Kalalé : un homme arrêté avec 570 000 FCFA en faux billets

À Kalalé, l’illusion de la « multiplication d’argent » s’arrête au marché de Dérassi.

Le mirage de la fortune facile a brutalement pris fin, mercredi 21 janvier, pour un individu au marché de Dérassi, dans la commune de Kalalé (Nord-Est du Bénin). L’homme a été interpellé par la Police républicaine alors qu’il tentait de conclure l’achat d’une motocyclette en utilisant des billets de banque contrefaits.

 

Un flagrant délit au cœur du marché

C’est la vigilance du vendeur qui a permis de mettre un terme à la transaction. Pris d’un doute lors de la remise des fonds, ce dernier a immédiatement alerté les forces de l’ordre présentes sur les lieux. Lors de la fouille du suspect, les agents ont saisi une somme totale de 570 000 francs CFA, intégralement constituée de faux billets.

 

Le « marabout ambulant » et la promesse de richesse

Interrogé par les enquêteurs, le mis en cause a livré une version des faits qui met en lumière la persistance de certaines pratiques mystico-financières dans la région. En effet, il a affirmé avoir obtenu ces coupures auprès d’un « marabout ambulant » rencontré peu de temps auparavant. Ce dernier lui aurait promis une « multiplication d’argent », un procédé illusoire consistant à transformer de petites sommes ou des papiers vierges en liasses de billets par voie ésotérique.

Par ailleurs, cette affaire illustre une nouvelle fois les risques liés aux réseaux de fausse monnaie qui s’appuient souvent sur la crédulité de citoyens en quête de gains rapides. Pour les autorités, ce dossier souligne aussi l’importance d’une vigilance accrue dans les marchés frontaliers, zones de transit privilégiées pour ces activités illicites.

Le suspect est actuellement en garde à vue. Une enquête approfondie est en cours pour tenter de remonter la filière et identifier aussi le prétendu marabout. En somme, les autorités présenteront prochainement le suspect au Procureur de la République : il devra répondre de la détention et de la mise en circulation de 570 000 FCFA en faux billets.

JO d’hiver 2026 : Nathan Tchibozo, premier Béninois de l’histoire aux Jeux

COTONOU, 22 jan 2026 (JDB) – Le Bénin s’apprête à vivre un tournant historique de son histoire sportive avec la première participation d’un de ses athlètes aux Jeux Olympiques d’hiver, ont annoncé les autorités sportives nationales.

L’athlète Nathan Tchibozo portera les couleurs béninoises lors de l’édition de Milano-Cortina 2026, en Italie, prévue du 6 au 22 février prochain. Par ailleurs, ce choix symbolique marque la toute première fois que le drapeau du pays d’Afrique de l’Ouest flottera dans une olympiade hivernale.

Une première sur la glace

Bien que le Bénin ne possède pas de manteau neigeux, le pays mise sur la détermination de son champion pour briller sur la scène internationale. Nathan Tchibozo incarne cette diaspora béninoise qui, malgré l’éloignement géographique, choisit de représenter la terre de ses ancêtres.

Un moment de fierté nationale

Pour la nation béninoise, cette qualification est une preuve que le talent et l’identité franchissent toutes les frontières. « Le Bénin sera sur la glace, et le monde nous regardera », souligne le message de soutien adressé à l’athlète, célébrant ainsi le courage d’un sportif qui refuse de s’effacer, même dans un environnement climatique inhabituel pour son pays d’origine.

Ce baptême du feu sur la glace italienne est déjà salué comme une page inédite du sport béninois, plaçant le pays sur la carte mondiale des disciplines de plein hiver.

Le Bénin sans limites

Au-delà de la performance sportive, la présence de Nathan Tchibozo à Milano-Cortina symbolise une diplomatie de l’identité qui transcende les climats. En choisissant le Bénin, l’athlète prouve aussi que le cœur des Béninois, où qu’ils soient, repousse les frontières géographiques de la nation.

En somme, cette proximité entre la diaspora et la terre d’origine est cruciale : elle insuffle une nouvelle dynamique au sport national et prouve qu’avec de l’audace, le drapeau vert-jaune-rouge peut conquérir même les sommets les plus glacés. C’est ce lien indéfectible avec les racines qui transforme un simple exploit individuel en une immense fierté collective pour tout le peuple béninois.

Bénin : L’Anagem déménage son siège au Pôle Mathieu Kérékou

COTONOU, 22 janv. 2026 (JDB) – L’Agence nationale de gestion des marchés (Anagem) du Bénin a annoncé le transfert de son siège social au cœur du Pôle Commercial Général Mathieu Kérékou à Cotonou.

