Bénin 2026 : Le gouvernement défend la continuité institutionnelle

Présidentielle 2026 : entre rigueur budgétaire et transition politique, le gouvernement trace sa ligne de conduite face aux critiques.

 

Cotonou, 5 septembre 2025— Le gouvernement béninois n’a pas tardé à réagir aux critiques de l’opposition concernant la désignation de Romuald Wadagni, l’actuel ministre de l’Économie et des Finances, comme potentiel candidat de la mouvance présidentielle pour 2026. Ce vendredi 5 septembre, l’exécutif a fermement rejeté les appels à la démission immédiate du ministre, affirmant que la rigueur de sa gestion et une transition maîtrisée sont les seules priorités.

Wilfried Houngbédji, le porte-parole du gouvernement, a d’ailleurs lancé une pique directe à l’opposition depuis la salle Fleuve Jaune du ministère des Affaires étrangères, en déclarant : « Ce n’est pas cette opposition qui nous apprendra à bien faire les choses. »

 

Budget 2026 : une question de continuité

 

Au-delà des débats électoraux, le gouvernement insiste sur l’importance cruciale de finaliser le projet de loi de finances pour 2026. Romuald Wadagni, toujours en poste, est en effet en charge des dernières étapes de ce chantier stratégique avant sa présentation à l’Assemblée nationale. La préparation de ce budget est primordiale, car elle déterminera les actions que le futur gouvernement pourra mener.

« Nous sommes à la veille de la session budgétaire. Il est essentiel que les équipes restent mobilisées pour assurer la transmission et le vote du budget », a souligné Houngbédji, justifiant ainsi le maintien du ministre à son poste.

 

Quitus fiscal : le gouvernement rassure sur la transparence

 

Interrogé sur les craintes de l’opposition concernant la délivrance des quitus fiscaux, le gouvernement a cherché à dissiper les doutes. Selon lui, le processus est encadré par des règles strictes qui garantissent son indépendance de toute influence politique.

« Le ministre n’a aucun pouvoir pour bloquer un quitus à un citoyen éligible », a assuré le porte-parole, ajoutant que « l’administration fiscale est autonome et les dossiers seront traités dans les règles de l’art. »

Par cette déclaration, le gouvernement affirme sa volonté de renforcer la confiance du public dans les institutions et rappelle qu’il a engagé des réformes pour mettre fin aux pratiques opaques.

 

Une transition républicaine en vue ?

 

Finalement, le gouvernement a annoncé que Romuald Wadagni prendra congé de ses fonctions « en temps et en heure » et dans le respect des normes républicaines, le moment venu. Cette décision vise à assurer une campagne électorale équitable tout en garantissant la continuité des missions essentielles de l’État.

Ce moment politique cristallise les tensions, mais il révèle aussi la volonté du gouvernement de structurer la suite avec méthode. Entre les exigences budgétaires et la transparence administrative, la séquence actuelle dessine les contours d’une gouvernance qui se veut responsable. Mais si le gouvernement veut donner des garanties, l’opposition reste aux aguets, prête à dénoncer la moindre entorse. Le débat sur l’équité démocratique est-il pour autant clos, ou ne fait-il que commencer ?

Présidentielle 2026 : L’opposition alerte sur les risques de conflit d’intérêts

Présidentielle 2026 : l’opposition interpelle sur la neutralité institutionnelle et appelle à une gouvernance exemplaire.

 

La désignation de Romuald Wadagni, l’actuel ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, comme potentiel candidat de la mouvance présidentielle pour 2026 suscite une vive polémique. Dans un communiqué percutant publié le 4 septembre, le parti d’opposition « Les Démocrates » exprime ses sérieuses inquiétudes concernant la neutralité du processus électoral. La raison est les fonctions actuelles du ministre pourraient potentiellement entrer en conflit avec les exigences d’un scrutin transparent, notamment en ce qui concerne le quitus fiscal.

 

Quitus fiscal : Un enjeu démocratique sous haute tension

 

En fait , l’opposition pointe directement la Direction Générale des Impôts (DGI), placée sous la tutelle du ministre Wadagni, comme source d’inquiétude. Cette entité cruciale délivre le quitus fiscal, document indispensable à toute candidature à l’élection présidentielle.

Pour « Les Démocrates », maintenir Romuald Wadagni à son poste pourrait créer un déséquilibre institutionnel majeur. Ils craignent aussi  que cette position de pouvoir lui permette, par la simple influence ou un retard dans l’émission des documents, de bloquer ou d’entraver les candidatures de ses adversaires politiques, et ce même si ces derniers sont en parfaite conformité avec leurs obligations fiscales.

 

L’opposition lance un appel à la neutralité et à la responsabilité

 

Face à ce qu’ils perçoivent comme une menace pour l’équité républicaine, « Les Démocrates » lancent un appel direct au ministre. Le parti exige une posture exemplaire, invitant Romuald Wadagni à faire preuve d’un sens de l’honneur républicain en se retirant de ses fonctions.

