Report du Procès de Steve Amoussou à Porto-Novo

Porto-Novo, 20 janvier 2025 – Le procès de Steve Amoussou, présumé être l’activiste connu sous le pseudonyme de « Frère Hounvi », a repris ce lundi devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) à Porto-Novo, au Bénin. Toutefois, l’indisponibilité du représentant du ministère public, engagé dans une autre affaire majeure concernant la disparition de 4 milliards de francs CFA à la Direction Générale des Impôts en 2019, a immédiatement ajourné l’audience au 27 janvier 2025.

Accusations et défis juridiques pour Steve Amoussou

La justice poursuit Steve Amoussou pour des accusations de « harcèlement par voie électronique », de « publication de fausses nouvelles », de « provocation directe à la rébellion » et d’escroquerie. Lors des précédentes audiences, il a plaidé non coupable et a dénoncé les conditions de son arrestation, qualifiant son expérience de « stade suprême de la sorcellerie ».

La défense de M. Amoussou avait précédemment soulevé des exceptions d’inconstitutionnalité, arguant que son arrestation et sa détention étaient irrégulières. Cependant, la Cour constitutionnelle a rejeté ce recours le 19 décembre 2024, jugeant la demande irrecevable.

Le report de l’audience au 27 janvier 2025 permettra à la CRIET de poursuivre l’examen des réquisitions et des plaidoiries dans cette affaire sensible, qui suscite un intérêt particulier en raison des implications liées à la liberté d’expression et aux droits de l’homme au Bénin.

En conclusion, le procès de Steve Amoussou, alias « frère Hounvi », illustre les tensions persistantes entre les autorités judiciaires et les militants pour la liberté d’expression au Bénin. La reprise de l’audience, fixée au 27 janvier 2025, marquera une étape cruciale dans la quête de justice pour l’accusé et ses partisans, qui dénoncent une atteinte à ses droits fondamentaux. Alors que la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) poursuit l’examen de cette affaire, l’issue du procès pourrait avoir des répercussions significatives sur la perception de la liberté d’expression et de la justice dans le pays.

Quatre milliards évaporées des coffres de la DGI

Cotonou, 20 janvier 2025 Après cinq longues années d’attente fébrile, le rideau se lève enfin sur un mystère digne des plus grandes cours royales : l’impénétrable disparition, en 2019, de la somme de quatre milliards de francs CFA, volatilisée des caveaux sacrés de la Direction Générale des Impôts (DGI). Tel un conte de fées financières, l’affaire Adohouannon, du nom de l’ex-régisseur de la DGI, Carlos pour les intimes, et de sa cour des miracles, composée de sept autres âmes visiblement égarées, déferle sur la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) en ce lundi.

Fraude fiscale : Carlos devant la justice

Tel un magicien maladroit, Carlos, autrefois gardien des trésors fiscaux, se retrouve aujourd’hui sur le banc des accusés, sommé d’expliquer l’inexplicable : comment une telle somme, amassée grâce aux pieuses contributions des sujets du royaume, a-t-elle pu s’évaporer dans les limbes de la comptabilité ? Selon les oracles de la DGI, ces fonds, comparables à des aumônes versées en expiation des péchés de paiement tardif, étaient sous la bonne garde de Carlos, moyennant quelques décharges, sans doute aussi volatiles que lesdits fonds.

L’histoire, digne d’une farce, prend une tournure rocambolesque en septembre 2019, lorsqu’un prestataire, venu réclamer son dû, un modeste chèque de deux cent vingt-quatre millions (224.000.000) de francs CFA, se voit opposer un refus aussi sec que le désert du Sahara. « Le prestataire s’est plaint le vendredi 19 septembre 2019. » « Le lundi 23 septembre 2019, M. Carlos Adohouannon n’est pas venu au bureau. » Selon les informations de la DGI, avec une précision digne d’un huissier royal. On imagine aisément la scène : Carlos, flairant le vent tourné, préférant visiblement les charmes discrets d’une retraite anticipée aux justifications comptables.

Mystère des milliards disparus

L’alerte est donnée, la Brigade Économique et Financière (BEF), tel un corps de mousquetaires financiers, est dépêchée sur les lieux. Les contrôles, menés avec une rigueur digne des plus grands audits, révèlent l’impensable : une disparition de quatre milliards de francs CFA, une somme à faire pâlir d’envie les plus fastueux monarques.

