Massacre au bar 3e Mi-temps : Goma plongée dans l’horreur par un acte attribué à l’armée rwandaise et au M23

Goma, 26 février 2025 – La ville de Goma, déjà marquée par des années de conflits et de souffrances, s’est réveillée ce mercredi matin dans un climat de terreur et de deuil. Dans la nuit de mardi à mercredi, un acte d’une violence inouïe a secoué le quartier populaire de Don Bosco, à la périphérie de cette métropole du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon des témoins, des éléments appartenant à l’armée rwandaise et au groupe armé M23 ont tué et brûlé plusieurs dizaines, voire des centaines de personnes dans un bar bien connu sous le nom de « 3ᵉ Mi-temps ».

Massacre au bar 3e Mi-temps : Une nuit de carnage

D’après un membre du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), identifié sous les initiales E.A., l’attaque s’est déroulée vers 22 heures, heure locale. « Les Rwandais ont encerclé le nganda [bar] à Don Bosco et ont brûlé vives plus de 200 personnes, y compris les gérants, sous prétexte qu’ils seraient des voleurs », a-t-il rapporté, la voix chargée d’émotion. Ce témoin, joint tôt mercredi, dénonce une exécution sommaire visant à terroriser la population locale dans une ville sous contrôle précaire depuis la prise de pouvoir par le M23 fin janvier 2025.

Par ailleurs, les récits convergent pour décrire une scène cauchemardesque : des assaillants lourdement armés auraient fait irruption dans cet espace de convivialité fréquenté par des habitants cherchant à échapper, ne serait-ce que pour quelques heures, aux tensions quotidiennes. Après avoir bouclé les lieux, ils auraient ouvert le feu avant de mettre le feu au bâtiment, piégeant les victimes dans les flammes. « Nous avons entendu des cris, puis une odeur de chair brûlée a envahi le quartier », confie un résident de Don Bosco sous couvert d’anonymat, encore sous le choc.

Une barbarie dénoncée

Ce massacre, s’il est confirmé dans son ampleur, s’ajoute à une longue liste d’atrocités attribuées aux forces rwandaises et au M23, un mouvement rebelle que Kinshasa et plusieurs rapports des Nations unies accusent d’être soutenu par Kigali. « Nous déplorons toujours ce comportement barbare des Rwandais. » « Nous craignons que d’autres civils soient calcinés dans ce feu pour effacer leurs crimes », s’indigne E.A., reflétant un sentiment de révolte partagé par de nombreux Gomatraciens. Pour les habitants, cet acte ne viserait pas seulement à punir, mais aussi à semer la peur et à asseoir une domination brutale sur une population déjà épuisée par des décennies de guerre.

Les motivations avancées par les assaillants, un prétendu règlement de comptes contre des « voleurs », sont accueillies avec scepticisme. « C’est une excuse grotesque. » Qui brûle 200 personnes pour un vol ? « C’est une stratégie pour vider Goma de ses habitants et briser notre résistance », estime une commerçante du quartier qui a perdu un proche dans l’attaque. Cette hypothèse fait écho aux récentes vagues de déplacement forcé dans la région, où le M23, fort de ses conquêtes territoriales, semble multiplier les actes d’intimidation.

Goma, une ville sous tension

Depuis que le M23 a repris Goma en janvier 2025, avec le soutien présumé de troupes rwandaises, la ville vit sous une occupation tendue. Malgré des déclarations publiques de vouloir protéger les populations tutsies et stabiliser la région, le groupe armé et ses alliés sont régulièrement accusés de violations des droits humains. La prise de Goma, suivie de celle de Bukavu dans le Sud-Kivu, a exacerbé une crise humanitaire sans précédent, avec des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés en moins de deux mois. L’incendie du bar 3ᵉ Mi-temps pourrait marquer un nouveau tournant dans cette escalade de violence.

Les habitants de Don Bosco, un quartier populaire connu pour sa résilience malgré les privations, se disent abandonnés. « Où est l’armée congolaise ? » « Où est la MONUSCO ? » « On nous laisse mourir comme des animaux », s’écrie un père de famille, les yeux rougis par les larmes et la fumée encore présente dans l’air. La mission de stabilisation des Nations unies (MONUSCO), en phase de retrait progressif du Nord-Kivu depuis 2024, semble impuissante face à l’ampleur de la crise, tandis que les forces gouvernementales peinent à reprendre le contrôle.

Appel à la justice et à l’action internationale

Face à ce drame, les voix s’élèvent pour exiger des enquêtes indépendantes et une intervention internationale. Le mouvement Lucha, connu pour son engagement contre les injustices en RDC, appelle à une mobilisation citoyenne pour documenter les faits et faire pression sur la communauté internationale. « Ces crimes ne doivent pas rester impunis. » « Il faut que le monde sache ce qui se passe ici », insiste E.A.

À Kinshasa, le gouvernement congolais n’a pas encore réagi officiellement à l’incident, mais des sources proches du ministère de la Communication laissent entendre qu’une déclaration pourrait être imminente. Sur la scène internationale, le Conseil de Sécurité des Nations unies a adopté, le 21 février, une résolution condamnant les avancées du M23 et demandant le retrait des forces rwandaises, sans toutefois nommer explicitement Kigali. Une prudence diplomatique qui agace les victimes sur le terrain.

Massacre au bar 3e Mi-temps : Une blessure de plus pour le Nord– Kivu

Alors que les fumées s’élèvent encore au-dessus de Don Bosco, Goma pleure ses morts et craint pour son avenir. Le bar 3e Mi-temps, autrefois lieu de rires et de détente, n’est plus qu’un amas de cendres et de souvenirs calcinés. Pour les survivants, cet acte résonne comme une déclaration de guerre contre leur humanité même.

Dans une province martyrisée par des décennies de conflits alimentés par des rivalités régionales et des convoitises sur ses richesses minières, cette nouvelle tragédie pourrait bien galvaniser la résistance ou, au contraire, plonger davantage la population dans le désespoir. Une chose est sûre : à Goma, la nuit du mardi restera comme un cri silencieux dans un monde qui tarde à répondre.

 

Tragédie aérienne au Soudan : 46 morts dans le crash d’un avion militaire près de Khartoum

Khartoum, 26 février 2025 – Une catastrophe aérienne a endeuillé le Soudan dans la nuit du mardi 25 février, lorsqu’un avion militaire s’est écrasé dans une zone résidentielle peu après son décollage de la base aérienne de Wadi Seidna, située au nord d’Omdurman, la ville jumelle de la capitale Khartoum. Les autorités locales et des sources militaires annoncent un bilan lourd : au moins 46 personnes ont péri dans la tragédie, dont des soldats à bord et des civils au sol, et une dizaine d’autres ontsubi des blessures.

