Dans la nuit de mercredi à jeudi, une scène macabre a réveillé le quartier de Hèzonho à Bohicon. Des individus ont sauvagement assassiné un jeune homme, connu comme vendeur d’essence de contrebande.
Bohicon, 20 novembre 2025 – L’horreur a frappé le quartier de Hèzonho. Un jeune homme, qui exerçait l’activité de vente d’essence frelatée communément appelée « Kpayo », a été retrouvé sans vie suite à une agression d’une rare violence dans la nuit du mercredi à jeudi. Selon les premières constatations, des individus non identifiés ont non seulement ôté la vie à la victime, mais ont également commis un vol, dérobant une somme d’argent, des effets personnels et une moto. Ce drame soulève l’émoi au sein de la communauté locale et a immédiatement déclenché une intervention des forces de l’ordre.
Un acte crapuleux et ultraviolent à Bohicon
Les circonstances exactes du décès restent à éclaircir, mais la violence de l’agression est incontestable. Le corps du jeune vendeur portait les marques d’une attaque d’une extrême brutalité. L’hypothèse d’un crime crapuleux est privilégiée par les autorités, compte tenu des pertes matérielles constatées sur la scène.
Les agresseurs ont emporté plusieurs biens de valeur, dont :
Une moto de marque Bajaj, un outil essentiel pour le commerce de la victime.
De l’argent liquide qui pourrait être lié aux recettes de la journée ou de la nuit.
Plusieurs effets personnels de la victime.
Ce double mobile, meurtre et vol qualifié, rend l’affaire particulièrement grave.
Alertée, une équipe de la Police républicaine a immédiatement gagné les lieux du crime à Hèzonho. Les agents ont sécurisé le périmètre afin de recueillir les indices et les éléments de preuve.
Une enquête approfondie a été ouverte dans le but de :
Identifier et retrouver les auteurs de cet acte ignoble.
Établir le déroulé précis des événements et les motivations réelles des criminels.
Les forces de l’ordre procèdent actuellement aux interrogatoires et aux investigations de voisinage, mobilisées pour faire rapidement la lumière sur cette tragédie et rassurer la population de Bohicon.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) au Bénin a fait un choix remarqué en désignant l’humoriste et créateur de contenu Pacheco comme son nouveau « Champion ». Ce partenariat, officialisé à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Enfance, confère à l’artiste une mission solennelle : utiliser sa popularité et son influence pour mobiliser la jeunesse et promouvoir les droits fondamentaux des enfants à travers le pays.
Cotonou, 20 novembre 2025 – L’humour au service de la cause la plus noble. En marge des célébrations de la Journée Mondiale de l’Enfance (commémorée chaque 20 novembre), l’UNICEF Bénin a officiellement intronisé l’humoriste Pascal Atoukou, alias Pacheco, en tant que son nouveau Champion national. Cette nomination stratégique vise à transformer la notoriété de l’artiste – une des figures montantes de l’humour béninois et créateur de contenus populaires – en un puissant mégaphone pour les droits des enfants et des jeunes. Pacheco devra désormais allier sa carrière scénique et numérique à ses nouvelles responsabilités civiques.
Une mission de plaidoyer et de mobilisation
En acceptant ce titre de Champion de l’UNICEF, Pacheco endosse une lourde, mais essentielle, responsabilité. Sa mission principale sera de :
Promouvoir activement les droits de l’enfant tels qu’énoncés dans la Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE), ratifiée par le Bénin.
Amplifier la voix des jeunes et des adolescents béninois, en les encourageant à prendre part aux débats sur les sujets qui les concernent (éducation, santé, environnement, participation).
Sensibiliser le grand public aux défis auxquels sont confrontés les enfants au Bénin, comme la malnutrition ou l’accès à l’eau potable, des enjeux régulièrement mis en lumière par l’UNICEF.
Le choix d’un ambassadeur populaire et engagé
Par ailleurs, le choix de l’humoriste s’explique par sa forte résonance auprès des nouvelles générations. Pacheco, connu pour ses participations à des événements majeurs comme le Parlement du rire et pour la promotion de son Pacheco Comedy Club, dispose d’une plateforme idéale pour toucher un public large et souvent difficilement accessible par les canaux institutionnels classiques.
