Le Bénin illumine l’IFTM Top Resa 2025

À Paris, le Bénin électrise le salon IFTM Top Resa 2025 : entre comédie musicale, gastronomie et patrimoine, une immersion culturelle qui séduit les professionnels du tourisme.

 

Paris, 28 septembre 2025 – Imaginez un instant : au cœur du tumulte effervescent de la Porte de Versailles, un éclat d’Afrique de l’Ouest illumine les allées bondées. En effet, des rires fusent, des saveurs épicées titillent les papilles, et une comédie musicale résonne comme un appel ancestral.

C’est là, à l’occasion de l’IFTM Top Resa 2025, que le Bénin a déployé ses charmes irrésistibles, transformant un simple stand en véritable portail vers un Monde de Splendeurs. Alors que la Journée mondiale du tourisme, célébrée hier, invite encore le globe à redécouvrir les horizons lointains, revenons sur cette participation triomphante qui positionne le petit pays ouest-africain comme la destination émergente à ne pas manquer

 

 Gastronomie, spectacle et patrimoine : un pavillon qui séduit

 

Du 23 au 25 septembre dernier, le Pavillon du Bénin a été le théâtre d’une effervescence contagieuse. En effet, pas moins de professionnels du secteur — tour-opérateurs, décideurs hôteliers et investisseurs avisés — ont afflué vers ce coin vibrant de couleurs et de sons.

Loin des clichés touristiques balnéaires, c’est une immersion culturelle profonde qui a séduit :

  • dégustations de mets traditionnels, tels que les ignames pilés et les sauces piquantes au piment,
  • démonstrations artisanales,
  • et surtout, le clou du spectacle : la comédie musicale Le Trône de Béhanzin.

Cette production envoûtante retrace l’épopée du dernier roi du Royaume du Danxomè, figure emblématique de résistance et de grandeur.

 

 Une mise en scène qui tisse des liens durables

 

À chaque représentation, le public — français, européen, africain — s’est laissé emporter par les rythmes endiablés des tambours, les danses guerrières et les chants polyphoniques qui évoquent un passé glorieux.

« C’était comme plonger dans un film historique vivant », confie un visiteur anonyme, journaliste de voyage parisien.

Ces moments forts n’ont pas seulement diverti : ils ont aussi tissé des liens durables, favorisant des échanges B2B fructueux avec des agences de voyages internationales et des fonds d’investissement.

Résultat : des partenariats naissants qui promettent aussi de dynamiser  les flux touristiques vers Cotonou, Ouidah et les plages idylliques de la côte atlantique.

 

Une destination authentique au cœur d’une Afrique en mouvement

 

Dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest gagne en attractivité — avec une croissance de 15 % des arrivées internationales en 2024, selon l’Organisation mondiale du tourisme — le Bénin se distingue par son authenticité.

Ici, pas de surenchère artificielle :

  • on célèbre les vestiges du voodoo,
  • les marchés animés de Porto-Novo,
  • et les réserves naturelles foisonnantes de flore et de faune.

« Notre pays n’est pas qu’une escale ; c’est une odyssée sensorielle », souligne un représentant officiel béninois.

Cette présence à Paris renforce ainsi le narratif d’une Afrique dynamique, loin des stéréotypes.

 

 Le Bénin, une invitation au voyage responsable

 

À l’heure où le monde, encore marqué par les séquelles pandémiques, aspire à des voyages enrichissants et responsables, le Bénin répond ainsi présent.

Et vous, prêt à franchir les portes de ce royaume enchanté ? Réservez votre billet pour un Bénin qui n’attend que d’être exploré — avant que le monde entier ne s’y rue.

Pour plus d’inspiration, direction les archives visuelles de l’IFTM : un festin pour les yeux qui donne déjà envie de boucler sa valise.

 

Et si le Bénin devenait la révélation touristique de demain ?

Au-delà des stands et des spectacles, la présence du Bénin à l’IFTM Top Resa 2025 incarne une ambition claire : faire rayonner une Afrique authentique, créative et accueillante. En somme, entre traditions vivantes et innovations culturelles, le pays trace une voie singulière dans le paysage touristique mondial.

Mais cette dynamique ne fait que commencer. Et si les prochaines éditions révélaient encore plus de trésors cachés ? Et si les voyageurs devenaient les ambassadeurs d’un Bénin pluriel, vibrant et durable ? Le pavillon s’est refermé, mais l’invitation reste ouverte — à chacun de franchir le seuil d’un royaume qui ne demande qu’à être exploré.

 

 

Constantin Amoussou : de la tribune numérique au banc des accusés

À Cotonou, le cyberactiviste Constantin Amoussou au cœur d’un scandale : entre présomption d’innocence et fracture numérique, le Bénin retient son souffle.

 

Cotonou, 26 septembre 2025 – Dans les arènes virtuelles où les mots fusent comme des flèches, Constantin Amoussou, plume acérée et cyberactiviste béninois, régnait en maître des débats enflammés. Pourtant, ce qui n’était qu’un clavier hier est devenu un dossier judiciaire glaçant : arrêté pour présumé viol sur une adolescente de 14 ans, l’écrivain et chroniqueur se retrouve au cœur d’un scandale qui fracture l’opinion et interroge les abysses du numérique.