Un drame dans un ciel déjà tourmenté

L’appareil, un Antonov de fabrication russe utilisé par l’armée soudanaise, transportait des militaires, dont plusieurs hauts gradés, selon des informations relayées par des médias locaux. Parti en direction de Port-Soudan, bastion stratégique du gouvernement soutenu par l’armée sur la mer Rouge, l’avion a perdu le contrôle quelques instants seulement après avoir quitté la piste. Les raisons exactes de l’accident restent floues, mais l’armée a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances de cette tragédie.

Le crash s’est produit dans le quartier densément peuplé d’Al-Thawra, dans le district de Karrari à Omdurman, aggravant les pertes humaines. Des témoins ont décrit une scène de chaos : l’avion s’est disloqué en frappant le sol, projetant des débris sur les habitations voisines. « J’ai entendu un bruit assourdissant, puis une explosion. » « Tout le quartier tremble », raconte Ahmed Ibrahim, un résident. Des maisons ont subi de gros dégâts et et le choc a rompu des lignes électriques, plongeant une partie de la zone dans l’obscurité.

Crash d’avion militaire : un bilan qui s’alourdit

Initialement, le ministère soudanais de la Santé avait fait état de 19 morts, mais les chiffres ont rapidement grimpé à mesure que les secours fouillaient les décombres. Le gouvernement de l’État de Khartoum a confirmé mercredi que le bilan s’élevait désormais à 46 victimes, incluant des femmes et des enfants parmi les civils touchés au sol. Dix blessés ont été recensés, certains dans un état critique, selon le bureau médiatique de Khartoum. Les équipes d’urgence, épaulées par des volontaires locaux comme le Comité de résistance de Karrari, ont travaillé sans relâche pour extraire les survivants et les corps des gravats.

Ce drame marque l’un des accidents aériens les plus meurtriers de l’histoire récente du Soudan, un pays où les crashs impliquant des appareils militaires ou civils ne sont pas rares, en raison d’un parc aérien vieillissant et d’un entretien souvent déficient. L’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI) classe depuis longtemps le Soudan parmi les nations à la sécurité aérienne préoccupante.

Un pays en guerre, une douleur amplifiée

Cet accident survient dans un contexte de guerre civile qui ravage le Soudan depuis avril 2023, opposant l’armée régulière, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan, aux Forces de soutien rapide (RSF), une puissante milice paramilitaire commandée par le général Mohamed Hamdan Dagalo, alias « Hemeti ». Ce conflit a déjà fait des dizaines de milliers de morts, déplacé plus de 11 millions de personnes et plongé près de la moitié de la population dans une crise humanitaire aiguë, avec des risques imminents de famine.

Omdurman et Khartoum, épicentres des combats, portent les stigmates de cette lutte acharnée. Les récents gains de l’armée contre les RSF dans la capitale et ses environs avaient redonné un semblant d’espoir au gouvernement militaire, mais ce crash vient assombrir le tableau. La perte de hauts gradés à bord, si elle est confirmée, pourrait également porter un coup dur au commandement militaire à un moment clé de l’offensive.

Crash d’avion militaire : Réactions et interrogations

Dans un communiqué laconique, l’armée soudanaise a exprimé ses condoléances aux familles des victimes, militaires et civiles, tout en assurant que « des investigations approfondies » étaient en cours pour établir les causes de l’accident. Aucune hypothèse n’a été privilégiée pour l’instant : défaillance mécanique, erreur humaine ou même sabotage dans ce climat de guerre ? Les spéculations vont bon train, mais les autorités restent muettes sur les détails.

Sur les réseaux sociaux, la tragédie a suscité une vague d’émotion et de colère. « Nos soldats et nos civils meurent pendant que le pays s’effondre. » « Qui est responsable ? » s’interroge un habitant de Khartoum sur une plateforme en ligne. D’autres pointent du doigt l’état désastreux des infrastructures militaires, héritage de décennies de gestion chaotique sous l’ancien régime d’Omar el-Béchir, renversé en 2019.

Une nouvelle épreuve pour le peuple soudanais

Alors que le Soudan tente de panser ses plaies après des années de conflits et de crises, cet accident ajoute une couche de souffrance à un quotidien déjà marqué par l’incertitude. Les habitants d’Omdurman, habitués aux bombardements et aux violences, se retrouvent une fois de plus confrontés à la mort venue du ciel, mais cette fois-ci sans lien direct avec les combats.

Pour beaucoup, ce drame illustre l’urgence d’une stabilisation politique et d’un effort concerté pour reconstruire un pays à bout de souffle. En attendant les conclusions de l’enquête, les familles des victimes pleurent leurs proches, et le Soudan, meurtri, continue de naviguer entre désespoir et résilience. La nuit du mardi  restera gravé comme une nuit noire dans la mémoire collective d’une nation qui aspire à la paix, mais ne cesse de côtoyer la tragédie.

Le Bénin : une symphonie d’élégance et d’authenticité au cœur de l’Afrique

Un oiseau d’acier aux lignes élancées, affrété par l’illustre Abercrombie & Kent, a effleuré le sol de Cotonou vendredi dernier, dévoilant dans son sillage un cortège de voyageurs venus d’horizons lointains. Ces âmes curieuses, drapées dans l’étoffe du luxe, n’étaient pas de simples visiteurs : ils étaient les pionniers d’une quête raffinée, prêts à s’abreuver des merveilles d’un Bénin qui, tel un joyau brut, scintille de plus en plus sous les regards du monde.

Logés dans l’écrin somptueux du Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa, ils ont laissé leurs pas danser entre les eaux miroitantes de Ganvié et les ruelles empreintes d’âme de Ouidah. Ce voyage, bien plus qu’une escapade, est une fresque vivante, un hymne à l’attractivité grandissante d’une terre sur laquelle l’opulence se mêle à une authenticité rare.

Un prélude fastueux à Cotonou

D’emblée, dès l’instant où ces hôtes d’exception ont foulé le sol béninois, une brise tiède chargée de promesses les a enveloppés. Ensuite, le Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa, tel un palais moderne caressé par les vagues, leur a ouvert ses portes avec une grâce souveraine. À cet égard, les murs de cet établissement murmurent une douce alliance entre l’élégance contemporaine et les échos d’une culture locale vibrante.

