PARAKOU, 17 septembre 2026 — La recherche scientifique africaine ne peut plus rester éloignée des réalités quotidiennes. C’est le message qui ressort de l’ouverture, mardi 15 septembre 2026 à l’Université de Parakou, de la 8ᵉ édition du colloque scientifique international conjoint des universités de Parakou et de Kara. Pendant quatre jours, les participants venus d’une vingtaine de pays réfléchissent aux moyens de faire de l’innovation un outil directement utile au développement.
Placées sous le thème « Innover pour un avenir durable : enjeux, défis et rôles des universités africaines », les assises réunissent chercheurs, enseignants, doctorants, responsables universitaires, décideurs et acteurs du développement autour d’une même question : comment mieux connecter la production scientifique aux besoins des sociétés africaines ?
Parrain de cette édition, le président de l’Assemblée nationale du Bénin, professeur Joseph Fifamin Djogbénou, a placé la question de l’utilité sociale de la recherche au centre de son intervention. Le responsable politique a appelé les chercheurs à privilégier des travaux capables d’apporter des réponses aux préoccupations concrètes des populations. Il estime notamment que les productions scientifiques doivent contribuer à répondre aux besoins essentiels liés à l’alimentation, au logement, à la santé, à l’habillement et à l’éducation.
Joseph Djogbénou a également plaidé pour une hausse du financement public consacré à la recherche. Il souhaite par ailleurs une diffusion plus large des travaux scientifiques africains en anglais, afin d’accroître leur visibilité au-delà du continent. Cette intervention rejoint l’orientation générale du colloque, qui cherche à rapprocher davantage l’université des réalités économiques, sociales, technologiques et environnementales auxquelles l’Afrique doit répondre.
Par ailleurs, cette rencontre confirme la continuité de la coopération entre les universités de Parakou et de Kara. Depuis huit ans, les deux établissements organisent alternativement ce rendez-vous, devenu un espace régulier de partage d’expériences et de construction de projets communs.
Cette coopération entre désormais dans une nouvelle phase avec un plan quinquennal 2026-2030. Les deux institutions entendent notamment adapter leurs formations aux réalités socio-économiques, développer une recherche responsable, élargir les partenariats et moderniser la gouvernance universitaire.
Pour la présidente de l’Université de Kara, professeure Prénam Houzou-Mouzou, l’enjeu consiste à faire de l’enseignement supérieur un espace capable de former, d’innover et de produire des réponses adaptées aux besoins des communautés.
L’édition 2026 affiche une forte participation scientifique. L’Université de Kara indique plus de 600 participants, dont 167 membres de sa délégation, tandis que plus de 700 communications doivent être présentées, en présentiel comme à distance.
Le programme comprend une conférence inaugurale, deux conférences plénières, une formation consacrée à l’innovation, une table ronde ainsi que plusieurs ateliers et sessions thématiques. Les travaux doivent permettre de confronter les résultats de recherche, de partager les expériences et d’identifier de nouvelles pistes d’action.
Pour le comité d’organisation, la diversité des disciplines et des profils doit favoriser le rapprochement entre les savoirs. L’objectif affiché est de créer un cadre où chercheurs, institutions publiques et partenaires peuvent faire émerger des initiatives susceptibles d’avoir un impact concret.
Le colloque se poursuit jusqu’au 18 septembre 2026 à Parakou. Au terme des échanges, les organisateurs attendent des recommandations sur la manière de mieux articuler recherche, innovation, formation et développement durable en Afrique de l’Ouest.
PARAKOU, 15 septembre 2026 — L’enseignement supérieur ouest‑africain s’engage dans une mutation stratégique. Les universités de Parakou (Bénin) et de Kara (Togo) ont donné le coup d’envoi, ce mardi 15 septembre 2026, de leur huitième colloque scientifique international conjoint, affirmant leur volonté d’aligner la recherche académique sur les priorités socio‑économiques des populations.
Un partenariat académique transfrontalier de haut niveau
La cérémonie d’ouverture a rassemblé les instances dirigeantes des deux institutions hôtes, emmenées par le professeur Bertrand Sogbossi Bocco, recteur de l’Université de Parakou, et la professeure Prénam Houzou‑Mouzou, présidente de l’Université de Kara. Placée sous le parrainage du président de l’Assemblée nationale béninoise, le professeur Joseph Djogbénou, la rencontre a enregistré la participation de décideurs politiques et de plusieurs édiles municipaux du département du Borgou, illustrant ainsi le soutien institutionnel à l’intégration régionale par le savoir.
Durant quatre journées d’échanges, organisées par le comité que préside le professeur Mohamed Nasser Baco, les chercheurs présenteront environ 700 communications scientifiques. Par ailleurs, les travaux couvrent un large spectre allant de l’environnement à la santé publique, en passant par l’économie et les sciences sociales. L’objectif opérationnel consiste à mutualiser l’expertise des universitaires béninois, togolais et internationaux afin d’élaborer des solutions applicables aux contraintes du développement régional.
Au nom du ministère de l’Enseignement supérieur, le ministre‑conseiller Mahamadou Dahouda a fixé le cap des délibérations : la science doit sortir des amphithéâtres pour irriguer le tissu social. Cette orientation a été appuyée lors de la leçon inaugurale dispensée par le professeur Brice Sinsin, recteur honoraire de l’Université d’Abomey‑Calavi. D’ailleurs, l’universitaire a appelé à bâtir une institution académique africaine contemporaine, capable de fonctionner comme un moteur de transformation locale et d’innovation durable.
En définitive, ce colloque ne se contente pas d’échanger des savoirs : il engage des acteurs et des décideurs autour d’un impératif concret — transformer la recherche en politiques publiques efficaces. Reste désormais à traduire ces recommandations en projets visibles sur le terrain, faute de quoi les bonnes intentions risquent de rester confinées aux amphithéâtres.
La rentrée scolaire 2026-2027 démarre avec une mobilisation coordonnée des autorités nationales et locales à Cotonou. Lundi matin, le maire de la capitale économique du Bénin a participé au lancement officiel de l’année scolaire aux côtés du préfet du Littoral et des trois ministres chargés de l’Éducation.
Au-delà du cérémonial de rentrée, cette présence conjointe traduit une volonté de rapprocher davantage les collectivités locales de l’action de l’État dans le secteur éducatif.
La participation de la Ville de Cotonou à cette rentrée illustre le rôle que les autorités municipales entendent jouer dans l’amélioration de l’environnement éducatif. La municipalité affirme ainsi vouloir accompagner les politiques publiques consacrées à la formation des jeunes et au développement des compétences.
Cette orientation place le capital humain au cœur des priorités locales. Pour la mairie, les performances du système éducatif ne dépendent pas uniquement de l’action des ministères, mais également de l’engagement des collectivités et des autres acteurs présents sur le terrain.
La présence simultanée du maire, du préfet et des responsables des trois départements ministériels chargés de l’Éducation envoie aussi un signal de coordination entre les différentes autorités. Cette démarche vise à soutenir les conditions nécessaires à une rentrée réussie et à inscrire les efforts déployés à Cotonou dans la dynamique nationale engagée en faveur de l’école béninoise.
La municipalité réaffirme, dans cette perspective, sa disponibilité à accompagner les initiatives susceptibles de contribuer à la réussite des élèves et à l’amélioration de leur parcours scolaire.
Derrière cette mobilisation, les autorités locales et nationales défendent une même priorité : renforcer la qualité du capital humain pour soutenir le développement du Bénin. À Cotonou, la rentrée 2026-2027 apparaît ainsi comme un nouveau point de départ pour consolider le partenariat entre l’État et la collectivité autour des enjeux éducatifs.
La mairie adresse enfin ses vœux de réussite aux élèves, aux enseignants, aux parents d’élèves et à l’ensemble de la communauté éducative pour cette nouvelle année scolaire.
Au marché Kpassè de Ouidah, le Centre communal de protection civile a sensibilisé dimanche 13 septembre les commerçants et usagers aux risques liés aux fausses alertes, aux gestes de premiers secours et aux comportements à adopter en cas d’urgence. Pendant trois heures et demie, dix agents ont privilégié les échanges et les démonstrations pratiques pour renforcer la capacité des populations à réagir efficacement avant l’arrivée des secours.
OUÏDAH, 14 septembre 2026 — Dans un marché très fréquenté, quelques secondes peuvent faire la différence lorsqu’un malaise, un accident ou un départ de feu survient. À Ouidah, la Protection civile veut justement donner aux populations les moyens d’agir rapidement face à ce type de situation. Le Centre communal de protection civile (CCPC) a organisé, dimanche 13 septembre, une séance pratique de sensibilisation au marché Kpassè.
Pendant trois heures et demie, de 9 heures à 12 h 30, dix agents du CCPC de Ouidah ont échangé avec les commerçants et les usagers du marché, installé en face du centre de secours. Les participants ont été sensibilisés à trois questions directement liées à leur quotidien : les conséquences des fausses alertes, les premiers gestes de secours et la conduite à tenir lorsqu’une urgence se produit.
Plutôt que de limiter l’intervention à un discours théorique, les agents ont privilégié les échanges avec le public et les démonstrations. Cette méthode devait permettre aux participants de mieux reconnaître une situation à risque et surtout de savoir comment réagir sans aggraver la situation.
Pour la Protection civile, le marché constitue un espace stratégique pour diffuser une culture de la prévention. La forte concentration de personnes et les activités commerciales peuvent en effet transformer rapidement un incident en situation plus difficile à maîtriser.
L’objectif consiste donc à faire connaître les réflexes appropriés avant même l’intervention des services spécialisés. Donner l’alerte de manière appropriée, éviter les fausses informations et effectuer les premiers gestes adaptés peuvent contribuer à limiter les conséquences d’un accident en attendant l’arrivée des secours.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté de l’Antenne départementale de Protection civile de l’Atlantique de multiplier les actions au contact direct des populations. Elle intervient sous l’impulsion de son nouveau chef d’antenne départementale, le capitaine AKAMBI Expédit.
La participation des commerçants et des usagers a également mis en évidence un besoin de formation continue. Plusieurs participants ont souhaité que ce type d’activité soit reconduit, afin de renforcer leurs connaissances et de maintenir les réflexes acquis.
À travers cette opération menée au marché Kpassè, les services de la Protection civile ont sensibilisé les populations aux gestes qui sauvent. L’initiative vise à déplacer une partie de la prévention hors des centres de secours pour l’installer directement dans les espaces de vie quotidienne. Finalement, l’objectif est de permettre aux premiers témoins d’une urgence de savoir quoi faire, quoi éviter et comment protéger les personnes en danger.
À quelques jours de la reprise des classes, le ministère de l’Enseignement secondaire général entend agir sur les principaux facteurs qui conditionnent la réussite scolaire. Le ministre Adéyèmi Clément Kouchadé a engagé, jeudi 3 septembre 2026, une tournée de terrain dans le Couffo et le Mono afin d’échanger directement avec les enseignants et les responsables du système éducatif. Cette première étape de sa visite de prise de contact intervient dans le cadre des Journées pédagogiques nationales prévues les 3 et 4 septembre.
À travers ces rencontres, le gouvernement cherche surtout à rapprocher les décisions prises au niveau central des réalités vécues dans les établissements. L’objectif affiché consiste à préparer une rentrée plus apaisée et à améliorer durablement les performances de l’enseignement secondaire.
Au CEG d’Aplahoué, le ministre a placé la performance des élèves parmi les premières priorités de son action. Pour lui, l’amélioration des résultats ne peut pas reposer sur les seuls enseignants. Elle exige une mobilisation coordonnée des chefs d’établissement, des personnels administratifs, des élèves, des parents et des autorités publiques.