Dans leur communiqué, ils affirment : « Dans un État démocratique bien établi, la logique recommande que le ministre d’État renonce à ses fonctions pour ne pas prêter le flanc aux critiques et aux suspicions. »

De plus, ils soulignent que « Il serait à son honneur d’adopter une culture administrative et démocratique, en assurant l’impartialité dans la délivrance des quitus fiscaux. »

 

Débat sur la transparence et l’intégrité du processus électoral

 

À l’approche de la présidentielle, la question de la neutralité administrative devient un véritable enjeu de société. Ce débat est révélateur de la tension qui existe entre ambition politique et exigence démocratique. Il met aussi en lumière un État en quête de confiance, de rigueur et d’équité dans la conduite de ses processus électoraux.

Cette controverse soulève une question fondamentale : à quel point un État peut-il garantir l’égalité des chances lorsque les acteurs politiques sont aussi des détenteurs de l’administration ? L’avenir du processus électoral au Bénin pourrait bien dépendre de la réponse qui sera apportée à cette question.

GDIZ : Le gaz naturel propulse l’industrialisation durable au Bénin

À Glo-Djigbé, le gaz naturel devient moteur de souveraineté industrielle et levier d’attractivité territoriale.

Cotonou, 5 septembre 2025 – Depuis avril 2025, la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) a franchi un cap stratégique avec la mise en service de sa première station de décompression de gaz naturel. En effet, cette infrastructure, portée par la Société d’investissement et de promotion de l’industrie (SIPI-BENIN), marque une étape décisive dans la sécurisation énergétique des unités industrielles implantées sur le site. Avec déjà plus d’un million de m³ de gaz naturel fourni, la GDIZ confirme son ambition : faire de l’énergie un levier de compétitivité, d’attractivité et de transformation territoriale.

Une infrastructure de pointe pour la performance industrielle

 

Conçue selon les standards internationaux, la station de décompression intègre des dispositifs de sécurité avancés et offre aussi de multiples avantages aux industriels. En effet, elle garantit :

  • Une alimentation continue, 24h/24 et 7j/7.
  • Une réduction des coûts énergétiques jusqu’à 35 %.
  • Une suppression des frais liés au stockage ou à l’exploitation.
  • Une compatibilité avec les futurs réseaux de canalisation.

D’ailleurs, ce modèle énergétique incarne une réponse concrète aux besoins des entreprises en quête de stabilité, de rentabilité et de durabilité.

La première station de décompression de gaz naturel de la GDIZ est opérationnelle : plus d’un million de m³ déjà fournis aux industries. Une avancée stratégique pour une énergie durable, compétitive et au service du développement territorial.
© La première station de décompression de gaz naturel de la GDIZ est opérationnelle : plus d’un million de m³ déjà fournis aux industries. Une avancée stratégique pour une énergie durable, compétitive et au service du développement territorial.

La GDIZ, locomotive de l’industrialisation béninoise

 

Au-delà de la performance technique, cette station symbolise une vision territoriale forte : celle d’un Bénin qui investit dans des infrastructures structurantes pour soutenir la formation, l’insertion professionnelle et la montée en gamme de son tissu industriel.

La GDIZ devient ainsi un espace de convergence entre innovation, souveraineté énergétique et mobilisation publique. En attirant des investisseurs et en formant des compétences locales, elle renforce l’ancrage territorial des politiques industrielles et l’attractivité du pays.

En dotant la GDIZ d’une station de gaz naturel performante, le Bénin affirme son engagement pour une industrialisation responsable, inclusive et résolument tournée vers l’avenir. Ce projet incarne une dynamique territoriale où l’énergie devient un moteur de transformation sociale et économique.

Cependant, face à cette avancée majeure, une question se pose : comment le Bénin compte-t-il étendre ce modèle de souveraineté énergétique à d’autres zones industrielles et à l’ensemble du territoire, pour consolider sa position de leader régional ?

Cotonou : le port se mobilise dans la lutte contre le VIH/SIDA

Cotonou : une journée pour la santé des pêcheurs face aux MST et au VIH

 

Cotonou, 5 septembre 2025 – Le vendredi 22 août 2025, le Port Autonome de Cotonou (PAC) a marqué les esprits en organisant une vaste campagne de sensibilisation et de dépistage. En fait , cette initiative, axée sur la prévention des maladies sexuellement transmissibles (MST) et du VIH/SIDA, réunit le Port Autonome de Cotonou et plusieurs entreprises impliquées dans la modernisation du Port de Pêche, dont China Harbour Engineering Company Americas Division, Eiffage, ADEOTI SARL et Spie Batignolles, qui collaborent activement pour promouvoir la santé des communautés locales.