De plus, les suites, semblables à des nids suspendus entre ciel et mer, offrent des panoramas qui capturent l’horizon dans un éclat de lumière dorée. Par ailleurs, les tables, elles, se parent de mets où les saveurs du Bénin – épices subtiles et fruits gorgés de soleil – s’entrelacent avec une sophistication internationale, éveillant les sens comme une mélodie bien orchestrée. Ainsi commence une odyssée avec laquelle chaque détail est une note dans une partition d’exception.

Ganvié : un ballet aquatique hors du temps

Puis, le premier acte de ce périple conduit les voyageurs vers Ganvié, une cité qui semble flotter comme un mirage au-dessus des eaux paisibles du lac Nokoué. Loin des ponts de pierre et des gondoles vénitiennes, Ganvié est une toile mouvante, peinte par des générations qui ont fait de l’eau leur royaume. En effet, les pilotis élancés soutiennent des demeures aux teintes éclatantes, tandis que les pirogues, fines comme des plumes, tracent des sillons argentés dans ce décor liquide.

En outre, les pêcheurs, tels des poètes de l’onde, tissent leurs filets avec une grâce qui défie le hasard, offrant aux visiteurs un spectacle où la simplicité devient sublime. Pour ces hôtes privilégiés, Ganvié n’est pas qu’un lieu : c’est une leçon d’harmonie, une fenêtre ouverte sur un art de vivre qui défie les âges, une parenthèse dans laquelle le luxe se mesure à la pureté d’une existence en symbiose avec la nature.

Ouidah : une épopée gravée dans l’histoire

Le deuxième jour, les voyageurs se laissent porter vers Ouidah, une ville dont les pierres semblent chuchoter des récits d’un autre temps. Jadis carrefour des ombres de la traite négrière, elle se dresse aujourd’hui comme un phare de mémoire et de rédemption. En l’occurrence, la Route des Esclaves, tel un ruban de terre chargé de silences, guide les pas vers la Porte du Non-Retour, une arche altière qui défie l’Atlantique de son regard impassible.

Effectivement, chaque pavé, chaque souffle de vent y raconte une histoire de douleur et de courage, une méditation sur les chaînes brisées et les âmes libérées. Cependant, Ouidah est aussi une terre de mystère, où le vaudou, souffle vital du peuple, anime les lieux d’une énergie presque palpable. Par conséquent, les tambours roulent comme des vagues, les danses sacrées s’élèvent comme des prières, et les visiteurs, suspendus entre respect et émerveillement, goûtent à une spiritualité qui transcende les frontières. Ainsi, ce n’est pas une simple excursion : c’est une plongée dans les profondeurs d’une culture qui vibre, intacte, sous le manteau du temps.

Abercrombie & Kent : les artisans d’un rêve cousu main

Derrière cette aventure se tient Abercrombie & Kent, un nom qui, depuis 1962, résonne comme une promesse d’excellence dans l’univers du voyage haut de gamme. Plus qu’une agence, c’est un atelier d’orfèvre où chaque itinéraire est une pièce unique, ciselée pour épouser les désirs d’une clientèle avide d’exception. Au Bénin, ils ont déployé leur art avec une finesse rare, tissant un parcours où le confort se fond dans l’authenticité.

En effet, accompagnés de guides dont la voix porte l’héritage du pays, les voyageurs ne se contentent pas de voir : ils comprennent, ils ressentent, ils s’approprient une histoire qui devient la leur. En d’autres termes, Abercrombie & Kent ne transporte pas ; elle élève le voyage au rang d’œuvre d’art, un tableau sur lequel chaque couleur, chaque nuance est pensée pour émerveiller.

Le Bénin : une étoile montante dans la constellation du tourisme

Ce séjour fait partie d’une mélodie plus vaste, celle d’un pays qui s’éveille sous les projecteurs du monde. En 2024, Lonely Planet a couronné le Bénin parmi les dix joyaux à explorer, tandis qu’AFAR l’a hissé dans son panthéon des vingt-cinq destinations émergentes. Par ailleurs, ces lauriers récompensent une terre où les plages déploient leurs rubans d’or, où les parcs nationaux protègent des créatures sauvages dans un écrin de verdure, et où chaque ville révèle un passé foisonnant.

De surcroît, l’écho du Seabourn Sojourn, qui a récemment accosté, se mêle à celui de ce jet privé, confirmant une vérité : le Bénin n’est plus un secret bien gardé, mais une promesse qui s’épanouit. En conséquence, M. Sindé Chekete, maître d’orchestre du Bénin Tourisme, le proclame avec fierté : « Ces visiteurs d’exception sont les messagers d’un avenir auquel le Bénin brillera comme un phare pour les âmes en quête d’absolu. »

Bénin Tourisme : L’appel d’un monde de splendeurs

Au cœur de cette ascension, Bénin Tourisme déploie ses ailes, portées par une mission sacrée : révéler au monde les trésors d’une nation où chaque instant est une célébration. Sous la bannière d’« Un Monde de Splendeurs », l’agence invite à un voyage où l’hospitalité se fait caresser, où la diversité culturelle se dévoile comme un bouquet d’épices rares, et où l’authenticité est une étoffe dont on ne se lasse pas. En collaborant avec des géants comme Abercrombie & Kent, Bénin Tourisme ne se contente pas de promouvoir ; elle enchante, elle inspire, elle transforme chaque séjour en une légende que les voyageurs emportent dans leur cœur.

Le Bénin, une partition à écrire soi-même

En définitive, l’arrivée de ce cortège luxueux n’est pas une simple anecdote ; c’est une ouverture, un prélude à une ère où le Bénin s’affirme comme une terre d’exception. Tel un parchemin vivant, il offre à ceux qui l’approchent une plume pour tracer leur propre récit, un mélange unique de raffinement et de vérité brute. Pour les esprits lassés des sentiers polis par la foule, pour les cœurs avides de beauté qui ne s’achètent pas, le Bénin est une révélation. Il ne demande qu’à être exploré, non pas comme une destination, mais comme une expérience qui marque l’âme d’une empreinte indélébile. Car ici, voir n’est pas seulement croire : c’est s’émerveiller, c’est renaître au contact d’un monde qui, dans sa splendeur, redéfinit le sens même du voyage.

