Mauricette Houédanou offre au Bénin sa première médaille d’or mondiale

Ce 16 septembre 2025, sous les projecteurs d’Albena en Bulgarie, une étoile béninoise a brillé plus fort que toutes les autres. À seulement 18 ans, Mauricette Houédanou a remporté l’or en bras de fer, main gauche, catégorie junior -50 kg, lors des Championnats du monde. Son exploit historique propulse ainsi le Bénin sur la carte mondiale du sport de force et fait vibrer tout un continent.

Bulgarie, 16 septembre 2025 – Imaginez une jeune Béninoise de 18 ans, le bras tendu comme un arc, face à des adversaires du monde entier, sous les projecteurs d’une arène bulgare. Ce mardi 16 septembre, Mauricette Houédanou a réalisé l’impossible : en remportant l’or en bras de fer, main gauche, catégorie Standing Junior Girls -50 kg, lors des Championnats du monde en Bulgarie, elle a ainsi gravé son nom dans l’histoire. Première médaille d’or pour le Bénin dans ce sport de force brute et de détermination, cet exploit fait vibrer tout un pays et propulse la petite nation ouest-africaine au sommet du monde.

 

Le triomphe d’une étoile montante

 

À Albena, en Bulgarie, où se déroulent les 46e Championnats du monde de bras de fer organisés par la World Armwrestling Federation (WAF) du 10 au 22 septembre, Mauricette Houédanou a défendu les couleurs béninoises avec une rage de vaincre contagieuse. À seulement 18 ans, cette athlète junior a dominé sa catégorie, battant des concurrentes venues des quatre coins du globe. Son triomphe en main gauche – un geste symbolique de force et de résilience – n’est pas seulement une médaille : c’est la première fois que le Bénin monte sur la plus haute marche mondiale en bras de fer, un sport encore émergent dans le pays, mais qui explose désormais sur la scène internationale.

« C’est un rêve qui devient réalité, pour moi et pour tout le Bénin », a-t-elle déclaré, les yeux brillants, après sa finale épique. Entraînée dans les gymnases modestes de Cotonou, Mauricette incarne l’esprit des jeunes Africains qui transforment les obstacles en opportunités. Son parcours est le reflet d’entraînements acharnés, d’un soutien familial inébranlable et d’une passion pour ce duel d’avant-bras qui teste non seulement la force physique, mais aussi la volonté mentale.

 

Une victoire qui fait rayonner le Bénin

 

Pour le Bénin, cette victoire marque l’entrée fracassante du pays dans l’élite mondiale du bras de fer, un sport où la force brute rencontre la stratégie fine. Jusqu’à présent discret dans les compétitions internationales, le Bénin peut désormais se targuer d’avoir une championne junior qui inspire des milliers de jeunes.

Cette médaille d’or arrive à point nommé, alors que le Bénin célèbre son dynamisme culturel et sportif. Elle pourrait bien booster la pratique du bras de fer dans les écoles et clubs locaux, encourageant ainsi une génération à lever le poing – littéralement – pour des rêves plus grands. C’est un moment de fierté qui rappelle que les talents béninois sont capables de briller sur la scène mondiale.

 

Un symbole d’espoir et de détermination

 

En somme, alors que le monde entier suit les Championnats de Bulgarie, Mauricette Houédanou n’est pas seulement une championne : elle est un symbole. Symbole de la jeunesse africaine qui conquiert les sommets, symbole d’un sport accessible qui unit les peuples. Le Bénin, champion du monde de bras de fer ? Absolument. Et qui sait, peut-être que cette victoire n’est que le début d’une saga dorée.

Félicitations, Mauricette ! Le Bénin tout entier – et l’Afrique avec lui – a le bras levé en ton honneur. Son exploit ouvrira-t-il la voie à une nouvelle génération de champions pour le pays ?

Cotonou mobilise l’Afrique contre les inondations urbaines

Face à l’urgence climatique, près de 100 maires africains se sont réunis à Cotonou pour repenser la résilience urbaine. L’atelier régional « Villes Durables » transforme la capitale béninoise en laboratoire d’innovation, où coopération sud-sud et solutions concrètes dessinent l’avenir des métropoles africaines.

 

Cotonou, 15 septembre 2025 – Dans une Afrique de plus en plus vulnérable aux caprices du climat, Cotonou, la capitale économique du Bénin, s’est imposée comme un véritable hub de coopération sud-sud. Près de 100 maires et élus locaux issus d’une vingtaine de pays africains s’y sont rassemblés ce lundi pour un atelier régional capital, dédié à la gestion des inondations.

Co-organisé par l’Agence Française de Développement (AFD) et la Banque mondiale, cet événement, intitulé la 3ème édition de l’atelier régional « Villes Durables : Gestion intégrée des risques d’inondation urbaine », transforme la capitale béninoise en un carrefour d’idées et de solutions face à l’un des plus grands défis du continent. Alors que le changement climatique frappe de plein fouet, ce sommet pourrait bien redessiner l’avenir des villes africaines.

Du 15 au 19 septembre 2025, Cotonou accueille un atelier régional sur la gestion des inondations urbaines. Près de 100 élus africains, soutenus par l’AFD et la Banque mondiale, échangent sur des solutions durables pour renforcer la résilience des villes face au changement climatique.
© Du 15 au 19 septembre 2025, Cotonou accueille un atelier régional sur la gestion des inondations urbaines. Près de 100 élus africains, soutenus par l’AFD et la Banque mondiale, échangent sur des solutions durables pour renforcer la résilience des villes face au changement climatique.

Un cri d’alarme pour l’urbanisation galopante à Cotonou

 

Avec une urbanisation galopante et des pluies de plus en plus imprévisibles, les inondations menacent des millions de vies et d’infrastructures à travers l’Afrique. De Lagos à Nairobi, en passant par Abidjan, les maires présents à Cotonou partagent un même constat alarmant : il est plus qu’urgent d’agir. Par conséquent, l’atelier, qui se tient du 15 au 19 septembre, met l’accent sur l’échange d’expériences et l’identification de solutions innovantes pour renforcer la résilience des villes face à ces catastrophes.

