Corrine Huser : une alliance pour la transparence et l’égalité

À Cotonou, la visite de Mme Corrine Huser marque un tournant dans la lutte contre la corruption et les violences de genre. Le Bénin se prépare à rayonner lors de l’atelier régional sur la gouvernance.

Cotonou, 22 septembre 2025 – Dans les ruelles animées de Cotonou, où l’air salin du Golfe de Guinée se mêle aux effluves de marchés foisonnants, une silhouette discrète venue de Suisse a semé des graines de changement. Vendredi dernier, Mme Corrine Huser, Chargée de Programme Gouvernance, Paix et Égalité pour l’Afrique de l’Ouest à Berne, a achevé une journée intense de rencontres à Cotonou, posant les jalons d’un Bénin plus transparent et plus équitable. En effet, à l’approche d’un atelier régional sur la gouvernance la semaine prochaine, ses visites – chez Social Watch Bénin et Rifonga-Bénin – n’étaient pas de simples courtoisies. Au contraire, c’étaient des ponts jetés vers un avenir plus juste, où citoyens et leaders s’allient pour débusquer la corruption et briser les chaînes des violences de genre.

L’anti-corruption : quand le Bénin sort ses « outils citoyens »

 

Première escale : le siège de Social Watch Bénin, ce réseau d’ONG né en 2005 pour veiller au grain de l’action publique. Fondé sur une mission viscérale, celle de promouvoir la redevabilité, l’intégrité et l’égalité de genre, l’organisation a ouvert grand ses portes à Mme Huser et son équipe. Ainsi, autour d’une table jonchée de rapports et de dossiers, le Secrétaire Exécutif et ses collaborateurs, flanqués du Chef Projet du Programme Redevabilité Phase 3 et de partenaires comme Alcrer, ont disséqué trois piliers brûlants : l’historique de création de Social Watch, ses actions en contrôle citoyen et lutte contre la corruption, et les enjeux de la transparence budgétaire.

De fait, depuis 2018, Social Watch a porté une dizaine d’affaires de corruption devant les tribunaux via des plaintes civiles, transformant les soupçons en jugements. Mme Huser a conclu la séance sur une note de satisfaction mutuelle : un pas de plus dans une lutte où, historiquement, le pays a pionnièrement mis en œuvre des mesures anti-corruption dès les années post-indépendance.

Mme Corrine Huser, envoyée de la Coopération suisse, a rencontré les acteurs clés de la gouvernance et de l’égalité au Bénin. Une visite stratégique à la veille d’un atelier régional décisif.
© Mme Corrine Huser, envoyée de la Coopération suisse, a rencontré les acteurs clés de la gouvernance et de l’égalité au Bénin. Une visite stratégique à la veille d’un atelier régional décisif.

Leadership féminin : ces Béninoises qui réinventent la politique

 

L’après-midi, cap sur Rifonga-Bénin, partenaire clé du Programme d’Appui à l’Égalité de Genre (PAEG). Lancé en 2023 par la Coopération suisse pour bâtir un environnement protecteur favorisant la participation des femmes, ce programme est au cœur des préoccupations de Mme Huser. En outre, l’intention était limpide : s’engager dans des projets qui combinent leadership au féminin, lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG), et participation des hommes – une combinaison efficace pour changer les perceptions.

Sous les regards complices du Directeur Départemental du Littoral aux Affaires Sociales et de la Cheffe du Guichet Unique de Protection Sociale de Sainte-Cécile, l’équipe CRWF a déroulé ses succès : formations pour des femmes leaders, ou sessions sur la masculinité positive qui apprennent aux garçons à « dire non et à respecter ».

Les défis sont donc clairs : adapter les priorités régionales aux contextes locaux et diffuser ces meilleures pratiques pour influencer positivement l’Ouest africain.

Corrine Huser : Quand la Suisse et le Bénin, unis, redessinent le futur

 

Sur le chemin de la clôture de l’atelier du Rapport Annuel 2025 de la Coopération suisse, tenu à l’Azalaï Hôtel, Mme Corrine Huser a quitté un Bénin en pleine effervescence constructive. En somme, la visite s’est achevée sur des engagements concrets et des perspectives d’actions futures, portées par l’enthousiasme de Mme Huser face aux leviers transformatifs identifiés tout au long de la journée. À l’heure où le pays affine ses préparatifs pour les élections municipales de 2026, les synergies Suisse-Bénin illustrent avec force que la gouvernance inclusive ne relève plus du discours idéaliste : elle s’impose comme une exigence stratégique pour un continent en pleine affirmation.

Dès lors, cette dynamique entre acteurs locaux et partenaires internationaux pourrait bien constituer la clé d’un Bénin plus transparent, plus équitable et plus résilient. La question qui se pose désormais est la suivante : cet élan collectif, né d’une journée dense et inspirante, saura-t-il s’ancrer durablement et faire du Bénin un modèle régional de gouvernance participative et d’innovation sociale ?

Le Bénin pleure Emmanuel Golou, un bâtisseur de l’ombre

À Azovè comme à Cotonou, le Bénin rend hommage à Emmanuel Golou. Derrière les larmes, une question demeure : qui poursuivra son œuvre de dialogue et de rigueur budgétaire ?