 

Les élections béninoises de 2026 : la Cedeao tend une main ferme à la Céna

Cotonou, 25 février 2025 – En ce lumineux mardi, une brise d’assurance a soufflé sur les locaux de la Commission électorale nationale autonome (Céna) du Bénin. L’Ambassadeur Amadou Diongue, figure éminente de la Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao) auprès de cette nation, s’est déplacé en personne pour insuffler une nouvelle vigueur aux préparatifs des élections générales de 2026.

Face à Sacca Lafia, président de la Céna, et à ses conseillers, il a déroulé un discours empreint d’une promesse limpide : celle d’un appui sans faille pour garantir un scrutin d’une transparence irréprochable. Mais derrière cette main tendue, un défi colossal se profile, oscillant entre ambitions sous-régionales et souveraineté nationale. Décryptage d’une alliance qui pourrait bien redessiner les contours de la démocratie béninoise.

Cédeao  : Une visite aux allures de serment

Ce n’était pas une simple formalité. Ce que l’Ambassadeur Diongue avait d’abord qualifié de « visite de courtoisie » s’est rapidement métamorphosé en un échange d’une gravité presque cérémonielle. Devant les membres de la Céna et les cadres de la Direction générale des élections (DGE), il a martelé un engagement clair : la Cédeao se tient prête à déployer ses ressources pour que 2026 soit une vitrine de crédibilité électorale. Mais cette offre, aussi généreuse soit-elle, n’est pas un chèque en blanc. « Notre soutien s’inscrit dans les limites fixées par la loi, sans jamais écorner la souveraineté du Bénin », a-t-il pris soin de préciser, comme pour conjurer les soupçons d’une ingérence masquée.

Et pourtant, les enjeux sont titanesques. Les élections générales de 2026 ne seront pas un simple exercice de routine. Elles cristallisent les espoirs d’une nation en quête de stabilité, tout en portant le poids des regards ouest-africains. Amadou Diongue l’a bien compris. Évoquant la « complexité » de ce rendez-vous, il a proposé un partage d’expériences audacieux, notamment dans le domaine du numérique, un terrain où la Cédeao pourrait briller par son expertise. « Nous sommes à l’écoute, ouverts à une collaboration qui nous propulsera vers l’avant », a-t-il lancé, la voix teintée d’une conviction qui ne tolère aucun doute.

Une Céna en quête de boussole

De son côté, Sacca Lafia n’a pas caché sa satisfaction. Accueillant cette délégation avec une chaleur protocolaire, il a salué « les mots amicaux » de son hôte, voyant dans cette visite un gage de solidarité tangible. « La disponibilité de la Cédeao est une aubaine, et nous n’hésiterons pas à frapper à sa porte dès que l’urgence l’exigera », a-t-il répondu, esquissant un sourire prudent. Car si le président de la Céna se réjouit, il sait aussi que le chemin vers 2026 est semé d’embûches. Finaliser un agenda électoral robuste, garantir une transparence à toute épreuve, rassurer une population souvent sceptique : autant de défis qui exigent plus que des promesses.

Ce tête-à-tête n’est d’ailleurs pas un coup d’essai. Le 17 décembre 2024, Sacca Lafia avait déjà croisé le fer, ou plutôt les idées, avec Omar Alieu Touray, président de la Commission de la Cédeao, à Abuja. Une rencontre qui avait jeté les bases de cette coopération naissante. Aujourd’hui, cette dynamique semble s’accélérer, mais elle soulève une question brûlante : jusqu’où la Céna peut-elle s’appuyer sur la Cédeao sans compromettre son autonomie ?

Cédeao : Une alliance sous surveillance

Car voilà le nœud du problème. Si l’appui de la Cédeao est une aubaine, il n’est pas exempt de controverses. Dans une région où les accusations d’ingérence électorale fusent souvent, certains pourraient y voir une tentative de pilotage à distance. Le numérique, par exemple, évoqué comme un axe de collaboration, est un terrain miné. Entre innovations salvatrices et risques de manipulation, il cristallise les espoirs et les craintes. La Céna, garante de la souveraineté électorale béninoise, devra naviguer avec une prudence de funambule pour ne pas se laisser déborder par un partenaire aussi puissant que bien intentionné.

Et que dire des attentes des citoyens ? Au Bénin, les scrutins passés ont parfois laissé des cicatrices, marquées par des soupçons d’opacité ou des tensions post-électorales. L’engagement de la Cédeao, s’il est sincère, pourrait apaiser ces plaies. Mais mal calibré, il risque aussi d’alimenter une défiance déjà latente. Sacca Lafia l’a bien saisi : en rassurant son hôte sur les efforts en cours pour un scrutin « crédible », il s’adresse autant à la Cédeao qu’à son propre peuple.

Une danse à deux tempos

Au terme de cette rencontre, une certitude émerge : la route vers 2026 sera une chorégraphie délicate entre la Céna et la Cédeao. L’une porte l’étendard de l’indépendance nationale, l’autre celui d’une solidarité régionale ambitieuse. Leur réussite dépendra d’un équilibre subtil : un soutien ferme, mais discret, une collaboration fructueuse, mais respectueuse.

Si cette alliance tenait ses promesses, elle pourrait faire des élections béninoises un modèle d’excellence ouest-africain. Mais si elle vacille, elle risque de nourrir les doutes et les polémiques. Une chose est sûre : en ce mardi , un pas décisif a été franchi. Reste à savoir si les suivants mèneront au triomphe ou à l’embûche.

Le Bénin face aux Objectifs de Développement Durable : un parcours prometteur

Au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Bénin se dresse comme un acteur résolu dans la quête mondiale pour un avenir plus équitable et durable. Le Rapport sur le développement durable 2024, publié par le Réseau de solutions pour le développement durable des Nations unies (SDSN), offre un éclairage précieux sur les avancées et les obstacles rencontrés par ce pays dans sa marche vers la réalisation des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD).

Avec un score honorable de 55,6 sur 100, le Bénin se place au-dessus de la moyenne régionale de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), signe d’un engagement constant et d’une ambition louable. Si les progrès sont indéniables, notamment dans des domaines clés comme l’éradication de la pauvreté et la lutte contre les changements climatiques, des défis subsistent, en particulier dans l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Explorons les réussites éclatantes du Bénin, les enjeux à surmonter et les perspectives d’un futur durable pour tous ses citoyens.