L’UNICEF mise ainsi sur la puissance de l’humour et des réseaux sociaux pour rendre les messages de protection et de développement de l’enfance plus pertinents mais aussi plus viraux auprès de la jeunesse béninoise.
L’UNICEF Bénin et l’engagement des célébrités
En somme, la nomination de Pacheco s’inscrit dans la tradition de l’UNICEF de s’associer à des personnalités influentes (Ambassadeurs et Champions) pour faire progresser sa cause. Cette stratégie utilise la crédibilité et la visibilité des célébrités pour attirer l’attention sur les urgences humanitaires et les besoins des enfants.
En cette période de célébration de la Journée Mondiale de l’Enfance, où le Fonds encourage souvent les jeunes à « prendre les commandes » des institutions et des médias, la voix de Pacheco sera en effet un atout majeur pour inciter les jeunes Béninois à devenir eux-mêmes des acteurs du changement pour un avenir plus juste.
Félicitations à Pacheco pour cette nouvelle responsabilité ! Nous lui souhaitons beaucoup de succès dans ce rôle crucial.
Du lundi 24 au vendredi 28 novembre 2025, le Préfet du Département du Mono, Monsieur Dêdêgnon Bienvenu Milohin, effectuera sa deuxième tournée statutaire de l’année, conformément aux dispositions de l’article 281 de la loi nᵒ 2021-14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale en République du Bénin. En effet, durant cinq jours, il ira à la rencontre des autorités locales et des acteurs du développement dans les six communes du département : Bopa, Athiémé, Lokossa, Houéyogbé, Grand-Popo et Comè.
Cette mission, qui s’inscrit dans le cadre du suivi de l’action publique locale, vise à renforcer le dialogue entre l’autorité préfectorale et les acteurs du développement à la base. Elle permettra ainsi d’évaluer les dynamiques territoriales, de recueillir les préoccupations des communes, et de consolider les acquis de la gouvernance locale.
Axes prioritaires de la tournée du Préfet
À cette fin, plusieurs thématiques seront abordées avec les autorités communales, les élus locaux et les responsables techniques au cours des différentes étapes :
Évaluation de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation, à travers l’analyse des tableaux comparatifs de mobilisation des ressources propres. (En clair : comment les communes gèrent-elles leur budget et quelles sont les avancées concrètes ?)
Communication sur la paix et la cohésion sociale en période électorale, en vue de sensibiliser les populations et les acteurs locaux à l’importance du vivre-ensemble.
Présentation des réalisations du Gouvernement du Président Patrice Talon au profit des populations du Département du Mono, dans les secteurs clés du développement.
Calendrier de la tournée du Préfet
La tournée se déroulera selon le programme ci-après :
Lundi 24 novembre : étape de Bopa à 10 h.
Mardi 25 novembre : étape d’Athiémé à 10 h / étape de Lokossa à 14 h.
Mercredi 26 novembre : étape de Houéyogbé à 10 h.
Jeudi 27 novembre : étape de Grand-Popo à 10 h / étape de la CCLC (Conférence des Cadres Locaux de Concertation) à 14 h.
Vendredi 28 novembre : étape de Comè à 10 h.
Une tournée à portée symbolique
Enfin, cette tournée constitue également la dernière mission préfectorale accueillie par les maires de la quatrième mandature de l’ère de la décentralisation. Elle marque ainsi une étape importante dans le processus d’évaluation et de consolidation des acquis territoriaux avant le renouvellement des équipes municipales.
Le Salon national du Livre 2025 a ouvert ses portes ce mercredi à Cotonou. Pendant une semaine, écrivains, éditeurs, critiques et passionnés de littérature se retrouvent autour du thème « Littérature et Diaspora » pour célébrer la création, tisser des liens mémoriels et imaginer un avenir partagé.
Cotonou, 19 novembre 2025 – Le Palais des congrès de Cotonou a ouvert ses portes à l’édition 2025 du Salon national du Livre, plus connu sous le nom de SNL. En effet, c’est un grand rendez-vous culturel qui revient chaque année pour mettre à l’honneur les écrivains, les éditeurs, les lecteurs et tous les passionnés de littérature au Bénin.
Même si la cérémonie officielle est prévue pour ce jeudi, le coup d’envoi a déjà été donné cet après-midi avec une table ronde très attendue. Par ailleurs, cette rencontre a réuni des écrivains, des éditeurs, des critiques littéraires et plusieurs acteurs de la chaîne du livre, venus pour discuter, échanger et surtout rappeler pourquoi ce salon est devenu un moment incontournable dans l’agenda culturel du pays.
