Bénin & Nigeria : Vers une alliance industrielle historique en 2026

Le cœur économique de l’Afrique de l’Ouest s’apprête à battre à l’unisson. À la fin de ce mois de janvier 2026, le Bénin traversera la frontière pour une offensive de charme sans précédent. En effet, les 26 et 28 janvier, Abuja et Lagos accueilleront le « Benin-Nigeria Business Forum » (BNBF), une plateforme stratégique destinée à sceller une alliance industrielle durable entre les deux voisins.

Loin des simples visites diplomatiques, ce forum se veut un moteur concret de croissance. En ciblant la première puissance économique du continent, le Bénin ne cherche pas seulement des partenaires, il propose également un nouveau modèle de co-développement. L’événement s’adresse aux capitaines d’industrie nigérians, mais aussi à la dynamique diaspora béninoise établie au Nigeria, véritable pont vivant entre les deux nations.

 

Le Bénin, nouvelle terre promise de l’industrie

Au centre de toutes les attentions, un projet emblématique sera la vedette des discussions : la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Véritable fer de lance de la transformation économique béninoise, la GDIZ n’est plus un projet, mais une réalité industrielle qui transforme déjà le coton et la noix de cajou sur place. Pour les investisseurs de Lagos ou d’Abuja, elle représente un hub logistique moderne offrant des incitations fiscales et douanières uniques dans la sous-région.

Le forum ne se contentera pas de discours. En effet, cet événement se présente comme un espace de « matchmaking » B2B où les industriels du textile, de l’agro-industrie, de l’énergie et de l’immobilier identifieront des opportunités immédiates. L’enjeu reste limpide : transformer le commerce transfrontalier informel en partenariats industriels structurés et à forte valeur ajoutée.

 

Une armada institutionnelle pour garantir les investissements

La crédibilité de ce rendez-vous repose sur une alliance de poids. Le BNBF est porté par un consortium d’institutions majeures : l’APIEx (Agence de Promotion des Investissements et des Exportations), la GDIZ, la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin) et le géant panafricain AFREXIMBANK.

La présence de la CDC Bénin est particulièrement rassurante pour les investisseurs. En tant que bras financier de l’État, elle se positionne comme le partenaire de confiance capable de co-financer des projets structurants et d’offrir des mécanismes de garantie solides, notamment pour les entrepreneurs de la diaspora désireux de relocaliser une partie de leurs activités au pays.

 

Deux pôles, une ambition

Par ailleurs, le choix des sites est hautement symbolique et stratégique :

  • Le 26 janvier à Abuja, la capitale politique, pour les échanges institutionnels et les grands cadres réglementaires.
  • Le 28 janvier à Lagos, le poumon financier, pour le contact direct avec le secteur privé et les investisseurs à haut potentiel.

Pour les acteurs économiques des deux pays, l’horloge tourne. Les inscriptions pour ce rendez-vous historique sont ouvertes jusqu’au 15 janvier 2026. À travers ce forum, le Bénin et le Nigeria ne se contentent plus de partager une frontière ; ils s’apprêtent aussi à fusionner leurs ambitions pour bâtir le futur champion industriel de l’Afrique de l’Ouest.

Législatives – CENA : résultats dès le 14 janvier

Cotonou, 13 janvier 2026— Alors que le Bénin s’est réveillé ce matin dans une atmosphère de calme suspendu, les couloirs de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) bourdonnent d’une activité frénétique. Quarante-huit heures après le scrutin du dimanche 11 janvier, l’institution est entrée dans la phase la plus délicate et la plus stratégique de son calendrier : le rapatriement, le tri et le traitement du matériel électoral.

L’enjeu est colossal. Il ne s’agit plus de voter, mais de compter, de vérifier et de sécuriser. Depuis hier, le siège de la CENA s’est transformé en une véritable plateforme logistique de haute précision.

 

CENA : une logistique de précision sous haute surveillance

Dans la cour centrale et les entrepôts, quatre équipes se relaient sans interruption, de jour comme de nuit. Leur mission est de réceptionner les plis en provenance de chaque centre de vote, du Nord au Sud du pays. Chaque arrivée de camion est un événement. Les agents contrôlent méthodiquement les cantines électorales, les isoloirs, les lampes et même les chasubles.