Ce déménagement, effectif depuis le début de la semaine, vise à rapprocher l’administration des acteurs économiques et des commerçants du quartier Kouhounou. Selon la Direction générale de l’Anagem, cette délocalisation s’inscrit dans une politique de « proximité » visant à offrir un service public plus « accessible et réactif » aux usagers.

 

Recentrage opérationnel

L’agence a précisé que l’ensemble de ses services administratifs est désormais regroupé sur ce nouveau site. L’accueil du public et le traitement des dossiers s’y déroulent exclusivement selon les horaires suivants :

  • Matin : de 08 h 00 à 12 h 30.
  • Après-midi : de 14 h 00 à 16 h 00.

À travers cette installation stratégique dans l’un des principaux centres d’échanges de la capitale économique béninoise, l’Anagem entend « réaffirmer son engagement » pour la modernisation de la gestion des infrastructures marchandes du pays.

Créée pour optimiser la gouvernance des marchés urbains et régionaux, l’Anagem joue un rôle central dans la stratégie gouvernementale de structuration du commerce intérieur.

Cette délocalisation au Pôle Commercial Général Mathieu Kérékou illustre une vision moderne du service public béninois, où l’administration ne se contente plus de diriger à distance, mais s’immerge dans le quotidien de ses usagers. En s’installant au cœur du flux marchand, l’Anagem réduit les barrières bureaucratiques et renforce la confiance avec les acteurs économiques. en plus,cette proximité est essentielle : elle permet une remontée d’information en temps réel, garantit une gestion des infrastructures plus humaine et assure, in fine, que chaque décision administrative soit en phase avec les réalités du terrain.

Bénin : Le streamer IShowSpeed attendu à Cotonou pour « Speed Does Africa »

COTONOU, 22 janv. 2026 (JDN) – Le célèbre streamer américain IShowSpeed, suivi par cinquante millions d’abonnés à travers le monde, est attendu au Bénin dans le cadre d’une tournée continentale marathon intitulée « Speed Does Africa ».

Darren Jason Watkins Jr., de son vrai nom, a posé ses valises sur le continent pour un périple ambitieux : visiter 20 pays africains en seulement 28 jours. Après avoir provoqué des scènes de liesse et de chaos urbain en Europe et en Asie lors de ses précédentes tournées, la star de 21 ans s’attaque désormais au public africain avec son format signature, le « livestream » (diffusion en direct).

 

Un ambassadeur 2.0 pour la « Destination Bénin »

Le concept de « Speed Does Africa » repose sur l’improvisation totale. Armé de sa caméra, le streamer se filme en temps réel à la rencontre des populations, goûtant la gastronomie locale ou s’essayant aux danses traditionnelles, sans aucun scénario préétabli.

Pour le Bénin, qui a fait du tourisme et de la culture des piliers de son développement économique sous la présidence de Patrice Talon, cette visite représente en effet un coup de projecteur inespéré. Avec une audience composée majoritairement de jeunes de la « Génération Z » aux États-Unis, en Europe et en Asie, les directs d’IShowSpeed offrent aussi une vitrine mondiale et instantanée au patrimoine béninois.

 

Influence et attractivité

« La venue d’un tel influenceur renforce l’attractivité du pays. C’est la culture qui devient un outil d’influence », explique un consultant en stratégie digitale à Cotonou. D’ailleurs, L’enjeu est de taille : transformer l’énergie débordante — et parfois imprévisible — de la star en une publicité positive pour les talents locaux et les sites touristiques du pays.

Originaire de Cincinnati, IShowSpeed s’est imposé en quelques années comme l’un des créateurs de contenus les plus puissants de la plateforme YouTube, mêlant humour absurde, passion pour le football et performances physiques.   Sa tournée africaine, suivie par des millions de fans en direct, s’impose comme un événement médiatique majeur, offrant ainsi au Bénin une visibilité sans précédent.

Boxe : Élisabeth Salanon, l’unique médaille du Bénin aux Jeux Africains de la Jeunesse

COTONOU, 22 janv. 2026 (JDB) – Le Bénin a célébré mercredi le retour triomphal de sa jeune pépite de la boxe, Élisabeth Salanon, unique médaillée de la délégation nationale lors des 4ᵉˢ Jeux africains de la jeunesse disputés en décembre à Luanda (Angola).

