Vodun Days 2026 : Ouidah ouvre ses portes aux créateurs

Ouidah s’apprête à vibrer au rythme du Vodun. Du 8 au 10 janvier 2026, les organisateurs invitent artistes, journalistes et créateurs de contenu à faire rayonner l’héritage spirituel du Bénin à travers performances, débats et rituels. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 21 novembre.

 

Ouidah, 22 octobre 2025 – La ville historique d’Ouidah, berceau des rites ancestraux et haut lieu de la mémoire spirituelle béninoise, s’apprête à vibrer au rythme du Vodun. En effet , dès aujourd’hui, les inscriptions pour la prochaine édition des Vodun Days s’ouvrent aux artistes, influenceurs numériques et professionnels de l’information. À la clé : une scène exceptionnelle pour célébrer l’héritage spirituel et artistique du Bénin, du 8 au 10 janvier 2026.

 

Vodun Days 2026 :  un festival qui pulse au rythme du Vodun

 

Pensée comme une immersion totale, cette édition 2026 des Vodun Days entend raviver les flammes d’une tradition classée au Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Ainsi, au programme figurent des ateliers immersifs sur les danses sacrées, des projections de films inspirés des mythes locaux, et des rencontres avec des prêtres et des artistes qui perpétuent ces pratiques millénaires. Dans ce décor chargé d’histoire, entre temples aux murs ocre et plages symboliques, Ouidah deviendra le théâtre vivant d’un dialogue entre spiritualité, art et société contemporaine.

 

Une programmation ouverte, inclusive et créative

 

Soucieux d’élargir les horizons, les organisateurs tendent la main à une mosaïque de profils et invitent les performers – danseurs, musiciens, conteurs – à proposer des créations inédites. Les créateurs de contenu, férus de narration digitale, pourront ainsi documenter l’événement sous des angles innovants. Quant aux journalistes, ils auront aussi l’opportunité de couvrir cette effervescence en profondeur, en décryptant les enjeux culturels, identitaires et touristiques qui en découlent.

Les Vodun Days 2026 reviennent à Ouidah du 8 au 10 janvier . Artistes, influenceurs et journalistes peuvent candidater
© Les Vodun Days 2026 reviennent à Ouidah du 8 au 10 janvier . Artistes, influenceurs et journalistes peuvent candidater

Une fenêtre d’inscription courte mais stratégique

Du 21 octobre au 21 novembre 2025, les candidats peuvent s’inscrire. Une période intense, mais décisive, pour les passionnés désireux de contribuer à une édition qui s’annonce comme un tremplin pour le rayonnement béninois sur la scène africaine et internationale.

« C’est plus qu’un festival ; c’est un appel à réinventer nos racines pour les générations futures », confie un membre du comité d’organisation, soulignant l’importance de cette mobilisation collective.

 

Vodun Days 2026 :  un rendez-vous entre mémoire et modernité

 

Pour toute précision ou pour entamer le processus d’inscription, les candidats peuvent se rendre sur le site dédié : www.vodundays.bj. Dossiers, grille tarifaire et informations logistiques y sont disponibles.

À l’approche de 2026, les Vodun Days rappellent que le Bénin n’est pas seulement une terre de contrastes historiques, mais un vivier créatif où le passé dialogue avec l’avenir. Reste à voir quels talents émergeront pour illuminer cette célébration d’une lumière nouvelle.

Présidentielle 2026 : Boni Yayi et des cadres des Démocrates convoqués par la Police Judiciaire

À la veille d’un verdict crucial de la Cour constitutionnelle sur un parrainage contesté, la Police Judiciaire a convoqué Boni Yayi, Renaud Agbodjo et Jude Lodjou. Cette procédure, liée au processus électoral en vue de la présidentielle de 2026, s’inscrit dans un climat politique déjà tendu et ravive les interrogations sur l’impartialité du cadre démocratique.

 

Cotonou, 22 octobre 2025 –L’atmosphère est lourde de suspense dans les coulisses du pouvoir béninois. À la veille d’une décision cruciale de la Cour constitutionnelle, l’ancien chef d’État Boni Yayi, accompagné de deux figures de proue du parti Les Démocrates – Renaud Agbodjo et Jude Lodjou – a été convoqué ce mercredi pour une audition par la Police Judiciaire. Ce rebondissement spectaculaire s’inscrit dans une saga électorale de plus en plus tendue, marquée par le retrait controversé d’un parrainage décisif, qui compromet désormais la participation du principal parti d’opposition à l’élection présidentielle de 2026.

 

Présidentielle 2026 : un retrait qui fait basculer la balance

 

Au cœur de cette affaire explosive se trouve le seuil strict requis pour valider une candidature à la magistrature suprême. Pour entrer officiellement dans la course, chaque parti doit réunir au minimum 28 parrainages d’élus. Les Démocrates, formation d’opposition déterminée, avaient atteint tout juste ce seuil. Mais le député Michel Sodjinou a rompu cet équilibre précaire lorsqu’il a annoncé le retrait de son soutien, ramenant le total à 27. Un désistement lourd de conséquences, qui, pour l’heure, exclut de facto le parti de la compétition présidentielle.

Michel Sodjinou justifie son revirement par des irrégularités internes : selon lui, la désignation des candidats n’aurait pas respecté les procédures démocratiques du parti. Une version fermement contestée par la direction des Démocrates, qui dénonce une manœuvre orchestrée en coulisses pour affaiblir l’opposition.

« C’est une tentative flagrante de saborder notre engagement électoral », a réagi un cadre du parti sous couvert d’anonymat, évoquant un climat d’intimidation généralisée.