Le Bénin : un positionnement régional exemplaire

Dans une région ouest-africaine marquée par des défis structurels et sociaux, le Bénin se distingue par une performance globale encourageante. Avec un score de 55,6 sur 100, le pays dépasse la moyenne pondérée par la population des États membres de la CEDEAO, affirmant ainsi son rôle de pionnier dans la sous-région. Cette position avantageuse reflète une gouvernance proactive et une volonté politique de s’aligner sur les ambitions de l’Agenda 2030 des Nations unies. Le Bénin, à mi-parcours dans la réalisation des 17 ODD, illustre une trajectoire prometteuse, portée par des avancées significatives dans des secteurs souvent négligés, mais cruciaux pour le développement durable.

Des avancées remarquables à célébrer

Le Bénin peut se targuer de progrès notables dans plusieurs domaines stratégiques. En tête de liste, l’ODD 1, qui vise l’éradication de l’extrême pauvreté, est en bonne voie d’être atteint. Dans un contexte régional où la précarité reste un défi majeur, cette réussite est un signal fort de l’efficacité des politiques publiques béninoises. De même, les ODD 8 (travail décent et croissance économique) et 10 (réduction des inégalités) affichent des tendances positives, portées par une économie en expansion et une redistribution plus équitable des richesses.

Le rapport souligne également les efforts remarquables dans les ODD 12 (consommation et production responsables) et 13 (lutte contre les changements climatiques), domaines où le Bénin se positionne comme un modèle pour ses voisins. Environ 29,6 % des cibles mesurées sont en passe d’être atteintes d’ici à 2030, une dynamique encourageante qui témoigne de l’élan national vers la durabilité.

Des défis à surmonter pour un avenir inclusif

Malgré ces succès, le Bénin fait face à des obstacles persistants qui nécessitent une attention particulière. Les ODD 4 (éducation de qualité), 11 (villes et communautés durables) et 16 (paix, justice et institutions efficaces) enregistrent des tendances préoccupantes, révélant des lacunes dans des secteurs essentiels pour la cohésion sociale et le bien-être collectif. Ces défis, bien que moins nombreux que dans d’autres pays de la sous-région, appellent à des réformes audacieuses et à une mobilisation accrue des ressources.

Le Bénin : l’accès à l’eau potable : un enjeu central

L’ODD 6, qui porte sur l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, constitue l’un des points les plus critiques pour le Bénin. Comparé à la sous-région, le pays accuse un retard notable dans l’utilisation des services de base en eau et en assainissement. Pourtant, des efforts considérables ont été déployés pour inverser cette tendance.

Entre 2017 et 2022, le taux de desserte en eau potable a connu une progression spectaculaire : en milieu rural, il a bondi de 83,5 % pour atteindre 76,7 %, tandis qu’en milieu urbain, il a augmenté de 30,5 % pour s’établir à 71,8 %. Ces avancées, largement soutenues par l’Eurobond ODD, un mécanisme de financement innovant, témoignent de l’engagement du gouvernement à garantir un accès équitable à cette ressource vitale.

Cependant, des défis subsistent. L’accès universel à l’eau potable demeure un objectif ambitieux et les infrastructures d’assainissement, tant en milieu urbain que rural, nécessitent des investissements massifs. Le rapport met en lumière la nécessité de réévaluer les allocations budgétaires, en particulier dans les axes stratégiques 5, 6 et 7 du Programme d’Action du Gouvernement (PAG II), pour prioriser les secteurs de l’eau et de l’assainissement.

L’adoption de mécanismes de partenariat public-privé (PPP) encadrés et l’intégration de programmes de raccordement à coût réduit sont également essentielles pour garantir un accès équitable et abordable aux services hydrauliques.

Le Bénin : des solutions innovantes pour accélérer les progrès

Pour transformer ces défis en opportunités, le Bénin doit intensifier ses efforts sur plusieurs fronts. Tout d’abord, une modernisation des procédures de passation des marchés publics s’impose pour garantir la transparence et l’efficacité des projets d’infrastructure. Ensuite, une réallocation stratégique des ressources budgétaires vers les secteurs prioritaires, notamment l’eau et l’assainissement, est cruciale. Enfin, le renforcement de la collaboration avec le secteur privé et la société civile permettra d’amplifier l’impact des initiatives de développement et de promouvoir une approche plus inclusive et résiliente.

Un avenir durable à portée de main

Le Rapport sur le développement durable 2024 pour le Bénin est une invitation à célébrer les progrès accomplis tout en restant vigilants face aux défis à venir. Le pays a démontré sa capacité à avancer de manière significative vers les ODD, surpassant même ses pairs régionaux dans plusieurs domaines. Cependant, les obstacles persistants, en particulier dans l’accès à l’eau potable, rappellent que la route vers 2030 exige un engagement renouvelé et des actions ciblées.

Avec une gouvernance éclairée, des investissements stratégiques et une mobilisation collective, le Bénin peut transformer ses ambitions en réalités tangibles, offrant à ses citoyens un avenir plus prospère, inclusif et durable. Le temps est venu pour le Bénin de consolider ses acquis et de devenir un modèle de résilience pour l’Afrique de l’Ouest, prouvant que le développement durable est non seulement possible, mais à portée de main.

 

Une nouvelle génération d’acteurs agricoles engagée pour le développement du Bénin

Cotonou, 24 février 2025 –  C’est sous le ciel matinal du lundi que les 223 nouveaux Agents Contractuels de Droit Public de l’État (ACDPE) du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (MAEP) ont officiellement franchi un cap décisif dans leur carrière.  En effet, accueillis en grande pompe lors de la cérémonie de montée des couleurs, ces jeunes professionnels ont été présentés au ministre Gaston Cossi DOSSOUHOUI, aux membres de son cabinet et à l’ensemble du personnel du ministère. Un moment solennel où enthousiasme et engagement se sont entremêlés dans une atmosphère empreinte de promesses et de responsabilités.

223 nouveaux Agents Contractuels de Droit Public du MAEP intègrent le secteur agricole béninois lors d'une cérémonie solennelle
© 223 nouveaux Agents Contractuels de Droit Public du MAEP intègrent le secteur agricole béninois lors d'une cérémonie solennelle
MAEP : Un tournant décisif pour ces jeunes agronomes

Par ailleurs, loin d’être une simple formalité administrative, cette cérémonie a marqué leur intégration officielle dans la grande famille du MAEP. Ces nouveaux agents dépassent le statut de simples recrues et se positionnent comme les futurs piliers de la modernisation du secteur agricole béninois. Conscients du rôle crucial qui leur incombe, ils abordent cette étape avec détermination et humilité, prêts à mettre leur savoir au service de la nation.

