Cotonou, 23 juin 2026 – L’Azalaï Hôtel de Cotonou abrite actuellement un atelier d’envergure qui marquera un tournant décisif dans la transformation du système éducatif béninois. Sous l’impulsion directe du Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Armand Kuyema Natta, les principaux décideurs et experts du secteur se réunissent du 22 au 26 juin 2026. Leur mission : élaborer le tout premier Cadre d’Orientation Curriculaire (COC) national. À terme, ce référentiel pédagogique unique unifiera l’enseignement, du préscolaire jusqu’à l’université, afin d’aligner la formation des élèves sur les grands défis du XXIᵉ siècle.
La cérémonie d’ouverture, qui s’est tenue le lundi 22 juin, a mobilisé un parterre de personnalités de haut niveau, illustrant l’importance stratégique de ce projet. Aux côtés du ministre Natta, l’événement a notamment réuni les ministres du Secondaire, du Supérieur, de la Formation technique et des PME. De plus, Laure Weisgerber, Directrice de l’Agence Française de Développement (AFD) et cheffe de file des partenaires financiers, ainsi que les représentants du Conseil National de l’Éducation ont pris activement part aux échanges. Cette forte mobilisation symbolise une volonté politique transversale pour opérer une refonte globale, bien au-delà des ajustements sectoriels.

Le curriculum, un miroir des choix de société pour la jeunesse
Au cours des débats, Wilfried Guézodjè, Secrétaire Technique Permanent du Plan Sectoriel de l’Éducation, a clairement défini la portée politique et philosophique de cette rencontre.
« Le curriculum n’est pas un simple document pédagogique. Il est le miroir des choix de société que nous faisons pour nos enfants. Il définit ce que nous voulons qu’ils apprennent, et surtout, quel type de citoyens nous voulons qu’ils deviennent. L’exercice qui nous réunit aujourd’hui est exigeant, mais porteur d’espoir. »
Le ministre Armand Natta partage entièrement cette vision. En effet, elle a rappelé que les révisions isolées de programmes, déjà menées au primaire et au secondaire, montraient leurs limites. L’État béninois exige désormais un fil conducteur cohérent et une vision d’ensemble partagée par tous les ordres d’enseignement. Le futur COC jouera précisément ce rôle de boussole en harmonisant et en modernisant les contenus pour coller aux réalités économiques du pays.
L’appui stratégique de l’AFD pour une école connectée au marché de l’emploi
Pour sa part, Laure Weisgerber a réitéré le soutien indéfectible de l’AFD au gouvernement béninois pour la réussite de ce projet « structurant ». L’implication de l’institution française met en lumière le rôle moteur de la coopération internationale pour bâtir un système éducatif inclusif, innovant et performant sur le continent.

Quels sont les grands défis de la feuille de route post-atelier ?
Désormais, l’élaboration du COC national s’inscrit dans une réforme globale du secteur éducatif. Piloté par un comité d’experts, ce processus vise à relever plusieurs défis majeurs :
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Assurer une transition fluide entre les différents niveaux d’études ;
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Adapter les compétences des apprenants aux besoins du marché du travail et aux exigences du développement durable ;
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Garantir l’équité et l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants béninois, grâce à des outils pédagogiques modernes ;
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Former des citoyens responsables, capables de contribuer activement à la croissance du pays.
En fin de compte, les travaux de cet atelier accoucheront d’une feuille de route opérationnelle ce vendredi 26 juin pour finaliser le texte de loi. C’est pourquoi le gouvernement béninois considère ce chantier comme une priorité absolue. Le ministre Natta a d’ailleurs conclu son intervention sur une note forte : « Nous ne construisons pas seulement un curriculum. Nous bâtissons l’avenir du Bénin. »
En somme, ce projet une fois adopté, ce cadre servira de boussole pour les réformes éducatives à venir, avec un impact attendu sur des générations d’élèves.




































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Par ailleurs, ce discours, vibrant d’optimisme, a donné le ton à une journée de débats féconds. Le clou de la session fut la présentation par Dr Roland Kouakou, co-concepteur du FARI, d’un corpus de 15 recommandations issues des travaux des experts. Ces propositions, fruits d’échanges intenses, esquissent une feuille de route ambitieuse : « améliorer les cadres réglementaires, promouvoir la science ouverte et renforcer les compétences entrepreneuriales des jeunes. »



Mais Véronique Tognifodé ne s’est pas contentée d’exhorter. Elle a pris le temps d’écouter, d’observer, de s’immerger dans la réalité du lycée. Une séance de travail avec les enseignants et le personnel administratif a permis de recueillir leurs préoccupations, au-delà des rapports officiels. La ministre a également visité les dortoirs et le réfectoire, scrutant les conditions de vie des pensionnaires avec une attention méticuleuse. Ce geste, empreint d’humanité, a rappelé son engagement à faire de l’éducation un levier d’émancipation pour les jeunes filles, dans un établissement qui incarne la devise « Discipline, Solidarité, Excellence ».




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