Le Port Autonome de Cotonou, en partenariat avec des entreprises du secteur, organise une campagne de sensibilisation et de dépistage VIH/MST pour les communautés vulnérables du Port de Pêche, affirmant son rôle d’acteur social et territorial engagé.
© Le Port Autonome de Cotonou, en partenariat avec des entreprises du secteur, organise une campagne de sensibilisation et de dépistage VIH/MST pour les communautés vulnérables du Port de Pêche, affirmant son rôle d’acteur social et territorial engagé.

Un plan d’action ciblé pour des communautés vulnérables

 

Au cœur de cette journée mémorable, trois actions phares ont mobilisé les communautés locales :

  • Une campagne d’information ciblant les pêcheurs, mareyeuses et usagers du port.
  • Un dépistage volontaire et gratuit du VIH.
  • Une distribution de préservatifs.

Ces mesures, menées dans le cadre du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), visent à protéger des populations particulièrement vulnérables. En effet, les pêcheurs et mareyeuses, souvent confrontés à la précarité, à la mobilité constante et à un accès limité aux services de santé, sont parmi les plus exposés aux risques d’infections. Selon l’ONUSIDA, les communautés de pêcheurs en Afrique de l’Ouest affichent des taux de prévalence du VIH qui peuvent être de 4 à 14 % au-dessus de la moyenne nationale.

Un port au service de la responsabilité sociale

 

Par ailleurs, cette opération illustre l’engagement du PAC à dépasser son rôle de simple gestionnaire portuaire pour devenir un acteur clé du bien-être des populations locales. En plaçant la santé et l’inclusion au cœur de ses priorités, le port de Cotonou pose également  les jalons d’un développement durable, où la prospérité économique rime avec la protection des communautés.

En réunissant entreprises, usagers et experts autour de cet enjeu crucial, le PAC envoie un message fort : la santé des populations est une condition essentielle pour bâtir un avenir équitable et florissant.

Le succès de cette initiative met en lumière un enjeu majeur : comment prolonger et élargir cette collaboration entre acteurs publics et privés pour relever d’autres défis en matière de santé publique et de développement social, et bâtir un modèle pérenne de responsabilité partagée dans la région ?

Le Bénin trace sa voie vers 2030

Bénin : un Conseil des ministres décisif pour un avenir moderne et durable

 

Cotonou, 3 septembre 2025 Sous l’impulsion du chef de l’État, Patrice Talon, le Conseil des ministres a dévoilé une série de mesures audacieuses destinées à remodeler en profondeur le paysage urbain, sanitaire, éducatif et sécuritaire du Bénin. Ces décisions, prises dans une perspective de modernisation et de consolidation des acquis nationaux, marquent un tournant stratégique majeur, axé sur le développement durable et l’amélioration du bien-être citoyen.

 

Bénin : la route des Pêches, une vitrine touristique à préserver

 

Dans une volonté de renforcer son attractivité touristique, le gouvernement a pris une décision forte : l’interdiction des constructions en matériaux précaires le long de la route des Pêches. Ce choix s’inscrit dans un vaste programme de modernisation des infrastructures urbaines, visant à faire de cette artère un symbole de modernité et de durabilité. Le gouvernement a invité les propriétaires concernés à démanteler ces structures avant le 31 décembre 2025. Il a également prévu un accompagnement pour les populations les plus vulnérables, illustrant ainsi l’engagement du Bénin à conjuguer ambition touristique et responsabilité sociale.

 

Régulation des poids lourds : un grand pas vers une mobilité urbaine apaisée

 

Parallèlement, face aux nuisances générées par les véhicules lourds dans le Grand Nokoué (pollution, embouteillages, dégradation des routes), le Conseil a adopté un décret réglementant leur circulation. Dès le 1ᵉʳ janvier 2026, après un moratoire de trois mois, ces véhicules devront se conformer à de nouvelles règles pour garantir une mobilité fluide et sécurisée. Cette initiative, qui vise aussi à protéger les investissements massifs dans les infrastructures routières, promet de réduire les accidents et d’améliorer significativement la qualité de vie des habitants.

 

Parakou s’érige en pôle sportif de l’avenir au Bénin

 

Le sport, en tant que vecteur de cohésion et de développement, est au cœur des priorités. En effet, le Conseil a validé la construction d’un stade départemental omnisports à Parakou, qui sera doté d’un terrain de football aux normes FIFA, d’une piste d’athlétisme, ainsi que d’infrastructures pour le handball, le basketball, le volley-ball et le tennis. Ce projet ambitieux, confié à des entreprises qualifiées, promet de faire de Parakou un pôle sportif régional, tout en respectant des standards de qualité et de durabilité rigoureux.

 

Un plan de santé révolutionnaire pour un Bénin en meilleure forme

 

Avec un budget estimé à près de 996 milliards de FCFA, le Plan national de développement sanitaire 2026-2030 a été approuvé. Ce document, en parfaite adéquation avec les Objectifs de développement durable (ODD),  renforcera en effet la gouvernance du secteur, à améliorer l’accès aux soins et à optimiser la disponibilité des infrastructures et équipements médicaux. En corrigeant les faiblesses des précédents plans, il s’engage à promouvoir le bien-être des Béninois à l’horizon 2030.