À seulement 16 ans, la pensionnaire de l’AS Cotonou Boxing Club a présenté officiellement sa médaille de bronze, conquise de haute lutte dans la catégorie des 54 kg. Face à des adversaires plus expérimentées, l’adolescente a fait preuve d’un « sang-froid » remarqué pour hisser le drapeau béninois sur le podium continental.

FéBéBOXE
© FéBéBOXE

L’unique lueur d’un bilan contrasté

Par ailleurs, le succès de la jeune boxeuse revêt une dimension particulière pour le sport national : sur les 39 athlètes engagés par le Bénin dans dix disciplines (athlétisme, basketball 3×3, cyclisme, karaté, etc.), Élisabeth Salanon est la seule à avoir décroché une breloque.

« Cette médaille symbolise le travail acharné d’une athlète et l’investissement nécessaire pour bâtir une relève sportive solide », a déclaré Julien Minavoa, président du Comité National Olympique et Sportif Béninois (Cnos-Ben). La distinction sera aussi officiellement remise prochainement au ministre des Sports, Benoît Dato.

FéBéBOXE
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Le fruit du programme « Graines Olympiques »

Pour les autorités sportives, cette performance valide la stratégie de détection précoce. Élisabeth Salanon est l’un des premiers fruits tangibles du programme « Graines Olympiques », lancé par le président de la Fédération béninoise de boxe (FéBéBoxe), Pierre Léonard Hinvi.

En outre, la préparation de l’athlète a bénéficié de l’expertise du technicien français Pascal Kuenzi Duval, dont l’intervention vise à professionnaliser l’encadrement technique local. « Notre vision est de détecter tôt les talents et de les conduire progressivement vers l’excellence », a souligné M. Hinvi.

FéBéBOXE
© FéBéBOXE

Cap sur les JOJ de Dakar 2026

Cette médaille de bronze n’est qu’une étape pour la FéBéBoxe, qui multiplie les regroupements intensifs depuis août 2025. La fédération prépare déjà ses jeunes pousses pour les prochaines échéances majeures : les Championnats du monde des moins de 19 ans prévus au premier trimestre 2026, mais surtout les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) à Dakar en octobre 2026.

Visiblement émue, la « petite reine » du ring a dédié sa victoire à ses entraîneurs et à son pays, s’imposant désormais comme le nouveau visage de l’ambition olympique béninoise.

Côte d’Ivoire – Bénin : Signature d’un accord APIEx et CEPICI à Abidjan

C’est une nouvelle étape dans l’intégration économique au sein de l’espace UEMOA. En effet, ce mercredi 21 janvier 2026, à Abidjan, les agences de promotion des investissements du Bénin et de la Côte d’Ivoire ont signé un accord de coopération historique. L’objectif : créer un axe économique fort pour attirer les capitaux étrangers et favoriser les échanges entre les deux voisins. De notre correspondant à Abidjan,

L’image est forte et le symbole clair. Dans les bureaux du Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), M. Eric Akouté, Directeur Général de l’APIEx Bénin, et Mme Solange Amichia, son homologue ivoirienne, ont paraphé un protocole d’accord (MoU) qui dépasse la simple courtoisie diplomatique.

Par ailleurs, cette signature intervient alors que l’APIEx a entamé une mission de « benchmark » sur les bords de la lagune Ébrié. En clair, le Bénin vient s’inspirer du modèle ivoirien tout en proposant ses propres expertises. Pour la Direction du CEPICI, il s’agit également d’un exemple concret de coopération Sud-Sud, où la mutualisation des forces remplace la concurrence stérile pour attirer les investisseurs.

APIEx Bénin
© APIEx Bénin

Un guichet unique pour les investisseurs régionaux

Concrètement, qu’est-ce que cet accord va changer pour les opérateurs économiques ? Le cadre de collaboration se veut pragmatique. Il prévoit un échange fluide d’informations sur les opportunités industrielles, mais surtout un accompagnement personnalisé pour les entreprises béninoises souhaitant s’implanter en Côte d’Ivoire, et inversement.

Au menu de cette alliance : l’identification de partenaires techniques, la co-organisation de forums d’affaires et, point crucial, une amélioration de la qualité de service offerte aux investisseurs. En harmonisant leurs dispositifs, Cotonou et Abidjan espèrent ainsi offrir une meilleure lisibilité aux multinationales qui cherchent souvent un point d’entrée unique sur le marché ouest-africain.