Une rencontre née en ligne, un drame présumé — l’affaire, qui a éclaté le 23 septembre, prolonge sa garde à vue et promet un procès le 2 octobre, ravivant les démons d’une société en quête de vérité et de justice.

 

Constantin Amoussou : une arrestation qui secoue les sphères médiatiques

Interpellé par la police nationale le 19 septembre dernier , Amoussou, connu pour ses chroniques virulentes sur les réseaux sociaux et ses ouvrages critiques du pouvoir, a été placé en garde à vue immédiate. Selon des sources proches de l’enquête, la victime, une mineure rencontrée récemment via une plateforme en ligne, a porté plainte pour des faits qualifiés de viol aggravé.

Ainsi, les autorités ont prolongé la mesure afin d’approfondir les investigations : elles mènent actuellement des auditions, réalisent des expertises médicales et procèdent à des recoupements numériques, en vue d’une comparution devant le procureur de la République le jeudi 2 octobre. Déposé en prison le 23 septembre, l’activiste a passé sa première nuit derrière les barreaux — un choc pour un homme habitué aux tribunes virtuelles.

 

 Une présomption d’innocence sous tension médiatique

Pour l’heure, Constantin Amoussou demeure présumé innocent, un principe cardinal du droit béninois que les autorités et les observateurs s’empressent de rappeler au milieu du tumulte médiatique. Cependant, les enquêteurs, sous la houlette du parquet, poursuivent leurs vérifications pour établir la réalité des faits, dans un dossier marqué par la sensibilité inhérente aux affaires impliquant des mineurs.

Sur les réseaux sociaux, où Amoussou régnait en influenceur, l’affaire divise profondément :

  • stupeur et indignation chez les uns, qui voient en lui un monstre caché ;
  • appels à la prudence chez d’autres, qui craignent un lynchage médiatique avant jugement.

Des posts virulents, ont amplifié le buzz, transformant ainsi un fait divers en tempête nationale.

 

Constantin Amoussou : une affaire révélatrice des vulnérabilités numériques

Au-delà du drame personnel, l’affaire Amoussou soulève un voile brutal sur des plaies sociétales béantes.

  • En effet, dans un Bénin où 70 % de la jeunesse navigue en ligne, les rencontres virtuelles exposent directement les mineurs aux dangers du numérique : des prédateurs dissimulent leur identité derrière un avatar et transforment une simple interaction en cauchemar bien réel.

Ce cas, loin d’être isolé, interpelle parents, éducateurs et pouvoirs publics. N’est-il pas temps d’intensifier l’éducation au numérique, avec des campagnes obligatoires dans les écoles et des outils de modération renforcés sur les plateformes ?

 

 Le mythe ébranlé de l’intellectuel intègre

Ensuite, le scandale ébranle le mythe de l’intellectuel intègre. Amoussou, auteur respecté et voix critique du régime, incarnait pour beaucoup la probité morale. Son arrestation brise ce halo, rappelant que notoriété et talent ne vaccinent pas contre les failles humaines.

Elle invite à une vigilance collective : distinguer l’œuvre des actes privés, sans pour autant excuser l’impardonnable. Dans un pays où les figures publiques sont scrutées à la loupe, ce scandale questionne la responsabilité des influenceurs — ces « cyber-héros » dont les mots inspirent mais dont les vies privées doivent rester sous le feu des projecteurs éthiques.

 

Une société en mutation face à ses propres contradictions

Tandis que le 2 octobre approche, comme une échéance judiciaire lourde de sens, le Bénin retient son souffle. Cette affaire n’est pas qu’un fait divers : c’est un miroir tendu à une société en mutation numérique, où la liberté d’expression côtoie les pièges du virtuel.

Pour les parents inquiets et les jeunes connectés, c’est un appel à la vigilance ; pour la justice, un test de sérénité. Et si ce drame, une fois élucidé, catalysait des réformes protectrices ?

Cotonou lance la Lettre de Voiture Électronique Internationale

À Cotonou, le Bénin digitalise le fret transfrontalier : la Lettre de Voiture Électronique Internationale ouvre une nouvelle ère logistique ouest-africaine.

Cotonou, 26 septembre 2025 Dans un Bénin qui se rêve en carrefour ouest-africain, où les camions transfrontaliers charrient non seulement des marchandises mais aussi l’ambition d’une intégration régionale fluide, une innovation discrète mais transformative a pris la route hier. En effet, le Ministère du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement Durable, conjointement avec l’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT), a inauguré la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) le 24 septembre à Cotonou.

Délivrée via la plateforme SYGFR (Système de Gestion du Fret Routier), cette réforme marque un jalon décisif dans la modernisation sécurisée du transport routier de marchandises, transformant des documents papier vulnérables en actes numériques infalsifiables.

Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.
© Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.