Carlos, tel un prince déchu, plaide non coupable, selon les dires de son avocat, sans doute un fin limier du barreau, capable de transformer une banqueroute en simple tour de passe-passe. L’ex-régisseur et sa cour des miracles, poursuivis pour « association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux, complicité de détournement de deniers publics et recel de détournement de deniers publics », une litanie de chefs d’accusation aussi longue qu’un décret, devront répondre de leurs actes devant la CRIET.

Procès pour transparence et intégrité au Bénin

L’histoire ne s’arrête pas là. Après plusieurs mois de cavale, les sbires de la justice rattrapent Carlos, tel un héros de roman d’aventure, à Dakar, au Sénégal, après qu’il a goûté aux joies fugitives de la liberté. L’extradant à Cotonou, ils le ramènent finalement à la réalité et le placent sous mandat de dépôt le 18 septembre 2020.

En somme, il convient de souligner l’importance capitale de ce procès pour la transparence et l’intégrité des institutions béninoises. Au-delà du sort réservé à Carlos Adohouannon et à ses coaccusés, c’est la crédibilité de tout un système qui est en jeu. Tel un arbitre impartial, la justice démêlera les fils de cette intrigue financière avec une rigueur exemplaire. Elle rendra à chacun ce qui lui est dû et restaurera la confiance des citoyens envers les institutions publiques.

Cotonou : le gouvernement réplique face aux revendications syndicales suite à l’attaque terroriste

Cotonou, 17 janvier 2025 – Alors que le Bénin s’apprête à honorer la mémoire de ses soldats tombés lors d’une attaque terroriste dans le nord du pays, une controverse enflamme le paysage politique. À la veille de la journée d’hommage organisée par les centrales syndicales, prévue pour le 18 janvier, le gouvernement a vivement réagi aux revendications de ces organisations, dénonçant une tentative de désinformation et de manipulation de l’opinion publique.

Le gouvernement réfute les allégations de bases militaires étrangères.

Lors d’un point de presse, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a exprimé avec une vigueur non dissimulée les profonds désaccords de l’exécutif face aux revendications formulées par ces organisations. Parmi les exigences les plus controversées, celle du retrait des troupes françaises du territoire béninois a particulièrement cristallisé les tensions.

La position gouvernementale, exprimée avec une clarté liminaire, rejette catégoriquement les allégations relatives à l’existence de bases militaires étrangères sur le sol béninois. « Il n’y a pas de base militaire française ou de quelque autre nationalité dans notre pays. » « Nous avons des accords de coopération avec plusieurs nations, mais jamais d’accord de défense impliquant une base étrangère », a-t-il martelé, dissipant ainsi les rumeurs qui circulaient. Cette affirmation se veut une réponse directe aux rumeurs persistantes et aux accusations portées par certaines franges de la société civile et, notamment, par les organisations syndicales.

Accusations de manipulation et d’irresponsabilité syndicales

Le porte-parole a par ailleurs énoncé avec une inflexibilité marquée ce qu’il qualifie d’irresponsabilité de certains responsables syndicaux. Selon ses dires, ces derniers instrumentaliseraient la douleur nationale, conséquence directe de l’attaque terroriste, pour diffuser des informations erronées et attiser une polémique stérile, voire dangereuse. « Faire le jeu de l’ennemi en propageant des mensonges est non seulement irresponsable, mais aussi un manque de patriotisme », a-t-il affirmé avec véhémence. Cette accusation, d’une sévérité inhabituelle, souligne la profonde fracture qui semble s’être ouverte entre le gouvernement et certaines organisations syndicales.

Le gouvernement, conscient de la gravité de la situation, a tenu à rappeler que le Bénin traverse une période particulièrement complexe sur le plan sécuritaire. La recrudescence des attaques terroristes dans la région dite des trois frontières, zone géopolitique sensible, exige une unité nationale sans faille et une action coordonnée de toutes les forces vives du pays. Dans ce contexte délicat, les fausses accusations concernant la présence de troupes étrangères risquent, selon le gouvernement, de nuire considérablement à l’unité nationale et de nuire aux efforts déployés dans la lutte implacable contre le terrorisme.

Appel à l’unité nationale et à la responsabilité collective

Le gouvernement a également mis en garde contre les conséquences délétères de ces accusations non fondées. À l’heure où le Bénin renforce ses efforts pour lutter contre le terrorisme, l’unité nationale est plus cruciale que jamais. Les allégations de présence étrangère sur le sol béninois risquent de miner la confiance du peuple dans ses dirigeants et de détourner l’attention des véritables enjeux de sécurité.

