Gen Z 212 : la jeunesse marocaine secoue les rues

Ce qui n’était qu’un fil de discussion sur Discord est devenu un mouvement national. En effet, le collectif Gen Z 212, né en ligne le 18 septembre, mobilise des milliers de jeunes dans les rues du Maroc pour dénoncer les inégalités et les dysfonctionnements des services publics.

 

Rabat, 2 octobre 2025 – Mercredi midi, sur les places ombragées de Rabat, un groupe de jeunes, smartphones en main, scande des slogans rythmés par des tambours improvisés. Ce qui a commencé comme un fil de discussion sur Discord s’est mué en manifestations dans une dizaine de villes : Casablanca, Agadir, Marrakech.

Le collectif Gen Z 212 – un clin d’œil au code téléphonique du Maroc – rassemble des milliers de voix, dans le but de réclamer des réformes concrètes : éducation, santé, transparence. Ainsi, entre tambours improvisés et slogans viraux, une génération connectée impose sa voix dans l’espace public.

Manifestations Gen Z 212 Maroc : des milliers de jeunes réclament des réformes sur l’éducation, la santé et la gouvernance. Tensions, mobilisation et espoir.
© Manifestations Gen Z 212 Maroc : des milliers de jeunes réclament des réformes sur l’éducation, la santé et la gouvernance. Tensions, mobilisation et espoir.

De Discord aux rues : naissance d’un mouvement

 

Avec plus de 100 000 membres sur son serveur Discord, et des relais sur TikTok et Telegram, le mouvement a émergé d’une frustration palpable : un chômage des jeunes flirtant avec les 35-39 %, des hôpitaux sous-équipés et des écoles délaissées, tandis que des fonds massifs sont alloués aux stades de la Coupe du monde 2030.

De plus, la mort de huit femmes dans un hôpital mal approvisionné à Agadir a cristallisé la colère. Ce drame, perçu comme le symbole d’une négligence systémique, a transformé la frustration numérique en mobilisation physique. Par conséquent, les cortèges réclament des « hôpitaux, pas de stades », et une gouvernance transparente.

Gen Z 212 :  des rassemblements sous tension

 

Depuis le 27 septembre, les manifestations ont gagné Casablanca, Marrakech, Agadir et d’autres villes. Toutefois, initialement pacifiques, elles ont dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, ce qui a conduit à des véhicules incendiés et des bâtiments publics vandalisés. Le bilan est lourd : au moins deux morts – dont un à Lqliaa près d’Agadir, où la police a ouvert le feu en invoquant la légitime défense –, plus de 400 arrestations et 280 blessés, majoritairement des agents. Néanmoins, les manifestants, âgés de 18 à 22 ans pour la plupart, insistent sur leur engagement non violent, accusant des infiltrés de semer le chaos pour discréditer le mouvement.

Réactions gouvernementales et promesses de réformes

 

Sous pression, le gouvernement promet des discussions ainsi que des réformes. Cependant, le ministère de l’Intérieur, par la voix de son porte-parole Rachid El Jalfi, évoque des « transgressions aux mesures de sécurité » pour justifier les interventions. Sur X, les voix du collectif réaffirment leur engagement non violent : « Nous ne sommes pas des fauteurs de troubles, mais une génération d’éveil et de responsabilité. »

Manifestations Gen Z 212 Maroc : des milliers de jeunes réclament des réformes sur l’éducation, la santé et la gouvernance. Tensions, mobilisation et espoir.
© Manifestations Gen Z 212 Maroc : des milliers de jeunes réclament des réformes sur l’éducation, la santé et la gouvernance. Tensions, mobilisation et espoir.

Une jeunesse connectée face à l’immobilisme

 

Ce soulèvement s’inscrit également dans une dynamique mondiale portée par la Gen Z. Numérique, structurée et déterminée, cette jeunesse marocaine refuse l’attentisme. À Discord, les débats continuent ; dans les rues, l’appel à un Maroc plus juste résonne, un slogan à la fois.

 

Gen Z 212 : une génération connectée, une démocratie en mouvement

 

En définitive, le soulèvement du collectif Gen Z 212 ne se résume pas à une mobilisation ponctuelle : il incarne une rupture générationnelle, portée par des jeunes qui refusent le silence face aux inégalités. En d’autres termes, en investissant les rues comme les plateformes numériques, cette jeunesse marocaine redéfinit les codes de l’engagement citoyen.

À travers leurs slogans, leurs revendications et leur organisation décentralisée, les membres du mouvement posent une question essentielle : quelle place accorder à une génération qui veut construire, et non subir, l’avenir de son pays ?

Java-Est : Une course contre la montre pour les élèves piégés

Suite à un séisme de magnitude 6,5, les secouristes indonésiens fouillent les ruines d’une école islamique effondrée. Alors que des dizaines d’élèves sont encore piégés, la fenêtre critique de sauvetage se referme. Ce drame met en lumière la vulnérabilité des infrastructures urbaines face à une série de secousses qui ébranlent Java-Est.

 

Sidoarjo, 2 octobre 2025 – Mercredi matin, sous un ciel chargé de poussière, des équipes de secouristes creusent méthodiquement les décombres d’un bâtiment effondré, leurs pelles raclant le béton encore tiède. À Sidoarjo, dans la province de Java-Est, un séisme de magnitude 6,5 survenu mardi a aggravé une situation déjà tendue à cause d’une série de tremblements de terre dans les dernières 24 heures.