 Une coopération stratégique pour professionnaliser le secteur

 

La cérémonie, empreinte de solennité, a scellé l’entrée en vigueur de ce dispositif, financé par l’agence belge de développement Enabel dans le cadre du projet PASport. Ce partenariat, actif depuis 2016, pilote la professionnalisation du secteur des transports sous l’impulsion gouvernementale.

Grâce à sa position stratégique à la croisée des routes sahéliennes et atlantiques, le Bénin ambitionne de s’imposer comme hub logistique sous-régional. Dans cette optique, le SYGFR constitue le pilier numérique de cette ambition. Lancée en novembre 2023, la plateforme a déjà enrôlé plus de 1 300 transporteurs — contre 406 auparavant — facilitant ainsi :

  • l’émission de LVEI obligatoires pour les cargaisons transfrontalières,
  • l’enregistrement des conducteurs et véhicules,
  • et la délivrance de cartes de transport.

 Une innovation numérique au service de la traçabilité

 

Au-delà de la dématérialisation, cette innovation renforce la traçabilité du fret, minimise les risques de fraude — un fléau qui coûte des millions annuels aux économies ouest-africaines — et harmonise également les pratiques entre acteurs publics et privés.

L’inscription en ligne, accessible et abordable, fixe les frais à :

  • 3 000 FCFA par an pour le transport national,
  • 1 000 FCFA par pays pour le transport international,
  • et 12 000 FCFA pour le Certificat de Conformité des remorques.

Conforme aux normes communautaires, notamment l’Acte Uniforme OHADA et les textes de l’UEMOA, le SYGFR assure un suivi rigoureux des quotas de fret et des tarifs homologués, fluidifiant ainsi les échanges au sein de la CEDEAO.

Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.
© Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.

 Sécurité routière et digitalisation : une vision intégrée

 

Représentant le ministre, Joseph Ahissou a réaffirmé l’engagement ferme du gouvernement :

« Nous sécurisons davantage nos routes en intensifiant les campagnes de sensibilisation et les contrôles contre les surcharges, les excès de vitesse et autres comportements à risque. »

Ces mots, prononcés devant une assemblée d’opérateurs logistiques et de partenaires, soulignent une vision holistique où la digitalisation rime avec sécurité humaine. La séance s’est conclue par une remise symbolique des premières LVEI à des conducteurs de camions, prêts à entamer leur périple transfrontalier — un geste qui ancre également l’abstraction numérique dans le concret des routes poussiéreuses.

Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.
© Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.

 Une promesse de prospérité pour les acteurs du fret régional

 

Pour les Béninois et les usagers régionaux — ces commerçants de Parakou ou ces exportateurs de coton qui dépendent de chaînes d’approvisionnement fiables — cette phase expérimentale n’est pas un gadget technologique. Elle représente en effet une promesse de prospérité accélérée, où la traçabilité réduit les pertes et booste les échanges.

Selon les projections de la Banque Mondiale, ces échanges pourraient être multipliés par deux d’ici 2030.

 

 Vers un modèle logistique exportable

 

À l’heure où l’Afrique de l’Ouest aspire à une intégration logistique sans faille, Cotonou pose les jalons d’un modèle exportable. Reste à suivre les premiers retours d’expérience sur le terrain, car dans les pixels d’une lettre électronique, se profile un Bénin connecté, sécurisé et invincible.

 

Cotonou inaugure une Académie de Police nouvelle génération

À Cotonou, le Bénin inaugure son Académie de Police nouvelle génération : un symbole de résilience et de coopération face aux menaces transfrontalières.

 

Cotonou, 26 septembre 2025 – Sous un ciel équatorial chargé de promesses sécuritaires, les anciens locaux de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) à Cotonou se sont mués en sanctuaire de formation d’élite : l’Académie de Police nouvelle génération. En effet, la cérémonie d’inauguration, présidée par Alassane Seidou, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, en présence de l’ambassadeur des États-Unis, Brian Shukan, n’a pas seulement dévoilé des salles de cours high-tech et des installations d’entraînement modernes.

Elle a également scellé un don colossal de matériel — d’une valeur d’un million de dollars américains — qui équipe désormais les unités de la Police Républicaine pour affronter les ombres du terrorisme aux frontières.

Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis
© Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis

 Un appui stratégique au cœur d’une coopération bilatérale

 

Ce geste symbolique, au cœur d’une coopération bilatérale exemplaire, a transformé un site historique en hub de résilience nationale. En effet, les nouveaux équipements livrés par l’Ambassade américaine comprennent :

  • des protections individuelles,
  • des uniformes et bottes,
  • des jumelles, miroirs de fouille,
  • et des sacs médicaux complets pour les urgences.

« Cet appui matérialise l’engagement indéfectible des États-Unis auprès du Bénin dans la lutte contre les menaces transnationales », a déclaré M. Shukan, réaffirmant la détermination de Washington à soutenir Cotonou face à la pression jihadiste aux confins nigériens et nigérians.

 Une coopération sécuritaire saluée par les autorités béninoises

 

Devant une assemblée composée de hauts gradés, d’officiels et de partenaires internationaux, le Ministre Seidou a salué l’« excellent état des relations » entre le Bénin et les États-Unis, notamment dans le domaine de la sécurité.