« Les inondations ne sont plus une fatalité. En partageant nos réussites et nos échecs, nous pouvons bâtir des villes prêtes à affronter l’avenir », a déclaré un maire participant, dont les propos résonnent comme un appel à l’action collective et coordonnée.

 

Le Bénin, terre d’expérimentation et d’innovation

 

Le choix de Cotonou comme hôte de cet atelier n’est pas le fruit du hasard. Le Bénin, confronté de manière récurrente à des inondations, est devenu un laboratoire pour des projets urbains novateurs. En partenariat avec l’AFD et le gouvernement béninois, plusieurs initiatives transformatrices sont d’ailleurs en cours :

  • Amélioration du drainage pluvial pour limiter l’impact des fortes pluies.
  • Développement d’infrastructures résilientes, capables de résister aux aléas climatiques.
  • Accompagnement des collectivités dans une planification territoriale durable, pour anticiper les défis de demain.

Ces projets, soutenus par la France via l’AFD, font du développement urbain une priorité stratégique en Afrique. Ils illustrent ainsi un engagement concret pour des villes plus sûres et mieux préparées.

De la discussion à l’action : l’innovation au service de la coopération

 

L’atelier de Cotonou est bien plus qu’un simple lieu de discussion : c’est une véritable plateforme d’innovation. Les maires, aux côtés d’experts de la Banque mondiale et de l’AFD, explorent des solutions allant des technologies de pointe, comme les systèmes d’alerte précoce, aux approches communautaires impliquant les citoyens dans la gestion des risques. Des villes comme Dakar ou Accra partagent leurs initiatives réussies, inspirant d’autres métropoles à emboîter le pas. Cette synergie est essentielle pour catalyser un changement à grande échelle.

 

La promesse d’un avenir urbain résilient à Cotonou

 

Alors que le changement climatique redessine les défis du continent, l’atelier de Cotonou envoie un message d’espoir puissant : l’Afrique peut construire des villes durables, résilientes et inclusives. En réunissant décideurs, experts et partenaires internationaux, cet événement pose les bases d’une coopération renforcée pour protéger les populations urbaines des inondations.

À l’heure où les projecteurs sont braqués sur Cotonou, une question demeure : les solutions nées ici parviendront-elles à transformer durablement les villes africaines ? Une chose est sûre : le chemin vers la résilience est désormais tracé, et il commence au Bénin.

L’avenir de l’urbanisation africaine sera-t-il marqué par la résilience ?

 

À Cotonou, l’UEMOA renforce l’unité régionale

La 38ᵉ session extraordinaire du Comité Interparlementaire de l’UEMOA s’est ouverte à Cotonou dans une ambiance de coopération renforcée. Pendant cinq jours, les parlementaires des huit États membres débattront des réformes clés pour accélérer l’intégration régionale, avec un accent particulier sur la gouvernance, la numérisation et le rôle stratégique des médias.

 

Cotonou, 15 septembre 2025 – Dans une atmosphère empreinte de solidarité ouest-africaine, la capitale économique du Bénin a accueilli ce lundi l’ouverture officielle de la 38ᵉ session extraordinaire du Comité Interparlementaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (CIP-UEMOA). Placée sous le haut patronage de Son Excellence Louis Gbèhounou Vlavonou, Président de l’Assemblée nationale du Bénin, cette réunion de haut niveau réunit en effet une quarantaine de parlementaires des huit États membres pour cinq jours d’échanges intenses sur l’intégration régionale.

 

Cotonou, un acteur clé pour l’unité régionale

 

Dès 9 heures, au cœur de l’hôtel Azalaï, les travaux ont été lancés par le Président par intérim du CIP, l’honorable Abdoulaye Soma, en présence de délégations venues du Sénégal, de Côte d’Ivoire, du Mali et d’autres pays de la région.

« Cette session extraordinaire est un moment pivot pour consolider nos acquis et anticiper les défis de demain, dans un contexte de croissance résiliente », a déclaré M. Soma, évoquant une croissance du PIB de l’UEMOA estimée à 6,3 % pour 2025.

Le Président Vlavonou a présidé la cérémonie avec une emphase particulière sur l’unité.

« Le Bénin, en tant qu’hôte, réaffirme son attachement indéfectible à l’idéal d’une UEMOA forte et inclusive. Fédérons nos efforts pour transformer les disparités en opportunités collectives », a-t-il lancé.

Cette session coïncide opportunément avec d’autres initiatives à Cotonou, comme la formation des journalistes sur les politiques économiques de l’UEMOA, renforçant ainsi les synergies entre gouvernance et information publique.

 

Le CIP-UEMOA, une sentinelle de la démocratie et de l’intégration

 

Créé en 1995 par l’article 35 du Traité révisé de l’UEMOA, le Comité Interparlementaire est l’instance de contrôle démocratique de l’Union. Il regroupe 40 députés (cinq par État membre) et veille également à l’harmonisation des législations nationales avec les directives communautaires. De ce fait, il favorise une intégration économique qui bénéficie à 150 millions d’habitants.

 

Un horizon tourné vers l’avenir

 

Au menu des prochains jours : des audits des chantiers comme le Schéma Directeur de Développement Régional (SDER) et des ateliers sur la numérisation parlementaire. Par la suite, les conclusions attendues alimenteront certainement le Conseil des Ministres et le futur Parlement UEMOA.

Cette 38ᵉ session, au-delà des délibérations, est un signal fort : l’Afrique de l’Ouest, malgré les vents contraires, avance unie vers une intégration qui rime avec équité et développement. Pour Vlavonou et ses pairs, l’enjeu est clair : transformer les mots en actes pour un espace communautaire où chaque citoyen se sente chez lui.

Dans ce contexte de défis et d’opportunités, la question qui se pose est la suivante : face aux soubresauts politiques et aux enjeux de sécurité qui touchent certains États membres, les parlementaires parviendront-ils à maintenir l’unité et à accélérer la mise en œuvre de réformes vitales pour l’avenir de la région ?

 

À suivre…

L’UEMOA forme les médias pour bâtir l’intégration économique à Cotonou

À l’heure où l’intégration ouest-africaine se heurte à des défis majeurs, l’UEMOA mise sur les journalistes pour éclairer les enjeux économiques et rapprocher les citoyens des politiques communautaires. À Cotonou, une trentaine de professionnels des huit États membres se forment pour devenir les relais d’une information stratégique, inclusive et accessible.