Un événement porté par les institutions culturelles
Pour garantir l’ampleur et la pérennité de l’événement, l’ADAC Bénin — l’Agence de développement des arts et de la culture — organise le Salon pour le compte du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. D’ailleurs, ce n’est pas juste une exposition de livres : c’est un véritable espace de réflexion, de rencontres et de valorisation du livre sous toutes ses formes.
En fait, tout au long de la semaine, des panélistes, des exposants et des professionnels du monde du livre feront vivre cette édition, dans la continuité des précédentes qui ont déjà marqué les esprits.
Un thème fort pour 2025 : diaspora et mémoire
En plus, cette année, la thématique centrale est particulièrement révélatrice : le thème choisi est « Littérature et Diaspora : tisser des liens mémoriels et réinventer un avenir partagé ». Un sujet profond, qui invite à explorer les liens entre les œuvres littéraires et les mémoires africaines dispersées à travers le monde. Comment la littérature peut-elle reconnecter les histoires, les identités, les imaginaires ? C’est ce que les participants vont tenter de creuser ensemble.
Un programme riche et varié
Afin d’explorer cette thématique sous toutes ses facettes, le salon propose une palette d’activités :
Des expositions d’œuvres littéraires.
Des panels de discussion.
Des cafés littéraires.
Des lectures publiques
Des rencontres professionnelles
Et même des animations artistiques.
Finalement, l’objectif de ce vaste programme est de célébrer la création littéraire, encourager les échanges entre auteurs et lecteurs, mais aussi renforcer les ponts entre le Bénin et les diasporas africaines.
En somme, à travers cette édition, le Bénin confirme son ambition : faire du livre un pilier de mémoire, de dialogue et d’avenir. Et à Cotonou, cette ambition s’écrit en toutes lettres.
Pendant trois jours, Cotonou accueille une grande conférence sur l’électricité en Afrique de l’Ouest(WAPECC 2025). Objectif : trouver des solutions pour que plus de familles aient accès à l’énergie, surtout dans les zones rurales.
Pourquoi cette conférence est importante
Aujourd’hui, dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, beaucoup de gens n’ont pas encore l’électricité chez eux. En ville, la situation s’améliore, mais à la campagne, seulement 8 % des habitants ont accès à l’électricité. C’est très peu. C’est pour répondre à ce défi que la conférence WAPECC 2025 est organisée à Cotonou, du 3 au 5 décembre.
WAPECC 2025: qui participe et que vont-ils discuter ?
Des ministres, des chefs d’entreprises, des experts en énergie et des représentants d’organisations internationales vont se retrouver pour échanger des idées et proposer des projets. Ils vont parler de plusieurs sujets :
Comment produire plus d’électricité avec le soleil, le vent ou l’eau
Comment mieux distribuer l’énergie dans les villes et les villages
Comment utiliser les nouvelles technologies pour rendre les réseaux plus efficaces
Comment travailler ensemble entre pays pour avancer plus vite
Des entreprises et des banques aussi dans la boucle
La conférence WAPECC 2025 mobilise un large éventail de participants clés. Les institutions régionales, garantes de la régulation et de l’intégration, seront représentées par l’Autorité Régionale de Régulation de l’Électricité (ARRE), l’Association des sociétés électriques d’Afrique (ASEA), la Commission de la CEDEAO et le West African Power Pool (WAPP). Les compagnies nationales d’électricité (SENELEC, SBEE, CIE, SONABEL), ainsi que des partenaires techniques comme la KfW et la GIZ, confirment la présence des principaux décideurs du secteur.
Par ailleurs, l’événement attire les acteurs essentiels au financement et à l’exécution des projets. De grandes entreprises privées telles que Vinci Énergie, SUN King ou GE Vernova seront présentes, tout comme les institutions financières majeures que sont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et la BOAD, déterminées à soutenir la concrétisation des initiatives régionales.
WAPECC 2025 : un concours pour les jeunes entreprises africaines
Le moment fort de la conférence sera le WAPECC Impact Starter Prize, un concours pour les start-ups africaines qui proposent des idées innovantes dans le domaine de l’énergie. Les gagnants auront la chance d’être accompagnés par des experts et de rencontrer des investisseurs.