Le ministre mise ainsi sur une concertation plus étroite entre les différents maillons de la chaîne éducative. Il compte également sur des mesures adaptées que le gouvernement devra mettre en œuvre pour créer les conditions nécessaires à de meilleurs résultats dès la prochaine année scolaire.
Cette orientation intervient dans un contexte où la qualité des apprentissages constitue un enjeu majeur pour le système éducatif béninois. Au-delà des taux de réussite aux examens, l’enjeu consiste à renforcer les acquis des élèves et à leur permettre de poursuivre leur formation dans de meilleures conditions.
La promotion des disciplines scientifiques constitue le deuxième axe majeur défendu par Adéyèmi Clément Kouchadé. Dans les établissements visités, il a appelé les acteurs éducatifs à renforcer l’enseignement des matières scientifiques et à susciter davantage l’intérêt des élèves pour ces filières.
Le ministre a particulièrement insisté sur l’orientation des filles vers les sciences. Il encourage les établissements à créer un environnement susceptible de favoriser leur maintien dans ces parcours et de combattre les disparités qui peuvent encore limiter leur présence dans certaines filières scientifiques.
Cette priorité répond à un enjeu de long terme. Renforcer l’accès des jeunes aux sciences permet à la fois d’améliorer leur formation et d’élargir leurs perspectives professionnelles dans des secteurs où les compétences scientifiques et techniques occupent une place croissante.
La réussite de cette stratégie dépend également des conditions dans lesquelles travaillent les personnels de l’éducation. Le ministre a donc réaffirmé l’engagement de l’État à poursuivre les efforts destinés à améliorer le cadre professionnel des enseignants et des personnels administratifs.
Cette question constitue un facteur déterminant pour la qualité des apprentissages. Des conditions de travail plus favorables peuvent contribuer à renforcer la motivation des personnels, à stabiliser les équipes et, par conséquent, à améliorer l’encadrement des élèves.
Le message du gouvernement se veut ainsi double : demander davantage d’engagement aux acteurs du système tout en poursuivant les mesures destinées à leur donner les moyens de remplir leurs missions.
Le Collège d’excellence de Grand-Popo sous surveillance
La délégation ministérielle a également inspecté le chantier du Collège d’excellence de Grand-Popo. Cette infrastructure suscite de fortes attentes dans la région, notamment en matière d’offre éducative et d’encadrement des élèves.
La visite a permis au ministre de mesurer l’état d’avancement du projet et de constater les difficultés qui restent à résoudre. Pour le gouvernement, la concrétisation de telles infrastructures doit accompagner les réformes pédagogiques et contribuer à renforcer les capacités d’accueil du système secondaire.
Le déplacement dans le Couffo et le Mono marque le début d’une tournée nationale. Le ministre de l’Enseignement secondaire prévoit de poursuivre ses échanges avec les acteurs éducatifs dans les autres départements au cours des prochains jours.
Cette démarche doit permettre au ministère de recueillir les préoccupations du terrain et d’identifier les priorités propres aux différents établissements. Elle s’inscrit également dans le thème des Journées pédagogiques nationales de 2026, consacrées à l’éducation à l’engagement citoyen et au respect des valeurs républicaines.
À travers cette tournée, le gouvernement cherche donc à préparer la rentrée sur plusieurs fronts : relever le niveau des apprentissages, renforcer la place des sciences, améliorer les conditions de travail et promouvoir davantage de cohésion autour des valeurs républicaines. L’efficacité de cette stratégie se mesurera désormais à sa traduction concrète dans les établissements et aux résultats obtenus par les élèves lors de la nouvelle année scolaire.
À l’approche de la rentrée 2026-2027, l’État béninois et ses partenaires renforcent leur soutien aux enfants de militaires morts en service. Plus d’un millier d’élèves ont reçu, jeudi 3 septembre, des kits scolaires lors d’une cérémonie tenue à la Base aérienne de Cotonou. Le dispositif, désormais à sa septième édition, vise à réduire les difficultés financières qui peuvent fragiliser la scolarité de ces enfants et à maintenir leur parcours éducatif malgré la disparition de leur parent.
Par ailleurs, cette opération répond à une préoccupation sociale majeure : éviter que le décès d’un militaire ne se transforme, pour ses enfants, en rupture scolaire. Cahiers, sacs, manuels et autres matériels nécessaires à l’apprentissage permettent ainsi aux familles bénéficiaires d’aborder la rentrée avec une charge financière allégée.
Un soutien qui protège le parcours scolaire
Pour les veuves et les familles qui assument seules les dépenses quotidiennes, la rentrée représente souvent une période particulièrement exigeante. Les coûts liés aux fournitures, à la scolarité et aux besoins des enfants s’ajoutent aux autres dépenses du ménage. Dans ce contexte, le don apporte un soutien immédiat aux bénéficiaires et contribue à créer de meilleures conditions pour la poursuite des études.
Le programme concerne les enfants de la maternelle jusqu’à la terminale, sur l’ensemble du territoire national. En intervenant dès les premières années de scolarité et jusqu’au secondaire, il accompagne les élèves sur une longue période et cherche à limiter les risques d’abandon ou de décrochage.
Le ministre délégué chargé de la Défense nationale, Gildas Bignon Agonkan, a présenté cette initiative comme une responsabilité collective envers les familles des militaires disparus. Il a notamment insisté sur la nécessité de ne pas laisser les enfants supporter, en plus du deuil, les conséquences sociales et scolaires de la disparition de leur parent.
Pour les familles, un allègement concret des dépenses
L’intérêt du dispositif se mesure d’abord à son impact sur le quotidien des ménages. En prenant en charge une partie des dépenses de rentrée, le programme libère des ressources que les familles peuvent consacrer à d’autres besoins essentiels, notamment l’alimentation, les soins, le logement ou le transport.
La ministre de la Famille et de l’Action sociale, Véronique Tognifodé, a également appelé les veuves à préserver l’espoir et à soutenir leurs enfants malgré les épreuves liées au deuil. Son message souligne une réalité : accompagner ces familles ne consiste pas uniquement à honorer la mémoire des militaires disparus, mais également à protéger l’avenir de leurs enfants.
L’enjeu éducatif est donc central. Maintenir un enfant à l’école, lui fournir les outils nécessaires à son apprentissage et lui permettre d’étudier dans des conditions convenables représentent autant de leviers pour préserver ses chances de réussite.
Quatre millions de francs CFA pour accompagner l’initiative
La Jamaat islamique Ahmadiyya a apporté un soutien financier de quatre millions de francs CFA à l’opération. Installée à Cotonou et basée à Londres, l’organisation participe à ce programme depuis ses premières années.
Cette contribution illustre le rôle que peuvent jouer les partenaires associatifs et religieux dans la prise en charge des familles touchées par la disparition de membres des forces armées. Pour le lieutenant-colonel Luc Biobou, commandant de la base aérienne de Cotonou, cette solidarité doit se traduire par des actions concrètes et régulières en faveur des familles concernées.
De quelques centaines d’enfants à plus d’un millier de bénéficiaires
Lancé en 2020 par le ministère de la Défense nationale, le programme a progressivement changé d’échelle. Sa première édition avait réuni environ une centaine d’enfants à l’État-Major Général des Forces armées béninoises. Six ans plus tard, l’opération concerne désormais plus d’un millier de bénéficiaires à l’occasion de la rentrée 2026-2027.
Cette progression témoigne de l’élargissement du dispositif et de la volonté des autorités de maintenir un accompagnement régulier des familles des militaires décédés en activité.
Pour les bénéficiaires, l’enjeu dépasse donc largement la remise symbolique d’un cartable. Cette aide représente un investissement dans l’éducation, un soutien financier aux ménages et surtout une manière de préserver les perspectives d’avenir d’enfants confrontés très tôt à la disparition de leur père ou de leur mère. Dans cette logique, la solidarité nationale devient un outil concret de protection sociale et de continuité scolaire.
PORTO-NOVO, 3 septembre 2026 — Le renouvellement de la direction de la Circonscription scolaire de Porto-Novo intervient sur fond de fortes difficultés dans les établissements maternels et primaires de la capitale. Lors de la cérémonie de passation de charges organisée ce jeudi au Complexe scolaire de Djègan Kpèvi, le responsable sortant, Alabi Adéchina Adebiya, a présenté un diagnostic préoccupant de la situation des écoles.
Son bilan met notamment en évidence trois urgences : le renouvellement du mobilier, la remise en état des salles de classe et le renforcement de la sécurité des établissements.
Le premier problème concerne les équipements destinés aux élèves. Selon les données communiquées par le chef de la Circonscription scolaire sortant, 60 % du mobilier scolaire ne seraient plus en état de servir normalement.
Tables-bancs endommagés et chaises hors d’usage compliquent ainsi les conditions d’apprentissage. Au-delà du confort des élèves, cette situation pose une question plus large sur la capacité des établissements à garantir un environnement scolaire adapté. La remise à niveau du mobilier apparaît donc comme l’un des premiers chantiers à engager par les nouvelles équipes.
L’état des bâtiments constitue le deuxième point d’alerte. Deux salles de classe sur trois seraient actuellement inutilisables, d’après le bilan présenté lors de la cérémonie.
Toitures dégradées, fissures sur certains bâtiments et insuffisance d’équipements figurent parmi les difficultés signalées. Cette situation réduit mécaniquement les capacités d’accueil des écoles et peut contraindre certains établissements à fonctionner dans des conditions qui fragilisent l’organisation des enseignements.
Pour Porto-Novo, la réhabilitation des infrastructures ne relève donc plus d’une simple amélioration du cadre scolaire. Elle devient une condition nécessaire au fonctionnement normal de plusieurs établissements.
Le vandalisme complique davantage la situation.
À ces problèmes matériels s’ajoute une autre menace : la sécurité des infrastructures scolaires. La moitié des écoles de Porto-Novo auraient subi des actes de vandalisme, selon les chiffres avancés par Alabi Adebiya. Ces dégradations affectent directement les équipements et les bâtiments et peuvent annuler une partie des investissements réalisés pour améliorer les établissements.
« Le défi de sécurité se pose avec acuité dans nos écoles », a déclaré le responsable sortant, en invitant ses successeurs à traiter simultanément les questions de réhabilitation et de sécurisation.
La passation de charges ne s’est donc pas limitée à un changement administratif. Elle a également permis de mettre sur la table un ensemble de contraintes qui touchent directement les conditions d’apprentissage dans les écoles maternelles et primaires de Porto-Novo.
Le nouveau responsable de la Circonscription scolaire devra désormais transformer ce diagnostic en programme d’intervention. Le renouvellement du mobilier, la remise en service des salles dégradées et la protection des établissements constituent, à ce stade, les principaux enjeux identifiés.
Au-delà de la gestion scolaire, ces difficultés posent une question essentielle : comment garantir aux élèves de Porto-Novo des conditions d’apprentissage compatibles avec les objectifs de qualité de l’éducation lorsque les infrastructures elles-mêmes restent aussi fragiles ?
L’exécutif béninois accorde un sursis stratégique aux nouveaux bacheliers en repoussant la clôture des inscriptions aux concours d’entrée des universités publiques au vendredi 4 septembre 2026. Cette décision du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, actée par un récent communiqué, corrige la date butoir initiale du 17 août. Elle illustre une volonté politique d’optimiser l’intégration des nouveaux diplômés dans le système d’enseignement technique et professionnel, évitant ainsi que des blocages administratifs ne privent les filières étatiques de potentiels talents.