 

De la justice ordinaire à l’arbitrage constitutionnel

 

Face à ce revirement, Michel Sodjinou a saisi la justice. Le tribunal de première instance de Cotonou lui a donné raison en annulant rétroactivement son engagement initial. En réaction, Les Démocrates ont immédiatement déposé un recours en urgence devant la Cour constitutionnelle, seule instance compétente en matière électorale. Attendu ce jeudi 23 octobre, le verdict pourrait soit rétablir le parrainage contesté, soit entériner l’exclusion du parti de la liste provisoire.

Dans ce climat d’incertitude, un nouveau rebondissement a surpris l’opinion publique : ce mercredi matin, la Police Judiciaire a convoqué l’ancien président Boni Yayi, ainsi que les deux candidats à la présidentielle du parti Les Démocrates, Renaud Agbodjo et Jude Lodjou. Cette audition s’inscrit dans le cadre des accusations formulées par Michel Sodjinou, qui dénonce des irrégularités dans la procédure de parrainage.

D’ailleurs, cette convocation a ravivé les tensions politiques. Les partisans de Boni Yayi, figure centrale de l’opposition, accusent les autorités d’instrumentaliser la justice pour écarter leurs adversaires à l’approche de l’échéance électorale.

 

« C’est une chasse aux sorcières qui mine la crédibilité du scrutin », déplore un observateur de la société civile, rappelant que la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) doit finaliser la liste des candidats d’ici le 31 octobre.

 

Une règle à la loupe : la démocratie en péril ?

 

Au-delà de l’affaire en cours, ce bras de fer relance un débat de fond : le système de parrainage, conçu pour filtrer les candidatures fantaisistes, ne devient-il pas un outil de verrouillage politique ? Peut-on accepter qu’un simple désistement individuel prive des millions d’électeurs d’une alternative crédible ? De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer une réforme en profondeur : élargissement du vivier de parrains, mécanismes anti-rétractation, ou encore transparence accrue dans les procédures d’adhésion.

 

Présidentielle 2026 : une décision sous haute tension

 

En somme, à Cotonou, où les enjeux de 2026 se dessinent déjà en filigrane, cette affaire cristallise les tensions d’un paysage politique polarisé. La décision imminente de la Cour constitutionnelle pourrait soit désamorcer les tensions, soit, au contraire, enflammer les rues et raviver les clivages. Dans tous les cas, elle marquera un tournant décisif dans la trajectoire démocratique du Bénin.

 

Loi de finances 2026 : les députés en retraite budgétaire à Grand-Popo

Du 20 au 24 octobre 2025, une quarantaine de députés et experts de l’Assemblée nationale se réunissent à Grand-Popo pour analyser en profondeur le projet de loi de finances 2026. Organisé par l’UNACEB avec l’appui de l’UNICEF, cet atelier vise à renforcer les capacités parlementaires pour un vote éclairé, centré sur les enjeux sociaux et le développement humain.

 

Grand-Popo, 22 octobre 2025 – Sur les rives sereines de l’océan Atlantique, la commune balnéaire de Grand-Popo s’est muée, le lundi 20 octobre, en véritable laboratoire budgétaire. Pendant cinq jours, une quarantaine de députés et d’experts de l’Assemblée nationale béninoise plongent au cœur du projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Pilotée chaque année par l’Unité d’Analyse, de Contrôle et d’Évaluation du Budget de l’État (UNACEB), cette retraite parlementaire bénéficie du soutien logistique et financier de l’UNICEF. Son ambition est claire : outiller les élus pour un vote éclairé et un suivi rigoureux des deniers publics.


À Grand-Popo, les députés béninois participent à une retraite budgétaire dédiée à l’examen du projet de loi de finances 2026. Objectif : outiller les élus pour une lecture stratégique des priorités sociales, améliorer le suivi des dépenses publiques et consolider le rôle du Parlement dans la gouvernance budgétaire.
© À Grand-Popo, les députés béninois participent à une retraite budgétaire dédiée à l’examen du projet de loi de finances 2026. Objectif : outiller les élus pour une lecture stratégique des priorités sociales, améliorer le suivi des dépenses publiques et consolider le rôle du Parlement dans la gouvernance budgétaire.

Loi de finances 2026 : une ouverture sous le signe de la gratitude et de l’engagement

Dès l’ouverture des travaux, plusieurs figures majeures du Parlement ont répondu présentes, sous la conduite de Mathieu Ahouansou, directeur de cabinet du président Louis Gbèhounou Vlavonou, qu’il représentait à cette occasion. De son côté, Simplice Quenum, directeur de l’UNACEB, a donné le ton en prononçant une allocution empreinte de gratitude. Il a notamment salué le dynamisme insufflé par le président de l’Assemblée en matière de supervision financière, tout en mettant en lumière le rôle stratégique du partenariat durable avec l’UNICEF.

« Notre unité est là pour décrypter les arcanes des comptes publics avec objectivité et profondeur, facilitant une vision claire des priorités socio-économiques », a-t-il affirmé, avant d’exhorter les participants à des contributions dynamiques, ancrées dans la logique et exemptes de clivages politiques.

En somme, l’objectif est d’émerger avec des idées solides pour orienter les choix gouvernementaux.


À Grand-Popo, les députés béninois participent à une retraite budgétaire dédiée à l’examen du projet de loi de finances 2026. Objectif : outiller les élus pour une lecture stratégique des priorités sociales, améliorer le suivi des dépenses publiques et consolider le rôle du Parlement dans la gouvernance budgétaire.
© À Grand-Popo, les députés béninois participent à une retraite budgétaire dédiée à l’examen du projet de loi de finances 2026. Objectif : outiller les élus pour une lecture stratégique des priorités sociales, améliorer le suivi des dépenses publiques et consolider le rôle du Parlement dans la gouvernance budgétaire.

L’UNICEF vante une priorisation sociale en pleine accélération.