Le protocole est rigoureux : les agents déchargent les cantines destinées au traitement propre de la CENA pour les traiter immédiatement, tandis qu’ils maintiennent sous scellés inviolables celles dévolues à la Cour Suprême et à la Cour Constitutionnelle. les premiers convois sécurisés vers la Cour Constitutionnelle ont d’ailleurs déjà commencé leur rotation, marquant une étape clé dans le processus de validation.

 

CENA : pas de chiffres sans la dernière cantine.

Malgré l’impatience qui gagne les états-majors politiques et les réseaux sociaux, le président de la CENA, Sacca Lafia, maintient une ligne de conduite ferme. Lors de son intervention sur la chaîne nationale (SRTB), il a martelé un message de prudence et de légalité : aucun chiffre officiel ne sera communiqué tant que la dernière cantine n’aura pas franchi les portes de l’institution.

Cette rigueur s’explique par le cadre légal strict du Bénin, conçu pour éviter toute manipulation ou spéculation hâtive qui pourrait fragiliser la paix sociale. Les coordonnateurs d’arrondissement disposent d’un délai de 48 heures, s’achevant ce mardi soir, pour finaliser l’ensemble des remontées techniques.

 

À quand les premiers résultats ?

Si les journées des 12 et 13 janvier sont entièrement dédiées à ce travail de fourmi, l’horizon commence à se dégager. Selon les prévisions de l’institution, et en l’absence d’incidents techniques majeurs, les premières tendances consolidées pourraient émerger dès demain, mercredi 14 janvier.

La CENA l’assure : elle privilégie la fiabilité du dépouillement à la rapidité de l’annonce. Dans cette « bataille des procès-verbaux », la transparence est l’arme absolue. Le peuple béninois poursuit son attente, mais il garde la certitude que les commissaires et les observateurs comptabilisent actuellement chaque voix avec une vigilance scrupuleuse.

Université de Parakou : Crise des inscriptions à la FLASH, des étudiants bloqués

Parakou, 13 janvier 2026 — À Parakou, le thermomètre grimpe, mais c’est une tout autre fièvre qui s’empare de l’université. À seulement dix jours de la clôture officielle des inscriptions, fixée au 23 janvier, l’ambiance est électrique au sein de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH). Ce qui devait être une simple formalité administrative s’est transformé en un véritable parcours du combattant pour des centaines d’étudiants, aujourd’hui plongés dans une incertitude totale quant à leur avenir immédiat.

 

Le mur de la salle 19

Le point de friction cristallise toutes les attentions : la salle 19. C’est ici que le système de gestion des inscriptions semble avoir marqué le pas. Depuis plusieurs semaines, des vagues d’étudiants se succèdent devant cette porte, l’espoir d’obtenir la précieuse fiche de préinscription en bandoulière, pour repartir, le plus souvent, les mains vides. Sans ce document, impossible de valider son année ou de prétendre aux allocations universitaires, le nerf de la guerre pour beaucoup d’entre eux.

 

Des résultats qui « bégayent »

Plus inquiétant encore que l’attente, certains étudiants qui ont réussi à mettre la main sur le document font face à une anomalie kafkaïenne. Des apprenants ayant officiellement validé leurs matières se retrouvent inscrits comme « redoublants » sur les registres numériques.

Devant la salle 19, une étudiante en Lettres Modernes ne cache pas son désespoir : « J’ai validé mes 10 matières. Selon les résultats affichés, je devais passer en année supérieure. Pourtant, ma fiche indique toujours que je suis en L1. C’est incompréhensible. » Ce décalage entre les résultats pédagogiques réels et les données du système informatique laisse craindre un dysfonctionnement technique majeur ou, pire, un manque de rigueur dans la saisie des données au niveau du décanat.

 

La course contre la montre

Le Bureau d’Union d’Entité (BUE-FLASH) tente de monter au créneau, mais se heurte, pour l’heure, à une forme d’inertie. « Mon bureau et moi sommes déjà allés voir le Vice-Doyen pour exposer la situation, mais pas de suite pour l’instant », déplore Bienvenu Gbemou, président du BUE-FLASH.