Au moins six personnes ont perdu la vie dans l’effondrement partiel d’une école islamique en construction, et ce, tandis que des dizaines d’élèves restent piégés sous les ruines, ce qui signifie que la fenêtre critique de 72 heures pour les sauvetages s’amenuise.

Une série sismique meurtrière frappe Java-Est

 

L’épicentre du principal choc, survenu en début d’après-midi, se situait au large de la côte est de Java, près de l’île touristique de Bali. De plus, une activité sismique accrue a précédé ce séisme : un tremblement de magnitude 6,0 a secoué la région plus tôt dans la journée, et les autorités avaient déjà signalé une secousse de 5,7 le 25 septembre. Au total, ces événements ont endommagé des habitations, des infrastructures et des bâtiments publics, blessant au moins trois personnes et semant la panique parmi les populations locales.

Séisme Sidoarjo Java-Est école islamique : au moins six morts, des élèves piégés, les secours s’activent face à l’urgence humanitaire.
© Séisme Sidoarjo Java-Est école islamique : au moins six morts, des élèves piégés, les secours s’activent face à l’urgence humanitaire.

Une école islamique effondrée à Sidoarjo

 

À Sidoarjo, l’Al-Khoziny Islamic Boarding School s’est partiellement écroulée au moment où des étudiants se rassemblaient pour les prières de l’après-midi, piégeant potentiellement des dizaines d’entre eux.

Les efforts de secours, menés par des équipes locales et soutenus par l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), se heurtent à des obstacles : en effet, le séisme de 6,5 a compacté davantage les débris, rendant les fouilles plus ardues. Cinq survivants ont été extraits des ruines jusqu’à présent, mais les autorités estiment que le bilan pourrait s’alourdir.

Séisme Sidoarjo Java-Est école islamique : au moins six morts, des élèves piégés, les secours s’activent face à l’urgence humanitaire.
© Séisme Sidoarjo Java-Est école islamique : au moins six morts, des élèves piégés, les secours s’activent face à l’urgence humanitaire.
Séisme Sidoarjo Java-Est école islamique : au moins six morts, des élèves piégés, les secours s’activent face à l’urgence humanitaire.
© Séisme Sidoarjo Java-Est école islamique : au moins six morts, des élèves piégés, les secours s’activent face à l’urgence humanitaire.

Des dégâts matériels étendus

 

La « Ceinture de feu du Pacifique » expose régulièrement l’Indonésie à une forte activité sismique, qui a déjà touché plus de 160 villes ces dernières années ; pourtant, cette série de secousses révèle encore la vulnérabilité persistante des structures urbaines.

En conséquence, au-delà des pertes humaines immédiates, les dégâts matériels s’étendent : des maisons fissurées à Java-Est, des routes endommagées et des interruptions d’électricité locales. Le gouvernement indonésien a mobilisé des ressources pour évaluer l’ampleur des impacts, tandis que des organismes comme GDACS ont émis des alertes vertes, indiquant un risque humanitaire modéré pour l’instant. Les secouristes, épuisés mais déterminés, poursuivent leurs opérations, un survivant à la fois, dans le but de battre la montre contre les heures critiques.

 

Un drame qui interroge la résilience urbaine

 

En conclusion, ce séisme à Sidoarjo rappelle la fragilité des infrastructures face aux catastrophes naturelles. Alors même que les secouristes poursuivent leur mission avec acharnement, la tragédie soulève des questions sur la sécurité des bâtiments en zone sismique et la préparation des collectivités face à l’urgence.

 

Leadership féminin : le Bénin inspire les élues du Sahel

Une délégation d’élues venues du Sénégal et des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) a rejoint le Caucus des femmes parlementaires du Bénin pour une séance de travail stratégique. L’objectif est double : premièrement, partager les avancées béninoises en matière de représentativité féminine et, deuxièmement, poser les bases d’une synergie régionale pour renforcer le pouvoir politique des femmes.

 

Porto-Novo, 2 octobre 2025 – Mardi après-midi, dans la salle polyvalente Antoine Kolawolé Idji du Palais des Gouverneurs, les chaises se sont remplies progressivement d’un cercle de femmes déterminées. Une délégation d’élues venues du Sénégal et des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) – Niger, Mali, Burkina Faso – a rejoint les membres du Caucus des femmes parlementaires du Bénin pour une séance de travail.

Organisée par le Gorée Institute et l’Institut pour la Gouvernance Démocratique (IGD), cette rencontre s’inscrit ainsi dans un voyage d’études visant à explorer les voies pour une meilleure représentativité féminine dans les instances de décision.

Rencontre Caucus femmes parlementaires Bénin AES : des élues du Sahel saluent les avancées du Bénin et explorent les leviers du leadership féminin en Afrique de l’Ouest.
© Rencontre Caucus femmes parlementaires Bénin AES : des élues du Sahel saluent les avancées du Bénin et explorent les leviers du leadership féminin en Afrique de l’Ouest.

Le Caucus béninois en vitrine régionale

 

À l’invitation de l’honorable Djamilatou Sabi Mohamed, présidente du Caucus, les visiteuses ont découvert l’expérience béninoise en matière de plaidoyer. Tout d’abord, l’honorable a remercié le président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, pour son soutien. Puis, elle a retracé la genèse du Caucus. Depuis sa création en 2023, cette plateforme a mené des actions concrètes : plaidoyers, sensibilisations et lobbyings pour accroître la présence des femmes dans les sphères électives et décisionnelles, avec le soutien de partenaires comme l’IGD.

