Cotonou accueille la SAAJIC 2025

À Cotonou, la SAAJIC 2025 érige le droit des affaires en pilier de la prospérité africaine : une semaine d’échanges, d’innovation judiciaire et de coopération continentale.

 

Cotonou, 29 septembre 2025 – Dans l’effervescence cosmopolite du Sofitel Marina Hôtel, Cotonou s’est parée ce lundi des atours d’une capitale continentale. Le ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Detchenou, a donné le coup d’envoi de la Semaine Africaine de l’Arbitrage, de la Justice et de l’Information Commerciales (SAAJIC), un rendez-vous inaugural financé par le gouvernement béninois et orchestré par la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) et l’École Régionale Supérieure de la Magistrature (ERSUMA). Pendant une semaine, du 29 septembre au 3 octobre, la ville portuaire vibre au rythme de l’OHADA, organisation pionnière pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique.

 

 SAAJIC  : un élan inaugural sous le sceau de l’unité continentale

 

Dès les premières lueurs de cette matinée ensoleillée, le ministre Yvon Detchenou a posé les bases d’un événement historique, saluant l’engagement du Bénin à transformer Cotonou en épicentre de la réforme judiciaire africaine.

Financée par l’État béninois, cette première édition de la SAAJIC réunit le Secrétariat Permanent de l’OHADA (SPO), la CCJA et l’ERSUMA dans une alliance fertile, dédiée à l’amélioration du climat des affaires sur le continent. Par ailleurs, ce n’est pas qu’une simple manifestation, c’est un moteur pour une Afrique où le droit commercial, fluide et prévisible, attire les investisseurs de manière irrésistible, créant des liens économiques robustes et inclusifs.

 

Des débats structurés pour un impact tangible

 

Ensuite, au cœur du programme, une trame méticuleusement tissée invite à l’action immédiate et réfléchie. Dès demain, une audience foraine de la CCJA investira les augustes locaux de la Cour suprême du Bénin, offrant un théâtre vivant où la justice supranationale dialogue avec les réalités locales.

Parallèlement, un atelier de concertation, piloté par la CCJA, rassemblera également  les juridictions nationales de cassation, les tribunaux commerciaux et les instances communautaires autour de la justice commerciale – un forum essentiel pour aplanir les aspérités et harmoniser les pratiques.

 

 SAAJIC : vers une transparence accrue dans l’information des affaires

 

D’ailleurs, en prolongeant cette dynamique, un atelier de deux jours sur l’information commerciale émergera comme un pilier de clarté, explorant les outils numériques et réglementaires qui démystifient les marchés pour tous les acteurs. Ces sessions, imprégnées d’expertise pratique, ne se contentent pas de théoriser : elles tracent des routes concrètes pour une diffusion transparente des données économiques, où chaque entrepreneur, du petit commerçant de Dantokpa aux multinationales, accède à l’information qui libère les potentiels enfouis.

 

Le colloque des alternatives : révolutionner le règlement des différends

 

Enfin, en apothéose, un colloque dédié aux modes alternatifs de règlement des différends (MARD) clôturera les échanges sur une note innovante et apaisante. Médiation, conciliation, arbitrage : ces instruments, souvent sous-estimés, seront scrutés pour leur pouvoir de dénouer les conflits sans les affres des tribunaux engorgés, favorisant ainsi une résolution rapide et équitable. Ce moment fort servira la sécurité des investissements et le rayonnement d’une justice économique africaine, résiliente et tournée vers l’avenir.

 

 SAAJIC : un legs pour l’Afrique des opportunités

 

En définitive, la SAAJIC n’est pas un épiphénomène : elle incarne l’aspiration d’un continent qui refuse la stagnation et embrasse l’innovation judiciaire.Par ailleurs, , en plaçant Cotonou au centre de l’OHADA pour une semaine, le Bénin rappelle que la justice des affaires est le socle d’une prospérité partagée.

Que ces débats inspirent des réformes durables, où chaque verdict, chaque accord, tisse le filet d’une Afrique unie, prospère et juste – un appel vibrant à tous les bâtisseurs d’un demain économique radieux.

Le Bénin plaide pour le Fonds mondial

À Cotonou, les parlementaires béninois lancent un appel historique pour la reconstitution du Fonds mondial, mobilisant tous les acteurs pour éradiquer paludisme, VIH/Sida et tuberculose.

Cotonou, 29 septembre 2025 – Les parlementaires béninois, unis dans un élan solidaire, ont lancé un appel vibrant pour la reconstitution des ressources du Fonds mondial. Une réunion historique qui trace la voie vers l’élimination du paludisme, du VIH/Sida et de la tuberculose, tout en forgeant un système de santé résilient pour les générations futures.

À Cotonou, les parlementaires béninois ont réuni des partenaires nationaux et internationaux pour soutenir la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial, visant l’élimination du paludisme, du VIH/sida et de la tuberculose, et le renforcement du système de santé.
© À Cotonou, les parlementaires béninois ont réuni des partenaires nationaux et internationaux pour soutenir la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial, visant l’élimination du paludisme, du VIH/sida et de la tuberculose, et le renforcement du système de santé.

Un engagement multipartite au cœur de la crise

 

Dans l’effervescence du Golden Tulip Hôtel Le Diplomate de Cotonou, le vendredi 26 septembre 2025, l’Assemblée nationale du Bénin a donné le ton d’une mobilisation exemplaire. Soutenue par l’expertise financière et technique de SpeakUpAfrica, la réunion multipartite de haut niveau, initiée par le Caucus des parlementaires pour l’élimination du paludisme au Bénin, a réuni acteurs gouvernementaux, société civile, secteur privé et partenaires internationaux.

