Lors de la première cérémonie des couleurs de la 10ᵉ législature, le nouveau président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamè Djogbénou, a livré un discours de méthode. Devant le personnel parlementaire, il a insisté sur la continuité de l’État, la discipline administrative et le respect du bien public, dans la lignée de son prédécesseur.
Une prise de fonction marquée par les symboles républicains
Lundi 9 février 2026, l’esplanade de l’Assemblée nationale a servi de cadre à la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs, un rituel institutionnel désormais bien ancré dans la vie parlementaire béninoise. Présidée pour la première fois par Joseph Fifamè Djogbénou, récemment élu à la tête du Parlement, la cérémonie a rassemblé le personnel administratif et technique autour des symboles de la République.
Après l’exécution intégrale de L’Aube nouvelle, hymne national du Bénin, le nouveau président de l’Assemblée nationale a pris la parole pour un message qui se voulait à la fois rassurant et mobilisateur.
Dans une allocution mesurée, Joseph Fifamè Djogbénou a tenu à dissiper toute idée de rupture brutale liée à son arrivée au perchoir. « On pourrait penser que c’est un jour nouveau. « Mais l’État est une continuité », a-t-il affirmé, rappelant que l’administration parlementaire, au-delà des personnes, repose sur des institutions et des règles pérennes.
Rendant hommage à Louis Gbèhounou Vlavonou, son prédécesseur, qu’il a qualifié d’« immense président de l’Assemblée nationale », il a appelé le personnel à maintenir le même niveau d’exigence professionnelle. Rigueur, abnégation au travail et respect du bien public ont été cités comme des principes non négociables de la gouvernance parlementaire à venir.
Une gouvernance fondée sur la discipline et la proximité
Le président de l’Assemblée nationale a également tenu à engager le bureau qu’il dirige dans une relation de confiance avec l’administration parlementaire. Il a assuré de la solidarité et de la proximité de la nouvelle équipe dirigeante, tout en soulignant que la méthode de gouvernance resterait fidèle aux standards de discipline et de sérieux instaurés lors des précédentes législatures.
Pour Joseph Fifamè Djogbénou, la cérémonie des couleurs dépasse le simple formalisme. Elle constitue, selon lui, un moment de communion civique et de rappel du devoir d’unité nationale. Il a souhaité que cette tradition se poursuive « dans le même esprit », comme un repère constant au service de la cohésion institutionnelle.
Le premier acte d’un cycle institutionnel durable
En conclusion, le président du Parlement a salué le climat de clarté et de dignité qui a entouré l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Un processus qu’il a présenté comme le premier acte d’un cycle institutionnel appelé à s’inscrire dans la durée.
Dans une dimension plus personnelle et solennelle, Joseph Fifamè Djogbénou a formulé un vœu pour l’avenir : celui de voir l’ensemble des acteurs institutionnels conserver la santé, l’énergie et la volonté de servir la Nation, afin que le terme du septennat puisse être célébré dans la stabilité et la fidélité aux idéaux républicains.
De 54 % en 2014 à moins de 20 % en 2022 : le Bénin affiche l’une des trajectoires les plus volontaristes de la sous-région en matière de lutte contre l’exploitation des mineurs. Mais pour le gouvernement de Patrice Talon, le plus difficile reste à faire. Car le dernier kilomètre est souvent le plus ardu. À Sèmè-Kpodji, l’exécutif a lancé, ce 3 février 2026, la deuxième phase de sa campagne nationale « Tolérance Zéro », combinant sensibilisation numérique, fermeté réglementaire et prise en charge sociale renforcée.
La Maison des jeunes de Sèmè-Kpodji, ville carrefour aux portes du Nigeria, n’a pas été choisie au hasard. Dans ce pôle économique dynamique, où les tentations de l’informel sont nombreuses, la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a donné le coup d’envoi de cette nouvelle offensive contre le travail des enfants.
Autour d’elle, un aréopage de ministres, de préfets et de partenaires internationaux – OIT et UNICEF en tête – est venu marteler un message désormais assumé par l’État béninois : l’exploitation des enfants n’est plus une « fatalité culturelle », mais un délit économique et social que les autorités entendent traquer jusque dans les secteurs les plus opaques.
Le « miracle » des chiffres à l’épreuve du terrain
Sur le papier, le bilan est impressionnant. Selon l’enquête MICS 2022, le taux de prévalence du travail des enfants au Bénin est passé de 54 % en 2014 à 19,9 % aujourd’hui. Une chute spectaculaire qui place le pays parmi les meilleurs élèves d’Afrique de l’Ouest.
Pourtant, à la tribune, Adidjatou Mathys tempère tout triomphalisme. Si les chiffres globaux baissent, les pires formes de travail des enfants – mines, carrières, agriculture intensive, petits commerces transfrontaliers – continuent de résister. « Le travail des enfants compromet l’éducation, détériore la santé et hypothèque le capital humain du Bénin de demain », a rappelé la ministre. L’enjeu n’est donc plus seulement scolaire, mais structurel : démanteler des filières économiques qui prospèrent sur la vulnérabilité des familles.
Une coalition État–privé–numérique
La principale nouveauté de cette « saison 2 » réside dans l’élargissement de la coalition. L’État ne mise plus uniquement sur la contrainte administrative. Deux leviers stratégiques ont été pleinement intégrés :
Le secteur privé, via le Conseil national du patronat du Bénin (CNP-Bénin), s’engage à assainir les chaînes d’approvisionnement et à prévenir toute forme de recours direct ou indirect à la main-d’œuvre infantile.
Le numérique, avec la Fondation Moov Africa Bénin, représentée par Aurore Houngbedji, déploie des campagnes de sensibilisation par SMS, sur les réseaux sociaux et via des outils digitaux ciblant les communautés à risque.
Pour Ousmane Niang, représentant résident de l’UNICEF, l’urgence est désormais le renforcement de synergies entre les acteurs :
« Le secteur privé ne doit plus être, même involontairement, un refuge pour le travail des enfants. »
Inspection, contrôle et réinsertion : le triptyque de la fermeté
L’offensive 2026 ne se limitera pas aux discours. Le plan d’action prévoit une intensification des inspections du travail, notamment dans les zones frontalières, les marchés régionaux et les bassins agricoles. Mais la véritable inflexion se joue dans l’ « après-retrait ».
La ministre des Affaires sociales, Véronique Tognifodé, a insisté sur la durabilité des solutions : retirer un enfant d’un atelier ou d’un champ est une étape ; le maintenir à l’école ou dans un centre de formation en est une autre. Le renforcement de la ligne d’assistance aux enfants (138), des programmes de microfinance et de l’appui social aux familles vulnérables constituent le filet de sécurité destiné à prévenir les rechutes.
Le pari politique du capital humain
Au-delà de la dimension sociale, cette campagne engage la crédibilité internationale du Bénin. À l’heure où le pays cherche à attirer davantage d’investissements directs étrangers, le respect des standards sociaux devient un argument de compétitivité.
En prônant la « Tolérance Zéro », le pouvoir de Cotonou adresse un message clair à ses partenaires : le Bénin de 2026 entend se construire sur la compétence de ses adultes, et non sur le labeur précoce de ses enfants. La bataille de Sèmè-Kpodji est lancée. Reste à savoir si les mentalités évolueront au même rythme que les réformes.
Cotonou, 4 janvier 2026 – Le président béninois Patrice Talon a procédé mardi 3 janvier 2026 au lancement officiel de la Vision Bénin 2060, un document stratégique qui fixe les grandes orientations du développement du pays à l’horizon des prochaines décennies. À travers cette initiative, le chef de l’État entend projeter le Bénin dans ce qu’il décrit comme un « Monde de splendeurs », fondé sur la transformation économique, la stabilité institutionnelle et la prospérité partagée.
Lors de la cérémonie de lancement, Patrice Talon est longuement revenu sur ce qu’il considère comme les principes fondamentaux du développement : la planification à long terme, la rigueur dans la gestion publique et l’appropriation collective des choix stratégiques. Selon lui, la Vision 2060 ne doit pas rester un document institutionnel, mais devenir un cadre de référence partagé par l’ensemble des acteurs publics et privés.
Une vision de long terme pour structurer l’action publique
La Vision Bénin 2060 se veut un outil de projection et de cohérence. Elle vise à donner une direction claire aux politiques publiques, au-delà des cycles électoraux, en s’appuyant sur des objectifs économiques, sociaux et environnementaux à long terme. Le président Talon a insisté sur la nécessité de rompre avec les approches fragmentées du développement pour privilégier une action structurée et anticipatrice.
Au cœur de cette vision figure l’ambition de bâtir une économie plus compétitive, capable de créer des emplois durables et de mieux valoriser les ressources nationales. Les autorités mettent également en avant la transformation structurelle de l’économie comme levier central pour améliorer le niveau de vie des populations.
Entreprises publiques : une cartographie des priorités
Parmi les chantiers identifiés, la réforme et la performance des entreprises publiques occupent une place stratégique. Une cartographie détaillée de ces structures permet de mettre en lumière les secteurs jugés prioritaires et les axes à renforcer pour améliorer leur contribution à l’économie nationale.
L’objectif affiché est double : accroître l’efficacité de ces entreprises et renforcer leur rôle dans la mise en œuvre des politiques publiques, tout en améliorant leur gouvernance et leur viabilité financière.
Les marchés agricoles mondiaux, une opportunité à saisir
La Vision Bénin 2060 s’appuie également sur les opportunités offertes par les marchés agricoles internationaux. Dans un contexte de recomposition des échanges mondiaux, les autorités estiment que le Bénin peut tirer profit de la demande croissante en produits agricoles et agrotransformés.
Cette dynamique pourrait, selon les analystes, renforcer les exportations, soutenir les revenus des producteurs et contribuer à une croissance plus inclusive, à condition d’investir dans la transformation locale et les infrastructures.