 

Cotonou, 21 septembre 2025 – Hier, sous un ciel voilé de regrets, la petite ville d’Azovè a murmuré un au revoir éternel à Emmanuel Golou. À 70 ans, cet homme aux épaules larges comme le fleuve Couffo, où il a été inhumé samedi, s’est éteint le 2 septembre dernier au CHU Hubert Maga, emportant avec lui un siècle de luttes et de silences constructifs. Cependant, avant cette terre natale qui l’a vu naître, c’est à Cotonou, vendredi dernier, que la République a plié le genou. Les présidents des institutions, unis dans un rare chœur de fraternité, ont gravé leur peine dans un cahier de condoléances au Conseil Économique et Social (CES). Ce geste n’était pas seulement de deuil : c’était également un miroir tendu à l’avenir du Bénin, forgé par des hommes comme lui.

Dans l’air lourd du siège du CES, où Golou siégeait en tant que 2ᵉ vice-président, les mots ont coulé comme une prière laïque. Louis Gbèhounou Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, a pris la parole au nom d’un aréopage solennel, composé des présidents de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, de la Haute Cour de justice, de la Cour des comptes, de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication, et du Médiateur de la République.

« Nous sommes ici, tous Présidents d’institutions, pour rendre hommage à la mémoire de notre compatriote Emmanuel Golou », a-t-il lancé, la voix éraillée par l’émotion. Il a ajouté, dans un souffle de solidarité : « Face à cette douloureuse séparation, nous ne pouvions rester en marge. Nous venons soutenir notre collègue Konrad Gbaguidi dans cette épreuve, l’entourer de notre affection et de notre proximité priante. »

Le Bénin a salué Emmanuel Golou, figure politique discrète mais influente. De l’étudiant rebelle au stratège du budget, son parcours inspire une génération en quête d’unité et de service.
© Le Bénin a salué Emmanuel Golou, figure politique discrète mais influente. De l’étudiant rebelle au stratège du budget, son parcours inspire une génération en quête d’unité et de service.

De l’étudiant rebelle au stratège du budget : un parcours qui a marqué l’histoire

Ce qui aurait pu n’être qu’une formalité s’est mué en un tissu vivant de réminiscences. Vlavonou, les yeux dans le vague, a déroulé le fil d’une amitié forgée dans le feu des années étudiantes. « Depuis le lycée jusqu’à l’université, au sein de l’Ugeed, nous avons partagé les luttes », se souvient-il, évoquant ainsi cet illustre disparu qui, pionnier dès la première législature, a gravé les fondations du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Ensuite, le ton se fait plus intime : dans la coalition Union fait la Nation, Golou pilotait la cellule d’analyse économique et financière du budget. « C’était grâce à son appui que nous examinions ensemble le budget de l’État avant de défendre notre position en plénière », confie Vlavonou, un sourire fugace aux lèvres. Ces bribes humanisent le parcours d’un ancien député, ministre sous Mathieu Kérékou, et ex-président du Parti Social Démocrate (PSD).

Ces anecdotes, partagées sous les plafonds du CES, résonnent comme un écho à l’émoi national. Dès l’annonce de sa disparition, le président du CES, Conrad Gbaguidi, pleurait déjà « un collègue engagé, un homme de conviction et de devoir ». En plus, sur les réseaux, les hommages affluent : Saleh Kebzabo, médiateur de la République et ancien Premier ministre tchadien, y voit « une perte pour le Bénin et l’Afrique », lui qui lui a succédé à la tête du Comité Afrique de l’Internationale Afrique. Même au-delà des frontières, une délégation du PPA-CI ivoirien, envoyée par Laurent Gbagbo, a rejoint les obsèques, reliant les deuils d’une Afrique en deuil permanent.

Un double hommage : le deuil au service de l’avenir

 

Ce rassemblement n’était pas qu’un rituel funèbre. En effet, avant de signer le cahier, ces gardiens de la République s’étaient retrouvés en conclave à la Haute Cour de justice. Leur objectif est de sonder l’horizon béninois, d’amortir les chocs exogènes et endogènes qui menacent le « vivre-ensemble » chèrement conquis depuis 2016. Dans un pays où les élections à venir – municipales en janvier 2026 – pèsent comme une épée de Damoclès, discuter de résilience au milieu du deuil, c’est faire d’une pierre deux coups.

« L’illustre disparu nous rappelle que la fidélité à la Nation passe par l’unité », glisse Vlavonou en conclusion, lapidaire : « Je garde assez de souvenirs de lui, et le reste appartient au destin. »

Le Bénin a salué Emmanuel Golou, figure politique discrète mais influente. De l’étudiant rebelle au stratège du budget, son parcours inspire une génération en quête d’unité et de service.
© Le Bénin a salué Emmanuel Golou, figure politique discrète mais influente. De l’étudiant rebelle au stratège du budget, son parcours inspire une génération en quête d’unité et de service.

Emmanuel Golou : une flamme s’éteint, mais l’héritage perdure.

Aujourd’hui, alors que les échos d’Azovè s’estompent, le Bénin se redresse, plus conscient de ses piliers fragiles. Emmanuel Golou n’était pas un tonitruant ; il était le ciment discret d’une démocratie naissante. Son départ interroge : qui prendra le relais pour tisser les budgets de demain, apaiser les fractures d’aujourd’hui ? À Cotonou, on murmure déjà que son ombre bienveillante veillera.

Son héritage de compromis et de service silencieux servira-t-il d’exemple aux jeunes politiciens béninois, ou sera-t-il emporté par le tourbillon des ambitions futures ?

 

Reconnaissance de la Palestine : quatre puissances bousculent l’ordre diplomatique

La quadruple reconnaissance de la Palestine par le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et le Portugal est un événement diplomatique majeur qui peut transformer la dynamique du conflit israélo-palestinien. Ce mouvement, bien qu’il offre des leviers symboliques et diplomatiques, comporte aussi des risques et des limites pratiques.