L’objectif : tracer des voies durables pour le financement de la lutte contre le paludisme, le VIH/Sida, la tuberculose et le renforcement global du système de santé. Ce rendez-vous, fruit d’un plaidoyer ardent pour la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial, vise aussi à réduire de 64 % la mortalité liée à ces fléaux d’ici 2029 – un défi colossal qui requiert la mobilisation immédiate de 18 milliards de dollars pour sauver 24 millions de vies.

Vers une réflexion collective et inclusive

 

Au-delà des discours protocolaires, cette rencontre a incarné une véritable synergie. L’honorable Constant Nahum, président du Caucus, a ouvert les débats au nom de l’autorité parlementaire, saluant ainsi  l’appui du président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou.

Autour de la table : membres de la Conférence des présidents, députés engagés, cadres du ministère de la Santé et professionnels de terrain, tous animés par une urgence partagée. Franck Oké, conseiller régional au plaidoyer de SpeakUpAfrica, a martelé le rôle pivotal des parlementaires dans la mobilisation des ressources domestiques – ces fonds vitaux qui, seuls, permettront d’atteindre les ambitions du Fonds mondial. Puis, Anita Wadagni, représentante du ministre de la Santé, a illuminé l’assemblée sur les pistes innovantes de diversification des financements, transformant cette réunion en un laboratoire d’idées.

À Cotonou, les parlementaires béninois ont réuni des partenaires nationaux et internationaux pour soutenir la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial, visant l’élimination du paludisme, du VIH/sida et de la tuberculose, et le renforcement du système de santé.
© À Cotonou, les parlementaires béninois ont réuni des partenaires nationaux et internationaux pour soutenir la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial, visant l’élimination du paludisme, du VIH/sida et de la tuberculose, et le renforcement du système de santé.

Des défis exposés, des solutions esquissées

 

Parallèlement à ces échanges inspirants, les participants ont plongé au cœur des enjeux à travers cinq présentations enrichissantes, suivies de débats passionnés.

Les discussions ont également  abordé : un état des lieux implacable des financements actuels du Fonds mondial, l’analyse des gaps criants nés du retrait des subventions américaines et des coupes budgétaires, et l’impact humain et poignant des maladies sous l’angle des droits humains, de l’équité et du genre. Enfin, les priorités programmatiques pour le prochain cycle ont été décortiquées, avant une réflexion collective sur le cofinancement du cycle 2027-2029.

À Cotonou, les parlementaires béninois ont réuni des partenaires nationaux et internationaux pour soutenir la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial, visant l’élimination du paludisme, du VIH/sida et de la tuberculose, et le renforcement du système de santé.
© À Cotonou, les parlementaires béninois ont réuni des partenaires nationaux et internationaux pour soutenir la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial, visant l’élimination du paludisme, du VIH/sida et de la tuberculose, et le renforcement du système de santé.

L’appel de Cotonou : un cri pour l’Afrique résiliente

 

En apothéose de ces travaux intenses, l’honorable Natondé Aké a porté la voix unie des parlementaires béninois à travers un message de plaidoyer solennel pour la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial.

« Nous ne reculerons devant rien pour sauver des vies, protéger nos communautés et bâtir une Afrique résiliente et en meilleure santé », a-t-il clamé, résonnant comme un serment collectif. Cet engagement ferme s’étend à l’accroissement des ressources domestiques pour la santé, priorisant l’élimination durable du paludisme, du VIH et de la tuberculose. Les élus s’astreignent aussi à soutenir réformes et lois pour un système de santé plus robuste, équitable et accessible – un rempart pour tous les citoyens.

À Cotonou, les parlementaires béninois ont réuni des partenaires nationaux et internationaux pour soutenir la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial, visant l’élimination du paludisme, du VIH/sida et de la tuberculose, et le renforcement du système de santé.
© À Cotonou, les parlementaires béninois ont réuni des partenaires nationaux et internationaux pour soutenir la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial, visant l’élimination du paludisme, du VIH/sida et de la tuberculose, et le renforcement du système de santé.

Un horizon de partenariats élargis

 

Enfin, dans un élan inclusif qui transcende les frontières, un appel solennel a été lancé aux donateurs internationaux, missions diplomatiques, membres de la diaspora, gouvernements partenaires, investisseurs philanthropiques africains et leaders du secteur privé. « Joignez-vous à ce combat commun », ont-ils imploré, transformant l’appel de Cotonou en un phare d’espoir continental.

Car au Bénin, comme ailleurs en Afrique, la santé n’est pas un luxe, mais le socle d’une prospérité partagée. En plus, cette réunion est le premier pas d’une odyssée collective vers un continent libéré des chaînes des pandémies.

 

À Cotonou, le Bénin réunit le monde contre la malnutrition

Une conférence internationale  sur la Nutrition transforme l’alimentation en levier stratégique pour l’émergence africaine.

 

Cotonou, 28 septembre 2025 – Dans l’air chargé d’humidité tropicale du Sofitel Marina, un murmure collectif s’élève ce week-end : celui de leaders mondiaux, d’experts affûtés et de visionnaires qui, pour la première fois, convergent vers le Bénin pour défier l’un des fléaux les plus sournois de notre ère — la malnutrition chronique.

Ainsi, ouverte hier sous les auspices du président Patrice Talon, la Première Conférence Internationale sur la Nutrition ne se limite pas à un forum diplomatique : elle incarne un appel à l’action urgente, une mobilisation pour transformer l’alimentation en levier de lutte contre la pauvreté.