Pour sa part, Serghei Toma Buruiana, responsable des politiques sociales à l’UNICEF au Bénin, a souligné avec force la portée humanitaire de l’exercice. Dans une intervention empreinte de chaleur et de conviction, il a salué cette retraite parlementaire comme un modèle exemplaire de synergie entre les législateurs et l’organisation onusienne, au service exclusif des citoyens, et plus particulièrement des populations les plus vulnérables.

« C’est un honneur renouvelé de contribuer à ces débats, qui placent l’enfant au centre des choix budgétaires », a-t-il déclaré.

Pour étayer son propos, il a présenté des données chiffrées particulièrement révélatrices : la part des ressources publiques allouées aux secteurs sociaux – santé, éducation, protection – est passée de 32,6 % en 2019 à une prévision ambitieuse de 46,6 % pour 2026. Selon lui, cette progression significative témoigne d’une volonté nationale clairement affirmée d’investir dans le capital humain.

En conclusion, Buruiana a réitéré l’engagement de l’UNICEF à accompagner les délibérations parlementaires, afin de garantir une lecture sociale des arbitrages budgétaires.


À Grand-Popo, les députés béninois participent à une retraite budgétaire dédiée à l’examen du projet de loi de finances 2026. Objectif : outiller les élus pour une lecture stratégique des priorités sociales, améliorer le suivi des dépenses publiques et consolider le rôle du Parlement dans la gouvernance budgétaire.
© À Grand-Popo, les députés béninois participent à une retraite budgétaire dédiée à l’examen du projet de loi de finances 2026. Objectif : outiller les élus pour une lecture stratégique des priorités sociales, améliorer le suivi des dépenses publiques et consolider le rôle du Parlement dans la gouvernance budgétaire.

Loi de finances 2026 : le rôle constitutionnel du Parlement au cœur des échanges

Dans le prolongement des interventions précédentes, Mathieu Ahouansou a posé le cadre institutionnel en rappelant l’article 109 de la Constitution de 1990, révisée en 2019, lequel consacre le Parlement comme gardien vigilant des finances publiques. De l’autorisation préalable des dépenses à leur vérification a posteriori, les députés sont ainsi investis d’une responsabilité cruciale : examiner avec rigueur les recettes et les allocations budgétaires, afin de garantir une gestion transparente et conforme aux priorités nationales.

Face à la complexité du document gouvernemental, souvent dense et technique, cet atelier s’impose comme un antidote pédagogique. Il vise notamment à produire une synthèse accessible, attentive aux enjeux de genre, d’enfance et de cohésion sociale, pour permettre une appréciation nuancée des orientations stratégiques.

Ahouansou n’a pas manqué d’insister sur l’urgence d’une implication totale : huit exposés thématiques rythmeront les débats, conduisant à une synthèse finale enrichie d’observations pertinentes et de recommandations adressées à l’exécutif.

« C’est l’occasion de forger des outils qui transforment la complexité en clarté, au service d’une gouvernance exemplaire », a-t-il martelé.

Perspectives : un budget au prisme du développement humain

Au-delà des considérations chiffrées, cet atelier organisé à Grand-Popo – dont l’atmosphère paisible favorise la réflexion stratégique – incarne une maturité parlementaire en constante progression au Bénin. Dans un contexte économique marqué à la fois par des défis sécuritaires persistants et par des engagements climatiques croissants, les recommandations formulées au cours de ces cinq jours de travaux pourraient orienter des allocations budgétaires décisives, notamment en matière d’accès à l’eau potable ou de scolarisation des filles en milieu rural.

À l’issue des travaux, le 24 octobre, une feuille de route devrait émerger, renforçant ainsi le rôle du législateur comme pivot d’une démocratie budgétaire inclusive.

En définitive, cet exercice, fidèle à sa tradition, pourrait bien impulser des ajustements décisifs pour un 2026 plus équitable, où les priorités sociales ne seront plus de simples slogans, mais des leviers tangibles de progrès.

Sarkozy entame sa peine à la Santé

Nicolas Sarkozy entre à la prison de la Santé, devenant le premier président de la Ve République à purger une peine de réclusion. Une image choc qui redéfinit les contours de l’immunité politique en France.

 

Paris, 21 octobre 2025 – Un chapitre sombre s’ouvre dans l’histoire politique française. En effet, ce mardi, Nicolas Sarkozy, 70 ans, a franchi les portes de la prison de la Santé, au cœur de la capitale, pour y commencer l’exécution d’une sentence qui le marque au fer rouge. Premier chef d’État de la Ve République à fouler le sol carcéral en tant que condamné, l’ancien locataire de l’Élysée incarne désormais un précédent qui ébranle les fondations de l’immunité présumée.

 

Nicolas Sarkozy : un départ en fanfare, une entrée fracassante dans l’histoire

 

Vers 10 heures, sous un ciel gris automnal, Sarkozy a quitté son appartement cossu du XVIᵉ arrondissement au bras de sa femme, escorté par une escouade discrète de gendarmes. Direction la Santé, cette forteresse austère nichée près du jardin du Luxembourg, où l’attendaient les formalités d’incarcération. Sur les quelques images diffusées, rares et fugaces, on aperçoit un homme au visage fermé, vêtu d’un costume sombre, saluant sobrement son épouse Carla Bruni venue l’accompagner jusqu’au bout de ce chemin.

Cette incarcération fait suite à un verdict implacable rendu par la justice : cinq ans de réclusion ferme pour « association de malfaiteurs », dans le dossier sulfureux du financement occulte de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. Au cœur de l’accusation, des flux financiers en provenance de Libye, sous l’ère Mouammar Kadhafi, qui auraient irrigué les caisses de l’UMP naissante. Malgré les dénégations répétées de l’intéressé, des enregistrements, des témoignages et une enquête marathon ont conduit à cette issue.