Dans un appel à la responsabilité collective, Wilfried Houngbédji a exhorté les syndicats à recentrer leurs actions sur des initiatives positives, à la hauteur du sacrifice des soldats tombés. « Le peuple béninois mérite mieux que de voir son unité et ses sacrifices utilisés à des fins politiciennes », a-t-il conclu, invitant les citoyens à une solidarité sans faille pour surmonter les défis sécuritaires. Cette conclusion, empreinte d’une gravité palpable, met en lumière les enjeux considérables de cette crise et l’impérieuse nécessité d’un dialogue constructif pour préserver la stabilité et l’unité du pays.

Alors que la journée d’hommage se profile, le gouvernement espère que ce moment de recueillement sera un temps de réflexion sur l’importance de l’unité nationale face aux menaces communes, et non une tribune pour des revendications politisées.

 

 

Renforcement de la coopération navale entre le Bénin et la Russie

Cotonou, 17 janvier 2025 — L’ambassadeur de la Fédération de Russie au Bénin, S.E.M. Igor Evdokimov, a rencontré le capitaine de vaisseau Dossa Hounkpatin, chef de l’État-major de la Marine nationale béninoise, pour discuter des perspectives de coopération navale entre les deux nations en 2025.

En effet, cette rencontre s’inscrit dans la continuité des relations bilatérales renforcées au cours de l’année précédente. En septembre 2024, le navire d’entraînement de la flotte de la Baltique de la marine russe, le « Smolny », avait effectué une visite d’amitié au port autonome de Cotonou. Lors de cette escale, le capitaine de vaisseau Hounkpatin et l’ambassadeur Evdokimov avaient exploré les différents compartiments du navire, témoignant de l’intérêt mutuel pour une collaboration accrue.

En octobre 2024, deux autres navires de guerre russes, le Neustrashimiy et l’Akademik Pachine, avaient également accosté à Cotonou. Ces visites successives ont été perçues comme des signes tangibles du renforcement des liens militaires entre le Bénin et la Russie. L’ambassadeur Evdokimov avait alors exprimé le souhait de voir ces interactions se poursuivre régulièrement, notamment en 2025, année marquant le 80ᵉ anniversaire de la victoire dans la Seconde Guerre mondiale.

Vers une coopération navale stratégique pour la sécurité maritime

La récente rencontre entre S.E.M. Evdokimov et le capitaine de vaisseau Hounkpatin vise à consolider ces acquis et à explorer de nouvelles avenues de coopération pour l’année en cours. Les discussions ont porté sur des aspects pratiques de la collaboration navale, incluant des exercices conjoints, des programmes de formation et des échanges d’expertise technique.

Ce rapprochement stratégique intervient dans un contexte dans lequel le Bénin cherche à diversifier ses partenariats militaires pour renforcer la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, une zone confrontée à des défis tels que la piraterie et le trafic illicite. La Russie, de son côté, affirme sa présence en Afrique de l’Ouest, consolidant ainsi ses relations avec des pays clés de la région.

En somme, les autorités béninoises et russes se sont engagées à poursuivre le dialogue afin de définir un plan d’action concret pour 2025, visant à renforcer la coopération navale et à contribuer à la stabilité et à la sécurité maritime dans la région.

 

Bénin : GBAGUIDI appelle à la synergie face à la menace

Cotonou, le 16 janvier 2025 – Quarante-huit ans après avoir repoussé une tentative de coup d’État menée par des mercenaires, le Bénin se recueille et réaffirme sa détermination face à une nouvelle menace : le terrorisme. En effet, ce jeudi, une cérémonie empreinte de gravité et de solennité s’est déroulée sur la Place du souvenir, sous la direction du Chef d’État-Major Général des Forces Armées Béninoises, le Général de Division Fructueux GBAGUIDI.

L’événement, initialement dédié à la commémoration de la victoire contre l’agression du 16 janvier 1977 orchestrée par Bob Denard et ses hommes, a pris une résonance particulière dans le contexte actuel marqué par une recrudescence des attaques terroristes.