Un discours présidentiel fort : la nutrition comme socle du progrès

 

Pour marquer l’ouverture officielle des travaux, le chef de l’État béninois a planté le décor avec une éloquence incisive. En effet, il a rappelé que la nutrition n’est pas un luxe, mais le socle indéfectible du progrès humain :

« La santé, l’éducation et la productivité des générations futures dépendent de notre capacité à garantir à chaque enfant, chaque femme et chaque homme une alimentation saine et équilibrée. Nourrir nos enfants n’est pas une option, c’est un impératif. »

Ces mots, prononcés devant une assemblée cosmopolite — des émissaires de l’ONU aux représentants de la FAO et du FIDA — résonnent en fait comme un manifeste politique et humaniste, appelant à une mobilisation collective.

Du 27 au 29 septembre 2025, le Bénin accueille la Première Conférence Internationale sur la Nutrition. Sous l’impulsion du président Patrice Talon, experts, institutions et partenaires internationaux débattent de solutions durables pour éradiquer la malnutrition chronique en Afrique. Un rendez-vous décisif pour l’avenir des générations.
© Du 27 au 29 septembre 2025, le Bénin accueille la Première Conférence Internationale sur la Nutrition. Sous l’impulsion du président Patrice Talon, experts, institutions et partenaires internationaux débattent de solutions durables pour éradiquer la malnutrition chronique en Afrique. Un rendez-vous décisif pour l’avenir des générations.

Des avancées concrètes : le Bénin passe à l’action pour la nutrition

 

Concrètement, les progrès du pays ne relèvent pas du discours seul. Le président a mis en lumière deux initiatives majeures :

  • d’une part, le Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI), qui sert chaque jour des repas nutritifs à des centaines de milliers d’élèves ;
  • d’autre part, la création de l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN), chargée de piloter les politiques publiques en matière nutritionnelle.

Cependant, Talon reconnaît les défis persistants :

« La lutte contre la malnutrition est une responsabilité partagée. Aucun pays ne peut, à lui seul, faire face aux défis que pose ce fléau. »

C’est pourquoi son appel à intensifier les partenariats internationaux vise à mobiliser des ressources à la hauteur des enjeux, dans un continent où plus de 250 millions d’enfants souffrent de retards de croissance, selon l’OMS.

Des solutions innovantes au cœur des débats

 

Au-delà des discours, les débats — qui se poursuivent jusqu’à demain — s’articulent autour de pistes concrètes et audacieuses, telles que :

  • le renforcement de la gouvernance nutritionnelle,
  • l’empowerment des communautés locales via des initiatives agro-écologiques,
  • et la synergie entre santé, éducation et agriculture.

Par ailleurs, les participants explorent des innovations prometteuses, notamment :

  • des algorithmes prédictifs pour anticiper les famines,
  • des fermes verticales adaptées aux sols sahéliens,
  • et des campagnes de sensibilisation ancrées dans les traditions vodoun pour promouvoir une alimentation diversifiée.

Ces solutions, issues de collaborations transfrontalières, pourraient non seulement éradiquer la « faim invisible » au Bénin, mais aussi irradier vers l’ensemble de l’Afrique subsaharienne, où la malnutrition freine encore 40 % du potentiel économique, selon la Banque mondiale.

Du 27 au 29 septembre 2025, le Bénin accueille la Première Conférence Internationale sur la Nutrition. Sous l’impulsion du président Patrice Talon, experts, institutions et partenaires internationaux débattent de solutions durables pour éradiquer la malnutrition chronique en Afrique. Un rendez-vous décisif pour l’avenir des générations.
© Du 27 au 29 septembre 2025, le Bénin accueille la Première Conférence Internationale sur la Nutrition. Sous l’impulsion du président Patrice Talon, experts, institutions et partenaires internationaux débattent de solutions durables pour éradiquer la malnutrition chronique en Afrique. Un rendez-vous décisif pour l’avenir des générations.

Le Bénin, catalyseur d’une réponse africaine à un défi global de la nutrition.

 

En organisant cet événement inaugural, le Bénin ne se contente pas d’observer : il endosse le rôle de leader continental, affirmant que les solutions à la malnutrition doivent être africaines dans leur essence, globales dans leur impact.

Ainsi, à l’aube d’une décennie décisive pour les Objectifs de développement durable de l’ONU, cette conférence rappelle une vérité implacable :

Ignorer la nutrition, c’est hypothéquer l’avenir.

Le Bénin, catalyseur d’une diplomatie nutritionnelle africaine

 

En accueillant la Première Conférence Internationale sur la Nutrition, le Bénin affirme son rôle de moteur continental dans la lutte contre la malnutrition chronique. Loin d’un simple événement protocolaire, cette initiative incarne aussi une diplomatie nutritionnelle ambitieuse, fondée sur des solutions africaines, des partenariats stratégiques et une volonté politique affirmée.

Dès lors, à l’heure où les Objectifs de développement durable entrent dans une phase décisive, Cotonou rappelle que la nutrition est un enjeu transversal, au croisement de la santé, de l’éducation et de la souveraineté alimentaire. Le défi est immense, mais l’élan est lancé. Il reste à transformer les engagements en politiques concrètes, les idées en programmes durables, et les promesses en assiettes pleines.

Du 27 au 29 septembre 2025, le Bénin accueille la Première Conférence Internationale sur la Nutrition. Sous l’impulsion du président Patrice Talon, experts, institutions et partenaires internationaux débattent de solutions durables pour éradiquer la malnutrition chronique en Afrique. Un rendez-vous décisif pour l’avenir des générations.
© Du 27 au 29 septembre 2025, le Bénin accueille la Première Conférence Internationale sur la Nutrition. Sous l’impulsion du président Patrice Talon, experts, institutions et partenaires internationaux débattent de solutions durables pour éradiquer la malnutrition chronique en Afrique. Un rendez-vous décisif pour l’avenir des générations.