Appel en vue : « Je suis innocent », clame l’ex-hôte du G8

 

Dès l’annonce de son transfert, l’entourage de Sarkozy a promis une riposte judiciaire immédiate. En conséquence, un appel sera déposé dans les plus brefs délais, martelant l’innocence absolue de l’ancien président. « C’est une injustice flagrante, un acharnement politique qui bafoue les principes d’un État de droit », a réagi Me Thierry Herzog, son avocat fidèle, dans une déclaration laconique aux médias massés à l’extérieur de la prison. De son côté, Sarkozy, via un communiqué diffusé par ses soutiens, a réaffirmé : « Je n’ai rien à me reprocher. La vérité éclatera, et la France saura que l’on ne brise pas un homme pour des chimères. »

Certes, ce recours pourrait suspendre l’exécution de la peine, mais pour l’heure, l’homme qui avait promis de « travailler plus pour gagner plus » entame une période d’isolement forcé. À la Santé, où ont sévi des figures comme Maurice Papon ou Alain Juppé (pour une peine moindre), Sarkozy bénéficiera d’un régime adapté à son statut : isolement relatif, accès à un avocat et soins médicaux renforcés, selon les sources judiciaires.

 

Réactions en cascade : de l’émoi à la polémique

 

Sans surprise, la nouvelle a provoqué un séisme au sein de la droite française. Des figures du parti Les Républicains, comme Éric Ciotti, ont dénoncé un « procès politique » ourdi par une magistrature « à la solde de l’exécutif ». À l’inverse, à gauche, on se félicite d’une « justice rendue sans complaisance », Jean-Luc Mélenchon tweetant : « Personne n’est au-dessus des lois, pas même les présidents. » Emmanuel Macron, quant à lui, a évoqué un « État qui doit protéger ses institutions sans faillir à l’équité ».

Au-delà des clivages partisans, cet épisode interroge la mémoire collective : après les affaires Chirac ou Hollande, la France bascule-t-elle dans une ère où les anciens monarques de la République paient cash leurs erreurs ? Pour certains analystes, il s’agit d’un tournant, d’un rappel brutal que le pouvoir, même suprême, n’efface pas les traces.

Tandis que les barreaux de la Santé claquent derrière lui, Nicolas Sarkozy entame ce qui pourrait être le crépuscule d’une carrière tumultueuse. Reste à savoir si l’appel portera ses fruits. En définitive, la postérité dira si ce séjour forcé est une parenthèse ou le point final d’un destin hors norme.

 

Bénin en deuil : l’ancien ministre Sabaï Kate est décédé à Cotonou

Le Bénin perd l’un de ses bâtisseurs les plus discrets. Sabaï Kate, artisan du développement rural et figure parlementaire respectée, laisse derrière lui un héritage enraciné dans les terres et les cœurs.

 

Cotonou, le 21 octobre 2025 – La classe politique béninoise est en émoi ce mardi, au lendemain de la disparition tragique de Sabaï Kate, une figure emblématique du paysage rural et parlementaire du pays. L’ancien ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche s’est éteint dans la nuit de dimanche à lundi, aux premières heures du jour, des suites d’une maladie qui le minait depuis plusieurs mois. Son décès, survenu au Centre National Hospitalier Universitaire (CNHU) de la capitale économique, marque ainsi la fin d’une carrière dédiée au développement des campagnes et à la modernisation de la filière agricole.

 

Sabaï Kate : un parcours forgé dans le service public et l’engagement local

 

Né dans le Borgou, Sabaï Kate avait su gravir les échelons de la vie publique avec une détermination rare, ancrée dans les réalités du terrain. D’abord, élu député lors de la septième législature, il avait représenté fidèlement les intérêts de sa circonscription au sein de l’hémicycle national. Auparavant, en tant que maire de Banikoara, il avait impulsé des initiatives locales pour booster l’économie rurale, en misant sur l’irrigation et le soutien aux éleveurs. Par ailleurs, membre influent du Bloc Républicain (BR), ce parti de la mouvance présidentielle, il incarnait les valeurs d’un républicanisme pragmatique, axé sur la croissance inclusive et la protection des producteurs.

Ensuite, à la tête du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Sabaï Kate avait marqué son passage par des réformes audacieuses. Il avait promu des programmes de subventions pour les intrants agricoles, renforcé les coopératives paysannes et encouragé l’exportation de produits vivriers, contribuant ainsi à la résilience alimentaire du Bénin face aux aléas climatiques.

« Il était un bâtisseur discret, un homme qui préférait les champs aux discours enflammés », se souviennent ses proches collaborateurs, soulignant son rôle clé dans la diversification des filières comme l’aviculture et la pisciculture.

 

Une disparition après une lutte silencieuse contre la maladie

 

Admis au CNHU depuis plusieurs semaines, l’ancien ministre luttait en silence contre une affection qui avait progressivement altéré sa santé. À ce jour, les détails médicaux restent confidentiels, mais des sources hospitalières évoquent une détérioration rapide dans les dernières heures. Le décès a été officialisé vers 3 heures du matin, laissant ses familles, amis et camarades de parti dans un chagrin profond. Déjà, les hommages affluent  dans les médias locaux, où il est salué comme un « serviteur infatigable de la nation ».

Dans ce contexte, le gouvernement a exprimé sa solidarité envers la famille éplorée et le parti BR. Les autorités organiseront une veillée funèbre dans les prochains jours à Banikoara, sa terre natale, suivie d’obsèques nationales qui rassembleront l’élite politique béninoise. Le président Patrice Talon, avec qui Kate avait partagé des moments de gouvernance, rendra un hommage personnel lors de la cérémonie.

 

Un legs qui perdure au-delà des champs

 

Au Bénin, où l’agriculture emploie plus de 70 % de la population active, la perte de Sabaï Kate résonne comme un appel à la continuité. En ce sens, ses successeurs au ministère et au Parlement s’engagent à perpétuer ses visions, notamment en matière de mécanisation agricole et de formation des jeunes ruraux.