 

Londres, Ottawa, Canberra et Lisbonne – 21 septembre 2025 – Tandis que le monde a les yeux rivés sur le Brésil qui s’apprête à accueillir la COP30 en 2026, un mouvement synchronisé marque un virage historique dans la diplomatie occidentale. Le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et le Portugal ont officiellement reconnu l’État de Palestine ce dimanche. En effet, cette décision, annoncée simultanément par les quatre capitales, survient en pleine Assemblée générale des Nations unies à New York, où la question palestinienne domine les débats.

Elle représente une rupture avec la position traditionnelle des alliés occidentaux, qui conditionnaient jusqu’ici une telle reconnaissance à un accord de paix négocié avec Israël. Mais au-delà du symbole, cette étape soulève des questions cruciales : quels avantages et inconvénients cette reconnaissance apporte-t-elle aux acteurs impliqués ?

 

Une décision sous le poids des victimes et de la pression internationale

 

Le contexte tragique de la guerre à Gaza a amplifié la pression internationale sur les pays occidentaux. La reconnaissance intervient, par conséquent, après plus de deux ans de guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a fait environ 1 200 morts en Israël, suivie d’une offensive israélienne ayant causé plus de 41 000 victimes palestiniennes selon les autorités locales. Des organisations comme Amnesty International ont accusé Israël de crimes de guerre, accentuant l’urgence d’une action diplomatique.

Les justifications des dirigeants reflètent ce sentiment d’urgence. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a justifié la décision en déclarant que « reconnaître la Palestine est une étape essentielle vers une solution à deux États, pour briser le cycle de violence ». De même, du côté canadien, le Premier ministre Justin Trudeau a évoqué une « obligation morale » face à la souffrance humanitaire. À Canberra, Anthony Albanese a, quant à lui, insisté sur le fait que cette reconnaissance « renforce la légitimité internationale de la Palestine ». Enfin, le Portugal, qui rejoint ainsi une vague européenne, a présenté cette mesure comme un « geste de paix » aligné sur les valeurs de l’Union européenne.

Cette annonce ne se produit pas en vase clos. Au contraire, elle s’inscrit dans une dynamique plus large. Depuis 2023, treize pays ont déjà franchi le pas, dont l’Espagne, la Norvège, l’Irlande et le Mexique. D’autres, comme la France, la Belgique et Malte, sont attendus dans les prochains jours, potentiellement dès le discours d’Emmanuel Macron à l’ONU mardi.

 

Un pari diplomatique : les gains potentiels de la reconnaissance de la Palestine

 

Reconnaître l’État de Palestine offre plusieurs bénéfices concrets, tant pour les Palestiniens que pour les pays initiateurs.

Une légitimité accrue pour la Palestine : cette reconnaissance confère à la Palestine un statut d’État souverain aux yeux de plus de 150 pays (sur 193 membres de l’ONU), lui permettant de ratifier des traités internationaux, comme le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI). Ce nouveau statut pourrait, à terme, faciliter des poursuites contre des responsables impliqués dans des violations présumées des droits humains. Symboliquement, elle renforce le moral des Palestiniens et isole diplomatiquement Israël, souvent perçu comme un obstacle à la paix.

Un coup d’accélérateur pour la solution à deux États : pour les pays reconnaissants, cela matérialise l’engagement en faveur d’une cohabitation pacifique entre Israël et la Palestine. Le Royaume-Uni, par exemple, voit dans cette mesure un moyen de « pousser Israël vers des négociations sérieuses », comme l’a souligné Starmer. Des analystes estiment que cela pourrait relancer les pourparlers de paix gelés depuis des années.

Des bénéfices géopolitiques pour les nations occidentales : en se distançant légèrement des États-Unis – qui maintiennent une reconnaissance conditionnelle –, ces nations gagnent en crédibilité auprès du Sud global, où la cause palestinienne est populaire. De plus, cela pourrait atténuer les critiques internes sur leur soutien historique à Israël, comme au Canada où des manifestations pro-palestiniennes ont rythmé l’actualité.

 

Les revers de la médaille : les risques et les doutes qui planent

 

Cependant, la reconnaissance n’est pas sans revers, et pourrait même compliquer la situation sur le terrain.

Réactions hostiles d’Israël et de ses alliés : Israël a immédiatement qualifié cette décision de « récompense au terrorisme », avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou menaçant de « conséquences graves ». Les relations bilatérales, notamment en matière de commerce et de sécurité, pourraient se détériorer. Aux États-Unis, où la reconnaissance reste un tabou politique, cette initiative occidentale risque de créer des frictions au sein de l’OTAN et du G7.

Un impact incertain sur la réalité du terrain : comme l’ont noté des experts, une reconnaissance unilatérale ne résout pas les problèmes concrets : frontières, Jérusalem, réfugiés ou colonies israéliennes. Sans accord bilatéral, elle pourrait même être vue comme prématurée, affaiblissant les incitations à négocier. En Cisjordanie occupée, les réactions sont mitigées : certains y voient un « geste insuffisant » face à la poursuite des opérations militaires israéliennes.

Des coûts diplomatiques et des divisions internes : pour des pays comme l’Australie ou le Canada, à forte communauté juive, cela pourrait exacerber les divisions sociétales. De plus, si la reconnaissance n’aboutit pas à une adhésion pleine et entière à l’ONU (bloquée par un veto américain probable au Conseil de sécurité), elle risque de n’être qu’un symbole creux, frustrant les attentes palestiniennes.