Politique monétaire régionale : stabilité et contraintes de liquidité
Le document stratégique prend aussi en compte l’environnement macroéconomique régional. Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la stabilité des taux d’intérêt contraste avec des tensions persistantes sur la liquidité. Une situation qui impose, selon les autorités béninoises, une gestion prudente des finances publiques et une mobilisation accrue des ressources internes.
Habitat lacustre et urbanisation : un enjeu de maturité
Enfin, la réflexion s’élargit aux défis urbains, notamment à l’intégration de l’habitat lacustre dans les politiques de développement. Présenté comme un test de maturité pour les villes africaines, cet enjeu renvoie à la capacité des États à concilier modernisation urbaine, inclusion sociale et respect des modes de vie traditionnels.
Avec la Vision Bénin 2060, le gouvernement béninois entend ainsi poser les bases d’un projet de société de long terme. Reste désormais le défi de la dissémination et de l’appropriation de cette vision par les citoyens, les collectivités locales et les acteurs économiques, condition essentielle à sa mise en œuvre effective.
Cotonou, le 22 décembre 2025 –La relève politique et citoyenne du Bénin franchit une étape décisive. Dans une atmosphère empreinte de solennité, la Fondation Friedrich Ebert (FES) a célébré la clôture officielle de la promotion 2025 du programme « Jeune Leader du Bénin » (JLB). Cette cérémonie marque l’aboutissement d’un parcours d’excellence pour des jeunes déterminés à influencer positivement l’avenir de leur nation.
Fondation Friedrich Ebert : Six mois pour sculpter des dirigeants d’État
Le programme JLB ne se contente pas d’enseigner des citoyens ; il prépare des visionnaires. Durant six mois de formation intensive, les récipiendaires ont été plongés au cœur des mécanismes qui régissent la cité. Le cursus s’est articulé autour de quatre piliers fondamentaux :
L’immersion historique : comprendre l’histoire politique du Bénin pour ne pas répéter les erreurs du passé.
La maîtrise institutionnelle : décrypter le fonctionnement des institutions de la République pour mieux les servir.
L’ingénierie électorale : appréhender la gestion des élections, socle de la légitimité démocratique.
Le pouvoir de l’information : analyser le rôle crucial des médias dans la consolidation de l’État de droit.
Un parrainage diplomatique de haut vol
La présence de l’Ambassadeur d’Allemagne au Bénin a rehaussé l’éclat de cette remise de certificats. En félicitant personnellement chaque diplômé, le diplomate a souligné l’importance de la coopération germano-béninoise dans la promotion des valeurs démocratiques. Ce soutien international témoigne de la crédibilité du programme JLB, devenu au fil des années un label de qualité pour la jeunesse engagée.
Fondation Friedrich Ebert : des leaders prêts pour l’action
Pour ces nouveaux diplômés, la fin de la formation n’est que le début de l’aventure. Armés de compétences techniques et d’une conscience civique aiguisée, ils sont désormais prêts à intégrer les sphères de décision, les organisations de la société civile ou les partis politiques.
En définitive, la Fondation Friedrich Ebert réaffirme son rôle de catalyseur de talents. En investissant dans l’humain, elle s’assure que le slogan « Les jeunes d’aujourd’hui sont les leaders de demain » ne soit plus une simple promesse, mais une réalité tangible au service du développement du Bénin.
Porto-Novo, le 19 décembre 2025 – À moins d’un mois des élections législatives et communales du 11 janvier 2026, la Commission électorale nationale autonome (CENA) passe à la vitesse supérieure. Pour garantir un vote irréprochable, l’institution a réuni, les 18 et 19 décembre à Cotonou, les futurs formateurs des agents de terrain. Objectif : une maîtrise totale des opérations le jour J.
Une préparation millimétrée pour le jour du vote
Cette session de formation, tenue dans les locaux de l’ex-INFOSEC, n’est pas qu’une simple formalité. En effet, les participants ont plongé au cœur des rouages du contrôle : gestion des bureaux de vote, règles de transparence et résolution des incidents.
Pour la CENA, la stratégie est claire : en formant solidement les formateurs, elle crée un « effet multiplicateur ». Ces derniers transmettront ces compétences aux milliers d’agents électoraux déployés sur tout le territoire. L’institution garantit ainsi qu’un personnel professionnel et préparé accueillera chaque électeur.
La CENA : engagement et rigueur au rendez-vous
Durant deux jours, l’ambiance a été étudiante mais dynamique. Entre exercices pratiques et simulations de vote, les stagiaires ont dû prouver leur capacité à gérer les situations les plus complexes. D’ailleurs, la session s’est achevée par un test d’évaluation rigoureuse.
« Des agents bien préparés sont la garantie d’un vote serein », souligne-t-on du côté de la Commission. Cette étape est cruciale pour renforcer la confiance des citoyens dans le système démocratique et assurer un examen paisible sur l’ensemble du territoire.
La phase finale est lancée.
Les préparatifs s’enchaînent désormais à un rythme soutenu. Après la remise des spécimens de bulletins aux partis politiques et le recrutement final des derniers agents, la CENA s’apprête à lancer les formations décentralisées sur le terrain.
En définitive, tout est prêt pour l’ouverture de la campagne électorale prévue le 26 décembre 2025. Cette phase marquera l’entrée dans la dernière ligne droite avant le double examen décisif du 11 janvier. À travers ces efforts, la CENA démontre aussi son engagement pour des élections transparentes, au service d’une démocratie béninoise toujours plus forte.
Cotonou, 18 décembre 2025 – Le ministère du Travail et de la Fonction Publique a inauguré, mardi 16 décembre, la deuxième édition annuelle de la Conférence des Gestionnaires des Ressources Humaines de l’État, dans l’enceinte de la salle des fêtes des Tours administratives. Cette plateforme réunit les directeurs et responsables RH des divers ministères et organismes publics, dans l’objectif de promouvoir une administration plus agile et numérique.
La révision des protocoles RH au cœur des échanges
Par ailleurs, cette session met particulièrement l’accent sur la révision des protocoles de gestion des ressources humaines, un chantier essentiel pour aligner les pratiques administratives sur les avancées technologiques. Elle participe en outre à un vaste mouvement de réforme destiné à moderniser les procédures administratives et à fluidifier les échanges entre les différents services de l’État.
Un appel à renforcer les compétences et à harmoniser les pratiques
Le secrétaire général du ministère, Germain Alokpo, a ouvert les débats en rappelant les finalités de cette instance : stimuler les partenariats entre administrations, accroître les compétences en matière de RH et appuyer les transformations en cours. Il a insisté sur l’importance cruciale de mettre à jour les guides procéduraux, qui joueront un rôle pivot dans le déploiement imminent du Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines et de la Paie (SIGRH-Paie). Cette plateforme innovante promet une numérisation approfondie des opérations, favorisant une plus grande transparence et une efficacité accrue dans le suivi des carrières et des rémunérations.
Une gouvernance RH modernisée pour un État plus performant
Victorin Honvoh, directeur de cabinet et représentant la ministre, a ensuite déclaré les travaux ouverts. Il a loué le choix du thème principal, « Actualisation des manuels de procédures des Ressources Humaines », en soulignant ses retombées potentielles : une meilleure protection légale des décisions administratives, une uniformisation des méthodes entre services, une accélération du traitement des demandes et une gouvernance renforcée pour le personnel étatique. Il a exhorté les participants à adopter une posture professionnelle, collaborative et exigeante, afin de produire un cadre partagé et réaliste, tenant compte des contraintes spécifiques à chaque structure.
Deux jours d’analyses et de recommandations pour une administration plus efficace
Prévue sur deux jours, cette conférence offre un espace dédié aux analyses approfondies, aux partages d’expériences et à la formulation de recommandations techniques. Elle représente un levier stratégique pour équiper l’État béninois d’instruments contemporains de gestion des talents, dans un contexte où la digitalisation devient un impératif pour la compétitivité publique. Les organisateurs expriment leur optimisme quant aux avancées qui en découleront, renforçant ainsi une administration orientée vers l’efficacité et le service aux citoyens.
Cotonou, 18 décembre 2025 –Dans un paysage africain en pleine mutation digitale, un colloque organisé par l’École de Formation des Professions Judiciaires (EFPJ) a rassemblé mercredi des magistrats, juristes et représentants officiels pour examiner les répercussions des monnaies numériques sur les systèmes légaux du continent. Sous le thème « Les défis de la cryptomonnaie pour le droit africain et les professionnels de la justice : enjeux et perspectives », cette initiative a mis en lumière les opportunités et les pièges inhérents à ces technologies émergentes.
Cryptomonnaies : une technologie porteuse de progrès mais aussi de risques
Ouvrant les débats, la directrice de l’EFPJ, Bernadette Houndékandji-Codjovi, a souligné la dualité des cryptomonnaies : vecteurs de progrès technologiques, elles exposent néanmoins à des menaces accrues, comme les infractions cybernétiques. Elle a encouragé un dialogue ouvert et constructif pour anticiper ces évolutions et adapter les pratiques judiciaires.
Au nom du ministre de la Justice et de la Législation, le directeur adjoint de cabinet, Ulrich Gilbert Togbonon, a rappelé que les acteurs du secteur judiciaire doivent impérativement s’approprier ces outils modernes. Il a plaidé pour une formation renforcée afin de gérer les litiges inédits générés par les actifs virtuels. Togbonon a également évoqué les avancées impulsées par le président Patrice Talon, telles que la dématérialisation des administrations publiques, qui visent à actualiser l’appareil judiciaire. Pour finir, il a loué l’excellence de l’organisation de cet événement par la directrice de l’EFPJ et les équipes impliquées.
La première intervention, confiée à Gildas Nonnou, agrégé des facultés de droit à l’Université d’Abomey-Calavi, a posé les bases conceptuelles. Il a décrit les cryptomonnaies comme des séquences numériques chiffrées, dont les opérations sont gérées via une infrastructure décentralisée nommée blockchain, assurant une datation précise et une traçabilité infalsifiable.
