Bénin : Un Rayonnement Mondial à Travers le Développement National

Le Bénin s’affirme sur la scène internationale avec des succès remarquables en matière de développement national, obtenant une reconnaissance et un soutien considérables. Le pays a réalisé des avancées significatives, tant au niveau des infrastructures que de la gouvernance, soulignant son influence croissante à l’échelle mondiale.

Les Infrastructures en Pleine Expansion

Devant l’Assemblée nationale ce jeudi, le président Patrice Talon a affirmé que le Bénin se forge une réputation a son rythme, grâce au développement notable de ses infrastructures, englobant des projets d’envergure tels que la modernisation des routes et des installations énergétiques innovantes. Ces progrès jouent un rôle clé dans la reconnaissance internationale du Bénin en tant que modèle de développement, propulsant le pays vers l’avant.

L’Éducation comme Pilier du Développement

Sur le plan éducatif, le gouvernement béninois souligne l’importance accordée à l’éducation en tant que moteur du développement national. Les efforts visant à privilégier l’enseignement et la formation techniques et professionnels portent leurs fruits malgré les défis initiaux liés à la disponibilité des terrains. La détermination du gouvernement a permis de surmonter ces obstacles, avec des appels d’offres récemment lancés. Les lycées scientifiques, les écoles normales, et l’initiative Sèmè City contribuent à élever l’excellence éducative au Bénin.

Soins de Santé Accessibles et de Qualité

Le Bénin se distingue par ses progrès dans le secteur de la santé, garantissant des soins accessibles et de qualité pour sa population. Les réformes opérées dans le système de santé, les recrutements importants, la réhabilitation des hôpitaux, et l’achèvement du Centre hospitalier international de Calavi en 2024 renforcent l’accès aux soins de qualité sur l’ensemble du territoire national. Des projets novateurs tels que la construction de l’hôpital de Togbin consolident  la position du pays en tant que défenseur de la santé pour tous.

Engagement envers une Bonne Gouvernance

L’engagement du gouvernement béninois envers une bonne gouvernance constitue un autre pilier du succès du pays. Des mesures transparentes et responsables renforcent la confiance internationale, conduisant à une reconnaissance accrue sur la scène diplomatique. Le Bénin brille par sa stabilité économique, son indice de développement humain, et ses partenariats stratégiques avec des organisations internationales, renforçant sa position en tant que joueur clé sur la scène mondiale.

 

Discours du Président: Bilan et Perspectives pour l’Avenir du Bénin

Dans son discours traditionnel sur l’état de la Nation, conforme à l’article 72 de la Constitution du 11 décembre 1990, modifiée par la loi N°2019-40 du 07 novembre 2019, le président Patrice Talon a mis en lumière les réalisations marquantes et les défis à relever pour le Bénin devant l’Assemblée nationale ce jeudi. Il a souligné le nouvel état d’esprit du pays, caractérisé par la détermination, l’optimisme et la foi en l’avenir.

Un Vent Nouveau et la Quête du Meilleur

Le Président a encouragé la population à ne jamais renoncer face aux difficultés, mais plutôt à amplifier les efforts pour répondre aux besoins collectifs et individuels. Malgré les défis mondiaux et régionaux, le Bénin a préservé la paix, les libertés et la démocratie, tout en mettant l’accent sur une gouvernance efficace.

Préoccupations Sécuritaires et Position Internationale

Il a abordé les préoccupations sécuritaires face à la dégradation de la situation chez certains voisins. Le Président a réitéré la position du Bénin face au conflit entre la Russie et l’Ukraine, appelant à la paix. De plus, il a exprimé des inquiétudes concernant la situation au Proche-Orient, appelant à l’arrêt des hostilités.

Économie et Inclusion Sociale

Son discours a mis en avant les réalisations économiques, soulignant le taux d’inflation bas et les mesures sociales, telles que la revalorisation des salaires et les filets sociaux. Les efforts pour favoriser l’inclusion financière, notamment à travers les micro-crédits, ont été salués.