 

L’onde de choc se propage sur la toile et dans les capitales

 

L’annonce a eu un écho immédiat, notamment sur X (anciennement Twitter), où elle a suscité un torrent de réactions. Certains utilisateurs ont salué un tournant historique, tandis que d’autres expriment leur stupeur face à la cascade de reconnaissances. En Palestine, à Ramallah, la nouvelle a été accueillie avec prudence, selon des sources locales, qui craignent que cela ne suffise pas à stopper les violences. Du côté israélien, les critiques fusent : un post viral accuse ces pays de « trahir un allié ». À l’ONU, le président turc Recep Tayyip Erdogan a profité de l’occasion pour annoncer qu’il aborderait « les atrocités à Gaza » mardi, soulignant que « cette Assemblée est différente grâce à ces reconnaissances ».

 

Reconnaissance de la Palestine : une nouvelle donne au Moyen-Orient ?

 

Cette quadruple reconnaissance marque un basculement. Pour la première fois, des puissances du Commonwealth et de l’UE atlantiste rompent avec la prudence américaine, pressant pour une résolution rapide du conflit. Si elle offre un espoir diplomatique aux Palestiniens, elle expose aussi ses promoteurs à des risques géopolitiques. Pour l’heure, cette initiative redessine les lignes d’un dossier vieux de plusieurs décennies, rappelant que la paix au Moyen-Orient reste un puzzle aux pièces manquantes.

Le véritable enjeu consiste désormais à savoir si ce front occidental nouvellement uni par la cause palestinienne saura maintenir sa pression sur Israël et les États-Unis pour faire de la solution à deux États une réalité, ou s’agit-il d’un simple coup d’éclat qui laissera le conflit s’enliser de nouveau ? Le temps le dira.

 

CCI Bénin adopte son budget 2026 : cap sur l’ambition économique

À Cotonou, les élus consulaires de la CCI Bénin lancent leur mandat 2025–2030 avec un budget stratégique. Une session marquée par l’unanimité, l’innovation et un partenariat renforcé avec le gouvernement.

 

COTONOU, le 19 septembre 2025 – Cotonou a vibré ce vendredi au rythme de l’avenir économique du Bénin. Dès l’ouverture, les élus de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin), réunis pour la 2ᵉ session ordinaire de l’Assemblée Consulaire 2025, ont posé la première pierre financière de leur mandat 2025-2030 en adoptant le budget 2026. Sous l’œil avisé du président Arnauld Akakpo et en présence de la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, cette réunion marque un tournant décisif pour les entreprises béninoises.

Le budget 2026 : un plan stratégique pour un nouvel essor

 

En effet, ce budget, qui s’inscrit dans la lignée du Plan Stratégique 2025-2030, baptisé RE-ESSOR, traduit une ambition claire : faire de la CCI Bénin un véritable pont entre les entrepreneurs et les opportunités de marché. D’après le président Akakpo, « Ce budget est notre feuille de route pour transformer l’économie béninoise avec rigueur et détermination ». De plus, cette première enveloppe budgétaire de la mandature a été minutieusement étudiée et validée, dans le but de renforcer le rôle de la CCI en tant que moteur de croissance pour le secteur privé.

Une gouvernance visionnaire pour le progrès

 

En outre, la session, tenue en ce jour, a rassemblé 63 des 69 élus consulaires dans une atmosphère de collaboration et d’engagement. Représentant la ministre Assouman, Is Dine Bouraïma, Conseiller Technique au Commerce, a salué l’importance de cet exercice, qu’il a qualifié de « gouvernance visionnaire pour l’avenir économique du Bénin ». Il a d’ailleurs rappelé le soutien indéfectible du gouvernement au secteur privé.

Par ailleurs, la ministre Shadiya Alimatou Assouman, présente sur les lieux, a enrichi les débats en proposant des recommandations clés pour amplifier l’impact du budget. Ses suggestions, accueillies avec enthousiasme, ont été intégrées aux amendements. C’est un signe manifeste de la volonté commune de perfectionner ce projet pour qu’il réponde aux attentes des entrepreneurs.

 

Un catalyseur pour l’avenir : l’unanimité des voix

 

Ainsi, l’ordre du jour, présenté avec clarté par le Secrétaire Général Raymond Adjakpa Abile, a permis d’encadrer les discussions. Il comprenait l’adoption du compte rendu de la session précédente, l’examen détaillé du budget 2026 et des échanges sur diverses questions. En conséquence, ce programme a abouti à l’adoption du budget par 63 voix sur 63, un signal fort de cohésion et d’ambition pour le futur.

 

Le pari de l’ambition économique pour le Bénin

 

En somme, la CCI Bénin sort renforcée de cette session, portée par une dynamique d’innovation et de partenariat avec le gouvernement. Le budget 2026 est plus qu’un simple document comptable : il est le socle d’une vision stratégique qui place les entreprises au cœur du développement économique. Désormais, avec le plan RE-ESSOR comme boussole, la CCI Bénin s’engage à consolider la place du pays comme hub économique majeur en Afrique de l’Ouest.

Le véritable enjeu consiste à déterminer si ce budget ambitieux sera suffisant pour relever les défis de la compétitivité et de l’innovation, et permettre aux entreprises béninoises de s’épanouir sur le marché international. C’est le défi que la CCI Bénin devra relever dans les cinq prochaines années

Cotonou célèbre 50 ans de CEDEAO : un village pour l’unité

À Cotonou, le « Village du cinquantenaire de la CEDEAO » s’apprête à faire vibrer la ville. Un événement phare qui unit institutions, citoyens et artistes autour de l’avenir de l’Afrique de l’Ouest.