Une procédure hybride maintenue sous pression chronométrique
Pour valider leur candidature avant l’échéance fixée à 17 heures, les postulants doivent se soumettre à un double processus d’enregistrement. La phase numérique s’opère obligatoirement sur le portail institutionnel (www.concours.enseignementsuperieur.gouv.bj), suivie du dépôt physique des dossiers dans les six centres régionaux agréés (ENS Natitingou, INSPEI Abomey, IFSIO Parakou, INMES Cotonou, ENSET Lokossa et ENS Porto-Novo). Cette extension de délai de constitution des dossiers ne modifie en rien le calendrier d’évaluation académique, les épreuves écrites étant fermement maintenues à leurs dates originelles.
Calendrier sectoriel des évaluations
Jeudi 10 septembre 2026 : Concours d’accès à l’INMS, l’IFSIO, l’ENSPD, l’ENSTIC, l’INEAM, l’INSPEL, l’INJEPS et l’IUEP-MA de Djougou.
Vendredi 11 septembre 2026 : Concours d’accès à l’ENS de Natitingou, l’ENS de Porto-Novo et l’ENSET de Lokossa.
Cartographie des centres d’examen par pôle urbain
Ville d’examen
Établissements d’accueil sélectionnés
Cotonou
CEG Gbégamey, Collège Catholique Notre Dame des Apôtres, CEG Kouhounou-Védoko, CEG Sainte Rita, CEG Les Pylônes, CEG Le Lac, CEG Houéyiho, CEG Océan, Collège Catholique Père Aupiais
La Fondation Moov Africa redéfinit le mécénat éducatif au Bénin en transformant la traditionnelle remise de récompenses scolaires en une immersion technologique et professionnelle pour les jeunes talents. En effet, mardi 1ᵉʳ septembre 2026, l’opérateur de télécommunications a ouvert les portes de sa direction générale à soixante lauréats du Certificat d’Études Primaires (CEP) issus des départements de l’Atlantique, du Littoral et de l’Ouémé, associant la valorisation de l’excellence académique à une initiation concrète aux métiers du numérique.
Cette démarche marque une rupture avec les actions philanthropiques classiques. En effet, au lieu de se limiter à un don matériel, l’entreprise utilise son propre écosystème pour stimuler les ambitions professionnelles des élèves. Le parcours d’intégration a mobilisé plusieurs départements stratégiques de la société. Ainsi, le département des ressources humaines a d’abord posé le cadre éthique en insistant sur l’engagement et la culture du résultat. L’apprentissage s’est ensuite orienté vers des compétences économiques et sécuritaires contemporaines : la compréhension des flux de la monnaie électronique avec les experts de Moov Money, suivie d’une sensibilisation stricte aux cybermenaces dispensée par les équipes des systèmes d’information.
Vitrine technologique et préparation de la relève
L’argumentaire de cette journée portes ouvertes repose sur l’exposition précoce aux innovations de rupture. De plus, le point culminant de cette immersion a pris la forme d’une démonstration pratique au sein du showroom 5G de l’entreprise.Cette approche permet à l’opérateur de démystifier les infrastructures technologiques de demain et de projeter cette jeune génération dans la réalité d’une économie numérisée.Enfin, l’événement s’est achevé par la distribution de kits de fournitures scolaires, assurant aux bénéficiaires un soutien logistique direct pour la rentrée.
Ce programme d’immersion s’inscrit dans une doctrine durable de responsabilité sociétale. En pérennisant cette rencontre annuelle avec les majors du CEP, la Fondation Moov Africa institutionnalise une culture de l’émulation intellectuelle. Par ailleurs, l’initiative, pour l’heure concentrée sur la zone méridionale, déploiera ses phases successives dans l’ensemble des autres départements du pays au cours des prochaines semaines, confirmant l’ambition de l’entreprise d’étendre son maillage social à l’échelle nationale.
En somme, la Fondation Moov Africa fait de l’excellence académique un tremplin pour l’avenir. Ce choix stratégique consacre l’éducation comme un levier de compétitivité nationale et inscrit durablement l’entreprise au cœur du développement social du Bénin.
PARAKOU, 29 juillet 2026 — À Parakou, ce mercredi, la formation professionnelle s’est imposée comme un fil conducteur de la tournée de la ministre Awaou Bako. De l’apprentissage des métiers aux initiatives portées par les personnes en situation de handicap, en passant par les ateliers de production, la responsable gouvernementale a parcouru plusieurs lieux où se dessine, au quotidien, une autre réponse au chômage : apprendre un métier, produire et entreprendre.
La tournée avait commencé par une visite de courtoisie au préfet du Borgou. Mais rapidement, le terrain a pris le relais des échanges institutionnels. En effet, la ministre s’est rendue auprès de jeunes et d’artisans engagés dans des parcours de formation qui mettent en avant le savoir-faire et l’autonomie économique.
Première étape significative : Almadis Prestige. La ministre y a rencontré 50 jeunes venus de quatre départements du Nord et engagés dans le programme Azôli. Ces bénéficiaires suivent un apprentissage destiné à leur permettre d’acquérir des compétences pratiques et de se rapprocher progressivement du monde professionnel. Dans cette démarche, l’enjeu dépasse la simple transmission d’un métier.
Il s’agit aussi de donner à ces jeunes les moyens de gagner leur vie et, à terme, de participer à l’activité économique de leurs localités. La rencontre a ainsi permis à la ministre de prendre le pouls de leur formation, de mesurer leurs difficultés et d’échanger directement avec eux sur leurs perspectives.
À la Clinique Chaussures, un autre public a retenu l’attention de la délégation. 46 personnes en situation de handicap y sont actuellement formées aux métiers de la cordonnerie et de la maroquinerie.
Dans cet atelier, l’apprentissage professionnel apparaît comme un instrument d’inclusion. En fait la maîtrise d’un savoir-faire permet aux bénéficiaires de renforcer leur autonomie et de mieux envisager leur insertion dans la vie économique. Cette étape a surtout rappelé que la formation professionnelle peut constituer un outil d’émancipation pour des publics souvent confrontés à des obstacles supplémentaires dans l’accès à l’emploi.
La tournée s’est poursuivie à ASAFMA, un atelier consacré à la soudure, à l’ajustage et à la fabrication de machines agroalimentaires. Ici, la formation rencontre directement la production. Le travail des artisans ne se limite pas à la réparation ou à la fabrication courante : il participe aussi à la mise au point d’équipements susceptibles de répondre aux besoins du secteur agroalimentaire.
La ministre a également échangé avec l’artisane Kora Moulika Déborah, autre illustration de cette économie de proximité fondée sur le savoir-faire, l’initiative individuelle et la capacité à créer de la valeur à partir d’un métier.
Au terme de ces différentes étapes, Awaou Bako a appelé à une promotion accrue de l’entrepreneuriat et de la formation professionnelle. Le message de la ministre s’inscrit dans une logique simple : l’acquisition d’une compétence doit pouvoir ouvrir sur une activité économique. Pour les jeunes comme pour les personnes en situation de handicap, l’apprentissage d’un métier peut ainsi devenir un point de départ vers l’autonomie et l’emploi.
À Parakou, la tournée ministérielle aura donc donné à voir une réalité souvent moins visible que celle des grands programmes publics : celle des ateliers, des apprentis et des artisans qui, à leur échelle, construisent chaque jour leur avenir par le travail. De l’apprenti au fabricant de machines, en passant par le cordonnier et la maroquinière, le même impératif se dégage : faire de la compétence un véritable capital économique.
Avant la reprise des cours, les acteurs de l’éducation veulent éviter une rentrée de routine. Réunis à Cotonou, responsables gouvernementaux, universitaires, syndicats, partenaires techniques et représentants des parents d’élèves ont engagé une réflexion de fond sur les obstacles qui freinent encore les performances du système éducatif béninois. Au cœur des échanges : six défis jugés décisifs pour améliorer durablement la qualité de l’enseignement.
À quelques semaines de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, le Conseil national de l’Éducation (CNE) a choisi d’ouvrir le débat sur les priorités du système éducatif plutôt que de se limiter aux préparatifs administratifs. Depuis ce lundi, les principales composantes du secteur se retrouvent à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou pour un séminaire de deux jours consacré à la préparation de la prochaine année académique.
Autour de la table siègent des représentants de la Présidence de la République, du Conseil national de l’Éducation, des quatre ministères en charge de l’enseignement, des universités, des organisations syndicales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des associations de parents d’élèves. Ensemble, ils doivent définir les orientations qui permettront d’améliorer les performances des établissements scolaires et universitaires.
Dès l’ouverture des travaux, le président du Comité technique d’organisation, Issaka Youssao Abdou Karim, a dressé un état des lieux sans détour. Selon lui, six défis majeurs concentrent les principaux enjeux auxquels l’école béninoise devra répondre au cours de la prochaine rentrée. Le premier concerne la pertinence des curricula et des méthodes pédagogiques, avec la nécessité d’adapter les contenus de formation aux évolutions de la société et aux besoins du marché du travail.
Le deuxième défi porte sur la qualité et la disponibilité des enseignants, considérées comme des facteurs déterminants pour améliorer les apprentissages. Les participants devront également se pencher sur les infrastructures et les ressources éducatives, dont l’insuffisance continue de peser sur les conditions d’enseignement dans plusieurs établissements.
À ces préoccupations s’ajoutent l’équité et l’inclusion, afin de garantir un accès plus équilibré à l’éducation, le financement et la gouvernance du secteur, ainsi que l’employabilité des diplômés et l’adéquation entre les formations et les besoins de l’économie. Pour Issaka Youssao Abdou Karim, relever ces défis suppose une mobilisation de l’ensemble des acteurs afin de bâtir une école plus performante et davantage tournée vers les attentes de la société.
Chef de file des ministres en charge de l’éducation, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Natta, a inscrit les travaux dans la continuité des réformes engagées ces dernières années.
Il a rappelé les efforts consentis depuis 2021, notamment à travers le recrutement de nombreux enseignants, les réformes des curricula ainsi que les investissements réalisés dans les infrastructures scolaires et universitaires. Pour le ministre, ces acquis devront désormais produire des résultats encore plus visibles sur la qualité des apprentissages.
« La qualité de l’enseignement, de l’apprentissage et de l’évaluation doit être le fil conducteur de toutes les actions », a-t-il insisté devant les participants.
Le président du Conseil national de l’Éducation, Pr. Noël Gbaguidi, a rappelé que cette rencontre, organisée pour la sixième année consécutive, s’est progressivement imposée comme le principal espace de concertation entre les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers, les syndicats et le secteur privé.
Pour lui, le temps est venu de dépasser les constats. Aligné sur les objectifs du Plan national de développement (PND) 2026-2035, le séminaire devra également intégrer les enjeux liés à l’intelligence artificielle et aux nouvelles technologies dans le système éducatif.
Le président du CNE a invité les participants à produire des recommandations concrètes, applicables et mesurables, estimant que la réussite des réformes dépend désormais de leur capacité à générer un impact réel sur le terrain.
Les travaux doivent s’achever le mardi 21 juillet 2026 par l’adoption d’une série de recommandations destinées à améliorer l’organisation de la rentrée scolaire et universitaire. Ces propositions seront ensuite transmises au président de la République afin d’alimenter les décisions gouvernementales relatives au secteur.
En somme, ce séminaire marque la détermination des autorités à inscrire la concertation au cœur du pilotage des politiques éducatives. Dans un contexte où la demande de qualité de l’enseignement et d’insertion professionnelle se fait pressante, les conclusions de cette rencontre pourraient tracer les lignes directrices des prochaines réformes du système éducatif béninois.