Les discussions subséquentes ont révélé que ces instruments financiers défient les catégories juridiques traditionnelles, avec un encadrement légal encore naissant sur le continent. Les experts ont unanimement appelé l’Afrique à s’imposer comme un protagoniste clé dans la régulation de ces technologies, transformant ce forum en source de recommandations solides pour l’avenir.
Cryptomonnaies : vers une justice africaine modernisée et proactive
En somme, ce colloque s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation judiciaire au Bénin, où la digitalisation accélérée impose de repenser les cadres normatifs. Il pose les jalons pour une Afrique proactive face aux défis des cryptomonnaies, en équilibrant innovation et protection des citoyens. par ailleurs, les conclusions attendues pourraient influencer les politiques régionales, renforçant la capacité des systèmes judiciaires à naviguer dans cette ère numérique.
Cotonou, 17 décembre 2025 –C’est dans une atmosphère d’une solennité rare que la professeure Dandi Gnamou, présidente de la Haute Cour de Justice, a été élevée le mardi au grade de Grand officier de l’Ordre national du Bénin. Organisée au siège de l’institution, cette cérémonie consacre une trajectoire d’exception, véritable point de rencontre entre l’excellence académique, la rigueur du magistrat et un engagement sans faille au service de l’État.
Une cérémonie marquée par le recueillement et la symbolique d’État
Autour de la récipiendaire, un parterre de hautes personnalités : les présidents des grandes institutions, conduits par Louis Gbèhounou Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, ainsi que la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé, Grande Chancelière de l’Ordre national, qui a présidé l’événement.
Avant les honneurs, l’assistance a observé une minute de silence en mémoire des victimes des événements tragiques du 7 décembre 2025, un geste qui a aussi rappelé la fragilité du contexte national et donné à la cérémonie une dimension supplémentaire de gravité et d’unité.
De la Sorbonne à l’UAC : un rayonnement académique sans frontières
Dans son allocution, la vice-présidente a longuement retracé la trajectoire d’excellence de Dandi Gnamou. Formée à l’Université Paris-Sud, où elle fit ses premières armes comme allocataire de recherches, elle a rejoint l’Université d’Abomey-Calavi avant de briller sur la scène régionale.
Lauréate du concours de voix d’agrégation du CAMES en 2013, puis élevée au rang de professeure titulaire en 2018, elle a porté le droit public béninois dans des institutions prestigieuses, de la Sorbonne à l’Université de Kara, en passant par le Centre des hautes études de défense de Dakar. Véritable mentor, elle a dirigé une quinzaine de thèses et plus d’une vingtaine de mémoires, façonnant ainsi une nouvelle génération de juristes d’élite.
De Bercy à la Haute Cour de justice : l’excellence comme boussole
Au-delà des amphis de l’université, son parcours professionnel dessine le profil d’une haute servante de l’État. Après avoir fait ses armes comme conseillère juridique au Sénat français puis au ministère de l’Économie à Bercy, elle a mis son expertise au service des réformes politiques au Bénin.
Son ascension institutionnelle à la conduite de la Cour suprême à la présidence de la chambre du contrôle des comptes de la Cour des comptes, avant son élection en mars 2024 à la tête de la Haute Cour de Justice . Un itinéraire sans faute que la Grande Chancelière a qualifié de « parfaitement exemplaire », justifiant ainsi avec éclat cette élévation dans l’ordre national. »
Dandi Gnamou : une récipiendaire émue, tournée vers le service public
Après la remise des insignes et la signature du certificat, Dandi Gnamou a livré un discours empreint d’émotion et de dignité. Elle a rendu hommage aux victimes du 7 décembre, salué le soutien indéfectible de sa famille, et exprimé sa gratitude envers la République et le président Patrice Talon pour la confiance placée en elle.
Elle a également remercié la vice-présidente pour son accompagnement, ainsi que plusieurs figures institutionnelles, dont Louis Gbèhounou Vlavonou.
« Cette distinction, je la reçois au nom de tous ceux qui servent avec loyauté nos institutions. Elle nous engage à consolider un État de droit robuste, efficace et crédible », a-t-elle déclaré, citant Corneille : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. »
Dandi Gnamou : la reconnaissance du mérite au service de la Nation
Par-delà le prestige des médailles, cette cérémonie incarne la volonté de l’État béninois de valoriser ses serviteurs les plus exemplaires, à un moment où le pays cherche à renforcer ses institutions face aux défis récents. Elle se veut aussi un hommage vibrant à la compétence, à la résilience et à l’engagement public, dans un contexte où la justice et l’enseignement supérieur demeurent des piliers essentiels de la stabilité nationale.
C’est dans une salle comble du Novotel Orisha, lundi soir, que le Bénin a officiellement lancé son nouveau prestigieux rendez-vous économique : le Prix Gazelle. Organisée conjointement par le magazine CADRECO et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin), cette première édition a réuni dirigeants d’entreprises, représentants institutionnels et partenaires financiers autour d’un même mot d’ordre : saluer celles et ceux qui font bouger l’économie du pays.
Dix lauréats pour trois catégories de croissance
Dix sociétés, toutes tailles et tous régimes fiscaux confondus, sont montées sur scène pour recevoir trophée, diplôme et cadeaux offerts par MTN Business, partenaire principal. Ainsi, les organisateurs ont réparti les dix sociétés en trois catégories distinctes : deux « Gazelles Émergentes », trois « Gazelles Confirmées » et cinq « Gazelles Leaders », récompensant ainsi des parcours allant de la jeune pousse ambitieuse au poids lourd établi. Parmi les vainqueurs, on a remarqué la société Agri-Boost, spécialisée dans la transformation de produits locaux, en tant que Gazelle Émergente, illustrant le dynamisme du secteur agro-industriel.
Prix Gazelle : célébrer l’audace malgré la tempête
« Nous célébrons ce soir l’audace et l’excellence entrepreneuriale béninoise », a lancé Arnauld Akakpo, président de la CCI Bénin, en ouvrant la cérémonie. De fait, pour lui, ce prix s’inscrit dans la droite ligne de la mission de l’institution consulaire : créer des ponts entre entreprises, investisseurs et pouvoirs publics, tout en valorisant innovation et responsabilité. Il a rappelé que les lauréats ont été choisis sur leur capacité à avoir maintenu, voire accéléré, leur croissance entre 2019 et 2025 – une période particulièrement marquée par la pandémie, les chocs mondiaux et les réformes fiscales nationales.
Francine Aïssi Houangni, présidente du jury, a détaillé la méthode de sélection. Les dossiers devaient comporter des états financiers certifiés et une note stratégique expliquant la vision de croissance de l’entreprise. Cependant, initialement très stricts, les critères ont dû être légèrement assouplis en cours de route : seules trois sociétés répondaient parfaitement aux exigences chiffrées initiales. Par conséquent, le jury a décidé de prendre également en compte la qualité du management, la discipline interne et la trajectoire globale. Cette flexibilité a permis de valoriser la résilience managériale, souvent aussi cruciale que les chiffres bruts. « Le Bénin possède un vivier d’entreprises solides, capables de rayonner bien au-delà de nos frontières », a-t-elle affirmé, avant de féliciter chaleureusement les dix lauréates, désormais « ambassadrices » du Prix Gazelle.
Prix Gazelle : un rendez-vous annuel tourné vers l’avenir
Du côté de l’organisation, Yann Coco, gérant de CADRECO, n’a pas caché sa satisfaction. « Voir naître une distinction entièrement dédiée aux entreprises qui ont tenu bon et progressé malgré les tempêtes, c’est une fierté », a-t-il déclaré. Il a tenu à remercier les nombreux partenaires qui ont rendu l’événement possible : Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin, Port Autonome de Cotonou, Fabrimétal Bénin, MTN Business, SGI-AGI, AGA et La Poste du Bénin. Message spécial également aux entreprises non sélectionnées cette année : « Continuez, perfectionnez-vous, l’an prochain le trophée peut être pour vous. »
En une soirée, le Prix Gazelle a posé ses marques : un rendez-vous annuel qui entend devenir la vitrine de l’entrepreneuriat béninois performant et la boussole d’une économie tournée vers l’innovation et la résilience. La CCI Bénin l’a promis : elle remettra le couvert, avec encore plus d’ambition, en 2026.
Du lundi 24 au vendredi 28 novembre 2025, le Préfet du Département du Mono, Monsieur Dêdêgnon Bienvenu Milohin, effectuera sa deuxième tournée statutaire de l’année, conformément aux dispositions de l’article 281 de la loi nᵒ 2021-14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale en République du Bénin. En effet, durant cinq jours, il ira à la rencontre des autorités locales et des acteurs du développement dans les six communes du département : Bopa, Athiémé, Lokossa, Houéyogbé, Grand-Popo et Comè.
Cette mission, qui s’inscrit dans le cadre du suivi de l’action publique locale, vise à renforcer le dialogue entre l’autorité préfectorale et les acteurs du développement à la base. Elle permettra ainsi d’évaluer les dynamiques territoriales, de recueillir les préoccupations des communes, et de consolider les acquis de la gouvernance locale.
Axes prioritaires de la tournée du Préfet
À cette fin, plusieurs thématiques seront abordées avec les autorités communales, les élus locaux et les responsables techniques au cours des différentes étapes :
Évaluation de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation, à travers l’analyse des tableaux comparatifs de mobilisation des ressources propres. (En clair : comment les communes gèrent-elles leur budget et quelles sont les avancées concrètes ?)
Communication sur la paix et la cohésion sociale en période électorale, en vue de sensibiliser les populations et les acteurs locaux à l’importance du vivre-ensemble.
Présentation des réalisations du Gouvernement du Président Patrice Talon au profit des populations du Département du Mono, dans les secteurs clés du développement.
Calendrier de la tournée du Préfet
La tournée se déroulera selon le programme ci-après :
Lundi 24 novembre : étape de Bopa à 10 h.