APIEx Bénin
© APIEx Bénin

Transformer les structures économiques

Au-delà de l’attractivité, l’enjeu est la transformation structurelle des économies locales. Mme Solange Amichia, qui préside également le Réseau des Agences de Promotion des Investissements de l’UEMOA (RAPI-UEMOA), voit dans cet accord un levier pour la création de valeur ajoutée sur le continent.

Dans un contexte de compétition mondiale pour les ressources et les marchés, le Bénin et la Côte d’Ivoire font le pari de l’union. Ce rapprochement stratégique marque la volonté de bâtir une coopération africaine orientée vers l’impact immédiat. Pour les deux capitales, l’Afrique de demain se construit aujourd’hui, par des protocoles d’accord qui se traduisent aussi en usines, en emplois et en croissance partagée.

Le Bénin reçoit un appui militaire de l’Allemagne pour l’opération MIRADOR

Le Bénin renforce ses capacités militaires dans le nord du pays grâce à un don en matériel de l’Allemagne. Vision nocturne, respirateurs et équipements de protection : la Bundeswehr offre un soutien stratégique d’une valeur de 3 millions d’euros aux Forces Armées Béninoises.

Cotonou, 21 janvier 2026 – Le Bénin renforce ses capacités opérationnelles grâce à un appui matériel significatif de l’Allemagne. La Bundeswehr, l’armée allemande, a remis aux Forces Armées Béninoises (FAB) un lot d’équipements destinés aux opérations dans le nord du pays, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et du maintien de la stabilité régionale.

Ambassade d'Allemagne au Bénin
© Ambassade d'Allemagne au Bénin

Des équipements stratégiques d’une valeur de 3 millions d’euros

 

La donation comprend notamment 25 appareils de vision nocturne, 60 respirateurs et 500 ensembles de protection individuelle, pour une valeur totale estimée à 3 millions d’euros (soit environ 1,968 milliard de FCFA). Ces équipements visent à renforcer la sécurité et l’efficacité des troupes engagées sur le terrain.

 

Un partenariat solide et durable

Lors de la cérémonie de remise organisée le 15 janvier 2026, l’Attaché de Défense allemand, le Colonel (EM) Dr. Boris Bovekamp, a réaffirmé l’engagement de l’Allemagne auprès du Bénin : « L’Allemagne demeure un partenaire fiable, engagé et solidaire du Bénin. »

Le Colonel Théophile Gbéto, directeur du matériel des armées, a représenté les FAB. Il a salué la qualité exceptionnelle du matériel fourni et rappelé l’importance de cet appui dans le cadre de l’opération MIRADOR, déployée dans le nord du pays.

Ambassade d'Allemagne au Bénin
© Ambassade d'Allemagne au Bénin

Des équipements déjà testés sur le terrain

Les nouveaux appareils de vision nocturne ont été présentés et testés lors de la cérémonie, démontrant leur efficacité et leur utilité pour les forces déployées dans des zones à sécurité sensible.

Cette initiative illustre la coopération bilatérale renforcée entre le Bénin et l’Allemagne, en particulier dans le domaine de la défense et de la sécurité. Les deux pays affichent ainsi leur volonté de soutenir le Bénin dans ses efforts pour protéger ses populations et stabiliser la région.

Cotonou : un colloque international sur l’écologie intégrale

Cotonou, 20 janvier 2026 – Depuis ce mardi, la capitale économique du Bénin accueille un important colloque international consacré aux enjeux environnementaux et humains. Ainsi, à l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), chercheurs, responsables religieux, acteurs de la société civile et décideurs politiques se sont réunis autour d’un même objectif : réfléchir à une approche globale de la protection de la planète et du bien-être des populations.

Organisée conjointement par la Fondation de l’Archidiocèse de Cotonou et l’UCAO, cette rencontre de deux jours met, en effet, l’accent sur le concept d’« écologie intégrale ». Autrement dit, il s’agit d’une vision qui relie étroitement la sauvegarde de l’environnement à la justice sociale, à l’éthique et à la spiritualité. Dans un contexte mondial marqué par l’aggravation des crises climatiques et sociales, cette approche apparaît donc comme une réponse globale aux défis contemporains.

Assemblée nationale du Bénin
© Assemblée nationale du Bénin

Un engagement politique et institutionnel affirmé

Dans ce cadre, la présence de plusieurs personnalités de premier plan a retenu l’attention. Parmi elles figure le président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis Gbèhounou Vlavonou, dont la participation témoigne clairement de l’intérêt des autorités pour ces réflexions de fond. De plus, le ministre du Cadre de vie et des Transports, Didier Tonato, a pris part à la cérémonie d’ouverture, aux côtés de nombreux responsables nationaux et internationaux.