Agriculture, Infrastructures et Modernisation

Il a également souligné l’importance du secteur agricole et les initiatives visant à mécaniser l’agriculture pour garantir la sécurité alimentaire. Des plans ambitieux ont été annoncés pour diversifier la production agricole, avec un accent particulier sur le manioc et l’arachide. Les projets de reconstruction des pistes rurales et d’élargissement du réseau routier ont également été abordés, avec une reconnaissance des défis rencontrés, notamment en raison des secousses mondiales.

Éducation, Santé et Services Publics

Pr. Patrice Talon a fait état des progrès dans le secteur de l’éducation, avec des projets de lycées techniques agricoles et d’écoles de métiers. Dans le domaine de la santé, des efforts sont déployés pour renforcer les capacités hospitalières et offrir des soins de qualité à l’échelle nationale.

Tourisme, Culture et Arts

Il a mis en avant le dynamisme croissant dans le secteur du tourisme, de la culture et des arts, avec des projets tels que le Quartier culturel et créatif de Cotonou. Les infrastructures prévues, telles que le Musée d’art contemporain et l’Aréna, devraient renforcer l’attractivité touristique.

Reconnaissances Internationales et Gestion des Ressources

Le discours a souligné les reconnaissances internationales du Bénin en matière de développement durable, de transparence fiscale et de résilience économique. Les partenariats soutenus par le FMI et la Banque Mondiale ont été évoqués, soulignant la confiance internationale dans les efforts du pays.

Vision Bénin 2060

Le Président a conclu en annonçant un projet de loi-cadre sur la planification du développement et en lançant le processus de formulation de la Vision Bénin 2060. Il a exprimé sa gratitude envers tous les citoyens pour leurs contributions au développement du pays.

 

Le marché des smartphones en Afrique : Une Résilience Éclatante malgré les Défis Économiques

Dans une démonstration impressionnante de résilience, le marché des smartphones en Afrique a enregistré une croissance exceptionnelle de 12 % au troisième trimestre 2023, selon le dernier rapport de Canalys, une société d’analyse indépendante. Même confronté à des défis macroéconomiques, des restrictions à l’importation et une volatilité des devises, le secteur a expédié un total remarquable de 17,9 millions d’unités.     

Croissance et Résilience :

Malgré les obstacles macroéconomiques, les restrictions à l’importation et la volatilité des devises sur les marchés clés, le marché des smartphones en Afrique a connu une expansion significative. Les expéditions ont été révélées par Canalys, soulignant la résilience de la demande et de l’offre face aux défis économiques. Manish Pravinkumar, consultant principal de Canalys, a déclaré : « Le marché africain montre une forte résilience, tant du côté de la demande que de l’offre, face aux défis macroéconomiques. »

Leaders du marché :

Selon le rapport, Transsion Holdings maintient sa position de leader avec une croissance annuelle de 9 %, détenant une part de marché dominante de 48 %. Samsung, bien que confronté à une baisse de 13 %, conserve la deuxième position avec une part de marché de 26 %.

Source: Canalys ,Société d’Analystes Indépendante

Croissance fulgurante de Xiaomi et OPPO :

Xiaomi et OPPO se distinguent avec des taux de croissance annuels respectifs de 100 % et 259 %. Cette renaissance est alimentée par des investissements majeurs, en particulier sur le marché égyptien.

Dynamiques Nationales :

  • Afrique du Sud :Malgré une dévaluation rapide de la monnaie, le marché enregistre une croissance de 20 %, stimulée par la demande d’appareils d’entrée de gamme et de milieu de gamme, accentuée par la prévalence du délestage.
  • Nigeria : Transsion Holdings joue un rôle central dans le développement, tandis que Xiaomi gagne en popularité avec des produits tels que les séries Redmi A2, Note 12 4G, 12 et 12C.
  • Égypte : Enregistrant une croissance à deux chiffres de 19 % des expéditions de smartphones, l’Égypte surmonte les strictes restrictions à l’importation de l’année précédente.
Source: Canalys , Société d’analystes Indépendantes

Stratégies gagnantes des fournisseurs locaux :

Les fournisseurs locaux, tels que Transsion Holdings, tirent parti de leurs atouts pour renforcer leur position sur le marché. Des initiatives telles que les programmes de financement d’appareils et les collaborations contribuent à une augmentation du prix de vente moyen.