En plus, le ministre Gaston Cossi DOSSOUHOUI, en véritable pédagogue, a saisi cette opportunité pour distiller quelques conseils à l’endroit de ces jeunes agents. « L’agriculture évolue sans cesse en intégrant de nouveaux savoirs, pratiques et innovations. » « Les écoles d’agriculture vous ont formé, mais c’est sur le terrain que vous forgez votre véritable expertise. » « Votre engagement et votre travail acharné seront les véritables marqueurs de votre progression. » Il n’a pas manqué de leur rappeler que leur mission dépasse la simple application de leurs connaissances : il s’agit d’un véritable engagement patriotique au service du développement économique du pays.

223 nouveaux Agents Contractuels de Droit Public du MAEP intègrent le secteur agricole béninois lors d'une cérémonie solennelle
© 223 nouveaux Agents Contractuels de Droit Public du MAEP intègrent le secteur agricole béninois lors d'une cérémonie solennelle
Un engagement ferme au service du monde rural

Portant la voix de ses camarades, Alassane IDRISSOU a exprimé avec ferveur leur reconnaissance à l’endroit du gouvernement et de son chef, le Président Patrice TALON. Ce recrutement, selon lui, témoigne d’une volonté politique claire : renforcer les compétences et les ressources humaines pour insuffler un nouvel élan au secteur agricole. Il a pris l’engagement, au nom de ses collègues, de se montrer à la hauteur des attentes. « Nous serons aux côtés des producteurs, des éleveurs et des pêcheurs, non pas comme de simples techniciens, mais comme de véritables partenaires de leur réussite. » « Nous mesurons les défis à venir et nous y ferons face avec rigueur et professionnalisme.»

Un renfort attendu pour le MAEP

En outre, l’importance de ce recrutement ne fait aucun doute. Pour Mme Françoise ASSOGBA KOMLAN, Secrétaire Générale du MAEP, l’arrivée de ces nouveaux agents constitue une bouffée d’oxygène pour un ministère dont les ambitions de modernisation nécessitent des ressources humaines compétentes et engagées.

Ce moment symbolique marque ainsi le début d’un parcours qui s’annonce aussi exigeant que prometteur pour ces jeunes agents. Entre les défis du terrain et la nécessité d’innover, ils devront s’armer de persévérance pour répondre aux exigences d’un secteur en pleine mutation.

 Une nouvelle ère pour l’agriculture béninoise

En somme, au-delà du protocole, cette cérémonie a scellé une alliance entre une jeunesse motivée et un secteur stratégique en quête de dynamisme. Ces 223 agents incarnent l’avenir d’une agriculture béninoise plus performante et résolument tournée vers l’autosuffisance alimentaire et le développement durable. Le chemin est tracé, les attentes sont grandes, mais une chose est certaine : l’engagement de ces jeunes professionnels sera déterminant pour façonner l’agriculture de demain.

 

Le Conseil économique et social béninois prend un nouvel élan

Cotonou, 24 février 2025 Ce lundi, une page significative s’est tournée au Palais de la Marina, où le président Patrice Talon a orchestré avec solennité l’entrée en fonction des nouveaux visages du Conseil économique et social (CES). En effet, cet événement, loin d’être une simple formalité, marque un renouveau dans les arcanes de cette institution pivot, appelée à éclairer les décisions nationales par son expertise singulière.

 Le CES : Une assemblée fraîchement constituée

Au cœur de cette cérémonie empreinte de gravité, vingt et un esprits éclairés ont été intronisés. Parmi eux, neuf conseillers nationaux, porteurs d’une vision panoramique des enjeux du pays, côtoient douze coordonnateurs issus des conseils départementaux, ancrés dans les réalités territoriales. En plus, ce savant mélange promet une alchimie entre perspectives globales et pragmatisme local. Dans les jours à venir, ces membres auront la délicate mission de désigner, parmi eux, un président ainsi qu’un bureau dirigeant, chargés de donner une voix cohérente à cette mosaïque de compétences.

Une boussole pour les ambitions nationales

Par ailleurs, le CES ne se contente pas d’être une simple chambre d’écho. Tel un phare guidant dans la brume des choix politiques, il examine avec perspicacité les projets de loi, les ordonnances et les décrets qui lui sont soumis : Plus encore, lorsque des programmes d’envergure à dimension économique ou sociale émergent, leur soumission à l’avis du CES devient une étape incontournable, une sorte de rite garantissant leur robustesse.

Le président de la République lui-même peut, à loisir, solliciter ses lumières sur des questions aussi vastes que l’économie, la société, la culture ou les avancées scientifiques et techniques, faisant du CES un véritable creuset de réflexion.

Une voix proactive au service de l’intérêt collectif

Loin de se cantonner à un rôle passif, le CES dispose d’une prérogative rare : celle de s’exprimer de son propre chef. Par des recommandations finement ciselées, il peut aussi interpeller l’Assemblée nationale ou le gouvernement, soulignant les réformes qui, à ses yeux, épousent ou défient l’intérêt général. Cette capacité à anticiper, à proposer, voire à alerter, confère à l’institution une stature de vigie, veillant à ce que les vents des transformations nationales soufflent dans une direction harmonieuse.

 Le CES : un horizon de défis et d’espoir

En installant ces nouveaux membres, Patrice Talon ne se contente pas de renouveler une équipe ; il insuffle une dynamique, un souffle d’espérance dans une institution appelée à jouer les équilibristes entre tradition et modernité. La diversité des profils réunis laisse présager des débats riches, où les idées s’entrechoqueront pour accoucher de solutions audacieuses.

Alors que le Bénin navigue dans un monde en perpétuelle mutation, le CES, fort de ce nouvel élan, pourrait bien devenir le compas discret, mais essentiel d’une nation en quête de prospérité durable. Reste à voir comment ces femmes et ces hommes sauront transformer leur mandat en un levier tangible pour le bien commun.

L’Ukraine : trois ans de résilience inébranlable et d’audace exemplaire

Dans le sillage d’un anniversaire chargé d’émotion et de symbolisme, l’Ukraine célèbre trois années de lutte acharnée, émaillées d’un héroïsme d’une rare intensité. En effet, le chef d’État, par une éloquence empreinte de solennité, a magnifié le sacrifice et la persévérance de son peuple en proclamant, non sans une emphase toute particulière, « trois ans de résistance, de gratitude et d’héroïsme absolu ». Ces mots, à la fois une ode et un serment, résonnent comme une leçon magistrale sur la ténacité face aux affres de la guerre.