Le temps de la tolérance touche à sa fin. Avant de lancer une campagne nationale de contrôles, le ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP) a choisi une dernière étape : informer pour mieux réguler. Depuis le 13 juillet, les promoteurs d’établissements privés sont appelés à se mettre en conformité avec la réglementation, sous peine de s’exposer à des sanctions.
Pendant des années, de nombreuses écoles privées ont fonctionné avec des niveaux de conformité variables. Pour les autorités éducatives, cette situation ne peut plus perdurer.
Le ministère des Enseignements maternel et primaire a engagé une tournée nationale de sensibilisation destinée aux promoteurs d’établissements privés. Derrière cette initiative se dessine une volonté affichée : remettre de l’ordre dans un secteur qui accueille chaque année des milliers d’élèves et dont la qualité influence directement les performances du système éducatif. Le message adressé aux responsables d’écoles est sans ambiguïté : la période de mise en conformité précède désormais celle des contrôles.
Informer aujourd’hui pour éviter les sanctions demain
Plutôt que d’engager immédiatement une répression, le ministère mise d’abord sur la pédagogie. Lors de cette tournée, les équipes de la Direction de l’Enseignement primaire échangent directement avec les promoteurs autour des obligations prévues par le décret nᵒ 2007-279 du 16 juin 2007, qui encadre la création, l’ouverture, l’extension, le transfert, le changement de dénomination, le fonctionnement et la fermeture des établissements privés.
L’objectif consiste à lever les ambiguïtés qui subsistent sur les démarches administratives et les exigences réglementaires afin que chaque établissement puisse régulariser sa situation avant les inspections.
Au-delà des autorisations, la qualité de l’enseignement en ligne de mire
Les discussions ne se limitent pas aux formalités administratives. Les responsables du ministère rappellent également les normes qui conditionnent le fonctionnement d’une école privée : qualité des infrastructures, qualification des enseignants, respect des programmes officiels, application du calendrier scolaire et conditions d’accueil des élèves. À travers cette démarche, les autorités cherchent à garantir que tous les établissements offrent un environnement d’apprentissage conforme aux standards exigés par l’État.
Le ministère annonce la fin de la période de tolérance
Pour les promoteurs, cette campagne constitue une ultime opportunité de régularisation.
Le directeur de l’Enseignement primaire, Jimon Jacob TOUDONOU, insiste sur le fait que cette phase de sensibilisation vise avant tout à accompagner les établissements vers la conformité.
Mais le ministère prévient également que cette démarche marque la dernière étape avant le lancement des opérations de contrôle. Les écoles qui continueront d’exercer en violation de la réglementation s’exposeront à l’application stricte des textes en vigueur.
Un enjeu qui dépasse le simple contrôle administratif
Le gouvernement entend également renforcer la crédibilité de l’enseignement privé au Bénin. Dans un contexte où les familles accordent une place croissante aux établissements privés dans la scolarisation de leurs enfants, les autorités veulent instaurer des règles communes pour garantir des conditions d’enseignement équitables sur l’ensemble du territoire.
L’ambition affichée est claire : faire de la conformité réglementaire un levier d’amélioration de la qualité de l’éducation, tout en mettant définitivement fin aux établissements qui évoluent en dehors du cadre légal.
Les 77 101 candidats au baccalauréat 2026 connaîtront leurs résultats ce mercredi 8 juillet. Pour la deuxième année consécutive, l’Office du Bac privilégie la proclamation en ligne, ce qui constitue le signe d’une dématérialisation progressive des examens nationaux au Bénin.
Le compte à rebours est presque terminé pour les candidats à la session de juin 2026. En effet, ce mercredi 8 juillet, l’Office du Bac publiera les résultats de la phase écrite, mettant ainsi fin à plusieurs semaines d’attente et de spéculations dans les familles comme dans les établissements.
Cette année encore, les candidats n’auront pas besoin de se déplacer pour consulter leur sort. En pratique, ils pourront accéder aux résultats via la plateforme officielle eRésultats, à l’adresse https://eresultats.bj/examens, en renseignant leur numéro de table ou leur numéro d’inscription.
La plateforme numérique s’impose
Avec ce système, l’administration scolaire consolide un choix déjà installé depuis quelques années : celui de la digitalisation des résultats d’examens. En effet, l’outil permet aux candidats de connaître immédiatement leur verdict, sans attendre l’affichage physique des listes dans les centres de composition.
Pour les autorités éducatives, cette méthode répond à un double enjeu. D’abord, elle réduit les lenteurs et les attroupements liés aux affichages traditionnels. D’autre part, elle confère au processus une dimension plus moderne, plus rapide et plus accessible.
La suite du parcours
La publication des résultats écrits ne marquera pas la fin du parcours pour tous les candidats admis. En réalité, ceux qui décrocheront le premier diplôme universitaire devront encore affronter les épreuves orales ainsi que l’éducation physique et sportive, selon un calendrier que l’Office du Bac doit préciser.
Cette étape complémentaire reste déterminante pour la validation finale du diplôme. Elle rappelle que le baccalauréat conserve une organisation en plusieurs phases, même à l’heure où la consultation des résultats passe de plus en plus par le numérique.
Un enjeu au-delà des chiffres
Au-delà des statistiques attendues, la proclamation des résultats du Bac demeure un moment fort du calendrier scolaire national. D’ailleurs, elle cristallise à la fois l’espoir des élèves, l’anxiété des parents et l’attention des établissements, qui scrutent chaque année le taux de réussite comme un indicateur de performance du système éducatif.
Dans ce contexte, le Bac 2026 s’inscrit dans une tendance plus large : celle d’une école béninoise qui tente de conjuguer la tradition des examens nationaux avec la modernisation de ses outils de gestion.
Le verdict est tombé ce vendredi 3 juillet 2026. Après le CEP, les candidats à l’examen du BEPC sont fixés sur leur sort. Au plan national, le taux d’admissibilité s’établit à 64,14 %. Un score honorable, mais en net recul par rapport à l’année dernière. Entre performances départementales surprises, épreuves sportives imminentes et guide de consultation, voici tout ce qu’il faut retenir de cette session.
Plus de 130 000 candidats, qui ont composé du 8 au 10 juin derniers, attendaient ce moment avec anxiété. Les chiffres officiels publiés ce matin révèlent une baisse significative du niveau de réussite global : le Bénin passe de 77,25 % de réussite en 2025 à 64,14 % en 2026, soit une chute de plus de 13 points.
La cartographie des résultats : l’Atacora survole les débats
L’analyse des résultats par département montre de fortes disparités sur le territoire national. C’est l’Atacora qui s’impose comme le grand champion de cette session 2026, frôlant la barre des 80 % de réussite. À l’inverse, l’Ouémé ferme la marche, sous la barre des 60 %.
Département
Taux de réussite
Atacora
79,10 % (Major national)
Donga
76,50 %
Plateau
74,88 %
Zou
73,66 %
Mono
69,70 %
Borgou
68,37 %
Alibori
62,71 %
Atlantique
62,02 %
Littoral
61,22 %
Couffo
61,04 %
Collines
59,52 %
Ouémé
56,12 % (Dernier national)
Épreuves orales et sportives : pas de répit pour les admissibles
Pour les candidats déclarés admissibles, la bataille n’est pas tout à fait terminée. Les autorités éducatives annoncent le démarrage des épreuves orales et sportives dès le lundi 6 juillet 2026, à partir de 7 h 00, dans tous les centres d’examen. Les candidats ont deux jours pour peaufiner leur condition physique et leurs révisions orales.
Face à l’afflux de fausses listes et de rumeurs sur les réseaux sociaux, le gouvernement tape du poing sur la table. La diffusion d’informations personnelles de candidats sans autorisation est strictement interdite. Une seule adresse fiable : la plateforme officielle eRésultats.
Voici la procédure ultra-simple pour obtenir votre verdict :
Se connecter : Rendez-vous directement sur le portail officiel eRésultats.
Sélectionner l’examen : Cliquez sur l’option BEPC 2026.
Saisir les identifiants : Entrez votre numéro de table ou votre numéro d’inscription.
Valider : Cliquez sur Valider. Le verdict s’affiche instantanément : Admissible ou Refusé.
Le gouvernement béninois accélère la montée en compétences numériques des enseignants du primaire. Dans les départements du Nord, une vaste campagne de formation à l’informatique vient d’être lancée afin de préparer les instituteurs aux nouvelles exigences pédagogiques et administratives de l’école de demain.
NIKKI (Bénin) – La transformation numérique de l’administration publique gagne progressivement le secteur de l’éducation. Depuis ce mercredi 1ᵉʳ juillet 2026, des centaines d’instituteurs des départements septentrionaux du Bénin participent à une vaste session de formation en informatique, organisée avec l’appui institutionnel du ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP).
Déployée simultanément dans 46 centres de formation répartis dans les départements de l’Alibori, de l’Atacora, du Borgou, de la Donga, des Collines et du Zou, cette initiative vise à renforcer les compétences numériques des enseignants. Cela doit permettre de mieux répondre aux évolutions du système éducatif.
Le lancement officiel de cette première phase s’est déroulé au Complexe scolaire de Bouyakou, dans la circonscription scolaire de Nikki, en présence des responsables de l’administration éducative et des représentants de MAFLYT Sarl, l’entreprise chargée de la mise en œuvre de la formation.
Au-delà de la maîtrise de l’outil informatique, le programme répond à une évolution plus profonde des pratiques professionnelles. Les enseignants sont désormais appelés à produire des documents pédagogiques numériques, à assurer un suivi administratif dématérialisé et à utiliser des logiciels spécialisés dans la gestion des activités scolaires.
Pendant vingt jours, les participants suivront quatre heures de cours quotidiennes, en matinée ou en soirée, selon leur organisation. Le programme prévoit des modules consacrés à Word, Excel, PowerPoint, Educmaster ainsi qu’aux E-services, avec pour objectif de permettre aux enseignants de développer des compétences directement mobilisables dans leurs activités quotidiennes.
Selon les responsables du projet, un centre de formation dans chaque circonscription scolaire concernée facilite désormais l’accès des enseignants à cette montée en compétences, sans les éloigner de leurs établissements.
Au-delà des usages pédagogiques, cette formation constitue également un atout pour l’évolution professionnelle des instituteurs. La maîtrise des outils numériques est devenue un critère de plus en plus recherché dans l’administration éducative, aussi bien pour les concours professionnels que pour les responsabilités administratives.
À l’issue de la formation, chaque participant recevra une attestation conjointe délivrée par le ministère des Enseignements maternel et primaire et MAFLYT Sarl.
Cette première étape concerne exclusivement les départements du Nord. Une seconde phase est d’ores et déjà annoncée pour les enseignants des départements du Sud, avec un démarrage prévu le 5 août 2026.
Les inscriptions demeurent ouvertes. Les enseignants qui n’ont pas encore rejoint le programme doivent se rapprocher de leur circonscription scolaire afin d’intégrer les prochaines sessions.
À travers cette initiative, les autorités éducatives poursuivent leur ambition de faire du numérique un outil au service de la qualité des apprentissages, tout en accompagnant les enseignants dans l’adaptation de leurs pratiques aux nouvelles exigences de l’école béninoise.
Les résultats du Certificat d’études primaires (CEP) ont été proclamés ce vendredi 26 juin 2026 au Bénin. Avec un taux de réussite national exceptionnel de 90,17 %, cette session marque un tournant pour le système éducatif béninois. Le Borgou décroche la palme d’or départementale.