« L’immense contribution des partenaires, tels que l’IGD, a été essentielle pour atteindre nos objectifs », a-t-elle souligné, en insistant sur le rôle clé de ces soutiens techniques et financiers.

Leadership féminin : une progression saluée par les délégations

 

Or, ce qui retient particulièrement l’attention des déléguées, c’est ce bond qualitatif au Bénin : de la législature précédente à aujourd’hui, où 29 femmes siègent à l’Assemblée. Une progression qui, pour elles, mérite d’être décortiquée et adaptée à leurs contextes respectifs.

Le séjour, prévu pour une semaine, promet un programme dense : panels d’échanges, tables rondes et discussions thématiques sur le leadership et la gouvernance, avec notamment un focus sur le renforcement du pouvoir politique des femmes en zones fragiles. Telle est l’ambition qu’a détaillée le Dr Aziz Chabi Imorou, Directeur de l’IGD, en présentant l’agenda comme un espace pour des retours croisés et concrets.

Rencontre Caucus femmes parlementaires Bénin AES : des élues du Sahel saluent les avancées du Bénin et explorent les leviers du leadership féminin en Afrique de l’Ouest.
© Rencontre Caucus femmes parlementaires Bénin AES : des élues du Sahel saluent les avancées du Bénin et explorent les leviers du leadership féminin en Afrique de l’Ouest.

Leadership féminin : vers une synergie régionale pour la gouvernance

 

Doudou Dia, Directeur du Gorée Institute, a salué l’accueil et la portée de l’initiative : « Que l’expérience béninoise fasse école dans la région, afin de créer une synergie citoyenne des femmes au service de la gouvernance, de la paix et de la stabilité ouest-africaine. »

Mme Diago Ndiaye, au nom de sa délégation, a exprimé sa gratitude pour ces échanges fructueux, insistant :

« L’expérience béninoise doit non seulement être saluée, mais aussi répliquée. »

Rencontre Caucus femmes parlementaires Bénin AES : des élues du Sahel saluent les avancées du Bénin et explorent les leviers du leadership féminin en Afrique de l’Ouest.
© Rencontre Caucus femmes parlementaires Bénin AES : des élues du Sahel saluent les avancées du Bénin et explorent les leviers du leadership féminin en Afrique de l’Ouest.

Semer les graines d’un leadership féminin régional

 

Autour de la table, aux côtés de Djamilatou Sabi Mohamed, figuraient les députées Glawdys Tossou, Natacha Kpotchan, Sofiath Schanou Arouna, Denise Dègbédji et Gniré Fatouma Tony. Ces parlementaires béninoises ont partagé leurs parcours et stratégies. C’est ainsi que ces premiers dialogues posent les bases d’une collaboration régionale, où les avancées locales pourraient inspirer des réformes plus larges. Une semaine d’immersion qui, au fil des discussions, pourrait bien semer les graines d’un leadership féminin plus fort en Afrique de l’Ouest.

 

Un levier collectif pour transformer la gouvernance

 

Cette rencontre entre élues du Bénin, du Sénégal et des pays de l’AES dépasse le cadre d’un simple échange institutionnel. En réalité, elle incarne une dynamique de co-construction, où les expériences locales nourrissent une ambition régionale : celle d’une gouvernance plus inclusive, portée par des femmes engagées et stratèges. Par conséquent, en tissant des liens durables, ce voyage d’études ouvre la voie à une solidarité parlementaire féminine capable d’influencer les réformes, de renforcer la paix et de faire émerger une nouvelle génération de leadership en Afrique de l’Ouest.

Le 5e Forum des Maires de l’ONU : quand les villes redéfinissent le multilatéralisme

Les 6 et 7 octobre, plus de 160 municipalités convergeront vers le cinquième Forum des maires des Nations Unies. Sous le thème « Les villes façonnent l’avenir », cette édition marque un tournant : les collectivités locales s’affirment en effet comme des acteurs stratégiques du multilatéralisme, porteurs de solutions face aux crises globales. Il en résulte un agenda ambitieux, entre objectifs de développement durable et gouvernance urbaine.

Genève, 2 octobre 2025 – Imaginez un auditorium aux baies vitrées donnant sur le lac Léman, où des maires du monde entier, dossiers sous le bras, échangent sur des défis qui ne connaissent pas de frontières. Les 6 et 7 octobre, cette scène se matérialisera au cinquième Forum des maires des Nations Unies, placé sous le thème « Les villes façonnent l’avenir ».

L’événement, qui se tiendra dans la capitale suisse des diplomates, vise à amplifier la voix des collectivités locales dans les débats mondiaux, habituellement réservés aux États. C’est pourquoi ce Forum est le signe d’un basculement discret : le multilatéralisme s’ouvre aux territoires urbains, car ces derniers sont des laboratoires d’innovation confrontés aux urgences climatiques, sanitaires et sociales.

 

Forum des Maires de l’ONU : une gouvernance urbaine en dialogue avec le global

 

Depuis sa création en 2020 sous l’égide de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies (CEE-ONU), le Forum des maires a pour vocation de tisser une cohérence entre les niveaux local, régional et global de la gouvernance urbaine.

Plus de 160 villes y ont déjà pris part lors de ses éditions annuelles, profitant de ces rencontres pour partager des pratiques concrètes et dialoguer avec les États membres et les organisations internationales. L’objectif reste clair : offrir aux municipalités une place affirmée dans le débat multilatéral, afin de les positionner comme acteurs à part entière face aux crises planétaires.