Mardi 25 novembre : étape d’Athiémé à 10 h / étape de Lokossa à 14 h.
Mercredi 26 novembre : étape de Houéyogbé à 10 h.
Jeudi 27 novembre : étape de Grand-Popo à 10 h / étape de la CCLC (Conférence des Cadres Locaux de Concertation) à 14 h.
Vendredi 28 novembre : étape de Comè à 10 h.
Une tournée à portée symbolique
Enfin, cette tournée constitue également la dernière mission préfectorale accueillie par les maires de la quatrième mandature de l’ère de la décentralisation. Elle marque ainsi une étape importante dans le processus d’évaluation et de consolidation des acquis territoriaux avant le renouvellement des équipes municipales.
L’Assemblée nationale béninoise vient d’approuver en commission une réforme constitutionnelle majeure : l’introduction d’un Sénat. Cette avancée, portée par la majorité présidentielle, pourrait redessiner l’architecture du pouvoir législatif à l’approche de la présidentielle de 2026. Reste à franchir l’épreuve du vote en plénière, dans un climat politique sous tension.
Cotonou, 3 novembre 2025 –L’Assemblée nationale béninoise vient de franchir un jalon majeur dans la modernisation de ses institutions. À l’unanimité, la commission des lois a validé une réforme constitutionnelle qui pourrait consacrer la création d’une chambre haute, le Sénat, destinée à rééquilibrer le paysage législatif du pays.
Un Sénat : une réforme qui bouscule l’architecture parlementaire
Cette approbation sans voix discordante ouvre la voie à un débat élargi sur l’évolution du pouvoir parlementaire. Adoptée lors d’une session récente, la proposition de loi vise à amender la Constitution pour introduire cette nouvelle entité représentative, souvent perçue comme un contrepoids nécessaire à l’hémicycle monocaméral actuel. Des experts y voient un levier pour affiner la délibération des textes, en intégrant une lecture plus territoriale et sociétale des enjeux nationaux.
Toutefois, pour l’heure, le processus reste suspendu à une étape décisive : le vote en séance plénière. Le texte devra alors rallier une majorité qualifiée pour entrer en vigueur. Cette échéance, attendue dans les prochaines semaines, pourrait marquer un tournant institutionnel inédit depuis les réformes de 2019, qui avaient déjà redessiné le cadre électoral. Mais qu’en pensent les acteurs politiques ?
Entre ambitions inclusives et prudence politique
Les promoteurs de cette initiative, issus de la mouvance présidentielle, défendent une vision plus inclusive de la gouvernance. L’instauration d’un Sénat permettrait, selon eux, de donner davantage de voix aux régions et aux forces vives du pays. « C’est une opportunité de consolider notre démocratie en la rendant plus représentative », confie un député proche du pouvoir, sous couvert d’anonymat.
Cependant, du côté des oppositions, bien que minoritaires, la prudence domine. Certains craignent une dilution de leur influence dans un Parlement élargi, où les équilibres pourraient se recomposer au détriment de leur capacité d’action. Malgré cela, l’enjeu principal reste l’impact sur les prochaines élections.
Un Sénat : un enjeu institutionnel à l’approche de 2026
Par conséquent, si elle est entérinée, cette réforme ne se limiterait pas à une simple restructuration organique. Elle pourrait redéfinir les rapports de force à l’approche de l’élection présidentielle de 2026, en ouvrant de nouveaux espaces de négociation et de légitimation. Les débats en plénière, attendus avec intensité, s’annoncent ainsi comme le théâtre d’une reconfiguration politique majeure.
En conclusion, dans un contexte de défis socio-économiques persistants, le Bénin s’interroge sur l’avenir d’un législatif bicaméral. Cette réforme, si elle aboutit, s’inscrirait dans la lignée des ambitions de modernisation portées par le président Patrice Talon, qui entend ancrer le pays dans une démocratie plus mature, plus structurée et résolument décentralisée.
Face à l’essor des cartels et à l’intensification du blanchiment transfrontalier, le Bénin renforce ses capacités d’enquête financière à travers la phase 3 du programme CRIMJUST III. Dans ce cadre, une formation stratégique organisée à Cotonou mobilise magistrats, policiers et experts internationaux, avec pour objectif de démanteler les circuits occultes et de consolider l’État de droit.
Cotonou, 22 octobre 2025 – Dans un contexte où les cartels transnationaux blanchissent des fortunes issues du trafic illicite, le Bénin intensifie sa lutte contre les réseaux financiers clandestins. Ainsi, du 21 au 23 octobre, une session intensive de formation réunit à Cotonou des magistrats, enquêteurs et officiers de police spécialisés, sous l’égide du Programme mondial de perturbation des réseaux criminels (GPCD) – CRIMJUST. Animée par des experts d’Interpol et soutenue par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), cette initiative vise à renforcer les capacités d’investigation pour démanteler les chaînes de financement du commerce de stupéfiants, tout en élargissant le champ d’action à la délinquance économique globale.
Des outils pour décortiquer les montages financiers complexes
Concrètement, l’atelier réunit une trentaine de participants issus des services répressifs béninois. Il met l’accent sur les méthodes contemporaines de traçabilité des flux monétaires suspects. à travers l’analyse de cas réels, les stagiaires apprendront à identifier les transferts dissimulés via des sociétés écrans, les cryptomonnaies anonymes ou encore les investissements immobiliers fictifs.
« Ces compétences sont vitales pour transformer des soupçons en preuves irréfutables, brisant ainsi le cycle vicieux du crime organisé », explique un formateur d’Interpol, soulignant l’importance d’une approche multidisciplinaire alliant droit pénal et analyse forensique.
Cette formation répond à une urgence régionale : en tant que porte d’entrée stratégique en Afrique de l’Ouest, le Bénin voit transiter des tonnes de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud, alimentant une économie souterraine qui fragilise durablement la stabilité sociale et institutionnelle. Dans cette optique, CRIMJUST dote les acteurs locaux de protocoles d’intervention standardisés, afin de renforcer les collaborations transfrontalières et d’éviter que les fonds illicites ne se volatilisent aux frontières.
CRIMJUST III : une offensive européenne contre les mafias globales
Depuis début 2023, l’Union européenne pilote la troisième phase de ce programme ambitieux, baptisé CRIMJUST III, dans le cadre de son initiative sur les flux illicites (GIFP). Son objectif est clair : réduire l’emprise des réseaux mafieux et de la corruption sur la gouvernance et la sécurité publique. À ce titre, le projet couvre l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et les Caraïbes — principaux corridors du trafic — et finance des enquêtes croisées, des poursuites judiciaires renforcées ainsi que des échanges d’informations sécurisés entre pays partenaires.
Au Bénin, pays pilote en Afrique de l’Ouest, les résultats commencent à se faire sentir : plusieurs opérations conjointes ont déjà permis des interceptions spectaculaires de cargaisons et des gels d’avoirs.
« L’Europe ne se contente pas d’observer ; elle équipe les nations vulnérables pour qu’elles deviennent des remparts actifs contre ces menaces hybrides », souligne un diplomate européen impliqué, évoquant un investissement de plus de 50 millions d’euros pour cette phase.
Un rempart pour l’État de droit en péril
À l’heure où les cartels diversifient leurs itinéraires — des ports de Lagos aux aéroports de Cotonou — cette formation marque un jalon décisif. Elle prépare le terrain pour une justice plus réactive, capable non seulement de sanctionner, mais aussi d’asphyxier financièrement les criminels. De leur côté, les autorités béninoises saluent cette manne européenne comme un bouclier contre l’érosion de l’État de droit, dans un sous-continent où la corruption ronge jusqu’aux fondations institutionnelles.
À l’issue de ces trois jours, les stagiaires repartiront avec un réseau d’experts et des outils numériques pour traquer en temps réel les mouvements suspects. Un pas de plus vers un Bénin résilient, où la loi reprend le dessus sur les ombres du profit illégal.
Du 20 au 24 octobre 2025, une quarantaine de députés et experts de l’Assemblée nationale se réunissent à Grand-Popo pour analyser en profondeur le projet de loi de finances 2026. Organisé par l’UNACEB avec l’appui de l’UNICEF, cet atelier vise à renforcer les capacités parlementaires pour un vote éclairé, centré sur les enjeux sociaux et le développement humain.
Grand-Popo, 22 octobre 2025 – Sur les rives sereines de l’océan Atlantique, la commune balnéaire de Grand-Popo s’est muée, le lundi 20 octobre, en véritable laboratoire budgétaire. Pendant cinq jours, une quarantaine de députés et d’experts de l’Assemblée nationale béninoise plongent au cœur du projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Pilotée chaque année par l’Unité d’Analyse, de Contrôle et d’Évaluation du Budget de l’État (UNACEB), cette retraite parlementaire bénéficie du soutien logistique et financier de l’UNICEF. Son ambition est claire : outiller les élus pour un vote éclairé et un suivi rigoureux des deniers publics.
Loi de finances 2026 : une ouverture sous le signe de la gratitude et de l’engagement
Dès l’ouverture des travaux, plusieurs figures majeures du Parlement ont répondu présentes, sous la conduite de Mathieu Ahouansou, directeur de cabinet du président Louis Gbèhounou Vlavonou, qu’il représentait à cette occasion. De son côté, Simplice Quenum, directeur de l’UNACEB, a donné le ton en prononçant une allocution empreinte de gratitude. Il a notamment salué le dynamisme insufflé par le président de l’Assemblée en matière de supervision financière, tout en mettant en lumière le rôle stratégique du partenariat durable avec l’UNICEF.
« Notre unité est là pour décrypter les arcanes des comptes publics avec objectivité et profondeur, facilitant une vision claire des priorités socio-économiques », a-t-il affirmé, avant d’exhorter les participants à des contributions dynamiques, ancrées dans la logique et exemptes de clivages politiques.
En somme, l’objectif est d’émerger avec des idées solides pour orienter les choix gouvernementaux.