Par ailleurs, la diversité des participants, allant des universitaires aux acteurs du développement durable, illustre la volonté partagée de croiser les savoirs et les expériences. Ainsi, l’objectif est de faire émerger des solutions concrètes et adaptées aux réalités locales et régionales.

Assemblée nationale du Bénin
© Assemblée nationale du Bénin

L’Église appelle à une prise de conscience collective

Dans son message d’accueil, l’archevêque de Cotonou a, pour sa part, insisté sur l’urgence de la situation environnementale mondiale. Selon lui, les dérèglements actuels frappent avant tout les populations les plus vulnérables. En effet, ces crises sont les conséquences directes d’un modèle de développement qui néglige l’équité et la préservation des ressources naturelles.

À cet égard, il a rappelé le rôle que l’Église entend jouer dans ce débat. D’une part, il s’agit d’éveiller les consciences. D’autre part, l’objectif est de favoriser le dialogue entre disciplines et de rappeler que la nature constitue un héritage commun à protéger pour les générations futures.

Assemblée nationale du Bénin
© Assemblée nationale du Bénin

Une rencontre au rayonnement international

Dans la continuité de ces interventions, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et président du Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar, a donné le coup d’envoi officiel des travaux. À cette occasion, il a souligné la portée universelle de la rencontre, affirmant que les réflexions menées à Cotonou dépassent largement les frontières africaines.

Ainsi, pour le prélat, ce colloque ne doit pas se limiter à un simple cadre académique. Au contraire, il doit déboucher sur des engagements concrets, capables d’influencer durablement les politiques publiques et les comportements individuels.

 

Vers des actions durables pour l’avenir

Enfin, durant deux jours, les participants échangeront autour de pistes d’action visant à concilier développement humain, respect de l’environnement et responsabilité collective. À Cotonou, l’écologie intégrale s’impose donc comme un appel fort à repenser le rapport de l’homme à la nature, dans un esprit de solidarité, d’équité et de responsabilité partagée.

Sénégal – Maroc : qui sera sacré champion d’Afrique ?

Le meilleur site de paris sportifs international 1xBet, sponsor officiel de la Coupe d’Afrique des nations TotalEnergies 2025, vous fait découvrir la finale de la CAN 2025, qui se jouera le 18 janvier. Profitez du clash décisif du tournoi, choisissez votre favori et pariez de manière responsable.

 

Les retrouvailles des meilleures équipes

 

L’équipe nationale du Sénégal se retrouve en finale pour la troisième fois sur quatre éditions. En 2019, les « Lions de la Téranga » se sont inclinés face à l’Algérie, et en 2022, ils sont venus à bout de l’Égypte aux tirs au but. Les Sénégalais ont également disputé une finale en 2002, qui s’est soldée par un échec aux tirs au but face au Cameroun. Cette équipe fait preuve d’une impressionnante régularité et reste invaincue depuis 17 matchs dans le cadre de la CAN.

 

En 2022, le Maroc a atteint le dernier carré de la Coupe du monde, le meilleur résultat jamais obtenu par une équipe africaine dans l’histoire de la compétition. Cependant, les « Lions de l’Atlas » n’arrivent pas à retrouver leur niveau habituel à la CAN depuis longtemps. Il s’agit de leur première finale depuis 2004, leur seul sacre remontant à 1976.

 

Sur le chemin de la finale, les deux équipes ont affiché des statistiques similaires : 5 succès et 1 enjeu partagé. Mais avec une différence notable : le Sénégal n’a pas réussi à s’imposer en phase de poules face à la RD Congo, alors que la situation ne l’exigeait pas. Les Marocains, quant à eux, ont disputé un match dingue de 120 minutes, suivi d’une séance de tirs au but en demi-finale face au Nigeria.

 

Fait intéressant, le Sénégal et le Maroc sont les deux équipes les plus chères de la CAN 2025 selon Transfermarkt.

 

Effectif

 

Avant même les barrages, le Maroc a perdu Azzedine Ounahi sur blessure, mais la profondeur de son effectif lui permet de pallier cette lacune.

 

Côté Sénégal, Kalidou Koulibaly et Habib Diarra seront forfaits pour la finale suite à leur disqualification, ce dernier étant devenu titulaire indiscutable lors des barrages. Leurs performances n’ayant pas été très bien notées, Koulibaly reste quand même le capitaine et le pilier de la défense.