C’est le grand jour pour près de 287 000 écoliers béninois. Ce vendredi, les autorités éducatives ont procédé à la délibération et à la proclamation officielle des résultats du CEP, session unique de juin 2026. L’examen, qui sanctionne la fin du cycle primaire et conditionne l’entrée au collège, affiche une santé de fer : le taux de réussite au plan national atteint le score historique de 90,17 %. Une performance globale remarquable qui vient valider le déroulement d’une session marquée par une hausse notable de la participation.
Une participation en hausse et un examen inclusif
Du 1ᵉʳ au 4 juin derniers, ils étaient précisément 286 995 candidats à plancher dans les 847 centres de composition du pays, soit une progression de 5,56 % du corps des candidats par rapport à la session 2025. Dans le détail, la parité est presque atteinte avec 148 424 garçons pour 138 571 filles.
Le ministère des Enseignements maternel et primaire a également mis l’accent sur l’inclusivité cette année : 97 candidats à besoins spécifiques ont pu composer dans des conditions adaptées au sein de 13 centres spécialement aménagés sur le territoire national.
La géographie du succès : le Nord et le Centre sur le podium
L’analyse des résultats par département révèle de grosses performances, notamment dans la moitié nord et le centre du pays, qui trustent les premières places du classement :
Le Borgou au sommet : le département du Nord explose les compteurs et décroche la première place nationale avec un taux de réussite insolent de 97,09 %.
Les Collines et la Donga en embuscade : ils suivent de très près avec respectivement 95,99 % et 95,63 % de reçus.
Le Littoral et l’Atlantique stables : les poumons économiques et scolaires du Sud affichent des scores solides (90,82 % pour le Littoral, 89,10 % pour l’Atlantique).
L’Atacora ferme la marche : malgré une belle dynamique, le département de l’Atacora ferme le classement national avec 83,64 % de réussite, un score qui reste néanmoins très honorable.
Le tableau complet des performances par département
Rang
Département
Taux de réussite
1
Borgou
97,09 %
2
Collines
95,99 %
3
Donga
95,63 %
4
Plateau
95,17 %
5
Zou
91,21 %
6
Couffo
90,98 %
7
Littoral
90,82 %
8
Atlantique
89,10 %
9
Alibori
88,02 %
10
Ouémé
85,48 %
11
Mono
83,78 %
12
Atacora
83,64 %
Digitalisation : les résultats consultables en quelques clics
Fini le temps des attroupements interminables et de l’angoisse devant les grands tableaux d’affichage des centres de composition. Fidèle à sa stratégie de dématérialisation des services publics, le gouvernement béninois invite les parents et les candidats à consulter les verdicts directement en ligne.
La procédure est instantanée via le portail officiel eRÉSULTATS :
Sélectionner l’examen : Recherchez et cliquez sur l’examen « CEP 2026 » dans la liste des examens disponibles sur la page d’accueil.
Entrer les identifiants : Saisissez le numéro de table du candidat ou les informations personnelles requises dans le champ de recherche.
Valider et consulter : Cliquez sur le bouton de validation. Le verdict (Admis ou Refusé) s’affiche immédiatement à l’écran.
Une méthode moderne qui permet d’alléger le stress des familles et de tourner définitivement la page du primaire pour plus de 250 000 nouveaux collégiens.
Au‑delà des chiffres flatteurs, il reste une réalité plus silencieuse : celle des enfants qui n’ont pas franchi la barre de l’admission. Pour eux, l’échec ne doit jamais rimer avec désespoir. Les autorités éducatives, les enseignants et surtout les familles ont un rôle vital : accompagner, rassurer, orienter. Car un résultat manqué n’est pas une fin de parcours, mais une étape vers d’autres réussites possibles. Préserver la vie et l’avenir de chaque élève, c’est le véritable enjeu derrière les statistiques.
Le gouvernement béninois a lancé à Parakou la vulgarisation de sa nouvelle feuille de route 2026-2030 pour les alternatives éducatives. Soutenue par la Coopération suisse, cette initiative cible des milliers d’enfants déscolarisés dans le nord du pays.
Cotonou, 24 juin 2026 – Dans le septentrion béninois, l’école cherche à reconquérir ses enfants perdus. Mardi 23 juin 2026, à Parakou, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Natta, a officiellement ouvert les ateliers départementaux de vulgarisation de la Stratégie de renforcement des alternatives éducatives (SRAE). Ce document de référence guidera, pour la période 2026-2030, la politique nationale d’insertion des enfants non scolarisés ou déscolarisés précocement.
L’événement s’est déroulé en présence de Gabriella Spirli, directrice de la Coopération suisse au Bénin, et du préfet du Borgou, Abdoul-Chakour Naro Assouma, marquant ainsi une nouvelle étape dans un combat de longue haleine contre l’exclusion scolaire.
Depuis 2017, Porto-Novo tente de corriger les failles du système éducatif formel à travers le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus (PAEFE). Concrètement, ce programme s’est traduit par le déploiement des centres dits « BARKA » dans quatre départements clés : le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga. Ces structures adaptées offrent aussi un parcours de rattrapage accéléré à des milliers de jeunes issus de milieux ruraux ou défavorisés, qui avaient définitivement quitté le chemin des classes.
Pour autant, afin que ces initiatives ne demeurent pas de simples projets pilotes, le gouvernement a jugé nécessaire de formaliser et d’harmoniser ses pratiques au sein d’une stratégie nationale unique. À cet égard, le ministre Armand Natta a indiqué que ces ateliers visent précisément à mobiliser les acteurs déconcentrés et municipaux afin que la problématique de la déscolarisation soit systématiquement intégrée dans les plans opérationnels locaux :
« C’est une occasion unique de découverte et d’appropriation des contenus d’un document stratégique de référence qui va définir désormais l’approche d’intervention du ministère dans le domaine des alternatives éducatives au Bénin », a souligné le ministre.
L’accès à l’éducation dans ces régions septentrionales reste tributaire de barrières économiques, culturelles et géographiques. Dans ce contexte, l’appui technique et financier de la Coopération suisse s’avère stratégique. Forte des premiers résultats enregistrés par le PAEFE sur le terrain, Gabriella Spirli s’est réjouie des avancées observées et a insisté sur la portée éthique de la nouvelle SRAE.
Au-delà d’un simple document administratif, la représentante helvétique y voit un « instrument de justice sociale » indispensable pour garantir le droit fondamental de chaque enfant à l’instruction. Cette approche s’inscrit, de surcroît, dans le prolongement de l’Objectif de développement durable des Nations unies (ODD 4), consacré à une éducation inclusive, équitable et de qualité.
En définitive, en ancrant ces alternatives éducatives dans les réalités locales, le Bénin fait le pari qu’un enfant sorti du système scolaire n’est pas une fatalité, mais une opportunité de développement manquée qu’il convient de réparer.
Cotonou, 23 juin 2026 – L’Azalaï Hôtel de Cotonou abrite actuellement un atelier d’envergure qui marquera un tournant décisif dans la transformation du système éducatif béninois. Sous l’impulsion directe du Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Armand Kuyema Natta, les principaux décideurs et experts du secteur se réunissent du 22 au 26 juin 2026. Leur mission : élaborer le tout premier Cadre d’Orientation Curriculaire (COC) national. À terme, ce référentiel pédagogique unique unifiera l’enseignement, du préscolaire jusqu’à l’université, afin d’aligner la formation des élèves sur les grands défis du XXIᵉ siècle.
La cérémonie d’ouverture, qui s’est tenue le lundi 22 juin, a mobilisé un parterre de personnalités de haut niveau, illustrant l’importance stratégique de ce projet. Aux côtés du ministre Natta, l’événement a notamment réuni les ministres du Secondaire, du Supérieur, de la Formation technique et des PME. De plus, Laure Weisgerber, Directrice de l’Agence Française de Développement (AFD) et cheffe de file des partenaires financiers, ainsi que les représentants du Conseil National de l’Éducation ont pris activement part aux échanges. Cette forte mobilisation symbolise une volonté politique transversale pour opérer une refonte globale, bien au-delà des ajustements sectoriels.
Le curriculum, un miroir des choix de société pour la jeunesse
Au cours des débats, Wilfried Guézodjè, Secrétaire Technique Permanent du Plan Sectoriel de l’Éducation, a clairement défini la portée politique et philosophique de cette rencontre.
« Le curriculum n’est pas un simple document pédagogique. Il est le miroir des choix de société que nous faisons pour nos enfants. Il définit ce que nous voulons qu’ils apprennent, et surtout, quel type de citoyens nous voulons qu’ils deviennent. L’exercice qui nous réunit aujourd’hui est exigeant, mais porteur d’espoir. »
Le ministre Armand Natta partage entièrement cette vision. En effet, elle a rappelé que les révisions isolées de programmes, déjà menées au primaire et au secondaire, montraient leurs limites. L’État béninois exige désormais un fil conducteur cohérent et une vision d’ensemble partagée par tous les ordres d’enseignement. Le futur COC jouera précisément ce rôle de boussole en harmonisant et en modernisant les contenus pour coller aux réalités économiques du pays.
L’appui stratégique de l’AFD pour une école connectée au marché de l’emploi
Pour sa part, Laure Weisgerber a réitéré le soutien indéfectible de l’AFD au gouvernement béninois pour la réussite de ce projet « structurant ». L’implication de l’institution française met en lumière le rôle moteur de la coopération internationale pour bâtir un système éducatif inclusif, innovant et performant sur le continent.
Quels sont les grands défis de la feuille de route post-atelier ?
Désormais, l’élaboration du COC national s’inscrit dans une réforme globale du secteur éducatif. Piloté par un comité d’experts, ce processus vise à relever plusieurs défis majeurs :
Assurer une transition fluide entre les différents niveaux d’études ;
Adapter les compétences des apprenants aux besoins du marché du travail et aux exigences du développement durable ;
Garantir l’équité et l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants béninois, grâce à des outils pédagogiques modernes ;
Former des citoyens responsables, capables de contribuer activement à la croissance du pays.
En fin de compte, les travaux de cet atelier accoucheront d’une feuille de route opérationnelle ce vendredi 26 juin pour finaliser le texte de loi. C’est pourquoi le gouvernement béninois considère ce chantier comme une priorité absolue. Le ministre Natta a d’ailleurs conclu son intervention sur une note forte : « Nous ne construisons pas seulement un curriculum. Nous bâtissons l’avenir du Bénin. »
En somme, ce projet une fois adopté, ce cadre servira de boussole pour les réformes éducatives à venir, avec un impact attendu sur des générations d’élèves.
Cotonou, 15 juin 2026 — Dès les premières heures de ce lundi, l’effervescence était perceptible devant les centres de composition. En effet, convocations à la main, stylos soigneusement rangés et visages marqués à la fois par l’espoir et l’appréhension, les candidats au Baccalauréat, session unique de juin 2026, ont pris place pour le coup d’envoi des épreuves écrites qui se poursuivent sur toute l’étendue du territoire national.
77 101 candidats en quête du premier diplôme universitaire
Cette année, ils sont exactement 77 101 candidats répartis dans 140 centres de composition engagés dans cet examen qui marque la fin du cycle secondaire et conditionne l’accès aux études supérieures. Il s’agit d’un rendez-vous majeur pour des milliers de jeunes dont plusieurs années d’efforts se jouent au fil des différentes épreuves programmées au cours des prochains jours.
Le lancement officiel s’est déroulé dans la matinée au Lycée Technique d’Amitié Sino-Béninoise d’Akassato, en présence du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Clément Kouchadé, et de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sèdami Mèdégan Fagla. Le préfet de l’Atlantique, Raphaël Akotègnon, ainsi que plusieurs autorités politico-administratives et responsables du secteur éducatif ont également pris part à la cérémonie.