À moins de deux semaines de la date butoir, deux hypothèses circulent dans les couloirs : un bug informatique persistant au niveau de la plateforme de gestion ou une erreur de coordination entre les services pédagogiques et le service de scolarité. Quelle qu’en soit la cause, les conséquences sont les mêmes : une menace directe sur la validité de l’année académique et sur le versement des bourses.

L’urgence d’une réponse institutionnelle

Le silence des autorités universitaires commence à peser lourd. Pour la communauté estudiantine de Parakou, l’heure n’est plus aux explications techniques, mais aux solutions d’urgence. Il serait inadmissible que le mérite académique de ces jeunes soit sacrifié sur l’autel d’une défaillance administrative.

Si les autorités n’agissent pas avant le 23 janvier, la FLASH risque de traverser une crise de confiance sans précédent. De leur côté, les étudiants n’ont qu’une seule exigence : que les logiciels de l’administration reconnaissent enfin la vérité de leurs notes affichées sur les tableaux.

Axel Merryl sacré Meilleur Artiste Africain Contemporain aux AFRIMA 2026

De l’humour viral sur TikTok aux scènes les plus prestigieuses du continent, l’ascension d’Axel Merryl semble ne plus avoir de limites. Ce mois de janvier 2026 marque un tournant définitif pour l’artiste béninois qui, après avoir dominé les plateformes numériques, vient d’être consacré comme l’une des figures majeures de la musique africaine lors de la 9ᵉ édition des All Africa Music Awards (AFRIMA).

Le rideau vient de tomber sur la grande messe de la musique africaine, et un nom résonne avec une force particulière dans les rues de Cotonou : Axel Merryl. Nommé dans plusieurs catégories prestigieuses, notamment celles de « Meilleur Artiste Africain Contemporain » et « Meilleur Artiste Masculin d’Afrique de l’Ouest », l’interprète du tube planétaire Kimi confirme qu’il n’est plus seulement un créateur de contenu, mais un véritable poids lourd de l’industrie musicale.

 

Un triomphe qui ne doit rien au hasard

L’année 2025 avait déjà été celle de toutes les victoires pour Axel Merryl. Avec des titres comme Titulaire (en collaboration avec Mia Guissé et Bass Thioung) ou Encore, il a su imposer un style hybride, mêlant humour, sincérité et rythmes urbains irrésistibles. Sa nomination aux AFRIMA 2025/2026 face à des géants comme Burna Boy ou Wizkid était déjà une reconnaissance en soi. Mais sa victoire dans les catégories de musique contemporaine souligne aussi  une réalité nouvelle : la capacité d’un artiste à transformer une audience numérique en une force de frappe culturelle.

« J’ai toujours cru que la persévérance finirait par payer. Ce n’est pas seulement ma victoire, c’est celle de tout le Bénin », confiait l’artiste lors d’une récente entrevue.

 

L’architecte d’un nouveau modèle artistique

Ce sacre aux AFRIMA est la suite logique d’un parcours sans faute. Rappelons qu’en novembre 2024, Axel Merryl avait déjà été couronné Meilleur Artiste d’Afrique de l’Ouest au PRIMUD à Abidjan. D’ailleurs, ce qui fascine les experts de l’industrie, c’est son intelligence stratégique : il utilise les codes des réseaux sociaux pour humaniser sa musique et créer un lien quasi familial avec son public, la fameuse « Team Axel ».

Aujourd’hui, l’artiste ne se contente plus de faire danser ; il devient également un ambassadeur de la culture béninoise à l’échelle mondiale. Sa musique, qui intègre des langues locales comme le Fon et des rythmes modernes, prouve que l’originalité est le meilleur passeport pour l’international.

 

Un espoir pour toute une génération

Pour les jeunes créateurs de contenu à travers le continent, Axel Merryl est devenu le symbole du champ des possibles. Il a également prouvé qu’avec du travail, de la rigueur et une vision claire, on peut briser les plafonds de verre. En devenant le « Meilleur Artiste Africain Contemporain », il clôt le débat sur sa légitimité musicale et s’installe durablement dans le panthéon des étoiles africaines.

Alors que les trophées s’accumulent sur son étagère, Axel Merryl regarde déjà vers l’avenir. Avec des collaborations internationales en préparation et une tournée mondiale qui se profile, le « Titulaire » n’a pas fini de faire monter la température.