« L’engagement du Bénin demeure ferme dans l’approfondissement et la diversification de sa coopération avec les États-Unis d’Amérique », a-t-il affirmé, soulignant la volonté du gouvernement de renforcer les capacités opérationnelles de la Police Républicaine et de consolider la synergie avec ses partenaires internationaux.

Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis
© Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis

 Une académie au service de la modernisation des forces de l’ordre

 

Par ailleurs, cette inauguration s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des forces de l’ordre béninoises. L’Académie, désormais installée sur le site de l’ex-CRS, formera chaque année des centaines de recrues en :

  • techniques d’intervention,
  • cyber-sécurité,
  • et droits humains, alignée sur les standards internationaux.

Le don américain, fruit d’un partenariat forgé depuis 2018 via des programmes comme l’International Narcotics Control and Law Enforcement, vient compléter des initiatives antérieures. À titre d’exemple, en 2023, Washington avait déjà injecté 5 millions de dollars pour la formation antiterroriste, renforçant ainsi la posture du Bénin comme rempart ouest-africain.

Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis
© Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis

 Une alliance transatlantique pour protéger les communautés vulnérables

 

À l’heure où le Sahel bouillonne et que les frontières béninoises deviennent un front de la guerre asymétrique, cette alliance transatlantique n’est pas qu’un échange de matériel. Elle constitue aussi  un véritable bouclier pour les communautés vulnérables.

Pour les Béninois du quotidien — ces pêcheurs du fleuve Niger ou ces commerçants de Malanville — l’Académie symbolise une sécurité tangible, où la formation d’élite protège les vies ordinaires.

 Cotonou regarde vers un horizon plus sûr

Tandis que le ruban coupé vibre encore dans les mémoires, Cotonou regarde vers un horizon plus sûr. Reste à suivre comment cette Académie et ses partenariats internationaux transformeront durablement la sécurité nationale, en plaçant la formation, la coopération et l’innovation au cœur de la résilience béninoise.

 

Au bénin, l’IA se lance à l’assaut des conflits fonciers

À Sèmè City, développeurs et institutions unissent leurs forces pour transformer l’IA en rempart contre l’insécurité foncière.

Cotonou, 25 septembre 2025 –Au cœur d’une Afrique où les conflits fonciers représentent encore 80 % des affaires judiciaires au Bénin, une nouvelle génération de codeurs et de penseurs s’est levée pour réécrire les règles du jeu. En effet, hier, au deuxième jour de la deuxième édition du Hackathon IA, Sèmè City s’est transformée en laboratoire d’innovation, où l’intelligence artificielle devient un levier de justice sociale.

Une compétition stratégique pour répondre à un mal endémique

Organisé par l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN), en partenariat avec LuxDev et l’Agence Nationale du Domaine et du Foncier (ANDF), ce hackathon réunit seize équipes sélectionnées parmi 178 candidatures. Ainsi, du 24 au 26 septembre, développeurs, designers et experts en données s’affrontent pour concevoir des solutions locales capables de sécuriser les droits fonciers de millions de Béninois.

 L’IA contre la fraude foncière : quatre défis concrets

Sous le thème « Challenge IA et données foncières : Développer des solutions IA au service du foncier », les participants relèvent quatre défis majeurs : – Extraire des informations à partir de documents topographiques anciens – Concevoir une cartographie interactive en temps réel – Automatiser les invitations à enquêter sur des zones litigieuses – Créer un assistant virtuel omniscient sur les droits fonciers

Par conséquent, ces outils visent à renforcer l’efficacité administrative tout en favorisant l’inclusion, notamment pour les personnes en situation de handicap.

 Un écosystème de partenaires engagés

Ce hackathon s’inscrit dans une dynamique partenariale forte. Stefanie Afonso, chargée d’affaires du Grand-Duché de Luxembourg, a salué l’IA comme un levier incontournable pour relever les défis de demain. En plus, elle a insisté sur l’inclusion des femmes et des filles dans les processus technologiques.

Du côté du secteur privé, Hermann Lanse, directeur de la transformation digitale chez Celtiis, a souligné l’importance du thème foncier, tout en garantissant une couverture technique optimale pour les participants.

 Le Bénin, laboratoire africain de l’innovation ouverte

À l’échelle nationale, cet événement s’aligne sur la stratégie gouvernementale de digitalisation accélérée, portée par le Startup Act de 2018. Djabirou Amadou, représentant la ministre du Numérique, a rappelé l’objectif : développer un savoir-faire local pour que le Bénin devienne un pays créateur, et non simple importateur de solutions technologiques.

Marc André Loko, directeur général de l’ASIN, a conclu : « Nous collaborons pour créer des projets porteurs de valeur, non seulement pour le secteur public, mais aussi pour le privé et à l’international. »

 Une IA citoyenne au service de la justice foncière

En somme, au fil des journées de compétition, le Hackathon IA 2025 dépasse le cadre technique : il devient un manifeste pour une Afrique qui code son destin. Dès lors, la grande question reste celle de la pérennité : les solutions issues de Sèmè City seront-elles adoptées par les tribunaux et les administrations ? Et le Bénin parviendra-t-il à étendre ce modèle à d’autres secteurs, confirmant son statut de pionnier numérique en Afrique de l’Ouest ?

