Le Bénin a engagé une nouvelle étape dans le renforcement de son dispositif de sécurité nucléaire et radiologique. Un atelier national consacré à la révision du Plan intégré de durabilité en matière de sécurité nucléaire (INSSP) s’est ouvert ce lundi à la préfecture du Littoral, à Cotonou, en présence des principaux acteurs nationaux et internationaux impliqués dans ce domaine.
La cérémonie de lancement a réuni le Général d’armée Bertin Bada, M. Richard Samba, officier technique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que M. Marcellin Amoussou-Guénou et plusieurs représentants des structures concernées.
Cette rencontre vise à actualiser les orientations stratégiques du Bénin en matière de sûreté radiologique et de sécurité nucléaire. L’objectif est de consolider le dispositif national de prévention des risques tout en assurant une meilleure adéquation avec les normes et standards internationaux recommandés par l’AIEA.
Pour les autorités béninoises, cette révision constitue un levier essentiel pour renforcer la gouvernance du secteur, améliorer les mécanismes de contrôle et garantir une gestion durable des enjeux liés à la sécurité nucléaire.
À travers l’accueil de cet atelier, le département du Littoral entend réaffirmer son engagement en faveur des initiatives contribuant à la protection des populations et au développement durable. Le préfet du Littoral, Gilbert Malè Déou, a exprimé le souhait que les travaux débouchent sur des recommandations concrètes susceptibles de consolider davantage le cadre national de sécurité nucléaire.
Le Plan intégré de durabilité en matière de sécurité nucléaire constitue l’un des principaux outils de planification permettant aux États de coordonner, sur le long terme, leurs actions en matière de sûreté radiologique, de protection physique et de lutte contre les menaces liées à l’utilisation malveillante des matières nucléaires et radioactives.
Cotonou, 22 juin 2026 — L’affaire est d’autant plus sensible qu’elle touche au cœur de l’appareil sécuritaire béninois en pleine période de vigilance antiterroriste. L’arrestation et le placement en détention provisoire, le jeudi 18 juin 2026, d’un militaire appartenant au corps d’élite des commandos du camp de Dassa-Zoumè lèvent le voile sur une porosité inquiétante entre les arsenaux militaires et les réseaux civils clandestins dans les départements du Zou et des Collines.
La filière du BTP : anatomie d’un trafic insoupçonné
L’enquête met en lumière un schéma de distribution particulièrement opportuniste. Loin des circuits mafieux internationaux traditionnels, le réseau se serait appuyé sur des relations de proximité pour monnayer du matériel de guerre :
Le commando de Dassa-Zoumè aurait extrait des munitions du stock militaire pour les céder à un proche à Bohicon ;
Ce dernier aurait ensuite fait basculer la marchandise vers le circuit civil en approvisionnant un chauffeur de camion d’une entreprise de BTP ;
Le conducteur aurait profité de sa mobilité géographique pour écouler les cartouches auprès d’acheteurs finaux dont l’identité reste à établir.
L’effet domino se serait produit lorsque les services de renseignement ont interpellé un premier militaire à Bohicon, présenté comme l’un des pivots de la transaction. Les interrogatoires menés par la Police républicaine auraient rapidement permis de remonter la filière jusqu’au domicile du commando suspect, où les agents ont saisi plusieurs dizaines de cartouches de différents calibres. Le suspect est désormais détenu à la prison civile de Savalou.
Le paradoxe sécuritaire : l’urgence du contrôle interne
Cette affaire met en lumière une contradiction majeure pour l’État béninois. Au moment où le gouvernement investit massivement pour sécuriser ses frontières face à la menace des groupes armés extrémistes, la fuite présumée de munitions issues d’un arsenal d’État vers le circuit civil pose une question fondamentale : comment renforcer la sécurité du pays si les forces de défense et de sécurité ne parviennent pas à garantir l’inviolabilité de leurs propres stocks ?
La traçabilité des armes et des munitions apparaît ainsi comme un enjeu de sécurité nationale. Si le ministère de la Défense et les autorités judiciaires observent, pour l’heure, un silence total, certains experts redoutent que cette affaire ne constitue pas un cas isolé. Les investigations devront impérativement déterminer si ce réseau alimentait le grand banditisme local ou si ces munitions prenaient la direction des zones de conflit du Nord. À Cotonou, les regards se tournent désormais vers la hiérarchie militaire, appelée à s’expliquer sur les éventuelles failles dans la gestion et la sécurisation de ses armureries.
Matéri, 22 juin 2026 – Face à la persistance de la menace terroriste qui secoue le nord du Bénin, le maire de Matéri, Robert Wimbo Kassa, a pris la direction du terrain. Dimanche 21 juin, l’édile a sillonné plusieurs localités frontalières directement exposées aux incursions des groupes armés extrémistes. Cette visite de haut rang place un double symbole au cœur de son action : apporter un réconfort concret aux populations civiles et galvaniser les unités militaires déployées sous la bannière de l’opération Mirador.
L’autorité communale a mené cette tournée stratégique dans les villages de Nambouli, Tampanga et Niehoun-Daloga, des verrous sécuritaires situés à la lisière des frontières septentrionales du pays. Pour l’occasion, une importante délégation l’accompagnait, comprenant le commandant Paulin Amoussou (chef de bataillon chargé des opérations du fuseau Ouest de l’opération Mirador), le capitaine Mathias Dedomin (commandant du sous-groupement tactique interarmes de Nambouli), ainsi que les responsables administratifs et policiers de la région.
Sur place, Robert Wimbo Kassa a longuement échangé avec les administrés et les soldats engagés dans la sécurisation de cette zone rouge. En effet, cette immersion visait à briser l’isolement des communautés affectées par la crise sécuritaire, tout en réaffirmant le soutien indéfectible de la municipalité aux Forces de défense et de sécurité (FDS).
Par ailleurs, cette tournée a coïncidé avec la célébration de la fête des Pères, offrant un cadre mémoriel fort pour saluer le sacrifice des militaires béninois morts au combat. Le maire de Matéri a rendu un hommage vibrant à « la bravoure et l’engagement » de ces hommes postés loin de leurs familles pour défendre l’intégrité du territoire national.
« Le sang de nos frères d’armes versé sur le sol de Matéri n’est pas un vain sacrifice. Il constitue le ciment de notre résilience et l’étendard de notre refus absolu de céder un seul pouce de notre territoire à la barbarie », a martelé l’élu devant les troupes de l’opération Mirador.
En outre, l’autorité locale a exprimé sa profonde gratitude envers les familles des martyrs, rappelant le devoir républicain de préserver leur mémoire collective.
Vigilance citoyenne : miser sur le renseignement de proximité
Devant les comités de villageois, Robert Wimbo Kassa a insisté sur le fait que l’action militaire ne peut suffire à elle seule. Selon lui, la victoire contre l’extrémisme violent repose impérativement sur la vigilance citoyenne et le renforcement des mécanismes d’alerte précoce.
C’est pourquoi le maire a exhorté les habitants à signaler immédiatement tout comportement suspect et à maintenir des canaux de communication permanents avec les forces armées et la Police républicaine. De surcroît, il estime que ce renseignement de proximité représente le levier le plus efficace pour optimiser la réactivité des unités combattantes.
En fin de compte, ces échanges directs ont mis en lumière la solide adhésion des populations aux efforts de sécurisation du gouvernement béninois. Une union sacrée que le maire de Matéri considère comme l’arme absolue pour relever les défis sécuritaires majeurs de cette partie du pays.
Cotonou, 17 juin 2026 — Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants, Gilbert Malé Deou, Préfet du département du Littoral, a présidé le mardi 16 juin 2026, à la Préfecture de Cotonou, la session ordinaire du Comité Départemental de Sécurité (CDS). Une rencontre cruciale qui a réuni l’ensemble des acteurs clés impliqués dans la prévention, la coordination et le suivi des actions de sécurité dans cette région stratégique du Bénin.
Port de Cotonou et criminalité urbaine : Un état des lieux sécuritaire sans complaisance
La session du CDS a été l’occasion de faire un bilan complet de la situation sécuritaire dans le Littoral, un département qui concentre à la fois des enjeux économiques majeurs — avec le port autonome de Cotonou — et des défis liés à la criminalité urbaine, aux tensions sociales ou encore aux risques d’insécurité transfrontalière.
Les échanges ont permis de passer en revue les dispositifs existants, d’identifier leurs forces et leurs faiblesses, et surtout, de renforcer la coordination entre les forces de l’ordre, les services de renseignement et les acteurs locaux. « La sécurité est l’affaire de tous. Il ne s’agit pas seulement de réagir, mais d’anticiper », a souligné un participant sous couvert d’anonymat.
Synergie et police de proximité : Les maillons d’une sécurité durable dans le Littoral
L’un des points forts de cette session réside dans l’accent mis sur la synergie d’actions entre les différents acteurs. Le préfet a appelé la Police nationale, gendarmerie, douanes, services de renseignement, mais aussi représentants des communes et de la société civile à renforcer leur collaboration pour une réponse plus efficace aux menaces.
Gilbert Malé Deou a particulièrement insisté sur l’importance de la proximité avec les populations. « Nous devons être à l’écoute des citoyens, comprendre leurs préoccupations et y répondre de manière adaptée. La confiance entre les forces de l’ordre et la population est un pilier de la sécurité », a-t-il déclaré.
Vigilance et anticipation : Le préfet réaffirme sa détermination face aux menaces
Face à un environnement sécuritaire en constante évolution, le Préfet a réaffirmé la détermination des autorités à préserver la paix et l’ordre public dans le Littoral. « Nous sommes conscients des défis, mais nous sommes aussi déterminés à les relever. Chaque membre de ce comité a un rôle à jouer, et c’est ensemble que nous y parviendrons », a-t-il martelé.
Les discussions ont également porté sur l’amélioration des mécanismes de veille et d’alerte précoce, ainsi que sur la nécessité de sensibiliser davantage les citoyens aux enjeux de sécurité. « La prévention reste notre meilleure arme », a rappelé un officier de police présent à la réunion.
Mobilisation collective : Un engagement salué par les autorités locales
À l’issue de la session, Gilbert Malé Deou a salué l’implication et le sens de responsabilité de tous les membres du CDS. « C’est grâce à cet esprit de collaboration que nous pourrons garantir un environnement sûr pour nos populations », a-t-il souligné.
Le message est clair : la sécurité dans le Littoral ne peut être assurée que par une mobilisation collective. Les autorités locales, les forces de l’ordre et les citoyens doivent tous jouer leur partition pour faire du département un espace sécurisé, dynamique et prospère.
Quels défis pour l’avenir sécuritaire du Littoral ?
Alors que les défis sécuritaires persistent, cette session du CDS marque une étape importante dans la stratégie globale de sécurisation du Littoral. Les prochaines semaines devraient voir la mise en œuvre de nouvelles mesures concrètes, notamment en matière de renforcement des patrouilles, de modernisation des équipements et de formation des acteurs locaux.
Reste à savoir si cette dynamique collective suffira à endiguer les menaces et à rassurer une population de plus en plus exigeante en matière de sécurité. Une chose est sûre : le Préfet Gilbert Malé Deou et son équipe ne comptent pas baisser la garde.