Déclaration du ministre de l’Énergie sur les enjeux de la WAPECC
Le ministre de l’Énergie du Bénin a expliqué que cette conférence est une belle occasion de créer des partenariats, de faire avancer les projets et de répondre aux besoins des populations. Il invite tous les acteurs à se mobiliser pour améliorer l’accès à l’électricité dans la région.
En résumé, WAPECC 2025 est une rencontre importante pour l’avenir énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Elle montre que les pays de la région veulent avancer ensemble pour que l’électricité soit accessible à tous, de manière durable et équitable.
À Guéné, dans le nord du Bénin, l’armée soigne les troupeaux peulhs et renforce les liens avec les éleveurs. Une opération vétérinaire inédite, menée du 18 au 20 novembre 2025, qui allie santé animale et sécurité communautaire.
Guéné, 19 novembre 2025 – Depuis le 18 novembre 2025, les forces armées béninoises mènent une opération vétérinaire gratuite au profit des éleveurs peulhs de Guéné et des environs. Une action humanitaire à fort impact, dans une zone frontalière sensible.
Une armée au service des éleveurs
Ce n’est pas tous les jours que l’on voit des militaires s’occuper de bétail. Et pourtant, c’est bien ce qui se passe depuis mardi à Malanville, dans le nord du Bénin. L’armée, à travers la Direction de la Participation des Armées au Développement et aux Tâches d’Intérêt Public (DPADTIP), a lancé une vaste campagne de soins vétérinaires gratuits pour les troupeaux des communautés peulhs de la région.
L’opération est dirigée par des vétérinaires militaires, dont le Lieutenant-Colonel TASSO Abdul Wassirou. Elle couvre plusieurs campements peulhs, où des dizaines de milliers de bœufs ont été examinés et traités. Les animaux ont reçu des soins contre la trypanosomose, des vitamines et une déparasitation complète, leur assurant une protection durable.
Une aide précieuse pour les communautés pastorales de Guéné
Pour les éleveurs, cette intervention a une signification profonde. Le bétail représente leur richesse, leur identité, leur mode de vie. Alors voir l’armée soigner leurs animaux, c’est un signe fort.
« La présence des militaires nous réjouit et nous rassure », confie MOHAMADOU Aboubacar, chef de campement. « Voir les militaires soigner nos animaux est inédit. Qu’ils soient nos porte-parole pour que nous ne soyons plus pris pour cible. »
D’autres responsables locaux ont souligné l’importance du lien entre sécurité et pastoralisme. « La sécurité est la base de tout. Sans elle, il n’y a ni vie ni élevage », résume l’un d’eux. Ces paroles traduisent une confiance renouvelée envers les forces de défense.
Une stratégie de proximité contre l’insécurité
Au-delà des bénéfices sanitaires et du rapprochement, cette opération a une portée stratégique. Selon le chef d’escadron Acquilas AGOSSOUKPE, représentant du Colonel IDJOUOLA Tétédé, Directeur de la DPADTIP, l’objectif est clair : renforcer les liens entre l’armée et les populations dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Dans cette zone frontalière, où les groupes armés cherchent parfois à exploiter les tensions ou les vulnérabilités, l’armée béninoise mise sur la proximité, la solidarité et la coopération avec les communautés locales.
Guéné : une opération qui laisse des traces positives
L’armée béninoise achèvera l’opération ce jeudi 20 novembre, mais elle a déjà marqué les esprits. Sur le terrain, les populations changent de regard : elles considèrent désormais les militaires non seulement comme une force de sécurité, mais aussi comme des acteurs de développement et de soutien. À Guéné, les vétérinaires militaires soignent les bœufs, écoutent les éleveurs et renforcent la confiance. C’est une manière pour les forces armées de bâtir la paix, à hauteur d’homme… et de troupeau.
À Abomey, la HAAC passe à l’action. Pendant trois jours, ses directeurs régionaux se forment pour mieux réguler les médias au plus près du terrain.
Abomey, 19 novembre 2025— Du 19 au 21 novembre 2025, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin réunit ses directeurs régionaux à Abomey pour un atelier de formation consacré à leurs missions et à la régulation de proximité. Objectif : renforcer leur efficacité sur le terrain et mieux accompagner les médias dans un contexte national en pleine évolution.
