappé tweete instantanément : « Le roi d’Afrique ! Love you bro. » Ousmane Dembélé, son Ballon d’Or en poche, renchérit sur Instagram : « Mérité, mon frère ! » Même Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG, émerveillé : « Achraf est le meilleur Africain, sans doute. Un leader absolu. » Ce sacre cimente sa place, non seulement parmi l’élite du football, mais comme un symbole de l’espoir pour tout un continent.
Les murmures des réseaux : entre biais et légitimité
Malgré l’euphorie, des murmures agitent les réseaux. L’absence de Serhou Guirassy, artisan d’une saison monstrueuse (meilleur buteur C1, 28 buts toutes compétitions), soulève des questions : « Où est la Guinée dans ce podium ? », s’interroge un tweet viral de 50 000 likes. Les critiques pointent un possible biais « marocain » pour la première édition à Rabat, bien que les votes des capitaines, sélectionneurs et journalistes (un par pays) confirment la légitimité d’Hakimi. Ajoutez les échos d’un procès pour viol au Maroc – Hakimi innocenté en 2023 mais toujours sous les feux – et la cérémonie révèle les fractures du continent : entre talents émergents et géants historiques.
Innovations de la CAF : vote des fans et rendez-vous au Caire 2026
Côté innovations, la CAF innove avec un vote en ligne pour le prix des fans (remporté par Hakimi avec 2,5 millions de suffrages) et un focus sur l’égalité genre, avec 40 % de lauréates féminines. Ces initiatives visent à moderniser le prix. Pour 2026 ? L’édition se tiendra en Égypte, promettant plus de diversité dans la désignation des pays hôtes.
Une promesse pour la CAN : Hakimi, l’étincelle d’un continent en feu
Avec ce Ballon d’Or, Hakimi ne se repose pas : « J’espère qu’on ramènera un trophée plus grand encore », lance-t-il, les yeux rivés sur la CAN 2025 (21 décembre 2025-18 janvier 2026), où le Maroc est favori. En un mois, il doit guérir pour mener les Lions de l’Atlas vers un premier titre depuis 1976. « C’est une promesse », conclut-il, le trophée serré contre lui.
En somme, à Rabat, mercredi soir, Achraf Hakimi n’a pas seulement gagné un prix : il a rallumé le feu de l’Afrique. Dans un monde où le foot transcende les frontières, ce « deux-en-un » – défenseur impitoyable, ailier fantôme – nous rappelle que les plus grands règnes naissent des courses les plus folles. Le Maroc exulte, Paris vibre, et l’Afrique, fière, applaudit son nouveau lion.
Face à l’emprise des algorithmes, de l’opacité et de la désinformation, les autorités africaines de régulation de la communication tirent la sonnette d’alarme. Réunis à Rabat, les présidents des instances de régulation du continent s’engagent dans un débat crucial sur la souveraineté numérique et informationnelle, un enjeu déterminant pour l’avenir démocratique de l’Afrique.
Rabat (Maroc), 20 novembre 2025— Le continent africain est-il en train de perdre le contrôle de son information ? C’est la question centrale qui anime, depuis ce jeudi 20 novembre 2025, la conférence internationale conjointe du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) du Maroc.
En effet, durant deux jours, les dirigeants des autorités de régulation, représentant une vingtaine de pays africains, se penchent sur les défis contemporains que le numérique fait peser sur le droit fondamental à l’information. Une délégation béninoise de premier plan, conduite par le Président de la HAAC, M. Édouard C. LOKO, est également au cœur de ces échanges stratégiques.
Le RIARC face aux défis de l’opacité algorithmique
Par ailleurs, l’objectif principal de cette rencontre est de forger une « réflexion collective » pour contrer les menaces qui pèsent sur l’espace médiatique africain. Le numérique, bien qu’apportant des opportunités, multiplie les risques de manipulation, accentue l’opacité des systèmes algorithmiques, et crée une asymétrie de pouvoir flagrante entre les géants technologiques mondiaux et les écosystèmes médiatiques nationaux.
Par conséquent, la nécessité de se doter d’une « souveraineté numérique et informationnelle » est au centre des préoccupations. Comme l’a souligné la présidente de la HACA du Maroc, Mme Latifa AKHARBACH : « La manière dont nos sociétés s’informent aujourd’hui détermine ce qu’elles seront demain. »
Le Bénin à l’honneur du plaidoyer pour l’autonomie
Le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication du Bénin (HAAC), M. Édouard C. LOKO, a joué un rôle clé dans le lancement de cette conférence. En tant que Secrétaire Exécutif du RIARC, il a eu l’honneur de prononcer le discours d’ouverture, soulignant ainsi avec force la nécessité impérieuse de protéger l’intégrité de l’information sur le continent.
Sa prise de parole a marqué le début des débats qui réunissent les instances de régulation d’une vingtaine de nations, faisant aussi de cette thématique une urgence à traiter collectivement.
Partage d’expériences et déclaration conjointe en vue
À l’issue des deux jours de travaux à Rabat-Salé, les participants attendent des résultats concrets. La conférence doit permettre un approfondissement de la réflexion interne au sein du RIARC et, plus crucial encore, un partage d’expériences sur la manière dont les pays africains adaptent leur régulation face à l’évolution rapide du numérique.
Le point culminant de l’événement sera l’adoption d’une Déclaration conjointe par les membres du RIARC. Ce document symbolisera l’engagement des régulateurs africains en faveur d’un droit à l’information fiable à l’ère des algorithmes, dessinant ainsi une feuille de route pour les années à venir.