Microcrédit Alafia : le Bénin double la mise pour l’autonomie des femmes

Microcrédit Alafia : à Cotonou, l’État béninois renforce son programme phare en faveur des femmes entrepreneures, transformant l’aide sociale en levier économique durable.

 

Cotonou, 25 septembre 2025 – Dans les marchés animés de Parakou ou les ateliers discrets de Ouidah, des milliers de femmes entrepreneures voient leurs ambitions prendre corps grâce à un filet de sécurité financière tissé par l’État. Hier, lors du Conseil des ministres, le gouvernement béninois a donné le coup d’envoi de la phase 3 du microcrédit Alafia, doublant le plafond des prêts à 200 000 FCFA et allégeant les conditions pour un impact encore plus profond. Cette mesure, saluée par les bénéficiaires comme un vent de prospérité, propulse un programme phare vers de nouveaux sommets, transformant l’aide sociale en levier d’autonomisation économique durable.

 

Alafia : Le pari réussi de l’inclusion financière (95% de remboursement)

 

Lancé le 27 octobre 2020 dans une version modernisée et dépolitisée, le microcrédit Alafia s’est imposé comme un pilier de l’inclusion financière au Bénin, soutenant les activités génératrices de revenus dans un pays où plus de 70 % des ménages dépendent de l’économie informelle. La phase II, déployée en janvier 2022, avait élargi l’accès, notamment pour les artisans du projet ARCH (Appui à la Résilience des Communautés et des Habitats). Elle a permis d’enregistrer un taux de remboursement exemplaire de 95 % et un bilan au 31 août 2025 de 47,4 milliards de FCFA décaissés en prêts de 30 000 à 100 000 FCFA, au bénéfice de milliers de familles vulnérables. Aujourd’hui, la phase 3 accélère cette trajectoire, confirmant l’engagement d’un « social méthodique » prôné par le président Patrice Talon : un soutien structuré, équitable et mesurable, qui élève les populations les plus exposées sans paternalisme excessif.

 

Prêts multipliés, assurances réduites : Les 3 clés de la phase 3

 

Les innovations de cette étape sont à la mesure des attentes. Premièrement, le montant maximal des prêts passe à 200 000 FCFA, permettant d’investir dans des équipements plus ambitieux ou des stocks élargis pour des commerçantes ou artisanes. Deuxièmement, la durée de remboursement s’étend jusqu’à 12 mois, avec un taux d’intérêt plafonné à 8 % (ou 4 % pour six mois), tandis que la prime d’assurance chute de 1,2 % à 0,35 %, allégeant sensiblement les charges pour les emprunteuses – majoritairement des femmes, qui représentent 80 % des bénéficiaires. Enfin, six nouveaux Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) ont été agréés, portant leur nombre à 20, démultipliant la proximité des services dans les zones rurales et périurbaines, où l’accès bancaire reste un mirage pour trop de ménages.

 

Microcrédit Alafia : l’État béninois transforme l’aide en autonomie

 

Au-delà des chiffres, l’impact social du microcrédit Alafia est palpable : il relance des ateliers de couture, dope les ventes ambulantes ou consolide des micro-entreprises agricoles, générant des revenus stables pour des familles entières et stimulant l’économie nationale. « C’est un outil qui change des vies, en rendant l’entrepreneuriat accessible sans endettement écrasant », témoigne une bénéficiaire anonyme de la phase II. Par conséquent, en ciblant les vulnérables – veuves, jeunes mères ou artisanes isolées –, ce programme s’aligne sur les Objectifs de développement durable de l’ONU, favorisant l’égalité des genres et la réduction de la pauvreté rurale.

À l’aube de cette phase 3, alors que le Bénin célèbre ses avancées en inclusion financière – avec un indice de bancarisation passé de 20 % en 2016 à près de 50 % aujourd’hui –, Alafia n’est plus un simple crédit : c’est un écosystème vivant qui propage l’autonomie. Pour les Béninoises et Béninois du quotidien, c’est l’assurance que l’État n’oublie pas les racines de la croissance.

Désormais, le défi majeur sera d’assurer la pérennité de ce fonds, tout en garantissant que l’augmentation du plafond des prêts n’érode pas le taux de remboursement exceptionnel. Alafia parviendra-t-il à servir de modèle pour l’ensemble de la CEDEAO, en prouvant que l’inclusion financière peut être à la fois sociale et économiquement viable à grande échelle ?

Cotonou accueille la 16ᵉ Conférence UEMOA sur l’emploi des jeunes à l’ère de l’IA

À la veille d’une conférence décisive, huit pays ouest-africains unissent leurs voix pour transformer l’IA en levier d’employabilité durable.