Le pire a été évité de justesse dans la soirée du lundi 25 mai 2026 à Natitingou, dans le nord du Bénin. Grâce à une intervention d’urgence d’une rare intensité, les éléments de l’Agence béninoise de protection civile (ABPC) ont réussi à extirper vivant un jeune homme de 25 ans, prisonnier d’un puits désaffecté particulièrement profond. Un sauvetage qui remet en lumière le danger invisible des chantiers non sécurisés.
Un gouffre invisible en bordure de piste
Tout bascule à la nuit tombée dans le quartier Ourbona. Un jeune homme de 25 ans chute brutalement dans un puits abandonné alors qu’il longeait un chantier. L’ouvrage, étroit mais profond de près de 15 mètres, se révèle être un véritable piège. Creusé en bordure d’une piste fréquentée, il ne disposait d’aucune protection ni signalisation, exposant ainsi les passants à un danger mortel.
Alertés d’urgence, les secouristes de la Compagnie communale de protection civile (CCPC) de Natitingou se déploient immédiatement sur les lieux. Face à l’exiguïté du conduit et à la profondeur du gouffre, les agents doivent mettre en œuvre des techniques de sauvetage en milieu périlleux.
Sous les yeux anxieux des riverains, des responsables locaux et des forces de l’ordre du commissariat de police venues sécuriser la zone, les sapeurs-pompiers descendent dans l’étroit boyau. Après de longs efforts minutieux, le miracle se produit : le jeune homme est remonté à la surface. Malgré la violence du choc, la victime est miraculeusement vivante et consciente.
Étonnamment conscient après cette chute vertigineuse, le miraculé souffre néanmoins de graves blessures. Le premier bilan médical dressé sur les lieux du drame fait état d’une fracture fermée du fémur droit, couplée à une forte suspicion de traumatisme de la colonne vertébrale.
Immédiatement stabilisé par les équipes d’urgence, il a été évacué en priorité absolue vers le Centre hospitalier départemental (CHD) de Natitingou afin d’y recevoir des soins intensifs. L’opération s’est déroulée sous haute surveillance, avec l’appui des forces de police locales venues sécuriser le périmètre aux côtés des autorités communales.
Un appel urgent à la responsabilité citoyenne
Au-delà du professionnalisme salué des sapeurs-pompiers, cet accident remet en lumière un problème récurrent et mortel lié à l’aménagement de l’espace public. L’ABPC a d’ailleurs profité du succès de cette mission pour lancer un avertissement ferme.
L’institution de secours exhorte les propriétaires terriens, les maîtres d’œuvre et les riverains à assumer leurs responsabilités en sécurisant systématiquement les puits inachevés ou désaffectés. Couvercles robustes, margelles surélevées ou scellements définitifs : ces mesures élémentaires de précaution constituent une obligation morale afin d’éviter que de simples chantiers ne se transforment, à la nuit tombée, en véritables tombeaux ouverts pour les passants.
Tori-Bossito, 20 mai 2026 — Derrière l’apparence rassurante d’un homme se présentant comme agent de police se cachait en réalité un réseau mêlant vol de motos, escroquerie, recel, faux billets et usurpation de titre. Le mardi 19 mai 2026, une opération menée par les forces de l’ordre a permis de démanteler une partie de cette organisation après plusieurs jours d’enquête.
L’affaire débute le 14 mai. Un individu se présente auprès d’un vendeur de motos d’occasion spécialisé dans les Haojue 115. Costume bien rodé, ton calme, rendez-vous organisés près du commissariat de Tori-Bossito : tout semble crédible. L’homme affirme être policier et gagne progressivement la confiance du commerçant.
Pendant plusieurs jours, il multiplie les échanges avec sa cible, jouant le rôle du client sérieux. Puis, le 17 mai, il passe à l’action. Sous prétexte de vouloir tester une moto avant achat, il profite d’un moment d’inattention du vendeur pour démarrer l’engin et disparaître à toute vitesse.
Mais dans sa fuite précipitée, le suspect commet une erreur qui va faire basculer l’enquête : il abandonne son sac sur place. À l’intérieur, les enquêteurs découvrent 17 faux billets de 10 000 FCFA, révélant une affaire bien plus vaste qu’un simple vol de moto.
Une enquête qui remonte toute une filière
Alertée, la police ouvre immédiatement une enquête. Les investigations permettent d’interpeller le principal suspect dans la nuit du 18 au 19 mai. Selon les premiers éléments, l’homme était déjà recherché dans une autre affaire d’escroquerie portant sur 50 000 FCFA.
Lors de son audition, il finit par livrer le nom d’un complice présumé qui l’aurait hébergé après le vol. Une première perquisition est menée, sans résultat concluant. Mais les enquêteurs poursuivent leurs recherches jusqu’au quartier Von Château, à Cococodji.
Dans un atelier suspecté de servir de point de recel, les forces de l’ordre mettent la main sur plusieurs objets compromettants : une Honda Wave, une Dayang, 25 pagnes neufs ainsi que la fameuse Haojue 115 volée quelques jours plus tôt.
Attogon dans le viseur des enquêteurs
Les policiers poursuivent ensuite leurs investigations jusqu’à Attogon, où ils recherchent activement un mécanicien soupçonné d’avoir dissimulé d’autres motos volées appartenant au réseau.
Au total, cette opération a permis l’arrestation de deux suspects, la récupération de plusieurs motos, la saisie de faux billets et l’interpellation d’un individu se faisant passer pour un policier.
Hormis le spectaculaire scénario du faux agent infiltrant la confiance d’un vendeur, cette affaire met surtout en lumière l’existence de réseaux criminels capables de mêler escroquerie, faux monnayage et trafic de biens volés dans plusieurs localités. À Tori-Bossito comme à Cococodji, l’enquête se poursuit désormais pour identifier l’ensemble des ramifications du réseau et retrouver d’éventuels complices encore en fuite.
En l’espace d’une semaine, la Direction de la police judiciaire béninoise a réalisé un véritable coup de filet en interpellant trois criminels de haut niveau, recherchés sur plusieurs continents. Si Cotonou affiche sa fermeté face au grand banditisme, le contraste avec la menace sécuritaire au Nord reste dans tous les esprits.
Le Bénin ne veut plus être une terre d’asile pour les fugitifs de la justice internationale. Entre le 13 et le 19 avril 2026, le Bureau central national (BCN-Interpol Cotonou) a multiplié les opérations ciblées, transformant la capitale économique en véritable souricière pour des individus qui pensaient avoir trouvé, sous les tropiques, un refuge propice à leur impunité.
Le « gros poisson » de Lagos
Le premier acte de cette offensive sécuritaire s’est joué le 15 avril, dans le cadre feutré d’un hôtel de Cotonou. C’est là qu’Alhaji Tajudeen Ahmed Akambi, ressortissant nigérian dont le nom faisait la une de la presse à Lagos, a vu sa cavale s’interrompre brutalement.
Soupçonné d’être le cerveau de plusieurs assassinats commis entre 2023 et 2024, l’homme était devenu une priorité pour les autorités de l’État de Lagos. Par conséquent, en application des accords de coopération policière au sein de la CEDEAO, les autorités béninoises ont rapidement remis le suspect à leurs homologues nigérians. Un signal fort adressé à la criminalité transnationale : la frontière ne constitue plus un bouclier.
Escroquerie et faux-semblants
Par ailleurs, la vigilance ne s’est pas relâchée aux frontières aéroportuaires. Le même jour, les services de la Police républicaine ont interpellé un ressortissant américain à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin, dès son arrivée sur le territoire, dans le cadre d’une affaire d’escroquerie d’envergure.
Toutefois, l’opération la plus complexe reste sans doute l’arrestation, le 19 avril, d’un ressortissant français aux multiples identités. Véritable « homme aux mille visages », il évoluait dans les réseaux de la criminalité organisée européenne. Il aura fallu en effet plusieurs semaines de surveillance et une expertise pointue en renseignement pour lever le voile sur ses activités. Pour lui comme pour le suspect américain, la procédure d’extradition est désormais engagée.
Une efficacité à géométrie variable ?
« L’objectif est clair : empêcher le Bénin de servir de refuge », confie une source policière. De fait, Cotonou semble s’imposer comme un point stratégique dans la traque des fugitifs internationaux. Les méthodes sont rodées, les résultats tangibles, et la communication maîtrisée.
Pourtant, cette démonstration d’efficacité laisse un sentiment d’inachevé chez certains observateurs. Car si la police béninoise excelle dans l’arrestation de cybercriminels et de fugitifs internationaux dans les zones urbaines, l’opinion publique attend qu’elle déploie cette même efficacité face à la menace terroriste qui pèse sur le nord du pays. Nombreux sont ceux qui espèrent voir cette capacité opérationnelle s’exprimer avec la même intensité contre les groupes armés actifs dans le septentrion.
Sur l’axe routier reliant Zinvié à Cotonou, la nuit du samedi 14 mars 2026 s’est brutalement refermée sur un accident aux conséquences irréversibles. Un homme y a perdu la vie, fauché dans une collision impliquant un véhicule conduit par le préfet du Littoral, Alain Orounla.
Depuis, une question s’impose dans l’espace public : dans quel état se trouvait le conducteur au moment des faits ?
Une collision aux circonstances encore floues
Selon les premiers éléments recueillis, le drame s’est produit aux environs de 23 heures. Le véhicule 4×4 conduit par l’autorité préfectorale a percuté une moto transportant deux personnes, avant de terminer sa course contre un poteau électrique à proximité d’un lieu connu des riverains sous le nom de « La Base ».
Le choc, d’une rare violence, a été fatal à l’un des passagers de la moto. L’autre occupant, ainsi que le conducteur du véhicule, ont survécu, ce dernier souffrant de blessures légères au niveau du front.
Une soirée conviviale en amont
Dans les heures ayant précédé l’accident, plusieurs sources évoquent la participation du préfet à une rencontre à caractère informel dans la zone de Zinvié. Autour de lui figuraient notamment le député Ayissi ainsi que le chef d’arrondissement local.
Si certains témoignages décrivent une ambiance détendue, voire festive, aucun élément tangible ne permet à ce stade d’établir un lien direct entre cette rencontre et les circonstances précises de l’accident.
L’absence de confirmation sur l’état du conducteur
C’est précisément ce point qui cristallise aujourd’hui les interrogations. Le préfet était-il sous l’emprise de l’alcool ou d’une substance susceptible d’altérer ses capacités de conduite ?
À ce jour, aucune communication officielle n’a confirmé ni infirmé cette hypothèse. Ni résultats d’analyses toxicologiques, ni conclusions médicales n’ont été rendus publics. Dans ce silence institutionnel, rumeurs et spéculations gagnent du terrain, alimentant un climat d’incertitude.
Une enquête attendue, un débat relancé
Une enquête a été ouverte afin d’établir les responsabilités et de reconstituer avec précision le déroulé des faits. Elle devra notamment déterminer les conditions exactes de conduite au moment de l’impact.