« Il nous laisse un héritage de terrain, pas de paillettes : des routes bitumées vers les marchés, des silos pour les récoltes, et une fierté pour nos terroirs », témoigne un ancien adjoint, capturant l’essence d’un homme dont l’action a touché des milliers de vies anonymes.

Tandis que le pays pleure ce serviteur discret, son départ invite à une réflexion sur la fragilité des leaders et la nécessité de former la relève. Sabaï Kate repose désormais en paix, mais ses idées, semées dans le sol béninois, continueront de germer pour les saisons à venir.

 Nos pensées accompagnent la famille Kate et le Bloc Républicain dans cette épreuve.

La saison 2025-2026 du coton graine s’ouvre à N’dali

À N’dali, le coton béninois a lancé la campagne du coton pour la saison 2025-2026 sous le signe de la résilience et de l’ambition. Soutenu par l’État et dopé par l’innovation, l’or blanc trace sa route vers une prospérité durable.

 

Bénin, 21 octobre 2025 —   Le bal de la nouvelle saison de commercialisation du coton-graine 2025-2026 s’est ouvert le 17 octobre dernier à N’dali, une petite bourgade nichée dans le nord-est du Bénin. En effet, sous les regards attentifs des cultivateurs venus des quatre coins des bassins cotonniers, et en présence d’une brochette de décideurs nationaux, l’or blanc africain s’est dévoilé dans toute sa symbolique.

Chargée d’optimisme, cette cérémonie inaugure une campagne placée sous le signe de la résilience, portée par des ambitions claires et un soutien étatique renforcé. Elle trace également les contours d’une filière stratégique, où tradition agricole et dynamisme économique se conjuguent pour relever les défis du secteur.

 

Une filière en pleine ascension, dopée par l’innovation et les aides publiques

 

Le Bénin, champion incontesté de la production cotonnière ouest-africaine, devance aujourd’hui ses rivaux traditionnels comme le Burkina Faso et le Mali. Depuis les réformes audacieuses lancées en 2016, le secteur a su se réinventer face aux caprices du climat et aux soubresauts des marchés mondiaux. Pour cette mouture, les projections tablent sur un volume record de 647 000 tonnes, soit une progression timide mais encourageante de 10 000 tonnes par rapport à l’exercice écoulé.

Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, n’a pas tari d’éloges sur les piliers de cette réussite.

« Je salue les opérateurs de terrain, incarnés par l’Association des Exportateurs de Coton (AEC), sans oublier le cadre bienveillant forgé par le gouvernement du président Patrice Talon », a-t-il déclaré lors de l’événement.

Il a aussi mis en exergue les subventions massives sur les fertilisants et les avancées scientifiques pilotées par l’Institut de Recherche du Coton (IRC), qui ont transformé des champs arides en terres de promesses.

 

Des prix boostés et un filet de sécurité financière pour les exploitants

 

Pour coller au pouls des réalités du terrain et récompenser la sueur des agriculteurs, les tarifs d’achat ont été rehaussés, offrant une bouffée d’oxygène bienvenue. Le coton conventionnel de première qualité s’échange désormais à 300 FCFA le kilo, contre 250 FCFA pour le second choix. Côté bio, les primes grimpent à 350 FCFA pour le premium et 310 FCFA pour le reste, un signal fort pour encourager les pratiques durables.

Shadiya Alimatou Assouman, ministre du Commerce, a salué cette grille tarifaire comme un gage de transparence et de rentabilité.

« Cette fixation reflète notre engagement à doter les producteurs d’une prévisibilité budgétaire et d’une rétribution équitable pour leur labeur acharné », a-t-elle affirmé, soulignant comment ces mesures ancrent la filière dans une dynamique de croissance inclusive.

En complément, un fonds d’assistance de plus de 3 milliards de FCFA a été débloqué pour soutenir les opérateurs, couvrant semences, intrants et logistique. Un bouclier contre les aléas, qui devrait également fluidifier la chaîne d’approvisionnement et maximiser les retombées pour les communautés rurales.

 

N’dali  : l’or blanc, moteur indéfectible de l’économie béninoise

 

Pilier économique par excellence, le coton injecte près de 40 % dans le Produit Intérieur Brut du pays et trône en tête des exportations. Au-delà des chiffres, il incarne un enjeu vital pour des milliers de familles, dont les destins s’entrelacent avec les fibres blanches des champs. Cette campagne, dans un contexte de tensions géopolitiques et de volatilité des cours mondiaux, réaffirme ainsi la vocation du Bénin à rayonner comme un modèle de gouvernance agricole en Afrique subsaharienne.

Les regards se tournent désormais vers les premiers ramassages, avec l’espoir que cette dynamique se traduise en prospérité tangible. Pour les experts, le vrai défi réside dans la diversification et la résilience climatique, mais N’dali a déjà posé les jalons d’un avenir radieux pour l’or blanc béninois.

 

Bénin : le gari « Sohoui » et l’huile « Azimi » obtiennent le label IGP

Le gari « Sohoui » et l’huile « Azimi » , deux produits emblématiques du terroir béninois viennent d’obtenir le label IGP, propulsant le savoir-faire local sur la scène internationale. Une victoire pour l’agriculture, la culture et l’économie du pays.

 

Cotonou, 21 octobre 2025 – Le samedi 18 octobre dernier, la capitale économique du Bénin a vibré au rythme d’une reconnaissance historique. Deux produits phares de l’agroalimentaire béninois, le gari « Sohoui » de Savalou et l’huile d’arachide « Azimi » d’Agonlin, ont officiellement obtenu le label Indication Géographique Protégée (IGP), décerné par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Ainsi, cette avancée majeure met en lumière le savoir-faire ancestral et ouvre de nouvelles perspectives économiques pour le pays.

