Bantè : la police saisit 1 031 boules de chanvre indien

À Bantè, la police attendait des munitions et a trouvé 1 031 boules de chanvre indien. Dans la nuit du 10 au 11 octobre, un renseignement venu de Bassila a conduit les policiers de Bantè à intercepter un minibus. Deux Togolais, au volant d’un véhicule chargé de cannabis, attendent désormais d’être présentés au procureur.

La cargaison que les policiers de Bantè espéraient saisir n’était pas celle qu’ils ont découverte. Dimanche 11 octobre 2026, vers 1 heure du matin, ils ont immobilisé un minibus Mazda sur le corridor routier de la commune, persuadés d’y trouver des munitions. Ils y ont finalement découvert des sacs de chanvre indien et arrêté ses deux occupants, des Togolais.

Police Républicaine - BENIN
© Police Républicaine - BENIN
L’alerte partie de Bassila
 

L’affaire débute au commissariat d’arrondissement de Bassila. Ses policiers signalent à leurs collègues de Bantè un véhicule suspect, soupçonné de transporter une importante quantité de munitions de calibre 12. La chaîne de commandement prend l’information au sérieux. Le commissaire de Bantè ordonne aussitôt une mission de contrôle sur l’axe concerné.

Les policiers déploient ensuite un dispositif d’interception sur la route. Le minibus tente de leur échapper, mais la poursuite s’achève au barrage. À bord, deux hommes d’une quarantaine d’années, originaires de Kouloumbé, au Togo, sont contraints de s’arrêter et de descendre du véhicule.

Du cannabis dissimulé sous la sciure 

La fouille du véhicule déjoue les attentes des enquêteurs. Ces derniers ne mettent la main sur aucune munition. Ils découvrent en revanche 1 031 boules de chanvre indien, réparties dans onze sacs de jute de cent kilos chacun.

Les deux hommes avaient glissé de la sciure, des copeaux et des écorces d’arbres dans les sacs afin de masquer l’odeur du cannabis et de tromper la vigilance des contrôles. Toutefois, le procédé n’a pas résisté à l’examen des policiers.

Police Républicaine - BENIN
© Police Républicaine - BENIN
Une cargaison destinée à Kétou 

Lors de son audition, l’un des suspects a reconnu les faits. Il a expliqué avoir chargé la marchandise à Aworo, dans la commune de Bassila, avant de la livrer à Kétou, dans le département du Plateau. Les enquêteurs ont ainsi reconstitué le trajet du véhicule, de son point de départ jusqu’à sa destination prévue.

La saisie ne livre pas les munitions annoncées, mais elle prive les deux hommes de leur liberté et de leur cargaison. Les convoyeurs doivent désormais répondre de leurs actes devant le procureur de la République. La police affirme poursuivre sa pression sur les réseaux de trafic et veiller à la sécurité des personnes et des biens.

Finalement, cette saisie rappelle toutefois que les réseaux de trafic adaptent constamment leurs méthodes de dissimulation, obligeant les forces de sécurité à renforcer leurs contrôles sur les axes routiers.

Bénin : Modernisation de l’École aéronautique militaire Cana

Le Bénin entend faire de l’École aéronautique militaire de Cana un centre d’excellence régional. Lors d’une inspection, le ministre délégué chargé de la Défense nationale a salué les progrès de la formation, tout en appelant à la réhabilitation urgente des infrastructures. 

CANA, 12 octobre 2026 — Face à la recomposition des enjeux sécuritaires régionaux, le Bénin franchit une étape stratégique pour renforcer son autonomie militaire et sécuriser son espace aérien. Vendredi 9 octobre 2026, le ministre délégué chargé de la Défense nationale, Gildas Habib Bignon Agonkan, a ainsi mené une inspection ciblée de l’École aéronautique militaire de Cana (EAM-Cana), affichant l’ambition de Cotonou de transformer cette installation en un centre d’excellence aéronautique pour l’Afrique de l’Ouest.

Ministère de la défense Nationale
© Ministère de la défense Nationale
Drones et hautes technologies : le virage de la formation tactique

Au cœur de cette visite d’évaluation, le commandement militaire a présenté la montée en puissance des cursus axés sur les technologies émergentes. L’établissement assure actuellement la formation de 100 opérateurs de drones destinés à l’État-Major général, une capacité désormais cruciale pour la surveillance du territoire et l’anticipation opérationnelle.

Accompagné du commandant de la base, le lieutenant-colonel Olayéni Thierry Monda, ainsi que des responsables des principaux centres d’instruction de l’armée, le ministre a examiné les simulateurs de vol, les ateliers de maintenance et le centre d’innovation consacré aux moteurs volants. Une démonstration tactique, orchestrée par des stagiaires et consacrée au vol d’un drone de reconnaissance, a par ailleurs illustré cette maîtrise technique, qui englobe également le pilotage conventionnel, la mécanique aéronautique et le contrôle du trafic aérien.

Ministère de la défense Nationale
© Ministère de la défense Nationale
Le défi des infrastructures : l’urgence d’une mise aux normes

Malgré ces avancées académiques, la réalité du terrain impose des arbitrages budgétaires et logistiques immédiats. L’inspection des installations de piste a en effet mis en lumière l’obsolescence des infrastructures d’atterrissage, devenues inadaptées aux exigences des aéronefs modernes et à l’intensification des sessions de formation.

Le commandement de la base a donc formalisé l’ensemble des besoins prioritaires afin de garantir la sécurité des vols et de pérenniser l’instruction. La réhabilitation de la piste et le renouvellement des équipements techniques constituent ainsi les préalables indispensables pour absorber la croissance des effectifs militaires.

Ministère de la défense Nationale
© Ministère de la défense Nationale
Une doctrine nationale axée sur l’autonomie stratégique

Cette volonté de rapatrier la formation des spécialistes de l’air s’inscrit directement dans la feuille de route fixée par le président de la République, Romuald Wadagni. L’exécutif entend en effet rompre avec la dépendance aux centres d’instruction étrangers en façonnant une expertise locale de haut niveau.

En résorbant les déficits infrastructurels de Cana, le gouvernement béninois ambitionne à la fois d’asseoir la sécurité du pays et d’exporter son savoir-faire auprès des armées partenaires de la sous-région.

En somme, la transformation de Cana en pôle aéronautique militaire de référence dépendra désormais de la capacité de Cotonou à traduire ces ambitions en investissements durables.

Parakou : Plus de 3 000 munitions de chasse interceptées par la police

Parakou, 29 septembre 2026 — Un renseignement précis, une intervention chirurgicale en plein jour et la mise au jour d’un arsenal clandestin. Lundi 28 septembre 2026, les forces de sécurité de Parakou ont mené une opération coup de poing, retirant de la circulation des milliers de munitions de gros calibre. En effet, ce coup de filet majuscule illustre la vigilance accrue de l’État face aux réseaux souterrains qui tentent d’irriguer le nord du pays en matériel de contrebande.

Un dispositif ciblé au cœur de la journée

L’initiative de cette saisie revient, en premier lieu, aux éléments du Commissariat du 2ᵉ arrondissement. Guidés par un renseignement opérationnel fiable, les enquêteurs ont mis en place un dispositif d’interception visant un convoi suspect en provenance de la commune de Djougou.

Aux alentours de 12 h 30, le piège se referme. La cible de la police émerge : une motocyclette de marque Bajaj, délibérément dépourvue de plaque d’immatriculation pour échapper aux radars des autorités. Le profil furtif de l’engin confirmait les soupçons des agents quant à la nature illicite de la marchandise transportée.

Fuite précipitée et découverte d’un butin massif

L’intervention ne s’est, toutefois, pas déroulée sans heurt. Face au barrage policier, le principal convoyeur a paniqué. Préférant la fuite à l’arrestation, il s’est évaporé dans la nature, abandonnant derrière lui non seulement son chargement, mais également une seconde motocyclette de marque Dayang, elle aussi anonymisée et dépourvue de toute immatriculation.

C’est en fouillant le chargement délaissé que les agents ont mesuré la gravité de l’infraction. Dissimulés dans deux grands sacs, les autorités ont extrait treize cartons d’apparence banale. Leur ouverture a révélé un inventaire alarmant : 3 250 cartouches de calibre 12. Si ces munitions sont traditionnellement destinées à la chasse, leur trafic massif sur le marché noir soulève de vives inquiétudes sécuritaires, ce calibre étant régulièrement détourné par le crime organisé opérant dans la région.

Une enquête confiée aux unités spécialisées

Malgré la fuite du pilote de la Bajaj, les forces de l’ordre, néanmoins, ne sont pas reparties les mains vides. Les policiers ont réussi à interpeller un suspect directement lié à cette logistique clandestine lors de l’opération.

Actuellement sous les verrous, cet individu représente une pièce maîtresse pour remonter la filière. Par ailleurs, Les autorités ont confirmé son transfert imminent vers les unités spécialisées de la Police républicaine. Les enquêteurs auront désormais la lourde tâche de démanteler ce réseau, en identifiant les fournisseurs originels à Djougou ainsi que les destinataires finaux de cette cargaison mortelle. In fine, par cette interception, la police de Parakou envoie un signal dissuasif sans équivoque : la route de la contrebande dans le nord est sous haute surveillance.

Kétou : la police démantèle un réseau de drogue

Kétou, 28 septembre 2026 – L’opération menée dans la soirée dans le quartier d’Obafèmi a permis de démanteler un important point de stockage et de distribution de stupéfiants. La descente ciblée des agents du commissariat d’arrondissement central de Kétou, menée le mercredi 23 septembre 2026, s’est soldée par l’arrestation de quatre individus, la saisie de 20 kilogrammes de chanvre indien et d’un important stock de produits pharmaceutiques illicites, ainsi que par la confiscation d’un gros paquet d’argent en devises locales et étrangères.

Un refuge d’urgence dans les structures du bâtiment

L’intervention des forces de l’ordre a débuté vers 19 heures, à la suite de renseignements faisant état de la présence d’un point de distribution de stupéfiants dans une concession résidentielle.

À l’arrivée des agents, le principal suspect et trois clients, surpris en pleine transaction, ont tenté de se retrancher dans la concession. Encerclés par le dispositif de sécurité mis en place autour du domicile, les quatre hommes ont ensuite tenté d’échapper à la fouille en se réfugiant dans le faux plafond. Les agents ont finalement découvert et interpellé le groupe dissimulé sous la toiture.

Un arsenal commercial et des flux financiers transfrontaliers

La perquisition menée dans la concession a permis de mesurer l’ampleur des activités présumées qui s’y déroulaient. En plus d’une vingtaine de kilogrammes de chanvre indien conditionnés pour la revente, les enquêteurs ont saisi :

  • Un stock important de comprimés d’Atinkinkouin, une substance psychoactive hautement réglementée ;
  • Cinq balances électroniques de précision destinées au dosage des produits ;
  • Plusieurs litres de boissons frelatées à la composition suspecte.