Toucountouna : un pas de plus vers l’accès à l’eau potable

Au cœur de l’Atacora rural, une révolution silencieuse coule désormais des robinets. Longtemps prisonnière des maladies hydriques et de la pénible corvée d’eau, la commune de Toucountouna tourne définitivement la page des eaux insalubres. Grâce à une offensive hydraulique d’envergure, l’eau potable n’y est plus un luxe, mais le moteur d’une nouvelle dignité humaine.

 

La fin d’une époque de souffrance

Il y a encore peu de temps, le quotidien à Peperkou ou à Kouarfa rimait avec de longues marches vers des sources non protégées. « Nous buvions l’eau des marigots », se souvient avec émotion un chef de village. Les conséquences étaient lourdes : diarrhées, dépenses de santé exorbitantes et un temps infini perdu par les femmes et les enfants sur les sentiers de la soif.

Aujourd’hui, le paysage a changé. Près de 600 bornes-fontaines et plus de 740 branchements particuliers irriguent désormais la commune. Sous l’impulsion de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (ANAEPMR), des infrastructures modernes ont remplacé les installations vétustes, garantissant ainsi une eau traitée et disponible à prix social.

 

Une prouesse technique au service du citoyen

L’épine dorsale de ce changement est le Système d’Adduction d’Eau Potable multi-villages (SAEPmV) de Kouba. Ce complexe technique impressionnant dessert le pôle Kouba–Kouarfa–Peperkou–Wabou. Pour sécuriser la distribution, rien n’a été laissé au hasard :

  • Production : deux forages neufs et une électropompe puissante.
  • Sécurité énergétique : un branchement au réseau SBEE appuyé par un groupe électrogène de 50 kVA pour parer à toute coupure.
  • Qualité : une unité de chloration avec pompes doseuses pour une eau saine à 100 %.
  • Stockage : un imposant château d’eau de 100 m³, culminant à 15 mètres de hauteur.

Cette eau de qualité est vendue au tarif abordable de 15 francs CFA le bidon de 25 litres, un coût jugé juste par les usagers pour entretenir ce service vital.

 

Plus qu’une boisson, un levier de développement

Les impacts de cette métamorphose dépassent largement la simple santé publique. En réduisant le temps de la corvée d’eau, Toucountouna libère des bras pour les activités génératrices de revenus et permet aux enfants de rejoindre les bancs de l’école plutôt que les puits.

L’économie locale en profite également. La gestion du réseau a favorisé la création d’emplois qualifiés : des électromécaniciens, des hydrauliciens et des fontainiers animent désormais ce secteur stratégique. Ce succès repose sur un partenariat public-privé efficace : l’État assure le pilotage et le contrôle, tandis qu’un opérateur privé veille à la maintenance quotidienne du service.

 

Le défi de l’adoption définitive

Pourtant, le combat n’est pas totalement fini. À Kouba, les fontainières soulignent un dernier obstacle : l’habitude. Certaines familles utilisent encore, par réflexe, des sources gratuites mais polluées. « Il faut renforcer la sensibilisation via les crieurs publics et les réseaux sociaux », plaide une actrice de terrain pour ancrer l’abandon définitif des eaux insalubres.

À Toucountouna, la victoire sur l’insalubrité est totale. C’est la preuve éclatante qu’une politique publique rigoureuse peut également transformer un désert sanitaire en une oasis de progrès, rendant à l’Atacora rural sa santé et sa fierté.

Cotonou sous le choc : le drame Maryline Ajavon

Cotonou s’est réveillée dans la stupeur et l’effroi le jeudi 8 janvier 2026. Ce qui devait être une simple invitation à déjeuner s’est transformé en un crime d’une barbarie inouïe. Maryline Ajavon, figure respectée du monde de la santé et entrepreneure dynamique, a perdu la vie dans des conditions qui dépassent l’entendement.

 

Une disparition inquiétante, une découverte macabre

Tout commence par une invitation. Maryline Ajavon, sage-femme diplômée d’État en service à l’hôpital de zone de Suru-Léré à Akpakpa, aurait accepté de partager un repas avec un ami. Elle ne rentrera jamais chez elle. L’inquiétude de ses proches se mue en horreur lorsque son corps est retrouvé à Avlékété, dans la commune de Ouidah.