Une assiette, une promesse : vers une mobilisation citoyenne

 

Et si le Bénin, ce joyau ouest-africain souvent sous-estimé, devenait le berceau d’une ère où chaque assiette est une promesse d’équité ? Les regards du monde sont rivés sur Cotonou.

Il reste à déterminer si nous, en tant que citoyens ordinaires, parviendrons à concrétiser ces mots en actions — un repas équilibré à la fois.

Le monde observe. L’Afrique s’organise. Et le Bénin, désormais, propose une voie.

 

Le Bénin illumine l’IFTM Top Resa 2025

À Paris, le Bénin électrise le salon IFTM Top Resa 2025 : entre comédie musicale, gastronomie et patrimoine, une immersion culturelle qui séduit les professionnels du tourisme.

 

Paris, 28 septembre 2025 – Imaginez un instant : au cœur du tumulte effervescent de la Porte de Versailles, un éclat d’Afrique de l’Ouest illumine les allées bondées. En effet, des rires fusent, des saveurs épicées titillent les papilles, et une comédie musicale résonne comme un appel ancestral.

C’est là, à l’occasion de l’IFTM Top Resa 2025, que le Bénin a déployé ses charmes irrésistibles, transformant un simple stand en véritable portail vers un Monde de Splendeurs. Alors que la Journée mondiale du tourisme, célébrée hier, invite encore le globe à redécouvrir les horizons lointains, revenons sur cette participation triomphante qui positionne le petit pays ouest-africain comme la destination émergente à ne pas manquer

 

 Gastronomie, spectacle et patrimoine : un pavillon qui séduit

 

Du 23 au 25 septembre dernier, le Pavillon du Bénin a été le théâtre d’une effervescence contagieuse. En effet, pas moins de professionnels du secteur — tour-opérateurs, décideurs hôteliers et investisseurs avisés — ont afflué vers ce coin vibrant de couleurs et de sons.

Loin des clichés touristiques balnéaires, c’est une immersion culturelle profonde qui a séduit :

  • dégustations de mets traditionnels, tels que les ignames pilés et les sauces piquantes au piment,
  • démonstrations artisanales,
  • et surtout, le clou du spectacle : la comédie musicale Le Trône de Béhanzin.

Cette production envoûtante retrace l’épopée du dernier roi du Royaume du Danxomè, figure emblématique de résistance et de grandeur.

 

 Une mise en scène qui tisse des liens durables

 

À chaque représentation, le public — français, européen, africain — s’est laissé emporter par les rythmes endiablés des tambours, les danses guerrières et les chants polyphoniques qui évoquent un passé glorieux.

« C’était comme plonger dans un film historique vivant », confie un visiteur anonyme, journaliste de voyage parisien.

Ces moments forts n’ont pas seulement diverti : ils ont aussi tissé des liens durables, favorisant des échanges B2B fructueux avec des agences de voyages internationales et des fonds d’investissement.

Résultat : des partenariats naissants qui promettent aussi de dynamiser  les flux touristiques vers Cotonou, Ouidah et les plages idylliques de la côte atlantique.

 

Une destination authentique au cœur d’une Afrique en mouvement

 

Dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest gagne en attractivité — avec une croissance de 15 % des arrivées internationales en 2024, selon l’Organisation mondiale du tourisme — le Bénin se distingue par son authenticité.

Ici, pas de surenchère artificielle :

  • on célèbre les vestiges du voodoo,
  • les marchés animés de Porto-Novo,
  • et les réserves naturelles foisonnantes de flore et de faune.

« Notre pays n’est pas qu’une escale ; c’est une odyssée sensorielle », souligne un représentant officiel béninois.

Cette présence à Paris renforce ainsi le narratif d’une Afrique dynamique, loin des stéréotypes.

 

 Le Bénin, une invitation au voyage responsable

 

À l’heure où le monde, encore marqué par les séquelles pandémiques, aspire à des voyages enrichissants et responsables, le Bénin répond ainsi présent.

Et vous, prêt à franchir les portes de ce royaume enchanté ? Réservez votre billet pour un Bénin qui n’attend que d’être exploré — avant que le monde entier ne s’y rue.

Pour plus d’inspiration, direction les archives visuelles de l’IFTM : un festin pour les yeux qui donne déjà envie de boucler sa valise.

 

Et si le Bénin devenait la révélation touristique de demain ?

Au-delà des stands et des spectacles, la présence du Bénin à l’IFTM Top Resa 2025 incarne une ambition claire : faire rayonner une Afrique authentique, créative et accueillante. En somme, entre traditions vivantes et innovations culturelles, le pays trace une voie singulière dans le paysage touristique mondial.

Mais cette dynamique ne fait que commencer. Et si les prochaines éditions révélaient encore plus de trésors cachés ? Et si les voyageurs devenaient les ambassadeurs d’un Bénin pluriel, vibrant et durable ? Le pavillon s’est refermé, mais l’invitation reste ouverte — à chacun de franchir le seuil d’un royaume qui ne demande qu’à être exploré.

 

 

Constantin Amoussou : de la tribune numérique au banc des accusés

À Cotonou, le cyberactiviste Constantin Amoussou au cœur d’un scandale : entre présomption d’innocence et fracture numérique, le Bénin retient son souffle.

 

Cotonou, 26 septembre 2025 – Dans les arènes virtuelles où les mots fusent comme des flèches, Constantin Amoussou, plume acérée et cyberactiviste béninois, régnait en maître des débats enflammés. Pourtant, ce qui n’était qu’un clavier hier est devenu un dossier judiciaire glaçant : arrêté pour présumé viol sur une adolescente de 14 ans, l’écrivain et chroniqueur se retrouve au cœur d’un scandale qui fracture l’opinion et interroge les abysses du numérique.