Perspectives pour 2024 :

Malgré la croissance significative au troisième trimestre 2023, Canalys prévoit une expansion limitée en 2024. Les défis persistants tels que la dévaluation de la monnaie et l’augmentation des taxes à l’importation pourraient entraver la croissance future du marché des smartphones en Afrique.

 

 

Scandale OBSSU au Bénin : L’Effarante Machination Financière de Donald Acakpo et Roland Zossou Dévoilée par le Procureur Mario Mètonou

Le Bureau Béninois des Services de Sécurité Universitaire (OBSSU) est plongé dans un scandale financier sans précédent, avec le Procureur spécial Mario Mètonou révélant des détails saisissants lors d’une conférence de presse ce mercredi après-midi.

L’affaire implique le Directeur Général de l’OBSSU, Donald Acakpo, et son comptable principal dans un détournement de fonds illégal, totalisant une somme vertigineuse de deux milliards six cent quatre-vingt-quinze millions quatre cent cinquante-deux mille francs CFA sur la période de 2019 à 2023.

Mètonou a exposé le modus operandi complexe utilisé par Acakpo et son associé, Roland Zossou. Ce dernier, se faisant passer pour le neveu d’un haut responsable de la SODECO SA, a ourdi une intrigue sophistiquée pour convaincre Acakpo d’investir dans un projet d’arbitrage pour la vente de fibres de coton.

La manipulation a atteint des sommets d’ingéniosité, avec Zossou utilisant une fausse carte SIM et enregistrant le numéro présumé de l’administrateur principal de la SODECO SA sur son téléphone. Simulant des échanges de messages, Zossou a créé une illusion crédible de la relation présumée, induisant Acakpo à lui confier d’importantes sommes d’argent.

En ajoutant une couche de ruse, Zossou a confectionné de fausses lettres portant l’en-tête de l’Inspection Générale des Finances, suggérant des menaces de contrôle au sein de l’OBSSU. Promettant à Acakpo d’entraver ces inspections en échange de paiements substantiels, Zossou a étendu son réseau de tromperies.

Ce scandale financier, dépeint comme un véritable thriller, soulève des questions sur la gouvernance au sein de l’OBSSU et met en lumière la vulnérabilité des institutions face à des manipulations sophistiquées. La cour de répression des infractions économiques et du terrorisme s’apprête à diligenter une enquête approfondie, laissant présager des répercussions significatives dans les sphères judiciaires et financières du Bénin.

 

Réforme Majeure et Nouvelles Initiatives : Compte Rendu du Conseil des Ministres du 20 Décembre 2023

Sous la présidence éclairée de Monsieur Patrice TALON, le Conseil des Ministres du 20 décembre 2023 a donné naissance à des réformes substantielles et des initiatives novatrices, témoignant de la détermination du gouvernement béninois à moderniser ses institutions et à catalyser le développement du pays.

I. Mesures Normatives : Une Justice en Pleine Mutation

1.1 Redéfinition des Compétences de la Cour Spéciale des Affaires Foncières

Le gouvernement béninois entreprend une réforme audacieuse du système judiciaire avec la transmission à l’Assemblée nationale d’un projet de loi revisitant la loi n° 2022-16 du 19 octobre 2022 sur la Cour spéciale des Affaires foncières. Cette proposition élargit les prérogatives de la Cour pour englober les actions en revendication et l’expropriation pour utilité publique. Le texte prévoit également une redéfinition des compétences territoriales et une réforme organisationnelle destinée à moderniser le processus judiciaire, renforçant ainsi la transparence et l’efficacité.

1.2 Création de la Société d’Entretien et de Maintenance des Immeubles (SEMI)

Dans le domaine de la gestion des infrastructures, le Conseil a approuvé la création de la Société d’Entretien et de Maintenance des Immeubles (SEMI). Cette initiative novatrice, résultat d’une collaboration public-privé, vise à assurer l’entretien optimal des infrastructures nationales. La SEMI offrira des services de pointe, allant de l’étanchéité à la maintenance des installations électriques, contribuant ainsi à la durabilité des réalisations immobilières.