 

Cotonou, 15 septembre 2025 – Dans un contexte où l’intégration économique ouest-africaine fait face à des défis croissants, la Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) a lancé ce lundi une session de formation cruciale pour les journalistes. Ainsi, du 15 au 19 septembre, une trentaine de professionnels des médias, venus des huit États membres, approfondiront leurs connaissances sur les politiques communautaires, la gouvernance et les grands chantiers de l’espace UEMOA. Organisée à l’hôtel Azalaï, cette initiative vise à faire des médias un relais efficace pour une information accessible et fiable, au service des 150 millions d’habitants de la région.

Du 15 au 19 septembre 2025, l’UEMOA organise à Cotonou une formation pour journalistes venus des huit pays membres. Objectif : renforcer leur capacité à décrypter les politiques économiques et promouvoir une information fiable au service de l’intégration régionale.
© Du 15 au 19 septembre 2025, l’UEMOA organise à Cotonou une formation pour journalistes venus des huit pays membres. Objectif : renforcer leur capacité à décrypter les politiques économiques et promouvoir une information fiable au service de l’intégration régionale.

Des journalistes formés pour décrypter les enjeux d’un continent en mutation

 

Dès ce matin, les participants — des reporters, des éditorialistes et des correspondants économiques — ont été accueillis par le représentant résident de la Commission au Bénin, Yawovi Batchassi. « Les journalistes sont les yeux et la voix de nos citoyens. Cette formation n’est pas un luxe, mais une nécessité pour décrypter les complexités de notre Union et en rendre compte avec clarté », a-t-il déclaré lors de l’ouverture. Cette initiative s’aligne d’ailleurs sur la vision prospective 2040 de l’UEMOA et son plan stratégique 2025-2030, baptisé « Impact 2030 ».

Le programme, structuré sur cinq jours, alterne présentations théoriques et ateliers interactifs. En conséquence, les thématiques phares couvrent un large éventail :

  • La gouvernance et les politiques : avec une analyse du Règlement 14/2009 sur la transparence budgétaire et des mécanismes anti-corruption.
  • Les indicateurs économiques : via le décryptage du PIB régional, des taux d’inflation et de l’impact du franc CFA sur la stabilité monétaire.
  • Les chantiers communautaires : notamment le Schéma de Développement de l’Espace Régional (SDER) et les initiatives pour la libre circulation des biens et des personnes.

Des experts comme le professeur Albert Honlonkou, éminent économiste béninois, animent les sessions. « Nous passons de la théorie à l’action : comment transformer des données arides en histoires captivantes pour le public ? », a interrogé une journaliste malienne lors d’un premier atelier.

Une démarche qui s’inscrit dans la continuité au sein de l’UEMOA

 

Cette session s’inscrit dans une dynamique relancée par le colloque d’Abidjan, qui avait réuni médias et institutions autour du thème de la contribution des médias au développement économique et social. À la suite de cet événement, Gustave Diasso, représentant le Président de la Commission Abdoulaye Diop, avait annoncé que cette formation à Cotonou serait un pilier pour vulgariser les actions communautaires. Elle fait suite à une édition similaire en 2023 à Saly (Sénégal) et à la session d’information de septembre 2024 à Ouagadougou.

Du 15 au 19 septembre 2025, l’UEMOA organise à Cotonou une formation pour journalistes venus des huit pays membres. Objectif : renforcer leur capacité à décrypter les politiques économiques et promouvoir une information fiable au service de l’intégration régionale.
© Du 15 au 19 septembre 2025, l’UEMOA organise à Cotonou une formation pour journalistes venus des huit pays membres. Objectif : renforcer leur capacité à décrypter les politiques économiques et promouvoir une information fiable au service de l’intégration régionale.

Enjeux et perspectives : quand l’information devient un levier d’intégration dans l’UEMOA

 

Dans une zone où 60 % de la population a moins de 25 ans, les médias doivent contrer la désinformation et promouvoir l’unité. À cet égard, cette formation aborde également les défis, tels que le faible taux de pénétration d’Internet et la nécessité de produire des contenus en langues locales.

Pour Aïssatou Diallo, une reporter sénégalaise, cette formation représente une bouffée d’air frais : « À Dakar, on suit l’actualité macro, mais ici, on apprend à la relier au quotidien des pêcheurs ou des agriculteurs. » L’événement coïncide également avec la 38ᵉ session extraordinaire du Comité Interparlementaire de l’UEMOA, renforçant ainsi les synergies institutionnelles.

 

Vers une nouvelle ère pour l’information ouest-africaine

 

À mi-parcours, les premiers retours sont unanimes : cette formation consolide un réseau de « journalistes sentinelles » pour l’espace communautaire. À Cotonou, cette initiative rappelle que l’information est le ciment de l’intégration. Parce que pour l’UEMOA, former les plumes d’Afrique de l’Ouest, c’est investir dans une région plus transparente, résiliente et unie.

La question qui demeure est la suivante : au-delà de cette formation, la Commission UEMOA parviendra-t-elle à instaurer un partenariat durable et de confiance avec les médias, garantissant ainsi une couverture continue et impartiale des enjeux économiques et sociaux qui façonnent l’avenir de la région ?

À suivre…

Le Bénin fait sa rentrée : Un élan éducatif qui part du nord

Sous un soleil radieux, le ministre Salimane Karimou a lancé l’année scolaire 2025-2026 à Parakou, incarnant la volonté du gouvernement de garantir une éducation inclusive pour plus de 3 millions d’élèves. Entre kits distribués, chants traditionnels et mobilisation record, cette rentrée marque un tournant pour l’école béninoise, du nord au sud.

Parakou, 15 septembre 2025 – Les cloches des écoles ont retenti ce lundi matin à travers le Bénin, marquant le début officiel de l’année scolaire 2025-2026. Dans une atmosphère à la fois festive et studieuse, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a donné le coup d’envoi des classes à l’École primaire publique de Wokodorou, à Parakou, chef-lieu du département du Borgou. Cette visite symbolique, au cœur du nord du pays, souligne l’engagement du gouvernement à assurer une rentrée fluide et équitable pour plus de 3 millions d’élèves, du sud au nord.