Une rencontre née en ligne, un drame présumé — l’affaire, qui a éclaté le 23 septembre, prolonge sa garde à vue et promet un procès le 2 octobre, ravivant les démons d’une société en quête de vérité et de justice.

 

Constantin Amoussou : une arrestation qui secoue les sphères médiatiques

Interpellé par la police nationale le 19 septembre dernier , Amoussou, connu pour ses chroniques virulentes sur les réseaux sociaux et ses ouvrages critiques du pouvoir, a été placé en garde à vue immédiate. Selon des sources proches de l’enquête, la victime, une mineure rencontrée récemment via une plateforme en ligne, a porté plainte pour des faits qualifiés de viol aggravé.

Ainsi, les autorités ont prolongé la mesure afin d’approfondir les investigations : elles mènent actuellement des auditions, réalisent des expertises médicales et procèdent à des recoupements numériques, en vue d’une comparution devant le procureur de la République le jeudi 2 octobre. Déposé en prison le 23 septembre, l’activiste a passé sa première nuit derrière les barreaux — un choc pour un homme habitué aux tribunes virtuelles.

 

 Une présomption d’innocence sous tension médiatique

Pour l’heure, Constantin Amoussou demeure présumé innocent, un principe cardinal du droit béninois que les autorités et les observateurs s’empressent de rappeler au milieu du tumulte médiatique. Cependant, les enquêteurs, sous la houlette du parquet, poursuivent leurs vérifications pour établir la réalité des faits, dans un dossier marqué par la sensibilité inhérente aux affaires impliquant des mineurs.

Sur les réseaux sociaux, où Amoussou régnait en influenceur, l’affaire divise profondément :

  • stupeur et indignation chez les uns, qui voient en lui un monstre caché ;
  • appels à la prudence chez d’autres, qui craignent un lynchage médiatique avant jugement.

Des posts virulents, ont amplifié le buzz, transformant ainsi un fait divers en tempête nationale.

 

Constantin Amoussou : une affaire révélatrice des vulnérabilités numériques

Au-delà du drame personnel, l’affaire Amoussou soulève un voile brutal sur des plaies sociétales béantes.

  • En effet, dans un Bénin où 70 % de la jeunesse navigue en ligne, les rencontres virtuelles exposent directement les mineurs aux dangers du numérique : des prédateurs dissimulent leur identité derrière un avatar et transforment une simple interaction en cauchemar bien réel.

Ce cas, loin d’être isolé, interpelle parents, éducateurs et pouvoirs publics. N’est-il pas temps d’intensifier l’éducation au numérique, avec des campagnes obligatoires dans les écoles et des outils de modération renforcés sur les plateformes ?

 

 Le mythe ébranlé de l’intellectuel intègre

Ensuite, le scandale ébranle le mythe de l’intellectuel intègre. Amoussou, auteur respecté et voix critique du régime, incarnait pour beaucoup la probité morale. Son arrestation brise ce halo, rappelant que notoriété et talent ne vaccinent pas contre les failles humaines.

Elle invite à une vigilance collective : distinguer l’œuvre des actes privés, sans pour autant excuser l’impardonnable. Dans un pays où les figures publiques sont scrutées à la loupe, ce scandale questionne la responsabilité des influenceurs — ces « cyber-héros » dont les mots inspirent mais dont les vies privées doivent rester sous le feu des projecteurs éthiques.

 

Une société en mutation face à ses propres contradictions

Tandis que le 2 octobre approche, comme une échéance judiciaire lourde de sens, le Bénin retient son souffle. Cette affaire n’est pas qu’un fait divers : c’est un miroir tendu à une société en mutation numérique, où la liberté d’expression côtoie les pièges du virtuel.

Pour les parents inquiets et les jeunes connectés, c’est un appel à la vigilance ; pour la justice, un test de sérénité. Et si ce drame, une fois élucidé, catalysait des réformes protectrices ?

Cotonou lance la Lettre de Voiture Électronique Internationale

À Cotonou, le Bénin digitalise le fret transfrontalier : la Lettre de Voiture Électronique Internationale ouvre une nouvelle ère logistique ouest-africaine.

Cotonou, 26 septembre 2025 Dans un Bénin qui se rêve en carrefour ouest-africain, où les camions transfrontaliers charrient non seulement des marchandises mais aussi l’ambition d’une intégration régionale fluide, une innovation discrète mais transformative a pris la route hier. En effet, le Ministère du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement Durable, conjointement avec l’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT), a inauguré la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) le 24 septembre à Cotonou.

Délivrée via la plateforme SYGFR (Système de Gestion du Fret Routier), cette réforme marque un jalon décisif dans la modernisation sécurisée du transport routier de marchandises, transformant des documents papier vulnérables en actes numériques infalsifiables.

Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.
© Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.

 Une coopération stratégique pour professionnaliser le secteur

 

La cérémonie, empreinte de solennité, a scellé l’entrée en vigueur de ce dispositif, financé par l’agence belge de développement Enabel dans le cadre du projet PASport. Ce partenariat, actif depuis 2016, pilote la professionnalisation du secteur des transports sous l’impulsion gouvernementale.

Grâce à sa position stratégique à la croisée des routes sahéliennes et atlantiques, le Bénin ambitionne de s’imposer comme hub logistique sous-régional. Dans cette optique, le SYGFR constitue le pilier numérique de cette ambition. Lancée en novembre 2023, la plateforme a déjà enrôlé plus de 1 300 transporteurs — contre 406 auparavant — facilitant ainsi :

  • l’émission de LVEI obligatoires pour les cargaisons transfrontalières,
  • l’enregistrement des conducteurs et véhicules,
  • et la délivrance de cartes de transport.