La saisie comprenait également d’importantes sommes d’argent. Les forces de l’ordre ont découvert plus de 5 millions de francs CFA en espèces, ainsi que 458 000 nairas nigérians. La présence de cette monnaie étrangère pourrait témoigner de l’existence de transactions transfrontalières, compte tenu de la proximité du Nigeria.

Un signal fort adressé aux filières d’approvisionnement

Cette opération perturbe les circuits présumés d’approvisionnement en stupéfiants dans la commune. À travers l’interpellation de quatre suspects et la saisie de produits ainsi que de liquidités, la police de Kétou réaffirme sa détermination à lutter contre le trafic de drogue.

Désormais placés en garde à vue, les quatre suspects devront répondre devant la justice de chefs d’accusation incluant le trafic de substances vénéneuses, la détention illégale de médicaments et le blanchiment de capitaux.

Protection civile au Bénin : L’ABPC se forme à l’enquête post-incendie

Cotonou, 25 septembre 2026  — Quand les pompiers éteignent les flammes, une autre enquête commence. Depuis septembre 2026, l’Agence béninoise de Protection civile (ABPC) engage une transformation silencieuse mais stratégique : doter le pays de ses premiers spécialistes capables de reconstituer la chronologie d’un incendie, d’identifier son point de départ et de déterminer ses causes réelles.

Sous l’impulsion de son directeur général, le Contrôleur général de police Abdel Aziz Bio Djibril, et avec l’appui technique de la coopération française, l’agence a lancé un programme de formation à la Recherche des causes et circonstances d’incendie (RCCI). L’objectif : passer du simple constat de sinistre à une véritable expertise scientifique, capable d’alimenter la prévention et la réduction des risques.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
L’enquête scientifique : passer de l’extinction des feux à l’analyse des scènes

Jusqu’ici, peu de services de protection civile en Afrique de l’Ouest disposaient d’unités spécialisées dans l’enquête post-incendie. La plupart des interventions s’arrêtaient à la maîtrise du feu, laissant les causes dans le flou — ce qui limitait la capacité à prévenir de nouveaux sinistres.

La RCCI change la donne. Elle forme des agents à observer une scène calcinée comme un laboratoire : repérer les traces de propagation, analyser les matériaux consumés, identifier les sources d’inflammation potentielles et reconstituer le scénario le plus probable.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Une expertise novatrice et pionnière en Afrique de l’Ouest

Fin septembre, une mission française d’évaluation et de préfiguration a organisé, à Abomey-Calavi, une session intensive de formation de formateurs. Au programme : théorie, mais surtout mise en situation. Les participants ont travaillé sur des scènes d’incendie reconstituées, avec indices disséminés, zones de combustion partielle et faux départs de feu.

« On ne leur demande pas de devenir des experts du jour au lendemain, mais d’acquérir une méthode rigoureuse, reproductible et partageable », explique un formateur français détaché par la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD).

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Abomey-Calavi : immersion au cœur de scènes d’incendie reconstituées

Pour ancrer cette compétence dans la durée, l’ABPC ne compte pas s’arrêter à une session ponctuelle. L’agence a sollicité les Forces armées béninoises (FAB) afin d’obtenir des conteneurs maritimes de 40 pieds, qui seront aménagés en simulateurs de scènes d’incendie.

Ces modules permettront de recréer différentes configurations de sinistres — feux d’habitation, d’entrepôt, de véhicule — dans un environnement sécurisé. Les agents pourront ainsi s’entraîner régulièrement, perfectionner leurs techniques d’observation et maintenir leurs compétences à jour.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Des conteneurs maritimes transformés en simulateurs d’entraînement

Par ailleurs, la RCCI vise à nourrir une culture du retour d’expérience. Chaque incendie analysé devient une source de données : matériaux à risque, comportements de propagation, erreurs humaines récurrentes, défauts d’installation électrique, etc.

Ces informations permettront à l’ABPC d’ajuster ses campagnes de sensibilisation, de cibler les zones les plus vulnérables et de proposer des normes de sécurité plus adaptées aux réalités locales.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
De la donnée de terrain au renforcement de la prévention nationale

La session d’Abomey-Calavi s’est achevée par la remise d’attestations aux participants. Mais pour le directeur général Bio Djibril, il ne s’agit que d’un point de départ. « Ces certificats ne marquent pas la fin d’un processus, mais le début d’une nouvelle capacité au sein de l’ABPC », a-t-il souligné lors de la clôture.

À terme, l’agence prévoit de déployer ces enquêteurs dans les antennes départementales, de les associer aux enquêtes judiciaires en cas de sinistre suspect et de développer des partenariats avec les laboratoires régionaux spécialisés.

Dans un pays où les incendies urbains et ruraux causent chaque année des pertes humaines et matérielles importantes, cette montée en compétence pourrait changer la donne : comprendre pour mieux prévenir, et prévenir pour mieux protéger.

Togba : la police recherche les propriétaires de 34 motocyclettes saisies

réseau présumé de commercialisation illégale d’engins d’occasion. Après les premières vérifications, les enquêteurs ont identifié 34 motocyclettes dont l’origine reste à établir.

Des engins sans traçabilité

Les policiers ont effectué une perquisition dans un magasin spécialisé dans la vente de motocyclettes. L’opération faisait suite à l’ouverture d’une enquête portant sur la vente illicite d’engins à deux roues.

Les vérifications techniques menées après la saisie ont révélé plusieurs anomalies sur 34 motocyclettes. Les enquêteurs ont relevé que des personnes avaient effacé ou modifié les numéros de châssis. Les engins ne disposaient par ailleurs d’aucun document permettant d’en vérifier l’identité ou la provenance. Ces éléments ont conduit les autorités à les présenter au public, dans l’objectif de retrouver d’éventuels propriétaires victimes de vol.

Un appel aux victimes

Le commissariat de Togba invite les personnes auxquelles une motocyclette aurait été volée à se rendre dans ses locaux pour procéder à une identification. Les intéressés devront présenter tout document susceptible de prouver leur droit de propriété sur l’engin recherché.

Cette démarche doit permettre de confronter les déclarations des victimes aux éléments recueillis par les enquêteurs. Elle pourrait également faciliter la restitution des motocyclettes aux propriétaires légitimes, si les vérifications confirment leur identité.

La piste d’un circuit de revente

À travers cette opération, la police cherche à remonter la filière de commercialisation des motocyclettes volées. L’effacement ou la modification des numéros de châssis constitue un obstacle majeur à la traçabilité des engins et peut compliquer l’identification de leur origine.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités dans l’acquisition, la détention et la mise en vente des motocyclettes concernées. La police affirme vouloir démanteler les réseaux impliqués dans ce type de trafic et renforcer la lutte contre la criminalité liée aux deux-roues.

 

Calavi–Sékou : la police saisit 25 motos volées et recherche les victimes

Une intervention policière ciblée a permis de neutraliser un vaste réseau de revente de deux-roues volés opérant entre Calavi et Sékou. Cette opération d’envergure, menée par le commissariat d’arrondissement de Calavi, s’est soldée par la saisie de 25 motocyclettes et l’interpellation de deux suspects, désormais à la disposition de la justice.

Une alerte citoyenne à l’origine du coup de filet

En effet, l’affaire prend son origine le 26 août dernier lorsqu’un habitant de Calavi repère dans la circulation un véhicule subtilisé à son épouse huit mois plus tôt. L’alerte immédiate transmise aux forces de l’ordre permet aux agents du commissariat central d’intercepter sans délai le conducteur de l’engin.

Toutefois, les premières déclarations du suspect réorientent rapidement l’enquête. L’individu affirme avoir acquis le deux-roues en toute légalité auprès d’un commerce spécialisé situé dans la localité de Sékou, incitant ainsi les enquêteurs à remonter la filière jusqu’au fournisseur principal.

Police Républicaine du Bénin
© Police Républicaine du Bénin
Découverte d’un entrepôt de recel à Sékou

Par conséquent, les policiers opèrent une descente dans les locaux du revendeur désigné. La perquisition révèle alors un véritable centre de stockage illégal abritant 25 motocyclettes. Une partie du stock figurait encore en état de marche, tandis que plusieurs engins avaient déjà été désossés pour alimenter le marché noir des pièces détachées.

Devant l’incapacité du propriétaire des lieux à fournir des titres de propriété valides pour ce parc d’engins, les forces de l’ordre ont procédé à son arrestation immédiate. La Police Républicaine a ensuite déféré le duo devant le procureur de la République pour répondre des chefs de vol et de recel.

Police Républicaine du Bénin
© Police Républicaine du Bénin
Restitution des véhicules : les démarches pour les sinistrés

Désormais, la priorité des autorités locales réside dans la restitution des biens à leurs légitimes propriétaires. C’est pourquoi le commissariat d’arrondissement de Calavi invite l’ensemble des citoyens victimes de vol de deux-roues au cours des derniers mois à se présenter dans ses locaux.

Enfin, les usagers concernés doivent obligatoirement se munir d’une pièce d’identité officielle ainsi que des justificatifs d’achat ou cartes grises attestant de leur propriété afin de pouvoir identifier et récupérer leur véhicule.

Saisie de drogue à Kétou : d’un cambriolage à un réseau

Une opération menée par le commissariat d’arrondissement de Kétou, dans le quartier d’Obafèmi, a permis la neutralisation d’un point de distribution de drogue et la récupération de matériel volé. Initialement déclenchée pour résoudre une affaire de cambriolage, l’intervention policière s’est finalement conclue par la saisie de plus de 21 kilogrammes de chanvre indien, illustrant ainsi la fréquence des interconnexions entre la délinquance ordinaire et les réseaux de stupéfiants en zone urbaine.

Une arrestation sous haute tension

L’enquête, amorcée à la suite d’un vol avec effraction, s’est rapidement concentrée sur un suspect unique, identifié grâce à un faisceau de preuves matérielles. La localisation de l’individu, dans une enclave du quartier d’Obafèmi, a contraint les forces de l’ordre à planifier une interpellation ciblée.

Lors de l’intervention, les agents ont fait face à une opposition physique d’une intensité exceptionnelle. La virulence de cette réaction a confirmé l’existence d’enjeux bien plus importants qu’un simple délit d’effraction et a traduit la volonté du suspect d’échapper à la découverte de son activité principale.

La neutralisation d’un point d’ancrage criminel

La perquisition conduite immédiatement après la maîtrise de l’individu a réorienté l’ensemble de la procédure judiciaire. Les policiers ont mis au jour 21,5 kilogrammes de chanvre indien conditionnés pour le commerce clandestin, accompagnés de trois motocyclettes d’origine suspecte.