Au-delà du fait divers, ce drame ravive une question récurrente dans l’opinion publique béninoise : celle de l’exemplarité des responsables publics sur la route. Dans un pays où les accidents de la circulation demeurent fréquents, l’implication d’une haute autorité administrative confère à l’affaire une dimension particulière.
En attendant les conclusions officielles, une certitude demeure : sur la route de Zinvié, cette nuit-là, une vie s’est arrêtée. Et avec elle, l’exigence de vérité s’impose désormais comme une urgence.
Le nord du Bénin s’est réveillé sous le choc après une attaque particulièrement violente contre une position de l’armée dans la commune de Karimama, non loin de la frontière avec le Niger. Selon un bilan encore provisoire établi mercredi soir, au moins 22 soldats béninois auraient perdu la vie, tandis que plusieurs militaires sont toujours portés disparus.
L’assaut a visé le petit camp militaire de Kofouno, une position stratégique dans cette zone frontalière devenue, ces dernières années, l’un des points sensibles du dispositif sécuritaire béninois. D’après plusieurs sources sécuritaires, l’opération aurait été menée par des combattants affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), organisation djihadiste active dans la région sahélienne.
Si les autorités n’ont pas encore livré de bilan officiel détaillé, l’attaque illustre une nouvelle fois la pression croissante qui pèse sur les États côtiers du Golfe de Guinée, désormais exposés à l’extension de la menace djihadiste depuis le Sahel.
Une frontière de plus en plus fragile
Située dans le département de l’Alibori, la zone de Karimama constitue depuis plusieurs années un corridor stratégique pour les groupes armés opérant entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Cette porosité frontalière complique considérablement le travail des forces de défense béninoises.
Depuis 2022, le Bénin a pourtant renforcé son dispositif militaire dans le nord du pays à travers l’opération Mirador, destinée à contenir l’infiltration de groupes armés et à sécuriser les populations locales. Mais malgré ces efforts, les attaques ponctuelles continuent de rappeler la complexité du défi sécuritaire.
Selon plusieurs analystes, les groupes djihadistes cherchent désormais à tester la capacité de résistance des pays côtiers, perçus comme les nouvelles lignes de front dans la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest.
Un contexte régional sous tension
Au-delà de l’attaque elle-même, l’événement intervient dans un climat régional particulièrement tendu. Les relations entre certains États du Sahel dirigés par des régimes militaires et plusieurs pays côtiers connaissent des crispations politiques et diplomatiques depuis plusieurs mois.
Dans ce contexte, certains observateurs évoquent une recomposition des équilibres sécuritaires dans la région. Les groupes armés profitent souvent de ces fractures pour étendre leurs zones d’influence et mener des incursions vers le sud.
Pour le Bénin, longtemps considéré comme l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Ouest, la multiplication de ces attaques constitue un défi majeur pour la sécurité nationale et la stabilité régionale.
Cotonou déterminé à renforcer la riposte
Face à cette nouvelle tragédie, les autorités béninoises devraient accentuer les mesures de sécurité dans les zones frontalières et intensifier la coopération avec leurs partenaires internationaux.
Depuis plusieurs années, le Bénin collabore notamment avec plusieurs pays occidentaux et africains dans le domaine du renseignement, de la formation militaire et du soutien logistique. L’objectif est clair : empêcher l’enracinement durable des groupes djihadistes dans les régions septentrionales.
Dans l’immédiat, l’armée béninoise poursuit ses opérations de ratissage dans la zone de l’attaque afin de retrouver d’éventuels assaillants et de sécuriser les villages environnants.
Alors que le bilan pourrait encore évoluer, une certitude s’impose : la bataille sécuritaire dans le nord du Bénin s’inscrit désormais dans une lutte régionale de longue haleine, où se mêlent enjeux militaires, politiques et géostratégiques.
KOUANDÉ (Bénin), 24 février 2026 — La menace sécuritaire qui pèse sur le nord du Bénin vient de franchir un nouveau palier. Ce mardi matin, des assaillants non identifiés ont pris d’assaut le commissariat de Kouandé, incendiant des infrastructures de la Police républicaine et plongeant la ville dans la stupeur.
Le calme habituel de Kouandé a volé en éclats entre 06 h 50 et 07 h 25. Selon des sources locales confirmées par nos envoyés spéciaux, un commando lourdement armé a lancé une offensive éclair contre le poste de police de la ville. Dans leur sillage, les assaillants ont réduit en cendres un ancien bâtiment administratif, laissant derrière eux d’importants dégâts matériels.
Une retraite tactique vers le nord
Le mode opératoire dépeint une action coordonnée. Les témoins sur place ont identifié des individus arrivés par l’axe de Guilmaro, opérant avec une rapidité déconcertante avant de disparaître vers Sékogourou. Si l’on ignore encore le bilan humain précis, la violence de l’incendie témoigne de la détermination des auteurs de ce forfait.
Actuellement, les forces de défense et de sécurité quadrillent la région. En plus, des unités d’élite mènent une opération de ratissage de grande envergure pour traquer les fugitifs et sécuriser les zones frontales, devenues de véritables points chauds.
La sécurité frontale : un défi pour la sous-région
Cette nouvelle incursion armée a mis à rude épreuve la stratégie de sécurisation du nord du Bénin, une zone de plus en plus exposée à la contagion terroriste venant du Sahel. Ainsi, pour les autorités de Porto-Novo, l’enjeu est désormais de rassurer une population qui vit dans l’angoisse d’un débordement du conflit régional.
Face à cette agression, le gouvernement béninois prépare une communication officielle imminente. De plus, sur le terrain, les soldats sécurisent les points de passage stratégiques et les services de renseignement analysent les trajectoires de fuite afin d’identifier le groupe derrière cet attentat.
En somme, l’attaque de ce mardi sonne comme un avertissement : la lutte pour la stabilité dans le golfe de Guinée se joue désormais village après village.
Sèmè-Kraké, 24 février 2026 – Au principal poste de passage entre le Bénin et le Nigeria, une scène inhabituelle a conduit à une arrestation qui en dit long sur l’ingéniosité des réseaux criminels. Une femme, qui simulait une grossesse à l’aide d’un faux ventre, a été interpellée alors qu’elle transportait des stupéfiants dissimulés sous ses vêtements, selon des sources sécuritaires locales.
L’interception a eu lieu au corridor de Sèmè-Kraké Border, axe stratégique des échanges commerciaux entre les deux pays. C’est le comportement jugé suspect de la voyageuse lors d’un contrôle de routine qui aurait alerté les agents.
Une mise en scène pour contourner les contrôles
D’après les premiers éléments, la suspecte portait un faux ventre confectionné pour imiter une grossesse avancée. À l’intérieur, elle dissimulait soigneusement plusieurs paquets de produits interdits. La cargaison aurait eu pour destination Cotonou, capitale économique du Bénin.
Les autorités n’ont pas encore précisé la nature exacte ni la quantité des substances saisies. La police a placé le suspect en garde à vue pour les besoins de l’enquête, tandis que les enquêteurs poursuivent les investigations pour identifier d’éventuels complices et remonter la filière.
Sèmè-Kraké, un carrefour sous surveillance accrue
Situé à la frontière avec le Nigeria, premier partenaire commercial du Bénin, le poste de Sèmè-Kraké concentre chaque jour un flux important de voyageurs et de marchandises. Ce dynamisme en fait aussi un point sensible en matière de trafics illicites : drogues, médicaments contrefaits, produits prohibés ou marchandises non déclarées.
Ces derniers mois, les services douaniers et policiers ont renforcé les contrôles dans la zone. Les autorités rappellent que les réseaux criminels rivalisent d’ingéniosité pour échapper aux inspections : faux compartiments dans les véhicules, dissimulation dans les bagages, voire, comme dans ce cas, recours à des artifices corporels.
Un défi régional
La lutte contre le trafic de stupéfiants dépasse le cadre national. L’Afrique de l’Ouest est régulièrement citée comme zone de transit dans les circuits internationaux de drogue. Le Bénin, du fait de sa position géographique et de son ouverture maritime, se retrouve exposé à ces flux.
Pour les autorités béninoises, l’enjeu est double : protéger la sécurité publique tout en préservant la fluidité des échanges commerciaux essentiels à l’économie nationale.
Vigilance et fermeté affichées
Les services de sécurité affirment maintenir une vigilance renforcée aux frontières. Ils invitent également les usagers à coopérer lors des contrôles et rappellent que toute tentative de trafic expose à des poursuites judiciaires sévères.
Dans l’attente de précisions officielles sur cette affaire, l’arrestation de Sèmè-Kraké illustre une réalité persistante : à mesure que les dispositifs de contrôle se modernisent, les trafiquants adaptent leurs méthodes. Un jeu du chat et de la souris où la frontière devient un théâtre discret mais crucial de la sécurité nationale.
Dans la soirée du 11 février 2026, l’arrondissement de Godomey, en périphérie de Cotonou, a été le théâtre d’une vaste opération de contrôle menée par la Police républicaine. Baptisée « Nuit Blanche », l’intervention s’inscrit dans une stratégie de renforcement de la sécurité et de lutte contre les activités jugées illicites.
Dès 18 heures, les unités mobilisées au commissariat de Godomey ont pris position. L’objectif affiché : quadriller les zones considérées comme sensibles et procéder à des vérifications d’identité systématiques.
Des quartiers ciblés
Les premières opérations ont visé Cococodji et Cocotomey, deux secteurs régulièrement cités dans les rapports sécuritaires. Les forces de l’ordre ont multiplié les contrôles dans des lieux identifiés comme points de regroupement nocturne.
Au terme de cette première phase, 15 personnes ont été interpellées. Mais c’est surtout entre 23 heures et l’aube que l’opération a pris de l’ampleur. Les patrouilles ont parcouru les principales artères, élargissant les vérifications à toute personne jugée en situation irrégulière.
Un bilan chiffré, une réalité sociale
Au petit matin, le décompte faisait état de 63 interpellations. Parmi elles, 38 travailleuses du sexe, selon les autorités. Ce chiffre met en lumière une réalité souvent reléguée à la marge : l’importance de l’économie informelle nocturne dans certaines zones urbaines du Bénin.
Si la police invoque la nécessité de restaurer l’ordre public, ces opérations soulèvent également des interrogations sur la prise en charge sociale des personnes concernées. Entre impératif sécuritaire et vulnérabilité économique, la frontière est parfois ténue.
Sécurité et gouvernance urbaine
L’opération « Nuit Blanche » illustre la volonté des autorités béninoises de renforcer la présence policière dans les zones périurbaines. À l’heure où les grandes agglomérations ouest-africaines connaissent une croissance rapide, la gestion des activités nocturnes devient un enjeu de gouvernance.
Reste à savoir si ces actions ponctuelles suffiront à répondre aux défis structurels que posent chômage, précarité et informalité. Car derrière les statistiques d’interpellations se dessine une question plus large : comment concilier sécurité publique et accompagnement social dans des espaces urbains en mutation ?
Le vice-président du parti Les Démocrates a été placé sous mandat de dépôt le 29 janvier. La justice le soupçonne d’implication dans le projet de coup d’État déjoué début décembre, dont l’un des cerveaux présumés n’est autre que son demi-frère. Cette arrestation survient à trois mois d’un scrutin présidentiel dont la principale force d’opposition se trouve déjà exclue faute de parrainages.