 Une innovation numérique au service de la traçabilité

 

Au-delà de la dématérialisation, cette innovation renforce la traçabilité du fret, minimise les risques de fraude — un fléau qui coûte des millions annuels aux économies ouest-africaines — et harmonise également les pratiques entre acteurs publics et privés.

L’inscription en ligne, accessible et abordable, fixe les frais à :

  • 3 000 FCFA par an pour le transport national,
  • 1 000 FCFA par pays pour le transport international,
  • et 12 000 FCFA pour le Certificat de Conformité des remorques.

Conforme aux normes communautaires, notamment l’Acte Uniforme OHADA et les textes de l’UEMOA, le SYGFR assure un suivi rigoureux des quotas de fret et des tarifs homologués, fluidifiant ainsi les échanges au sein de la CEDEAO.

Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.
© Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.

 Sécurité routière et digitalisation : une vision intégrée

 

Représentant le ministre, Joseph Ahissou a réaffirmé l’engagement ferme du gouvernement :

« Nous sécurisons davantage nos routes en intensifiant les campagnes de sensibilisation et les contrôles contre les surcharges, les excès de vitesse et autres comportements à risque. »

Ces mots, prononcés devant une assemblée d’opérateurs logistiques et de partenaires, soulignent une vision holistique où la digitalisation rime avec sécurité humaine. La séance s’est conclue par une remise symbolique des premières LVEI à des conducteurs de camions, prêts à entamer leur périple transfrontalier — un geste qui ancre également l’abstraction numérique dans le concret des routes poussiéreuses.

Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.
© Le Bénin a lancé la phase expérimentale de la Lettre de Voiture Électronique Internationale (LVEI) via la plateforme SYGFR.

 Une promesse de prospérité pour les acteurs du fret régional

 

Pour les Béninois et les usagers régionaux — ces commerçants de Parakou ou ces exportateurs de coton qui dépendent de chaînes d’approvisionnement fiables — cette phase expérimentale n’est pas un gadget technologique. Elle représente en effet une promesse de prospérité accélérée, où la traçabilité réduit les pertes et booste les échanges.

Selon les projections de la Banque Mondiale, ces échanges pourraient être multipliés par deux d’ici 2030.

 

 Vers un modèle logistique exportable

 

À l’heure où l’Afrique de l’Ouest aspire à une intégration logistique sans faille, Cotonou pose les jalons d’un modèle exportable. Reste à suivre les premiers retours d’expérience sur le terrain, car dans les pixels d’une lettre électronique, se profile un Bénin connecté, sécurisé et invincible.

 

Cotonou inaugure une Académie de Police nouvelle génération

À Cotonou, le Bénin inaugure son Académie de Police nouvelle génération : un symbole de résilience et de coopération face aux menaces transfrontalières.

 

Cotonou, 26 septembre 2025 – Sous un ciel équatorial chargé de promesses sécuritaires, les anciens locaux de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) à Cotonou se sont mués en sanctuaire de formation d’élite : l’Académie de Police nouvelle génération. En effet, la cérémonie d’inauguration, présidée par Alassane Seidou, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, en présence de l’ambassadeur des États-Unis, Brian Shukan, n’a pas seulement dévoilé des salles de cours high-tech et des installations d’entraînement modernes.

Elle a également scellé un don colossal de matériel — d’une valeur d’un million de dollars américains — qui équipe désormais les unités de la Police Républicaine pour affronter les ombres du terrorisme aux frontières.

Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis
© Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis

 Un appui stratégique au cœur d’une coopération bilatérale

 

Ce geste symbolique, au cœur d’une coopération bilatérale exemplaire, a transformé un site historique en hub de résilience nationale. En effet, les nouveaux équipements livrés par l’Ambassade américaine comprennent :

  • des protections individuelles,
  • des uniformes et bottes,
  • des jumelles, miroirs de fouille,
  • et des sacs médicaux complets pour les urgences.

« Cet appui matérialise l’engagement indéfectible des États-Unis auprès du Bénin dans la lutte contre les menaces transnationales », a déclaré M. Shukan, réaffirmant la détermination de Washington à soutenir Cotonou face à la pression jihadiste aux confins nigériens et nigérians.

 Une coopération sécuritaire saluée par les autorités béninoises

 

Devant une assemblée composée de hauts gradés, d’officiels et de partenaires internationaux, le Ministre Seidou a salué l’« excellent état des relations » entre le Bénin et les États-Unis, notamment dans le domaine de la sécurité.

« L’engagement du Bénin demeure ferme dans l’approfondissement et la diversification de sa coopération avec les États-Unis d’Amérique », a-t-il affirmé, soulignant la volonté du gouvernement de renforcer les capacités opérationnelles de la Police Républicaine et de consolider la synergie avec ses partenaires internationaux.

Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis
© Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis

 Une académie au service de la modernisation des forces de l’ordre

 

Par ailleurs, cette inauguration s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des forces de l’ordre béninoises. L’Académie, désormais installée sur le site de l’ex-CRS, formera chaque année des centaines de recrues en :

  • techniques d’intervention,
  • cyber-sécurité,
  • et droits humains, alignée sur les standards internationaux.

Le don américain, fruit d’un partenariat forgé depuis 2018 via des programmes comme l’International Narcotics Control and Law Enforcement, vient compléter des initiatives antérieures. À titre d’exemple, en 2023, Washington avait déjà injecté 5 millions de dollars pour la formation antiterroriste, renforçant ainsi la posture du Bénin comme rempart ouest-africain.

Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis
© Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis

 Une alliance transatlantique pour protéger les communautés vulnérables

 

À l’heure où le Sahel bouillonne et que les frontières béninoises deviennent un front de la guerre asymétrique, cette alliance transatlantique n’est pas qu’un échange de matériel. Elle constitue aussi  un véritable bouclier pour les communautés vulnérables.