L’UNICEF vante une priorisation sociale en pleine accélération.
Pour sa part, Serghei Toma Buruiana, responsable des politiques sociales à l’UNICEF au Bénin, a souligné avec force la portée humanitaire de l’exercice. Dans une intervention empreinte de chaleur et de conviction, il a salué cette retraite parlementaire comme un modèle exemplaire de synergie entre les législateurs et l’organisation onusienne, au service exclusif des citoyens, et plus particulièrement des populations les plus vulnérables.
« C’est un honneur renouvelé de contribuer à ces débats, qui placent l’enfant au centre des choix budgétaires », a-t-il déclaré.
Pour étayer son propos, il a présenté des données chiffrées particulièrement révélatrices : la part des ressources publiques allouées aux secteurs sociaux – santé, éducation, protection – est passée de 32,6 % en 2019 à une prévision ambitieuse de 46,6 % pour 2026. Selon lui, cette progression significative témoigne d’une volonté nationale clairement affirmée d’investir dans le capital humain.
En conclusion, Buruiana a réitéré l’engagement de l’UNICEF à accompagner les délibérations parlementaires, afin de garantir une lecture sociale des arbitrages budgétaires.
Loi de finances 2026 : le rôle constitutionnel du Parlement au cœur des échanges
Dans le prolongement des interventions précédentes, Mathieu Ahouansou a posé le cadre institutionnel en rappelant l’article 109 de la Constitution de 1990, révisée en 2019, lequel consacre le Parlement comme gardien vigilant des finances publiques. De l’autorisation préalable des dépenses à leur vérification a posteriori, les députés sont ainsi investis d’une responsabilité cruciale : examiner avec rigueur les recettes et les allocations budgétaires, afin de garantir une gestion transparente et conforme aux priorités nationales.
Face à la complexité du document gouvernemental, souvent dense et technique, cet atelier s’impose comme un antidote pédagogique. Il vise notamment à produire une synthèse accessible, attentive aux enjeux de genre, d’enfance et de cohésion sociale, pour permettre une appréciation nuancée des orientations stratégiques.
Ahouansou n’a pas manqué d’insister sur l’urgence d’une implication totale : huit exposés thématiques rythmeront les débats, conduisant à une synthèse finale enrichie d’observations pertinentes et de recommandations adressées à l’exécutif.
« C’est l’occasion de forger des outils qui transforment la complexité en clarté, au service d’une gouvernance exemplaire », a-t-il martelé.
Perspectives : un budget au prisme du développement humain
Au-delà des considérations chiffrées, cet atelier organisé à Grand-Popo – dont l’atmosphère paisible favorise la réflexion stratégique – incarne une maturité parlementaire en constante progression au Bénin. Dans un contexte économique marqué à la fois par des défis sécuritaires persistants et par des engagements climatiques croissants, les recommandations formulées au cours de ces cinq jours de travaux pourraient orienter des allocations budgétaires décisives, notamment en matière d’accès à l’eau potable ou de scolarisation des filles en milieu rural.
À l’issue des travaux, le 24 octobre, une feuille de route devrait émerger, renforçant ainsi le rôle du législateur comme pivot d’une démocratie budgétaire inclusive.
En définitive, cet exercice, fidèle à sa tradition, pourrait bien impulser des ajustements décisifs pour un 2026 plus équitable, où les priorités sociales ne seront plus de simples slogans, mais des leviers tangibles de progrès.
À Cotonou, les députés béninois s’engagent pour rendre visible l’économie du soin. Lors d’un atelier inédit, ils ont été outillés pour intégrer le travail domestique non rémunéré dans les politiques publiques, une avancée vers plus d’équité sociale et générationnelle.
Cotonou, 20 octobre 2025 –À l’hôtel Azalaï de Cotonou, une vingtaine de députés et cadres parlementaires ont pris part, vendredi 17 octobre, à un atelier d’orientation inédit sur le travail domestique non rémunéré et l’économie du soin. Organisé par le Consortium Régional pour la Recherche en Économie Générationnelle (CREG), en partenariat avec plusieurs organisations internationales, l’événement visait à rendre visible une réalité économique souvent ignorée : les tâches quotidiennes – cuisine, lessive, garde d’enfants, soins aux aînés – qui soutiennent la société sans apparaître dans les comptes nationaux.
Dans un contexte marqué par de fortes inégalités de genre et des vulnérabilités intergénérationnelles, cet atelier s’inscrit donc dans une démarche d’équité sociale. En effet, « le travail de soins domestiques non rémunérés est indispensable au fonctionnement de la société, mais reste invisible dans les indicateurs économiques classiques », souligne le CREG dans un communiqué. Ainsi, l’objectif est clair : outiller les législateurs pour intégrer cette « économie invisible » dans les politiques publiques, notamment en matière de protection sociale et d’évaluation de la richesse nationale.
L’intervention de l’honorable Abdoulaye Gounou, président de la Commission des Relations Extérieures, de la Coopération au Développement, de la Défense et de la Sécurité (C5) a ouvert les travaux. Ce dernier a salué l’initiative et remercié le président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, pour son soutien.
« Nous sommes ici pour partager les résultats de recherches sur le travail de soins familiaux non rémunéré, et je vous exhorte à l’intégrer concrètement dans nos politiques », a-t-il déclaré, appelant à une valorisation réelle de ces efforts, souvent portés par les femmes.
Par la suite, le professeur Latif Draman, président du CREG, a pris la parole pour souligner l’urgence du sujet. Selon lui, « ce secteur, précarisé, féminisé et sous-payé, est pourtant fondamental pour l’économie formelle. Sans lui, aucun salarié ne pourrait travailler sereinement, aucun enfant apprendre, aucune personne âgée rester à domicile », a-t-il martelé. Dès lors, il a présenté des données probantes pour inspirer des réformes législatives, appelant les députés à « prendre la mesure de cette injustice sociale ».
Économie du soin : des pistes concrètes pour des réformes inclusives
Au nom du président Vlavonou, retenu par d’autres engagements, l’honorable Mahougnon Cakpo, premier secrétaire parlementaire, a clôturé les interventions d’ouverture. Il a exprimé la gratitude de l’Assemblée au CREG et au Population Reference Bureau (PRB) pour leur engagement en faveur de l’équité générationnelle. En ce sens, il a affirmé : « Il nous faut enrichir notre lecture économique pour rendre visible l’invisible : les transferts intergénérationnels, les charges familiales et l’alignement des budgets sur les besoins sociaux. » Il a également appelé à une économie béninoise fondée sur l’équité, où chaque contribution – marchande ou non – trouve sa juste valeur.
Par ailleurs, au-delà des discours, l’atelier a donné lieu à des échanges interactifs, avec des présentations de recherches et des débats sur les pistes législatives concrètes. Ainsi, des propositions ont émergé pour une reconnaissance statistique du travail non rémunéré, la mise en place de mécanismes de protection sociale et une meilleure répartition des charges familiales, soulignant le rôle central du Parlement dans la lutte contre les inégalités.
Économie du soin : une prise de conscience politique au Bénin
Enfin, cet événement, financé par des partenaires internationaux, reflète une prise de conscience croissante au Bénin. Face au chômage des jeunes et à une précarité féminine persistante, valoriser l’économie du soin pourrait transformer les politiques publiques. Comme l’a résumé le Pr Draman : « C’est un appel à l’action pour un Bénin plus juste. » Désormais mieux outillée, l’Assemblée nationale est attendue au tournant pour traduire ces recommandations en lois inclusives.
Le Président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, se positionne en médiateur clé en vue des prochaines élections. Il a reçu le jeudi les représentants des confessions religieuses et du Parlement des jeunes. Les deux délégations ont remis des initiatives concrètes – d’un appel à la prière nationale pour la paix à une campagne digitale – visant à consolider la cohésion nationale et à garantir des scrutins apaisés.
Cotonou, 17 octobre 2025 – À l’approche des élections générales de 2026, le Président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis Gbèhounou Vlavonou, a renforcé son rôle de médiateur. Ainsi, hier, au Palais des Gouverneurs, il a successivement reçu les représentants du Cadre de concertation des confessions religieuses et le Bureau du Parlement des jeunes du Bénin.
Ces audiences, toutes deux axées sur la consolidation de la cohésion nationale en période électorale, ont été saluées par les participants comme un pas décisif vers des scrutins apaisés. « La paix est le socle de notre démocratie », a rappelé implicitement le président Vlavonou par son écoute attentive, selon les conférenciers. Les délégations ont présenté leurs initiatives respectives, tout en insistant sur l’urgence d’une mobilisation collective pour des élections sans violence.
Les religieux appellent à la prière nationale et au dialogue post-électoral
En premier lieu, la délégation du Cadre de concertation des confessions religieuses, menée par Michel Alokpo, a remis à Louis Vlavonou les actes et le communiqué final d’un séminaire dédié à la paix (tenu du 2 au 4 septembre).
Ce document appelle clairement à une mobilisation spirituelle forte : trois jours de prière et de jeûne sont prévus en décembre 2025 et janvier 2026 sur l’ensemble du territoire, afin d’implorer des élections paisibles.
« Nous avons demandé que le Président de l’Assemblée nationale puisse assister le Cadre de concertation et le comité de suivi, puisque nous avons une tournée nationale à faire dans les douze départements de notre pays pour aller apporter le message de paix », a déclaré Michel Alokpo, soulignant ainsi l’importance de cette mission d’évangélisation pacifique.
Par ailleurs, le communiqué final va plus loin : il recommande une rencontre entre l’ancien chef de l’État Boni Yayi et le président Patrice Talon pour échanger des vœux de paix, ainsi qu’un dialogue national de paix et de réconciliation post-électoral. Face à ces propositions, le président Vlavonou s’est engagé à les relayer auprès des autorités compétentes.