La justice béninoise franchit une étape politique majeure dans l’affaire dite du « 7 décembre ». La Commission d’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a placé Alassane Tigri, ancien ministre et figure de proue du parti Les Démocrates (LD), sous mandat de dépôt ce jeudi.
Interpellé le mercredi 28 janvier à son domicile de Cotonou, la justice a engagé des poursuites contre M. Tigri dans le cadre de l’enquête ouverte après la tentative de coup d’État déjouée début décembre, ont indiqué des sources judiciaires. Selon les autorités, l’opposant est soupçonné de possibles liens avec certains des éléments impliqués dans les faits, lesquels sont accusés d’avoir agi sous la conduite du lieutenant-colonel Pascal Tigri — son demi-frère — et d’avoir tenté de renverser le président Patrice Talon.
Un « incident » devenu dossier d’État
Cette incarcération tranche avec la communication initiale du chef de l’État. En effet, le soir des faits, Patrice Talon avait minimisé l’événement, le qualifiant de simple « incident » mené par des « voyous ». Pourtant, l’instruction judiciaire semble aujourd’hui suivre une trajectoire bien plus lourde. L’audition d’Alassane Tigri, qui s’est étirée sur plusieurs heures jeudi après-midi, s’est conclue à la nuit tombée par son transfert vers une maison d’arrêt.
Pour la défense de l’ancien ministre et ses partisans, cette procédure ressemble à une nouvelle manœuvre d’étouffement politique. Depuis plusieurs années, les organisations de défense des droits de l’homme et l’opposition accusent régulièrement la CRIET de servir d’instrument de neutralisation des adversaires du pouvoir.
Un climat politique électrique
Cette incarcération survient dans un Bénin où le climat politique reste durablement marqué par des tensions entre la mouvance présidentielle et une opposition qui s’estime harcelée par la justice. La CRIET, devant laquelle Alassane Tigri a comparu, est au centre de ces critiques : elle est l’outil qui a déjà conduit à la condamnation de figures de proue comme Candide Azannaï, Reckya Madougou ou Joël Aïvo.
Pour l’heure, l’instruction sur la tentative de putsch de décembre s’élargit. L’instruction devra désormais établir le degré d’implication réelle de l’ancien ministre dans ce qui apparaît comme la crise sécuritaire la plus grave qu’ait connue le régime de Patrice Talon ces dernières années.
L’ombre de la présidentielle d’avril 2026
Par ailleurs, l’agenda électoral ne dissocie pas cette arrestation. En effet, le Bénin se dirige vers la présidentielle d’avril 2026, un scrutin dont Les Démocrates — le parti de l’ancien président Boni Yayi — restent, à ce stade, exclus. En cause : l’impossibilité de réunir les parrainages exigés par le nouveau code électoral, une réforme vivement contestée.
Dans ce contexte déjà verrouillé, l’incarcération d’un cadre de premier plan fragilise davantage une opposition dont plusieurs responsables sont derrière les barreaux. Tandis que le pouvoir met en avant la stabilité et les réformes économiques, cette nouvelle affaire judiciaire souligne la persistance d’une fracture politique profonde dans un pays longtemps présenté comme le « laboratoire de la démocratie » en Afrique de l’Ouest.
À Kalalé, l’illusion de la « multiplication d’argent » s’arrête au marché de Dérassi.
Le mirage de la fortune facile a brutalement pris fin, mercredi 21 janvier, pour un individu au marché de Dérassi, dans la commune de Kalalé (Nord-Est du Bénin). L’homme a été interpellé par la Police républicaine alors qu’il tentait de conclure l’achat d’une motocyclette en utilisant des billets de banque contrefaits.
Un flagrant délit au cœur du marché
C’est la vigilance du vendeur qui a permis de mettre un terme à la transaction. Pris d’un doute lors de la remise des fonds, ce dernier a immédiatement alerté les forces de l’ordre présentes sur les lieux. Lors de la fouille du suspect, les agents ont saisi une somme totale de 570 000 francs CFA, intégralement constituée de faux billets.
Le « marabout ambulant » et la promesse de richesse
Interrogé par les enquêteurs, le mis en cause a livré une version des faits qui met en lumière la persistance de certaines pratiques mystico-financières dans la région. En effet, il a affirmé avoir obtenu ces coupures auprès d’un « marabout ambulant » rencontré peu de temps auparavant. Ce dernier lui aurait promis une « multiplication d’argent », un procédé illusoire consistant à transformer de petites sommes ou des papiers vierges en liasses de billets par voie ésotérique.
Par ailleurs, cette affaire illustre une nouvelle fois les risques liés aux réseaux de fausse monnaie qui s’appuient souvent sur la crédulité de citoyens en quête de gains rapides. Pour les autorités, ce dossier souligne aussi l’importance d’une vigilance accrue dans les marchés frontaliers, zones de transit privilégiées pour ces activités illicites.
Le suspect est actuellement en garde à vue. Une enquête approfondie est en cours pour tenter de remonter la filière et identifier aussi le prétendu marabout. En somme, les autorités présenteront prochainement le suspect au Procureur de la République : il devra répondre de la détention et de la mise en circulation de 570 000 FCFA en faux billets.
Cotonou, 16 janvier 2026 — Un vent de solennité souffle sur la Police Républicaine. En effet, quelques semaines après la signature du décret présidentiel, le sommet de la hiérarchie policière béninoise arbore désormais ses nouveaux éclats. Ainsi, dans une cérémonie empreinte de prestige, le directeur général de la Police Républicaine, Kokou Brice Alowanou, a officiellement reçu ses galons d’inspecteur général de police de deuxième classe, l’équivalent du rang de général.
Cette promotion, actée par le décret n° 2025‑965 du 26 décembre 2025 signé par le président de la République, vient couronner une ascension fulgurante et un leadership affirmé à la tête de l’institution sécuritaire. De ce fait, elle symbolise la reconnaissance de l’État envers un parcours marqué par la discipline et l’excellence.
C’est le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, qui a eu l’honneur de porter les nouveaux galons sur les épaules du récipiendaire. Lors de son allocution, le ministre n’a pas tari d’éloges sur le parcours de celui qui était, il y a encore peu, contrôleur général. Par ailleurs, il a salué une « carrière exemplaire et excellente », soulignant que le général Alowanou a toujours fait preuve de probité, de loyauté et d’un dévouement sans faille.
Ainsi, cette cérémonie ne se limite pas à une formalité protocolaire ; elle incarne l’hommage de la nation à un serviteur dont l’engagement a façonné l’histoire récente de la Police républicaine.
Un pur produit du terrain et de l’enquête
Pour comprendre cette distinction, il faut se pencher sur le riche parcours de cet officier entré dans la police en 1995. Brice Kokou Alowanou n’est pas un bureaucrate, mais un homme de terrain qui a gravi tous les échelons. En outre, son expertise s’est forgée dans les unités les plus prestigieuses et les plus sensibles du pays :
La Compagnie républicaine de sécurité (CRS), pour la gestion de l’ordre public ;
Le Renseignement et la surveillance du territoire, pour la protection des intérêts stratégiques ;
La Brigade économique et financière (BEF), pour la lutte contre la corruption ;
La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), pour le démantèlement des réseaux criminels ;
L’Unité mixte de contrôle des conteneurs, un poste clé dans la lutte contre les trafics illicites au port de Cotonou.
Ainsi, ce parcours illustre une carrière bâtie sur l’expérience directe du terrain et la maîtrise des enquêtes complexes.
Nommé à la tête de la Police républicaine en février 2025, succédant à l’inspecteur général de première classe Soumaïla Alabi Yaya, Brice Alowanou a su imprimer sa marque en moins d’un an. De surcroît, sa promotion au grade de général de deuxième classe renforce son autorité alors que le Bénin fait face à des défis sécuritaires transfrontaliers croissants.
Pour la troupe, ces nouveaux galons sont perçus comme un message de continuité et de mérite. En somme, en élevant son directeur général au rang de général, l’État béninois réaffirme sa confiance en une police moderne, professionnelle et résolument tournée vers la protection des citoyens.
Le général Alowanou incarne désormais ce lien entre l’expérience du passé et les ambitions de sécurité du futur. Dès lors, sa figure devient un symbole de stabilité et d’innovation pour l’institution.
Sèmè-Podji, 16 janvier 2026 — Le sud du Bénin s’est réveillé ce vendredi dans une atmosphère de deuil et d’indignation. Deux jours après les violences survenues dans la zone franche industrielle, l’émotion reste vive à Porto-Novo et dans ses environs. Ce qui devait être une simple opération de saisie de marchandises de contrebande s’est mué, dans la soirée du mercredi 14 janvier, en affrontements meurtriers : un mort et trois blessés graves.
Une étincelle dans la nuit
Vers 21 heures, sur le tronçon du PK 18, une unité douanière intercepte un chargement de produits non dédouanés. L’interpellation d’un jeune contrebandier de 26 ans dégénère. Des coups de feu éclatent. Le suspect est grièvement atteint d’une balle à la tête.
La nouvelle se répand aussitôt dans le quartier. En quelques minutes, des jeunes se rassemblent, dénonçant ce qu’ils perçoivent comme un usage disproportionné de la force. À leur tête, Thiery Ahohouzou, neveu du blessé, réclame des explications.
Une riposte fatale
La confrontation vire au drame. Dans la confusion, une balle frappe Thiery Ahohouzou à l’abdomen. Malgré les secours, il succombe à ses blessures. Son corps repose désormais à la morgue de Porto-Novo.
Le bilan s’alourdit : le contrebandier lutte toujours contre la mort au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé, tandis que deux autres personnes rejoignent les urgences. Parmi elles, une femme enceinte dont l’état suscite une vive inquiétude.
Des versions contradictoires
Le lendemain matin, les couloirs de l’hôpital de Porto-Novo sont envahis par les familles endeuillées. Elles rejettent catégoriquement la thèse d’une rébellion avancée par certaines sources sécuritaires.
Cyril Ahohouzou, père du défunt, affirme que son fils n’avait aucune intention de provoquer des troubles : « Mon garçon s’était simplement approché pour s’enquérir de la situation », confie-t-il, amer. Selon lui, le tir mortel aurait été effectué par un militaire venu en appui aux douaniers.
Un test pour l’État de droit
Ce drame relance le débat sur l’usage des armes à feu dans les opérations de lutte contre la fraude transfrontalière. Si la nécessité de protéger l’économie nationale est reconnue, la proportionnalité des moyens employés face à des civils interroge.
À Sèmè-Podji, le calme revient peu à peu. Mais les regards se tournent désormais vers la justice, appelée à établir les responsabilités et à faire toute la lumière sur cette nuit où la traque de la contrebande a coûté la vie à un jeune homme et plongé une communauté dans le désarroi.
En ce début d’année 2026, le sommet de la hiérarchie militaire béninoise change de dimension. Ce lundi 5 janvier, une cérémonie solennelle a marqué la promotion de deux figures centrales des Forces Armées Béninoises (FAB). Entre enjeux sécuritaires au Nord et loyauté aux institutions, ce passage de grades est loin d’être une simple formalité administrative.