L’accumulation de ces éléments matériels démontre la présence d’une structure criminelle polyvalente, où le recel de véhicules alimente le fonctionnement d’un réseau de distribution local. Par cette intervention, le commissariat de Kétou parvient non seulement à résoudre une affaire de vol, mais retire également une quantité significative de stupéfiants de la circulation, marquant ainsi un point majeur dans la sécurisation du secteur.

Kpanroun : création d’un commissariat

ABOMEY-CALAVI, 24 août 2026 — Le renforcement de la présence policière à Kpanroun entre dans une nouvelle phase. Le commissariat annoncé pour cet arrondissement d’Abomey-Calavi a été officiellement créé par la Décision Nᵒ 2026-1403/DGPR/DRH/SPRHGP/SA du 21 août 2026, selon une annonce du maire Nathanaël KOTY.

Cette décision marque l’aboutissement de plusieurs démarches engagées par l’autorité municipale pour répondre aux préoccupations sécuritaires d’une zone en développement. Elle donne surtout un cadre institutionnel à une demande portée auprès de la hiérarchie de la Police républicaine.

Une décision administrative qui concrétise une demande locale

Le dossier a notamment progressé lors d’une audience accordée au maire par le Directeur général de la Police républicaine, Brice ALLOWANOU, le 21 juillet 2026. La question de l’implantation d’un commissariat à Kpanroun avait alors été examinée.

Un mois plus tard, la décision officielle de création est intervenue. Cette chronologie met en évidence le passage d’une revendication locale à une mesure administrative formelle.

Pour Kpanroun, l’enjeu dépasse cependant la seule ouverture d’un nouveau service. L’arrivée d’une structure policière dédiée doit permettre de rapprocher les forces de sécurité des habitants et de réduire la distance entre les populations et les services chargés de leur protection.

Une réponse à l’évolution d’un arrondissement

Kpanroun connaît une dynamique d’expansion qui accroît les besoins en services publics, notamment dans le domaine de la sécurité. Dans ce contexte, la création du commissariat pourrait renforcer la capacité de la Police républicaine à intervenir plus rapidement et à assurer une présence plus régulière sur le terrain.

La police de proximité constitue également un levier important pour prévenir les infractions, recueillir plus efficacement les signalements et améliorer les relations entre forces de sécurité et communautés locales.

Cependant, la création administrative du commissariat ne constitue qu’une première étape. Son impact réel dépendra notamment de la mise en place effective des locaux, des équipements et des effectifs nécessaires à son fonctionnement.

La mairie met en avant le résultat du plaidoyer

Nathanaël KOTY présente cette décision comme la concrétisation d’un engagement pris devant les habitants de Kpanroun lors de l’installation du chef d’arrondissement. Le maire affirme avoir fait de la création d’un commissariat une priorité dans son plaidoyer auprès des autorités nationales.

Il a salué l’appui du président de la République Romuald Wadagni, du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Djibril MAMA CISSE, ainsi que du directeur général de la Police républicaine Brice ALLOWANOU.

Cette mobilisation illustre aussi le rôle que peuvent jouer les collectivités locales dans la remontée des besoins sécuritaires et dans la recherche de réponses auprès des institutions centrales.

Une nouvelle étape avant la mise en service

La création du commissariat constitue désormais une base juridique pour renforcer le dispositif sécuritaire à Kpanroun. La prochaine étape sera sa concrétisation sur le terrain afin que les habitants puissent effectivement bénéficier de cette présence policière renforcée. Pour Abomey-Calavi, l’enjeu sera donc de transformer cette décision administrative en service opérationnel capable d’accompagner durablement la croissance de l’arrondissement.

À Kpanroun, la promesse politique franchit ainsi un cap : elle dispose désormais d’une existence administrative. Reste à voir sa traduction concrète dans le quotidien des populations.

Sécurité au Littoral : Le préfet Déou Malé resserre les rangs

COTONOU, 19 août 2026 — Pas de place pour la complaisance. Malgré des résultats encourageants enregistrés cet été sur le front de la criminalité, l’autorité de tutelle du département du Littoral resserre les rangs de son appareil sécuritaire. Le préfet Gilbert Déou Malé impose désormais une synergie totale entre les forces de l’ordre pour verrouiller la capitale économique du Bénin.

Le 18 août, le préfet a convoqué le Conseil départemental de sécurité pour disséquer les statistiques de la délinquance des mois de juin et juillet 2026. Ainsi, la stratégie de l’administration locale est directe : passer d’opérations de terrain isolées à un maillage territorial interservices implacable. Si le Directeur départemental de la Police républicaine a présenté un bilan estival positif — validant l’efficacité des récents déploiements tactiques —, l’exécutif refuse de crier victoire trop tôt.

Préfecture de Cotonou
© Préfecture de Cotonou
S’attaquer aux vulnérabilités persistantes

Loin de se transformer en une banale tribune d’autosatisfaction, cette session a permis aux responsables d’exposer frontalement les failles et les foyers de tension qui subsistent. En effet, dans une métropole aussi dense que Cotonou, maintenir l’ordre exige une capacité d’adaptation permanente face aux nouvelles méthodes opératoires des délinquants.

Pour neutraliser ces menaces résiduelles, le préfet a ordonné à l’ensemble des agences de l’État d’abandonner le travail en silo. Il exige une remontée d’information fluide, une vigilance partagée et une coordination opérationnelle stricte entre tous les maillons de la chaîne de sécurité.

Préfecture de Cotonou
© Préfecture de Cotonou
Un mandat clair pour la sécurité du Littoral

En fixant ce cap d’exigence, Gilbert Déou Malé adresse un mandat clair à la Police républicaine et à ses partenaires. Ainsi, protéger les citoyens et les entreprises du Littoral reste la priorité absolue de la préfecture. L’administration ne se contentera pas de préserver ses récents acquis ; elle entend multiplier les offensives conjointes pour garantir une stabilité durable dans la région.

Face aux vulnérabilités persistantes, le message du préfet est sans détour : la sécurité du Littoral ne se négocie pas. Finalement , en imposant une coordination implacable entre les forces de l’ordre, Gilbert Déou Malé transforme la vigilance en arme de dissuasion et place Cotonou sous le signe d’une fermeté républicaine assumée.

Krakè-Plage : près 973,65 kg de chanvre indien saisie dans un dépôt clandestin

Une discrète habitation en bord de mer cachait un trafic d’une ampleur insoupçonnée. À Krakè-Plage, dans le département de l’Ouémé, la Police républicaine a porté un coup sévère aux réseaux de stupéfiants en découvrant près d’une tonne de chanvre indien soigneusement dissimulée dans un dépôt clandestin. Une opération qui met en lumière les nouvelles méthodes employées par les trafiquants pour utiliser les voies maritimes comme couloirs d’acheminement.

Le décor ne laissait rien présager. Construite en matériaux précaires et implantée à proximité immédiate du littoral, la bâtisse semblait anodine. Pourtant, derrière cette apparente discrétion se cachait l’un des plus importants stocks de chanvre indien récemment découverts dans cette zone frontalière.

Lors d’une opération menée jeudi 23 juillet 2026, les éléments du Commissariat frontalier de police de Krakè-Plage, engagés dans la lutte contre le trafic de produits psychotropes, ont investi les lieux. La fouille, réalisée en présence des autorités locales, a rapidement révélé l’ampleur du dispositif.

Sous plusieurs couvertures étaient soigneusement entreposés 25 grands sacs renfermant des boules de chanvre indien. Le poids total de la cargaison atteint 973,65 kilogrammes, soit près d’une tonne de drogue prête à alimenter les circuits clandestins.

Un dépôt équipé pour un trafic organisé

Au-delà de la drogue, les policiers ont découvert un important matériel laissant penser à une organisation logistique bien structurée.

La perquisition a permis de saisir 1 506 000 nairas, 20 sacs de poudre de plâtre de 40 kilogrammes, 21 seaux de chaume, deux petits seaux contenant des produits de plâtre, 13 tables en plastique, deux moteurs hors-bord ainsi que divers autres effets.

Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, cette maison servait essentiellement de point de stockage. Les occupants ne s’y rendaient que pendant la nuit afin de limiter les risques d’être repérés.

Les investigations indiquent également que les suspects auraient transporté les produits et les équipements par voie maritime. Les trafiquants auraient pris soin de les conditionner de manière à les protéger de l’humidité durant leur acheminement.

Les enquêteurs aux trousses des responsables

Bien que les autorités n’aient encore annoncé aucune interpellation à ce stade, les enquêteurs poursuivent activement leurs investigations. Les forces de l’ordre ont déployé un dispositif afin d’identifier et d’appréhender les personnes impliquées dans ce réseau.

Les enquêteurs ont placé sous scellés les stupéfiants ainsi que l’ensemble des objets saisis, et engageront les procédures judiciaires prévues par la loi.

Un nouveau signal envoyé aux trafiquants

Par cette opération, la Police républicaine confirme sa volonté de renforcer la surveillance des zones côtières, devenues des itinéraires privilégiés pour certains réseaux criminels spécialisés dans le trafic de stupéfiants.

Les autorités rappellent également que la coopération des populations demeure un levier essentiel pour détecter les activités suspectes, faciliter les interventions des forces de sécurité et démanteler durablement les circuits clandestins qui exploitent les frontières maritimes.

Bénin : 52 arrestations lors d’un raid anti-drogue à Godomey

La Police républicaine poursuit son offensive contre les réseaux de trafic de stupéfiants. À Godomey, dans la commune d’Abomey-Calavi, les forces de l’ordre ont mené simultanément une opération sur deux sites réputés pour le commerce de produits psychotropes. Elles ont interpellé 52 personnes et saisi d’importantes quantités de stupéfiants.

Les forces de l’ordre ont frappé tôt et simultanément. En effet, le mercredi 15 juillet 2026, des éléments du commissariat de l’arrondissement de Godomey ont lancé une opération de sécurisation ciblant deux ghettos identifiés comme des foyers d’activités liées aux stupéfiants, à Hêvié-Liclan et à Togoudo, au niveau de l’ancien marché.

Leur intervention a permis de démanteler les deux sites et a conduit à l’interpellation des suspects impliqués dans le trafic, la commercialisation et la consommation de produits psychotropes.

Au cours des perquisitions, les policiers ont procédé à plusieurs saisies. Selon les informations communiquées, 285 comprimés psychotropes ont été découverts, ainsi qu’une importante quantité de chanvre indien et plusieurs pipes destinées à sa consommation.

Les forces de sécurité ont également mis la main sur du numéraire, des téléphones portables, quatre motocyclettes d’origine douteuse, ainsi que divers autres objets, désormais placés sous scellés dans le cadre de l’enquête.