Après avoir effectué une tournée méthodique dans plusieurs salles de composition, les autorités ont constaté le démarrage effectif des épreuves et la mise en place des dispositifs destinés à garantir leur bon déroulement. Elles ont, à cette occasion, adressé des messages d’encouragement aux candidats, les invitant à composer avec sérénité, confiance et discipline.
En prenant la parole, le ministre Clément Kouchadé a rappelé que le Baccalauréat constitue une étape décisive dans le parcours scolaire des apprenants. C’est pourquoi il a exhorté les candidats à s’appuyer sur les connaissances acquises tout au long de l’année et à privilégier le mérite, en rejetant toute tentative de fraude.
Dans la même dynamique, la ministre Sèdami Mèdégan Fagla a souligné que cet examen ouvre les portes de l’enseignement supérieur et représente un moment déterminant pour l’avenir professionnel des candidats. Elle les a aussi encouragés à donner le meilleur d’eux-mêmes afin de concrétiser leurs ambitions.
Parallèlement, sur le terrain, surveillants, chefs de centres et autres acteurs mobilisés veillent au respect des règles et à la bonne conduite des opérations. À cet effet, l’ensemble du corps d’encadrement a reçu des directives claires pour faire preuve de rigueur, de professionnalisme et d’une impartialité totale, conditions sine qua non pour préserver la crédibilité de ce diplôme national.
Alors que les premières épreuves ont déjà commencé à livrer leurs verdicts, la session 2026 du Baccalauréat poursuit son cours dans les différents départements du pays. Ainsi, pendant plusieurs jours encore, plus de 77 000 candidats tenteront de franchir cette étape décisive, avec en ligne de mire l’université et les perspectives qu’elle ouvre pour leur avenir.
Le département de l’Ouémé a donné, ce lundi 8 juin 2026, le coup d’envoi officiel des épreuves écrites du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), session de juin 2026. La cérémonie s’est déroulée au CEG Djèrègbé, dans la commune de Sèmè-Podji, en présence des autorités départementales.
Pour la circonstance, le préfet de l’Ouémé, Dr Marie Akpotrossou, a procédé au lancement des compositions aux côtés du directeur départemental de l’Enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle, Dr Séverin Mehouenou, et du maire de Sèmè-Podji, Thomas Singbo.
Inspection des salles : un dispositif de surveillance rigoureux en place
Avant l’ouverture des premières enveloppes, les autorités ont visité quelques salles de composition afin de s’assurer du bon déroulement des opérations et de la mise en place effective du dispositif de surveillance. À cet égard, l’organisation observée sur le site témoigne de la rigueur du dispositif habituel mis en place pour les examens nationaux.
Dans cette même dynamique, le préfet et le maire ont ensuite adressé un message d’encouragement aux candidats, les invitant à aborder les épreuves avec calme, concentration et confiance.
13 461 filles en lice : la parité largement dépassée dans l’Ouémé
Cette session du BEPC dans l’Ouémé est notamment marquée par une participation importante des candidates. En effet, sur un total de 25 807 postulants, le département compte 13 461 filles contre 12 346 garçons. Les filles représentent ainsi la majorité des candidats, un indicateur suivi de près par les autorités éducatives.
Par ailleurs, pour la direction départementale, ces chiffres traduisent une évolution notable de la scolarisation des filles et de leur maintien dans le système scolaire jusqu’aux classes d’examen.
Cap sur le taux de réussite : l’Ouémé vise l’excellence en 2026
À l’issue de la cérémonie, le préfet de l’Ouémé a exprimé le souhait de voir le département réaliser un bon taux de réussite au terme de cette session 2026. C’est pourquoi l’administration départementale entend rester mobilisée jusqu’à la fin des épreuves, dans un contexte où le BEPC constitue une étape déterminante dans le parcours scolaire des élèves.
Pour l’heure, le déroulement des compositions se poursuit dans les différents centres d’examen du département, conformément au calendrier national établi pour cette session.
Les épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session 2026, ont débuté ce lundi 8 juin sur toute l’étendue du territoire béninois. Au total, 130 253 candidats composent durant trois jours pour l’obtention du premier diplôme du secondaire.
Le lancement officiel des épreuves a été effectué au Collège catholique Saint Jean-Baptiste de Cotonou par le ministre de l’Enseignement secondaire, Clément Kouchadé. Dans cet établissement retenu comme centre d’examen, 526 candidats prennent part aux compositions.
À l’échelle nationale, le ministère a réparti les candidats dans 224 centres d’examen. Les statistiques de cette session montrent une quasi-parité entre les sexes. Les filles sont au nombre de 64 317, soit 49,38 % des effectifs, contre 65 936 garçons, représentant 50,62 % des inscrits.
Dans les différents centres, les premières heures des compositions se sont déroulées dans le calme et la concentration, selon les constats effectués sur place.
À l’occasion du démarrage des examens de fin d’année, le président de la République, Romuald Wadagni, a adressé un message d’encouragement aux candidats. Dans une publication sur sa page Facebook, le chef de l’État les a invités à aborder les différentes épreuves « avec confiance, sérénité et détermination », tout en les exhortant à croire en leur travail et en leurs capacités.
Le président de la République a également salué l’engagement des enseignants ainsi que les sacrifices consentis par les parents tout au long de l’année scolaire et académique 2025-2026.
« Le moment est venu de transformer vos efforts en réussite. Abordez chaque épreuve avec confiance, sérénité et détermination. Croyez en votre travail, croyez en vos capacités », a notamment déclaré le chef de l’État, avant de souhaiter plein succès à l’ensemble des candidats.
Les épreuves du BEPC 2026 se poursuivront jusqu’au mercredi 10 juin sur l’ensemble du territoire national.
Le Bénin a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Une convention-cadre de coopération internationale a été signée entre SCITI et Sorbonne Université, consolidant un partenariat engagé depuis 2021 entre l’institution française et l’Agence de développement de Sèmè City.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités béninoises et françaises, parmi lesquelles la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sèdami Mèdégan Fagla, le ministre de la Transformation digitale et de l’Innovation, Mahuna Akplogan, le président de la Fondation Sèmè City, Lionel Zinsou, la directrice générale de l’Agence de développement Sèmè City, Claude Borna, le directeur général de SCITI, Thierry d’Almeida, l’ambassadrice de France au Bénin, Nadège Chouat, ainsi que la présidente de Sorbonne Université, Nathalie Drach-Temam.
Cette convention vient renforcer une coopération déjà engagée dans plusieurs domaines stratégiques, notamment les sciences des matériaux, l’intelligence artificielle et le management de l’innovation. Ces filières figurent aujourd’hui parmi les secteurs les plus porteurs de l’économie mondiale et constituent des leviers importants pour la transformation économique du Bénin.
Pour le pays, les avantages potentiels de ce partenariat sont multiples. En premier lieu, il offre aux étudiants béninois un accès élargi à des formations diplômantes de haut niveau, adossées à l’expertise académique d’une université de référence internationale. Cette coopération pourrait ainsi contribuer à renforcer les compétences locales dans des domaines technologiques et scientifiques à forte valeur ajoutée.
Par ailleurs, le partenariat ouvre de nouvelles perspectives en matière de recherche scientifique. Le développement de projets communs, les échanges d’expertise, ainsi que la mobilité des enseignants, des chercheurs et des étudiants sont susceptibles d’accélérer la production de connaissances et l’émergence d’innovations adaptées aux besoins du pays.
L’intelligence artificielle au cœur du partenariat
L’accent mis sur l’intelligence artificielle revêt également une importance particulière. Alors que le Bénin déploie sa stratégie nationale dans ce domaine, la collaboration avec Sorbonne Université pourrait favoriser la formation de talents capables d’accompagner la modernisation de l’administration, des entreprises et des services publics.
Au-delà des retombées académiques, cette coopération participe au rayonnement international de Sèmè City, projet phare de l’écosystème béninois de l’innovation. En s’associant à une institution reconnue à l’échelle mondiale, le Bénin renforce son attractivité auprès des chercheurs, des investisseurs et des partenaires académiques internationaux.
Les responsables des deux parties ont également souligné la dimension humaine et institutionnelle de ce partenariat. En favorisant les échanges entre étudiants, chercheurs et institutions, cette convention contribue à consolider les liens entre le Bénin et la France tout en créant un cadre propice à une coopération scientifique durable.
À travers cette nouvelle étape, le Bénin confirme son ambition de faire de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation des moteurs de son développement. La signature de cette convention entre SCITI et Sorbonne Université s’inscrit ainsi dans une dynamique de renforcement des compétences nationales et d’ouverture accrue vers les grands réseaux internationaux du savoir.
Le Bénin renforce son encadrement pédagogique avec 350 recrutements stratégiques – Porto-Novo ouvre une nouvelle phase de réforme scolaire
Au Lycée Béhanzin de Porto-Novo, l’ambiance n’était pas celle d’un simple concours administratif. Le 27 février 2026, c’est une pièce maîtresse de la réforme éducative béninoise qui s’est jouée à travers le lancement des épreuves de recrutement des encadreurs pédagogiques.
Présidant la cérémonie, la ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Véronique Tognifodé, a donné le ton : il ne s’agit pas seulement de pourvoir des postes, mais de consolider l’architecture même du système éducatif.
350 postes pour structurer la gouvernance scolaire
Concrètement, cette réforme s’est traduite par le lancement de deux concours distincts.
300 postes de Conseillers pédagogiques ont été ouverts. Au total, 338 candidats ont pris part aux épreuves. Leur mission, si retenus, sera d’accompagner les enseignants sur le terrain, d’améliorer les pratiques pédagogiques et de soutenir la qualité des apprentissages.
50 postes d’Inspecteurs sont également à pourvoir. Quatre cents candidats se sont affrontés lors des épreuves organisées le 28 février. Ces futurs cadres auront la responsabilité de superviser les établissements, d’évaluer les performances et de veiller à l’application effective des réformes éducatives.
Ainsi, derrière ces chiffres se dessine une volonté claire : renforcer l’encadrement de proximité tout en structurant davantage la chaîne de responsabilité académique.
Modernisation et exigence de qualité
Dans son allocution, la ministre a insisté sur un point central : la modernisation du système éducatif passe nécessairement par des ressources humaines qualifiées.
En effet, aucune réforme curriculaire, aucune innovation pédagogique ne peut produire d’impact durable sans un dispositif d’encadrement solide. Les Conseillers pédagogiques seront appelés à jouer un rôle d’accompagnement, tandis que les Inspecteurs incarneront la fonction de contrôle et d’orientation stratégique.
Autrement dit, le gouvernement entend agir à la fois sur le soutien et sur l’évaluation, deux leviers essentiels pour améliorer les performances scolaires.
Un tournant dans la stratégie éducative
Depuis plusieurs années, le Bénin s’est engagé dans une dynamique de transformation de son système éducatif : professionnalisation de la formation technique, digitalisation progressive des outils, réforme des curricula.
Cependant, ces ambitions nécessitent un maillage institutionnel efficace. En recrutant 350 encadreurs clés, l’exécutif cherche à consolider la cohérence des pratiques et à harmoniser l’application des réformes sur l’ensemble du territoire.
Par conséquent, ce concours dépasse la simple logique de recrutement. Il s’inscrit dans une stratégie plus large visant à restaurer la confiance dans l’école publique et à hisser les standards académiques.