Une initiative motivée par l’évolution du contexte
Cette formation est essentielle pour que les représentants régionaux de la HAAC soient mieux outillés pour faire leur travail. C’est pourquoi l’institution les a conviés au Bis Hôtel à Abomey pour trois jours. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique d’amélioration continue du dispositif national de régulation des médias.
L’idée est simple : leur donner les bons outils pour suivre les médias de manière plus rigoureuse, répondre rapidement aux problèmes et anticiper également les dérives, surtout à l’approche des élections générales de 2026.
Les enjeux de la formation des directeurs régionaux soulignés par la Vice-Présidence
Lors de l’ouverture de l’atelier, Me Mohamed BARE, vice-président de l’institution, a expliqué que cette formation allait bien au-delà d’une simple mise à niveau technique. Il s’agit, selon lui, d’un processus visant à renforcer la compréhension des missions de la HAAC, à améliorer la qualité du suivi des médias et à préparer les équipes aux enjeux futurs. Il a aussi exhorté les participants à faire preuve d’assiduité et d’engagement tout au long des trois jours de travaux afin d’en garantir l’impact opérationnel.
Un programme axé sur la régulation de proximité
Pour atteindre ces objectifs définis par la direction, le programme de ces trois jours est dense. Les directeurs régionaux vont :
Revoir en détail le cadre institutionnel et les missions de la HAAC.
Échanger sur les bonnes pratiques de contrôle des contenus.
Discuter des défis liés à la régulation pendant les périodes électorales.
Approfondir la procédure de régulation de proximité.
D’ailleurs, la régulation de proximité est très essentielle pour garantir une présence active de la HAAC dans toutes les régions, renforcer la collaboration avec les acteurs locaux des médias et assurer le respect des normes professionnelles.
Formation des directeurs régionaux : une coordination renforcée sur tout le territoire
Au-delà des acquis pédagogiques, cette rencontre est aussi l’occasion pour la HAAC de renforcer la coordination entre son siège et ses antennes régionales. Ce travail permet d’harmoniser les méthodes de travail, de fluidifier la circulation de l’information et d’assurer également une régulation plus efficace sur l’ensemble du territoire béninois.
Un impact direct sur l’accompagnement des médias
En définitive, en formant ses directeurs régionaux, la HAAC veut offrir aux organes de presse un accompagnement plus structuré, plus réactif et mieux adapté aux réalités locales. C’est une manière de garantir une régulation moderne, crédible et proche des citoyens, dans l’intérêt du public et du développement du secteur médiatique.
À Cotonou, l’administration publique africaine se réinvente. Pendant quatre jours, experts et hauts fonctionnaires s’approprient un outil numérique stratégique pour renforcer transparence, éthique et performance.
Cotonou, 18 novembre 2025—Depuis hier, Cotonou accueille la 7ᵉ édition de l’atelier de formation dédié à la Charte africaine des valeurs et de l’administration publique. Durant quatre jours, experts et hauts fonctionnaires de plusieurs pays africains vont se former à l’outil numérique qui permet d’évaluer et de rendre compte des progrès en matière de transparence, d’éthique et d’efficacité administrative.
C’est un signal fort de la priorité donnée à ces enjeux. En ouvrant officiellement les travaux aux côtés du représentant de la présidence de l’Union africaine, Issaka Garba Abdou, la ministre béninoise de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a placé la rencontre sous le sceau de l’urgence et de l’ambition.
Le Bénin, laboratoire de la réforme numérique africaine
Cet engagement pour l’urgence et l’ambition n’est pas fortuit : Ratifiée par le Bénin, la Charte africaine des valeurs et des principes de l’administration publique (adoptée en 2011) est devenue l’un des piliers des réformes menées sous la présidence de Patrice Talon.
Concrètement, l’application de cette Charte se traduit par des actions visibles : Dématérialisation massive des services, réduction drastique des délais de traitement des dossiers, lutte contre la corruption par la suppression des contacts physiques inutiles, promotion du mérite dans les concours : le pays veut montrer l’exemple.
« Le Bénin a fait de l’application effective de cette Charte une priorité absolue », a martelé Adidjatou Mathys devant les participants venus du continent entier.