Une pression renforcée contre les réseaux de stupéfiants

Par ailleurs, cette opération s’inscrit dans la stratégie de la Police républicaine visant à intensifier la lutte contre les points de vente et de consommation de drogues, régulièrement identifiés comme des foyers de délinquance et d’insécurité dans plusieurs localités du pays.

En démantelant ces deux ghettos, les enquêteurs cherchent également à désorganiser les réseaux qui alimentent le trafic local de substances illicites et à réduire les activités criminelles qui gravitent autour de ces lieux.

Les forces de l’ordre ont interpellé 52 personnes, qui restent présumées innocentes jusqu’à une éventuelle décision de justice. Les enquêteurs les présenteront au procureur de la République, chargé de décider des suites judiciaires à donner à cette affaire au regard des éléments réunis.

Cette nouvelle opération confirme la détermination des forces de sécurité à appliquer une politique de tolérance zéro face au trafic de stupéfiants. En définitive,  en multipliant les actions de terrain dans les quartiers sensibles d’Abomey-Calavi, elles renforcent la sécurité des populations et rappellent que la lutte contre ce fléau demeure une priorité nationale.

Bénin : plus de 100 kg de faux médicaments saisis lors d’une opération à Katagon

Une importante opération policière menée dans la soirée du jeudi 9 juillet 2026 à Amouloko, dans l’arrondissement de Katagon (commune d’Akpro‑Missérété), a permis la saisie de plus de 100 kilogrammes de médicaments de la rue. Si la principale suspecte a échappé aux enquêteurs, cette intervention pourrait marquer un tournant dans la lutte contre le trafic illicite de produits pharmaceutiques dans cette partie du département de l’Ouémé.

Sous la conduite du commissaire major de police Emmanuel Yessinou, les éléments du commissariat de Katagon ont lancé une opération ciblée visant le démantèlement d’un réseau présumé de commercialisation de faux médicaments.

L’intervention, préparée à partir de renseignements recueillis par les services de police, a conduit les enquêteurs jusqu’au domicile d’une femme identifiée comme A. Marguerite, présentée comme la principale mise en cause dans cette affaire.

Le coup de filet du commissariat de Katagon à Amouloko

À leur arrivée, les policiers n’ont pas trouvé la suspecte. En revanche, la perquisition a débouché sur une découverte de taille : plus de 100 kilogrammes de médicaments de la rue ont été saisis.

Ce volume conséquent indique la présence d’une chaîne d’approvisionnement dûment structurée, plutôt que l’image d’un simple commerce clandestin de proximité. Selon les premiers éléments recueillis lors de l’opération, les produits étaient destinés à être écoulés auprès des populations locales.

Plus de 100 kg de produits saisis : Un réseau d’approvisionnement d’envergure

Les investigations se sont poursuivies sur place avec le recueil de plusieurs témoignages. D’après les informations communiquées, deux enfants présents dans l’habitation auraient indiqué aux policiers que les médicaments appartenaient à leur tutrice, identifiée comme A. Marguerite.

Ils auraient également affirmé que cette dernière importait frauduleusement ces produits avant de les revendre dans plusieurs localités environnantes depuis plusieurs années. Ces déclarations alimentent l’enquête et les investigations en cours devront les corroborer.

Témoignages clés et traque de la principale suspecte, A. Marguerite

L’absence de la principale mise en cause au moment de l’intervention n’a pas mis un terme aux investigations. Ainsi, les enquêteurs poursuivent désormais leurs recherches afin de l’interpeller et de déterminer l’étendue du réseau présumé auquel elle pourrait appartenir.

Les investigations visent également à identifier d’éventuels complices, les circuits d’approvisionnement ainsi que les points de distribution des produits saisis dans l’arrondissement de Katagon et ses environs.

Médicaments de la rue : Un fléau sanitaire traqué par la police de l’Ouémé

Au Bénin, comme dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, le commerce illicite de médicaments représente un enjeu majeur de santé publique. Souvent vendus en dehors des circuits pharmaceutiques autorisés, ces produits exposent les consommateurs à de graves risques sanitaires en raison de leur origine incertaine, de leur mauvaise conservation ou encore de leur composition inconnue.

La saisie opérée à Amouloko illustre ainsi la détermination des forces de sécurité à intensifier la lutte contre ce trafic, dont les conséquences dépassent largement le cadre judiciaire pour toucher directement la santé des populations.

La Chute d’un Réseau, mais une Suspecte en Cavale

En attendant l’interpellation de la principale suspecte, les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de faire toute la lumière sur cette affaire et de démanteler, le cas échéant, l’ensemble du réseau de distribution.

Si les étals clandestins d’Amouloko ont vu leur approvisionnement s’effondrer en l’espace d’une soirée, l’enquête ne fait que commencer. La marchandise est tombée, mais la principale mise en cause, elle, a réussi à glisser entre les mailles du filet.

Bénin : saisie de chanvre indien à Bembèrèkè

Dans le nord du Bénin, la lutte contre les réseaux de stupéfiants se joue désormais au cœur des zones rurales les plus isolées. Dimanche 28 juin 2026, aux environs de 21 heures, les hommes du commissariat de l’arrondissement de Bembèrèkè ont porté un coup d’arrêt à une importante filière de redistribution de chanvre indien. L’opération s’est déroulée à hauteur du village de Pédarou, révélant une méthode logistique bien rodée : l’utilisation de zones broussailleuses comme entrepôts temporaires à ciel ouvert.

Cette saisie met en lumière la mutation des méthodes des trafiquants, qui délaissent de plus en plus les entrepôts urbains, trop exposés, au profit de caches naturelles dissimulées le long des axes de transit.

Une guerre de renseignement et de patience

L’intervention policière n’est pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement de plusieurs jours de surveillance discrète et minutieuse. Alertées par des renseignements concordants faisant état d’un trafic de grande ampleur dans la commune de Bembèrèkè et ses environs, les forces de l’ordre ont patiemment cartographié les déplacements des suspects.

Ce travail d’infiltration et d’analyse a permis d’identifier un itinéraire régulier emprunté par les convoyeurs. En tendant leur dispositif de surveillance le long de ce corridor invisible, les agents de la Police républicaine ont fini par localiser le point névralgique du réseau : une cache aménagée en pleine brousse. Sur place, la fouille a permis de mettre la main sur six sacs de jute d’une capacité théorique de 100 kilogrammes chacun, tous gorgés de plaquettes de chanvre indien.

Le défi du démantèlement des réseaux « fantômes »

Si la marchandise a été transportée en toute sécurité et placée sous scellés dans les locaux du commissariat de Bembèrèkè pour les besoins de la procédure judiciaire, les propriétaires de la cargaison manquent encore à l’appel. À ce stade, aucune interpellation n’a eu lieu.

C’est là toute la complexité de la stratégie des trafiquants : en stockant la drogue à distance des habitations et en ne venant la récupérer qu’au moment propice, ils limitent les risques d’arrestation en flagrant délit.

La Police républicaine maintient toutefois la pression. Alors que l’évaluation précise du poids de la drogue saisie est toujours en cours, les investigations se poursuivent activement. Pour les autorités béninoises, l’objectif dépasse désormais la simple saisie matérielle ; il s’agit de remonter la chaîne de commandement afin d’identifier les cerveaux et de démanteler définitivement ce réseau transfrontalier qui alimente la sous-région.

Sécurité nucléaire : le Bénin révise son plan stratégique avec l’appui de l’AIEA

Le Bénin a engagé une nouvelle étape dans le renforcement de son dispositif de sécurité nucléaire et radiologique. Un atelier national consacré à la révision du Plan intégré de durabilité en matière de sécurité nucléaire (INSSP) s’est ouvert ce lundi à la préfecture du Littoral, à Cotonou, en présence des principaux acteurs nationaux et internationaux impliqués dans ce domaine.

Gilbert Malè Deou
© Gilbert Malè Deou

La cérémonie de lancement a réuni le Général d’armée Bertin Bada, M. Richard Samba, officier technique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que M. Marcellin Amoussou-Guénou et plusieurs représentants des structures concernées.

Cette rencontre vise à actualiser les orientations stratégiques du Bénin en matière de sûreté radiologique et de sécurité nucléaire. L’objectif est de consolider le dispositif national de prévention des risques tout en assurant une meilleure adéquation avec les normes et standards internationaux recommandés par l’AIEA.

Pour les autorités béninoises, cette révision constitue un levier essentiel pour renforcer la gouvernance du secteur, améliorer les mécanismes de contrôle et garantir une gestion durable des enjeux liés à la sécurité nucléaire.

Gilbert Malè Deou
© Gilbert Malè Deou

À travers l’accueil de cet atelier, le département du Littoral entend réaffirmer son engagement en faveur des initiatives contribuant à la protection des populations et au développement durable. Le préfet du Littoral, Gilbert Malè Déou, a exprimé le souhait que les travaux débouchent sur des recommandations concrètes susceptibles de consolider davantage le cadre national de sécurité nucléaire.

Le Plan intégré de durabilité en matière de sécurité nucléaire constitue l’un des principaux outils de planification permettant aux États de coordonner, sur le long terme, leurs actions en matière de sûreté radiologique, de protection physique et de lutte contre les menaces liées à l’utilisation malveillante des matières nucléaires et radioactives.

Bénin : Un commando écroué pour trafic de munitions dans le Zou

Cotonou, 22 juin 2026 — L’affaire est d’autant plus sensible qu’elle touche au cœur de l’appareil sécuritaire béninois en pleine période de vigilance antiterroriste. L’arrestation et le placement en détention provisoire, le jeudi 18 juin 2026, d’un militaire appartenant au corps d’élite des commandos du camp de Dassa-Zoumè lèvent le voile sur une porosité inquiétante entre les arsenaux militaires et les réseaux civils clandestins dans les départements du Zou et des Collines.

La filière du BTP : anatomie d’un trafic insoupçonné

L’enquête met en lumière un schéma de distribution particulièrement opportuniste. Loin des circuits mafieux internationaux traditionnels, le réseau se serait appuyé sur des relations de proximité pour monnayer du matériel de guerre :

  • Le commando de Dassa-Zoumè aurait extrait des munitions du stock militaire pour les céder à un proche à Bohicon ;

  • Ce dernier aurait ensuite fait basculer la marchandise vers le circuit civil en approvisionnant un chauffeur de camion d’une entreprise de BTP ;

  • Le conducteur aurait profité de sa mobilité géographique pour écouler les cartouches auprès d’acheteurs finaux dont l’identité reste à établir.