 

Trois ODD au cœur des discussions

 

Plus précisément, cette édition se concentrera sur trois Objectifs de développement durable (ODD) : l’ODD 3 pour la santé et le bien-être, l’ODD 5 pour l’égalité des genres, et l’ODD 8 pour un travail décent et une croissance économique inclusive. En outre, les maires aborderont des enjeux urbains cruciaux, tels que le financement climatique, les examens locaux volontaires, ou les défis du logement abordable et durable.

 

Des figures clés pour une vision partagée

 

Parmi les intervenants, on retrouve des figures clés comme Christina Kitsos, vice-maire de Genève et présidente du Global Cities Hub ; Tatiana Molcean, secrétaire exécutive de la CEE-ONU ; et Anaclaudia Rossbach, directrice exécutive d’ONU-Habitat. Leur présence souligne la reconnaissance croissante du rôle des villes dans l’agenda international.

 

Forum des Maires de l’ONU :  le logement durable au cœur de la réunion ministérielle

 

Le forum s’étendra au-delà des deux jours prévus. En effet, le 8 octobre, une réunion ministérielle dans le cadre de la 86ᵉ session du Comité de l’UNECE sur le développement urbain, le logement et l’aménagement du territoire mettra l’accent sur le logement abordable et durable. Dix ans après l’adoption de la Charte de Genève pour un logement durable, les ministres devront avancer des actions tangibles face à une crise qui touche les métropoles ainsi que les villes moyennes.

Comme le note un expert d’ONU-Habitat, « sans des villes capables de loger dignement leurs habitants, aucun pays ne peut atteindre les objectifs de durabilité ». Dès lors, cette séquence d’événements illustre une interdépendance accrue entre échelles de gouvernance, où les initiatives locales nourrissent les stratégies nationales.

 

Forum des Maires de l’ONU : vers un multilatéralisme polycentrique

 

En conclusion, en institutionnalisant leur rôle, le Forum de Genève ne se limite pas à un échange de bonnes pratiques : il redessine progressivement la carte du pouvoir mondial, faisant des villes des piliers incontournables de l’agenda onusien pour 2030. Autrement dit, il s’agit d’un multilatéralisme polycentrique qui, pour affronter les crises globales, mise sur une cohabitation entre États et territoires.

Toutefois, des questions persistent : comment harmoniser les ambitions des maires avec les priorités étatiques ? Quelle légitimité accorder aux représentants locaux dans des négociations marquées par la souveraineté des États ?

 

 

Bénin : la session budgétaire clôture la 9ᵉ législature

La Conférence des présidents a fixé la rentrée parlementaire au 31 octobre. L’objectif est d’examiner et d’adopter la loi de finances 2026, dans une session qui marque la fin de la 9ᵉ législature. Ainsi, entre priorités budgétaires et campagne imminente, les députés s’apprêtent à boucler un mandat de transition sous haute cadence.

 

Porto-Novo, 2 octobre 2025 – Le 25 septembre dernier, dans les salons du palais des Gouverneurs, les présidents des groupes parlementaires, autour d’une table familière, ont tracé les contours de l’automne politique. Sous la présidence de Louis Vlavonou, la Conférence des présidents a entériné l’ouverture de la seconde session ordinaire de l’année le 31 octobre : une rentrée dédiée à l’examen et à l’adoption de la loi de finances pour 2026, comme le prévoit l’article 87 de la Constitution. Une étape classique, certes, mais qui prend ici une teinte particulière en ce qu’elle clôture la 9ᵉ législature.

 

Une législature courte, une session décisive

 

Installée en février 2023 pour un mandat transitoire de trois ans, cette assemblée s’apprête à boucler son cycle avec une cadence accélérée. Les travaux, prévus jusqu’au 31 janvier 2026, devront naviguer entre les priorités budgétaires et l’ombre grandissante de la campagne électorale, laquelle s’ouvrira le 26 décembre en vue des législatives du 11 janvier. Par conséquent, les débats seront resserrés, où chaque vote comptera pour poser les bases financières de l’année à venir, tout en tenant compte des contraintes temporelles.

 

Entre budget et bilan politique

 

Cette session budgétaire ne se limite pas à une formalité technique. En effet, elle incarne un moment symbolique pour les députés sortants, qui feront leurs adieux à l’hémicycle. À travers les amendements et les délibérations, se dessinera le bilan d’une législature de transition, marquée par la volonté de poser les bases financières de l’année à venir tout en respectant les contraintes institutionnelles.

 

Une session entre chiffres et héritage démocratique

 

Au-delà des chiffres, cette rentrée parlementaire rappelle le rythme inéluctable de la démocratie. Pour le Bénin, elle représente une étape de continuité institutionnelle, car chaque vote prépare le terrain pour la prochaine législature. Finalement, c’est une session budgétaire qui clôture un cycle, mais qui ouvre celui de l’alternance.

 

Kétou : le secrétaire exécutif révoqué en session extraordinaire

Kétou, 2 octobre 2025 – Dans une atmosphère tendue mais maîtrisée, le conseil de supervision de la mairie de Kétou, appuyé par la préfecture du Plateau, a acté la révocation du secrétaire exécutif Richard Tossou. De fait, cette décision stratégique s’inscrit dans une série de mesures similaires à travers le Bénin, ce qui illustre une volonté nationale de renforcer la redevabilité locale.