 

Éducation et formation : le pari audacieux sur l’avenir de la jeunesse

 

De même, le Conseil a entériné le Plan stratégique 2026-2030 du Centre universitaire d’Enseignement professionnel. Ce plan, fort du succès d’une formation pilote à Djougou, prévoit l’ouverture de sept nouveaux instituts et la formation de 3 000 apprenants dans huit secteurs économiques d’ici 2030. De plus, un test de sélection pour 2 319 aspirants au métier d’enseignant du primaire sera organisé, afin de garantir un enseignement de qualité pour l’année scolaire 2025-2026.

 

Lutte contre le mariage d’enfants : une mobilisation sans précédent pour les jeunes filles

 

Pour protéger la jeunesse, un Programme national de lutte contre le mariage d’enfants a été adopté, avec l’objectif ambitieux de réduire ce fléau de 33 % en 2019 à 15 % d’ici 2029. Ainsi, ce programme renforcera les dispositifs de protection et mobilisera les communautés pour offrir un avenir plus sûr aux jeunes filles.

 

Défense et environnement : des mesures structurantes pour un Bénin plus sûr

 

Le Plan stratégique 2025-2029 du ministère de la Défense nationale ambitionne de moderniser les Forces armées béninoises (FAB) pour en faire une institution républicaine, performante et influente à l’international. En outre, l’incorporation de 358 rangers dans le corps des gardes forestiers renforcera la protection des parcs nationaux de la Pendjari et du W, où la faune prospère grâce à une gestion rigoureuse.

 

Le Bénin sur la scène internationale : une présence renforcée

 

Le Bénin se distingue également sur la scène mondiale avec l’organisation, en septembre 2025, d’événements majeurs comme la Semaine nationale de la Microfinance. Le pays participe également à des conférences internationales, notamment MONDIACULT 2025 à Barcelone. Ces engagements témoignent de la volonté du pays de rayonner bien au-delà de ses frontières.

 

Gouvernance et réformes : des fondations solides pour le futur

 

Enfin, le Conseil a adopté des décrets modifiant les statuts de la Société des Aéroports du Bénin, instituant un cadre de concertation pour les projets communaux et définissant les attributions de la Commission nationale de suivi de la chefferie traditionnelle. Ces réformes visent à consolider la gouvernance et à optimiser la gestion des ressources nationales.

 

Benin : un avenir qui se dessine entre modernité et résilience

 

En somme,  ce 3 septembre 2025, le Bénin se projette avec audace dans un avenir où modernité, durabilité et inclusion se conjuguent pour bâtir une nation plus forte et plus unie. Ces décisions, fruits d’une vision pragmatique, posent les jalons d’un développement harmonieux au service de tous les citoyens. Elles illustrent la capacité du Bénin à s’ériger en modèle pour la sous-région, prouvant que la volonté politique, associée à une planification stratégique, peut transformer en profondeur les défis en opportunités.

Le Bénin rend hommage à Emmanuel Golou

Bénin : Le monde politique pleure la disparition d’Emmanuel Dégbèvi Golou, figure de la démocratie

 

Cotonou, 3 septembre 2025 Le Bénin est en deuil. Emmanuel Dégbèvi Golou, éminent homme d’État et fervent défenseur des idéaux démocratiques, s’est éteint le 2 septembre 2025 au Centre National Hospitalier Universitaire de Cotonou. En effet, cette perte, annoncée avec une profonde émotion par Louis G. Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, laisse un vide immense dans le paysage politique et social du pays. Figure emblématique, Golou a consacré sa vie à la promotion de la justice, du progrès et des valeurs républicaines.

 

Emmanuel Golou : un héritage d’engagement et de fidélité républicaine

 

Ancien ministre, député, président du Parti Social-Démocrate (PSD) succédant à Bruno Amoussou, et vice-président du Conseil Économique et Social (CES) jusqu’à ses derniers instants, Emmanuel Dégbèvi Golou incarnait l’engagement sans faille. Son influence s’étendait bien au-delà des frontières béninoises, notamment à travers son rôle de président du Comité Afrique de l’Internationale socialiste. Aux côtés de Louis Vlavonou au sein de l’Union fait la Nation (UN), il a mené pendant plus d’une décennie une opposition résolue face au régime de l’ancien président Boni Yayi, forgeant des liens d’estime et de camaraderie indéfectibles.

Dans un hommage vibrant, Vlavonou a salué la mémoire d’un « frère » et d’un compagnon de lutte, soulignant la rigueur et la fidélité de Golou aux principes républicains. Ce décès, survenu dans un contexte de deuil national, touche particulièrement les membres du CES, à commencer par Conrad Gbaguidi, collègue et ami proche du défunt. Le président de l’Assemblée nationale a également adressé ses condoléances émues à l’épouse, aux enfants, à la famille et aux proches de Golou, les assurant de la solidarité de la nation.