La scène de crime, d’une rare violence, témoigne de la cruauté des assaillants. Les enquêteurs ont découvert le corps de la victime, ligoté et calciné, à l’intérieur de son propre véhicule, une Lexus. Selon les premiers éléments de l’enquête, les agresseurs ont attaché Maryline avant d’incendier la voiture. Un crime crapuleux qui laisse une famille brisée et une ville sous le choc.

 

Maryline Ajavon : une vie au service des autres et de ses ambitions

Au-delà de son engagement infatigable sous la blouse blanche à l’hôpital de Suru-Léré, Maryline était une femme aux multiples facettes. Entrepreneure dans l’âme, elle venait tout juste de concrétiser un projet qui lui tenait à cœur : l’ouverture du restaurant LyLy Grill à Fidjrossè, inauguré le samedi 13 décembre 2025.

La brutalité des événements a interrompu ce projet porteur d’espoir, symbole de sa détermination. Ses collègues décrivent une soignante dévouée, ses proches une femme d’action. Tous s’accordent sur le vide immense que laisse son départ prématuré. La tristesse est à la mesure de l’injustice subie.

 

L’enquête s’accélère : un suspect entre les mains de la justice.

Selon les informations disponibles, des habitants ont appréhendé un homme près du lieu du crime. Ils le soupçonnent d’avoir versé de l’essence avant d’incendier le véhicule, et il s’est lui-même partiellement brûlé lors des faits.

La population a rattrapé le suspect et l’a conduit à l’hôpital pour recevoir des soins. Si son rôle exact reste à établir par les autorités judiciaires, son arrestation constitue une avancée majeure dans l’enquête. Les investigations se poursuivent pour identifier et interpeller l’ensemble des auteurs de cet acte ignoble.

 

Une ville en deuil, une nation en attente de justice

Aujourd’hui, Cotonou pleure une soignante, une entrepreneure, une femme. Alors que les questions demeurent sur les mobiles de ce crime, l’émotion reste vive. Maryline Ajavon s’en va, laissant derrière elle un restaurant vide, un hôpital en deuil et une nation qui réclame justice.

CAN 2025 : pariez sur les quarts de finale du tournoi !

1xBet, le meilleur site de paris sportifs international et sponsor officiel de la CAN 2025, vous présente les affiches passionnantes du tournoi majeur de football en Afrique, qui se déroulera les 9 et 10 janvier. Jouez de manière responsable, pariez via le lien avec les meilleures cotes et transformez vos connaissances footballistiques en gains substantiels !

Mali – Sénégal, 9 janvier

En première mi-temps de leur huitième de finale contre la Tunisie, les Maliens, menés au score, ont su se ressaisir en défense et survivre jusqu’à la séance de tirs au but. Le héros de la soirée fut Djigui Diarra, auteur de deux arrêts décisifs. À noter également la performance du remplaçant Gaoussou Diakité. Ayant constamment pressé le camp adverse, il permettait ainsi à ses coéquipiers de reprendre le souffle, et son sourire après le penalty transformé lors de la séance de tirs au but a sans doute soulagé le groupe d’une tension inutile.

Le Sénégal a inscrit 10 buts lors de cette édition et progresse avec assurance dans le tournoi. L’équipe de Pape Thiaw a concédé le premier but lors de son dernier match contre le Soudan, avant d’en marquer trois et de se hisser au tour suivant. En phase de groupes, les « Lions de la Téranga » ont rencontré des difficultés face à la RD Congo (1-1). Les Maliens pratiquent un style de jeu similaire et peuvent se montrer dangereux en jouant en tant que numéro 2.

V1 – 6,72, X – 3,655, V2 – 1,671

Cameroun – Maroc, 9 janvier

Non qualifié pour la Coupe du monde 2026, le Cameroun entend bien prouver que ce n’était qu’un hasard. La formation de David Pagou joue avec pragmatisme et a un plan de jeu précis pour chaque match. En huitièmes de finale, les « Lions Indomptables » sont venus à bout de l’Afrique du Sud au terme d’un match difficile : dominés par leur adversaire sur de nombreux indicateurs, ils ont néanmoins fait preuve d’une meilleure réalisation.