 

Une rentrée sous le signe de la mobilisation

 

Dès 8 heures, sous un soleil radieux, le ministre Karimou, accompagné d’une délégation ministérielle, a foulé le sol de l’EPP Wokodorou. Accueilli par des centaines d’élèves en uniformes impeccables, des enseignants et des parents, il a officiellement lancé les activités académiques. « Cette rentrée n’est pas qu’un simple retour en classe ; c’est l’opportunité pour chaque enfant béninois de bâtir son avenir. À Parakou, comme ailleurs, nous veillerons également à ce que personne ne soit laissé pour compte », a déclaré le ministre, exhortant les apprenants à l’assiduité et à la discipline.

Par ailleurs, la cérémonie, rythmée par des chants, a vu la distribution de kits scolaires symboliques à des élèves vulnérables. Par la suite, M. Karimou a sillonné d’autres établissements de la région, constatant une affluence record : près de 98 % des élèves ont repris les cours, selon les autorités locales. À Parakou, ville universitaire et carrefour commercial, cette initiative vise particulièrement à stimuler la scolarisation dans les zones rurales du Borgou, où les défis logistiques – routes boueuses et distances – persistent.

 

Un agenda national bien orchestré

 

Cette rentrée s’inscrit dans un cadre national rigoureux, défini par un arrêté interministériel signé le 19 juin 2025 par Salimane Karimou et sa collègue des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Véronique Tognifodé. En effet, la pré-rentrée, dédiée aux enseignants, s’est tenue du 8 au 12 septembre, suivie de cette ouverture effective ce 15 septembre.

Du sud (comme à Godomey-Togoudo près d’Abomey-Calavi, où l’effervescence était palpable) au nord, la mobilisation est totale. Dans cette optique, le gouvernement a investi dans la fourniture de manuels et d’infrastructures, en mettant l’accent sur l’équité : kits gratuits pour les filles et les enfants à besoins spécifiques.

 

Les défis de l’éducation face à l’avenir

 

L’année 2025-2026 arrive après un séminaire préparatoire en juillet, piloté par le Conseil national de l’éducation (CNE), qui a identifié les « goulots d’étranglement » comme les infrastructures défaillantes et l’abandon scolaire en milieu rural. À Parakou, le ministre a aussi  rappelé les priorités : la numérisation des classes et la formation des enseignants.

Pour des élèves comme Kemi, 9 ans, en CE1 à Wokodorou, l’enjeu est très concret : « Le ministre nous a dit de bien travailler pour devenir docteurs ou ingénieurs. Je suis contente d’être là ! » Son enthousiasme reflète l’impact de ces visites, notamment la hausse du taux de scolarisation primaire à 92 % nationalement, en augmentation de 3 % par rapport à 2024.

 

Rentrée scolaire : Vers une année de l’excellence, un appel à la mobilisation collective

 

En somme, en quittant Parakou, Salimane Karimou a lancé un appel vibrant : « Parents, enseignants, communautés : ensemble, transformons nos écoles en forteresses du savoir. » À l’échelle nationale, des campagnes anti-abandon scolaire et des partenariats avec l’UNESCO sont prévus. Cette rentrée, placée sous le signe de l’inclusion, pourrait bien marquer un tournant pour l’éducation béninoise, alignée sur les Objectifs de développement durable.

Le Bénin mise sur un rythme équilibré pour maximiser l’apprentissage, mais la question demeure : au-delà des discours, comment le gouvernement s’assurera-t-il que les défis persistants, notamment l’accès aux infrastructures et le décrochage scolaire, ne compromettent pas cette belle promesse d’équité éducative pour tous ?

Le Bénin au féminin : L’ascension d’un leadership engagé

À Porto-Novo, la 3ᵉ édition des Rencontres intergénérationnelles des femmes leaders politiques du Bénin a réuni des voix puissantes et visionnaires. Dans une ambiance de mobilisation et de fraternité, les participantes ont affirmé leur volonté de transformer le paysage politique et social du pays. Un moment fort, porteur d’un avenir plus inclusif.

 

Porto-Novo, 15 septembre 2025 Dans une ambiance vibrante d’unité et d’ambition, la 3ᵉ édition des Rencontres intergénérationnelles des femmes leaders politiques du Bénin s’est tenue hier. Cet événement, à la croisée de la solennité et de la convivialité, a réuni des femmes déterminées à façonner l’avenir social, économique et politique du pays. Cet élan collectif est porteur d’espoir, car il met en lumière l’engagement féminin au cœur du progrès national.

Une mobilisation pour l’égalité qui résonne en appel à l’action

 

Réunies pour cette occasion marquante, les participantes ont adopté plusieurs motions, réaffirmant ainsi leur volonté de jouer un rôle actif dans la construction d’un Bénin plus inclusif et prospère. À travers des échanges riches et dynamiques, elles ont réaffirmé leur engagement à faire entendre la voix des femmes dans les sphères décisionnelles.

« Les femmes incarnent l’âme de notre peuple », a déclaré avec ferveur une figure centrale de l’événement, soulignant que leur rôle est « indispensable pour le progrès national ». Cette conviction a résonné comme un véritable appel à l’action, rappelant aussi que l’égalité des genres et l’implication des femmes sont des leviers essentiels pour le développement du pays.

 

Quand les partenariats solides renforcent une initiative de poids

 

Par ailleurs, le succès de cette 3ᵉ édition repose en grande partie sur le soutien de partenaires techniques et financiers. Parmi eux, l’Union européenne, Julius Berger, la Direction Générale de la Promotion de l’Économie et de la Coopération (DGPEC), la Police républicaine et les autorités communales. Leur appui logistique et financier a aussi permis de faire de cet événement un moment d’échange et de mobilisation mémorable.

Porto-Novo a accueilli la 3ᵉ édition des Rencontres intergénérationnelles des femmes leaders politiques du Bénin. Cet événement a rassemblé des femmes engagées pour façonner un avenir plus équitable, avec le soutien de partenaires nationaux et internationaux.
© Porto-Novo a accueilli la 3ᵉ édition des Rencontres intergénérationnelles des femmes leaders politiques du Bénin. Cet événement a rassemblé des femmes engagées pour façonner un avenir plus équitable, avec le soutien de partenaires nationaux et internationaux.