Le Parlement des jeunes lance la campagne digitale « Jeunesse pour la paix »
Dans un second temps, la rencontre avec le Bureau du Parlement des jeunes du Bénin, représenté par Destiny Kounkouagou, a permis de dévoiler l’initiative phare de l’organisation : la campagne « Jeunesse pour la paix ».
Déployée en trois étapes sur cinq semaines, cette campagne débute par une phase digitale intensive : publication sur les réseaux sociaux d’affiches et de visuels sensibilisant à la paix avant, pendant et après les scrutins.
« Le but est d’amener les uns et les autres à prôner la paix en période électorale », a expliqué Kounkouagou, qui s’est dit « vraiment heureux de l’attention » accordée à leur projet. Ancré dans la jeunesse, force vive du Bénin, ce projet vise à contrer les risques de manipulations et de divisions via un message viral et inclusif.
Vlavonou, médiateur clé avant les scrutins de 2026
Ces audiences surviennent donc à un moment critique, à quelques mois des élections législatives et municipales du 11 janvier 2026 et de la présidentielle du 12 avril. Elles illustrent parfaitement l’engagement des institutions à prévenir les crises. Louis Vlavonou, deuxième personnalité de l’État, émerge ainsi comme un médiateur clé, relayant les voix religieuses et juvéniles dans un paysage politique marqué par les réformes.
De manière générale, les réactions sont unanimes : satisfaction d’une écoute bienveillante et espoir d’une adhésion large à ces initiatives. Dans les couloirs du Palais, on murmure déjà d’une possible implication parlementaire pour amplifier ces efforts. En définitive, à l’approche des scrutins, le Bénin mise sur la spiritualité et la jeunesse pour tisser un filet de paix.
Plus qu’un forum, une forge : Clôturé à Cotonou, le FIC 2025 a récompensé la jeunesse innovante. Avec un chèque de 5 000 euros et un partenariat avec la DGCH, l’équipe d’Epitech Bénin a prouvé que l’avenir urbain du continent – inclusif, vert et connecté – passe par le codage et la construction concrète.
Cotonou, 15 octobre 2025 – Au milieu des tours en construction et des marchés grouillants de la capitale économique béninoise, un vent de fraîcheur souffle sur l’urbanisme africain. La troisième édition du Forum International du Cadre de Vie (FIC), qui s’est achevée le 11 octobre au Sofitel Hôtel, n’a pas été qu’un énième rassemblement d’experts.
Non, cette année, le FIC 2025 a vibré au rythme des concepts révolutionnaires et des prototypes audacieux portés par une génération de trentenaires et d’étudiants déterminés à transformer les bidonvilles en écosystèmes intelligents. Oubliez les discours ronflants : c’est l’innovation « made in Africa » qui a volé la vedette, prouvant ainsi que les solutions aux maux des mégapoles du continent naissent souvent dans les ateliers de hackers et les cerveaux bouillonnants des universités locales.
Imaginez la scène : sous les néons tamisés de l’EXPO’FIC, une exposition qui ressemblait plus à un marché aux puces high-tech qu’à un salon d’affaires. Des startups comme Porteo BTP présentaient des briques écologiques fabriquées à partir de déchets plastiques, tandis que l’association ABéTec-BTP dévoilait des modèles de logements modulaires, assemblables en un clin d’œil pour les familles déplacées par les inondations récurrentes.
« On ne parle plus de théorie ici, on fabrique du concret », lance Aïcha Mensah, une architecte ghanéenne de 28 ans, les mains encore tachées de terre argileuse après un atelier pratique sur la construction durable. Son stand, bondé de maires curieux et d’investisseurs français, illustrait parfaitement l’esprit du forum : co-construire, tester, itérer.
L’hackathon : Epitech Bénin remporte un projet concret pour Akpakpa
Mais le vrai coup de maitre s’est joué lors de l’hackathon, ce marathon de 48 heures où une quarantaine d’étudiants – dont une équipe triomphante d’Epitech Bénin – ont planché sur des défis concrets : comment rendre les transports publics résilients au climat, ou comment verdir les ruelles étroites de Cotonou sans y laisser une fortune ?
« C’était comme un jeu vidéo, mais avec des enjeux réels : la survie de nos villes », confie Koffi Adébayo, 22 ans, lauréat avec son prototype d’application mobile qui cartographie en temps réel les zones inondables et propose des itinéraires alternatifs via des vélos partagés solaires. Leur prix ? Un chèque de 5 000 euros et un partenariat avec la Direction Générale de la Construction et de l’Habitat (DGCH) pour piloter le projet dans les quartiers populaires d’Akpakpa. Face à eux, des géants comme des experts de l’ONU ou des urbanistes sud-africains semblaient presque nostalgiques, avouant que ces « jeunes » avaient ravivé leur flamme.
FIC 2025 : un appel à l’urbanisation responsable
Organisé sous le patronage du ministre José Tonato, chargé du Cadre de Vie et des Transports, ce FIC n’était pas qu’une vitrine pour les élites. Avec ses panels sur la résilience urbaine et ses B2B effrénés, il a aussi mis en lumière un continent qui refuse la fatalité.
Victor Kouassi Ananouh, le DG de la DGCH, l’a souligné lors de la clôture : « Ce forum n’est plus un simple laboratoire d’idées ; c’est une forge dans laquelle naissent les décisions qui changeront nos territoires. » Il pointait également du doigt les recommandations phares : intégrer l’IA dans la planification des déchets ou subventionner les toits verts pour contrer la chaleur asphyxiante des bidonvilles. Et pour sceller cet élan, une plantation symbolique de 50 arbres au Complexe scolaire d’Akogbato.
Bien sûr, les ombres planent : la croissance galopante des villes béninoises, avec ses 4 % d’urbanisation annuelle, menace toujours d’engloutir les avancées sous des vagues de béton anarchique. Le ministre Tonato l’a martelé : « Sans urbanisation responsable, nos progrès… risquent de s’évaporer. » Pourtant, en écoutant les lauréats de l’hackathon, on sent que l’espoir n’est pas vain. Ces jeunes, nourris aux objectifs du Programme d’Action du Gouvernement (PAG 2021-2026), ne se contentent pas de rêver : ils codent, ils construisent, ils challengent.
En somme, le FIC 2025 s’est refermé sur ces notes optimistes. L’étincelle est allumée. Et si les villes africaines de demain ressemblent aux prototypes vus cette semaine — inclusives, vertes, connectées — ce sera grâce à ces innovateurs qui redessinent déjà nos horizons urbains.
Au Palais des Gouverneurs, siège de l’Assemblée nationale, le « like » est désormais considéré comme un risque professionnel. Le porte-parole Vitali Boton a tiré la sonnette d’alarme sur l’usage des réseaux sociaux, soulignant que chaque agent est un « ambassadeur involontaire » dont la vigilance détermine l’image et l’intégrité de l’institution.
Porto-Novo, 14 octobre 2025 – À l’heure où les réseaux sociaux imprègnent chaque instant de notre quotidien, leur usage responsable devient une urgence, surtout dans une institution aussi exposée que l’Assemblée nationale. C’est le message fort porté lundi par Vitali Boton, chef de la cellule de communication et porte-parole du président de l’Assemblée, lors de la traditionnelle « cérémonie des couleurs » au Palais des Gouverneurs. Le thème de cette édition était clair : « L’impact des réseaux sociaux sur nos vies privées, nos pratiques professionnelles et nos carrières dans la fonction publique parlementaire ». Cette sensibilisation est une initiative du président Louis Gbèhounou Vlavonou depuis la 8ᵉ législature, visant à ancrer des valeurs civiques et morales chez le personnel parlementaire, civil et militaire.
Devant un auditoire attentif, Vitali Boton a planté le décor : « Les réseaux sociaux, que nous utilisons presque quotidiennement, façonnent nos comportements, influencent notre image et orientent, souvent à notre insu, le cours de nos carrières et de nos responsabilités. » L’objectif, clair et ambitieux, est de guider la communauté parlementaire vers une maîtrise des opportunités offertes par ces outils – de Facebook à TikTok en passant par X (ex-Twitter) et LinkedIn – tout en évitant les pièges qui menacent vie privée, réputation et image institutionnelle.
L’omniprésence numérique : ambassadeurs involontaires du Parlement
Remontant aux débuts des années 2000, époque où l’accès à Internet au Bénin relevait d’un « véritable luxe », Boton a tracé l’évolution fulgurante des technologies. « En l’espace d’une décennie, le regard porté sur ces outils a radicalement changé. L’explosion des nouvelles technologies de l’information et de la communication a imposé les réseaux sociaux dans nos vies. » Aujourd’hui, de fait, ils structurent relations privées, pratiques professionnelles et carrières publiques. Dans le sanctuaire du Parlement, chaque agent en devient un « ambassadeur involontaire » de l’institution, rendant la vigilance impérative.
Vie privée : une frontière poreuse et risquée
Entrant dans le vif du sujet, le communicateur a disséqué l’hyperconnexion qui lie utilisateurs et plateformes. « Les réseaux sociaux ont profondément transformé notre manière de communiquer, de partager et même d’exister publiquement. Toutefois, cette hyperconnexion soulève des interrogations majeures sur la notion même de vie privée. »Celle-ci, espace d’intimité préservée, s’effrite face à des publications qui échappent vite au contrôle, interprétées ou exploitées par autrui.
Les atouts sont indéniables : maintien des liens, accès à des groupes solidaires, outil de mémoire ou encore espace d’expression des passions. Cependant, les ombres planent : exposition de données personnelles, perte de contrôle sur les contenus, traçabilité numérique, atteinte à la réputation, pression psychologique, cyberharcèlement et usurpation d’identité.« La confusion entre sphère publique et sphère privée devient de plus en plus floue », a-t-il averti.
Les pratiques professionnelles : leviers puissants, pièges subtils
Au Parlement, les réseaux ne sont plus de simples loisirs ; ils sont des instruments de travail. Pour les journalistes et communicateurs, un tweet sur X peut « toucher des milliers de citoyens en quelques minutes », diffusant communiqués et informations officielles. Les archivistes y voient une bibliothèque numérique accessible, tandis que juristes et légistes en tirent un outil de veille, d’échange et de vulgarisation du droit, boostant transparence et rayonnement législatif.