Quel héritage pour les générations futures ?

 

En somme, l’héritage d’Emmanuel Dégbèvi Golou, marqué par son dévouement à la démocratie et au progrès social, continuera d’inspirer les générations futures. Alors que le Bénin pleure un de ses fils les plus illustres, son exemple de droiture et d’engagement résonne comme un appel à poursuivre la construction d’un pays uni et prospère.

Sa disparition laisse une empreinte indélébile dans l’histoire politique du Bénin. La question qui se pose désormais est la suivante : les générations actuelles sauront-elles s’inspirer de son combat pour la démocratie et la justice sociale, ou son héritage risque-t-il de s’éteindre avec lui ?

 

Un budget de 33 milliards pour 2026 : l’Assemblée nationale fait sa rentrée en force !

Bénin : L’Assemblée nationale adopte un budget ambitieux pour 2026 et modernise ses règles

 

Cotonou, 3 septembre 2025 Dans une dynamique d’unité et de progrès, l’Assemblée nationale du Bénin a marqué un temps fort le lundi 1ᵉʳ septembre 2025, lors de l’ouverture de sa deuxième session extraordinaire. À l’unanimité, les députés ont entériné un budget de 33,08 milliards de FCFA pour l’année 2026, un signal fort de leur engagement à doter le Parlement des moyens nécessaires pour répondre aux attentes des citoyens. Dans la foulée, les élus ont également mis à jour le règlement intérieur de l’institution, conformément à une récente décision de la Cour constitutionnelle, renforçant ainsi la transparence et la conformité de leurs travaux.

L’Assemblée nationale du Bénin a adopté un budget de 33,08 milliards FCFA et révisé son règlement intérieur. Une session extraordinaire marquée par l’engagement des députés pour une gouvernance plus transparente et efficace.
© L’Assemblée nationale du Bénin a adopté un budget de 33,08 milliards FCFA et révisé son règlement intérieur. Une session extraordinaire marquée par l’engagement des députés pour une gouvernance plus transparente et efficace.

L’Assemblée s’aligne sur les exigences de la Cour constitutionnelle

 

Sous la houlette de Louis G. Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, cette session a été saluée pour la qualité des débats et l’esprit républicain qui ont prévalu. « Les échanges ont été riches, responsables et tournés vers l’intérêt général », a déclaré Vlavonou, soulignant la volonté collective de faire évoluer le Parlement vers plus de modernité et d’efficacité. Par ailleurs, ce budget, soigneusement élaboré, vise à soutenir les ambitions d’une institution déterminée à se rapprocher des Béninois tout en consolidant son rôle dans la gouvernance nationale.

La révision du règlement intérieur, en réponse aux directives de la Cour constitutionnelle, illustre également l’engagement des députés à aligner leurs pratiques sur les exigences légales et démocratiques. D’ailleurs, cette mise en conformité, loin d’être une simple formalité, renforce la crédibilité de l’Assemblée nationale et sa capacité à servir de pilier dans l’édification d’un État de droit.

Bénin : vers un Parlement plus réactif ?

 

En adoptant ces mesures cruciales, les parlementaires envoient un message clair : le Bénin avance vers une gouvernance moderne, où responsabilité et proximité avec les citoyens sont au cœur des priorités. Alors que le pays se prépare à des échéances électorales majeures en 2026, cette session extraordinaire pose les jalons d’un Parlement renforcé, prêt à accompagner les aspirations d’une nation en mouvement.

Face aux défis sociaux et économiques du pays, la vraie question est de savoir si ce nouveau budget et ce règlement révisé donneront à l’Assemblée la réactivité nécessaire.

Le gouvernement béninois fait sa rentrée

Bénin : Le gouvernement de Patrice Talon lance sa rentrée dans une ambiance fédératrice

Cotonou, 3 septembre 2025 — Ce mercredi, le Palais de la Marina à Cotonou a vibré au rythme d’une rentrée gouvernementale empreinte de dynamisme et de convivialité. Après une pause estivale, les membres du gouvernement béninois se sont réunis pour un Conseil des ministres marquant le coup d’envoi d’une nouvelle phase d’action, sous la houlette du président Patrice Talon. Cette rencontre, loin d’être une simple formalité, a insufflé un élan renouvelé à l’exécutif, prêt à relever les défis d’une année cruciale pour le Bénin.

 

Une rentrée stratégique pour le gouvernement

 

Dans une atmosphère détendue mais studieuse, les ministres ont renoué avec l’exercice du pouvoir, guidés par une volonté commune de poursuivre les ambitions de développement du pays. Présidé par Patrice Talon, ce Conseil a permis de poser les jalons des priorités à venir, dans un contexte où le Bénin se prépare à des échéances électorales majeures en 2026. L’unité et la détermination affichées par l’équipe gouvernementale témoignent de l’engagement à consolider les acquis des réformes économiques et sociales entreprises ces dernières années.