L’école béninoise face aux défis contemporains
Le contexte régional impose des exigences accrues : compétitivité économique, transition numérique, insertion professionnelle des jeunes. Dans ce paysage en mutation, l’école demeure le socle du développement.
Les futurs Conseillers pédagogiques et Inspecteurs auront donc une responsabilité structurante : accompagner les enseignants confrontés à des classes parfois surchargées, intégrer les innovations pédagogiques et garantir un suivi rigoureux des établissements.
En définitive, ce processus de recrutement marque un moment charnière. Car si la réforme éducative repose sur des textes et des budgets, elle se concrétise surtout par la compétence et l’engagement des femmes et des hommes chargés de la mettre en œuvre.
Au Bénin, le gouvernement accélère la transformation de son système éducatif. Vendredi 30 janvier, la ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Véronique Tognifodé, a multiplié les visites de terrain. L’objectif : s’assurer que les lycées techniques sont prêts à accueillir de nouveaux métiers dès la rentrée 2026-2027.
C’est un véritable marathon qu’a entrepris la délégation ministérielle. Du Lycée Technique Agricole (LTA) d’Adja-Ouèrè aux établissements de Pobè, Porto-Novo et Cotonou, l’enjeu est de taille : transformer les centres de formation en leviers de croissance économique. Cette tournée de supervision intervient alors que le pays s’apprête à introduire de nouveaux curricula destinés à mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.
Adja-Ouèrè : l’agriculture au cœur de la souveraineté
Mme Véronique Tognifodé a entamé la première étape de sa mission à Adja-Ouèrè. Sur place, la ministre a inspecté les infrastructures, les ateliers et les exploitations agricoles afin d’évaluer les capacités pédagogiques actuelles de l’établissement. Au-delà des murs, elle a aussi scruté de près la qualité de l’encadrement.
La ministre a notamment échangé avec les enseignants en cours de formation, car ces derniers occupent la première ligne pour implémenter les nouveaux métiers que le gouvernement a initiés. L’enjeu reste clair : les lycées techniques agricoles doivent porter la souveraineté alimentaire du Bénin et l’emploi des jeunes. En attendant que l’entreprise recrutée construise le nouveau site moderne d’Adja-Ouèrè, les formateurs mettent l’accent sur l’appropriation des nouveaux référentiels.
Un contrôle rigoureux des conditions d’apprentissage
La tournée s’est poursuivie à un rythme soutenu vers le Lycée Technique Professionnel (LTP) de Pobè, puis vers Porto-Novo et le quartier de Kpondéhou à Cotonou. Dans chaque établissement, le constat a été sans appel : la réussite de la réforme passe par l’amélioration constante du cadre de vie des apprenants.
À Pobè, la ministre a donné des consignes fermes pour optimiser les conditions d’étude. Les observations recueillies lors de ces visites feront l’objet d’actions correctives immédiates de la part du ministère et de l’Agence de Développement de l’Enseignement Technique (ADET). Pour les autorités, il ne s’agit plus seulement de former, mais de garantir une adéquation parfaite entre la formation reçue et les emplois disponibles.
Une métamorphose qui repose sur l’engagement humain
En fin de parcours, Véronique Tognifodé a tenu à rappeler que les équipements et les réformes structurelles ne sont qu’une partie de l’équation. Le succès de cette métamorphose repose, selon elle, sur l’engagement et la responsabilité de tous les acteurs de la chaîne éducative.
« Le succès de la métamorphose structurelle en cours repose aussi sur l’engagement et la responsabilité des acteurs », a souligné la ministre, invitant ses collaborateurs à redoubler d’efforts. À quelques jours de la rentrée, le message est passé : le Bénin mise sur une jeunesse techniquement qualifiée pour assurer son futur industriel et agricole.
Parakou, 13 janvier 2026 — À Parakou, le thermomètre grimpe, mais c’est une tout autre fièvre qui s’empare de l’université. À seulement dix jours de la clôture officielle des inscriptions, fixée au 23 janvier, l’ambiance est électrique au sein de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH). Ce qui devait être une simple formalité administrative s’est transformé en un véritable parcours du combattant pour des centaines d’étudiants, aujourd’hui plongés dans une incertitude totale quant à leur avenir immédiat.
Le mur de la salle 19
Le point de friction cristallise toutes les attentions : la salle 19. C’est ici que le système de gestion des inscriptions semble avoir marqué le pas. Depuis plusieurs semaines, des vagues d’étudiants se succèdent devant cette porte, l’espoir d’obtenir la précieuse fiche de préinscription en bandoulière, pour repartir, le plus souvent, les mains vides. Sans ce document, impossible de valider son année ou de prétendre aux allocations universitaires, le nerf de la guerre pour beaucoup d’entre eux.
Des résultats qui « bégayent »
Plus inquiétant encore que l’attente, certains étudiants qui ont réussi à mettre la main sur le document font face à une anomalie kafkaïenne. Des apprenants ayant officiellement validé leurs matières se retrouvent inscrits comme « redoublants » sur les registres numériques.
Devant la salle 19, une étudiante en Lettres Modernes ne cache pas son désespoir : « J’ai validé mes 10 matières. Selon les résultats affichés, je devais passer en année supérieure. Pourtant, ma fiche indique toujours que je suis en L1. C’est incompréhensible. » Ce décalage entre les résultats pédagogiques réels et les données du système informatique laisse craindre un dysfonctionnement technique majeur ou, pire, un manque de rigueur dans la saisie des données au niveau du décanat.
La course contre la montre
Le Bureau d’Union d’Entité (BUE-FLASH) tente de monter au créneau, mais se heurte, pour l’heure, à une forme d’inertie. « Mon bureau et moi sommes déjà allés voir le Vice-Doyen pour exposer la situation, mais pas de suite pour l’instant », déplore Bienvenu Gbemou, président du BUE-FLASH.
À moins de deux semaines de la date butoir, deux hypothèses circulent dans les couloirs : un bug informatique persistant au niveau de la plateforme de gestion ou une erreur de coordination entre les services pédagogiques et le service de scolarité. Quelle qu’en soit la cause, les conséquences sont les mêmes : une menace directe sur la validité de l’année académique et sur le versement des bourses.
L’urgence d’une réponse institutionnelle
Le silence des autorités universitaires commence à peser lourd. Pour la communauté estudiantine de Parakou, l’heure n’est plus aux explications techniques, mais aux solutions d’urgence. Il serait inadmissible que le mérite académique de ces jeunes soit sacrifié sur l’autel d’une défaillance administrative.
Si les autorités n’agissent pas avant le 23 janvier, la FLASH risque de traverser une crise de confiance sans précédent. De leur côté, les étudiants n’ont qu’une seule exigence : que les logiciels de l’administration reconnaissent enfin la vérité de leurs notes affichées sur les tableaux.
La rentrée académique 2025-2026 de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a mis en lumière une réalité préoccupante : les universités publiques béninoises se vident de leurs enseignants, mettant ainsi en péril la qualité de la formation et la pérennité des départements.
Abomey-Calavi, 11 novembre 2025 – Depuis 2019, plus de 200 enseignants ont quitté l’UAC, certains pour cause de retraite, dont l’ancien recteur, le professeur Brice Sinsin. En 2025, 35 autres enseignants ont également pris leur départ. De surcroît, une tendance similaire s’observe dans plusieurs autres universités publiques du pays.
Dans le même temps, les autorités n’ont recruté aucun enseignant titulaire depuis plusieurs années, ce qui contraint de nombreux départements à fonctionner avec des vacataires précaires, dépourvus de stabilité et d’encadrement suffisant.
Pénurie d’enseignants : une menace pour la qualité de l’enseignement supérieur
Face à cette situation, la pénurie d’enseignants expérimentés pose un défi majeur pour former les ressources humaines. Former un enseignant-chercheur jusqu’au grade de professeur nécessite plus de dix ans. À ce rythme, les autorités mettront plus d’une décennie à combler le vide, à condition qu’elles procèdent enfin à des recrutements significatifs.
En conséquence, les experts alertent : sans un renouvellement du corps enseignant, les universités risquent de ne plus pouvoir produire des diplômés compétents, essentiels pour le développement économique et social du pays.
La formation, clé du développement national
En effet, au-delà des infrastructures et des financements, aucun progrès durable ne peut se faire sans enseignants qualifiés et stables. Le président béninois lui-même avait qualifié, en 2016, le pays de « désert de compétences ». Par ailleurs, l’expérience d’autres pays, comme la Chine, montre que l’investissement dans l’éducation et la formation des enseignants est crucial pour bâtir une économie compétitive et innovante.
Former pour ne pas fermer.
Si rien n’est fait, les départements les plus fragiles risquent de disparaître, emportant avec eux des pans entiers de savoir et de compétences. Investir dans le recrutement et la formation des enseignants n’est plus une option : c’est une urgence nationale. Parce que sans transmission, il n’y a ni relève, ni avenir.
Le Bénin déclare la guerre à la malnutrition infantile avec une initiative simple mais puissante : intégrer un œuf de poule au menu hebdomadaire de chaque écolier. Orchestré par l’ANAN, ce programme dépasse le cadre scolaire pour irriguer les foyers, promouvoir une nutrition durable et faire de l’œuf — symbole de vitalité — un levier stratégique dans la construction d’une génération en pleine forme.
Cotonou, 7 novembre 2025 – Dans les écoles béninoises, un geste modeste transforme déjà le quotidien des élèves : chaque semaine, un œuf s’invite dans leur assiette. Portée par l’Agence nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN), cette mesure, aussi simple qu’efficace, s’inscrit dans une stratégie nationale de lutte contre la malnutrition infantile. Aliment de base, riche en protéines et en micronutriments, l’œuf devient un allié de poids dans la bataille pour un avenir plus sain.
L’œuf, une dose de nutriments essentielle pour la concentration
Bien plus qu’un complément alimentaire, l’œuf s’impose comme un outil pédagogique. Les cantines scolaires, désormais pensées comme des laboratoires de bien-être, servent des repas équilibrés, adaptés aux besoins des jeunes organismes en pleine croissance. L’ANAN, bras opérationnel de l’État en matière de souveraineté alimentaire, supervise la mise en œuvre de cette politique nutritionnelle dans des centaines d’établissements à travers le pays.
Chaque semaine, sans exception, les élèves bénéficient d’un apport essentiel en protéines, favorisant leur concentration, leur croissance et leur résistance aux maladies. Loin de se limiter à remplir les estomacs, cette initiative vise à poser les fondations d’une génération plus robuste, mieux armée pour affronter les défis de demain.
De l’école à la table familiale : une sensibilisation active
Mais l’action de l’ANAN ne s’arrête pas aux grilles des écoles. Sur le terrain, l’agence mobilise les relais communautaires pour toucher les familles les plus vulnérables. À travers des ateliers pratiques et des campagnes d’information, les parents apprennent à composer des repas équilibrés à partir d’ingrédients locaux, accessibles et nutritifs.
Cette démarche participative valorise les ressources du terroir et transforme chaque repas en opportunité de santé durable. Elle tisse également un lien fort entre éducation nutritionnelle et cohésion sociale, instaurant un cercle vertueux entre l’école, la famille et la communauté.
Perspectives : vers une nation nourrie et unie
En somme, ce programme incarne la volonté du Bénin de placer le capital humain au cœur de son développement. Dans un contexte où la malnutrition freine encore trop d’élans, l’intégration d’un aliment aussi simple que l’œuf — économique, polyvalent, nourrissant — marque un tournant stratégique.
L’objectif est limpide : des enfants bien nourris aujourd’hui deviendront les bâtisseurs d’un pays plus résilient demain. Avec les cantines scolaires comme fer de lance, le Bénin avance à pas assurés vers une ère où la santé alimentaire rime avec prospérité partagée.