Le Bénin commémore le 16 janvier et appelle à l'unité nationale face à la menace terroriste, en hommage aux soldats tombés
© Le Bénin commémore le 16 janvier et appelle à l'unité nationale face à la menace terroriste, en hommage aux soldats tombés
Un hommage ému aux héros d’hier et d’aujourd’hui

La cérémonie a débuté par un dépôt de gerbes au pied du monument établi en mémoire des soldats tombés en 1977, suivi d’une sonnerie aux morts poignante. La hiérarchie militaire au grand complet, les anciens combattants et les familles endeuillées par les récentes attaques terroristes étaient présentes, témoignant de l’unité et de la solidarité nationale face à l’adversité.

L’atmosphère était chargée d’émotion, le souvenir des événements de 1977 se mêlant à la douleur des pertes récentes. L’attaque terroriste du 8 janvier 2025, qui a coûté la vie à de nombreux soldats béninois dans le nord du pays, était dans tous les esprits.

Un appel vibrant à la cohésion nationale

Dans un discours poignant, le Général GBAGUIDI a rendu un vibrant hommage aux soldats tombés au champ d’honneur, tant ceux de 1977 que ceux victimes des récentes attaques. Il a présenté ses condoléances les plus sincères aux familles endeuillées, reconnaissant les duretés du métier des armes. Mais au-delà de l’hommage, le Chef d’État-Major a lancé un appel pressant à l’unité nationale :

« J’ai une pensée pour leurs parents, je leur présente toutes mes condoléances. » « C’est dur, le métier est dur. » « Mais on se rappelle que c’est dans une synergie d’actions qu’en 1977, nos anciens se sont levés pour faire face à l’ennemi. » « Il est important qu’aujourd’hui, c’est dans la même synergie d’actions que militaires et civils feront face au terrorisme international qui nous agresse. »

Ce message résonne comme un cri de ralliement, soulignant la nécessité impérieuse d’une collaboration étroite entre les forces armées et la population civile pour contrer efficacement la menace terroriste. L’analogie avec l’unité nationale qui avait permis de repousser l’agression de 1977 est frappante et souligne la conviction que seule une action concertée permettra de surmonter les défis actuels.

Le Bénin commémore le 16 janvier et appelle à l'unité nationale face à la menace terroriste, en hommage aux soldats tombés
© Le Bénin commémore le 16 janvier et appelle à l'unité nationale face à la menace terroriste, en hommage aux soldats tombés
Détermination et adaptation face à l’adversité

Le Général GBAGUIDI a affirmé avec force la détermination des forces armées béninoises à défendre l’intégrité territoriale du pays et à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. Il a également souligné l’importance de tirer les leçons des événements passés, notamment de la dernière attaque, afin d’améliorer les dispositifs de sécurité.

« Être militaire, c’est faire preuve d’adaptabilité, donc des réaménagements ont été faits dans le dispositif et ça se poursuit », a-t-il déclaré, faisant référence à l’opération MIRADOR. Cette déclaration témoigne d’une volonté d’adaptation et d’une prise en compte des failles potentielles, dans un contexte de menace en constante évolution.

Un double symbolisme fort

La date du 16 janvier revêt un double symbolisme pour le Bénin. Elle commémore à la fois une victoire passée contre une agression extérieure et sert aujourd’hui de catalyseur pour une nouvelle mobilisation face à une menace différente, mais tout aussi dangereuse. L’appel à la cohésion nationale lancé par le Général GBAGUIDI résonne avec une force particulière en ce jour de souvenir et d’unité. Le Bénin se dresse, fort de son histoire, pour faire face aux défis du présent et assurer un avenir de paix et de sécurité pour son peuple.

Bénin : manifestations et appel à la mobilisation pour le retrait des troupes françaises

Cotonou, le 16 janvier 2025 – Une vague de contestation d’une ampleur inédite secoue le Bénin. Le Conseil de la Jeunesse Patriotique a entamé aujourd’hui une série de manifestations pour exiger le retrait pur et simple des troupes françaises du territoire national. Cette initiative, empreinte d’un sentiment nationaliste profond, met en lumière une exaspération grandissante face à la présence militaire française, perçue par beaucoup comme une atteinte à la souveraineté et à la dignité du peuple béninois.

Une présence militaire contestée, un contexte sécuritaire dégradé

L’argument central des manifestants repose sur un constat alarmant : depuis le déploiement des forces armées françaises sur le sol béninois, le pays, jusqu’alors relativement épargné par les attaques djihadistes, connaît une recrudescence inquiétante de la violence. Cette corrélation, loin d’être fortuite selon les protestataires, alimente un sentiment de méfiance et remet en question l’efficacité, voire la pertinence, de cette coopération militaire.