En célébrant trois ans de lutte acharnée, l'Ukraine magnifie le sacrifice héroïque de son peuple tout en réaffirmant sa résilience
© En célébrant trois ans de lutte acharnée, l'Ukraine magnifie le sacrifice héroïque de son peuple tout en réaffirmant sa résilience
Une fête de la mémoire et de la détermination en Ukraine 

Dans un décor où chaque pierre de Kiev semble murmurer l’histoire d’un combat pour la survie, la commémoration se double d’un vibrant hommage aux âmes vaillantes qui ont offert leur vie pour forger l’État ukrainien. Tandis que des images saisissantes dévoilent le quotidien des civils et les affrontements sur le front, le dirigeant ukrainien rend hommage à ceux qui, par leur courage et leur engagement passionné, ont édifié une forteresse d’espoir au cœur de l’adversité. Loin d’un simple rituel commémoratif, cette journée se mue en une véritable leçon de résilience, illustrant comment le souvenir des sacrifices passés éclaire le chemin incertain de l’avenir.

L’Europe aux portes de l’Ukraine : un soutien aux dimensions inédites

Parallèlement à ces hommages intérieurs, l’Europe se fait le fer de lance du soutien international. Dans une démonstration diplomatique aux allures de rassemblement solennel, des figures éminentes telles que la présidente de la Commission européenne et le Premier ministre canadien ont foulé le sol ukrainien, rappelant que l’Ukraine incarne bien plus qu’un conflit régional : elle est aussi le miroir d’une Europe en quête de valeurs partagées. L’allocution de l’une de ces dirigeantes, insistant sur l’inextricable lien entre le destin de l’Ukraine et celui du vieux continent, se présente comme un vibrant manifeste de solidarité dans une époque où les certitudes géopolitiques vacillent. Paradoxalement, alors que certains virages inattendus évoquant même le recul d’alliances transatlantiques jetteraient une ombre sur l’avenir, ce cortège européen renforce aussi la dimension collective de la lutte.

Les cieux en ébullition : une offensive de drones et l’art de la défense

Dans le théâtre mouvant des conflits modernes, le ciel ukrainien s’est transformé en arène d’un ballet technologique et militaire. Au cœur de la nuit, Moscou a orchestré le lancement de 185 drones d’attaque, dont plus de la moitié ont été neutralisés grâce à des systèmes de défense sophistiqués. Les zones stratégiques de Dnipropetrovsk à Odessa en passant par Kiev et Khmelnitski ont été le théâtre d’un déploiement aérien qui rappelle cruellement que, dans ce duel contemporain, chaque vol d’engin est un fragment d’un affrontement plus vaste. Ce nouvel assaut, survenant à la suite d’une offensive similaire de dimensions record, souligne l’ingéniosité de l’adversaire, mais aussi la capacité remarquable des forces ukrainiennes, saluées publiquement par leur commandant suprême pour leur dignité et leur détermination.

Un avenir sculpté par la volonté et la solidarité

En somme, face aux oscillations imprévisibles du destin international, l’Ukraine se dresse telle une forteresse de volonté et de valeurs indéfectibles. Entre l’éloquence solennelle d’un chef d’État et la présence réconfortante d’un bloc européen uni, le récit ukrainien s’inscrit comme une leçon vivante d’endurance et de renaissance. Les assauts aériens et les revirements politiques ne sauraient entacher la lumière d’un peuple qui, par ses actes et ses sacrifices, enseigne au monde l’art de transformer l’adversité en une symphonie de courage et d’unité. En définitive, ce troisième anniversaire ne marque pas la fin d’un combat, mais le prélude d’un futur dans lequel l’espoir, nourri par la solidarité internationale, continue d’éclairer la voie d’un renouveau démocratique et humain.

Vision 2040 : L’UEMOA élabore sa stratégie à l’ère de la prospective collective

Cotonou, 24 février 2025 – Dans l’écrin moderne de l’hôtel Azalai, à Cotonou, s’est ouvert ce lundi un chapitre clé de la refondation ouest-africaine : les ateliers nationaux de dissémination de la Vision Prospective 2040 et du Plan Stratégique Impact 2030 de l’UEMOA. En effet, présidés par le Commissaire Paul Koffi Koffi, ces travaux de deux jours, accueillis par le Bénin après le Burkina Faso, aspirent à transformer des documents-cadres en leviers d’action concrets pour les huit États membres. Réunissant planificateurs nationaux, représentants du secteur privé et de la société civile, l’événement incarne une démarche rare : celle d’une intégration régionale pensée par et pour ses acteurs.

Une architecture institutionnelle : de la vision aux réalités territoriales

Par ailleurs, L’enjeu de ces ateliers dépasse la simple transmission descendante. Il s’agit d’un exercice de traduction opérationnelle, où chaque ligne directrice doit épouser les réalités socioéconomiques locales. La Vision 2040, fruit d’une élaboration itérative incluant des missions circulaires dans chaque État, dessine une Union transformée : un espace économique intégré, résilient aux chocs externes et porté par une industrialisation inclusive. Le plan Impact 2030, quant à lui, agit comme un catalyseur à moyen terme, structuré autour de 37 projets phares, des corridors énergétiques transfrontaliers à la numérisation des systèmes fiscaux.

Pour Habib Tidjani, Conseiller technique du ministre béninois de l’Économie, présent en lieu et place du ministre, « ces travaux ne sont pas un séminaire de plus, mais un laboratoire de souveraineté collective.  La résilience de l’UEMOA dépendra de notre aptitude à mutualiser nos diagnostics pour fertiliser des solutions endogènes. » Un appel à l’appropriation active relayé par le Commissaire Koffi Koffi, insistant sur la nécessité d’un « alignement organique » entre plans nationaux et ambitions régionales.

Méthodologie : le participatif comme ADN

D’ailleurs, L’originalité de la démarche réside dans son écosystème consultatif. Les ateliers béninois, comme ceux à venir dans les autres États jusqu’en mars 2025, s’articulent autour de sessions thématiques ciblant les leviers sectoriels :

Synergies minières : harmonisation des codes miniers pour une valorisation régionale des ressources, contre la logique d’enclaves extractives.

Énergie en réseau : schéma directeur pour interconnecter les mix électriques (solaire burkinabè, gaz béninois, hydroélectricité ivoirienne).