Un avenir porté par la force des femmes au Bénin

 

Ces Rencontres intergénérationnelles ne sont pas qu’un simple événement : elles incarnent une vision. En effet, en réunissant des femmes de toutes générations, elles tracent la voie d’un Bénin où l’engagement féminin devient une force transformative. « Ensemble, faisons de cet engagement un levier puissant pour bâtir l’avenir », a lancé une organisatrice, galvanisant les participantes et le public.

En conclusion, alors que le Bénin se tourne vers des défis et des opportunités toujours plus grands, cette initiative rappelle une vérité essentielle : les femmes sont au cœur du changement. Leur détermination, leur vision et leur énergie sont des atouts majeurs pour un avenir plus équitable et prospère. La question qui reste en suspens est : comment ces motions et déclarations seront-elles concrétisées pour transformer durablement la société béninoise ?

 

Ligue Nationale Scolaire : Goho célèbre l’éclosion des talents sportifs

Sous les acclamations du public et le regard des autorités, le stade omnisports de Goho a vibré au rythme des performances exceptionnelles de 1.488 jeunes athlètes venus de tout le pays. La première édition de la Ligue Nationale Scolaire s’est achevée en apothéose, révélant ainsi une jeunesse béninoise pleine de promesses et de détermination.

 

Goho, 15 septembre 2025 – Le stade omnisports de Goho s’est transformé en véritable temple du sport et de la jeunesse vendredi dernier, marquant la clôture de la première édition de la Ligue Nationale Scolaire. La 8ᵉ et dernière journée de la compétition a offert un spectacle vibrant, clôturant les vacances scolaires sur une note d’excellence et d’émotion.

En effet, sous les regards enthousiastes du Ministre des Sports, Benoît DATO, et de son collègue Modeste Tihounté KÉRÉKOU, la cérémonie de remise des trophées a célébré les exploits de 1 488 jeunes athlètes venus de tout le pays. C’était une démonstration éclatante du potentiel sportif béninois, saluée par tous les officiels présents.

La Ligue Nationale Scolaire a clôturé sa première édition au stade de Goho, réunissant près de 1.500 jeunes athlètes. Entre performances sportives, bourses d’études et présence ministérielle, l’événement marque un tournant pour le sport scolaire béninois.
© La Ligue Nationale Scolaire a clôturé sa première édition au stade de Goho, réunissant près de 1.500 jeunes athlètes. Entre performances sportives, bourses d’études et présence ministérielle, l’événement marque un tournant pour le sport scolaire béninois.

La Ligue Nationale Scolaire : un pari présidentiel pour un sport d’excellence

 

Initiée par le Président Patrice TALON, la Ligue Nationale Scolaire s’inscrit dans la continuité des classes sportives. De fait, son objectif principal est de détecter et d’accompagner les jeunes talents dès le collège en créant une structure nationale pérenne. Le pari est clair : faire du sport un levier d’épanouissement personnel et d’insertion sociale pour la jeunesse béninoise.

Pour valoriser les performances et soutenir ces jeunes prodiges, le gouvernement a mis les moyens. Ainsi, une enveloppe de 25 millions de FCFA a été distribuée sous forme de bourses.

 

Rang Prime
🥇 Médaille d’or 100 000 FCFA
🥈 Médaille d’argent 70 000 FCFA
🥉 Médaille de bronze 50 000 FCFA

 

D’ailleurs, ces récompenses financières permettront aux jeunes champions de poursuivre leur parcours scolaire avec plus de sérénité, en parallèle de leur développement sportif.

Le Tableau d’honneur : Quand le talent régional s’illustre

 

Du football au handball, en passant par le basketball, le volley-ball et l’athlétisme, les compétitions ont révélé de véritables pépites et mis en lumière la diversité du talent national.

  • Football U16 garçons : L’équipe de l’ATACORA a triomphé, portée par la performance exceptionnelle d’Idrissou ISSOUFOU.
  • Basketball 5×5 filles : La formation des COLLINES a dominé la compétition, avec OGOUNIDE Barbelle en tant que star incontestée.
  • Handball garçons : Le BORGOU s’est imposé, mené par le talentueux Rihad ALIDOU.
  • Athlétisme : Moïse AKPOVI (Borgou) et Solange KOUAGOU (Atacora) ont brillé sur le 100m et le 1500m, démontrant leur potentiel pour l’avenir.

Chaque région a apporté sa touche, son énergie et son talent, faisant de ce tableau des médailles un miroir de la richesse et du dynamisme du Bénin.

La Ligue Nationale Scolaire a clôturé sa première édition au stade de Goho, réunissant près de 1.500 jeunes athlètes. Entre performances sportives, bourses d’études et présence ministérielle, l’événement marque un tournant pour le sport scolaire béninois.
© La Ligue Nationale Scolaire a clôturé sa première édition au stade de Goho, réunissant près de 1.500 jeunes athlètes. Entre performances sportives, bourses d’études et présence ministérielle, l’événement marque un tournant pour le sport scolaire béninois.

La Ligue Nationale Scolaire :  un avenir prometteur pour la relève sportive béninoise

 

D’ailleurs, les mots du Ministre des Sports, Benoît DATO, ont souligné l’importance de l’événement :

« Ce que nous avons vu ici, c’est plus qu’un simple tournoi. C’est une promesse pour l’avenir du sport béninois », a-t-il déclaré, saluant l’esprit de fraternité et de dépassement de soi qui a animé la compétition.

La Ligue Nationale Scolaire a posé les bases d’un modèle inspirant pour le développement du sport dans le pays. L’enjeu est désormais de pérenniser cette dynamique, d’élargir les disciplines sportives proposées et de faire du sport scolaire un pilier du développement national.

Ainsi, pour le Bénin, le vrai défi ne commence-t-il pas maintenant, à l’heure où il faut transformer cet espoir en une réalité durable sur la scène internationale ?

Le Pari Fou de Netanyahou : Israël au bord du gouffre ?