Le Maroc est considéré comme le principal prétendant au titre. Lors du match précédent, l’équipe de Walid Regragui a battu la Tanzanie 1-0 grâce à un autre but de Brahim Díaz. Les Lions de l’Atlas ont tous les atouts en main pour remporter le championnat, mais la pression qui pèse sur eux est un véritable défi. Cela s’est particulièrement fait sentir en seconde période face à la Tanzanie, alors que le score était de 0-0. Qu’en aurait-il été si Feisal Salum avait réussi son occasion ?

V1 – 6,41, X – 3,655, V2 – 1,692

Algérie – Nigeria, 10 janvier

Les deux équipes ont gagné tous leurs matchs de poule et il était peu probable qu’elles soient éliminées dès les quarts de finale.

L’équipe nationale nigériane a inscrit 12 buts en 4 matchs, et la complémentarité de Victor Osimhen et Ademola Lookman fait passer des sueurs froides à ses adversaires. L’Algérie possède la meilleure défense du tournoi : l’équipe de Vladimir Petkovic n’a encaissé qu’un seul but, alors qu’elle menait déjà 3-0 face à la Guinée équatoriale. Le leader des « Fennecs », Riyad Mahrez, a planté 3 pions en deux premiers matchs et représente une menace sérieuse pour le Nigeria.

Il y a sept ans, l’Algérie s’était défaite du Nigeria en demi-finale de la CAN grâce à un penalty transformé par Mahrez (2-1). Les « Super Eagles » tenteront de prendre leur revanche et d’offrir un nouveau spectacle à leurs supporters.

V1 – 3,235, X – 3,035, V2 – 2,617

Égypte – Côte d’Ivoire, 10 janvier

Mohamed Salah et Cie peinent à convaincre avec leur jeu : victoires sur la plus petite des marges face au Zimbabwe et à l’Afrique du Sud, match nul contre l’Angola et rencontre difficile face au Bénin en huitièmes de finale. Cependant, les statistiques des confrontations directes face à la Côte d’Ivoire sont à l’avantage des Pharaons : ils ont battu l’adversaire lors de leurs 5 derniers matchs de barrage de la CAN, y compris la finale de 2006.

Les Ivoiriens tenteront de mettre fin à leur mauvaise passe et compteront sur Amad Diallo, élu meilleur joueur du match à trois reprises lors de cette compétition. Il a inscrit les buts de la victoire contre le Mozambique et le Burkina Faso, et a également permis à son équipe d’arracher le match nul face au Cameroun grâce à une frappe précise.

Le champion d’Afrique en titre souhaite défendre sa couronne, et l’Égypte, bien que n’étant pas au sommet de sa forme, n’est certainement pas un adversaire insurmontable.

V1 – 3,4, X – 2,919, V2 – 2,604

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Bénin 2026 : Les régulateurs africains à l’école de la CENA

Cotonou, le 8 janvier 2026 – À soixante-douze heures du double scrutin législatif et communal, la diplomatie électorale s’intensifie. Après avoir scruté les ondes à la HAAC, la délégation des présidents des instances africaines de régulation des médias, membre du RIARC, a franchi les portes de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA). Une étape cruciale pour comprendre comment la parole médiatique s’articule avec l’organisation matérielle du vote.

 

Quand les médias rencontrent les urnes

Sous la conduite d’Édouard Loko, Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), les « gendarmes de l’information » du continent ont été reçus par Sacca Lafia, Président de la CENA. Cette visite de haut niveau témoigne d’une réalité souvent méconnue : la réussite d’une élection ne dépend pas seulement du dépouillement, mais aussi de la parfaite synchronisation entre l’organe qui gère le vote et celui qui surveille l’information.

la CENA
© la CENA

Dans les rouages de la CENA : Transparence et Logistique

Au cours d’une séance de travail jugée « fructueuse », la délégation africaine a plongé dans le quotidien de l’institution chargée de la gestion des élections. En effet, du Directeur Général des Élections aux cadres techniques, tous ont été mis à contribution pour détailler le parcours d’un bulletin de vote, de sa conception à la proclamation des grandes tendances.

Par ailleurs, les membres du RIARC ont pris connaissance de la mesure de la charge titanesque qui incombe à la CENA :

  • La préparation technique : élaboration des documents et sécurisation des procédures.
  • La supervision du terrain : formation des agents électoraux et déploiement du matériel.
  • Le garant des droits : assurer le libre exercice du droit de vote pour chaque citoyen et l’équité pour chaque candidat.
  • La voix des résultats : la centralisation des données et la publication des tendances provisoires.