 

Cotonou, le 19 septembre 2025 — L’air de Cotonou s’électrise à l’approche du week-end, et pour cause : la ville s’apprête à accueillir un événement d’envergure, la célébration des 50 ans de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dès mercredi, dans les couloirs du ministère des PME et de la Promotion de l’Emploi, une rencontre décisive a eu lieu entre l’ambassadeur Amadou Diongue, représentant résident de la Commission de la CEDEAO au Bénin, et le ministre Modeste Kérékou. Le sujet ? Le « Village du cinquantenaire », une initiative audacieuse qui promet de transformer la capitale béninoise en un véritable épicentre de l’intégration régionale.

 

CEDEAO : un « village » pour tisser des liens et célébrer 50 ans d’histoire

 

Par ailleurs, l’ambassadeur Diongue a présenté au ministre Kérékou les détails de cet événement phare. Conçu comme un carrefour vivant, le « Village du cinquantenaire » a pour vocation d’être un lieu d’échanges interculturels, un espace où se croiseront institutions, acteurs économiques, artistes et citoyens. L’objectif est de mettre en lumière les succès de l’intégration régionale. « Ce sera un lieu d’expression citoyenne, où institutions, acteurs économiques, culturels et citoyens du Bénin et de la sous-région se réuniront pour célébrer notre unité », a souligné le ministre Kérékou, insistant sur le caractère inédit de cette initiative.

 

Jeunesse et femmes : la CEDEAO parie sur l’avenir

 

En outre, la rencontre a servi de plateforme de réflexion sur le futur de l’organisation. Les discussions ont mis en évidence la nécessité d’impliquer davantage les jeunes et les femmes, véritables leviers de développement pour l’Afrique de l’Ouest. Ainsi, Modeste Kérékou a plaidé pour le renforcement du programme de Volontariat des jeunes de la CEDEAO afin de favoriser un brassage culturel des nouvelles générations. De son côté, le ministre a également proposé l’intégration de jeunes cadres dans les instances dirigeantes de l’organisation, une mesure audacieuse pour garantir la pérennité et la vitalité de la communauté.

 

Le Bénin, en première ligne pour l’unité régionale

 

En conséquence, cette rencontre officielle confirme l’engagement sans faille du Bénin à jouer un rôle moteur au sein de la CEDEAO. En accueillant favorablement les propositions de l’ambassadeur Diongue, le ministre Kérékou a réaffirmé la disponibilité totale de son ministère pour faire de ce cinquantenaire un succès retentissant. « Le ‘Village du cinquantenaire’ sera une vitrine de ce que nous avons construit ensemble, mais aussi un tremplin pour rêver plus grand », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de mobiliser tous les acteurs, des entrepreneurs aux artistes.

 

Et maintenant, le défi de la jeunesse !

 

Désormais, les préparatifs s’accélèrent et le Bénin se prépare à célébrer un demi-siècle d’unité avec panache. Le « Village du cinquantenaire » s’annonce comme un événement majeur, plus qu’une simple fête, un véritable symbole de collaboration et d’ambition pour l’avenir de la région. Le véritable enjeu consiste à transformer ces intentions en actions concrètes, afin que la jeunesse et les femmes deviennent les architectes de la prochaine ère d’intégration.

Le Bénin brille à Fortaleza : l’école au cœur du développement

Cotonou, 19 septembre 2025 – À Fortaleza, au Brésil, le Bénin a marqué les esprits lors du deuxième Sommet mondial de la Coalition pour l’alimentation scolaire, tenu les 18 et 19 septembre 2025. Sous la houlette du ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Salimane Karimou, la délégation béninoise a captivé l’audience internationale en partageant une vision audacieuse : transformer chaque cantine scolaire en un levier d’éducation, de nutrition et de développement économique. Ce sommet, axé sur le thème « Faire correspondre l’ambition avec des stratégies de financement durables », a révélé le Bénin comme un modèle inspirant pour l’Afrique et au-delà.

Une ambition au service des écoliers

 

Face à un parterre de délégations venues du monde entier, le ministre Karimou a défendu avec ferveur l’approche béninoise.

« Un repas chaud et équilibré pour chaque enfant, où qu’il soit, n’est pas une option : c’est une priorité », a-t-il déclaré.

Au cœur de son intervention, une stratégie multisectorielle impliquant les ministères des Finances, de l’Agriculture et de l’Éducation, qui conjuguent leurs efforts pour garantir des repas scolaires de qualité. De plus, cette coordination, soutenue par des partenaires comme le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et des ONG, fait du Bénin un exemple de gouvernance efficace.

 

Les cantines, un investissement d’avenir

 

Le ministre a martelé un message fort : les repas scolaires ne sont pas une simple dépense, mais un investissement stratégique. En nourrissant 1,4 million d’écoliers dans 5 709 écoles publiques – soit 75 % de couverture nationale – le Programme National de l’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI) améliore la fréquentation scolaire, booste la réussite académique et combat la malnutrition. Mais l’impact va plus loin : en privilégiant les produits locaux, le programme dynamise l’économie agricole, offrant un modèle durable qui profite aux communautés rurales et renforce la légitimité de l’État.