Pour traduire cette priorité en action concrète et mesurable, l’Union africaine a conçu une plateforme numérique au cœur des échanges. Elle est destinée à accompagner les États dans leur transformation administrative et permet notamment de :
Auto-évaluer les progrès réalisés.
Rédiger des rapports périodiques structurés et comparables.
Identifier les bonnes pratiques et les points de blocage.
L’objectif de l’atelier est de rendre l’outil plus intuitif, plus robuste et surtout plus adapté aux réalités administratives africaines.
Les preuves du leadership béninois
Ces efforts pour adapter l’outil numérique se justifient par les résultats déjà obtenus sur le terrain. Parmi les avancées mises en avant par Cotonou :
Délais de publication des résultats de concours administratifs divisés par trois en moyenne.
Adoption en 2022 d’un nouveau Code d’éthique et de déontologie de l’administration publique.
Plus de 250 services publics 100 % en ligne, réduisant considérablement les risques de corruption.
Ces résultats concrets font du Bénin l’un des pays les plus avancés dans la mise en œuvre de la Charte.
Ce rôle de pays hôte et les résultats tangibles du Bénin ne passent pas inaperçus auprès des instances continentales. Issaka Garba Abdou, représentant le président de la Commission de l’Union africaine, n’a pas caché sa satisfaction :
« Le Bénin montre la voie. Cet atelier doit permettre à tous les États membres de s’approprier pleinement cet outil pour faire de l’excellence et de l’intégrité les nouveaux standards de la fonction publique africaine. »
Prochaines étapes du numérique et leadership béninois
En vue de concrétiser ces nouveaux standards et cet objectif continental, à l’issue des quatre jours de travaux, les participants adopteront des recommandations précises pour améliorer la plateforme et accélérer le dépôt des prochains rapports périodiques.
Pour Adidjatou Mathys, l’enjeu est clair :
« Une administration moderne, éthique et digitale est la clé pour restaurer la confiance des citoyens et accélérer le développement de nos pays. »
Grâce à ce rôle moteur, en choisissant Cotonou comme hôte après Maseru (Lesotho) l’an dernier, l’Union africaine confirme le rôle croissant du Bénin comme laboratoire continental de la bonne gouvernance.
À Cotonou, l’Afrique administrative ne se contente plus de déclarer ses valeurs. Elle les mesure, les partage, et les incarne.
José Tonato dénonce les blocages qui freinent l’Afrique et exige des actes concrets de la part des pays riches. Un discours qui résonne bien au-delà de Belém.
Belém (Brésil), 18 novembre 2025 –Le ministre béninois José Tonato a récemment prononcé un discours sans concession à la tribune de la COP30. Pour le Bénin et l’Afrique, le changement climatique n’est plus seulement une question environnementale : c’est une menace directe sur la sécurité, la santé et le développement. Le pays appelle à une solidarité internationale immédiate et sans barrière.
José Tonato frappe fort dès les premières secondes : « L’urgence climatique n’attend pas. Les extrêmes se multiplient, la survie de l’espèce humaine, particulièrement dans les régions les plus pauvres, est menacée. »
José Tonato, ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable, n’est pas à Belém pour faire de la figuration.
Le Bénin, petit pollueur, grand acteur climatique
Malgré des émissions de gaz à effet de serre parmi les plus faibles du monde, le Bénin a choisi la voie de la croissance verte et résiliente.
Sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN) a été révisée à plusieurs reprises avec deux objectifs clairs :
Réduire substantiellement les émissions d’ici 2030.
Renforcer massivement la résilience des populations face aux chocs climatiques.
Sur le terrain, cela se traduit déjà par :
La restauration de milliers d’hectares d’écosystèmes dégradés
Le développement accéléré des énergies renouvelables (solaire surtout).
L’adaptation de l’agriculture aux sécheresses et inondations récurrentes.
COP30 : L’Afrique réclame des actes, pas des promesses
Mais derrière les engagements, trois obstacles majeurs freinent l’action climatique africaine, selon José Tonato :
L’accès aux financements climatiques reste trop compliqué et discriminatoire, notamment à cause de la barrière de la langue (les dossiers en français sont souvent pénalisés).
L’accompagnement technique est insuffisant : il faut transférer de vraies compétences nationales, pas seulement des consultants étrangers de passage.
Les technologies vertes restent inaccessibles pour les pays les moins avancés.