Un discours anti-ingérence ferme

Le Conseil de la Jeunesse Patriotique dénonce avec véhémence une « occupation » qui entrave, selon eux, le développement autonome du Bénin. Ils réclament haut et fort le droit inaliénable de chaque nation africaine à tracer sa propre voie, sans l’ombre tutélaire d’une puissance étrangère. Ce discours, profondément ancré dans un idéal panafricaniste, résonne avec les aspirations d’un parti croissant de la population, désireuse de rompre avec les vestiges d’un passé colonial.

Un appel à la solidarité panafricaine

Par ailleurs, l’appel lancé par le Conseil de la Jeunesse Patriotique dépasse les frontières du Bénin. Il s’adresse à tous les patriotes africains, les exhortant à soutenir le pays dans sa quête de liberté et d’indépendance véritable. L’objectif ultime est clair : bâtir un continent dans lequel chaque nation pourra prospérer, libérée des chaînes du passé et des ingérences extérieures.

Vers une mobilisation d’envergure le 25 janvier

L’onde de choc des manifestations actuelles préfigure une mobilisation encore plus massive. La Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB) a également annoncé une manifestation d’envergure prévue le 25 janvier. Cette action syndicale, qui fait suite à une attaque terroriste meurtrière survenue dans le nord du pays le 8 janvier, ayant coûté la vie à une trentaine de soldats, vise à réclamer le retrait immédiat des forces armées françaises.

Une remise en question radicale de la coopération militaire

En plus, L’attaque du 8 janvier a servi de catalyseur à une remise en question radicale de la coopération militaire avec la France. Le constat est sans appel : l’inefficacité de cette collaboration est flagrante, voire contre-productive. L’image métaphorique du « marabout qui donne la mort ne peut pas ressusciter » traduit avec force le sentiment d’une population qui ne croit plus aux promesses d’une assistance militaire, jugée obsolète et inadaptée.

Un slogan fort : « Troupes françaises hors du Bénin ! »

En somme, le slogan scandé par les manifestants, « Troupes françaises hors du Bénin! », témoigne d’une détermination sans faille et d’une volonté de rupture avec un système perçu comme néocolonial. La situation au Bénin est à son paroxysme, et l’issue de cette crise pourrait aussi avoir des répercussions importantes sur les relations entre la France et les pays africains. L’avenir dira si cet appel sera entendu et quelles en seront les conséquences géopolitiques.

Doha : Le Bénin et le Qatar s’unissent pour la paix et la sécurité

Doha, 16 janvier 2025 – Le ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, a été reçu hier à Doha par Son Altesse Royale le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Sheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al-Thani.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite officielle visant à renforcer les relations bilatérales entre le Bénin et le Qatar. Les discussions ont porté sur des sujets d’intérêt commun, notamment la promotion de la paix et de la sécurité, valeurs chères aux deux nations. Le ministre Bakari a transmis, au nom du président béninois Patrice Talon, ses félicitations aux autorités qataries pour leurs efforts en faveur d’un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza.

Rencontre diplomatique à Doha : Le Bénin et le Qatar renforcent leur partenariat pour la paix et la sécurité
© Rencontre diplomatique à Doha : Le Bénin et le Qatar renforcent leur partenariat pour la paix et la sécurité
Coopération et sécurité : une visite diplomatique cruciale à Doha

Le même jour, le ministre Bakari a également rencontré le Dr Mohammed bin Abdulaziz bin Saleh Al Khulaifi, ministre d’État aux Affaires étrangères du Qatar. Les deux parties ont exploré des moyens de renforcer leur coopération et ont échangé sur diverses questions régionales et internationales.

Sous le leadership du président Patrice Talon et de l’Émir Tamim Bin Hamad Al Thani, le Bénin et le Qatar réaffirment leur engagement à promouvoir la paix et la sécurité sur la scène internationale. Par ailleurs, cette visite témoigne de la volonté des deux pays de consolider leur partenariat et de collaborer étroitement sur des dossiers cruciaux pour la stabilité régionale et mondiale.

En conclusion, la visite du ministre Shegun Bakari à Doha marque une étape importante dans le renforcement des relations entre le Bénin et le Qatar. En réaffirmant leur engagement mutuel envers la paix et la sécurité, ces deux nations démontrent leur volonté de collaborer étroitement pour relever les défis régionaux et internationaux. Ainsi, sous le leadership éclairé du président Patrice Talon et de l’Émir Tamim Bin Hamad Al Thani, ce partenariat promet de contribuer de manière significative à la stabilité et à la prospérité globale.