Néanmoins, les risques guettent : fuites d’informations sensibles, conflits d’intérêts, perte de crédibilité et prolifération de fake news. « Dans la fonction publique parlementaire, l’impact des réseaux sociaux est particulièrement visible et double : ils offrent des opportunités uniques, mais comportent aussi des risques qu’il convient de connaître », a souligné Boton.
Le défi : le devoir de réserve imposé par les hautes responsabilités
Le cœur du débat repose sur la porosité entre vie privée et professionnelle, exacerbée par les hautes responsabilités. «Plus les responsabilités sont élevées, plus cette frontière devient difficile à tracer», a expliqué le porte-parole, citant des exemples concrets : un commentaire du secrétaire général administratif lu comme une position officielle, ou une réflexion d’un directeur des services législatifs rattachée à un projet de loi. « Servir une institution d’une telle envergure impose de considérer que, sur les réseaux sociaux, nous ne nous exprimons jamais totalement en notre nom propre. » Boton a aussi évoqué l’influence sur les carrières – positives pour le networking, néfastes via la désinformation – et les enjeux spécifiques pour le groupe de sécurité de l’Assemblée, où discrétion rime avec survie.
Vitali Boton : Dix recommandations pour un usage éclairé et responsable
Face à ces écueils, Boton n’a pas lésiné sur les solutions, listant dix bonnes pratiques taillées pour la fonction publique parlementaire : Premièrement, préserver confidentialité et sécurité des données ; deuxièmement, respecter devoir de réserve et neutralité politique ; séparer vie pro et privée ; faire preuve de discrétion et modestie ; éviter confusion entre opinion personnelle et institutionnelle ; vérifier fiabilité des informations ; protéger image personnelle et institutionnelle ; s’abstenir de publications polémiques ou émotionnelles ; et participer aux formations tout en respectant la charte interne.
« La fonction publique parlementaire n’est pas une administration comme les autres : elle implique des devoirs de réserve, de neutralité et de loyauté renforcés. Entre vie professionnelle et vie privée, la frontière est souvent ténue », a-t-il martelé, appelant à une vigilance accrue.
Vitali Boton appelle à la responsabilité collective
En bouclant son intervention, Vitali Boton a réaffirmé le potentiel des réseaux : « Des alliés puissants, à condition de les utiliser avec discernement, responsabilité et rigueur.» Cette communication, saluée par les participants, s’inscrit dans une dynamique plus large de formation éthique au Parlement, d’autant plus que le Bénin navigue dans un écosystème numérique en pleine expansion.
Reste à voir si ces conseils percoleront au-delà des couloirs du Palais des Gouverneurs, dans un pays où 70 % de la population est connectée. Une chose est sûre : dans l’arène parlementaire, un like de trop pourrait bien peser sur l’équilibre des pouvoirs.
À Midrand, la 13ᵉ Conférence annuelle des présidents de parlements africains a réuni les figures clés de la gouvernance continentale autour d’un dialogue stratégique sur l’intégration, la paix et le développement durable. Le Bénin, représenté par l’Honorable Louis Vlavonou, s’est distingué par une intervention saluée, mettant en lumière ses réformes pionnières en faveur de la libre circulation, de l’ouverture citoyenne et de la ratification proactive des accords internationaux.
Midrand, 8 octobre 2025 –La 13ᵉ Conférence annuelle des présidents des parlements nationaux et régionaux africains, organisée du 29 au 30 septembre 2025 au siège du Parlement panafricain en Afrique du Sud, a réuni des décideurs clés du continent autour d’un thème ambitieux : « Transformer les parlements pour une intégration continentale citoyenne, le développement durable, la prospérité et la paix, et renforcer le rôle dynamique de l’Afrique sur la scène internationale ». Cette rencontre, qui a favorisé un dialogue approfondi entre parlementaires panafricains, secrétaires généraux, représentants de la société civile, universitaires, institutions de l’Union africaine (UA), organismes onusiens et diplomates, a permis d’explorer des voies concrètes pour une gouvernance inclusive et prospective.
Le Bénin, modèle d’ouverture et d’intégration sous-régionale
En effet, le Bénin a marqué sa présence distinguée à cette tribune continentale, avec une délégation menée par l’Honorable Louis Gbèhounou Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, aux côtés des députés Nicaise Kotchami Fagnon, Rosine Dagninho, Justin Agbodjété, Léon Degny, Mounifa Karim Tidjani, Baké Chabi Goro et Dénise Hounménou. À travers une intervention remarquée, M. Vlavonou a mis en lumière les avancées législatives du Bénin en matière d’intégration sous-régionale, positionnant ainsi le pays comme un modèle de facilitation des échanges humains et économiques.
Midrand : des réformes pionnières en faveur de la libre circulation
Dans son allocution prononcée devant un auditoire international, le président Vlavonou a rappelé les réformes pionnières adoptées par le Bénin, telles que l’exemption de visa pour l’entrée des citoyens africains et la possibilité d’installation libre, sous réserve du respect des lois nationales. Plus précisément, il a déclaré : « Tous les Africains peuvent aujourd’hui entrer en République du Bénin sans visa et même s’y installer librement, sous réserve uniquement du respect des lois en vigueur dans le pays, comme tout bon citoyen sous tous les cieux ».
Il a également souligné l’ouverture de la nationalité béninoise aux membres de la diaspora africaine, sans renonciation à leur origine, en harmonie avec l’Agenda 2063 de l’UA. Par ailleurs, il a évoqué le rôle pivotal du Parlement béninois dans la ratification diligente des accords internationaux, lesquels transcendent les normes internes et consolident l’État de droit, la démocratie et les droits fondamentaux – principes ancrés depuis la Conférence des forces vives de la Nation de février 1990.
De plus, avant d’aborder ces réalisations contemporaines, M. Vlavonou a retracé le cheminement historique du Bénin dans le processus d’intégration africaine, depuis la fondation du Conseil de l’Entente en 1959 – première initiative sous-régionale du continent, aux côtés de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Niger – jusqu’à l’affirmation constitutionnelle actuelle (préambule et articles 7, 148 et 149). « Je voudrais réaffirmer l’attachement de mon pays à la dynamique d’intégration en cours sur notre continent », a-t-il insisté, notant que le Bénin observe scrupuleusement les décisions régionales, notamment sur la libre circulation des personnes et des biens.
La conférence a également été enrichie par les interventions d’autres figures éminentes. C’est le cas de Fortune Zephania Charumbira, président du Parlement panafricain, qui a appelé à une mise en œuvre effective des résolutions adoptées, afin de doter cette institution des moyens d’influencer les politiques et de défendre les intérêts africains à l’échelle globale. De son côté, Alvin Botes, vice-ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, a salué la participation massive des parlements, qualifiant l’événement de moment décisif pour repenser la gouvernance continentale.
Au-delà de ces échanges, les débats ont couvert des thématiques stratégiques essentielles, incluant le renforcement de l’intégration continentale, la promotion de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) – la plus vaste au monde –, le développement durable et la transformation numérique, ainsi que la paix et la diplomatie parlementaire. Ces réflexions s’alignent sur les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’UA, en vue d’une Afrique prospère, pacifique et influente.
En conclusion, cette 13ᵉ édition du Parlement panafricain (PAP) s’est ainsi affirmée comme un catalyseur de l’action parlementaire, alignée sur les aspirations collectives du continent. Les autorités béninoises, à travers leur représentation active, réitèrent leur engagement pour une intégration africaine solidaire, au service de la stabilité et du progrès partagé.
Une délégation d’élues venues du Sénégal et des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) a rejoint le Caucus des femmes parlementaires du Bénin pour une séance de travail stratégique. L’objectif est double : premièrement, partager les avancées béninoises en matière de représentativité féminine et, deuxièmement, poser les bases d’une synergie régionale pour renforcer le pouvoir politique des femmes.
Porto-Novo, 2 octobre 2025 – Mardi après-midi, dans la salle polyvalente Antoine Kolawolé Idji du Palais des Gouverneurs, les chaises se sont remplies progressivement d’un cercle de femmes déterminées. Une délégation d’élues venues du Sénégal et des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) – Niger, Mali, Burkina Faso – a rejoint les membres du Caucus des femmes parlementaires du Bénin pour une séance de travail.
Organisée par le Gorée Institute et l’Institut pour la Gouvernance Démocratique (IGD), cette rencontre s’inscrit ainsi dans un voyage d’études visant à explorer les voies pour une meilleure représentativité féminine dans les instances de décision.
À l’invitation de l’honorable Djamilatou Sabi Mohamed, présidente du Caucus, les visiteuses ont découvert l’expérience béninoise en matière de plaidoyer. Tout d’abord, l’honorable a remercié le président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, pour son soutien. Puis, elle a retracé la genèse du Caucus. Depuis sa création en 2023, cette plateforme a mené des actions concrètes : plaidoyers, sensibilisations et lobbyings pour accroître la présence des femmes dans les sphères électives et décisionnelles, avec le soutien de partenaires comme l’IGD.
« L’immense contribution des partenaires, tels que l’IGD, a été essentielle pour atteindre nos objectifs », a-t-elle souligné, en insistant sur le rôle clé de ces soutiens techniques et financiers.
Leadership féminin : une progression saluée par les délégations
Or, ce qui retient particulièrement l’attention des déléguées, c’est ce bond qualitatif au Bénin : de la législature précédente à aujourd’hui, où 29 femmes siègent à l’Assemblée. Une progression qui, pour elles, mérite d’être décortiquée et adaptée à leurs contextes respectifs.