 

Cotonou, 25 septembre 2025 –   À l’ère où les algorithmes redessinent les métiers du quotidien, comment l’Afrique de l’Ouest formera-t-elle ses millions de jeunes à naviguer dans ce tourbillon technologique ? Pour répondre à cette question les huit pays de l’UEMOA se réunissent demain au Sofitel Marina Hôtel pour tracer une réponse collective. En effet, la 16ᵉ Conférence des ministres de l’Emploi et de la Formation Professionnelle s’ouvre sur un thème crucial : « Transformation numérique et employabilité des jeunes dans l’espace UEMOA : quels leviers pour les compétences d’avenir et la stabilité des jeunes à l’ère de l’Intelligence Artificielle ? »

 Une urgence régionale : l’IA menace 20 % des jeunes actifs

Préparée par une série de réunions d’experts du 22 au 25 septembre, cette conférence culmine dans un forum décisif. Ainsi, les ministres du Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo analyseront les risques liés à la numérisation. En effet, bien que l’IA promette une productivité accrue, elle menace aussi de creuser les inégalités dans une région où les jeunes de 15 à 24 ans représentent près de 20 % de la population active.

Chômage en recul, mais défis persistants

Grâce aux efforts d’insertion urbaine, le taux de chômage des jeunes dans l’espace UEMOA est passé de 27,2 % à 20,6 % au premier trimestre 2025. Toutefois, ce progrès reste fragile. Par conséquent, mutualiser les formations en compétences digitales devient une priorité, d’autant plus que le chômage régional frôle encore les 8,3 % en Afrique de l’Ouest.

Compétences hybrides et programme TAI : des pistes concrètes

Les débats, enrichis par des experts régionaux et des partenaires internationaux, exploreront plusieurs leviers : – Des curricula hybrides alliant IA et métiers verts – Des plateformes numériques pour l’apprentissage à distance – Des politiques d’incubation intégrant l’entrepreneuriat féminin – un pilier souvent négligé dans la transition technologique.

Ainsi, cette conférence incarne la devise de l’UEMOA : « Huit pays, un destin commun », et vise à transformer l’IA en opportunité inclusive plutôt qu’en menace sociale.

 Vers une stratégie harmonisée et un budget commun ?

Dans un contexte où le chômage global de l’Union a reculé à 11,6 %, ces échanges pourraient catalyser des réformes phares. En particulier, l’extension du programme TAI (Talents Africains pour l’Intégration), qui a déjà immergé 200 jeunes diplômés dans des entreprises régionales, est envisagée comme un modèle à généraliser.

 L’IA, alliée ou adversaire ? Le verdict de Cotonou est attendu

Pour les jeunes Togolais de Lomé ou les apprentis Burkinabè de Ouagadougou, cette conférence n’est pas un rituel diplomatique : c’est un phare pour leur avenir professionnel. Dès lors, l’enjeu dépasse les discours : il s’agit de dégager un budget commun, de standardiser les programmes, et de réduire significativement le chômage juvénile d’ici 2030.

Visa-free entre Bénin et Tchad : une avancée sahélienne stratégique

À New York, le Bénin et le Tchad signent un accord historique d’exemption de visa, ouvrant la voie à une coopération renforcée et à une mobilité régionale sans entraves.

 

New York, 25 septembre 2025 – Imaginez un commerçant tchadien de N’Djaména franchissant la frontière béninoise sans le poids d’un tampon administratif, ou une famille béninoise explorant les marchés de Moundou avec la fluidité d’un voyage régional. Ce rêve d’une mobilité sans entraves s’est concrétisé hier, dans les couloirs feutrés de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, où le Bénin et le Tchad ont signé un accord pionnier d’exemption de visa. Par ce geste, les deux nations – piliers d’une Afrique de l’Ouest résiliente – franchissent un cap décisif, non seulement pour faciliter les échanges humains, mais pour tisser un réseau de coopération qui pourrait redessiner les dynamiques sahéliennes.

 

Le Bénin et le Tchad  : un accord historique pour stimuler les échanges humains et commerciaux

 

Paraphé par le Ministre d’État tchadien aux Affaires étrangères, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, et son homologue béninois, Olushegun Adjadi Bakari, cet accord s’applique aux passeports ordinaires et diplomatiques. Ainsi, il élimine les formalités souvent chronophages et coûteuses, facilitant les déplacements dans une région où les migrations économiques et familiales sont fréquentes.

De plus, les diplomates saluent ce geste comme un « engagement fraternel », soulignant qu’il pourrait booster les échanges commerciaux – estimés à plusieurs millions de dollars annuels – et renforcer les liens culturels entre les deux peuples.

Coopération renforcée : agriculture, énergie et sécurité au cœur des discussions

 

Au-delà de la mobilité, les deux ministres ont exploré un agenda ambitieux de coopération mutuelle. En particulier, ils ont abordé des partenariats en matière de sécurité frontalière, d’agriculture durable et d’énergie renouvelable. Tandis que le Tchad dispose de vastes ressources pétrolières, le Bénin s’impose comme un pivot logistique ouest-africain : une complémentarité prometteuse.

Dans cette dynamique, le Tchad a annoncé l’ouverture imminente d’une ambassade à Cotonou, remplaçant son Consulat général. Symétriquement, le Bénin prévoit d’implanter une représentation diplomatique à N’Djaména, renforçant ainsi la visibilité bilatérale sur la scène internationale.