 

Une session municipale sous tension

 

Mardi dernier, dans la salle du conseil municipal de Kétou, l’air était chargé d’une tension contenue lorsque les membres se sont penchés sur un dossier sensible. En effet, en session extraordinaire, le conseil de supervision de la mairie, en concertation avec la préfecture du Plateau, a acté la fin des fonctions du secrétaire exécutif Richard Tossou. Une décision qui marque un virage dans la gestion locale, sans fanfare mais avec des implications claires pour l’équipe dirigeante.

 

Des résultats jugés insuffisants

 

Selon des sources proches du dossier, la révocation repose sur une « insuffisance de résultats » dans l’exercice des missions confiées à M. Tossou, en poste depuis 2022. Autrement dit, les autorités locales pointent un décalage entre les attentes et les réalisations concrètes, tant sur le plan administratif qu’opérationnel. De plus, le conseil communal, sous la houlette de la maire Lucie Sessinou, a soutenu et même initié la mesure, qui n’émane pas seulement du conseil de supervision. C’est elle qui a lancé la procédure formelle.

 

Une contestation mesurée

 

Cependant, de son côté, Richard Tossou conteste les griefs retenus contre lui. Dans une déclaration mesurée, il exprime l’espoir d’un réexamen de sa situation par les instances supérieures, tout en mettant en avant son engagement et les contraintes rencontrées sur le terrain.

 

Une tendance nationale à la rigueur

 

D’ailleurs, ce cas à Kétou s’inscrit dans une série de révocations qui jalonnent l’année 2025 dans les communes béninoises, ce qui témoigne d’une vigilance accrue sur la gouvernance locale. Ainsi, en avril, la secrétaire exécutive de la mairie de Porto-Novo a été écartée par arrêté du maire. Le 6 mai, Komi Biaou, secrétaire exécutif à Tanguiéta, a subi le même sort. Enfin, le 14 mai, le Conseil des ministres a prononcé la révocation des secrétaires exécutives des mairies d’Adjarra et de Toucountouna, pour des motifs graves impliquant des malversations financières et la falsification de documents.

Ces décisions successives traduisent donc une dynamique nationale visant à renforcer la redevabilité et l’efficacité au niveau communal.

 

Vers une gouvernance locale plus exigeante

 

Par conséquent, dans un contexte où les défis municipaux se multiplient, la révocation de Richard Tossou rappelle que les postes stratégiques exigent des résultats tangibles. Pour Kétou et ses homologues, c’est un signal fort : l’administration locale doit être réactive, rigoureuse et responsable. En d’autres termes, une révocation à la fois, c’est toute une culture de performance qui s’installe.

 

Paris : les députés béninois en mission parlementaire

 Sous les dorures du Palais Bourbon, une délégation de l’Assemblée nationale du Bénin entame une série d’échanges institutionnels avec les instances françaises. Dans le cadre du Projet d’appui à la coopération parlementaire (PACOP), les élus béninois explorent les pratiques de contrôle et d’évaluation des politiques publiques, avec l’ambition d’enrichir les mécanismes de gouvernance au pays.

 

Paris, 1ᵉʳ octobre 2025 – Lundi matin, sous un ciel parisien voilé, une délégation de l’Assemblée nationale du Bénin a franchi les portes du Palais Bourbon. Depuis le 29 septembre, ce groupe d’élus et de collaborateurs est en séjour à Paris pour des échanges d’expériences avec l’Assemblée nationale, le Sénat et la Cour des comptes français. Cette visite s’inscrit dans le Projet d’appui à la coopération parlementaire (PACOP), piloté par Expertise France au sein du groupe AFD.

Visite parlementaire béninoise Paris : échanges entre députés béninois et institutions françaises sur le contrôle
© Visite parlementaire béninoise Paris : échanges entre députés béninois et institutions françaises sur le contrôle

Visite parlementaire béninoise Paris : Contrôle et évaluation au cœur des échanges

 

La première journée d’immersion de la délégation béninoise a été riche en découvertes et en entretiens. Dès la matinée, elle a eu droit à une visite guidée du Palais Bourbon. Par la suite, la délégation – conduite par l’honorable Armand Gansè et composée des députés Alassane Sabi Karim, Rogatienne Aïkoele et Fulbert Akpédjé Acapo – s’est entretenue avec M. Guillaume Bazin, Directeur du contrôle et de l’évaluation.

Les échanges ont porté sur un partage concret d’expériences entre les deux pays en matière de contrôle et d’évaluation des politiques publiques : méthodes, outils et défis liés à la supervision des actions gouvernementales. En ce sens, ce partage technique qui nourrit la réflexion sur les pratiques parlementaires béninoises.

 

Visite parlementaire béninoise Paris : échanges entre députés béninois et institutions françaises sur le contrôle
© Visite parlementaire béninoise Paris : échanges entre députés béninois et institutions françaises sur le contrôle

 

Dialogue sur les enjeux judiciaires

 

Dans l’après-midi, les discussions se sont poursuivies avec d’autres interlocuteurs. Parmi eux, Mme Marion Bourgain, Sous-directrice de l’Afrique occidentale au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Le thème au menu de ces pourparlers portait notamment sur la présence en réunion de la Commission d’enquête sur les dysfonctionnements obstruant l’accès à une justice adaptée aux besoins des justiciables ultramarins. Ce faisant, ce thème ouvre des parallèles avec les défis judiciaires en Afrique de l’Ouest, notamment en matière d’équité et d’accès aux droits.