 

 

Homeky-Boko: une scène de justice ou un théâtre politique ?

Cotonou, le 15 janvier 2025 Ah, la justice béninoise et ses méandres labyrinthiques ! Enfin, le couperet est tombé : la date du procès le plus sulfureux de ces derniers temps est désormais connue. En effet, cette sombre affaire de prétendue tentative de coup d’État continue d’alimenter les conversations les plus passionnées, les spéculations les plus audacieuses. Espérons, pour l’honneur de la République, que la vérité, aussi amère soit-elle, finira par éclater au grand jour.

Boko et Homeky: accusés de tentative de coup d’État

Le procès tant attendu d’Olivier Boko et d’Oswald Homeky, tous deux accusés d’un crime de lèse-majesté – tentative de coup d’État, rien de moins !  Débutera le 21 janvier devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), cette juridiction d’exception dont l’existence même suscite tant de controverses. En plus, cette affaire, véritable bombe à retardement, divise profondément le Bénin, oscillant entre une soif légitime de justice et de graves soupçons d’instrumentalisation politique, une pratique hélas trop fréquente sous nos cieux.

Le Bénin, tel un funambule sur un fil, retient son souffle à l’approche de ce procès qui promet d’être l’un des plus retentissants de ces dernières années. La Criet a donc tranché : le jugement d’Olivier Boko, homme d’affaires influent et, il convient de le rappeler, ancien allié du président Patrice Talon, ainsi que de l’ancien ministre des Sports, Oswald Homeky, aura lieu exactement dans 5 jours de cette année propice. Accusés de la tentative d’un coup d’État, un crime d’une gravité extrême, les deux hommes devront faire face à de lourdes charges qui divisent profondément l’opinion publique béninoise.

Tempête judiciaire : les accusations contre Boko et Homeky

Olivier Boko et Oswald Homeky, figures autrefois respectées et influentes, se retrouvent aujourd’hui au cœur d’une tempête judiciaire sans précédent. Accusés de « complot contre la sûreté de l’État » et de « corruption d’agent public », ils sont soupçonnés d’avoir ourdi une tentative de renversement du président Patrice Talon en septembre 2024. Cette accusation marque une rupture fracassante avec leur passé de proches du pouvoir, un retournement de situation digne des plus grandes tragédies.

Selon les autorités judiciaires, dont une partie de l’opinion publique remet ouvertement en question la partialité, le plan machiavélique impliquait des démarches discrètes, mais déterminées, auprès d’officiers de la garde républicaine. Il est à noter, et ce détail n’est pas sans importance, que la cour n’a pas inculpé tous ces officiers cités dans cette affaire, ce qui soulève de légitimes interrogations sur la cohérence de l’enquête.

Un procès sous haute tension : l’avenir politique du Bénin en jeu

Depuis leur arrestation en septembre 2024, la défense de Boko et Homeky n’a cessé de dénoncer avec véhémence ce qu’elle qualifie de « procédure irrégulière et précipitée », une véritable parodie de justice selon leurs dires. Malgré plusieurs recours devant la Cour suprême, restés lettre morte, et des accusations d’un calendrier judiciaire manifestement biaisé, la Criet a confirmé les chefs d’accusation lors d’une audience tenue le 14 janvier 2025, une date qui restera gravée dans les annales judiciaires du pays.

Pour les avocats de la défense, les délais excessivement courts et l’absence de certains accusés, à l’instar du beau-frère d’Olivier Boko, visé par un mandat d’arrêt international dont l’exécution semble pour le moins aléatoire, soulèvent de graves doutes quant à la transparence et à l’équité de ce procès. L’ombre de l’instrumentalisation politique plane sur les débats, assombrissant encore davantage l’horizon judiciaire.

Ce procès, dont les enjeux dépassent largement le simple cas individuel, s’inscrit dans la session criminelle qui débutera le 20 janvier. Le lendemain, le procès se consacrera entièrement à cette affaire retentissante, dont les répercussions pourraient durablement marquer le paysage politique béninois.

Alors que le Bénin aspire à une stabilité politique compromise par cette affaire, ce procès risque fort de cristalliser les tensions déjà vives au sein de la société. Pour certains, il s’agit d’un signal fort, d’un avertissement solennel contre toute velléité de déstabilisation du pouvoir en place.