 

Un rayonnement international

 

L’intervention du Bénin a suscité l’admiration de délégations comme celles du Paraguay, de l’Angola et de Sao Tomé-et-Principe, qui ont salué son leadership. Porté par la vision du président Patrice Talon, le pays s’impose comme une référence en matière d’alimentation scolaire.

« Le Bénin montre qu’avec du réalisme et de l’ambition, on peut transformer des vies tout en stimulant l’économie », a noté un représentant angolais.

La diversification des financements, mêlant ressources nationales et appuis internationaux, a également été applaudie comme un exemple de résilience face aux contraintes budgétaires.

Le Bénin s’impose comme modèle au Sommet mondial de l’alimentation scolaire à Fortaleza. Grâce au PNASI, il allie nutrition, éducation et développement local pour transformer durablement la vie des écoliers.
© Le Bénin s’impose comme modèle au Sommet mondial de l’alimentation scolaire à Fortaleza. Grâce au PNASI, il allie nutrition, éducation et développement local pour transformer durablement la vie des écoliers.

Un modèle ancré dans le local pour l’autonomie alimentaire

 

Depuis son lancement en 2017, le PNASI couvre 76 communes et 11 départements, mobilisant l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition, les collectivités locales et des partenaires internationaux. En plus de nourrir les écoliers, il crée des opportunités pour les agriculteurs locaux, renforçant les circuits courts et la souveraineté alimentaire. Ce modèle, à la fois inclusif et innovant, fait en effet du Bénin un pionnier dont les leçons résonnent bien au-delà de ses frontières.

 

Un message d’espoir pour l’avenir

 

En somme, alors que le sommet de Fortaleza s’achève, le Bénin retourne à Cotonou avec une fierté légitime. En plaçant les enfants et l’éducation au cœur de ses priorités, le pays prouve qu’un simple repas peut changer des destins et bâtir un avenir plus juste. Un message d’espoir qui, de Fortaleza à Cotonou, inspire le monde entier. Le véritable défi, désormais, sera de maintenir et d’étendre la couverture de ce programme pour atteindre les 100 % de scolarisation, tout en garantissant la durabilité et la qualité des repas face aux aléas climatiques et économiques.

Cotonou : le PNUD et le Bénin unis pour les femmes

À Cotonou, une rencontre stratégique entre le ministère des Affaires Sociales et le PNUD pose les bases d’un partenariat ambitieux pour l’autonomisation des femmes béninoises.

 

Cotonou, 19 septembre 2025 — Hier, dans une ambiance empreinte d’espoir et d’ambition, le ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance à Cotonou a été le théâtre d’une rencontre décisive. Véronique Tognifodé, ministre en charge de ces questions cruciales, a accueilli Titus Osundina, Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Bénin. Au menu des discussions : l’égalité de genre, l’autonomisation économique des femmes et un partenariat renforcé pour transformer la vie des Béninoises. Ainsi, une étape vibrante vers un avenir où chaque femme peut briller.

 

Une vision commune pour l’égalité de genre

 

Les échanges entre la ministre et le représentant du PNUD ont mis en lumière des priorités audacieuses. L’égalité de genre, au cœur des ambitions du Bénin, n’est pas qu’un slogan : c’est un levier pour le développement durable. « Ensemble, nous construisons un avenir meilleur », a déclaré un proche du dossier, résumant l’esprit de cette rencontre. Par conséquent, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de collaborer étroitement pour faire avancer des initiatives concrètes, avec un focus particulier sur l’autonomisation économique et sociale des femmes.

 

Des projets concrets pour changer la donne

 

Trois axes majeurs ont émergé de cette audience. Tout d’abord, la dynamisation du Compendium des Compétences Féminines du Bénin, une plateforme visant à valoriser les talents et les expertises des femmes à travers le pays. Ensuite, l’accélération de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité, un programme clé pour garantir que les femmes jouent un rôle central dans la consolidation de la paix et la prévention des conflits. Enfin, un appui renforcé à l’éducation financière, afin d’équiper les Béninoises des outils nécessaires pour gérer leurs ressources, entreprendre et prospérer.

 

Un partenariat qui fait la différence

 

Le PNUD, partenaire de longue date du Bénin, apporte son expertise mondiale pour soutenir ces ambitions. De la formation à l’accès au financement, en passant par la promotion des droits des femmes, cette collaboration promet des avancées tangibles. « Le Bénin montre la voie en plaçant les femmes au cœur de son développement », a souligné Titus Osundina, saluant l’engagement de la ministre Tognifodé. De plus, ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large, où l’autonomisation féminine devient un moteur de transformation sociale et économique.

 

L’autonomisation des femmes, moteur d’un avenir durable

 

En somme, cette rencontre à Cotonou résonne comme un appel à l’action. Dans un pays où les femmes représentent une force vive, leur accès à l’éducation, aux opportunités économiques et à la prise de décision est une priorité nationale. Grâce au soutien du PNUD, le Bénin trace une voie inspirante, où l’égalité de genre n’est plus un rêve, mais une réalité en construction. Le véritable défi, désormais, sera de traduire ces ambitions en résultats palpables sur le terrain, en garantissant que ces initiatives touchent les femmes les plus vulnérables, en milieu rural comme en milieu urbain, afin de faire du Bénin un modèle régional en matière d’égalité et de développement inclusif.