Cette rentrée, qui marque le retour à un rythme soutenu, intervient à un moment clé pour le gouvernement, appelé à renforcer sa proximité avec les citoyens tout en maintenant le cap sur ses objectifs stratégiques. Les discussions, bien que tenues à huis clos, ont vraisemblablement porté sur les chantiers prioritaires, allant de l’économie à l’éducation, en passant par la gouvernance et les infrastructures.

 

Un signal fort de cohésion et de détermination

 

Si cette réunion au sommet symbolise un nouveau départ, elle reflète également la cohésion d’une équipe décidée à transformer les aspirations des Béninois en réalités tangibles. Alors que le pays entre dans une phase décisive, ce Conseil des ministres pose les bases d’une gouvernance ambitieuse, prête à écrire la prochaine page du développement national.

Cependant, au-delà de l’élan affiché en cette rentrée, la question demeure : cette cohésion gouvernementale saura-t-elle résister aux turbulences politiques et économiques à venir, et surtout, parviendra-t-elle à répondre aux attentes croissantes des populations ? L’avenir nous le dira.

80ᵉ anniversaire : Pékin célèbre sa victoire, affirme sa puissance

Pékin célèbre avec éclat le 80ᵉ anniversaire de la victoire sur le Japon et de la fin de la Seconde Guerre mondiale

 

Pékin, 3 septembre 2025 — Ce mercredi, la place Tian’anmen à Pékin s’est transformée en une scène grandiose pour commémorer le 80ᵉ anniversaire de la victoire de la Chine dans la guerre de résistance contre l’agression japonaise et de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sous un ciel clair, un imposant défilé militaire a réuni plus de 10 000 soldats et des équipements de pointe, en présence de dirigeants mondiaux, dont le président russe Vladimir Poutine et le leader nord-coréen Kim Jong-un. Cet événement, marqué par une démonstration de force et de mémoire collective, a non seulement célébré une victoire historique, mais aussi affirmé la puissance croissante de la Chine sur la scène internationale, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues.

80ᵉ anniversaire: un défilé militaire d’envergure mondiale au service d’un message géopolitique

 

Le défilé, orchestré avec une précision remarquable sur l’avenue Chang’an, a mis en lumière l’arsenal militaire chinois, notamment le missile balistique intercontinental Dongfeng-5C, capable de frapper n’importe quel point du globe, et des drones hypersoniques de nouvelle génération. Quarante-cinq unités militaires ont défilé, représentant les forces terrestres, navales et aériennes, dans une parade de 70 minutes qui a captivé plus de 50 000 spectateurs. Ce spectacle, le plus ambitieux depuis des années, a été précédé de semaines de préparations, avec Pékin ornée de compositions florales et de drapeaux pour l’occasion.

Le président chinois Xi Jinping, hôte de l’événement, a présidé la cérémonie aux côtés de figures internationales comme le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, le président congolais Denis Sassou-Nguesso et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev. La présence de Vladimir Poutine, invité d’honneur, et de Kim Jong-un a renforcé la portée géopolitique de l’événement, perçu comme une affirmation d’un ordre mondial multipolaire face à l’Occident. En effet, aucun dirigeant occidental n’a assisté à la cérémonie, un boycott interprété comme une réponse à la présence de Poutine et à la tonalité anti-occidentale de l’événement, selon des analyses.

Pékin a commémoré le 80ᵉ anniversaire de la victoire sur le Japon avec un défilé militaire spectaculaire. Un événement géopolitique majeur qui projette la puissance chinoise dans un monde multipolaire.
© Pékin a commémoré le 80ᵉ anniversaire de la victoire sur le Japon avec un défilé militaire spectaculaire. Un événement géopolitique majeur qui projette la puissance chinoise dans un monde multipolaire.
Pékin a commémoré le 80ᵉ anniversaire de la victoire sur le Japon avec un défilé militaire spectaculaire. Un événement géopolitique majeur qui projette la puissance chinoise dans un monde multipolaire.
© Pékin a commémoré le 80ᵉ anniversaire de la victoire sur le Japon avec un défilé militaire spectaculaire. Un événement géopolitique majeur qui projette la puissance chinoise dans un monde multipolaire.

Une histoire réécrite au service d’un narratif nationaliste

 

La commémoration célèbre la reddition officielle du Japon le 2 septembre 1945, marquant la fin de la guerre de résistance chinoise (1937-1945) et de la Seconde Guerre mondiale. En Chine, cette période, connue sous le nom de « Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise », est un symbole de sacrifice et de résilience. Xi Jinping a souligné dans son discours l’importance de « se souvenir de l’histoire, d’honorer les martyrs et de chérir la paix », tout en mettant en garde contre les tentatives de réécrire le passé. Cette rhétorique critique les « nihilistes » et les pays occidentaux accusés de minimiser le rôle de la Chine dans la victoire.