Un modèle de coopération inter-institutionnelle

Pour Me René Bourgoin, Président du RIARC et de la HACA de Côte d’Ivoire, cette ouverture de la CENA est un gage de crédibilité.

« Nous remercions le Président de la CENA pour la qualité des échanges et l’ouverture accordée à notre mission », a-t-il déclaré au nom de ses pairs.

En outre, cette démarche illustre une vision moderne de la démocratie en Afrique : les institutions ne travaillent plus en silos. La CENA prépare le terrain, la HAAC veille à l’équilibre des discours, et les régulateurs africains observent cette synergie pour en tirer les meilleures pratiques.

la CENA
© la CENA

Le Bénin, laboratoire de la transparence ?

En accueillant ainsi ses homologues ivoiriens, marocains, sénégalais et centrafricains, le Bénin soumet son processus électoral à un examen rigoureux par ses pairs. Cette transparence affichée par la CENA, à la veille d’un scrutin couplé complexe, vise aussi à rassurer tant sur le plan national qu’international.

Alors que les derniers préparatifs logistiques s’achèvent, cette immersion au cœur de la « tour de contrôle » des élections confirme que le Bénin mise sur une collaboration étroite entre tous les acteurs pour garantir un scrutin apaisé ce dimanche 11 janvier 2026.

Élections 2026 : Les régulateurs africains valident le dispositif de la HAAC

À trois jours du double scrutin législatif et communal du 11 janvier 2026, Cotonou est devenue la capitale africaine de la régulation des médias. En effet, sous l’invitation d’Édouard Loko, Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), les plus hautes instances de régulation du continent séjournent actuellement au Bénin. Objectif : observer, comprendre et s’inspirer du modèle béninois de gestion de la campagne médiatique.

la HAAC
© la HAAC

Un sommet de « sages » de la communication à Cotonou

Le Bénin s’apprête à vivre un moment démocratique majeur, et la gestion du temps de parole ainsi que l’équilibre de l’information sont des enjeux cruciaux. Pour veiller à la transparence du processus, le Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) a déployé une mission d’observation de haut vol.

Ainsi, ce jeudi 8 janvier 2026, le siège de la HAAC a accueilli des figures emblématiques de la régulation africaine :

  1. René Bourgoin (HACA Côte d’Ivoire, Président en exercice du RIARC) ;
  2. Latifa Akharbach (HACA Maroc) ;
  3. José Richard Pouambi (HCC Centrafrique) ;
  4. Mamadou Oumar Ndiaye (CNRA Sénégal, Président du REFRAM).

Cette concentration d’expertise témoigne aussi de l’importance de la mission : s’assurer que les médias, piliers de la démocratie, jouent leur rôle sans passion ni parti pris.

la HAAC
© la HAAC

Le « Laboratoire Béninois » : Équité et Transparence

Au cœur des échanges, le mécanisme mis en place par Édouard Loko et son équipe pour encadrer la campagne. Dans un contexte d’élections couplées, la complexité est double. Comment garantir à chaque candidat et chaque parti, sur l’ensemble du territoire, un accès équitable aux ondes ?

La HAAC a partagé son expérience sur le monitoring des médias en temps réel et les sanctions ou rappels à l’ordre éventuels. Par ailleurs, les présidents des instances africaines ont scruté avec intérêt les outils techniques et juridiques qui permettent d’assurer une couverture médiatique apaisée.

« L’expérience béninoise est une référence en matière de régulation équitable », a-t-on pu entendre lors des séances de travail.

la HAAC
© la HAAC

Une coopération Sud-Sud pour des élections apaisées

Cette mission ne se limite pas à une simple inspection. Elle s’inscrit également  dans une dynamique de partage de « bonnes pratiques ». Les défis rencontrés à Dakar, Rabat ou Abidjan trouvent souvent leurs échos à Cotonou. En mutualisant leurs expériences, ces régulateurs renforcent ainsi la crédibilité des processus électoraux sur tout le continent.