Le ministre a été clair : « Au-delà des conférences, la solidarité internationale doit devenir concrète et tangible. »
Le Nord sommé de tenir parole
Le Bénin exige l’intégralité du décaissement des 100 milliards de dollars annuels promis depuis 2009 et demande que les nouveaux objectifs financiers post-2025 soient à la hauteur de l’urgence.
« Nous sommes prêts à innover, à coopérer bilatéralement et multilatéralement, mais nous avons besoin que nos partenaires respectent leurs engagements », a matériellement lancé José Tonato.
COP30 : un cri du Sud qui ne veut plus attendre
« Faisons de l’ambition climatique pré-2030 une réalité, tout simplement », a-t-il déclaré pour conclure son propos.
En quittant la tribune, le ministre béninois a résumé l’état d’esprit de nombreux pays du continent : l’Afrique est prête à faire sa part, mais elle ne peut plus attendre que le Nord passe des discours aux chèques.
À Belém, le Bénin n’a pas seulement parlé pour lui. Il a porté la voix de ceux qui subissent le plus, contribuent le moins, et refusent désormais de se taire.
Vingt ministres, des géants tech et la Banque mondiale veulent bâtir un marché commun du numérique. Objectif : connecter 300 millions de citoyens et créer des millions d’emplois qualifiés.
Cotonou, 18 novembre 2025 –Depuis hier, le 17 novembre 2025, Cotonou accueille le Sommet régional sur la transformation numérique, co-organisé par le Bénin et la Banque mondiale.
Pendant deux jours, ministres, experts et partenaires privés dessinent la feuille de route qui doit faire du numérique le moteur de la croissance et de l’intégration régionale.
Le Bénin passe à la vitesse numérique
Il y a dix ans, le Bénin végétait à 19 % de pénétration internet mobile. Aujourd’hui, le pays flirte avec les 75 %, dépassant la moyenne ouest-africaine estimée à 55 %. Il a dématérialisé plus de 250 services publics et formé des centaines de milliers de citoyens aux métiers du numérique.
« Nous sommes passés du statut de lanterne rouge à celui de nation qui montre la voie », a résumé Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé de la Coordination de l’action gouvernementale, présent à l’ouverture aux côtés de Romuald Wadagni (Économie et Finances) et d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou (Numérique).
La ministre du Numérique a été encore plus directe :
« Le temps des petits projets est fini. Il nous faut désormais des câbles sous-marins mutualisés, des data centers régionaux, des modèles d’intelligence artificielle partagés et des normes communes de cybersécurité. Sinon, nous resterons à la traîne. »
1 milliard sur la table, mais des résultats exigés
Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, n’a pas fait dans la dentelle :
« Nous sommes prêts à accompagner tous les projets qui produisent des résultats concrets dans l’éducation, la santé, la finance inclusive et la gouvernance. Le numérique n’est plus une option, c’est la condition de survie économique de la sous-région. »
Traduction : l’institution est prête à débloquer des financements massifs, mais uniquement pour des initiatives régionales et non plus pour des projets nationaux en silo.
Trois chantiers pour bâtir un marché numérique commun
Trois priorités dominent les débats pendant 48 heures :
Réduire la fracture numérique et connecter les 300 millions d’Africains encore hors ligne dans la zone.
Développer massivement les compétences en intelligence artificielle et compétences digitales pour créer des millions d’emplois qualifiés.
Construire enfin un Marché unique du numérique ouest et centrafricain avec des règles communes : paiements électroniques transversaux, reconnaissance mutuelle des signatures électroniques, roaming gratuit des données, etc.
Ce sommet pourrait marquer un tournant décisif. Les pays présents représentent ensemble plus de 450 millions d’habitants et un PIB cumulé qui dépasse les 900 milliards de dollars. S’ils parviennent à s’entendre sur des infrastructures communes et des normes partagées, l’effet de levier sera colossal.
Comme l’a martelé Abdoulaye Bio Tchané en clôture de la cérémonie d’ouverture :
« Si nous agissons avec ambition et constance, le numérique deviendra le pilier le plus solide de notre prospérité commune. »
Les conclusions du sommet, attendues mercredi 19 novembre, devraient déboucher sur une feuille de route précise et chiffrée. Une chose est sûre : l’Afrique de l’Ouest et du Centre ne veut plus subir la révolution numérique. Elle veut en écrire les règles.