Alors que les missiles israéliens frappent jusqu’à Doha et que les alliances régionales se recomposent, une question vertigineuse s’impose : Israël est-il en train de provoquer l’unité du monde arabe… à ses propres dépens ? Entre expansion militaire et isolement diplomatique, Tel-Aviv joue sa survie dans un Moyen-Orient au bord du basculement.

 

Tel-Aviv, 15 septembre 2025 – Dans un Moyen-Orient en ébullition, où les frappes israéliennes résonnent de Gaza à Doha, une question lancinante hante les chancelleries et les rues : Israël est-il engagé dans une guerre totale contre le monde arabe ? Et si ce dernier, fracturé par des décennies de divisions, parvenait enfin à s’unir, quel sort réserverait-il à l’État hébreu ?

Pourquoi la communauté internationale observe-t-elle, impuissante ou complice, le Premier ministre Benjamin Netanyahou tracer ce que l’on qualifie de plus en plus ouvertement de « suicide Etatique » ? Et surtout, que gagne-t-il à attiser ces conflits avec ses voisins ? Ces interrogations, loin d’être rhétoriques, dessinent les contours d’une région au bord du gouffre, où les alliances d’hier volent en éclats et où les victoires militaires d’Israël masquent une vulnérabilité croissante.

 

L’Éclatement des Fronts : Israël face à une mosaïque d’adversaires

 

Historiquement, les conflits arabo-israéliens – de 1948 à la guerre des Six Jours en 1967, en passant par Yom Kippour en 1973 – ont opposé Israël à des coalitions arabes unies. Aujourd’hui, en 2025, la donne a changé. En effet, Israël n’affronte plus une armée arabe monolithique, mais un réseau d’adversaires, qu’ils soient directs ou non étatiques, souvent soutenus par l’Iran. Cependant, l’escalade récente évoque une guerre élargie contre l’ensemble de la région arabe.

Depuis l’attaque du 7 octobre 2023, Israël a multiplié les fronts :
  • Gaza reste un champ de ruines, avec plus de 54 000 morts palestiniens selon le ministère de la Santé local.
  • Le Liban a subi une invasion terrestre contre le Hezbollah en octobre 2024, causant plus de 2 000 morts et 1,2 million de déplacés.
  • La Syrie, après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, fait l’objet de frappes massives, près de 480 en mars 2025 seul, et d’une occupation partielle du Golan élargi.
  • Le Yémen, via les Houthis, a vu son aéroport de Sanaa rasé en mai et août 2025.
  • Le coup de théâtre est survenu le 9 septembre 2025, lorsque des missiles israéliens ont frappé Doha, au Qatar, tuant cinq membres du Hamas et un officier qatari lors de négociations de cessez-le-feu. Cet acte, qualifié de « terreur d’État » par le Premier ministre qatari, a violé la souveraineté d’un allié américain et médiateur clé.

Dès lors, peut-on parler d’une guerre contre le « monde arabe » ? Pas au sens classique : les États du Golfe, jadis hostiles, avaient normalisé leurs relations via les Accords d’Abraham en 2020. Toutefois, l’attaque sur Doha a reconfiguré Israël comme « la plus grande menace à la stabilité régionale », surpassant même l’Iran pour les monarchies du Golfe.

Netanyahou un déstabilisateur commun

Les États arabes, autrefois divisés entre sunnites et chiites ou entre sunnites et l’Iran, voient maintenant en Netanyahou un déstabilisateur commun. La guerre d’Israël contre l’Iran en juin 2025 – une victoire tactique avec l’aide américaine – n’a pas apaisé les tensions, mais les a exportées, rendant les cieux arabes « conquis » par les drones israéliens.

En clair, Israël n’est pas en guerre contre un bloc arabe uni, mais contre une mosaïque de groupes proxies (Hamas, Hezbollah, Houthis) et d’États affaiblis. Cette asymétrie favorise militairement Tel-Aviv – qui dispose d’une supériorité aérienne et nucléaire – mais l’isole diplomatiquement. L’ONU a condamné unanimement les frappes sur Doha, et même les États-Unis, sous l’administration Trump, expriment une « insatisfaction » sans pour autant freiner l’escalade.

L’Unité Arabe, l’équation fatale ?

 

Et si le monde arabe, ce géant endormi de 400 millions d’habitants et de 4 000 milliards de dollars d’actifs souverains, se réveillait ? L’idée n’est plus un fantasme : l’attaque sur Doha a catalysé une unité inédite. Le 14 septembre 2025, un sommet arabo-islamique d’urgence à Doha – réunissant la Ligue arabe (22 États) et l’Organisation de la coopération islamique (57 pays) – a condamné Israël et menacé d’abroger les Accords d’Abraham. Des leaders comme Mohammed ben Salmane (Arabie saoudite) et Cheikh Mohammed ben Zayed (Émirats) ont afflué à Doha, tandis que l’Égypte et la Jordanie ferment les yeux sur les survols israéliens pour la première fois.

 

Scénario d’unité arabe Conséquences pour Israël Exemples historiques
Économique : Embargo pétrolier ou fonds souverains (4T$) contre Israël/USA Isolement financier ; PIB israélien (-20% en 6 mois) Choc pétrolier 1973 : Israël perd 10% de croissance
Militaire : Coalition défensive (Égypte, Jordanie, Syrie) Front multi-États ; épuisement des réserves (nucléaire comme dernier recours) Guerre du Kippour 1973 : Israël à deux doigts de la défaite
Diplomatique : Rejet de normalisation ; soutien à la CPI contre Netanyahou Mandats d’arrêt exécutés ; paralysie ONU Résolution ONU 2024 : 125 pays pour des mandats d’arrêt contre Netanyahou
Humanitaire : Ouverture forcée de Rafah ; aide massive à Gaza Pression morale et internationale ; effondrement du narratif « antiterroriste » Flottille de Gaza 2010 : Image d’Israël ternie mondialement
 Unité – improbable mais pas impossible

Une telle unité, improbable mais non impossible, comme l’illustre l’appel des Houthis à une « solidarité islamique » derrière l’Iran, pourrait être fatale. Israël, avec ses 10 millions d’habitants et une économie dépendante des exportations (tech, diamants), survivrait militairement grâce à son arsenal nucléaire. Mais politiquement et démographiquement, ce serait l’apocalypse : une coalition arabe unie, renforcée par l’Iran, pourrait imposer un blocus naval, cybernétique ou économique, forçant Tel-Aviv à des concessions radicales. Historiquement, l’unité arabe a toujours été le talon d’Achille d’Israël. Aujourd’hui, avec des drones saoudiens et des F-35 émiratis, l’équation change. Israël pourrait « gagner » une guerre courte, mais perdre la paix sur le long terme, menant à un État binational ou à une partition forcée.