L’esplanade du ministère de la Défense a servi de cadre à un événement historique pour la carrière de deux officiers d’exception. En effet, sous le regard attentif du gouvernement, conduit par le Ministre d’État Romuald Wadagni, les attributs ont été officiellement remis.
Le Chef d’État-Major Général, Fructueux A. Gbaguidi, entre dans le cercle très fermé des hauts gradés en devenant Général de Corps d’Armée. Ses épaulettes arborent désormais quatre étoiles dorées, symboles d’une autorité et d’une expérience confirmées sur le terrain comme dans les sphères diplomatiques.
À ses côtés, une autre figure clé de la sécurité présidentielle monte en grade : le Colonel-Major Dieudonné Tévoèdjrè, actuel Commandant de la Garde républicaine, a été promu Général de brigade. Avec deux étoiles à son actif, il confirme son rôle essentiel dans le dispositif de protection des institutions.
La cérémonie, présidée par le Ministre délégué à la Défense, Alain Fortunet Nouatin, a pris une résonance particulière. Au-delà des félicitations d’usage, le ministre a tenu à envoyer un message de fermeté et de rappel à l’ordre républicain.
En évoquant la récente tentative de coup d’État avortée, le Ministre Nouatin a martelé que personne ne doit considérer la stabilité institutionnelle comme acquise. Dans un contexte régional où l’instabilité bouscule parfois les ordres constitutionnels, ces promotions récompensent avant tout la rigueur et la fidélité absolue au Président Patrice Talon et aux lois de la République.
Un bouclier face aux menaces du Nord
Si ces nominations renforcent la cohésion interne, elles répondent aussi à une urgence opérationnelle. Le Bénin fait face à une pression sécuritaire constante à ses frontières septentrionales, marquées par la menace terroriste.
Le Général Gbaguidi, ancien enfant de troupe et fin connaisseur des missions de maintien de la paix, ainsi que le Général Tévoèdjrè, reconnu pour son sens du devoir, ont désormais une mission claire : piloter la riposte contre l’insécurité tout en garantissant que l’armée reste le socle inébranlable de la démocratie béninoise.
Ces deux officiers partagent un point commun : ils sont issus des écoles d’enfants de troupe, véritables pépinières de l’élite militaire. Leur ascension est le fruit d’un parcours sans faute, alliant commandement de terrain (Armée de terre, Garde républicaine) et vision stratégique.
En recevant leurs casques étoilés, ces deux chefs militaires acceptent une charge accrue. La Nation ne leur demande pas seulement de commander des hommes, mais de protéger un héritage : celui d’un Bénin stable dans une région en quête de repères.
Perspectives et enjeux pour 2026
En somme, l’élévation de ces officiers intervient quelques jours seulement après la décision du Conseil des ministres du 26 décembre dernier. Elle lance un signal fort pour l’année 2026 : l’armée béninoise se modernise, se structure et se prépare à relever des défis de plus en plus complexes, avec à sa tête des chefs aguerris et résolument républicains.
Cotonou, 16 décembre 2025 –Le pouvoir béninois a lancé, depuis la fin de la semaine dernière, une vaste vague d’interpellations dans le sillage de la mutinerie déjouée du 7 décembre. C’est dans ce climat de tension extrême que les autorités ont procédé à l’arrestation de la journaliste Angela Kpeidja. Cette figure médiatique influente et militante des droits des femmes fait l’objet d’une enquête pour des commentaires sur les réseaux sociaux, jugée susceptible d’encourager ou de minimiser cette tentative de déstabilisation institutionnelle.
Contexte : la mutinerie du 7 décembre
Le 7 décembre, un groupe de militaires dirigé par le lieutenant-colonel Pascal Tigri avait pris le contrôle de la télévision nationale pour annoncer la destitution du président Patrice Talon. Rapidement maîtrisée par les forces loyales, cette tentative avait semé l’inquiétude dans le pays, entraînant des arrestations et un renforcement de la vigilance sécuritaire.
Angela Kpeidja : un post jugé subversif
C’est dans les heures suivant ces événements qu’Angela Kpeidja a partagé un message sur Facebook, s’étonnant du silence de certaines hautes figures de l’armée : une formulation ironique pointant l’absence de communication du chef d’état-major. Ce post, largement partagé, a divisé l’opinion : certains y voyant une critique légitime, tandis que d’autres y voyaient une remise en question dangereuse de l’ordre républicain en pleine crise.
Si ce post a divisé l’opinion entre critique citoyenne et remise en question de l’ordre républicain, il a surtout fait réagir les forces de sécurité. Ces dernières ont rapidement placé la journaliste en garde à vue pour clarifier ses intentions. Ainsi, elle devrait prochainement comparaître devant un juge, dans le cadre d’une procédure visant à déterminer si ses propos relèvent de la liberté d’expression ou si elles pourraient être interprétées comme une incitation à la subversion ou une propagation de rumeurs préjudiciables à la stabilité nationale.
Les limites de la parole publique en question
Aucun détail officiel n’a filtré sur les chefs d’accusation précis, mais cette affaire s’inscrit dans une série d’enquêtes élargies touchant des opposants politiques et des influenceurs, soupçonnés de liens avec les mutins. Angela Kpeidja, déjà connue pour avoir brisé le silence sur le harcèlement sexuel dans les médias en 2020, défend régulièrement les causes sociétales et la transparence.
Cette interpellation relance le débat sur les frontières de la parole publique en temps de crise. Les défenseurs des droits humains et les organisations de presse s’inquiètent d’un possible durcissement, alors que les autorités insistent sur la nécessité de préserver l’unité nationale face aux menaces persistantes. Les acteurs médiatiques et de la société civile scruteront de près l’évolution de ce dossier, dans un Bénin encore profondément marqué par les secousses récentes.
L’issue de cette affaire déterminera la marge de manœuvre dont jouiront désormais les voix critiques au Bénin. Elle illustre la tension permanente entre la nécessité de maintenir l’ordre républicain et le droit fondamental des journalistes à interroger les silences du pouvoir, même en période de crise.
Dassa, 5 décembre 2025 –Ce n’est pas une simple remise de matériel. C’est un message fort. le jeudi matin, dans la cour de la caserne de Dassa-Zoumé, l’ambassadeur des États-Unis au Bénin, Brian Shukan, a tendu symboliquement les clés d’un impressionnant convoi à l’armée béninoise. Valeur du cadeau : plus d’un milliard de francs CFA (environ 1,85 million de dollars) de matériel flambant neuf destiné à l’opération Mirador, le fer de lance de Cotonou contre l’expansion djihadiste dans le Nord.
Un soutien tactique vital contre l’expansion djihadiste
Devant les rangs impeccables des militaires du 1ᵉʳ bataillon d’intervention rapide, le diplomate américain n’a pas tourné autour du pot : « Le Bénin est en première ligne. Par conséquent, ce que vous faites ici empêche le feu de se propager plus au sud. Et nous serons toujours à vos côtés tant que vous tiendrez cette ligne. »
Dans les caisses :
des pick-up 4×4 blindés légers ;
des trousses médicales de combat dernier cri ;
des sacs d’assaut tactiques ;
des centaines de paires de bottes de jungle ;
des gilets pare-balles nouvelle génération ;
des lunettes de vision nocturne et des kits de décontamination chimique.
De quoi équiper plusieurs compagnies entières déployées dans les parcs Pendjari et W, là où les incursions de groupes armés se font de plus en plus fréquentes.
Le Colonel Faizou Gomina, chef d’état-major adjoint, a répondu sans détour : « Ces outils vont sauver des vies. Les nôtres, et celles des populations que nous protégeons. Avec ça, on ne va plus seulement contenir. On va reprendre l’initiative. »
Car le contexte est brûlant. En trois ans, les attaques terroristes ont fait plus de 150 morts au Bénin, des villages entiers vidés, des milliers de déplacés. L’opération Mirador, lancée en 2022, commence à porter ses fruits (plusieurs camps neutralisés, des dizaines de combattants arrêtés), mais le prix est lourd : embuscades, mines artisanales, soldats tombés au combat.
Bénin : la diversification des partenariats stratégiques
Ce don américain tombe à pic. Il arrive quelques semaines après l’annonce d’un renforcement de la présence française dans la zone et alors que le Bénin finalise l’achat de drones armés turcs. Une diversification claire des partenariats militaires, loin des anciennes exclusivités.
À la fin de la cérémonie, un jeune lieutenant du BIR, tout juste rentré d’une patrouille de 12 jours dans le parc W, a murmuré à son voisin en regardant les nouveaux véhicules : « Avec ça, on va enfin pouvoir dormir une nuit sur deux. »
Un milliard de FCFA, ce n’est pas que du matériel. C’est la preuve que le Bénin n’est plus seul face au feu qui descend du Sahel. Et par conséquent, quand les soldats auront fini de charger les camions, c’est le terrorisme qui va commencer à avoir peur.
À Porto-Novo, une opération policière met fin à un réseau de faussaires spécialisés dans les billets de 10 000 FCFA. Deux arrestations, près de 2 millions saisis, et une alerte sur les risques liés au Mobile-Money.
Porto-Novo, 17 novembre 2025 – Les forces de l’ordre béninoises infligent un revers majeur à la criminalité financière dans la capitale historique. Les agents du commissariat du 5ᵉ arrondissement ont mis fin aux agissements d’un groupe spécialisé dans la diffusion de coupures falsifiées de 10 000 FCFA. Deux arrestations et une saisie record de 1,93 million FCFA en billets contrefaits marquent cette opération, qui met en lumière les risques croissants liés aux fraudes numériques.
Une escroquerie audacieuse lancée via Mobile-Money
L’affaire débute le mardi 11 novembre dans une cabine de services financiers mobiles du centre-ville. Un individu s’approche du guichet pour verser 215 000 FCFA, mais fournit un numéro de compte défaillant, annulant l’opération. Dans le bref moment de désordre, il remplace habilement les vraies coupures par des imitations, ne laissant qu’un billet légitime de 5 000 FCFA en évidence pour masquer la supercherie. Il relance alors une demande pour 200 000 FCFA, validée avant de s’échapper à bord d’une moto Haojue.
L’employé, suspicieux face à la qualité douteuse du papier et des impressions, active aussitôt les protocoles d’urgence. Grâce à l’intervention rapide des habitants du quartier, le fuyard est intercepté après une brève traque urbaine et escorté jusqu’au poste. Interrogé face à des témoignages concordants de plaignants, il avoue ses manigances sans pour autant désigner ses associés. Le 13 novembre, le parquet ordonne son incarcération à la prison locale de Porto-Novo.
À Porto-Novo : l’imprudence du second membre scelle le sort du duo
L’enquête prend une tournure théâtrale lorsque, quelques jours plus tard, un homme se présente volontairement au commissariat pour récupérer le deux-roues abandonné par son comparse. Reconnu instantanément par d’autres victimes comme un acteur clé de l’escroquerie, il est placé en garde à vue sans délai. Une perquisition sommaire de son sac révèle un butin impressionnant : 1,57 million FCFA en coupures de 10 000 FCFA falsifiées, accompagnés de neuf cartes SIM prépayées anonymes et de trois smartphones, dont deux modèles iPhone, probablement dédiés à l’orchestration des échanges illicites.