Le narratif chinois met en avant la contribution décisive du Parti communiste dans la lutte contre le Japon, bien que des historiens, comme Victor Louzon, notent que les États-Unis ont joué un rôle clé dans la défaite japonaise en Asie. Cette réécriture historique sert à légitimer la puissance actuelle de la Chine face aux États-Unis, avec lesquels les tensions autour de Taïwan et de la mer de Chine méridionale restent vives. Donald Trump a d’ailleurs critiqué Xi Jinping pour avoir minimisé le soutien américain à l’époque, accusant Pékin de « comploter » contre les intérêts américains.

Le Japon sur la défensive face à une mémoire ravivée

 

Au-delà de la mémoire historique, le défilé a été une vitrine de la montée en puissance militaire et diplomatique de la Chine. En parallèle, cet événement a permis à Pékin de renforcer ses alliances avec des pays du « Sud global », comme la Russie et des nations africaines. La présence de Poutine, qui a rencontré Xi Jinping et d’autres dirigeants en marge des célébrations, a illustré cette volonté de construire un front uni face à l’Occident. Des discussions bilatérales, notamment avec le président congolais Denis Sassou-Nguesso, ont porté sur des projets énergétiques et économiques, renforçant l’influence chinoise en Afrique.

De son côté, le Japon a suscité la controverse en demandant aux pays européens et asiatiques de boycotter l’événement, arguant qu’il mettait trop l’accent sur le passé et portait une « connotation anti-japonaise ». Cette démarche a été critiquée comme une tentative de nier les crimes de guerre japonais, exacerbant les tensions historiques entre Tokyo et Pékin.

Pékin a commémoré le 80ᵉ anniversaire de la victoire sur le Japon avec un défilé militaire spectaculaire. Un événement géopolitique majeur qui projette la puissance chinoise dans un monde multipolaire.
© Pékin a commémoré le 80ᵉ anniversaire de la victoire sur le Japon avec un défilé militaire spectaculaire. Un événement géopolitique majeur qui projette la puissance chinoise dans un monde multipolaire.

80ᵉ anniversaire : Un message pour l’avenir

 

La parade, retransmise en direct à travers le monde, a également été un message adressé à l’intérieur de la Chine. Les décorations florales et l’enthousiasme des foules ont renforcé le sentiment nationaliste. Quant aux nouvelles technologies militaires exposées, comme le char ZTZ-201, elles ont souligné les ambitions de modernisation de l’Armée populaire de libération.

Cet événement intervient dans un contexte de rivalité sino-américaine accrue, marquée par des différends commerciaux et des tensions autour de Taïwan, intégrée à la République de Chine en 1945 après 50 ans de colonisation japonaise. La Chine utilise cette commémoration pour rappeler son rôle historique et affirmer sa souveraineté, tout en critiquant les États-Unis et leurs alliés asiatiques, comme le Japon et la Corée du Sud, trop liés économiquement à Pékin pour adopter une posture hostile.

 

Pékin a commémoré le 80ᵉ anniversaire de la victoire sur le Japon avec un défilé militaire spectaculaire. Un événement géopolitique majeur qui projette la puissance chinoise dans un monde multipolaire.
© Pékin a commémoré le 80ᵉ anniversaire de la victoire sur le Japon avec un défilé militaire spectaculaire. Un événement géopolitique majeur qui projette la puissance chinoise dans un monde multipolaire.

80ᵉ anniversaire de la victoire sur le Japon : Pékin fait une démonstration de force

 

En conclusion, le 80ᵉ anniversaire de la victoire sur le Japon à Pékin a été bien plus qu’une célébration historique. Il a servi de plateforme pour projeter la puissance militaire, économique et diplomatique de la Chine, tout en ravivant des débats sur la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Alors que Pékin se tourne vers l’avenir, cet événement restera dans les mémoires comme une affirmation de sa place dans un monde multipolaire.

Les détails logistiques, aussi spectaculaires soient-ils, passent au second plan face à l’ampleur politique et symbolique de cette journée. Dès lors, la question se pose : cette démonstration de force et cette réécriture de l’histoire parviendront-elles à consolider l’influence de la Chine face aux dynamiques de pouvoir mondiales, ou ne feront-elles qu’accentuer les fractures existantes ?

Présidentielle 2026 : les Démocrates passent à l’offensive !

Bénin : Les Démocrates affichent leur unité pour la présidentielle 2026 avec le retrait des parrainages

 

Cotonou, 2 septembre 2025 À l’aube de la présidentielle béninoise d’avril 2026, le parti d’opposition Les Démocrates a marqué un coup stratégique ce mardi 2 septembre 2025 à Cotonou. En effet, dans une démonstration d’unité, les 28 députés du parti ont collectivement retiré leurs formulaires de parrainage auprès de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) avant de les remettre à leur leader, l’ancien président Boni Yayi, au siège du parti. Cette démarche, hautement symbolique, garantit à la formation politique une place assurée dans la course à la magistrature suprême, dans un contexte où le système de parrainage reste un enjeu clé et controversé.