 

Visite parlementaire béninoise Paris : Une clôture technique et des perspectives concrètes

 

La journée s’est achevée sur un entretien avec M. Christophe Maisonneuve, Conseiller et Chef de la division du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques. À cette occasion, les échanges ont également permis à la délégation béninoise de glaner des insights pratiques, dans un va-et-vient fluide de questions et de retours d’expérience.

Visite parlementaire béninoise Paris PACOP octobre 2025 : échanges entre députés béninois et institutions françaises sur le contrôle des politiques publiques et la gouvernance.
© Visite parlementaire béninoise Paris PACOP octobre 2025 : échanges entre députés béninois et institutions françaises sur le contrôle des politiques publiques et la gouvernance.

Une mission qui prépare des ajustements à venir

 

La mission se poursuit jusqu’au 3 octobre, avec un agenda dense. Pour les députés béninois, cette immersion constitue aussi une opportunité stratégique : renforcer les mécanismes de contrôle, adapter les outils de gouvernance, et consolider les liens institutionnels entre le Bénin et la France. De rencontre en rencontre, c’est toute une dynamique parlementaire qui se construit.

Une coopération parlementaire qui inspire l’action

En définitive, la visite de la délégation béninoise à Paris, dans le cadre du PACOP, dépasse le simple échange institutionnel. Elle incarne en fait une volonté affirmée de renforcer les capacités parlementaires à travers l’apprentissage mutuel et l’ouverture aux bonnes pratiques.

Chaque rencontre, chaque question posée, chaque retour d’expérience partagé contribue aussi à nourrir une réflexion stratégique sur le contrôle des politiques publiques au Bénin. À l’heure où les enjeux de gouvernance exigent rigueur et innovation, cette immersion parisienne pourrait bien tracer les contours d’un parlement plus outillé, plus réactif et plus proche des citoyens.

Cotonou : la HAAC en session stratégique

La HAAC a tenu sa deuxième session ordinaire à Cotonou sous la présidence d’Édouard Cocou Loko. À l’approche des élections de 2026, l’institution appelle à une presse responsable, annonce un soutien repensé de l’État et renforce la régulation médiatique.

 

Cotonou, 30 septembre 2025 – Ce mardi, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année, sous la présidence d’Édouard Cocou Loko. La réunion, qui a rassemblé conseillers, partenaires, présidents d’associations professionnelles et cadres, est dédiée à la régulation médiatique, notamment à l’approche des élections générales de 2026. Dans cette optique, l’objectif central est de conjuguer liberté de la presse et responsabilité collective pour assurer une information équilibrée.

La HAAC a tenu sa deuxième session ordinaire à Cotonou sous la présidence d’Édouard Cocou Loko. À l’approche des élections de 2026, l’institution appelle à une presse responsable, annonce un soutien repensé de l’État et renforce la régulation médiatique.
© La HAAC a tenu sa deuxième session ordinaire à Cotonou sous la présidence d’Édouard Cocou Loko. À l’approche des élections de 2026, l’institution appelle à une presse responsable, annonce un soutien repensé de l’État et renforce la régulation médiatique.

Le Cadre Essentiel : échanges et décisions

 

Dès l’ouverture, Édouard Loko a souligné que cette session statutaire est un espace de délibération crucial où se prennent les décisions qui consolident la régulation des médias et la protection de la liberté de la presse. Face à cela, les défis contemporains, tels que la désinformation et les pressions sociétales, exigent une vigilance accrue. Ainsi, cette réunion confirme l’engagement de l’institution à garantir une information claire et juste.

Au cœur des enjeux : la régulation des élections de 2026

 

Le président Loko a abordé la régulation des médias durant les scrutins de 2026 comme un défi majeur. Il a affirmé que la HAAC, conformément à sa mission, déploiera tous les moyens nécessaires pour encadrer ces périodes. Toutefois, cet engagement est accompagné d’un appel aux professionnels des médias pour une observance rigoureuse des règles et un renforcement de l’esprit d’équipe. En ce sens, il a insisté sur le rôle essentiel d’une presse unie et disciplinée comme pilier de la démocratie en période électorale.

Conformité : l’impératif de la régularisation

 

Avec fermeté, Édouard Loko a interpellé les médias qui ne sont pas encore en conformité avec la législation, les exhortant à régulariser leur situation sans délai. Il a rappelé que la régulation n’est pas une sanction, mais un cadre de sécurité pour l’ensemble de l’écosystème médiatique. Par conséquent, ce rappel vise à intégrer ces entités dans le paysage de l’information responsable, évitant ainsi les écueils qui pourraient nuire à leur crédibilité.

La HAAC a tenu sa deuxième session ordinaire à Cotonou sous la présidence d’Édouard Cocou Loko. À l’approche des élections de 2026, l’institution appelle à une presse responsable, annonce un soutien repensé de l’État et renforce la régulation médiatique.
© La HAAC a tenu sa deuxième session ordinaire à Cotonou sous la présidence d’Édouard Cocou Loko. À l’approche des élections de 2026, l’institution appelle à une presse responsable, annonce un soutien repensé de l’État et renforce la régulation médiatique.

L’aide de l’État : un soutien repensé et ciblé

 

Par ailleurs, une note positive a été la confirmation de l’octroi de l’aide de l’État à la presse, désormais sous un format repensé et plus pragmatique. Ce soutien ciblé est orienté vers plusieurs actions concrètes :

  • La réhabilitation de « La Maison des Médias »
  • Le financement de formations pratiques pour aiguiser les compétences sur le terrain
  • L’apurement des arriérés d’eau et d’électricité des associations professionnelles
  • Un appui destiné aux collaborateurs et employés du secteur médiatique

Ainsi, cette approche vise à restaurer non seulement les infrastructures, mais aussi à apporter un soutien direct aux acteurs du quotidien médiatique.