 

Une cérémonie empreinte de solennité et de fierté

 

La remise officielle s’est tenue dans les salons feutrés du Novotel Hôtel de Cotonou, sous l’égide de la ministre de l’Industrie et du Commerce, Alimatou Shadiya ASSOUMAN. Entourée de hauts responsables gouvernementaux, de délégués de l’OAPI, de scientifiques, d’agriculteurs et de passionnés, la ministre a salué une étape décisive où tradition et ambition se rejoignent.

L’IGP, moteur d’une transformation économique

 

Dans son discours d’ouverture, la ministre a souligné que ces labels ne sont pas de simples reconnaissances administratives, mais des leviers puissants de transformation économique.

« Ces labels IGP forgent les outils d’une mutation profonde de notre modèle économique et ravivent le moteur de la prospérité », a-t-elle déclaré avec conviction.

Par ailleurs, elle a mis en avant les bénéfices concrets : protection contre les contrefaçons, valorisation des savoir-faire locaux, exclusivité des dénominations, et renforcement de la compétitivité des produits béninois sur les marchés régionaux et internationaux.

« C’est une célébration de notre diversité culturelle, qui pave la voie à des opportunités commerciales florissantes », a-t-elle ajouté.

Le gari « Sohoui » de Savalou et l’huile « Azimi » d’Agonlin obtiennent le label IGP décerné par l’OAPI. Une reconnaissance continentale qui valorise le patrimoine béninois et ouvre la voie à de nouvelles opportunités commerciales.
© Le gari « Sohoui » de Savalou et l’huile « Azimi » d’Agonlin obtiennent le label IGP décerné par l’OAPI. Une reconnaissance continentale qui valorise le patrimoine béninois et ouvre la voie à de nouvelles opportunités commerciales.

Le gari « Sohoui » et l’huile « Azimi »  : une reconnaissance continentale

 

De son côté, le directeur général de l’OAPI, Denis BOHOUSSOU, a précisé que cette labellisation confère au gari « Sohoui » et à l’huile « Azimi » le statut de biens intellectuels protégés dans les 17 pays membres de l’organisation. Désormais, toute utilisation abusive de ces appellations pourra faire l’objet de sanctions.

« C’est une barrière infranchissable contre les abus, assortie de mesures pénales dissuasives », a-t-il affirmé.

Au-delà de l’aspect juridique, ces produits rejoignent le patrimoine vivant du Bénin, aux côtés d’autres symboles identitaires africains. Ils deviennent ainsi  des étendards culturels et économiques, porteurs de mémoire et d’avenir.

Un hommage aux artisans du terroir

 

La ministre a tenu à saluer les acteurs de terrain : cultivateurs, transformateurs, associations locales.

« C’est votre acharnement, votre sens du devoir qui propulse ces produits comme des porte-drapeaux de l’excellence made in Bénin », a-t-elle déclaré, émue.

À l’issue de son discours, la cérémonie s’est conclue par la remise des parchemins officiels, dans une atmosphère mêlant larmes de joie ainsi qu’applaudissements nourris.

Le gari « Sohoui » de Savalou et l’huile « Azimi » d’Agonlin obtiennent le label IGP décerné par l’OAPI. Une reconnaissance continentale qui valorise le patrimoine béninois et ouvre la voie à de nouvelles opportunités commerciales.
© Le gari « Sohoui » de Savalou et l’huile « Azimi » d’Agonlin obtiennent le label IGP décerné par l’OAPI. Une reconnaissance continentale qui valorise le patrimoine béninois et ouvre la voie à de nouvelles opportunités commerciales.

Le gari « Sohoui » et l’huile « Azimi » : une vision d’avenir

 

En somme, cette manifestation, empreinte de ferveur patriotique, marque l’engagement du Bénin à faire de la propriété intellectuelle un pilier du développement durable. En valorisant ses richesses rurales, le pays trace une voie où authenticité rime avec ambition. Avec ces labels IGP, le Bénin ne se contente plus de cultiver son terroir : il l’exporte, le protège et l’élève au rang de patrimoine stratégique. Une nouvelle ère s’ouvre, où chaque grain de gari et chaque goutte d’huile racontent également l’histoire d’un pays qui transforme ses racines en levier de puissance économique.

Économie du soin : Les députés du Bénin formés

À Cotonou, les députés béninois s’engagent pour rendre visible l’économie du soin. Lors d’un atelier inédit, ils ont été outillés pour intégrer le travail domestique non rémunéré dans les politiques publiques, une avancée vers plus d’équité sociale et générationnelle.

Cotonou, 20 octobre 2025 – À l’hôtel Azalaï de Cotonou, une vingtaine de députés et cadres parlementaires ont pris part, vendredi 17 octobre, à un atelier d’orientation inédit sur le travail domestique non rémunéré et l’économie du soin. Organisé par le Consortium Régional pour la Recherche en Économie Générationnelle (CREG), en partenariat avec plusieurs organisations internationales, l’événement visait à rendre visible une réalité économique souvent ignorée : les tâches quotidiennes – cuisine, lessive, garde d’enfants, soins aux aînés – qui soutiennent la société sans apparaître dans les comptes nationaux.

À Cotonou, un atelier parlementaire sur l’économie du soin sensibilise les députés au rôle crucial du travail domestique non rémunéré. Objectif : intégrer cette réalité invisible dans les politiques publiques pour une économie plus juste et inclusive.
© À Cotonou, un atelier parlementaire sur l’économie du soin sensibilise les députés au rôle crucial du travail domestique non rémunéré. Objectif : intégrer cette réalité invisible dans les politiques publiques pour une économie plus juste et inclusive.