Pour d’autres, plus sceptiques, voire ouvertement hostiles au régime actuel, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une instrumentalisation éhontée de la justice, une manœuvre politique cynique visant à neutraliser d’anciens proches du pouvoir, devenus, pour des raisons obscures, des figures gênantes, voire des ennemis à abattre. L’avenir nous dira qui a raison.

États-Unis : préparatifs sécuritaires pour la 60ᵉ investiture présidentielle

Le lundi 20 janvier 2025, le Comité mixte du Congrès sur les cérémonies d’investiture accueillera la 60ᵉ investiture du président élu et du vice-président élu sur le front ouest du Capitole des États-Unis. En effet, cet événement historique rassemble des milliers de citoyens, dignitaires et médias du monde entier pour assister à l’entrée en fonction des plus hauts dirigeants du pays. Cependant, une cérémonie d’une telle envergure exige une organisation minutieuse et des mesures de sécurité rigoureuses pour assurer le bon déroulement de l’événement.

Préparatifs de sécurité : une coordination sans précédent

L’US Capitol Police (USCP), en collaboration avec ses partenaires des forces de l’ordre, se prépare activement pour cette journée emblématique. L’objectif est de garantir la sécurité des participants tout en facilitant l’accès et la fluidité des mouvements autour du Capitole. Une attention particulière est accordée à la prévention de toute menace potentielle, qu’elle soit d’origine humaine ou liée à des objets interdits.

Liste des articles interdits : Sécuriser le territoire

Pour maintenir un environnement sûr et ordonné, le Conseil de police du Capitole a établi une liste exhaustive des articles interdits sur le terrain du Capitole le jour de l’inauguration. Cette liste comprend, mais ne se limite pas à :

  • Aérosols et contenants d’alcool : afin de garantir une atmosphère à la fois sécurisée et appropriée pour un événement d’une telle envergure, le Conseil interdit strictement les produits liquides, les aérosols, les boissons alcoolisées, les canettes et les bouteilles.
  • Armes et explosifs : dans le but d’éliminer tout risque de violence ou d’accident, le Conseil interdit tout objet pouvant servir d’arme, y compris les munitions, les explosifs et les feux d’artifice.
  • Équipements encombrants : le Conseil interdit également les sacs à dos, les valises et autres contenants volumineux . Cette restriction facilite le contrôle des foules et réduit le risque de cacher des objets dangereux.
  • Substances illégales : afin de garantir le respect des lois fédérales, le Conseil interdit strictement la présence de substances illicites, y compris la marijuana.
  • Dispositifs de nuisance : pour maintenir une ambiance respectueuse et solennelle, le Conseil interdit les bruiteurs, les lumières laser et autres dispositifs perturbateurs.

Préparatifs : autres articles interdits pour le bon déroulement de l’événement 

  • Gilets pare-balles, étuis pour appareils photo, équipement de camping et d’escalade, y compris des tentes, des cordes et des grappins, produits chimiques, y compris les piles renversables, la peinture, le sang artificiel, etc.
  • bâtons, y compris les perches à selfie, télémètres, appareils de mobilité motorisés de loisirs, coussins d’assise, panneaux, pancartes ou bannières, récipients de pulvérisation, trottinettes, poussettes, vélos…
  • Équipement d’enregistrement audio/vidéo commercial et ordinateurs portables/tablettes/iPad…

Facilités et exceptions : assurer le confort des invités

Pour que tout le monde puisse profiter pleinement de l’événement, le Capitole offre de l’eau à tous les spectateurs et propose des équipements adaptés aux personnes ayant des besoins spécifiques. Ces aménagements incluent notamment la mise à disposition d’aides à la mobilité et de chaises pour faciliter leurs déplacements.

Importance de la coopération publique

Le respect de ces consignes est essentiel pour la réussite de la cérémonie. Le public est invité à coopérer pleinement avec les forces de l’ordre et à suivre les directives données. En respectant ces mesures, chaque participant contribue à faire de cette 60ᵉ investiture une journée mémorable, placée sous le signe de la paix et de l’unité nationale.

En conclusion, la cérémonie d’investiture est non seulement un moment de célébration démocratique, mais aussi une démonstration de l’engagement du pays envers la sécurité et le bien-être de tous ses citoyens. Les préparatifs en cours et les mesures mises en place illustrent l’importance accordée à chaque détail pour assurer une expérience positive et sécurisée pour tous.