La Cheffe Eden Food : 100 marmites de 50 kg en 24h chrono

Cotonou, 18 septembre 2025 – Imaginez une cuisine géante où la solidarité se cuisine à feu doux, pour transformer un défi fou en festin géant. Eden Food, la cheffe béninoise au cœur d’or, s’apprête à relever un pari culinaire inédit : préparer 100 marmites de 50 kg chacune en seulement 24 heures, en novembre 2025. Une prouesse qui vise à nourrir 25 000 personnes vulnérables, des rues animées de Cotonou aux couloirs des hôpitaux. En effet, ce n’est pas qu’un repas ; c’est un cri d’espoir, un geste qui pourrait bien inspirer le monde entier.

 

Un festin pour les oubliés : L’audace au service de la solidarité

 

Eden Food, figure montante de la gastronomie béninoise, ne cuisine pas seulement des plats : elle nourrit des rêves. Son challenge, annoncé avec passion, cible les plus fragiles de la société. Parmi les 25 000 bénéficiaires, on retrouve les enfants des rues qui errent sous le soleil tropical, les orphelins abrités dans des centres surchargés, les commerçants du mythique marché Dantokpa – le plus grand d’Afrique de l’Ouest –, les patients épuisés du Centre National Hospitalier Universitaire (CNHU), les internés à Jacquot et même les personnes incarcérées. « Nourrir, c’est redonner de la dignité », semble-t-elle dire, transformant ainsi des ingrédients simples en bouclier contre la faim et l’isolement.

 

24 heures pour un miracle gastronomique : les coulisses d’un projet titanesque

 

Par ailleurs, prévu pour novembre 2025, ce marathon culinaire exigera une organisation titanesque : 100 marmites de 50 kg, soit 5 tonnes de nourriture à concocter en un jour seulement. Des équipes de volontaires, des fournisseurs locaux et une logistique rodée seront de la partie. Mais au-delà des chiffres impressionnants, c’est l’âme de ce projet qui captive : un mélange de saveurs béninoises authentiques – ignames, sauces piquantes, ignames pilés et condiments ancestraux – servi avec une générosité débordante. Grâce à cette initiative, Eden Food, avec son tablier de super-héroïne, veut prouver que la cuisine peut être une arme contre la pauvreté et l’exclusion.

 

Un appel à la mobilisation collective : la recette du succès

 

Ce défi n’est pas solitaire. Eden Food lance un vibrant appel à la solidarité : « Préparons-nous à lui donner toute la force nécessaire pour réussir ce challenge incroyable. » Des dons en ingrédients, du soutien logistique ou simplement des encouragements pourraient faire pencher la balance. En ces temps où les crises alimentaires touchent de plus en plus de familles, cette initiative résonne comme un phare. Elle rappelle que le Bénin, terre de résilience, excelle dans l’art de transformer l’adversité en festin partagé.

 

Une aventure culinaire et humaine : le festin ne fait que commencer

 

En somme, les préparatifs s’esquissent déjà, l’aventure d’Eden Food nous invite tous à nous retrousser les manches. Nourrir 25 000 personnes en 24 heures ? C’est plus qu’un défi : c’est une révolution culinaire et humaine. Le véritable enjeu, à présent, sera de mobiliser les ressources nécessaires pour faire de cette vision une réalité, et de voir si une telle initiative peut inspirer d’autres chefs et entrepreneurs sociaux à travers le continent, faisant de la gastronomie un levier de changement à l’échelle panafricaine.

Cotonou 2025 : quand l’intelligence collective devient arme de paix

Cotonou devient le cœur stratégique d’une Afrique de l’Ouest unie contre l’extrémisme violent.

 

Cotonou, 18 septembre 2025 – Ce matin, le Sofitel Hôtel de Cotonou s’est transformé en un carrefour d’espoir et d’action. Le Dialogue régional sur les architectures de paix, lancé en grande pompe par le ministre béninois de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, réunit des acteurs clés de l’Afrique de l’Ouest pour répondre à une question brûlante : « Comment enrayer la montée de l’extrémisme violent dans le Golfe de Guinée ? » En présence de la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies, Aminatou Sar, et du Représentant du PNUD, Titus Osundina, ce sommet marque un tournant dans la quête d’une paix durable et d’un développement régional harmonieux.

Le Dialogue régional sur les architectures de paix réunit à Cotonou des acteurs clés de l’Afrique de l’Ouest pour bâtir une réponse collective face à l’extrémisme, aux crises climatiques et aux menaces transnationales. Une initiative portée par le PNUD et le gouvernement béninois.
© Le Dialogue régional sur les architectures de paix réunit à Cotonou des acteurs clés de l’Afrique de l’Ouest pour bâtir une réponse collective face à l’extrémisme, aux crises climatiques et aux menaces transnationales. Une initiative portée par le PNUD et le gouvernement béninois.

Une région face à ses défis : L’appel à la synergie à Cotonou

 

Malgré les efforts des pays de la sous-région – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo –, les groupes extrémistes continuent de prospérer.

« Pourquoi ? Parce qu’il manque une synergie, une coordination efficace entre nos nations », a martelé Alassane Seidou lors de son discours d’ouverture.

Face à des menaces transnationales comme le terrorisme, la piraterie maritime et les trafics illicites, le ministre a appelé à un cadre régional cohérent pour consolider la paix.

« Le Bénin est prêt à s’associer à toute initiative pour une lutte plus efficace contre l’extrémisme », a-t-il assuré, réaffirmant l’engagement de son pays.

Un dialogue pour unir les forces : une alliance pour l’action collective

 

Organisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ce dialogue réunit environ 80 participants : décideurs politiques, experts régionaux, représentants de la CEDEAO, leaders communautaires, religieux, ainsi que des organisations de femmes et de jeunes. Pendant deux jours, ces acteurs échangeront pour poser les bases d’une réponse collective face aux crises sécuritaires et climatiques qui fragilisent la région.