 Une diplomatie proactive au service des nations moyennes

 

Ce rapprochement, survenu en marge d’un UNGA marqué par les appels à une réforme du multilatéralisme, illustre la diplomatie audacieuse des nations dites moyennes. Pour le Bénin, qui multiplie les accords de visa-free avec des partenaires comme la Chine ou le Brésil, il s’agit d’une stratégie d’ouverture affirmée.

Du côté tchadien, cette avancée s’inscrit dans les efforts du président Mahamat Idriss Déby pour ancrer N’Djaména dans les réseaux régionaux, au-delà des alliances sécuritaires traditionnelles. Ainsi, les deux pays privilégient des ponts concrets, loin des clivages géopolitiques.

Le Bénin et le Tchad : une avancée concrète pour les citoyens sahéliens

 

Pour les citoyens ordinaires – pasteurs tchadiens traversant le Niger pour les foires béninoises, étudiants béninois en quête d’opportunités sahéliennes – cet accord n’est pas une formalité lointaine. Au contraire, il représente une porte ouverte vers des horizons élargis, où la fraternité devient vecteur de prospérité partagée.

 Vers une intégration continentale accélérée ?

Reste à savoir si cet accord bilatéral incitera l’Union africaine à accélérer la mise en œuvre de son passeport unique. En effet, l’engagement fort entre le Tchad et le Bénin pourrait transformer ces gestes isolés en une réalité continentale, facilitant la libre circulation pour les pays enclavés et dynamisant l’intégration régionale.

Crise numérique entre Bénin et Gabon : Cotonou appelle à la retenue

Face à l’escalade des tensions sur les réseaux sociaux entre le Bénin et le Gabon , le Bénin brandit le droit numérique pour préserver une fraternité bilatérale menacée.

 

Cotonou, 25 septembre 2025 – Sur les fils numériques qui tissent les liens invisibles entre nations sœurs, un simple post peut allumer un brasier : c’est ce qui consume aujourd’hui les relations entre le Bénin et le Gabon, où des échanges acerbes sur les réseaux sociaux menacent de fissurer une fraternité séculaire. Tandis que les réseaux sociaux deviennent le théâtre d’échanges virulents entre citoyens béninois et gabonais, le gouvernement béninois réagit avec fermeté. En effet, dans un communiqué officiel daté du 24 septembre, les autorités appellent à la retenue et annoncent des poursuites judiciaires contre les discours de haine. Dès lors, cette prise de position vise à préserver une fraternité bilatérale mise à mal par des propos outranciers.

 Un appel solennel à la responsabilité numérique dans le conflit opposant le Bénin et  le Gabon

 

 Le gouvernement béninois hausse le ton

Publié par le ministère des Affaires étrangères, le communiqué exprime une « préoccupation profonde » face à la montée des invectives sur les plateformes en ligne. Ainsi, sous l’égide du président Patrice Talon, l’exécutif exhorte à une « communication responsable et respectueuse », rappelant que les deux peuples sont liés par une histoire commune et des accords bilatéraux solides.

 « Les relations fraternelles entre le Bénin et le Gabon doivent être préservées », martèle le texte, rappelant la protection réciproque accordée aux ressortissants .

Des sanctions prévues contre les propos haineux

Par conséquent, toute personne tenant des propos outrageants envers les autorités ou incitant à la haine s’expose à des sanctions pénales, conformément au Code du numérique béninois. Cette fermeté répond à une escalade préoccupante, notamment à Lambaréné, où des manifestations anti-Béninois ont éclaté autour de l’attribution de places au marché central.

Des tensions virtuelles aux répercussions réelles

Des posts virulents appelant à « fermer les commerces béninois » ou accusant les expatriés d’usurpation économique ont enflammé les débats. En effet, l’arrestation récente de figures comme Samy Boucalt, autoproclamé « chef d’État-major des Mapanes », pour incitation à la xénophobie, illustre la gravité de la situation.

Une diplomatie active pour juguler la crise :  Trois communiqués pour apaiser les tensions

 

Ce troisième communiqué s’inscrit dans une série d’initiatives diplomatiques. Le 14 août, une première annonce évoquait l’envoi d’une mission à Libreville pour recenser les Béninois souhaitant un rapatriement volontaire. Puis, le 18 août, un second texte plaidait pour la courtoisie en ligne. Enfin, le 22 août, la vice-présidente Mariam Chabi Talata a abordé la polémique à Yokohama avec le ministre gabonais Michel Onanga Ndiaye, qui a réaffirmé l’engagement du Gabon à protéger les étrangers.

 Préserver les liens bilatéraux entre le Bénin et le Gabon : un enjeu régional

À Cotonou, l’inquiétude est palpable. Ce qui a débuté comme une dispute locale menace désormais des partenariats cruciaux en commerce et migration. Dès lors, les autorités béninoises posent les bases d’une désescalade, en appelant à « la paix, la tolérance et le respect mutuel ».