Vers une reconnaissance de l’économie invisible

Dans un contexte marqué par de fortes inégalités de genre et des vulnérabilités intergénérationnelles, cet atelier s’inscrit donc dans une démarche d’équité sociale. En effet, « le travail de soins domestiques non rémunérés est indispensable au fonctionnement de la société, mais reste invisible dans les indicateurs économiques classiques », souligne le CREG dans un communiqué. Ainsi, l’objectif est clair : outiller les législateurs pour intégrer cette « économie invisible » dans les politiques publiques, notamment en matière de protection sociale et d’évaluation de la richesse nationale.

À Cotonou, un atelier parlementaire sur l’économie du soin sensibilise les députés au rôle crucial du travail domestique non rémunéré. Objectif : intégrer cette réalité invisible dans les politiques publiques pour une économie plus juste et inclusive.
© À Cotonou, un atelier parlementaire sur l’économie du soin sensibilise les députés au rôle crucial du travail domestique non rémunéré. Objectif : intégrer cette réalité invisible dans les politiques publiques pour une économie plus juste et inclusive.

Des voix parlementaires engagées

 

L’intervention de l’honorable Abdoulaye Gounou, président de la Commission des Relations Extérieures, de la Coopération au Développement, de la Défense et de la Sécurité (C5) a ouvert les travaux. Ce dernier a salué l’initiative et remercié le président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, pour son soutien.

« Nous sommes ici pour partager les résultats de recherches sur le travail de soins familiaux non rémunéré, et je vous exhorte à l’intégrer concrètement dans nos politiques », a-t-il déclaré, appelant à une valorisation réelle de ces efforts, souvent portés par les femmes.

Par la suite, le professeur Latif Draman, président du CREG, a pris la parole pour souligner l’urgence du sujet. Selon lui, « ce secteur, précarisé, féminisé et sous-payé, est pourtant fondamental pour l’économie formelle. Sans lui, aucun salarié ne pourrait travailler sereinement, aucun enfant apprendre, aucune personne âgée rester à domicile », a-t-il martelé. Dès lors, il a présenté des données probantes pour inspirer des réformes législatives, appelant les députés à « prendre la mesure de cette injustice sociale ».

À Cotonou, un atelier parlementaire sur l’économie du soin sensibilise les députés au rôle crucial du travail domestique non rémunéré. Objectif : intégrer cette réalité invisible dans les politiques publiques pour une économie plus juste et inclusive.
© À Cotonou, un atelier parlementaire sur l’économie du soin sensibilise les députés au rôle crucial du travail domestique non rémunéré. Objectif : intégrer cette réalité invisible dans les politiques publiques pour une économie plus juste et inclusive.

Économie du soin : des pistes concrètes pour des réformes inclusives

 

Au nom du président Vlavonou, retenu par d’autres engagements, l’honorable Mahougnon Cakpo, premier secrétaire parlementaire, a clôturé les interventions d’ouverture. Il a exprimé la gratitude de l’Assemblée au CREG et au Population Reference Bureau (PRB) pour leur engagement en faveur de l’équité générationnelle. En ce sens, il a affirmé : « Il nous faut enrichir notre lecture économique pour rendre visible l’invisible : les transferts intergénérationnels, les charges familiales et l’alignement des budgets sur les besoins sociaux. » Il a également appelé à une économie béninoise fondée sur l’équité, où chaque contribution – marchande ou non – trouve sa juste valeur.

Par ailleurs, au-delà des discours, l’atelier a donné lieu à des échanges interactifs, avec des présentations de recherches et des débats sur les pistes législatives concrètes. Ainsi, des propositions ont émergé pour une reconnaissance statistique du travail non rémunéré, la mise en place de mécanismes de protection sociale et une meilleure répartition des charges familiales, soulignant le rôle central du Parlement dans la lutte contre les inégalités.

 

Économie du soin : une prise de conscience politique au Bénin

Enfin, cet événement, financé par des partenaires internationaux, reflète une prise de conscience croissante au Bénin. Face au chômage des jeunes et à une précarité féminine persistante, valoriser l’économie du soin pourrait transformer les politiques publiques. Comme l’a résumé le Pr Draman : « C’est un appel à l’action pour un Bénin plus juste. » Désormais mieux outillée, l’Assemblée nationale est attendue au tournant pour traduire ces recommandations en lois inclusives.

Parrainage : Le sort des Démocrates sera tranché jeudi

Le parrainage de l’opposition suspendu, la Cour constitutionnelle sous pression Feuilleton politique : Les Démocrates obtiennent 72 heures de sursis pour sauver leur candidature de la disqualification.

 

Cotonou, 20 octobre 2025 — Le bras de fer judiciaire autour du parrainage du député Michel Sodjinou, figure de proue de l’opposition béninoise, a connu un nouveau rebondissement ce lundi. En effet, à la demande du parti Les Démocrates, la Cour constitutionnelle a décidé de reporter l’audience plénière spéciale prévue à 10 h. Cette audience devait examiner le recours introduit par Kamar Ouasagari contre l’invalidation du parrainage, jugé crucial pour la candidature de Renaud Agbodjo. Les juges ont fixé la nouvelle date au jeudi 23 octobre, accordant ainsi à la formation politique un délai pour compléter les pièces du dossier.

Au cœur des préparatifs pour la présidentielle du 12 avril 2026, cette affaire met en lumière les tensions croissantes autour des exigences de parrainage imposées par la Commission électorale nationale autonome (CENA). En fait, le parti Les Démocrates, principal mouvement d’opposition, tente toujours de réunir les 28 parrainages nécessaires pour valider la candidature de son leader. Or, l’invalidation de la fiche signée par Michel Sodjinou — député du parti — par le tribunal de première instance de Cotonou a précipité le dépôt d’un recours en urgence la semaine dernière.