II. Communications : Projets Éducatifs et Médicaux Ambitieux

2.1 Projets de Réhabilitation et Construction d’Établissements Éducatifs

Le gouvernement met en œuvre des projets d’envergure dans le secteur éducatif avec la réalisation de missions de maîtrise d’œuvre complète. Ces missions, confiées à des cabinets renommés, englobent la réhabilitation de lycées techniques agricoles et professionnels, ainsi que la construction de nouveaux établissements. L’objectif est d’assurer un démarrage effectif des chantiers pour offrir des infrastructures éducatives de qualité.

2.2 Réhabilitation du Centre Hospitalier Universitaire de Cotonou

Dans le domaine de la santé, le Conseil a approuvé des travaux de réhabilitation majeurs au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou MAGA de Cotonou. Ces projets s’accompagnent de l’acquisition d’équipements de pointe pour les unités de cardiologie interventionnelle et de réadaptation cardiovasculaire, renforçant ainsi la capacité de prise en charge des patients et plaçant l’établissement au cœur de l’excellence médicale.

III. Mesures Individuelles : Nominations Stratégiques

Le Conseil des Ministres a également procédé à des nominations stratégiques à différents niveaux de l’administration. Ces nominations, touchant des postes clés à la présidence, au ministère de la Justice, dans les juridictions et d’autres secteurs clés, reflètent la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance et de promouvoir des compétences avérées.

Le Conseil des Ministres du 20 décembre 2023 dévoile une série de réformes ambitieuses, témoignant de la vision progressiste du gouvernement béninois. Ces initiatives, qu’elles soient dans le domaine juridique, éducatif, médical ou administratif, laissent entrevoir un avenir prometteur pour le Bénin, renforcé par des décisions audacieuses et une détermination à assurer le progrès et la prospérité.

Restez informé en recevant chaque semaine le compte rendu du conseil des ministres ainsi que les lois promulguées, les décrets, les ordonnances prises, etc.

 

Bénin: Lancement Solennel de la 139e Session Ordinaire de la BOAD à Cotonou

Ce mercredi, Serge Ekue, Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), a donné le coup d’envoi de la 139e session ordinaire du Conseil d’administration de l’institution financière prestigieuse. L’événement s’est tenu dans le cadre élégant de l’hôtel Golden Tulip à Cotonou, rassemblant les administrateurs pour une série de délibérations décisives.

Sous la présidence de Serge Ekue, le Conseil d’administration de la BOAD examinera  les perspectives financières actualisées pour la période 2024-2028 et le budget-programme 2024-2026 de la banque. Le Conseil se penchera sur divers projets touchant les secteurs de la finance, des infrastructures numériques, de l’eau, de l’éducation, entre autres. Des décisions majeures sont attendues, notamment celles liées à l’entrée au capital de la BOAD par la BADEA et d’autres dossiers stratégiques.

Lors de son discours inaugural le président de la BOAD  a confié : « Notre bilan pour cette année correspond à nos attentes et sera indubitablement renforcé par les délibérations de cette sixième et dernière réunion de l’année ».

Il faut le préciser au cours de l’année 2023, le Conseil d’administration a tenu cinq réunions, engageant un montant total impressionnant de 816,9 milliards FCFA. Cela porte le total des engagements de la Banque à 8 034,3 milliards FCFA depuis ses débuts opérationnels en 1976, une indication solide de son rôle essentiel dans le développement régional.

 Serge Ekue a souligné que malgré le contexte socio-politique leurs activités se sont  intensifies en 2023. Il a noté aussi le soutien constant et le renforcement des opérations, ainsi que sa récente élection en tant que co-président du Club IDFC. « Notre organisation est de plus en plus reconnue comme un acteur clé du financement du développement dans la région, une reconnaissance soulignée par nos pairs internationaux et confirmée par les agences de notation », a ajouté le président de la BOAD.

L’institution a également obtenu une réaccréditation rehaussée auprès du Fonds vert pour le climat (FVC), élargissant ainsi ses capacités à mobiliser des ressources cruciales. Serge Ekue a mis en avant  les retombées positives du plan Djoliba dans les États membres, générant des emplois, stimulant la production d’eau et d’énergie, et contribuant de manière significative au développement régional.