– Numérique inclusif : plateforme unifiée de services e-gouvernementaux, adossée à une identité biométrique commune.

Autre innovation : l’intégration d’un simulateur de politiques publiques, permettant aux participants de mesurer en temps réel l’effet domino des réformes proposées. « En ajustant le taux d’intégration fiscale, on voit immédiatement l’impact sur les PIB nationaux », explique une experte de la Commission.

Les ateliers nationaux de dissémination de la Vision Prospective 2040 et du Plan Stratégique Impact 2030 de l’UEMOA à Cotonou,
© Les ateliers nationaux de dissémination de la Vision Prospective 2040 et du Plan Stratégique Impact 2030 de l’UEMOA à Cotonou,

Vision 2040 : le Bénin, laboratoire de l’ambition régionale

En plus, pour le pays hôte, ces ateliers résonnent comme une validation de son statut d’élève modèle de l’intégration. Son Plan National de Développement (PND) 2021-2026, axé sur les infrastructures et la transformation agro-industrielle, apparaît comme un proto-modèle des objectifs de l’UEMOA. « Notre défi est double : hisser nos spécificités locales au rang de normes régionales, tout en irriguant nos politiques des meilleures pratiques voisines », confie un directeur de la planification présent à Cotonou.

 L’intégration comme art de la fugue 

À l’heure où les modèles d’unions économiques vacillent sous les crises globales, l’UEMOA esquisse une partition singulière. Ces ateliers, bien au-delà de leur dimension technique, révèlent une vérité stratégique : l’intégration réussie ne se décrète pas, elle se co-construit dans le creuset des réalités nationales.

En somme, le pari de la Vision 2040 est audacieux : faire de l’Union non pas une simple zone monétaire, mais un écosystème économique interdépendant, où la mine burkinabè alimente l’industrie béninoise, où les données ivoiriennes dopent l’innovation sénégalaise. Reste à transcender les égoïsmes nationaux, écueil historique des ensembles régionaux.

Comme le souligne un participant : « L’UEMOA de 2040 sera ce que nous en ferons aujourd’hui. Ces ateliers sont les premières graines d’une forêt que nous ne verrons pas, mais dont l’ombre protégera les générations futures. » Gageons que Cotonou aura été l’un de ces sols fertiles où l’idée d’Afrique s’enracine, enfin, dans le concret.

 

Douala 2025 : La toile africaine se tisse au fil du coton

Dans l’effervescence de Douala, carrefour économique du Cameroun, se prépare un conciliabule stratégique qui pourrait redessiner les contours de l’or blanc africain. En effet, du 8 au 11 avril 2025, la réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA) réunira près de 200 acteurs clés : chercheurs, agronomes, sociétés cotonnières et bailleurs internationaux autour d’un objectif commun : réinventer la résilience d’une filière confrontée aux soubresauts du climat et aux exigences de la durabilité.  Par ailleurs, pour le Bénin, dont l’ambition est de consolider son leadership, cet événement s’apparente à une agora dans laquelle se joue l’avenir d’un secteur vital.

Un symposium agroéconomique : autopsie d’une campagne, semences du futur  

D’ailleurs, l’assemblée se transforme en un véritable laboratoire d’idées, dépassant ainsi le cadre d’un simple exercice comptable. Au cœur des débats : le débriefing minutieux de la campagne 2024-2025, véritable kaléidoscope de défis et d’innovations. En plus, les délégations des huit pays membres dissèqueront les résultats d’une saison marquée par des aléas climatiques inédits, tout en évaluant l’efficacité des variétés de coton génétiquement acclimatées, ces « cultivars caméléons » conçus pour résister aux caprices d’un thermomètre planétaire en délire.

Les ateliers techniques s’attarderont sur trois piliers critiques :

  1. L’art de la guerre entomologique : face à l’invasion de ravageurs mutés, les stratégies de lutte intégrée, mariage de biopesticides et de prédateurs naturels, seront passées au crible.
  2. La résurrection des sols : des pratiques régénératives, comme l’agroforesterie symbiotique ou la rotation culturale intelligente, seront présentées comme antidote à la stérilité croissante des terres.
  3. L’alchimie des semences : les chercheurs dévoileront des prototypes de cotonniers transgéniques, capables de fleurir sous des pluviométries erratiques.

Le Bénin en quête d’hégémonie raisonnée  

Dans cet échiquier régional, le Bénin, troisième production africaine, entend jouer les fers de lance. Son pari ? Transformer la fibre cotonnière en levier d’une économie circulaire. « Notre objectif n’est pas de produire plus, mais de produire mieux », confie un membre de la délégation béninoise sous couvert d’anonymat. Le pays mise sur une mécanisation raisonnée, couplée à des coopératives agricoles numérisées pour réduire l’empreinte carbone tout en optimisant les rendements.

Une filière sous tension : entre urgence climatique et conjoncture globale

Le coton, ce « diamant végétal » qui représente jusqu’à 40 % des recettes d’exportation dans certains États, subit une double pression. D’un côté, les sécheresses récurrentes et les inondations parasitent les cycles de croissance. De l’autre, les fluctuations des cours mondiaux, aggravées par les crises géopolitiques, menacent la stabilité des revenus des 20 millions d’Africains dépendant de cette monoculture.

  • La réunion de Douala ambitionne de formaliser une feuille de route inédite, incluant :
  • Un fonds mutualisé d’assurance climatique pour les petits producteurs.
  • La création d’une bourse africaine du coton bio, labellisée « Équitable & Carboneutre ».
  • Un réseau panafricain de fermes pilotes dédiées à l’agriculture de précision.

Tisser la résilience dans la trame de l’Afrique

À l’heure où l’agro-industrie mondiale se verdit à marche forcée, le PR-PICA se pose en architecte d’une révolution silencieuse. Le succès de ce sommet ne se mesurera pas aux communiqués lénifiants, mais à sa capacité à fertiliser les synergies entre science ancestrale et haute technologie. Pour le Bénin et ses pairs, l’enjeu dépasse l’économie : il s’agit de réconcilier productivité et respect des écosystèmes, pour que le coton reste, au XXIe siècle, le fil d’or qui lie les générations.

Dans les allées du Palais des Congrès de Douala, c’est une nouvelle page de l’histoire agraire africaine qui s’écrit, une page où chaque fibre compte, chaque innovation germe, et où la terre, enfin, reprend ses droits.