Ce rebondissement souligne la précision des enquêteurs et la force de la solidarité locale. Les deux suspects, dont les profils restent confidentiels pour l’heure, font l’objet d’une détention prolongée en attendant de nouvelles auditions.
Contrefaçon : Le bilan provisoire dépasse 1,9 million FCFA, les enquêteurs craignent une contagion
Au-delà des saisies immédiates, les limiers ont retracé 360 000 FCFA de fausses devises déjà injectées dans l’économie locale, via des plaintes croisées de commerçants et d’usagers. L’équivalent de près de 200 transactions courantes a été compromis, selon les estimations. Le bilan provisoire atteint ainsi 1,93 million FCFA de pertes potentielles, un chiffre qui pourrait gonfler si d’autres signalements émergent.
Les experts en criminalité économique notent que ces contrefaçons, souvent produites à bas coût, ciblent les transactions quotidiennes pour maximiser leur diffusion sans alerter les banques centrales. Les faussaires exploitent les dépôts anonymes via Mobile-Money pour injecter progressivement les billets contrefaits dans le circuit, contournant les contrôles classiques. Les enquêteurs craignent que ce mode opératoire ne s’étende à d’autres villes du sud béninois.
Alerte aux faux billets : Les mesures de sécurité recommandées par la police de Porto-Novo
Dans un communiqué, le commissaire principal Adjiba, chef du 5ᵉ arrondissement, exhorte les acteurs du secteur financier et le grand public à redoubler de prudence.
« Vérifiez systématiquement la texture, les motifs de sécurité et les filigranes des billets, surtout les 10 000 FCFA, cible privilégiée des faussaires », préconise-t-il. Il recommande aussi aux opérateurs de Mobile-Money d’adopter des protocoles renforcés, comme des contrôles croisés en temps réel.
À Godomey, les forces de l’ordre ont mené trois interventions ciblées en une seule journée, neutralisant un pilleur de tombes, un voleur automobile et un duo de pickpockets. Une démonstration de réactivité saluée par les riverains, dans un contexte de vigilance accrue face à l’insécurité urbaine.
Godomey, 13 novembre 2025 –Dans la commune de Godomey, au cœur du département de l’Atlantique, les forces de l’ordre ont mené trois interventions ciblées le 12 novembre, soldées par trois arrestations. De la profanation de cimetières aux vols de véhicules et aux pickpockets urbains, ces opérations illustrent une riposte ferme face à l’insécurité croissante. Une journée qui redonne confiance aux riverains, alors que les enquêtes se poursuivent pour démanteler d’éventuels réseaux.
PK14 : fin de cavale pour le pilleur de cimetières de Godomey
La première de ces interventions s’est déroulée sur l’axe PK14. Une patrouille y a intercepté un suspect en pleine manœuvre suspecte. Plus précisément, à bord d’une charrette improvisée, l’homme transportait un chargement macabre : plus de cent plaques commémoratives arrachées à des tombes locales. Ce larcin, motivé par la revente illicite de métaux, a été stoppé net. Les forces de l’ordre ont placé l’individu, connu pour des antécédents similaires, en garde à vue, où il encourt une lourde peine pour profanation et recel.
Womey : la nuit des voleurs de pièces automobiles écourtée
Par ailleurs, à Womey, l’aube a été fatale pour un malfaiteur nocturne. Surpris en train de démonter des composants mécaniques d’un véhicule garé, celui-ci n’a eu que le temps d’enfouir partiellement son butin avant l’arrivée des agents. Cette intervention préventive, menée dans le cadre de rondes renforcées, met en lumière les efforts de la police pour protéger les biens mobiliers face à une hausse des casses signalée dans la zone. Grâce à cette arrestation immédiate, une expertise technique peut désormais être menée pour remonter d’éventuels réseaux.
Cocotomey : Pickpockets sous pression, un duo démantelé
Ensuite, Cocotomey a connu deux incidents rapprochés dans la soirée, ciblant passants et usagers des transports. Ces actes ont mené à l’identification de deux complices, spécialisés dans l’arrachage de smartphones et d’effets personnels, repérés lors d’une ronde ciblée. Si les forces de l’ordre ont appréhendé l’un d’eux, H.C., sur-le-champ avec les objets volés encore en sa possession, son partenaire a pris la poudre d’escampette et est pour l’heure en cavale. Elles ont lancé une chasse à l’homme et elles recueillent également des témoignages pour boucler le dossier. Ces faits rappellent combien la vigilance collective reste essentielle dans les espaces publics.
Godomey : une dynamique sécuritaire qui inspire les communautés locales
En définitive, la série d’interventions menées à Godomey démontre l’engagement ferme des autorités face aux défis sécuritaires. En ciblant la profanation de cimetières, les vols de véhicules et les pickpockets, les forces de l’ordre répondent à des préoccupations directes des populations. Cependant, au-delà des arrestations immédiates, la priorité demeure la poursuite des enquêtes pour identifier et démanteler les réseaux criminels organisés. Ce n’est qu’ainsi que la confiance des riverains pourra être pleinement rétablie dans la durée.
En conclusion, ces trois coups de filet, menés avec une coordination exemplaire, illustrent la stratégie proactive des forces de Godomey pour anticiper les délits mineurs avant qu’ils ne s’amplifient. Soutenues par des plaintes citoyennes croissantes, ces opérations pourraient inspirer d’autres communes de l’Atlantique. Les autorités locales appellent à signaler tout comportement suspect pour maintenir cette lancée.
À Pahou, une opération éclair de la Police Républicaine a mis fin à un réseau d’escroqueries mystiques. Trois individus ont été arrêtés en flagrant délit de “création monétaire” avec des portefeuilles enchantés et des faux billets. L’affaire, désormais entre les mains du CNIN, relance le débat sur les mirages occultes qui prospèrent dans les zones précaires du Bénin.
Cotonou, 12 novembre 2025 – Dans les ruelles d’Ahozon à Pahou, une opération policière rapide a mis fin à un réseau d’escroqueries superstitieuses. Trois hommes, spécialisés dans la vente de « portefeuilles enchantés » et de rituels de multiplication d’argent, ont été arrêtés en flagrant délit par la Police Républicaine. Cette saisie massive de faux billets souligne la vigilance accrue des forces de l’ordre face aux fraudes occultes qui ciblent les populations vulnérables au Bénin.
Raid surprise : la police frappe au cœur du mirage financier à Pahou
Les faits se sont déroulés dans une résidence discrète d’Ahozon, où les suspects menaient une démonstration bidon de « création monétaire ». Alertée par des signalements locaux, l’unité d’intervention a investi les lieux sans préavis, surprenant ainsi les individus en pleine mise en scène. En effet, cette méthode, mêlant supercherie et faux billets, vise les plus vulnérables en quête de prospérité rapide, avec des promesses de richesse instantanée via des savons « porte-fortune » ou des sacs talismaniques.
Butin impressionnant à Pahou : faux billets et outils de l’illusion
Par ailleurs l’assaut a révélé un arsenal complet d’escroquerie : une cinquantaine de coupures de 10 000 FCFA impeccablement imitées, des téléphones contenant des listes de victimes potentielles, des cartes SIM anonymes et divers accessoires pour truquer les « sortilèges ». Ces éléments, saisis sur-le-champ, illustrent aussi l’ampleur d’un commerce illicite qui circule dans les marchés informels du sud du Bénin, où la superstition pèse lourdement sur l’économie locale.
Aveux immédiats et transfert au CNIN : la magie s’évapore
Face aux preuves accablantes, les trois appréhendés n’ont opposé aucune résistance et ont rapidement confessé leurs méthodes. Transférés au Centre National d’Investigations Numériques (CNIN) pour un interrogatoire approfondi, ils risquent désormais des poursuites pour escroquerie aggravée et usage de faux. Cette affaire renforce les efforts des autorités pour démanteler ces réseaux, qui drainent des milliers de FCFA des poches des citoyens crédules.
Une alerte pour le Bénin : vigilance contre les mirages occultes
En somme, cette arrestation rappelle les dangers des arnaques mystiques dans un pays où la précarité alimente ces illusions. La Police Républicaine appelle à la prudence : vérifiez les offres trop belles pour être vraies et signalez les comportements suspects.
Dans un contexte de précarité croissante, ces pratiques occultes prospèrent. La vigilance collective et l’éducation restent les meilleurs remparts contre ces mirages dangereux.
« Tant que la misère persiste, les illusions prospèrent. Notre devoir est de traquer les fausses promesses et de protéger les esprits vulnérables. » — Officier de la Police Républicaine, lors du débriefing de l’opération
Glo-Djigbé, 24 octobre 2025 –Un coup de filet express a mis fin, mardi soir, à une tentative audacieuse de vol au cœur du poumon industriel béninois. Deux agents chargés du ramassage des déchets ont été interpellés en flagrant délit dans l’enceinte de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), alors qu’ils tentaient d’exfiltrer une cargaison de câbles en cuivre, matériau hautement convoité sur le marché noir. L’incident met en lumière les failles persistantes de ce site stratégique, malgré les efforts constants de sécurisation.
Glo-Djigbé : une opération rodée… qui déraille à la tombée de la nuit
Les faits se sont déroulés sous un ciel maussade de mi-octobre. Dès 14 heures, les deux suspects, profitant de leur fonction au sein des équipes de propreté, ont entrepris de sectionner près de 35 mètres de câbles, soigneusement dissimulés dans les recoins des installations. Pour maquiller leur forfait, ils ont enfoui le butin au fond d’un sac rempli de déchets ménagers, espérant franchir les contrôles sans éveiller les soupçons.
Leur plan prévoyait un retour discret en soirée pour récupérer la marchandise. Mais à 18 heures, leur scénario s’est effondré. Une ronde conjointe, composée de vigiles internes et de policiers du commissariat dédié, les a surpris en pleine tentative d’extraction. Pris la main dans le sac – au sens propre – les deux individus ont immédiatement reconnu les faits. « C’était notre coup d’essai », ont-ils lâché aux enquêteurs, tentant ainsi de minimiser leur acte.
En garde à vue : une enquête qui remonte les filières
Conduits au poste de police local, les deux hommes sont désormais en garde à vue, tandis que l’enquête s’élargit. Les enquêteurs s’activent pour démêler les ramifications possibles : complices internes, receleurs à Cotonou, réseaux organisés ? Rien n’est exclu. Les auditions se multiplient pour reconstituer le fil d’un vol qui pourrait n’être que la partie émergée d’un système plus vaste.
Dans un écosystème comme celui de la GDIZ, où se concentrent des usines stratégiques et des milliers d’emplois, un simple sabotage électrique peut avoir des conséquences lourdes : arrêts de production, risques techniques, pertes financières. Conscientes de ces enjeux, les autorités du site renforcent leur dispositif : caméras additionnelles, patrouilles nocturnes intensifiées, et sessions de sensibilisation pour prévenir les collusions internes.