L’année 2023 a été marquée par la célébration du cinquantième anniversaire de la BOAD. À cette occasion, des réflexions approfondies ont été menées avec l’appui de partenaires et de membres du personnel, offrant des orientations claires pour les années à venir. Serge Ekue a exprimé sa profonde gratitude envers les administrateurs pour leur engagement constant et la qualité exceptionnelle du traitement de chaque dossier présenté au Conseil d’administration.

 

Troisième Recensement Général des Entreprises (RGE3): L’INStaD Clarifie les Objectifs et Appelle à la Collaboration

Dans un point presse captivant tenu le lundi 18 décembre 2023, le Directeur Général de l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INStaD), Monsieur Laurent Mahounou HOUNSA, a dressé un bilan provisoire du Troisième Recensement Général des Entreprises (RGE3). Au cœur de cette intervention, il a évoqué l’évolution notable de l’opération tout en dissipant les équivoques persistantes.

Contextualisation Éclairée

HOUNSA a amorcé son intervention en replaçant le RGE3 dans un contexte pédagogique, soulignant son rôle primordial en tant qu’outil stratégique pour guider les décisions et impulsant le développement économique du pays. Lancée récemment, la phase de terrain s’étend à l’échelle nationale, visant à recenser exhaustivement tous les établissements économiques opérant dans des locaux fixes.

Cette démarche inclusive englobe les entreprises du secteur moderne, les unités économiques sédentaires et semi-sédentaires évoluant dans l’informel, ainsi que les entités présentes dans les marchés. M. HOUNSA a ainsi offert une vision claire des contours de cette opération d’envergure.

Chiffres et Prochaines Étapes

Les données partagées par le DG/INStaD ont révélé qu’au jour du 17 décembre 2023, un total impressionnant de 145 507 unités économiques a été recensé, dont 103 331 ont été pleinement dénombrées. Il a également souligné que les agents recenseurs se dirigent prochainement vers les grands marchés des communes à statut particulier, tels que Dantokpa, Missébo, Gbogbanou (Cotonou), Ouando (Porto-Novo), Arzèkè (Parakou), appelant les commerçants à réserver un accueil favorable à ces opérateurs.

Une Clarification Importante 

HOUNSA a tenu à dissiper toute confusion en déclarant catégoriquement que le RGE3 n’a aucune visée fiscale. Au contraire, il constituera une précieuse banque de données économiques et financières actualisées et exhaustives sur les entreprises des secteurs formel et informel au Bénin. Cette initiative vise également à offrir des opportunités d’inclusion financière aux acteurs du secteur informel.

La clarification du Directeur Général intervient alors que des rumeurs circulaient, suggérant un lien entre le RGE3 et l’administration fiscale. Ses mots ont apporté une tranquillité d’esprit aux acteurs économiques, mettant fin à ces spéculations infondées.

Collaboration et Confidentialité Statistique

S’adressant à toutes les parties prenantes, M. HOUNSA a appelé à une collaboration franche, soulignant que les informations collectées seront traitées avec le sceau de la confidentialité statistique, conformément aux lois en vigueur. En clair, le respect des textes légaux guidera le traitement des données recueillies, garantissant la sécurité et l’intégrité des informations.

En somme, le Troisième Recensement Général des Entreprises se profile comme une entreprise cruciale pour l’économie béninoise, ancrée dans la transparence, l’inclusion financière et le développement durable. La réussite de cette opération repose sur la collaboration active de tous les acteurs concernés, ouvrant ainsi la voie à une compréhension approfondie et éclairée de l’économie nationale.

 

L’organisation du « Dialogue mondial des Jeunes » au Bénin : Signature cruciale d’un Mémorandum d’accord entre le Gouvernement et l’UNFPA

Dans le cadre des célébrations des 30 années de la Conférence Internationale pour la Population et le Développement (CIPD 2024), le Bénin s’apprête à jouer un rôle central en accueillant le « Dialogue mondial des Jeunes » les 04 et 05 avril 2024 à Cotonou. Une étape cruciale vers la réalisation de cet événement d’envergure a été franchie avec la signature d’un Mémorandum d’accord entre le Gouvernement béninois et l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population).