Perspective : l’appel à l’innovation pour une aide future

 

Dans cette dynamique, le président Loko a encouragé les professionnels à faire preuve d’imagination et de crédibilité.  Il  juge ces qualités essentielles pour convaincre l’État d’augmenter le montant de l’aide future.. En effet, il a souligné qu’une presse inventive et fiable serait son meilleur ambassadeur, prouvant que la liberté s’épanouit dans la fiabilité et l’audace professionnelle.

L’engagement de la HAAC

En conclusion, Édouard Loko a réaffirmé le rôle de la HAAC comme accompagnateur des médias dans leur quête d’information véridique, tout en veillant à la paix sociale et au respect des textes légaux. Dès lors, cette session marque le début de quatre mois de travaux intenses, visant à conforter une presse libre, épanouie et responsable au service de la République du Bénin.

L’ambassadeur sud-africain Emmanuel Mthethwa retrouvé mort, un drame qui interroge

Paris sous le choc : l’ambassadeur sud-africain Emmanuel Mthethwa retrouvé mort, une disparition tragique qui bouleverse les relations diplomatiques et soulève de nombreuses interrogations.

 

Paris, 30 septembre 2025 – Dans l’ombre élégante des boulevards parisiens, une nouvelle sombre a jeté un voile de stupeur sur les relations franco-africaines. Ce mardi, un passant a retrouvé le corps sans vie d’Emmanuel Nkosinathi Mthethwa, dit Nathi Mthethwa, ambassadeur d’Afrique du Sud en France, au pied de l’hôtel Hyatt, dans le 17ᵉ arrondissement, près de la porte Maillot. Âgé de 58 ans, cet homme politique de premier plan, pilier de l’ANC et proche de Jacob Zuma, avait été signalé disparu par son épouse la veille, après un dernier signalement au bois de Boulogne.

Dès lors, le parquet de Paris a ouvert une enquête sur les circonstances de cette chute du 22ᵉ étage, évoquant pour l’heure un possible suicide. Ce drame laisse planer un mystère qui émeut au-delà des frontières. Dans un monde où les diplomates tissent des ponts fragiles, la perte de Mthethwa rappelle que derrière les protocoles se cachent des âmes, et que la vérité, souvent, réside dans les silences.

 

Un signalement alarmant : la disparition d’Emmanuel Mthethwa ouvre l’enquête

 

Tout commence le lundi 29 septembre, vers midi, lorsque l’épouse de l’ambassadeur alerte les autorités françaises : Emmanuel Mthethwa, introuvable depuis le matin, a été localisé pour la dernière fois au bois de Boulogne, ce poumon verdoyant de l’ouest parisien. En réaction, les autorités lancent immédiatement des recherches – patrouilles, appels à témoins, mobilisation des services diplomatiques sud-africains –, dans une urgence qui traduit l’inquiétude d’une famille et d’une nation.

De plus, Mthethwa, nommé à ce poste stratégique en 2023, incarnait les liens historiques entre Pretoria et Paris, nations unies par l’histoire et les défis contemporains. Ainsi, cette disparition soudaine, dans la capitale des Lumières, n’était pas qu’un fait divers ; elle soulignait la vulnérabilité et le poids des responsabilités qui pèsent sur les épaules des émissaires.

 

La découverte : un corps au pied de l’hôtel, l’hypothèse de la chute

 

Le lendemain matin, vers 9 heures, un promeneur anonyme aperçoit un corps inerte à l’aplomb de l’hôtel Hyatt, établissement luxueux prisé des diplomates et voyageurs d’affaires. Les secours confirment rapidement l’identité : c’est bien Mthethwa, dont la chambre au 22ᵉ étage révèle une fenêtre ouverte, malgré les dispositifs de sécurité.

Le parquet de Paris ouvre une enquête en recherche des causes de la mort, confiée au 2ᵉ district de police judiciaire, afin d’écarter toute intervention extérieure. Les premiers éléments ne montrent pas de traces de violence apparente ni de message d’adieu formel, mais un contexte personnel rapporté comme trouble – rumeurs de tensions conjugales, poids des responsabilités – oriente les investigations. De ce fait, Paris, ville de splendeurs et de secrets, devient le théâtre d’un chapitre funèbre, où la Ville Lumière semble soudain plus ombreuse.

 

Un portrait d’un homme engagé : Emmanuel Mthethwa de l’ANC à la diplomatie

 

Pour mieux saisir la profondeur de cette perte, il faut plonger dans l’itinéraire de Nathi Mthethwa, figure emblématique de la lutte sud-africaine. Né en 1967 dans le KwaZulu-Natal, il rejoint l’ANC dès les années 1980, militant contre l’apartheid aux côtés de figures comme Jacob Zuma, dont il deviendra un fidèle.

Ensuite, ministre de la Police de 2019 à 2021, il a navigué dans les eaux tumultueuses de la politique post-Mandela, avant que le gouvernement ne le nomme ambassadeur à Paris en 2023, un rôle où il défendait avec ferveur les positions sud-africaines, notamment la plainte historique que l’Afrique du Sud a déposée contre Israël à la Cour internationale de justice pour génocide à Gaza.