Le 2 septembre 2025, les 28 députés du parti Les Démocrates ont retiré leurs formulaires de parrainage et les ont remis à Boni Yayi,
© Le 2 septembre 2025, les 28 députés du parti Les Démocrates ont retiré leurs formulaires de parrainage et les ont remis à Boni Yayi,

Parrainages : la démonstration de force des Démocrates

 

Dès 8 heures ce matin, les 28 députés du parti Les Démocrates se sont rendus au siège de la CENA à bord d’un minibus. Ce déplacement groupé, loin d’être anodin, visait à afficher la cohésion du parti face aux défis électoraux à venir. Ils ont retiré les formulaires de parrainage, indispensables pour valider une candidature à la présidentielle selon l’amendement constitutionnel de 2019, dans une ambiance organisée et saluée par les observateurs.

À l’issue de cette formalité, les députés se sont rendus au siège du parti à Porto-Novo pour remettre solennellement les 28 formulaires à Boni Yayi, président de la formation politique. Ce geste traduit une stratégie claire : centraliser les parrainages pour renforcer la discipline interne et maximiser les chances de présenter un duo présidentiel compétitif.

Alassane Tigri, vice-président du parti, a déclaré : « Cet acte témoigne de notre responsabilité et de notre respect pour les institutions de notre pays et les valeurs démocratiques. »

Le système de parrainage, qui exige qu’un candidat recueille le soutien d’au moins 20 % des 160 élus (députés et maires), soit 32 parrainages, est un obstacle majeur pour de nombreux partis. Avec leurs 28 députés, Les Démocrates se positionnent comme la seule force d’opposition capable de réunir une part significative de ce quota, renforçant leur rôle central dans le paysage politique béninois.

Le 2 septembre 2025, les 28 députés du parti Les Démocrates ont retiré leurs formulaires de parrainage et les ont remis à Boni Yayi,
© Le 2 septembre 2025, les 28 députés du parti Les Démocrates ont retiré leurs formulaires de parrainage et les ont remis à Boni Yayi,

L’autorité de Yayi, un symbole fort pour la cohésion

 

La remise des formulaires à Boni Yayi, figure emblématique et ancien président du Bénin, suggère une volonté de fédérer l’opposition autour d’un projet commun. Bien que Yayi ne soit pas éligible, son influence reste déterminante dans le choix du futur duo présidentiel des Démocrates. Alassane Tigri a annoncé que le parti dévoilerait « bientôt » son ticket présidentiel, fruit de concertations internes et avec des partenaires politiques. Ce choix, qui devra équilibrer ancrage régional, intégrité et capacité de mobilisation, est très attendu par les militants et les observateurs.

Cependant, cette unité affichée a été légèrement ébranlée par la démarche inattendue du député Basile Ahossi. En effet, malgré sa participation au retrait collectif des formulaires, Ahossi a adressé une lettre de soutien au candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni. Dans ce courrier, il loue le « sérieux » et les « prouesses » de Wadagni, déclarant : « Vous êtes mon candidat. » Cette prise de position a suscité des débats, certains y voyant un signe de division potentielle.

Un contexte électoral sous haute tension

 

L’opération de retrait des parrainages intervient dans un climat politique marqué par des critiques sur le système électoral béninois. Le mécanisme de parrainage est dénoncé par l’opposition comme un outil d’exclusion. Le report initial de la distribution des formulaires, prévu du 25 juillet au 25 août 2025, avait suscité l’ire des partis d’opposition. La CENA, répondant à ces préoccupations, a fixé la période du 2 au 12 septembre 2025 pour le retrait, une décision accueillie avec soulagement mais vigilance par Les Démocrates.

 

les Démocrates face à ses défis : unité ou fragmentation ?

 

Les Démocrates, en sécurisant leurs parrainages, envoient un signal fort : ils entendent jouer un rôle central dans la présidentielle, en mobilisant un électorat sensible aux questions d’emploi, de pouvoir d’achat et de sécurité. Cependant, le parti devra surmonter plusieurs défis, notamment le choix d’un duo présidentiel capable de fédérer au-delà de ses bases et de contrer l’appareil bien huilé de la mouvance.

Le retrait collectif des parrainages par Les Démocrates marque une étape décisive dans leur préparation pour 2026. Alors que le Bénin se dirige vers des élections générales cruciales, l’opposition, emmenée par Les Démocrates, devra transformer cette unité affichée en une force électorale capable de bousculer la domination de la mouvance présidentielle.

Cependant, alors que l’opposition s’organise, la division des forces, comme l’illustre la situation d’Ahossi, pourrait-elle compromettre leurs chances de réussite ? L’avenir de l’opposition béninoise dépendra-t-il de sa capacité à rester unie face aux sirènes de la majorité ?