La cérémonie de signature, qui s’est déroulée le mardi 19 décembre 2023 dans la salle de conférence du Ministère, a réuni des personnalités de haut rang, dont le Ministre d’État, chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, Monsieur Abdoulaye BIO TCHANÉ, et la Directrice Exécutive Adjointe de l’UNFPA, Dr Diéné KEITA. Étaient également présents l’Ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, les membres du Cabinet du Ministre d’État, ainsi que des représentants du Fonds des Nations Unies pour la Population.

Monsieur Abdoulaye BIO TCHANÉ a souligné l’engagement du Gouvernement béninois envers les questions cruciales liées à la population, mettant en avant la jeunesse comme un axe prioritaire de développement. Il a annoncé la préparation d’assises en 2024 sur le thème « Population et développement », soulignant ainsi la volonté du pays d’inscrire ces enjeux au cœur de son agenda.

Exprimant sa gratitude envers l’UNFPA pour son soutien dans la préparation du « Dialogue mondial des Jeunes », le Ministre d’État a réaffirmé la détermination du Gouvernement à jouer un rôle actif dans la réalisation des objectifs de cet événement international.

Dr Diéné KEITA, Directrice Exécutive Adjointe de l’UNFPA, a salué les progrès remarquables accomplis par le Bénin au cours des dernières années sous la direction du Président Patrice TALON. Elle a souligné la rigueur et la détermination du pays, démontrant que le progrès est accessible avec un leadership fort. Dr Diéné KEITA s’est dite ravie de voir le Bénin accueillir le « Dialogue mondial des Jeunes », soulignant que la jeunesse occupe une place centrale dans tout processus de développement.

Monsieur Alastaire ALINSATO, Directeur de Cabinet du Ministre d’État, a expliqué l’objectif fondamental du forum à Cotonou. Il vise à évaluer les progrès réalisés dans l’amélioration des conditions de vie des jeunes et à mesurer leur niveau de préparation, en alignement avec les engagements pris lors de la Conférence Internationale pour la Population et le Développement de 1994 au Caire.

La signature du Mémorandum d’accord entre le Gouvernement du Bénin et l’UNFPA représente une étape stratégique, renforçant les moyens dédiés à l’organisation du « Dialogue mondial des Jeunes » en avril 2024. Cet événement s’annonce comme une tribune majeure, réunissant des jeunes du monde entier pour discuter, échanger et orienter les actions futures en faveur d’une jeunesse épanouie et engagée.

 

Arnaque Mobile Money au Bénin : Trois policiers condamnés, douze personnes relâchées

La saga de l’arnaque d’opérateur Mobile Money qui a éclaté en mai 2023 au Bénin a trouvé son dénouement lors de l’audience historique de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) le lundi 18 décembre 2023. Six personnes ont été condamnées, dont le cerveau présumé déjà derrière les barreaux pour escroquerie.

La Cour a réservé sa plus sévère condamnation au principal accusé, le condamnant à une peine d’emprisonnement ferme de dix ans et à une amende de cinq millions de francs CFA. Déjà en détention pour des méfaits similaires, il avait orchestré une arnaque sophistiquée depuis l’intérieur de sa cellule de la prison de Missérété.

Un policier complice, ayant facilité l’acquisition d’un véhicule Range Rover par l’escroc détenu, a écopé également de la peine de  10 ans  d’emprisonnement ferme et d’une amende cinq millions de francs CFA . Deux autres policiers ont été condamnés à cinq ans de prison ferme et à une amende de deux millions pour ce que la Cour a qualifié d' »abus de fonctions ».

L’intrigue de cette affaire complexe a également impliqué un prisonnier et un complice externe, tous deux déclarés coupables de complicité d’escroquerie sur internet. La sentence pour eux : sept ans de prison ferme et une amende d’un million.

Cependant, douze autres accusés, dont six policiers, la sœur et la femme du principal prévenu, ainsi que des agents du Centre hospitalier départemental de Porto-Novo, ont été totalement relaxés.