 

Ayélawadjè : le Gouvernement en opération séduction post-explosion

Cotonou, 15 janvier 2025 –  Dans une mise en scène soigneusement orchestrée, une délégation de haut vol du gouvernement a fait sa grande tournée de compassion, hier, au chevet des sinistrés de l’explosion survenue à Ayélawadjè, Akpakpa .

Avec une allure grave et un air résolument compatissant, les Ministres Alassane SEIDOU (Intérieur et Sécurité Publique), Benjamin HOUNKPATIN (Santé) et Véronique TOGNIFODÉ (Affaires Sociales et Microfinance) ont pris la peine de visiter les différents services du CNHU où les victimes étaient prises en charge. Une scène digne des meilleurs épisodes de télé-réalité, avec juste ce qu’il faut de compassion ministérielle et de phrases bien rodées.

Une mobilisation spectaculaire et des mesures en trompe-l’œil pour Ayélawadjè

Dès les premières heures suivant l’explosion, le gouvernement a pris des « mesures d’urgence » pour sécuriser le périmètre, bien que les habitants, eux, n’avaient plus grand-chose à sécuriser. Entre intoxications massives et décombres encore fumants, les ministres, tels des super-héros venus sauver la mise, ont promis la lune.

Dans un élan de transparence savamment calibrée, le Ministre de la Santé a dressé un tableau positif de la situation, malgré le sinistre. « Plus de 2/3 des patients sont rentrés chez eux, et il ne reste qu’une cinquantaine sous observation », a-t-il affirmé. Une performance remarquable pour un système de santé souvent critiqué pour sa lenteur.

Des chiffres pour anesthésier la douleur

Selon les statistiques fournies, sur les 150 patients accueillis, ils ont enregistré une dizaine de cas graves, avec deux décès. Une « prouesse » que l’on suppose satisfaisante pour le Ministre, qui n’a pas manqué de rappeler à la population de se rendre au centre de santé le plus proche « en cas de signe suspect ». Un message d’une clarté sans égale, surtout quand la plupart des centres de santé peinent à fournir des soins de base.

La sécurité en agglomération, ou l’appel à la délation citoyenne

Pendant ce temps, le Ministre de l’Intérieur a pris un ton paternaliste pour rappeler aux citoyens leurs devoirs en matière de sécurité. Les exhortant à devenir des vigiles bénévoles en signalant les entreposages sauvages. « Soyez vigilants, signalez les dépôts sauvages de produits chimiques au 166 », a-t-il insisté.

Une démarche participative qui pourrait bien transformer les habitants en agents secrets d’un film d’espionnage, à ceci près que le « happy ending » n’est pas garanti. Comme si la sécurité publique relevait uniquement de la responsabilité des habitants et non de son ministère. Quelle belle leçon de civisme, assurément, mais qui oublie que les infrastructures de prévention laissent souvent à désirer.

La visite ministérielle à Ayélawadjè, entre promesses grandiloquentes et communication de crise bien orchestrée.
© La visite ministérielle à Ayélawadjè, entre promesses grandiloquentes et communication de crise bien orchestrée.
Des soins gratuits, enfin presque pour Ayélawadjè

De son côté, la Ministre des Affaires Sociales a voulu marquer le coup en insistant sur la gratuité des soins. « L’État a tout pris en charge », a-t-elle martelé, soulignant que les équipes sociales étaient à pied d’œuvre depuis dimanche, comme si quelques paroles réconfortantes suffiraient à panser les traumatismes des familles.

Une déclaration qui ferait presque croire à une couverture sociale exemplaire, si l’on oubliait les nombreuses plaintes récurrentes sur l’accès aux soins dans le pays. Ainsi, la visite de cette délégation gouvernementale s’est conclue sur une note d’autosatisfaction, laissant les sinistrés à leurs réalités.

Un show bien orchestré

En résumé, cette visite ministérielle est une véritable démonstration de l’art de la communication en période de crise. Entre mesures d’urgence, statistiques rassurantes et appels à la vigilance citoyenne, le gouvernement semble avoir trouvé la recette parfaite pour transformer une tragédie en vitrine de sa réactivité.

Reste à savoir si cette mise en scène convaincra les sinistrés d’Ayélawadjè, pour qui les promesses ministérielles ressemblent souvent à des feux de paille dans un ciel déjà sombre.