Au-delà de ses fonctions, Mthethwa était un diplomate au charisme discret, convaincu que le dialogue franco-africain pouvait guérir les plaies du passé. Sa mort prématurée laisse un vide, un écho à ces héros discrets qui forgent l’Afrique d’aujourd’hui.

 

Des réactions unanimes : un choc qui unit Pretoria et Paris

 

Dès l’annonce officielle, confirmée par le ministère sud-africain des Affaires étrangères, une onde de choc immédiate se propage. Cyril Ramaphosa, président, rend hommage à « un patriote infatigable », tandis que l’ambassade sud-africaine à Paris annule ses événements pour une période de deuil. Du côté français, le Quai d’Orsay exprime sa « profonde tristesse » et offre son soutien à la famille, soulignant les « liens indéfectibles » entre les deux pays. Ainsi, cette unité, au-delà des spéculations, rappelle que la diplomatie est tissée de vies, de pertes qui soulignent notre humanité commune.

 

Un mystère persistant : l’enquête en cours appelle à la prudence.

 

Pendant ce temps, les enquêteurs scrutent les caméras de surveillance, l’autopsie et les témoignages – dont celui de l’épouse, qui évoquait un « message troublant » reçu la veille. Le dossier reste ouvert, écartant pour l’instant l’hypothèse criminelle mais invitant à la prudence. En somme, cette attente, suspendue comme un voile sur la Seine, interroge les ombres intimes des puissants.

Emmanuel Mthethwa, gardien des rêves arc-en-ciel sud-africains, s’en va ainsi, laissant un héritage. Paris pleure un frère d’Afrique ; le monde, un artisan de paix.

 

La FIFA sanctionne l’Afrique du Sud, et le Bénin s’empare de la tête du Groupe C

Le verdict de la FIFA bouleverse le Groupe C : le Bénin prend la tête, le Nigeria se relance, l’Afrique du Sud rétrograde – une course vers le Mondial 2026 plus incandescente que jamais.

Dans les arènes fiévreuses des qualifications africaines pour la Coupe du monde 2026, un verdict inattendu de la FIFA a redessiné le paysage du Groupe C ce 29 septembre 2025. L’Afrique du Sud, épinglée pour avoir aligné un joueur suspendu, se voit retirer trois points précieux, offrant un souffle salvateur au Bénin qui grimpe en tête au goal-average, tandis que le Nigeria, revigoré, ne pointe plus qu’à trois longueurs. Ce revirement, tel un vent du destin, ravive les flammes de l’espoir pour les Écureuils et les Super Eagles, dans une course où chaque but compte comme un serment d’ambition.

 

Verdict FIFA : un faux pas sud-africain qui ébranle le sommet

 

Au cœur de cette tempête disciplinaire, l’Afrique du Sud paie l’amère addition d’une erreur administrative : l’alignement du milieu de terrain Teboho Mokoena, suspendu, lors de leur victoire 2−0 contre le Lesotho en novembre 2023.

La FIFA, inflexible, annule ce succès, déduisant non seulement trois points mais aussi trois buts au goal-average des Bafana Bafana. Ceux-ci sont relégués à 14 points – à égalité avec le Bénin, mais devancés à la différence de buts. Ce coup dur, fruit d’une violation des articles 19 du Code disciplinaire FIFA et 14 du règlement des qualifications, transforme une gloire passée en fardeau présent.

 

Le Bénin en conquérant : une ascension providentielle après la verdict FIFA

 

De ce chaos naît une aube radieuse pour les Écureuils béninois, qui, sans avoir foulé le terrain ce jour-là, héritent d’un leadership providentiel. Avec leurs 14 points intacts, ils s’emparent de la première place au goal-average, un trône convoité qui propulse le Bénin vers les sommets d’une qualification historique.

Imaginez la liesse à Cotonou : ces trois points « volés » à l’adversaire sont autant de carburant pour une nation qui rêve d’un premier Mondial. Ce boost inattendu n’est pas un don du ciel, mais le juste écho d’une campagne solide, où la résilience béninoise transforme les épreuves en épopées.

 

Le Nigeria dans les starting-blocks : une menace qui gronde à l’horizon

 

Et que dire du Nigeria, ce géant endormi qui se réveille en sursaut ? À seulement trois points des leaders, les Super Eagles voient s’ouvrir une brèche lumineuse dans ce Groupe C impitoyable. Longtemps talonnés par les doutes et les faux pas, ils respirent désormais l’air pur de la possibilité, avec des talents comme Victor Osimhen prêts à mordre dans l’occasion.

Ce revirement sud-africain n’efface pas les ombres passées, mais il rallume le feu sacré : pour les Nigérians, c’est l’invitation à une rédemption collective, où chaque match à venir sera une déclaration d’amour au maillot vert.

 

Perspectives enflammées : vers une fin de campagne explosive

 

Au-delà de ce séisme immédiat, ce verdict de la FIFA infuse une urgence électrique dans les ultimes journées des qualifications. L’Afrique du Sud, blessée mais fière, jurera de rebondir ; le Bénin, galvanisé, serrera les rangs ; et le Nigeria, affûté, guettera la faille.

Dans ce théâtre continental, où les passions se mêlent aux enjeux géants, un seul mantra : l’unité face à l’adversité. Car le football africain, avec ses rebonds imprévisibles, nous enseigne que les plus belles histoires naissent des tempêtes – et que, pour le Bénin comme pour ses rivaux, ce Mondial 2026 n’est plus un mirage, mais un horizon tangible