L’effet domino se serait produit lorsque les services de renseignement ont interpellé un premier militaire à Bohicon, présenté comme l’un des pivots de la transaction. Les interrogatoires menés par la Police républicaine auraient rapidement permis de remonter la filière jusqu’au domicile du commando suspect, où les agents ont saisi plusieurs dizaines de cartouches de différents calibres. Le suspect est désormais détenu à la prison civile de Savalou.

Le paradoxe sécuritaire : l’urgence du contrôle interne

Cette affaire met en lumière une contradiction majeure pour l’État béninois. Au moment où le gouvernement investit massivement pour sécuriser ses frontières face à la menace des groupes armés extrémistes, la fuite présumée de munitions issues d’un arsenal d’État vers le circuit civil pose une question fondamentale : comment renforcer la sécurité du pays si les forces de défense et de sécurité ne parviennent pas à garantir l’inviolabilité de leurs propres stocks ?

La traçabilité des armes et des munitions apparaît ainsi comme un enjeu de sécurité nationale. Si le ministère de la Défense et les autorités judiciaires observent, pour l’heure, un silence total, certains experts redoutent que cette affaire ne constitue pas un cas isolé. Les investigations devront impérativement déterminer si ce réseau alimentait le grand banditisme local ou si ces munitions prenaient la direction des zones de conflit du Nord. À Cotonou, les regards se tournent désormais vers la hiérarchie militaire, appelée à s’expliquer sur les éventuelles failles dans la gestion et la sécurisation de ses armureries.

Bénin : Le maire de Matéri sur le front de l’opération Mirador

Matéri, 22 juin 2026 – Face à la persistance de la menace terroriste qui secoue le nord du Bénin, le maire de Matéri, Robert Wimbo Kassa, a pris la direction du terrain. Dimanche 21 juin, l’édile a sillonné plusieurs localités frontalières directement exposées aux incursions des groupes armés extrémistes. Cette visite de haut rang place un double symbole au cœur de son action : apporter un réconfort concret aux populations civiles et galvaniser les unités militaires déployées sous la bannière de l’opération Mirador.

L’autorité communale a mené cette tournée stratégique dans les villages de Nambouli, Tampanga et Niehoun-Daloga, des verrous sécuritaires situés à la lisière des frontières septentrionales du pays. Pour l’occasion, une importante délégation l’accompagnait, comprenant le commandant Paulin Amoussou (chef de bataillon chargé des opérations du fuseau Ouest de l’opération Mirador), le capitaine Mathias Dedomin (commandant du sous-groupement tactique interarmes de Nambouli), ainsi que les responsables administratifs et policiers de la région.

Sur place, Robert Wimbo Kassa a longuement échangé avec les administrés et les soldats engagés dans la sécurisation de cette zone rouge. En effet, cette immersion visait à briser l’isolement des communautés affectées par la crise sécuritaire, tout en réaffirmant le soutien indéfectible de la municipalité aux Forces de défense et de sécurité (FDS).

DR
© DR

Un hommage vibrant aux soldats tombés au front

Par ailleurs, cette tournée a coïncidé avec la célébration de la fête des Pères, offrant un cadre mémoriel fort pour saluer le sacrifice des militaires béninois morts au combat. Le maire de Matéri a rendu un hommage vibrant à « la bravoure et l’engagement » de ces hommes postés loin de leurs familles pour défendre l’intégrité du territoire national.

« Le sang de nos frères d’armes versé sur le sol de Matéri n’est pas un vain sacrifice. Il constitue le ciment de notre résilience et l’étendard de notre refus absolu de céder un seul pouce de notre territoire à la barbarie », a martelé l’élu devant les troupes de l’opération Mirador.

En outre, l’autorité locale a exprimé sa profonde gratitude envers les familles des martyrs, rappelant le devoir républicain de préserver leur mémoire collective.

DR
© DR

Vigilance citoyenne : miser sur le renseignement de proximité

Devant les comités de villageois, Robert Wimbo Kassa a insisté sur le fait que l’action militaire ne peut suffire à elle seule. Selon lui, la victoire contre l’extrémisme violent repose impérativement sur la vigilance citoyenne et le renforcement des mécanismes d’alerte précoce.

C’est pourquoi le maire a exhorté les habitants à signaler immédiatement tout comportement suspect et à maintenir des canaux de communication permanents avec les forces armées et la Police républicaine. De surcroît, il estime que ce renseignement de proximité représente le levier le plus efficace pour optimiser la réactivité des unités combattantes.

En fin de compte, ces échanges directs ont mis en lumière la solide adhésion des populations aux efforts de sécurisation du gouvernement béninois. Une union sacrée que le maire de Matéri considère comme l’arme absolue pour relever les défis sécuritaires majeurs de cette partie du pays.

Cotonou : Le préfet Gilbert Malé Deou renforce la sécurité dans le Littoral

Cotonou, 17 juin 2026 — Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants, Gilbert Malé Deou, Préfet du département du Littoral, a présidé le mardi 16 juin 2026, à la Préfecture de Cotonou, la session ordinaire du Comité Départemental de Sécurité (CDS). Une rencontre cruciale qui a réuni l’ensemble des acteurs clés impliqués dans la prévention, la coordination et le suivi des actions de sécurité dans cette région stratégique du Bénin.

Port de Cotonou et criminalité urbaine : Un état des lieux sécuritaire sans complaisance

La session du CDS a été l’occasion de faire un bilan complet de la situation sécuritaire dans le Littoral, un département qui concentre à la fois des enjeux économiques majeurs — avec le port autonome de Cotonou — et des défis liés à la criminalité urbaine, aux tensions sociales ou encore aux risques d’insécurité transfrontalière.

Les échanges ont permis de passer en revue les dispositifs existants, d’identifier leurs forces et leurs faiblesses, et surtout, de renforcer la coordination entre les forces de l’ordre, les services de renseignement et les acteurs locaux. « La sécurité est l’affaire de tous. Il ne s’agit pas seulement de réagir, mais d’anticiper », a souligné un participant sous couvert d’anonymat.

Gilbert Malé Deou
© Gilbert Malé Deou

Synergie et police de proximité : Les maillons d’une sécurité durable dans le Littoral 

L’un des points forts de cette session réside dans l’accent mis sur la synergie d’actions entre les différents acteurs. Le préfet a appelé  la Police nationale, gendarmerie, douanes, services de renseignement, mais aussi représentants des communes et de la société civile  à renforcer leur collaboration pour une réponse plus efficace aux menaces.

Gilbert Malé Deou a particulièrement insisté sur l’importance de la proximité avec les populations. « Nous devons être à l’écoute des citoyens, comprendre leurs préoccupations et y répondre de manière adaptée. La confiance entre les forces de l’ordre et la population est un pilier de la sécurité », a-t-il déclaré.

Vigilance et anticipation : Le préfet réaffirme sa détermination face aux menaces

Face à un environnement sécuritaire en constante évolution, le Préfet a réaffirmé la détermination des autorités à préserver la paix et l’ordre public dans le Littoral. « Nous sommes conscients des défis, mais nous sommes aussi déterminés à les relever. Chaque membre de ce comité a un rôle à jouer, et c’est ensemble que nous y parviendrons », a-t-il martelé.

Les discussions ont également porté sur l’amélioration des mécanismes de veille et d’alerte précoce, ainsi que sur la nécessité de sensibiliser davantage les citoyens aux enjeux de sécurité. « La prévention reste notre meilleure arme », a rappelé un officier de police présent à la réunion.

Mobilisation collective : Un engagement salué par les autorités locales

À l’issue de la session, Gilbert Malé Deou a salué l’implication et le sens de responsabilité de tous les membres du CDS. « C’est grâce à cet esprit de collaboration que nous pourrons garantir un environnement sûr pour nos populations », a-t-il souligné.

Le message est clair : la sécurité dans le Littoral ne peut être assurée que par une mobilisation collective. Les autorités locales, les forces de l’ordre et les citoyens doivent tous jouer leur partition pour faire du département un espace sécurisé, dynamique et prospère.

Quels défis pour l’avenir sécuritaire du Littoral ?

Alors que les défis sécuritaires persistent, cette session du CDS marque une étape importante dans la stratégie globale de sécurisation du Littoral. Les prochaines semaines devraient voir la mise en œuvre de nouvelles mesures concrètes, notamment en matière de renforcement des patrouilles, de modernisation des équipements et de formation des acteurs locaux.

Reste à savoir si cette dynamique collective suffira à endiguer les menaces et à rassurer une population de plus en plus exigeante en matière de sécurité. Une chose est sûre : le Préfet Gilbert Malé Deou et son équipe ne comptent pas baisser la garde.

Bénin : Sauvetage d’un jeune tombé dans un puits à Natitingou

Le pire a été évité de justesse dans la soirée du lundi 25 mai 2026 à Natitingou, dans le nord du Bénin. Grâce à une intervention d’urgence d’une rare intensité, les éléments de l’Agence béninoise de protection civile (ABPC) ont réussi à extirper vivant un jeune homme de 25 ans, prisonnier d’un puits désaffecté particulièrement profond. Un sauvetage qui remet en lumière le danger invisible des chantiers non sécurisés.

Un gouffre invisible en bordure de piste

Tout bascule à la nuit tombée dans le quartier Ourbona. Un jeune homme de 25 ans chute brutalement dans un puits abandonné alors qu’il longeait un chantier. L’ouvrage, étroit mais profond de près de 15 mètres, se révèle être un véritable piège. Creusé en bordure d’une piste fréquentée, il ne disposait d’aucune protection ni signalisation, exposant ainsi les passants à un danger mortel.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile

Une course contre la montre en milieu périlleux

Alertés d’urgence, les secouristes de la Compagnie communale de protection civile (CCPC) de Natitingou se déploient immédiatement sur les lieux. Face à l’exiguïté du conduit et à la profondeur du gouffre, les agents doivent mettre en œuvre des techniques de sauvetage en milieu périlleux.

Sous les yeux anxieux des riverains, des responsables locaux et des forces de l’ordre du commissariat de police venues sécuriser la zone, les sapeurs-pompiers descendent dans l’étroit boyau. Après de longs efforts minutieux, le miracle se produit : le jeune homme est remonté à la surface. Malgré la violence du choc, la victime est miraculeusement vivante et consciente.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile

Une extraction périlleuse mais réussie

Étonnamment conscient après cette chute vertigineuse, le miraculé souffre néanmoins de graves blessures. Le premier bilan médical dressé sur les lieux du drame fait état d’une fracture fermée du fémur droit, couplée à une forte suspicion de traumatisme de la colonne vertébrale.

Immédiatement stabilisé par les équipes d’urgence, il a été évacué en priorité absolue vers le Centre hospitalier départemental (CHD) de Natitingou afin d’y recevoir des soins intensifs. L’opération s’est déroulée sous haute surveillance, avec l’appui des forces de police locales venues sécuriser le périmètre aux côtés des autorités communales.