Un signal d’alarme pour les zones franches africaines
Au-delà du préjudice matériel – estimé à plusieurs centaines de milliers de francs CFA – cet épisode soulève des questions plus larges sur la sécurité des zones économiques spéciales. La GDIZ, vitrine de l’industrialisation béninoise et aimant à capitaux étrangers, n’échappe pas aux convoitises. Le cuivre, dont la valeur ne cesse de grimper sur les marchés parallèles, attise les convoitises et expose les infrastructures à des risques croissants.
Des spécialistes appellent à une vigilance renforcée, combinant ainsi technologies de surveillance avancées et gouvernance éthique, pour préserver l’intégrité de ces pôles industriels. Car la prospérité repose sur un équilibre fragile, où chaque faille peut devenir une brèche.
Glo-Djigbé : vers une sécurité renforcée ?
Alors que les suspects attendent leur comparution, cette interpellation agit comme un électrochoc. À Glo-Djigbé, on espère qu’elle marquera le début d’une ère plus imperméable aux tentations. L’enquête, elle, promet des révélations susceptibles d’ébranler certains rouages internes. Dans ce bastion économique, la sécurité n’est plus un luxe : c’est un impératif.
L’Union européenne et ses partenaires lancent à Cotonou « SecFin Africa » un programme inédit pour traquer le blanchiment d’argent et les financements occultes du terrorisme.
Cotonou, 22 octobre 2025 – Face à la menace rampante des réseaux criminels qui drainent des fortunes par des voies détournées, l’Union européenne et ses partenaires ont dévoilé, le 17 octobre dernier, un arsenal inédit destiné à assainir les flux monétaires suspects. Baptisé « SecFin Africa », ce programme, piloté au Bénin par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), s’attaque de front au blanchiment d’argent et aux soutiens occultes au terrorisme. Concrètement, il vise à doter les autorités locales d’outils avancés pour traquer les opérations transfrontalières et renforcer la résilience financière des États.
Une coalition internationale pour un combat régional
Porté par un consortium européen de premier plan — réunissant Expertise France, la police civile française (CIVIPOL), l’agence allemande GIZ, la plateforme FIAP et l’autorité fiscale suédoise — le projet s’inscrit pleinement dans une offensive globale contre le crime organisé. À Cotonou, carrefour stratégique des échanges ouest-africains, des représentants de l’Union européenne ont salué l’engagement du Bénin, qualifié de modèle pour l’ensemble de la sous-région.
Dans cette perspective, l’initiative met l’accent sur la détection précoce des transferts illicites, tout en alignant les pratiques locales sur les standards internationaux en matière de traçabilité financière. Par ailleurs, elle vise à renforcer les capacités des autorités nationales en matière d’investigation et de contrôle des flux suspects.
Face à des environnements complexes — entre ports saturés et corridors sahéliens exposés — les enquêteurs béninois voient dans « SecFin Africa » une avancée décisive. En effet, le programme prévoit des formations spécialisées en analyse de données, l’implémentation de protocoles d’alerte partagés, ainsi que l’intégration de logiciels de cartographie des flux suspects. Autrement dit, il offre aux services compétents les moyens de transformer leur approche en matière de lutte contre les crimes financiers.
« C’est un pas décisif pour transformer nos services en remparts efficaces contre ces hydres économiques », confie un cadre de la CENTIF, soulignant que ces outils pourraient considérablement augmenter les saisies et les poursuites judiciaires.
L’Europe à l’offensive : des initiatives phares au service du continent
Bruxelles intensifie ses efforts pour contrer les fléaux financiers qui affectent simultanément l’Afrique et l’Europe, à travers des ramifications de plus en plus complexes. Dans cette logique, l’Union européenne coordonne une riposte transcontinentale via la “Team Europe Initiative on Illicit Financial Flows”, pilotée par l’Allemagne. En parallèle, le plan « Global Gateway » mobilise les États membres autour de réponses collectives aux crises planétaires, en misant sur des investissements stratégiques dans des domaines clés tels que la cybersécurité, la gouvernance et la transparence financière.
Ce nouvel élan s’appuie sur près de vingt-cinq ans d’expérience, nourrie par des programmes antérieurs comme ESCAY, qui a renforcé les dispositifs de lutte contre la criminalité financière en Afrique orientale et australe, ou OCWAR-M, dédié à l’Afrique de l’Ouest. Grâce à ces initiatives, des avancées concrètes ont été enregistrées : démantèlements de cellules criminelles, récupération d’actifs gelés, montée en compétence des institutions locales.
Aujourd’hui, « SecFin Africa » s’inscrit dans cette continuité en tant que synthèse opérationnelle, capitalisant sur une décennie d’expertise pour offrir une couverture élargie, plus intégrée et adaptée aux nouveaux enjeux régionaux.
Une vigilance accrue pour la CEDEAO, l’AES et la Mauritanie
L’impact du programme se dessine à l’échelle régionale : il cible les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ceux de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que la Mauritanie. Son objectif est clair : tisser une toile d’alerte interconnectée pour asphyxier les financements du terrorisme et les circuits de blanchiment liés aux trafics en tout genre.
Dans un Sahel fragilisé, où les groupes armés se financent via des réseaux sophistiqués, cette solidarité paneuropéenne pourrait inverser la tendance, en favorisant des opérations conjointes et un partage d’intelligence en temps réel.
Le Bénin en éclaireur d’une Afrique plus souveraine
Au Bénin, qui joue un rôle de pionnier dans le déploiement du programme, les autorités voient dans ce soutien un levier stratégique pour consolider l’État de droit et renforcer la confiance des investisseurs. À mesure que les flux illicites — estimés à plusieurs centaines de milliards d’euros par an sur le continent — se diversifient, des outils comme « SecFin Africa » deviennent des armes essentielles pour bâtir une Afrique plus souveraine, plus sécurisée et mieux intégrée dans les standards financiers internationaux.
À l’échelle du continent, où les flux illicites fragilisent les économies et alimentent l’instabilité, « SecFin Africa » incarne une réponse stratégique fondée sur la coopération, la technologie et la volonté politique. Le Bénin, en éclaireur, montre qu’une riposte coordonnée est non seulement possible, mais nécessaire.
Dans le quartier animé d’Abomey-Calavi, à Hèvié, un imposteur prétendant être un commissaire de police a été arrêté grâce à l’intervention d’une patrouille authentique.
Abomey-Calavi, 9 octobre 2025 – Dans un pays où la confiance envers les forces de l’ordre constitue un pilier de la cohésion sociale, une affaire d’escroquerie audacieuse rappelle avec force l’urgence d’une vigilance collective face aux imposteurs qui sapent l’autorité publique. À Hèvié, quartier animé de la commune d’Abomey-Calavi, les autorités ont arrêté un individu qui se faisait passer pour un commissaire de police, semant la confusion dans les établissements de nuit afin d’y extorquer des « amendes » fictives.
Faux commissaire : le stratagème de l’imposture et la fin du manège
L’homme portait un uniforme improvisé pour mieux incarner son rôle et menait des tournées méthodiques dans les bars et maquis locaux. Sous couvert de contrôles administratifs, il vérifiait les autorisations d’exploitation, ajustait les niveaux sonores et trouvait systématiquement une « infraction » mineure pour exiger un paiement immédiat. En exploitant la crainte instinctive que suscitent les uniformes, il parvenait à soutirer des sommes régulières sans éveiller de soupçons.
Cependant, son stratagème a brusquement échoué lorsqu’il a croisé une patrouille authentique de la police, qui a rapidement démasqué l’imposture.
Poursuites judiciaires et appel à la vigilance
Transféré devant les autorités judiciaires, le suspect encourt désormais jusqu’à trois ans d’emprisonnement ferme pour usurpation d’autorité et escroquerie. Ces chefs d’accusation mettent en évidence la gravité de tels actes dans un contexte où la sécurité et la transparence constituent des enjeux majeurs. La justice scellera son sort lors de l’audience prévue le 22 octobre prochain, saisissant cette occasion pour affirmer qu’elle poursuivra avec la plus grande sévérité toute atteinte à l’intégrité des institutions.
En plus, cette interpellation, survenue dans un environnement urbain dynamique comme Abomey-Calavi, met en exergue les efforts constants des forces de sécurité pour préserver l’ordre public et protéger les citoyens contre les manipulations frauduleuses. Par ailleurs, les autorités, par le biais de la police et du parquet, invitent la population à signaler tout comportement suspect et à collaborer activement à la préservation d’un cadre serein.
L’uniforme n’est plus un bouclier
En conclusion, les forces de l’ordre ont marqué une victoire décisive pour la sécurité publique en arrêtant ce faux commissaire de police, adressant ainsi un avertissement clair aux imposteurs : nul ne peut exploiter l’autorité de l’État à des fins illicites. Ce cas met en lumière l’efficacité des patrouilles authentiques et rappelle aux citoyens que leur vigilance constitue la meilleure arme contre les abus. Le 22 octobre prochain, la justice ne jugera pas seulement un individu ; elle saisira l’occasion de tracer une ligne rouge infranchissable, affirmant avec fermeté que la confiance dans les forces de l’ordre représente un capital précieux à protéger sans concession.
À Cotonou, le Bénin inaugure son Académie de Police nouvelle génération : un symbole de résilience et de coopération face aux menaces transfrontalières.
Cotonou, 26 septembre 2025 – Sous un ciel équatorial chargé de promesses sécuritaires, les anciens locaux de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) à Cotonou se sont mués en sanctuaire de formation d’élite : l’Académie de Police nouvelle génération. En effet, la cérémonie d’inauguration, présidée par Alassane Seidou, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, en présence de l’ambassadeur des États-Unis, Brian Shukan, n’a pas seulement dévoilé des salles de cours high-tech et des installations d’entraînement modernes.
Elle a également scellé un don colossal de matériel — d’une valeur d’un million de dollars américains — qui équipe désormais les unités de la Police Républicaine pour affronter les ombres du terrorisme aux frontières.
Un appui stratégique au cœur d’une coopération bilatérale
Ce geste symbolique, au cœur d’une coopération bilatérale exemplaire, a transformé un site historique en hub de résilience nationale. En effet, les nouveaux équipements livrés par l’Ambassade américaine comprennent :
des protections individuelles,
des uniformes et bottes,
des jumelles, miroirs de fouille,
et des sacs médicaux complets pour les urgences.
« Cet appui matérialise l’engagement indéfectible des États-Unis auprès du Bénin dans la lutte contre les menaces transnationales », a déclaré M. Shukan, réaffirmant la détermination de Washington à soutenir Cotonou face à la pression jihadiste aux confins nigériens et nigérians.
Une coopération sécuritaire saluée par les autorités béninoises
Devant une assemblée composée de hauts gradés, d’officiels et de partenaires internationaux, le Ministre Seidou a salué l’« excellent état des relations » entre le Bénin et les États-Unis, notamment dans le domaine de la sécurité.
« L’engagement du Bénin demeure ferme dans l’approfondissement et la diversification de sa coopération avec les États-Unis d’Amérique », a-t-il affirmé, soulignant la volonté du gouvernement de renforcer les capacités opérationnelles de la Police Républicaine et de consolider la synergie avec ses partenaires internationaux.