 

Le silence des puissances : Un jeu à haut risque pour Israël 

 

L’Occident, pilier d’Israël, semble paralysé. Les États-Unis, en dépit de 22,76 milliards de dollars d’aide militaire depuis 2023, n’ont pas stoppé les offensives. Trump, réélu en 2024, a même rejoint les frappes sur l’Iran en juin 2025, qualifiant la guerre de « 12 jours » triomphale. Pourquoi ? Géopolitique : Israël est un rempart contre l’Iran, et freiner Netanyahou risquerait de raviver l’isolationnisme américain post-Afghanistan. L’Europe, pour sa part, condamne verbalement – Macron parle de « désastre » pour Gaza City en août 2025 – mais dépend du gaz israélien et craint une migration massive.

De même, l’inaction arabe est plus cynique : Riyad et Abou Dabi considèrent l’Iran comme leur ennemi numéro un, tandis que l’Égypte négocie un méga-contrat gazier de 35 milliards avec Israël en dépit de la situation à Rafah. Mais l’attaque sur Doha a fissuré ce statu quo : les fonds souverains pourraient maintenant sanctionner, et la Ligue arabe pousse pour une « réponse collective » – qu’il s’agisse d’un embargo aérien ou de boycotts commerciaux. Le monde « observe » car Netanyahou exploite habilement les divisions : sunnites contre chiites, Arabes contre Perses. C’est la raison pour laquelle, sans unité, les condamnations restent lettre morte.

La survie par le chaos : La stratégie de la dernière chance de Netanyahou

 

Netanyahou, 76 ans, est un survivant. Au pouvoir depuis 2023 malgré des procès pour corruption (reportés de 14 mois par la guerre), il tire un bénéfice clair des conflits : « sa survie politique ». La guerre de Gaza, prolongée malgré un cessez-le-feu en janvier 2025, lui a valu 83 % d’approbation juive après les frappes sur l’Iran en juin. Les gains tactiques sont multiples :

  • Coalition intacte : Ses alliés d’extrême droite (Smotrich, Ben-Gvir) exigent l’annexion de la Cisjordanie et de Gaza City ; céder ruinerait son gouvernement minoritaire.
  • Victoires symboliques : La défaite du Hezbollah, la chute d’Assad et les frappes sur l’Iran, visant à « changer le visage du Moyen-Orient », boostent son image de « sauveur ».
  • Report judiciaire : La guerre suspend ses audiences ; en février 2025, il a réduit ses témoignages, invoquant la « sécurité nationale ».
  • Avantage électoral : Les sondages post-Iran montrent une hausse du Likoud ; une élection anticipée en automne pourrait le sauver.

Cependant, c’est un pari suicidaire : 67 milliards de dollars de coûts pour Israël d’ici fin 2025, 400 000 manifestants en août contre la guerre, et des mandats d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre. Netanyahou gagne du temps, mais pas de la légitimité, au risque d’un effondrement interne ou d’une coalition arabe vengeresse.

 

Une paix introuvable : Le Moyen-Orient entre implosion et espoir

 

Israël n’est pas en guerre totale contre le monde arabe, mais son expansionnisme, de Gaza à Doha, est en train de forger un ennemi commun. Une unité arabe, catalysée par ces outrages, pourrait submerger Tel-Aviv non par les armes, mais par l’asphyxie économique et diplomatique. Le monde observe, divisé, mais le vent tourne : les sommets à Doha et les appels à l’unité musulmane en sont la preuve. Netanyahou, maître du chaos, gagne sa survie politique mais hypothèque l’avenir d’Israël.

La question est donc de savoir si Israël peut encore changer de cap. Pour une paix viable, l’État hébreu doit s’engager sur la voie d’un « jour d’après » impliquant l’Autorité palestinienne, et non le Hamas, avec un horizon de deux États, un projet réclamé par 125 pays à l’ONU. Si cette voie n’est pas choisie, le suicide politique de Netanyahou pourrait bien devenir national, plongeant le Moyen-Orient, ce kaléidoscope de haines, dans un chaos encore plus profond.

Dans quel scénario le peuple israélien pourrait-il enfin se révolter contre cette politique destructrice ?

Bénin : Nikki, capitale du leadership féminin

À Nikki, la troisième édition des Rencontres intergénérationnelles femmes leaders politiques Nikki 2025 a réuni plus de 500 participantes pour affirmer une ambition claire : faire du leadership féminin un pilier de la démocratie béninoise, à l’approche des élections de 2026.

 

Nikki, 12 septembre 2025— Nikki est devenue le théâtre d’un appel national à l’action. Dans un contexte électoral décisif, la Vice-présidente Mariam Chabi Talata a ouvert les Rencontres intergénérationnelles femmes leaders politiques Nikki 2025, affirmant que le leadership féminin n’est plus une revendication, mais une exigence démocratique. À quelques mois des scrutins législatifs et municipaux  de janvier 2026, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de transformation politique inclusive.

Rencontres intergénérationnelles femmes leaders politiques Nikki 2025 : un réseau élargi et transfrontalier

 

Venues des 77 communes béninoises, mais aussi de Côte d’Ivoire, de Guinée et de RDC, les participantes ont convergé vers Nikki pour trois jours d’échanges. Grâce à l’appui de partenaires internationaux – Ambassade des Pays-Bas, Coopération suisse via le Programme d’appui à l’égalité de genre (PAEG), ONU Femmes, BAD, Union européenne – l’événement prend une dimension régionale. Ainsi, les débats ont porté sur la représentativité féminine dans les instances de prise de décision, encore faible au Bénin, avec seulement 14 % de femmes à l’Assemblée nationale et à peine comptables au poste de Maires.