Un appel urgent à la responsabilité citoyenne

Au-delà du professionnalisme salué des sapeurs-pompiers, cet accident remet en lumière un problème récurrent et mortel lié à l’aménagement de l’espace public. L’ABPC a d’ailleurs profité du succès de cette mission pour lancer un avertissement ferme.

L’institution de secours exhorte les propriétaires terriens, les maîtres d’œuvre et les riverains à assumer leurs responsabilités en sécurisant systématiquement les puits inachevés ou désaffectés. Couvercles robustes, margelles surélevées ou scellements définitifs : ces mesures élémentaires de précaution constituent une obligation morale afin d’éviter que de simples chantiers ne se transforment, à la nuit tombée, en véritables tombeaux ouverts pour les passants.

Tori-Bossito : un faux policier arrêté dans une affaire de motos volées

Tori-Bossito, 20 mai 2026 — Derrière l’apparence rassurante d’un homme se présentant comme agent de police se cachait en réalité un réseau mêlant vol de motos, escroquerie, recel, faux billets et usurpation de titre. Le mardi 19 mai 2026, une opération menée par les forces de l’ordre a permis de démanteler une partie de cette organisation après plusieurs jours d’enquête.

L’affaire débute le 14 mai. Un individu se présente auprès d’un vendeur de motos d’occasion spécialisé dans les Haojue 115. Costume bien rodé, ton calme, rendez-vous organisés près du commissariat de Tori-Bossito : tout semble crédible. L’homme affirme être policier et gagne progressivement la confiance du commerçant.

Pendant plusieurs jours, il multiplie les échanges avec sa cible, jouant le rôle du client sérieux. Puis, le 17 mai, il passe à l’action. Sous prétexte de vouloir tester une moto avant achat, il profite d’un moment d’inattention du vendeur pour démarrer l’engin et disparaître à toute vitesse.

Mais dans sa fuite précipitée, le suspect commet une erreur qui va faire basculer l’enquête : il abandonne son sac sur place. À l’intérieur, les enquêteurs découvrent 17 faux billets de 10 000 FCFA, révélant une affaire bien plus vaste qu’un simple vol de moto.

 

Une enquête qui remonte toute une filière

Alertée, la police ouvre immédiatement une enquête. Les investigations permettent d’interpeller le principal suspect dans la nuit du 18 au 19 mai. Selon les premiers éléments, l’homme était déjà recherché dans une autre affaire d’escroquerie portant sur 50 000 FCFA.

Lors de son audition, il finit par livrer le nom d’un complice présumé qui l’aurait hébergé après le vol. Une première perquisition est menée, sans résultat concluant. Mais les enquêteurs poursuivent leurs recherches jusqu’au quartier Von Château, à Cococodji.

Dans un atelier suspecté de servir de point de recel, les forces de l’ordre mettent la main sur plusieurs objets compromettants : une Honda Wave, une Dayang, 25 pagnes neufs ainsi que la fameuse Haojue 115 volée quelques jours plus tôt.

 

Attogon dans le viseur des enquêteurs

 

Les policiers poursuivent ensuite leurs investigations jusqu’à Attogon, où ils recherchent activement un mécanicien soupçonné d’avoir dissimulé d’autres motos volées appartenant au réseau.

Au total, cette opération a permis l’arrestation de deux suspects, la récupération de plusieurs motos, la saisie de faux billets et l’interpellation d’un individu se faisant passer pour un policier.

Hormis le spectaculaire scénario du faux agent infiltrant la confiance d’un vendeur, cette affaire met surtout en lumière l’existence de réseaux criminels capables de mêler escroquerie, faux monnayage et trafic de biens volés dans plusieurs localités. À Tori-Bossito comme à Cococodji, l’enquête se poursuit désormais pour identifier l’ensemble des ramifications du réseau et retrouver d’éventuels complices encore en fuite.

Bénin : Interpol Cotonou arrête trois fugitifs internationaux

                   En l’espace d’une semaine, la Direction de la police judiciaire béninoise a réalisé un véritable coup de filet en interpellant trois criminels de haut niveau, recherchés sur plusieurs continents. Si Cotonou affiche sa fermeté face au grand banditisme, le contraste avec la menace sécuritaire au Nord reste dans tous les esprits.

Le Bénin ne veut plus être une terre d’asile pour les fugitifs de la justice internationale. Entre le 13 et le 19 avril 2026, le Bureau central national (BCN-Interpol Cotonou) a multiplié les opérations ciblées, transformant la capitale économique en véritable souricière pour des individus qui pensaient avoir trouvé, sous les tropiques, un refuge propice à leur impunité.

 

Le « gros poisson » de Lagos

Le premier acte de cette offensive sécuritaire s’est joué le 15 avril, dans le cadre feutré d’un hôtel de Cotonou. C’est là qu’Alhaji Tajudeen Ahmed Akambi, ressortissant nigérian dont le nom faisait la une de la presse à Lagos, a vu sa cavale s’interrompre brutalement.

Soupçonné d’être le cerveau de plusieurs assassinats commis entre 2023 et 2024, l’homme était devenu une priorité pour les autorités de l’État de Lagos. Par conséquent, en application des accords de coopération policière au sein de la CEDEAO, les autorités béninoises ont rapidement remis le suspect à leurs homologues nigérians. Un signal fort adressé à la criminalité transnationale : la frontière ne constitue plus un bouclier.

 

Escroquerie et faux-semblants

Par ailleurs, la vigilance ne s’est pas relâchée aux frontières aéroportuaires. Le même jour, les services de la Police républicaine ont interpellé un ressortissant américain à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin, dès son arrivée sur le territoire, dans le cadre d’une affaire d’escroquerie d’envergure.

Toutefois, l’opération la plus complexe reste sans doute l’arrestation, le 19 avril, d’un ressortissant français aux multiples identités. Véritable « homme aux mille visages », il évoluait dans les réseaux de la criminalité organisée européenne. Il aura fallu en effet plusieurs semaines de surveillance et une expertise pointue en renseignement pour lever le voile sur ses activités. Pour lui comme pour le suspect américain, la procédure d’extradition est désormais engagée.

 

Une efficacité à géométrie variable ?

« L’objectif est clair : empêcher le Bénin de servir de refuge », confie une source policière. De fait, Cotonou semble s’imposer comme un point stratégique dans la traque des fugitifs internationaux. Les méthodes sont rodées, les résultats tangibles, et la communication maîtrisée.

Pourtant, cette démonstration d’efficacité laisse un sentiment d’inachevé chez certains observateurs. Car si la police béninoise excelle dans l’arrestation de cybercriminels et de fugitifs internationaux dans les zones urbaines, l’opinion publique attend qu’elle déploie cette même efficacité face à la menace terroriste qui pèse sur le nord du pays. Nombreux sont ceux qui espèrent voir cette capacité opérationnelle s’exprimer avec la même intensité contre les groupes armés actifs dans le septentrion.

Accident mortel à Zinvié : les zones d’ombre autour du préfet Alain Orounla

Sur l’axe routier reliant Zinvié à Cotonou, la nuit du samedi 14 mars 2026 s’est brutalement refermée sur un accident aux conséquences irréversibles. Un homme y a perdu la vie, fauché dans une collision impliquant un véhicule conduit par le préfet du Littoral, Alain Orounla.

Depuis, une question s’impose dans l’espace public : dans quel état se trouvait le conducteur au moment des faits ?

Une collision aux circonstances encore floues

Selon les premiers éléments recueillis, le drame s’est produit aux environs de 23 heures. Le véhicule 4×4 conduit par l’autorité préfectorale a percuté une moto transportant deux personnes, avant de terminer sa course contre un poteau électrique à proximité d’un lieu connu des riverains sous le nom de « La Base ».

Le choc, d’une rare violence, a été fatal à l’un des passagers de la moto. L’autre occupant, ainsi que le conducteur du véhicule, ont survécu, ce dernier souffrant de blessures légères au niveau du front.

 

Une soirée conviviale en amont

Dans les heures ayant précédé l’accident, plusieurs sources évoquent la participation du préfet à une rencontre à caractère informel dans la zone de Zinvié. Autour de lui figuraient notamment le député Ayissi ainsi que le chef d’arrondissement local.

Si certains témoignages décrivent une ambiance détendue, voire festive, aucun élément tangible ne permet à ce stade d’établir un lien direct entre cette rencontre et les circonstances précises de l’accident.

 

L’absence de confirmation sur l’état du conducteur

C’est précisément ce point qui cristallise aujourd’hui les interrogations. Le préfet était-il sous l’emprise de l’alcool ou d’une substance susceptible d’altérer ses capacités de conduite ?

À ce jour, aucune communication officielle n’a confirmé ni infirmé cette hypothèse. Ni résultats d’analyses toxicologiques, ni conclusions médicales n’ont été rendus publics. Dans ce silence institutionnel, rumeurs et spéculations gagnent du terrain, alimentant un climat d’incertitude.

 

Une enquête attendue, un débat relancé

Une enquête a été ouverte afin d’établir les responsabilités et de reconstituer avec précision le déroulé des faits. Elle devra notamment déterminer les conditions exactes de conduite au moment de l’impact.

Au-delà du fait divers, ce drame ravive une question récurrente dans l’opinion publique béninoise : celle de l’exemplarité des responsables publics sur la route. Dans un pays où les accidents de la circulation demeurent fréquents, l’implication d’une haute autorité administrative confère à l’affaire une dimension particulière.

En attendant les conclusions officielles, une certitude demeure : sur la route de Zinvié, cette nuit-là, une vie s’est arrêtée. Et avec elle, l’exigence de vérité s’impose désormais comme une urgence.

Attaque meurtrière au nord du Bénin : au moins 22 soldats tués près de la frontière nigérienne

Le nord du Bénin s’est réveillé sous le choc après une attaque particulièrement violente contre une position de l’armée dans la commune de Karimama, non loin de la frontière avec le Niger. Selon un bilan encore provisoire établi mercredi soir, au moins 22 soldats béninois auraient perdu la vie, tandis que plusieurs militaires sont toujours portés disparus.

L’assaut a visé le petit camp militaire de Kofouno, une position stratégique dans cette zone frontalière devenue, ces dernières années, l’un des points sensibles du dispositif sécuritaire béninois. D’après plusieurs sources sécuritaires, l’opération aurait été menée par des combattants affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), organisation djihadiste active dans la région sahélienne.

Si les autorités n’ont pas encore livré de bilan officiel détaillé, l’attaque illustre une nouvelle fois la pression croissante qui pèse sur les États côtiers du Golfe de Guinée, désormais exposés à l’extension de la menace djihadiste depuis le Sahel.