Pour les Béninois du quotidien — ces pêcheurs du fleuve Niger ou ces commerçants de Malanville — l’Académie symbolise une sécurité tangible, où la formation d’élite protège les vies ordinaires.

 Cotonou regarde vers un horizon plus sûr

Tandis que le ruban coupé vibre encore dans les mémoires, Cotonou regarde vers un horizon plus sûr. Reste à suivre comment cette Académie et ses partenariats internationaux transformeront durablement la sécurité nationale, en plaçant la formation, la coopération et l’innovation au cœur de la résilience béninoise.

 

Au bénin, l’IA se lance à l’assaut des conflits fonciers

À Sèmè City, développeurs et institutions unissent leurs forces pour transformer l’IA en rempart contre l’insécurité foncière.

Cotonou, 25 septembre 2025 –Au cœur d’une Afrique où les conflits fonciers représentent encore 80 % des affaires judiciaires au Bénin, une nouvelle génération de codeurs et de penseurs s’est levée pour réécrire les règles du jeu. En effet, hier, au deuxième jour de la deuxième édition du Hackathon IA, Sèmè City s’est transformée en laboratoire d’innovation, où l’intelligence artificielle devient un levier de justice sociale.

Une compétition stratégique pour répondre à un mal endémique

Organisé par l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN), en partenariat avec LuxDev et l’Agence Nationale du Domaine et du Foncier (ANDF), ce hackathon réunit seize équipes sélectionnées parmi 178 candidatures. Ainsi, du 24 au 26 septembre, développeurs, designers et experts en données s’affrontent pour concevoir des solutions locales capables de sécuriser les droits fonciers de millions de Béninois.

 L’IA contre la fraude foncière : quatre défis concrets

Sous le thème « Challenge IA et données foncières : Développer des solutions IA au service du foncier », les participants relèvent quatre défis majeurs : – Extraire des informations à partir de documents topographiques anciens – Concevoir une cartographie interactive en temps réel – Automatiser les invitations à enquêter sur des zones litigieuses – Créer un assistant virtuel omniscient sur les droits fonciers

Par conséquent, ces outils visent à renforcer l’efficacité administrative tout en favorisant l’inclusion, notamment pour les personnes en situation de handicap.

 Un écosystème de partenaires engagés

Ce hackathon s’inscrit dans une dynamique partenariale forte. Stefanie Afonso, chargée d’affaires du Grand-Duché de Luxembourg, a salué l’IA comme un levier incontournable pour relever les défis de demain. En plus, elle a insisté sur l’inclusion des femmes et des filles dans les processus technologiques.

Du côté du secteur privé, Hermann Lanse, directeur de la transformation digitale chez Celtiis, a souligné l’importance du thème foncier, tout en garantissant une couverture technique optimale pour les participants.

 Le Bénin, laboratoire africain de l’innovation ouverte

À l’échelle nationale, cet événement s’aligne sur la stratégie gouvernementale de digitalisation accélérée, portée par le Startup Act de 2018. Djabirou Amadou, représentant la ministre du Numérique, a rappelé l’objectif : développer un savoir-faire local pour que le Bénin devienne un pays créateur, et non simple importateur de solutions technologiques.

Marc André Loko, directeur général de l’ASIN, a conclu : « Nous collaborons pour créer des projets porteurs de valeur, non seulement pour le secteur public, mais aussi pour le privé et à l’international. »

 Une IA citoyenne au service de la justice foncière

En somme, au fil des journées de compétition, le Hackathon IA 2025 dépasse le cadre technique : il devient un manifeste pour une Afrique qui code son destin. Dès lors, la grande question reste celle de la pérennité : les solutions issues de Sèmè City seront-elles adoptées par les tribunaux et les administrations ? Et le Bénin parviendra-t-il à étendre ce modèle à d’autres secteurs, confirmant son statut de pionnier numérique en Afrique de l’Ouest ?

Microcrédit Alafia : le Bénin double la mise pour l’autonomie des femmes

Microcrédit Alafia : à Cotonou, l’État béninois renforce son programme phare en faveur des femmes entrepreneures, transformant l’aide sociale en levier économique durable.

 

Cotonou, 25 septembre 2025 – Dans les marchés animés de Parakou ou les ateliers discrets de Ouidah, des milliers de femmes entrepreneures voient leurs ambitions prendre corps grâce à un filet de sécurité financière tissé par l’État. Hier, lors du Conseil des ministres, le gouvernement béninois a donné le coup d’envoi de la phase 3 du microcrédit Alafia, doublant le plafond des prêts à 200 000 FCFA et allégeant les conditions pour un impact encore plus profond. Cette mesure, saluée par les bénéficiaires comme un vent de prospérité, propulse un programme phare vers de nouveaux sommets, transformant l’aide sociale en levier d’autonomisation économique durable.

 

Alafia : Le pari réussi de l’inclusion financière (95% de remboursement)

 

Lancé le 27 octobre 2020 dans une version modernisée et dépolitisée, le microcrédit Alafia s’est imposé comme un pilier de l’inclusion financière au Bénin, soutenant les activités génératrices de revenus dans un pays où plus de 70 % des ménages dépendent de l’économie informelle. La phase II, déployée en janvier 2022, avait élargi l’accès, notamment pour les artisans du projet ARCH (Appui à la Résilience des Communautés et des Habitats). Elle a permis d’enregistrer un taux de remboursement exemplaire de 95 % et un bilan au 31 août 2025 de 47,4 milliards de FCFA décaissés en prêts de 30 000 à 100 000 FCFA, au bénéfice de milliers de familles vulnérables. Aujourd’hui, la phase 3 accélère cette trajectoire, confirmant l’engagement d’un « social méthodique » prôné par le président Patrice Talon : un soutien structuré, équitable et mesurable, qui élève les populations les plus exposées sans paternalisme excessif.