Raison pour laquelle Aurélie Adam Soule Zoumarou, Ministre de l’Énergie, a déclaré avec force devant une salle conquise.

« Nous ne voulons pas seulement plus de femmes élues en 2026, nous voulons de meilleures femmes élues. Pas des suppléantes, pas des symboles, mais des décideuses. »

Un leadership féminin assumé et revendiqué

 

De même, Mariam Djougua Sacca Ministre-conseillère aux Affaires sociales a rappelé que le leadership féminin est une urgence démocratique, rappelant ainsi que les femmes, qui représentent plus de la moitié de la population béninoise, doivent peser pleinement dans les choix qui concernent le pays.

La Vice-présidente Chabi Talata, première femme à ce poste, a insisté sur le rôle clé du dialogue et de la négociation pour conquérir et exercer le pouvoir. Dans un extrait de son discours, elle explique :

« Dans toute quête de pouvoir et dans toute gouvernance, le dialogue et la négociation sont essentiels. Ils permettent de construire des alliances durables, au-delà des clivages partisans. »

 

Rencontres intergénérationnelles femmes leaders politiques Nikki 2025 : entre tradition et modernité

 

Inspirée par la figure de la Gnon Kogui, reine-mère baatonou, cette édition s’ancre dans une symbolique forte. Chez les Baatonou, la Gnon Kogui partage le pouvoir avec l’empereur, incarnant l’équilibre entre gouvernance et sagesse féminine. Ainsi, Nikki devient le centre névralgique de la réflexion sur l’épanouissement des femmes béninoises.

 

Des ateliers pratiques pour une montée en compétence à Nikki

Tout au long des rencontres, les participantes vont exploré des leviers concrets : financement de campagnes, mobilisation communautaire, stratégies de communication. En outre, elles auront partagé des modèles inspirants pour surmonter les barrières culturelles et politiques.

 Une déclaration finale pour transcender les clivages

À l’issue des 72 heures, une déclaration commune est attendue à la clôture dimanche. Par conséquent, des engagements concrets émergeront : quotas renforcés, formation de jeunes militantes, mobilisation de financements internationaux.

Cette troisième édition tombe à pic, dans un contexte où le gouvernement de Patrice Talon pousse les réformes pour l’égalité genre, comme le nouveau code électoral qui réserve des sièges aux femmes au Parlement. Mais les défis persistent : violences politiques, stéréotypes, manque de ressources. C’est pourquoi, les partenaires injectent expertise et fonds pour accompagner les femmes en responsabilité.

 

Une célébration culturelle pour ancrer l’engagement

 

En marge des débats, des danses traditionnelles, des expositions et des hommages à la Gnon Kogui ont rythmé les journées. Ces moments festifs rappellent que le leadership féminin s’enracine dans la culture locale, tout en projetant une vision d’avenir.

En définitive, les Rencontres intergénérationnelles femmes leaders politiques Nikki 2025  vont consolider un réseau, affirmer une vision et tracer une feuille de route pour 2026. Portées par la tradition et la modernité, les femmes béninoises ne demandent plus leur place : elles la prennent, en architectes du pouvoir.

 

Le Bénin tisse son destin à la New York Fashion Week

Sur les podiums de Manhattan, les étoffes béninoises s’apprêtent à danser. Leurs motifs ne sont pas de simples décors ; ils sont mémoire, manifeste et promesse. Les 12 et 13 septembre 2025, le Bénin, soutenu par l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), investira la New York Fashion Week (NYFW) avec une ambition claire : faire du « Made in Benin » une signature mondiale, à la croisée du patrimoine et de l’innovation.

Une vitrine mondiale pour une créativité enracinée

 

Invité par ORUN, un partenaire stratégique engagé dans la valorisation des talents africains, le Bénin bénéficiera d’une journée entière dédiée à son univers textile et créatif. En fait, dans une arène qui attire plus de 230 000 visiteurs et génère des centaines de millions de dollars en retombées économiques, cette présence marque une avancée décisive pour l’écosystème de la mode béninoise.

 

Les objectifs sont clairs et mobilisateurs :

  • Valoriser le patrimoine textile et culturel du Bénin.
  • Positionner la création béninoise comme un moteur de l’influence africaine.
  • Offrir une visibilité internationale aux designers et artisans locaux.
  • Créer des ponts stratégiques avec les investisseurs et prescripteurs mondiaux.

 

Un programme chargé entre héritage et audace

 

D’ailleurs, la journée du 13 septembre sera rythmée par trois temps forts :

 

  • Master Talk : Le Directeur Général de l’ADAC dialoguera avec des figures majeures de la mode africaine pour explorer les enjeux de transmission, de professionnalisation et de rayonnement.
  • Défilé de clôture : Un show exclusif réunira également des créateurs du Bénin et de sa diaspora, dans une scénographie célébrant la fusion entre tradition et modernité.
  • Orun X Designers Pop-Up Showcase : Un showroom éphémère mettra en lumière une nouvelle génération de stylistes, porteurs d’une esthétique engagée et territorialisée.

 

Le Bénin, une politique culturelle qui tisse son avenir

 

Cette participation s’inscrit directement dans la stratégie du gouvernement béninois de faire du secteur créatif un levier de développement économique. En effet, l’ADAC, en tant qu’institution publique, accompagne la professionnalisation de la filière mode, en favorisant l’insertion, la formation et la structuration durable de l’écosystème.

De son côté, ORUN, acteur engagé dans la diplomatie culturelle, œuvre à connecter les talents africains aux grandes scènes internationales. En collaborant avec le Bénin pour la NYFW, l’organisation renforce aussi son engagement à faire émerger une Afrique créative, visible et influente.

En conclusion, cette présence à New York n’est pas qu’une affaire de mode ; elle est une affirmation d’identité, une stratégie d’influence et une preuve que la culture peut être un puissant moteur de développement économique. La scène de la Fashion Week de New York devient ainsi un tremplin pour l’industrie créative béninoise, laissant présager un avenir où les créateurs africains occuperont une place de plus en plus prépondérante sur la scène internationale.