Sous un soleil radieux, le ministre Salimane Karimou a lancé l’année scolaire 2025-2026 à Parakou, incarnant la volonté du gouvernement de garantir une éducation inclusive pour plus de 3 millions d’élèves. Entre kits distribués, chants traditionnels et mobilisation record, cette rentrée marque un tournant pour l’école béninoise, du nord au sud.
Parakou, 15 septembre 2025 –Les cloches des écoles ont retenti ce lundi matin à travers le Bénin, marquant le début officiel de l’année scolaire 2025-2026. Dans une atmosphère à la fois festive et studieuse, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a donné le coup d’envoi des classes à l’École primaire publique de Wokodorou, à Parakou, chef-lieu du département du Borgou. Cette visite symbolique, au cœur du nord du pays, souligne l’engagement du gouvernement à assurer une rentrée fluide et équitable pour plus de 3 millions d’élèves, du sud au nord.
Une rentrée sous le signe de la mobilisation
Dès 8 heures, sous un soleil radieux, le ministre Karimou, accompagné d’une délégation ministérielle, a foulé le sol de l’EPP Wokodorou. Accueilli par des centaines d’élèves en uniformes impeccables, des enseignants et des parents, il a officiellement lancé les activités académiques. « Cette rentrée n’est pas qu’un simple retour en classe ; c’est l’opportunité pour chaque enfant béninois de bâtir son avenir. À Parakou, comme ailleurs, nous veillerons également à ce que personne ne soit laissé pour compte », a déclaré le ministre, exhortant les apprenants à l’assiduité et à la discipline.
Par ailleurs, la cérémonie, rythmée par des chants, a vu la distribution de kits scolaires symboliques à des élèves vulnérables. Par la suite, M. Karimou a sillonné d’autres établissements de la région, constatant une affluence record : près de 98 % des élèves ont repris les cours, selon les autorités locales. À Parakou, ville universitaire et carrefour commercial, cette initiative vise particulièrement à stimuler la scolarisation dans les zones rurales du Borgou, où les défis logistiques – routes boueuses et distances – persistent.
Un agenda national bien orchestré
Cette rentrée s’inscrit dans un cadre national rigoureux, défini par un arrêté interministériel signé le 19 juin 2025 par Salimane Karimou et sa collègue des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Véronique Tognifodé. En effet, la pré-rentrée, dédiée aux enseignants, s’est tenue du 8 au 12 septembre, suivie de cette ouverture effective ce 15 septembre.
Du sud (comme à Godomey-Togoudo près d’Abomey-Calavi, où l’effervescence était palpable) au nord, la mobilisation est totale. Dans cette optique, le gouvernement a investi dans la fourniture de manuels et d’infrastructures, en mettant l’accent sur l’équité : kits gratuits pour les filles et les enfants à besoins spécifiques.
Les défis de l’éducation face à l’avenir
L’année 2025-2026 arrive après un séminaire préparatoire en juillet, piloté par le Conseil national de l’éducation (CNE), qui a identifié les « goulots d’étranglement » comme les infrastructures défaillantes et l’abandon scolaire en milieu rural. À Parakou, le ministre a aussi rappelé les priorités : la numérisation des classes et la formation des enseignants.
Pour des élèves comme Kemi, 9 ans, en CE1 à Wokodorou, l’enjeu est très concret : « Le ministre nous a dit de bien travailler pour devenir docteurs ou ingénieurs. Je suis contente d’être là ! » Son enthousiasme reflète l’impact de ces visites, notamment la hausse du taux de scolarisation primaire à 92 % nationalement, en augmentation de 3 % par rapport à 2024.
Rentrée scolaire : Vers une année de l’excellence, un appel à la mobilisation collective
En somme, en quittant Parakou, Salimane Karimou a lancé un appel vibrant : « Parents, enseignants, communautés : ensemble, transformons nos écoles en forteresses du savoir. » À l’échelle nationale, des campagnes anti-abandon scolaire et des partenariats avec l’UNESCO sont prévus. Cette rentrée, placée sous le signe de l’inclusion, pourrait bien marquer un tournant pour l’éducation béninoise, alignée sur les Objectifs de développement durable.
Le Bénin mise sur un rythme équilibré pour maximiser l’apprentissage, mais la question demeure : au-delà des discours, comment le gouvernement s’assurera-t-il que les défis persistants, notamment l’accès aux infrastructures et le décrochage scolaire, ne compromettent pas cette belle promesse d’équité éducative pour tous ?
À Kpassakanmè, le lancement de la distribution kits scolaires Bénin 2025 marque un engagement fort pour une éducation inclusive et équitable, au cœur des territoires.
KPASSAKANMÈ, 11 septembre 2025 –Dans la chaleur vibrante de Kpassakanmè, au cœur de la commune de Lalo, la matinée a résonné comme un hymne à l’avenir du Bénin. À l’École Primaire Publique de Kpassakanmè, le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Monsieur Salimane Karimou, flanqué du Ministre Conseiller Paulin Gbenou, a inauguré la distribution kits scolaires Bénin 2025 pour la rentrée 2025-2026. Bien plus qu’une formalité, cet événement a illuminé l’engagement du pays pour une éducation accessible, inclusive et porteuse d’espoir, tout en l’ancrant dans une dynamique territoriale et symbolique forte.
Distribution kits scolaires Bénin 2025 : un élan académique pour la jeunesse
En effet, soutenue par un consortium de partenaires prestigieux – AFD, UNICEF, Plan International Bénin, Educo, WeWorld, Vinci Énergies, Handicap International, MTN Bénin et Graines de Paix – cette vaste opération vise à transformer l’accès à l’éducation en un droit tangible pour 190 800 élèves à travers le pays. En offrant des kits scolaires gratuits, le gouvernement allège le fardeau financier des familles, particulièrement dans les zones rurales, et crée des conditions propices à l’apprentissage.
Par ailleurs, ces fournitures, conçues pour répondre aux exigences pédagogiques, sont à la fois une arme contre l’abandon scolaire et un tremplin vers l’égalité des chances. Lors de la cérémonie, le Ministre Karimou a réaffirmé avec passion la priorité du gouvernement : offrir une éducation de qualité à chaque enfant béninois.
« Ces kits ne sont pas seulement des outils, ils sont une promesse d’avenir pour notre jeunesse », a-t-il déclaré, entouré d’élèves enthousiastes, d’enseignants dévoués et de parents émus.
Un symbole d’unité nationale et d’équité territoriale
Le choix de Lalo, dans le département du Couffo, pour lancer cette campagne n’a rien d’anodin. Il incarne l’engagement du gouvernement à porter l’éducation au plus près des communautés, notamment dans les régions où les obstacles à la scolarisation persistent. Ce geste fort traduit une volonté d’équité territoriale, faisant de Lalo un symbole de l’ambition nationale : un Bénin où chaque enfant, qu’il vive en ville ou à la campagne, bénéficie des mêmes opportunités d’apprentissage.
Par ailleurs, la cérémonie, marquée par la présence des autorités locales et la ferveur des bénéficiaires, a transcendé son cadre logistique pour devenir un moment d’unité. Les mots de gratitude des représentants des élèves, promettant de faire bon usage des kits, ont résonné comme un engagement collectif à investir dans l’éducation comme moteur de progrès.
Une dynamique territoriale pour l’inclusion
Bien plus qu’une simple distribution de fournitures scolaires, cette initiative constitue une célébration de l’identité territoriale du Bénin. En commençant par Lalo, le gouvernement envoie un message clair : l’éducation est un levier pour réduire les disparités régionales et renforcer la cohésion nationale.
De plus, cette opération, qui s’étendra à tout le territoire, garantit que chaque élève, où qu’il soit, dispose des outils nécessaires pour exceller. Elle mobilise un large public – familles, éducateurs, partenaires internationaux – autour d’une cause commune : bâtir un avenir où la connaissance est accessible à tous.
Distribution kits scolaires Bénin 2025 : une rentrée portée par l’espoir et la solidarité
Lancée à quelque jours de la rentrée scolaire 2025-2026, cette campagne pave la voie à une année académique prometteuse. Les kits scolaires, véritables symboles d’un soutien concret, sont une invitation à la persévérance et à l’excellence. En outre, le partenariat avec des organisations internationales renforce l’impact de cette initiative, illustrant une solidarité mondiale en faveur de l’éducation béninoise.
En conclusion, le lancement de la distribution kits scolaires Bénin 2025 à Lalo constitue un acte majeur, porteur d’une portée académique, symbolique et territoriale affirmée. Il traduit également la volonté constante des autorités de placer l’éducation au cœur des priorités nationales, de renforcer la cohésion entre les territoires et de garantir à chaque enfant, sans distinction, les conditions optimales pour réussir.
À mesure que les fournitures rejoindront l’ensemble des établissements du pays, elles incarneront un engagement durable : celui de bâtir, par le savoir et l’égalité des chances, les fondations d’un Bénin prospère et résolument tourné vers l’avenir.
Former ensemble, soigner durablement : Lomé et Cotonou unissent leurs expertises pour une rhumatologie régionale d’excellence.
Du 2 au 4 septembre 2025, les facultés des sciences de la santé de Lomé et de Cotonou ont franchi une nouvelle étape dans leur partenariat académique. En effet, à l’occasion du séminaire préparatoire de la rentrée du Diplôme d’Études Spécialisées (DES) en rhumatologie, les équipes pédagogiques des deux institutions ont posé les jalons d’une coopération renforcée, tournée vers l’excellence médicale et l’intégration régionale.
Une alliance stratégique pour former les spécialistes de demain
Ce séminaire, organisé à Lomé, a réuni les encadrants des deux facultés autour d’un objectif commun : structurer une offre de formation spécialisée en rhumatologie, adaptée aux réalités sanitaires de la sous-région. C’est dans ce cadre que les professeurs ONIANKITAN, KAKPOVI et FIANYO pour Lomé, ainsi que les professeurs ZOMALHETO et le Dr DJOSSOU pour Cotonou, ont acté une convention de mobilité encadrée entre les deux villes universitaires.
La rhumatologie ouest-africaine en effervescence : un bilan prometteur et des perspectives ambitieuses
Après deux années de collaboration, le bilan est porteur d’avenir : dix étudiants béninois ont déjà été accueillis à Lomé dans le cadre du DES. Dans cette optique, pour la rentrée 2025-2026, les deux facultés ont co-construit un calendrier partagé de cours, de stages cliniques et d’évaluations. Cette coordination pédagogique illustre ainsi une volonté commune de mutualiser les expertises et de garantir une formation de haut niveau.
La recherche au cœur d’une mobilité réciproque
Parmi les perspectives structurantes, les deux institutions prévoient également l’ouverture de la mobilité dans les deux sens entre Cotonou et Lomé, l’organisation d’un séminaire scientifique conjoint en 2026, et la recherche de financements pour pérenniser les échanges et soutenir les projets de recherche collaborative.
La rhumatologie ouest-africaine en effervescence : une coopération qui dépasse les frontières
Au-delà de l’enjeu académique, cette initiative porte une symbolique forte : celle d’une Afrique de l’Ouest qui mise sur la complémentarité de ses institutions pour répondre aux défis sanitaires. D’ailleurs, la rhumatologie, souvent marginalisée dans les politiques de santé, trouve ici un espace de reconnaissance et de structuration durable.
La réussite de ce partenariat pourrait-elle inspirer d’autres disciplines médicales à travers la sous-région, créant ainsi un réseau d’excellence et de solidarité pour la santé des populations ?