L’affaire révèle un modus operandi sophistiqué, où le présumé coupable ciblait délibérément des victimes peu familières avec les mesures de sécurité, en particulier celles résidant en dehors des grandes agglomérations. Les complices collectaient les numéros de téléphone des victimes, réalisant ensuite des transactions frauduleuses dans les boutiques des opérateurs mobiles pour détourner des fonds.

Le prévenu utilisait une ruse bien élaborée en se faisant passer pour un agent des réseaux GSM, incitant les opérateurs à valider un code prétendument nécessaire pour une mise à jour. Le résultat : près de 70 opérateurs victimes, des pertes financières s’élevant à plusieurs millions de francs CFA, et un achat de véhicule de luxe grâce à la complicité d’un policier chargé de la surveillance en prison.

Au-delà des condamnations, cette affaire soulève des interrogations sur la sécurité des transactions financières mobiles, mettant en lumière la nécessité urgente de renforcer les mesures de protection dans ce secteur en constante évolution. La cybercriminalité, même derrière les barreaux, impose un défi considérable aux autorités, soulignant l’impératif de rester en avance sur les tactiques sophistiquées des criminels.

 

Appui majeur à l’agriculture : Le projet Papvire transforme la vie agricole dans le Septentrion au Bénin

Après six ans et demi d’efforts inlassables, le projet Papvire a laissé une empreinte indélébile dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines en boostant la productivité agricole. Le rapport d’achèvement de projet, publié par la Banque africaine de développement (Bad), révèle des résultats impressionnants avec une production annuelle additionnelle de près de 60 000 tonnes de maïs, de riz et de produits maraîchers.

Des infrastructures solides pour une productivité accrue

À la clôture du projet en juin 2023, la composante « Appui aux infrastructures rurales » affiche un taux d’exécution remarquable de 96%. Parmi les réalisations notables, on compte la réhabilitation de 7 barrages, l’aménagement d’une mare, l’aménagement de 304 hectares de bas-fonds, la construction de 68 kilomètres de pistes, ainsi que la création de 18 entrepôts d’une capacité totale de 15 000 tonnes.

Développement des chaînes de valeurs agricoles

La composante « Développement de chaînes de valeurs agricoles et résilience » a atteint un taux d’exécution de 98%, mettant en lumière des réussites notables dans la mise à l’échelle des technologies résilientes. Les 90 champs écoles paysans et les 75 unités de démonstration ont joué un rôle crucial dans la diffusion des bonnes pratiques agricoles. Cependant, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour dynamiser le volet piscicole et garantir le plein fonctionnement des Entreprises et services aux organisations de producteurs.

Impacts positifs sur la productivité

Globalement, le projet a considérablement amélioré la productivité sur une superficie de plus de 36 000 hectares, enregistrant une augmentation significative des rendements, notamment de 3,4 à 5,2 tonnes par hectare pour le riz et de 1,3 à 3,1 tonnes par hectare pour le maïs. Plus de 55 000 bénéficiaires, y compris des femmes et des jeunes exploitants, ont directement profité de ces avancées, contribuant ainsi à dynamiser les économies locales.

Défis et ajustements

Cependant, le projet n’a pas été exempt de défis. Des activités ont été annulées en raison de retards liés à la mobilisation des ressources nationales, notamment dans le volet « Promotion de l’entreprenariat agricole ». De plus, des retards ont été observés dans l’acquisition d’équipements agricoles en raison d’une allocation budgétaire inférieure à celle initialement prévue.

Perspectives prometteuses pour l’avenir

Malgré ces imperfections, le projet Papvire s’achève avec des perspectives prometteuses pour l’année 2023, avec une production vivrière estimée à 92 475 tonnes. Les leçons apprises soulignent l’importance d’une planification minutieuse, de la mobilisation adéquate des ressources et de la participation continue des acteurs locaux pour le succès des projets similaires à l’avenir.

Le projet Papvire a incontestablement marqué un tournant décisif dans le paysage agricole du Septentrion, ouvrant la voie à une prospérité durable pour les communautés locales.