Aminatou Sar, Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Bénin, a souligné l’engagement de l’ONU : « Ce dialogue n’est pas qu’une réflexion. Nous sommes prêts à agir pour accompagner la sous-région vers un environnement de paix, indispensable au développement durable. »

Vers des solutions concrètes : une feuille de route pour l’avenir

 

Durant ce sommet, les participants travailleront à l’élaboration d’une feuille de route commune, avec des recommandations pour renforcer les mécanismes d’alerte précoce et promouvoir une gouvernance de la paix efficace. En réunissant des voix diverses – des institutions aux communautés locales – le dialogue ambitionne de transformer les défis en opportunités, en misant sur la collaboration transfrontalière.

Le Dialogue régional sur les architectures de paix réunit à Cotonou des acteurs clés de l’Afrique de l’Ouest pour bâtir une réponse collective face à l’extrémisme, aux crises climatiques et aux menaces transnationales. Une initiative portée par le PNUD et le gouvernement béninois.
© Le Dialogue régional sur les architectures de paix réunit à Cotonou des acteurs clés de l’Afrique de l’Ouest pour bâtir une réponse collective face à l’extrémisme, aux crises climatiques et aux menaces transnationales. Une initiative portée par le PNUD et le gouvernement béninois.

Cotonou, capitale de l’espoir

 

Le Bénin, engagé dans sa quête de stabilité, affirme sa détermination en accueillant cet événement d’envergure. Par ce geste, il envoie un signal fort aux autres nations : face à l’adversité, seule l’union et l’intelligence collective peuvent ouvrir la voie vers un avenir apaisé. Ce dialogue régional sur les architectures de paix pourrait, en effet, redessiner le futur de l’Afrique de l’Ouest — à condition que les décisions prises en synergie soient concrètement mises en œuvre par tous.

Pendant que les débats battent leur plein, Cotonou incarne la promesse d’un renouveau. Toutefois, le véritable défi commence maintenant : il s’agit de passer de la parole aux actes, et de traduire cette volonté politique en une réponse régionale forte, cohérente et durable face à la menace terroriste.

 

Cotonou : l’Afrique de l’Ouest trace sa route vers la paix

Cotonou rallume la flamme de la paix régionale : un sommet décisif face aux menaces du Golfe de Guinée.

Cotonou, 18 septembre 2025 – En ce moment même, Cotonou est le carrefour de l’espoir pour l’Afrique de l’Ouest. La capitale économique du Bénin accueille actuellement un Dialogue régional sur les architectures de paix, orchestré par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Ce dialogue s’organise en partenariat avec les gouvernements du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo. Face à l’ombre grandissante des menaces transnationales dans le Golfe de Guinée, ce sommet s’impose comme une réponse audacieuse pour bâtir une paix durable et une résilience collective.

 

Une région sous haute tension : les chiffres de l’urgence

 

Le Golfe de Guinée est à un tournant. L’expansion des groupes extrémistes venus du Sahel, la piraterie maritime, les trafics illicites et les ravages du changement climatique menacent cette région. En effet, l’instabilité y est croissante. Selon l’Indice mondial du terrorisme 2025, le Sahel a concentré 51 % des décès liés au terrorisme en 2024, un chiffre qui a doublé en cinq ans. À cela s’ajoutent 4,3 millions de personnes déplacées, des tensions socio-économiques amplifiées par la pauvreté et le chômage des jeunes, et des mécanismes de paix nationaux souvent dépassés. C’est pourquoi ce dialogue régional arrive à point nommé pour fédérer les énergies et contrer ces défis.

 

Une action collective pour une résilience renforcée

 

Pendant deux jours, environ 70 acteurs clés – responsables gouvernementaux, experts, leaders communautaires, représentants de la société civile, groupes de femmes et de jeunes, ainsi que des partenaires internationaux comme le Japon, le Danemark, le Luxembourg et la Corée du Sud – se réunissent à Cotonou. Soutenu par la Facilité de prévention pour le Golfe de Guinée du PNUD, cet événement ambitionne de poser les bases d’une collaboration régionale efficace. L’objectif est de forger des réponses concrètes face à l’extrémisme violent, la criminalité transnationale et les crises climatiques qui fragilisent les communautés.

 

L’élaboration d’une feuille de route pour la paix et la sécurité

 

Les discussions ne se contenteront pas de diagnostics. Les participants travailleront à une compréhension commune des enjeux, élaboreront des recommandations pour renforcer les systèmes d’alerte précoce et dessineront une feuille de route pour une gouvernance de la paix et de la sécurité dans la région. C’est ainsi que ce sommet se distingue comme un engagement pour des actions tangibles, capables de transformer la dynamique régionale et de garantir un avenir stable pour les populations.

 

Le Bénin, chef de file d’une alliance stratégique pour la stabilité régionale

 

En accueillant ce dialogue, le Bénin se positionne comme un acteur central dans la quête de stabilité en Afrique de l’Ouest. En ce matin d’ouverture, Cotonou incarne un message d’espoir : face aux défis, l’union fait la force. Ce sommet pourrait bien marquer un tournant, non seulement pour le Golfe de Guinée, mais pour toute une région en quête de paix et de prospérité. La question est désormais de savoir si cette initiative se transformera en une force de frappe concrète et durable, capable de surmonter les rivalités nationales et de créer une véritable architecture de paix régionale.

À suivre…