Une frontière de plus en plus fragile

Située dans le département de l’Alibori, la zone de Karimama constitue depuis plusieurs années un corridor stratégique pour les groupes armés opérant entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Cette porosité frontalière complique considérablement le travail des forces de défense béninoises.

Depuis 2022, le Bénin a pourtant renforcé son dispositif militaire dans le nord du pays à travers l’opération Mirador, destinée à contenir l’infiltration de groupes armés et à sécuriser les populations locales. Mais malgré ces efforts, les attaques ponctuelles continuent de rappeler la complexité du défi sécuritaire.

Selon plusieurs analystes, les groupes djihadistes cherchent désormais à tester la capacité de résistance des pays côtiers, perçus comme les nouvelles lignes de front dans la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest.

Un contexte régional sous tension

Au-delà de l’attaque elle-même, l’événement intervient dans un climat régional particulièrement tendu. Les relations entre certains États du Sahel dirigés par des régimes militaires et plusieurs pays côtiers connaissent des crispations politiques et diplomatiques depuis plusieurs mois.

Dans ce contexte, certains observateurs évoquent une recomposition des équilibres sécuritaires dans la région. Les groupes armés profitent souvent de ces fractures pour étendre leurs zones d’influence et mener des incursions vers le sud.

Pour le Bénin, longtemps considéré comme l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Ouest, la multiplication de ces attaques constitue un défi majeur pour la sécurité nationale et la stabilité régionale.

Cotonou déterminé à renforcer la riposte

Face à cette nouvelle tragédie, les autorités béninoises devraient accentuer les mesures de sécurité dans les zones frontalières et intensifier la coopération avec leurs partenaires internationaux.

Depuis plusieurs années, le Bénin collabore notamment avec plusieurs pays occidentaux et africains dans le domaine du renseignement, de la formation militaire et du soutien logistique. L’objectif est clair : empêcher l’enracinement durable des groupes djihadistes dans les régions septentrionales.

Dans l’immédiat, l’armée béninoise poursuit ses opérations de ratissage dans la zone de l’attaque afin de retrouver d’éventuels assaillants et de sécuriser les villages environnants.

Alors que le bilan pourrait encore évoluer, une certitude s’impose : la bataille sécuritaire dans le nord du Bénin s’inscrit désormais dans une lutte régionale de longue haleine, où se mêlent enjeux militaires, politiques et géostratégiques.

Bénin : Attaque terroriste à Kouandé, un commissariat incendié

KOUANDÉ (Bénin), 24 février 2026 — La menace sécuritaire qui pèse sur le nord du Bénin vient de franchir un nouveau palier. Ce mardi matin, des assaillants non identifiés ont pris d’assaut le commissariat de Kouandé, incendiant des infrastructures de la Police républicaine et plongeant la ville dans la stupeur.

Le calme habituel de Kouandé a volé en éclats entre 06 h 50 et 07 h 25. Selon des sources locales confirmées par nos envoyés spéciaux, un commando lourdement armé a lancé une offensive éclair contre le poste de police de la ville. Dans leur sillage, les assaillants ont réduit en cendres un ancien bâtiment administratif, laissant derrière eux d’importants dégâts matériels.

 

Une retraite tactique vers le nord

Le mode opératoire dépeint une action coordonnée. Les témoins sur place ont identifié des individus arrivés par l’axe de Guilmaro, opérant avec une rapidité déconcertante avant de disparaître vers Sékogourou. Si l’on ignore encore le bilan humain précis, la violence de l’incendie témoigne de la détermination des auteurs de ce forfait.

Actuellement, les forces de défense et de sécurité quadrillent la région. En plus, des unités d’élite mènent une opération de ratissage de grande envergure pour traquer les fugitifs et sécuriser les zones frontales, devenues de véritables points chauds.

DR
© DR

La sécurité frontale : un défi pour la sous-région

Cette nouvelle incursion armée a mis à rude épreuve la stratégie de sécurisation du nord du Bénin, une zone de plus en plus exposée à la contagion terroriste venant du Sahel. Ainsi, pour les autorités de Porto-Novo, l’enjeu est désormais de rassurer une population qui vit dans l’angoisse d’un débordement du conflit régional.

Face à cette agression, le gouvernement béninois prépare une communication officielle imminente. De plus, sur le terrain, les soldats sécurisent les points de passage stratégiques et les services de renseignement analysent les trajectoires de fuite afin d’identifier le groupe derrière cet attentat.

En somme, l’attaque de ce mardi sonne comme un avertissement : la lutte pour la stabilité dans le golfe de Guinée se joue désormais village après village.

Trafic de drogue à Sèmè-Kraké : une fausse femme enceinte arrêtée à la frontière Bénin–Nigeria

Sèmè-Kraké, 24 février 2026 – Au principal poste de passage entre le Bénin et le Nigeria, une scène inhabituelle a conduit à une arrestation qui en dit long sur l’ingéniosité des réseaux criminels. Une femme, qui simulait une grossesse à l’aide d’un faux ventre, a été interpellée alors qu’elle transportait des stupéfiants dissimulés sous ses vêtements, selon des sources sécuritaires locales.

L’interception a eu lieu au corridor de Sèmè-Kraké Border, axe stratégique des échanges commerciaux entre les deux pays. C’est le comportement jugé suspect de la voyageuse lors d’un contrôle de routine qui aurait alerté les agents.

Une mise en scène pour contourner les contrôles

D’après les premiers éléments, la suspecte portait un faux ventre confectionné pour imiter une grossesse avancée. À l’intérieur, elle dissimulait soigneusement plusieurs paquets de produits interdits. La cargaison aurait eu pour destination Cotonou, capitale économique du Bénin.

Les autorités n’ont pas encore précisé la nature exacte ni la quantité des substances saisies. La police a placé le suspect en garde à vue pour les besoins de l’enquête, tandis que les enquêteurs poursuivent les investigations pour identifier d’éventuels complices et remonter la filière.

 

Sèmè-Kraké, un carrefour sous surveillance accrue

Situé à la frontière avec le Nigeria, premier partenaire commercial du Bénin, le poste de Sèmè-Kraké concentre chaque jour un flux important de voyageurs et de marchandises. Ce dynamisme en fait aussi un point sensible en matière de trafics illicites : drogues, médicaments contrefaits, produits prohibés ou marchandises non déclarées.

Ces derniers mois, les services douaniers et policiers ont renforcé les contrôles dans la zone. Les autorités rappellent que les réseaux criminels rivalisent d’ingéniosité pour échapper aux inspections : faux compartiments dans les véhicules, dissimulation dans les bagages, voire, comme dans ce cas, recours à des artifices corporels.

Un défi régional

La lutte contre le trafic de stupéfiants dépasse le cadre national. L’Afrique de l’Ouest est régulièrement citée comme zone de transit dans les circuits internationaux de drogue. Le Bénin, du fait de sa position géographique et de son ouverture maritime, se retrouve exposé à ces flux.

Pour les autorités béninoises, l’enjeu est double : protéger la sécurité publique tout en préservant la fluidité des échanges commerciaux essentiels à l’économie nationale.

Vigilance et fermeté affichées

Les services de sécurité affirment maintenir une vigilance renforcée aux frontières. Ils invitent également les usagers à coopérer lors des contrôles et rappellent que toute tentative de trafic expose à des poursuites judiciaires sévères.

Dans l’attente de précisions officielles sur cette affaire, l’arrestation de Sèmè-Kraké illustre une réalité persistante : à mesure que les dispositifs de contrôle se modernisent, les trafiquants adaptent leurs méthodes. Un jeu du chat et de la souris où la frontière devient un théâtre discret mais crucial de la sécurité nationale.

À Godomey, une opération nocturne relance le débat sur sécurité

Dans la soirée du 11 février 2026, l’arrondissement de Godomey, en périphérie de Cotonou, a été le théâtre d’une vaste opération de contrôle menée par la Police républicaine. Baptisée « Nuit Blanche », l’intervention s’inscrit dans une stratégie de renforcement de la sécurité et de lutte contre les activités jugées illicites.

Dès 18 heures, les unités mobilisées au commissariat de Godomey ont pris position. L’objectif affiché : quadriller les zones considérées comme sensibles et procéder à des vérifications d’identité systématiques.

 

Des quartiers ciblés

Les premières opérations ont visé Cococodji et Cocotomey, deux secteurs régulièrement cités dans les rapports sécuritaires. Les forces de l’ordre ont multiplié les contrôles dans des lieux identifiés comme points de regroupement nocturne.

Au terme de cette première phase, 15 personnes ont été interpellées. Mais c’est surtout entre 23 heures et l’aube que l’opération a pris de l’ampleur. Les patrouilles ont parcouru les principales artères, élargissant les vérifications à toute personne jugée en situation irrégulière.

 

Un bilan chiffré, une réalité sociale

Au petit matin, le décompte faisait état de 63 interpellations. Parmi elles, 38 travailleuses du sexe, selon les autorités. Ce chiffre met en lumière une réalité souvent reléguée à la marge : l’importance de l’économie informelle nocturne dans certaines zones urbaines du Bénin.

Si la police invoque la nécessité de restaurer l’ordre public, ces opérations soulèvent également des interrogations sur la prise en charge sociale des personnes concernées. Entre impératif sécuritaire et vulnérabilité économique, la frontière est parfois ténue.

 

Sécurité et gouvernance urbaine

L’opération « Nuit Blanche » illustre la volonté des autorités béninoises de renforcer la présence policière dans les zones périurbaines. À l’heure où les grandes agglomérations ouest-africaines connaissent une croissance rapide, la gestion des activités nocturnes devient un enjeu de gouvernance.

Reste à savoir si ces actions ponctuelles suffiront à répondre aux défis structurels que posent chômage, précarité et informalité. Car derrière les statistiques d’interpellations se dessine une question plus large : comment concilier sécurité publique et accompagnement social dans des espaces urbains en mutation ?

Bénin : Incarcération de l’ancien ministre Alassane Tigri

Le vice-président du parti Les Démocrates a été placé sous mandat de dépôt le 29 janvier. La justice le soupçonne d’implication dans le projet de coup d’État déjoué début décembre, dont l’un des cerveaux présumés n’est autre que son demi-frère. Cette arrestation survient à trois mois d’un scrutin présidentiel dont la principale force d’opposition se trouve déjà exclue faute de parrainages.

 

La justice béninoise franchit une étape politique majeure dans l’affaire dite du « 7 décembre ». La Commission d’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a placé Alassane Tigri, ancien ministre et figure de proue du parti Les Démocrates (LD), sous mandat de dépôt ce jeudi.