 Choisir la paix dans le tumulte numérique

Pour les Béninois et Gabonais du quotidien – commerçants, étudiants, familles – cette affaire est un rappel : la fraternité se construit par des mots mesurés. À l’heure où l’Afrique de l’Ouest aspire à une intégration sans faille, ce communiqué béninois invite à une sagesse collective. Ainsi, dans le tumulte des timelines, un clic peut encore choisir la paix.

Nicolas Sarkozy reconnu coupable d’association de malfaiteurs

Le tribunal correctionnel de Paris reconnaît Nicolas Sarkozy coupable d’association de malfaiteurs. Un verdict historique qui redéfinit les contours de la responsabilité pénale d’un ancien chef d’État.

 

Paris, 25 septembre 2025 — Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu Nicolas Sarkozy coupable d’association de malfaiteurs ce jeudi matin. Âgé de 70 ans, l’ancien président de la République a entendu le jugement dans une salle bondée de journalistes et d’observateurs. Ce verdict, attendu par la classe politique française depuis plus de dix ans d’enquête et plusieurs mois de procès, marque un tournant judiciaire majeur. Il écarte les accusations de corruption passive et de recel de détournement de fonds publics, tout en relançant le débat sur l’indépendance de la justice française.

 

Corruption écartée, complicité établie : une condamnation nuancée mais symbolique

 

Le tribunal estime que, entre 2005 et 2007, alors ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a toléré que ses proches collaborateurs sollicitent un soutien financier auprès du régime libyen de Mouammar Kadhafi pour sa campagne présidentielle de 2007. Par conséquent, l’association de malfaiteurs qualifie un pacte informel impliquant des intermédiaires comme Ziad Takieddine, décédé le 23 septembre à Beyrouth.

Cependant, les juges ont relaxé Sarkozy des chefs de corruption passive, de recel de détournement de fonds publics et de financement illégal de campagne, faute de preuve directe d’un échange d’argent contre des faveurs politiques.

 

Des peines contrastées pour les co-prévenus

 

En mars dernier, le parquet national financier (PNF) avait requis sept ans de prison ferme contre Sarkozy, assortis d’une amende de 300 000 euros et d’une inéligibilité de dix ans. La peine exacte reste à prononcer, mais elle pourrait être assortie d’une peine avec sursis, compte tenu des précédents judiciaires de l’ancien président.

Parmi les douze prévenus :

  • Claude Guéant est condamné pour corruption passive et faux.
  • Brice Hortefeux pour association de malfaiteurs.
  • Alexandre Djouhri pour blanchiment aggravé et trafic d’influence.
  • À l’inverse, Eric Woerth, Ahmed Salem Bugshan et Edouard Ullmo sont relaxés.

 

Une affaire aux ramifications internationales

 

L’affaire Kadhafi remonte à 2012, après la publication d’une note par Mediapart affirmant que la Libye avait versé 50 millions d’euros à la campagne de Sarkozy. Ce dernier a toujours nié les faits, dénonçant un « complot de vengeance » orchestré par les proches du dictateur déchu.

L’enquête du PNF a mobilisé des moyens considérables : perquisitions, écoutes, témoignages de dignitaires libyens et analyses de flux financiers via des sociétés-écrans. Cependant, l’absence de Takieddine au procès, tenu de janvier à avril 2025, et ses déclarations contradictoires ont bousculé le cours de l’histoire judiciaire. Cela a permis à la défense de Sarkozy, menée par Mᵉ Thierry Herzog et Mᵉ Jean-Michel Darrois, de déclarer qu' »aucun élément matériel ne prouvait la corruption », dénonçant ainsi une instruction jugée « fragile » et basée sur des « amalgames ». De fait, le tribunal a écarté la note de Mediapart comme preuve irréfutable.

 

 Sarkozy : un appel immédiat et une image politique fragilisée

 

Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse Carla Bruni et de ses fils, reste stoïque à l’énoncé du verdict. Son avocat, Me Thierry Herzog, annonce immédiatement un appel :

« C’est une victoire sur les faits les plus graves, mais nous combattrons cette condamnation résiduelle qui salit l’honneur de notre client. »

Sarkozy réaffirme son innocence et accuse une « justice politisée » d’avoir prolongé cette affaire pour le discréditer. Ainsi, cette décision intervient à un moment sensible pour la droite française, en pleine recomposition avant 2027.

 

 Sarkozy : une justice sous les projecteurs

 

Ce jugement intervient à un moment sensible pour la droite française, en pleine recomposition avant 2027, et ravive les questions sur la transparence des financements électoraux. En plus, pour Sarkozy, qui se voulait « le président du renouveau », ce verdict entache durablement son image, déjà condamné dans l’affaire des écoutes (« Bismuth ») et en attente d’un pourvoi en cassation dans l’affaire Bygmalion. En définitive, la France s’interroge : la justice a-t-elle servi la démocratie en éclairant cette affaire, ou prolonge-t-elle une période d’incertitude politique ?

L’appel annoncé pourrait devenir la dernière étape d’un marathon judiciaire qui redéfinit les contours de la responsabilité pénale d’un ancien chef d’État.