 

Prêts multipliés, assurances réduites : Les 3 clés de la phase 3

 

Les innovations de cette étape sont à la mesure des attentes. Premièrement, le montant maximal des prêts passe à 200 000 FCFA, permettant d’investir dans des équipements plus ambitieux ou des stocks élargis pour des commerçantes ou artisanes. Deuxièmement, la durée de remboursement s’étend jusqu’à 12 mois, avec un taux d’intérêt plafonné à 8 % (ou 4 % pour six mois), tandis que la prime d’assurance chute de 1,2 % à 0,35 %, allégeant sensiblement les charges pour les emprunteuses – majoritairement des femmes, qui représentent 80 % des bénéficiaires. Enfin, six nouveaux Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) ont été agréés, portant leur nombre à 20, démultipliant la proximité des services dans les zones rurales et périurbaines, où l’accès bancaire reste un mirage pour trop de ménages.

 

Microcrédit Alafia : l’État béninois transforme l’aide en autonomie

 

Au-delà des chiffres, l’impact social du microcrédit Alafia est palpable : il relance des ateliers de couture, dope les ventes ambulantes ou consolide des micro-entreprises agricoles, générant des revenus stables pour des familles entières et stimulant l’économie nationale. « C’est un outil qui change des vies, en rendant l’entrepreneuriat accessible sans endettement écrasant », témoigne une bénéficiaire anonyme de la phase II. Par conséquent, en ciblant les vulnérables – veuves, jeunes mères ou artisanes isolées –, ce programme s’aligne sur les Objectifs de développement durable de l’ONU, favorisant l’égalité des genres et la réduction de la pauvreté rurale.

À l’aube de cette phase 3, alors que le Bénin célèbre ses avancées en inclusion financière – avec un indice de bancarisation passé de 20 % en 2016 à près de 50 % aujourd’hui –, Alafia n’est plus un simple crédit : c’est un écosystème vivant qui propage l’autonomie. Pour les Béninoises et Béninois du quotidien, c’est l’assurance que l’État n’oublie pas les racines de la croissance.

Désormais, le défi majeur sera d’assurer la pérennité de ce fonds, tout en garantissant que l’augmentation du plafond des prêts n’érode pas le taux de remboursement exceptionnel. Alafia parviendra-t-il à servir de modèle pour l’ensemble de la CEDEAO, en prouvant que l’inclusion financière peut être à la fois sociale et économiquement viable à grande échelle ?

Cotonou accueille la 16ᵉ Conférence UEMOA sur l’emploi des jeunes à l’ère de l’IA

À la veille d’une conférence décisive, huit pays ouest-africains unissent leurs voix pour transformer l’IA en levier d’employabilité durable.

 

Cotonou, 25 septembre 2025 –   À l’ère où les algorithmes redessinent les métiers du quotidien, comment l’Afrique de l’Ouest formera-t-elle ses millions de jeunes à naviguer dans ce tourbillon technologique ? Pour répondre à cette question les huit pays de l’UEMOA se réunissent demain au Sofitel Marina Hôtel pour tracer une réponse collective. En effet, la 16ᵉ Conférence des ministres de l’Emploi et de la Formation Professionnelle s’ouvre sur un thème crucial : « Transformation numérique et employabilité des jeunes dans l’espace UEMOA : quels leviers pour les compétences d’avenir et la stabilité des jeunes à l’ère de l’Intelligence Artificielle ? »

 Une urgence régionale : l’IA menace 20 % des jeunes actifs

Préparée par une série de réunions d’experts du 22 au 25 septembre, cette conférence culmine dans un forum décisif. Ainsi, les ministres du Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo analyseront les risques liés à la numérisation. En effet, bien que l’IA promette une productivité accrue, elle menace aussi de creuser les inégalités dans une région où les jeunes de 15 à 24 ans représentent près de 20 % de la population active.

Chômage en recul, mais défis persistants

Grâce aux efforts d’insertion urbaine, le taux de chômage des jeunes dans l’espace UEMOA est passé de 27,2 % à 20,6 % au premier trimestre 2025. Toutefois, ce progrès reste fragile. Par conséquent, mutualiser les formations en compétences digitales devient une priorité, d’autant plus que le chômage régional frôle encore les 8,3 % en Afrique de l’Ouest.

Compétences hybrides et programme TAI : des pistes concrètes

Les débats, enrichis par des experts régionaux et des partenaires internationaux, exploreront plusieurs leviers : – Des curricula hybrides alliant IA et métiers verts – Des plateformes numériques pour l’apprentissage à distance – Des politiques d’incubation intégrant l’entrepreneuriat féminin – un pilier souvent négligé dans la transition technologique.

Ainsi, cette conférence incarne la devise de l’UEMOA : « Huit pays, un destin commun », et vise à transformer l’IA en opportunité inclusive plutôt qu’en menace sociale.

 Vers une stratégie harmonisée et un budget commun ?

Dans un contexte où le chômage global de l’Union a reculé à 11,6 %, ces échanges pourraient catalyser des réformes phares. En particulier, l’extension du programme TAI (Talents Africains pour l’Intégration), qui a déjà immergé 200 jeunes diplômés dans des entreprises régionales, est envisagée comme un modèle à généraliser.

 L’IA, alliée ou adversaire ? Le verdict de Cotonou est attendu

Pour les jeunes Togolais de Lomé ou les apprentis Burkinabè de Ouagadougou, cette conférence n’est pas un rituel diplomatique : c’est un phare pour leur avenir professionnel. Dès lors, l’enjeu dépasse les discours : il s’agit de dégager un budget commun, de standardiser les programmes, et de réduire significativement le chômage juvénile d’ici 2030.