Interpellé le mercredi 28 janvier à son domicile de Cotonou, la justice a engagé des poursuites contre M. Tigri dans le cadre de l’enquête ouverte après la tentative de coup d’État déjouée début décembre, ont indiqué des sources judiciaires. Selon les autorités, l’opposant est soupçonné de possibles liens avec certains des éléments impliqués dans les faits, lesquels sont accusés d’avoir agi sous la conduite du lieutenant-colonel Pascal Tigri — son demi-frère — et d’avoir tenté de renverser le président Patrice Talon.

 

Un « incident » devenu dossier d’État

Cette incarcération tranche avec la communication initiale du chef de l’État. En effet, le soir des faits, Patrice Talon avait minimisé l’événement, le qualifiant de simple « incident » mené par des « voyous ». Pourtant, l’instruction judiciaire semble aujourd’hui suivre une trajectoire bien plus lourde. L’audition d’Alassane Tigri, qui s’est étirée sur plusieurs heures jeudi après-midi, s’est conclue à la nuit tombée par son transfert vers une maison d’arrêt.

Pour la défense de l’ancien ministre et ses partisans, cette procédure ressemble à une nouvelle manœuvre d’étouffement politique. Depuis plusieurs années, les organisations de défense des droits de l’homme et l’opposition accusent régulièrement la CRIET de servir d’instrument de neutralisation des adversaires du pouvoir.

 

Un climat politique électrique

Cette incarcération survient dans un Bénin où le climat politique reste durablement marqué par des tensions entre la mouvance présidentielle et une opposition qui s’estime harcelée par la justice. La CRIET, devant laquelle Alassane Tigri a comparu, est au centre de ces critiques : elle est l’outil qui a déjà conduit à la condamnation de figures de proue comme Candide Azannaï, Reckya Madougou ou Joël Aïvo.

Pour l’heure, l’instruction sur la tentative de putsch de décembre s’élargit. L’instruction devra désormais établir le degré d’implication réelle de l’ancien ministre dans ce qui apparaît comme la crise sécuritaire la plus grave qu’ait connue le régime de Patrice Talon ces dernières années.

 

L’ombre de la présidentielle d’avril 2026

Par ailleurs, l’agenda électoral ne dissocie pas cette arrestation. En effet, le Bénin se dirige vers la présidentielle d’avril 2026, un scrutin dont Les Démocrates — le parti de l’ancien président Boni Yayi — restent, à ce stade, exclus. En cause : l’impossibilité de réunir les parrainages exigés par le nouveau code électoral, une réforme vivement contestée.

Dans ce contexte déjà verrouillé, l’incarcération d’un cadre de premier plan fragilise davantage une opposition dont plusieurs responsables sont derrière les barreaux. Tandis que le pouvoir met en avant la stabilité et les réformes économiques, cette nouvelle affaire judiciaire souligne la persistance d’une fracture politique profonde dans un pays longtemps présenté comme le « laboratoire de la démocratie » en Afrique de l’Ouest.

Kalalé : un homme arrêté avec 570 000 FCFA en faux billets

À Kalalé, l’illusion de la « multiplication d’argent » s’arrête au marché de Dérassi.

Le mirage de la fortune facile a brutalement pris fin, mercredi 21 janvier, pour un individu au marché de Dérassi, dans la commune de Kalalé (Nord-Est du Bénin). L’homme a été interpellé par la Police républicaine alors qu’il tentait de conclure l’achat d’une motocyclette en utilisant des billets de banque contrefaits.

 

Un flagrant délit au cœur du marché

C’est la vigilance du vendeur qui a permis de mettre un terme à la transaction. Pris d’un doute lors de la remise des fonds, ce dernier a immédiatement alerté les forces de l’ordre présentes sur les lieux. Lors de la fouille du suspect, les agents ont saisi une somme totale de 570 000 francs CFA, intégralement constituée de faux billets.

 

Le « marabout ambulant » et la promesse de richesse

Interrogé par les enquêteurs, le mis en cause a livré une version des faits qui met en lumière la persistance de certaines pratiques mystico-financières dans la région. En effet, il a affirmé avoir obtenu ces coupures auprès d’un « marabout ambulant » rencontré peu de temps auparavant. Ce dernier lui aurait promis une « multiplication d’argent », un procédé illusoire consistant à transformer de petites sommes ou des papiers vierges en liasses de billets par voie ésotérique.

Par ailleurs, cette affaire illustre une nouvelle fois les risques liés aux réseaux de fausse monnaie qui s’appuient souvent sur la crédulité de citoyens en quête de gains rapides. Pour les autorités, ce dossier souligne aussi l’importance d’une vigilance accrue dans les marchés frontaliers, zones de transit privilégiées pour ces activités illicites.

Le suspect est actuellement en garde à vue. Une enquête approfondie est en cours pour tenter de remonter la filière et identifier aussi le prétendu marabout. En somme, les autorités présenteront prochainement le suspect au Procureur de la République : il devra répondre de la détention et de la mise en circulation de 570 000 FCFA en faux billets.

Bénin : Brice Kokou Alowanou officiellement promu Général de Police

Cotonou, 16 janvier 2026 — Un vent de solennité souffle sur la Police Républicaine. En effet, quelques semaines après la signature du décret présidentiel, le sommet de la hiérarchie policière béninoise arbore désormais ses nouveaux éclats. Ainsi, dans une cérémonie empreinte de prestige, le directeur général de la Police Républicaine, Kokou Brice Alowanou, a officiellement reçu ses galons d’inspecteur général de police de deuxième classe, l’équivalent du rang de général.

Cette promotion, actée par le décret n° 2025‑965 du 26 décembre 2025 signé par le président de la République, vient couronner une ascension fulgurante et un leadership affirmé à la tête de l’institution sécuritaire. De ce fait, elle symbolise la reconnaissance de l’État envers un parcours marqué par la discipline et l’excellence.

Ministère de la Défense
© Ministère de la Défense

L’hommage de la nation à un serviteur exemplaire

C’est le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, qui a eu l’honneur de porter les nouveaux galons sur les épaules du récipiendaire. Lors de son allocution, le ministre n’a pas tari d’éloges sur le parcours de celui qui était, il y a encore peu, contrôleur général. Par ailleurs, il a salué une « carrière exemplaire et excellente », soulignant que le général Alowanou a toujours fait preuve de probité, de loyauté et d’un dévouement sans faille.

Ainsi, cette cérémonie ne se limite pas à une formalité protocolaire ; elle incarne l’hommage de la nation à un serviteur dont l’engagement a façonné l’histoire récente de la Police républicaine.

 

Un pur produit du terrain et de l’enquête

Pour comprendre cette distinction, il faut se pencher sur le riche parcours de cet officier entré dans la police en 1995. Brice Kokou Alowanou n’est pas un bureaucrate, mais un homme de terrain qui a gravi tous les échelons. En outre, son expertise s’est forgée dans les unités les plus prestigieuses et les plus sensibles du pays :

  • La Compagnie républicaine de sécurité (CRS), pour la gestion de l’ordre public ;
  • Le Renseignement et la surveillance du territoire, pour la protection des intérêts stratégiques ;
  • La Brigade économique et financière (BEF), pour la lutte contre la corruption ;
  • La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), pour le démantèlement des réseaux criminels ;
  • L’Unité mixte de contrôle des conteneurs, un poste clé dans la lutte contre les trafics illicites au port de Cotonou.

Ainsi, ce parcours illustre une carrière bâtie sur l’expérience directe du terrain et la maîtrise des enquêtes complexes.

Ministère de la Défense
© Ministère de la Défense

Un leadership pour la modernisation

Nommé à la tête de la Police républicaine en février 2025, succédant à l’inspecteur général de première classe Soumaïla Alabi Yaya, Brice Alowanou a su imprimer sa marque en moins d’un an. De surcroît, sa promotion au grade de général de deuxième classe renforce son autorité alors que le Bénin fait face à des défis sécuritaires transfrontaliers croissants.

Pour la troupe, ces nouveaux galons sont perçus comme un message de continuité et de mérite. En somme, en élevant son directeur général au rang de général, l’État béninois réaffirme sa confiance en une police moderne, professionnelle et résolument tournée vers la protection des citoyens.

Le général Alowanou incarne désormais ce lien entre l’expérience du passé et les ambitions de sécurité du futur. Dès lors, sa figure devient un symbole de stabilité et d’innovation pour l’institution.

Sèmè-Podji : Une opération douanière vire à l’affrontement mortel

Sèmè-Podji, 16 janvier 2026 — Le sud du Bénin s’est réveillé ce vendredi dans une atmosphère de deuil et d’indignation. Deux jours après les violences survenues dans la zone franche industrielle, l’émotion reste vive à Porto-Novo et dans ses environs. Ce qui devait être une simple opération de saisie de marchandises de contrebande s’est mué, dans la soirée du mercredi 14 janvier, en affrontements meurtriers : un mort et trois blessés graves.

 

Une étincelle dans la nuit

Vers 21 heures, sur le tronçon du PK 18, une unité douanière intercepte un chargement de produits non dédouanés. L’interpellation d’un jeune contrebandier de 26 ans dégénère. Des coups de feu éclatent. Le suspect est grièvement atteint d’une balle à la tête.

La nouvelle se répand aussitôt dans le quartier. En quelques minutes, des jeunes se rassemblent, dénonçant ce qu’ils perçoivent comme un usage disproportionné de la force. À leur tête, Thiery Ahohouzou, neveu du blessé, réclame des explications.

 

Une riposte fatale

La confrontation vire au drame. Dans la confusion, une balle frappe Thiery Ahohouzou à l’abdomen. Malgré les secours, il succombe à ses blessures. Son corps repose désormais à la morgue de Porto-Novo.

Le bilan s’alourdit : le contrebandier lutte toujours contre la mort au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé, tandis que deux autres personnes rejoignent les urgences. Parmi elles, une femme enceinte dont l’état suscite une vive inquiétude.

 

Des versions contradictoires

Le lendemain matin, les couloirs de l’hôpital de Porto-Novo sont envahis par les familles endeuillées. Elles rejettent catégoriquement la thèse d’une rébellion avancée par certaines sources sécuritaires.

Cyril Ahohouzou, père du défunt, affirme que son fils n’avait aucune intention de provoquer des troubles : « Mon garçon s’était simplement approché pour s’enquérir de la situation », confie-t-il, amer. Selon lui, le tir mortel aurait été effectué par un militaire venu en appui aux douaniers.

Un test pour l’État de droit

Ce drame relance le débat sur l’usage des armes à feu dans les opérations de lutte contre la fraude transfrontalière. Si la nécessité de protéger l’économie nationale est reconnue, la proportionnalité des moyens employés face à des civils interroge.

À Sèmè-Podji, le calme revient peu à peu. Mais les regards se tournent désormais vers la justice, appelée à établir les responsabilités et à faire toute la lumière sur cette nuit où la traque de la contrebande a coûté la vie à un jeune homme et plongé une communauté dans le désarroi.