 

Les Démocrates obtiennent un sursis stratégique

 

Dans un communiqué, la Cour constitutionnelle a confirmé avoir reporté l’audience à la demande du parti. Les Démocrates ont invoqué la nécessité de « compléter des pièces au dossier » pour renforcer la requête de Kamar Ouasagari, qui conteste l’ordonnance du juge de Cotonou. Ce dernier avait annulé le parrainage pour irrégularités formelles. Ainsi, plusieurs observateurs estiment que ce délai pourrait permettre au parti de consolider ses arguments juridiques, alors que la CENA et le pouvoir en place sont accusés de verrouiller l’accès à la compétition.

En annulant in extremis l’audience prévue ce lundi, la Cour a pris de court militants et analystes. Sur les réseaux sociaux, Les Démocrates ont rapidement réagi, réaffirmant ainsi leur volonté de défendre une « élection transparente et inclusive ». En plus, le parti a galvanisé ses partisans en évoquant un « cœur à 350 degrés » et en appelant à la vigilance pour préserver la paix électorale.

 

 Parrainage : une bataille décisive à six mois du scrutin

 

Cette saga judiciaire illustre les entraves que l’opposition affronte depuis les réformes électorales de 2019, qui ont durci les conditions de participation. Par ailleurs, en perdant un seul parrainage — celui de Michel Sodjinou, poids lourd du parti — Les Démocrates risquent de voir leur dossier invalidé, compromettant leur présence à la présidentielle de 2026. Rappelons que récemment le parti avait déposé ses 28 fiches sous escorte d’huissier, preuve de la tension ambiante.

Kamar Ouasagari incarne l’espoir de faire annuler la décision du tribunal. Si la Cour constitutionnelle — souvent accusée de proximité avec l’exécutif — donne raison au recours, Les Démocrates pourraient rapidement reconstituer leur dossier. En revanche, si elle confirme l’invalidation, l’opposition plongerait dans une crise politique majeure, relançant les accusations de « verrouillage démocratique » au Bénin.

 

Le compte à rebours est lancé

En attendant le verdict du 23 octobre, Les Démocrates intensifient leurs appels à la mobilisation. Le sort de leur candidat, et peut-être l’équilibre de la présidentielle à venir, repose désormais entre les mains des sept sages de la Cour constitutionnelle.

Présidentielle 2026 : Le Collège médical prête serment

Le processus électoral s’officialise au Bénin. La Cour constitutionnelle a tenu ce vendredi une audience plénière pour la prestation de serment du collège médical. Chargé d’évaluer l’aptitude physique et mentale des candidats, ce collège, crucial pour la crédibilité du scrutin du 12 avril, a juré d’exercer sa mission avec « rigueur absolue et impartialité totale ».

 

Cotonou, 17 octobre 2025 – La phase finale des préparatifs électoraux s’accélère au Bénin. Dans ce cadre, la Cour constitutionnelle a tenu ce vendredi une audience plénière spéciale pour la prestation de serment du collège médical chargé d’évaluer l’aptitude physique et mentale des prétendants à la présidence de la République. Présidée par le Pr Cossi Dorothé Sossa, cette cérémonie solennelle s’inscrit dans le chronogramme des élections générales de 2026, avec un scrutin présidentiel prévu le 12 avril.

Cependant, seuls deux membres sur trois ont pu prêter serment en personne : le Pr François Tognon Tchégnonsi et le Pr Léopold Houétondji Codjo. La Pr Angèle Azon Kouanou, absente pour cause de mission, complétera la procédure ultérieurement. Devant un parterre de magistrats et d’observateurs, les experts ont juré de remplir leur mission avec loyauté et impartialité.

 

Sossa : « Rigueur absolue et impartialité totale » pour la crédibilité

 

« Le rôle de ce collège est crucial pour garantir la crédibilité et la transparence du processus électoral », a insisté le président de la Cour, Pr Cossi Dorothé Sossa. À ce titre, il a appelé les médecins à exercer leur expertise avec « rigueur absolue et impartialité totale », soulignant que toute défaillance pourrait entacher la légitimité du scrutin.

En effet, cette évaluation médicale, prévue par l’article 61 de la loi organique, vise à s’assurer que les candidats répondent aux exigences constitutionnelles d’aptitude. Ainsi, elle constitue un filtre essentiel dans un contexte où les enjeux de santé publique et de gouvernance sont au cœur des débats.

Cette initiative évoque des précédents marquants, notamment en 2021, lorsque les autorités avaient assermenté un collège médical similaire en prélude à la présidentielle d’avril. À l’époque, les trois médecins désignés ont prêté serment dans une atmosphère comparable, et leur engagement a contribué à instaurer un processus jugé équitable, en dépit des contestations.

Un filtre médical crucial dans un climat politique tendu

 

Cette prestation de serment survient à un moment clé du calendrier électoral béninois, alors que la CENA a entamé l’examen des candidatures à l’élection présidentielle, dont les résultats de validation sont attendus pour le 26 octobre.

Parallèlement, la Cour constitutionnelle, bastion de la jurisprudence électorale, est déjà saisie de recours sensibles : contestations liées à l’auto-parrainage, radiations et exclusions de candidats. Dans ce contexte, ces tensions soulignent l’importance d’un processus médical impartial, susceptible de disqualifier certaines figures majeures en cas de problèmes de santé avérés.

Pour cette raison, les observateurs saluent cette étape comme un gage de maturité démocratique. « Dans un pays où la santé des leaders impacte directement la confiance publique, ce serment renforce les garde-fous institutionnels », commente un analyste politique contacté par notre rédaction. Par ailleurs, la communauté internationale, notamment la CEDEAO, suit de près ces préparatifs.

À l’issue de la cérémonie, les membres du collège ont regagné leurs laboratoires, prêts à entamer les évaluations dès la validation des candidatures. Reste à savoir si ce filtre médical influencera la liste des prétendants, qu’ils soient issus de l’opposition ou de rangs moins attendus. En définitive, dans l’arène politique béninoise, chaque serment compte pour bâtir un avenir serein.