 

Scénario possible

 

Les deux affiches du Final Four ont été marquées par un jeu extrêmement prudent. En finale, la pression sera encore plus accablante.

 

Les deux équipes aiment contrôler le ballon. Mais pour le Sénégal, la possession s’avère souvent stérile. Les « Lions de la Téranga » n’auraient pas pu percer l’arrière-garde égyptienne en demi-finale, si Sadio Mané n’avait pas osé exécuter la frappe lointaine imparable (2 buts et 3 assists au cours du tournoi).

 

Le Maroc n’a encaissé qu’un seul but, mais même en demi-finale contre le Nigeria, la meilleure attaque de la CAN 2025, l’équipe n’a pas adopté un jeu de béton rigoureux, malgré quelques pertes de balle. Les « Lions de l’Atlas » rencontrent également des difficultés dans le placement offensif, et Brahim Díaz, auteur de 5 des 9 buts des hôtes du championnat, n’a pas cassé trois pas à un canard face aux « Super Eagles ». Ayoub El Kaabi (3 pions) n’a eu qu’une seule action décisive en barrages : une offrande décisive à Ismael Saibari en quarts de finale.

 

Par ailleurs, les deux finalistes peuvent se vanter des gardiens de but d’élite. Yassine Bounou et Édouard Mendy concèdent tous deux moins de buts que ne le laissent présager les xG de leurs rivaux.

 

Fait intéressant :

 

Les hôtes de la CAN ont célébré la victoire dans 12 sur 15 finales, dont les trois dernières. Un argument de poids en faveur du Maroc.

 

Cotes : V1 – 3,565, X – 3,155, V2 – 2,363. Vainqueur : Sénégal – 2,19, Maroc – 1,6

 

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Bénin 2026 : Bio Tchané et trois autres ministres élus députés

Cotonou, 20 janvier 2026 – Alors que les lueurs de l’aube se lèvent sur une capitale encore plongée dans les analyses post-électorales, le visage de la future Assemblée nationale du Bénin se précise de manière spectaculaire. Neuf jours après les législatives du 11 janvier 2026, l’heure est au bilan d’une recomposition politique majeure. Si la victoire de la mouvance présidentielle est désormais actée, un phénomène retient particulièrement l’attention des observateurs : l’entrée massive de l’exécutif au sein du législatif.

Gouvernement Bénin
© Gouvernement Bénin

Le Palais de la Marina s’invite au Parlement

C’est un fait rare qui souligne l’ampleur du raz-de-marée en faveur du président Patrice Talon : quatre membres influents de son gouvernement actuel ont réussi le pari des urnes et s’apprêtent à troquer leur portefeuille ministériel pour un siège de député. Ce basculement stratégique redessine les contours du pouvoir, renforçant la cohésion entre les deux têtes de l’État.

Au cœur de cette offensive électorale, la 13ᵉ circonscription a servi de bastion victorieux à un poids lourd du régime. Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé de la coordination de l’action gouvernementale, y a conduit la liste avec succès. Il ne sera pas seul dans cette zone, puisqu’il partage ce triomphe avec Assouma Alimatou Shadya, actuelle ministre de l’Industrie et du Commerce, également élue députée par les populations locales.

 

Une percée gouvernementale sur tout le territoire

Le succès de l’exécutif ne s’est pas limité à une seule région. Dans la 10ᵉ circonscription, les électeurs ont accordé leur confiance à Yayi Eléonore, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Son élection confirme l’ancrage de la majorité dans les milieux académiques et intellectuels du pays.

Enfin, le secteur de la culture n’est pas en reste. Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a brillamment validé son ticket pour l’Assemblée nationale à l’issue du vote dans la 22ᵉ circonscription.

Gouvernement Bénin
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Un défi de pluralisme

Cette situation inédite, où quatre ministres en exercice intègrent simultanément le Parlement, pose la question de l’équilibre des pouvoirs dans le Bénin de 2026. Avec une Assemblée désormais dominée par les figures de proue de la mouvance présidentielle, le contrôle de l’action gouvernementale prendra une forme nouvelle, presque familiale.

Alors que les résultats définitifs consacrent un Parlement largement acquis à la cause du pouvoir en place, l’opinion publique s’interroge désormais sur l’ampleur du futur remaniement ministériel. Les sièges laissés vacants au gouvernement devront être pourvus, ouvrant un nouveau chapitre de la gouvernance de Patrice Talon à l’aube de cette législature de sept ans.