Le Président Édouard Loko, entouré de ses conseillers, a répondu aux préoccupations de ses pairs sur la gestion des réseaux sociaux, la lutte contre les « fake news » et le respect du pluralisme. La satisfaction affichée par les délégations étrangères à la sortie de l’audience est en effet un signal fort envoyé à la communauté internationale : le dispositif médiatique béninois est prêt et surveillé par ses pairs.

 

Le mot de la fin : une démocratie qui se regarde dans le miroir

Hier, le Bénin innovait avec sa conférence nationale ; aujourd’hui, il consolide son architecture démocratique par une régulation médiatique de précision. Alors que les citoyens se préparent à glisser leur bulletin dans l’urne ce dimanche, cette mission d’observation africaine rappelle que la paix électorale commence par une information juste, équilibrée et rigoureusement encadrée.

Finalement, le 11 janvier 2026 sera-t-il le sacre définitif du modèle de régulation béninois sur la scène continentale ? Les regards du RIARC restent fixés sur les écrans et les ondes de la nation béninoise.

Vodun Days 2026 : Wadagni et Abimbola en visite à Ouidah

Ouidah, le 8 janvier 2026 – Les tambours résonnent, les effluves d’encens s’élèvent et les couleurs sacrées habillent la cité historique. Ce jeudi marque le lancement officiel des « Vodun Days 2026 ». Dès les premières heures, une délégation gouvernementale de haut rang a pris le pouls de cet événement qui place le Bénin sous les projecteurs du monde entier.

 

Une visite au cœur du sacré

Pour donner le coup d’envoi de cette célébration majeure, le Ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, a effectué une tournée remarquée sur les sites emblématiques de la ville. Accompagné de son homologue du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, il a aussi parcouru les espaces aménagés pour accueillir les milliers de festivaliers et de dignitaires.

Le point d’orgue de cette matinée a été l’escale de la délégation au Couvent Mami-Dan, situé en bordure de la plage de Ouidah. Sous la direction de Sa Majesté Togbé Yédy, ce temple dédié à la divinité des eaux incarne toute la profondeur et la mystique de la culture Vodun.

 

Rigueur rituelle et excellence organisationnelle

Sur place, les ministres ont découvert une atmosphère empreinte de sérénité et de ferveur. Loin des clichés, c’est une organisation millimétrée qui a frappé les esprits. Romuald Wadagni n’a pas caché sa satisfaction devant la qualité des dispositifs mis en place. Entre la discipline des rituels et la propreté exemplaire du temple, le Couvent Mami-Dan s’est imposé comme un modèle du genre.

Cette visite n’était pas qu’une simple formalité. Elle témoigne également de la volonté de l’exécutif de s’assurer que l’investissement massif consenti dans les infrastructures culturelles se traduit par une expérience fluide et authentique pour les visiteurs. En observant la maîtrise des dispositifs de sécurité et d’accueil, les autorités confirment aussi  que le Bénin est prêt à gérer des flux touristiques d’envergure internationale.

 

Le Vodun, pilier de l’économie identitaire

Au-delà de l’aspect spirituel, la présence de ces deux ministres souligne la stratégie de « l’économie de la culture » portée par le gouvernement du Président Patrice Talon. Le patrimoine Vodun n’est plus seulement une affaire de croyances, c’est aussi devenu le socle de l’identité nationale et un puissant vecteur de rayonnement économique.

Pour Ouidah, ville martyre de la traite négrière devenue capitale mondiale de la réconciliation et de la culture, les Vodun Days sont une vitrine inestimable. En soutenant directement des dignitaires comme Togbé Yédy, l’État valide ainsi la place centrale du sacré dans le développement touristique du pays.

 

Une fête qui ne fait que commencer

Alors que la plage de Ouidah se remplit de chants et de danses, cette visite ministérielle lance un message clair : le Bénin assume son héritage avec fierté et professionnalisme. Les Vodun Days 2026 ne sont pas qu’une fête religieuse ; c’est également  le rendez-vous d’un peuple avec son histoire, tourné vers un avenir où tradition et modernité marchent main dans la main.

Mais une question reste suspendue sur les lèvres des curieux alors que les cérémonies s’intensifient : jusqu’où le rayonnement de cette édition portera-t-il la voix du Bénin sur la scène culturelle mondiale ? Le monde regarde désormais vers Ouidah, là où les vagues de l’Atlantique viennent mourir aux pieds des couvents ancestraux.