Une académie au service de la modernisation des forces de l’ordre
Par ailleurs, cette inauguration s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des forces de l’ordre béninoises. L’Académie, désormais installée sur le site de l’ex-CRS, formera chaque année des centaines de recrues en :
techniques d’intervention,
cyber-sécurité,
et droits humains, alignée sur les standards internationaux.
Le don américain, fruit d’un partenariat forgé depuis 2018 via des programmes comme l’International Narcotics Control and Law Enforcement, vient compléter des initiatives antérieures. À titre d’exemple, en 2023, Washington avait déjà injecté 5 millions de dollars pour la formation antiterroriste, renforçant ainsi la posture du Bénin comme rempart ouest-africain.
Une alliance transatlantique pour protéger les communautés vulnérables
À l’heure où le Sahel bouillonne et que les frontières béninoises deviennent un front de la guerre asymétrique, cette alliance transatlantique n’est pas qu’un échange de matériel. Elle constitue aussi un véritable bouclier pour les communautés vulnérables.
Pour les Béninois du quotidien — ces pêcheurs du fleuve Niger ou ces commerçants de Malanville — l’Académie symbolise une sécurité tangible, où la formation d’élite protège les vies ordinaires.
Tandis que le ruban coupé vibre encore dans les mémoires, Cotonou regarde vers un horizon plus sûr. Reste à suivre comment cette Académie et ses partenariats internationaux transformeront durablement la sécurité nationale, en plaçant la formation, la coopération et l’innovation au cœur de la résilience béninoise.
À Bohicon, former ceux qui protègent les enfants, c’est investir dans l’avenir d’un Bénin plus sûr, plus juste et plus solidaire.
BOHICON, 10 septembre 2025 —Dans un contexte marqué par la volonté de renforcer la protection de l’enfance, un élan d’espoir a soufflé sur le Bénin avec le lancement d’un atelier de renforcement des capacités dédié aux acteurs de première ligne. En effet, ce programme de formation intensif, qui s’étend sur deux jours, rassemble des encadreurs de SOS Villages d’Enfants et des médiateurs du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Son objectif est clair : doter ces professionnels d’outils pour transformer des vies et offrir un avenir plus sûr aux jeunes du pays.
Former les encadreurs pour mieux protéger les jeunes
Au total, trente facilitateurs, qui travaillent directement dans les cantines scolaires, les communautés et les familles d’accueil, affûtent leurs compétences. Au cœur de cette initiative, un objectif précis : les outiller pour favoriser un dialogue constructif entre parents et enfants, promouvoir une communication respectueuse des différences de genre, et prévenir les abus et le harcèlement sexuels. Par ailleurs, les participants apprendront à animer des séances de formation ludiques et engageantes pour les jeunes, afin de rendre l’apprentissage à la fois impactant et mémorable.
Un partenariat stratégique pour un impact durable à Bohicon
De surcroît, cet atelier, porté par un partenariat dynamique entre l’UNFPA, le PAM et SOS Villages d’Enfants, s’inscrit dans une vision commune : offrir un accompagnement de qualité aux enfants et aux jeunes, tout en renforçant les liens familiaux et en bâtissant des communautés plus sûres. Ainsi, ces deux journées de formation intensive promettent de poser les bases d’un changement durable, où chaque enfant bénéficie d’un environnement protecteur et épanouissant.
En définitive, l’investissement dans ces acteurs de terrain est un pari sur l’avenir, car une enfance bien protégée est la clé d’une société plus forte et plus juste.
Kandi sous le choc : une nuit de violence qui interroge la sécurité territoriale
Dans le silence pesant de la nuit, aux alentours de 3 heures du matin, le quartier de Bakata, situé dans le premier arrondissement de Kandi, a été le théâtre d’une agression d’une rare violence. Des individus armés non identifiés ont fait irruption dans plusieurs concessions, semant la peur et la désolation. Parmi les victimes, un militaire en service a perdu la vie dans des circonstances tragiques. Pris pour cible dans son propre domicile, il a été roué de coups par les assaillants, qui ont ensuite abandonné son corps sans vie dans une mare de sang. Son épouse, présente au moment des faits, a tenté de le retenir, mais elle était impuissante face à la brutalité des agresseurs.
L’effroi se propage : Des riverains pris dans la tourmente
Le drame ne s’est pas limité à une seule concession. Les agresseurs ont grièvement blessé par balle un voisin sorti avec une lampe torche pour comprendre ce qui se passait. Transporté d’urgence à l’hôpital, son état reste préoccupant. Ils ont également attaqué un autre ménage : ils ont violemment battu le couple et leur ont dérobé une somme d’argent. Ces actes ne relèvent pas seulement de la criminalité ordinaire, mais ils interrogent la capacité des autorités à garantir la sécurité de leurs habitants, et la vulnérabilité des quartiers périphériques face à des agressions ciblées.
Les autorités réagissent, les habitants attendent des actions concrètes
Alertées dès les premières heures, les autorités communales, dont le maire de Kandi, se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts et exprimer leur solidarité. Les autorités ont annoncé une enquête pour identifier les auteurs de l’attaque. Cependant, les habitants attendent surtout des réponses concrètes et des mesures de protection renforcées.
À Bakata, la peur s’est installée, mais la parole commence à circuler. Les voisins s’organisent, les familles se soutiennent, et les leaders locaux appellent à la vigilance collective. Ce drame, aussi brutal soit-il, révèle la résilience des communautés face à l’adversité et leur capacité à se mobiliser pour préserver la cohésion sociale.
Ce qui s’est passé à Kandi dépasse le fait divers. C’est une alerte, un signal, une interpellation. La sécurité ne peut être une promesse abstraite : elle doit s’incarner dans les quartiers, dans les gestes quotidiens et dans les dispositifs de proximité. À Bakata, une vie a été fauchée, mais une communauté s’est levée. Reste à savoir si les institutions sauront répondre à cette mobilisation silencieuse et faire de ce drame un point de départ pour une protection territoriale plus juste, plus humaine et plus durable.
Cybercriminalité à Ouèdo : un réseau démantelé, la traque numérique s’intensifie
Cotonou, 20 août 2025 — Les autorités béninoises ont porté un coup sévère à la cybercriminalité locale. En effet, le commissariat de l’arrondissement de Ouèdo a démantelé, mardi, un réseau d’escroquerie en ligne très actif et structuré. Cette opération, menée avec une précision chirurgicale, a conduit à l’interpellation de deux individus soupçonnés d’être au cœur d’un système frauduleux exploitant les failles du numérique pour piéger de nombreuses victimes.
Le « butin » de l’arnaque a été saisi par les forces de l’ordre.
Selon des sources concordantes, le groupe ciblait les internautes à travers des pratiques frauduleuses sophistiquées, utilisant des cartes SIM en masse et divers dispositifs technologiques pour mener des opérations d’arnaque à distance. Alertés par des signaux persistants, les agents du commissariat de Ouèdo ont agi avec célérité, procédant à l’arrestation des deux suspects au cours de la journée.
Par ailleurs, la perquisition au domicile du premier suspect a révélé l’ampleur du dispositif :
527 cartes SIM MTN
67 plaquettes de cartes SIM.
3 téléphones Android
5 téléphones à touches.
1 appareil d’enregistrement de cartes SIM.
1 carte Visa.
1 carte d’identité.
Cet arsenal numérique témoigne aussi d’une organisation bien rodée, capable de multiplier les identités fictives et les canaux de fraude.
Une enquête approfondie pour remonter le réseau
La perquisition au domicile du second suspect n’a pas permis de saisir de matériel compromettant. Toutefois, face aux preuves accablantes, les deux individus ont reconnu leur implication dans le réseau. Par ailleurs, ils seront transférés au Centre National d’Investigations Numériques pour des enquêtes approfondies, visant à identifier les ramifications de cette cellule et d’éventuels complices encore actifs.
En somme, ce coup de filet est une victoire majeure dans la lutte contre la cybercriminalité au Bénin et prouve la détermination des forces de l’ordre à neutraliser ces réseaux. Cependant, la rapidité avec laquelle ces cellules se reconstituent et s’adaptent soulève une question fondamentale : les capacités d’investigation numériques du pays sont-elles suffisantes pour faire face à l’ampleur de cette menace ? Au-delà de ces arrestations, comment les autorités peuvent-elles renforcer la sensibilisation des citoyens pour qu’ils ne deviennent pas des victimes de ces escrocs connectés ?
Bénin : un cybercriminel présumé interpellé après des déclarations provocantes sur TikTok
Cotonou, 12 août 2025 – La lutte contre la cybercriminalité s’intensifie au Bénin. Le Centre National d’Investigation Numérique (CNIN) a procédé ce mardi à l’interpellation de Geoffroy Fridich, un utilisateur actif de TikTok. Il est accusé d’être impliqué dans des activités de cybercriminalité. Cette arrestation, qui fait suite à une vidéo virale où l’individu défiait ouvertement les autorités, marque un coup d’éclat dans la traque des délinquants numériques.
De la bravade en ligne à la confrontation avec la justice
Tout a commencé par une vidéo partagée par un autre TikTokeur, Florent Mahougnon, récemment condamné pour cybercriminalité. En effet, dans cette séquence, Geoffroy Fridich déclarait son intention de poursuivre ses pratiques frauduleuses en ligne, affichant un mépris assumé envers les autorités. Cette bravade n’est pas passée inaperçue : elle a attiré l’attention du CNIN. À la suite d’investigations approfondies, l’individu a été formellement identifié et sa participation directe à des actes de cybercriminalité a été établie. Face à ces éléments probants, le Centre se prépare désormais à le présenter devant les instances judiciaires.
Le CNIN envoie un message fort contre l’impunité et appelle à la vigilance citoyenne, une arme forte contre les cyberfraudeurs
En outre , cette interpellation envoie un message clair : le Bénin ne tolérera pas les comportements qui menacent la sécurité de ses citoyens dans le monde numérique. D’ailleurs, en agissant rapidement, le CNIN réaffirme son engagement à traquer les auteurs d’escroqueries en ligne et à protéger les internautes.
Le CNIN a profité de cette action pour appeler à la vigilance citoyenne. Ainsi, le Centre a remercié les citoyens pour leur réactivité face aux alertes et les a encouragés à continuer de signaler tout comportement suspect sur ses plateformes officielles. Par ailleurs, le CNIN rappelle que toute personne victime d’escroquerie peut déposer plainte par courriel à l’adresse plaintes@cnin.bj ou directement sur le site www.cnin.bj.
Le CNIN : quand la toile se resserre sur les cybercriminels
Cette interpellation marque une nouvelle étape dans la lutte contre les dérives numériques au Bénin. Elle illustre la détermination des autorités à faire respecter la loi dans l’espace virtuel et à protéger les citoyens contre les abus. En effet, alors que l’utilisation des réseaux sociaux ne cesse de croître, le CNIN démontre que l’anonymat en ligne n’est plus une garantie d’impunité. Le Bénin est-il en train de devenir un exemple régional dans la traque des cybercriminels, et comment cette fermeté influencera-t-elle les pratiques des internautes ?