Le séjour, prévu pour une semaine, promet un programme dense : panels d’échanges, tables rondes et discussions thématiques sur le leadership et la gouvernance, avec notamment un focus sur le renforcement du pouvoir politique des femmes en zones fragiles. Telle est l’ambition qu’a détaillée le Dr Aziz Chabi Imorou, Directeur de l’IGD, en présentant l’agenda comme un espace pour des retours croisés et concrets.
Leadership féminin : vers une synergie régionale pour la gouvernance
Doudou Dia, Directeur du Gorée Institute, a salué l’accueil et la portée de l’initiative : « Que l’expérience béninoise fasse école dans la région, afin de créer une synergie citoyenne des femmes au service de la gouvernance, de la paix et de la stabilité ouest-africaine. »
Mme Diago Ndiaye, au nom de sa délégation, a exprimé sa gratitude pour ces échanges fructueux, insistant :
« L’expérience béninoise doit non seulement être saluée, mais aussi répliquée. »
Semer les graines d’un leadership féminin régional
Autour de la table, aux côtés de Djamilatou Sabi Mohamed, figuraient les députées Glawdys Tossou, Natacha Kpotchan, Sofiath Schanou Arouna, Denise Dègbédji et Gniré Fatouma Tony. Ces parlementaires béninoises ont partagé leurs parcours et stratégies. C’est ainsi que ces premiers dialogues posent les bases d’une collaboration régionale, où les avancées locales pourraient inspirer des réformes plus larges. Une semaine d’immersion qui, au fil des discussions, pourrait bien semer les graines d’un leadership féminin plus fort en Afrique de l’Ouest.
Un levier collectif pour transformer la gouvernance
Cette rencontre entre élues du Bénin, du Sénégal et des pays de l’AES dépasse le cadre d’un simple échange institutionnel. En réalité, elle incarne une dynamique de co-construction, où les expériences locales nourrissent une ambition régionale : celle d’une gouvernance plus inclusive, portée par des femmes engagées et stratèges. Par conséquent, en tissant des liens durables, ce voyage d’études ouvre la voie à une solidarité parlementaire féminine capable d’influencer les réformes, de renforcer la paix et de faire émerger une nouvelle génération de leadership en Afrique de l’Ouest.
La Conférence des présidents a fixé la rentrée parlementaire au 31 octobre. L’objectif est d’examiner et d’adopter la loi de finances 2026, dans une session qui marque la fin de la 9ᵉ législature. Ainsi, entre priorités budgétaires et campagne imminente, les députés s’apprêtent à boucler un mandat de transition sous haute cadence.
Porto-Novo, 2 octobre 2025 – Le 25 septembre dernier, dans les salons du palais des Gouverneurs, les présidents des groupes parlementaires, autour d’une table familière, ont tracé les contours de l’automne politique. Sous la présidence de Louis Vlavonou, la Conférence des présidents a entériné l’ouverture de la seconde session ordinaire de l’année le 31 octobre : une rentrée dédiée à l’examen et à l’adoption de la loi de finances pour 2026, comme le prévoit l’article 87 de la Constitution. Une étape classique, certes, mais qui prend ici une teinte particulière en ce qu’elle clôture la 9ᵉ législature.
Une législature courte, une session décisive
Installée en février 2023 pour un mandat transitoire de trois ans, cette assemblée s’apprête à boucler son cycle avec une cadence accélérée. Les travaux, prévus jusqu’au 31 janvier 2026, devront naviguer entre les priorités budgétaires et l’ombre grandissante de la campagne électorale, laquelle s’ouvrira le 26 décembre en vue des législatives du 11 janvier. Par conséquent, les débats seront resserrés, où chaque vote comptera pour poser les bases financières de l’année à venir, tout en tenant compte des contraintes temporelles.
Entre budget et bilan politique
Cette session budgétaire ne se limite pas à une formalité technique. En effet, elle incarne un moment symbolique pour les députés sortants, qui feront leurs adieux à l’hémicycle. À travers les amendements et les délibérations, se dessinera le bilan d’une législature de transition, marquée par la volonté de poser les bases financières de l’année à venir tout en respectant les contraintes institutionnelles.
Une session entre chiffres et héritage démocratique
Au-delà des chiffres, cette rentrée parlementaire rappelle le rythme inéluctable de la démocratie. Pour le Bénin, elle représente une étape de continuité institutionnelle, car chaque vote prépare le terrain pour la prochaine législature. Finalement, c’est une session budgétaire qui clôture un cycle, mais qui ouvre celui de l’alternance.
La HAAC a tenu sa deuxième session ordinaire à Cotonou sous la présidence d’Édouard Cocou Loko. À l’approche des élections de 2026, l’institution appelle à une presse responsable, annonce un soutien repensé de l’État et renforce la régulation médiatique.
Cotonou, 30 septembre 2025 – Ce mardi, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année, sous la présidence d’Édouard Cocou Loko. La réunion, qui a rassemblé conseillers, partenaires, présidents d’associations professionnelles et cadres, est dédiée à la régulation médiatique, notamment à l’approche des élections générales de 2026. Dans cette optique, l’objectif central est de conjuguer liberté de la presse et responsabilité collective pour assurer une information équilibrée.
Dès l’ouverture, Édouard Loko a souligné que cette session statutaire est un espace de délibération crucial où se prennent les décisions qui consolident la régulation des médias et la protection de la liberté de la presse. Face à cela, les défis contemporains, tels que la désinformation et les pressions sociétales, exigent une vigilance accrue. Ainsi, cette réunion confirme l’engagement de l’institution à garantir une information claire et juste.
Au cœur des enjeux : la régulation des élections de 2026
Le président Loko a abordé la régulation des médias durant les scrutins de 2026 comme un défi majeur. Il a affirmé que la HAAC, conformément à sa mission, déploiera tous les moyens nécessaires pour encadrer ces périodes. Toutefois, cet engagement est accompagné d’un appel aux professionnels des médias pour une observance rigoureuse des règles et un renforcement de l’esprit d’équipe. En ce sens, il a insisté sur le rôle essentiel d’une presse unie et disciplinée comme pilier de la démocratie en période électorale.
Conformité : l’impératif de la régularisation
Avec fermeté, Édouard Loko a interpellé les médias qui ne sont pas encore en conformité avec la législation, les exhortant à régulariser leur situation sans délai. Il a rappelé que la régulation n’est pas une sanction, mais un cadre de sécurité pour l’ensemble de l’écosystème médiatique. Par conséquent, ce rappel vise à intégrer ces entités dans le paysage de l’information responsable, évitant ainsi les écueils qui pourraient nuire à leur crédibilité.
Par ailleurs, une note positive a été la confirmation de l’octroi de l’aide de l’État à la presse, désormais sous un format repensé et plus pragmatique. Ce soutien ciblé est orienté vers plusieurs actions concrètes :
La réhabilitation de « La Maison des Médias »
Le financement de formations pratiques pour aiguiser les compétences sur le terrain
L’apurement des arriérés d’eau et d’électricité des associations professionnelles
Un appui destiné aux collaborateurs et employés du secteur médiatique
Ainsi, cette approche vise à restaurer non seulement les infrastructures, mais aussi à apporter un soutien direct aux acteurs du quotidien médiatique.
Perspective : l’appel à l’innovation pour une aide future
Dans cette dynamique, le président Loko a encouragé les professionnels à faire preuve d’imagination et de crédibilité. Il juge ces qualités essentielles pour convaincre l’État d’augmenter le montant de l’aide future.. En effet, il a souligné qu’une presse inventive et fiable serait son meilleur ambassadeur, prouvant que la liberté s’épanouit dans la fiabilité et l’audace professionnelle.
L’engagement de la HAAC
En conclusion, Édouard Loko a réaffirmé le rôle de la HAAC comme accompagnateur des médias dans leur quête d’information véridique, tout en veillant à la paix sociale et au respect des textes légaux. Dès lors, cette session marque le début de quatre mois de travaux intenses, visant à conforter une presse libre, épanouie et responsable au service de la République du Bénin.
À Cotonou, les parlementaires béninois lancent un appel historique pour la reconstitution du Fonds mondial, mobilisant tous les acteurs pour éradiquer paludisme, VIH/Sida et tuberculose.
Cotonou, 29 septembre 2025 – Les parlementaires béninois, unis dans un élan solidaire, ont lancé un appel vibrant pour la reconstitution des ressources du Fonds mondial. Une réunion historique qui trace la voie vers l’élimination du paludisme, du VIH/Sida et de la tuberculose, tout en forgeant un système de santé résilient pour les générations futures.
Dans l’effervescence du Golden Tulip Hôtel Le Diplomate de Cotonou, le vendredi 26 septembre 2025, l’Assemblée nationale du Bénin a donné le ton d’une mobilisation exemplaire. Soutenue par l’expertise financière et technique de SpeakUpAfrica, la réunion multipartite de haut niveau, initiée par le Caucus des parlementaires pour l’élimination du paludisme au Bénin, a réuni acteurs gouvernementaux, société civile, secteur privé et partenaires internationaux.
L’objectif : tracer des voies durables pour le financement de la lutte contre le paludisme, le VIH/Sida, la tuberculose et le renforcement global du système de santé. Ce rendez-vous, fruit d’un plaidoyer ardent pour la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial, vise aussi à réduire de 64 % la mortalité liée à ces fléaux d’ici 2029 – un défi colossal qui requiert la mobilisation immédiate de 18 milliards de dollars pour sauver 24 millions de vies.
Vers une réflexion collective et inclusive
Au-delà des discours protocolaires, cette rencontre a incarné une véritable synergie. L’honorable Constant Nahum, président du Caucus, a ouvert les débats au nom de l’autorité parlementaire, saluant ainsi l’appui du président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou.
Autour de la table : membres de la Conférence des présidents, députés engagés, cadres du ministère de la Santé et professionnels de terrain, tous animés par une urgence partagée. Franck Oké, conseiller régional au plaidoyer de SpeakUpAfrica, a martelé le rôle pivotal des parlementaires dans la mobilisation des ressources domestiques – ces fonds vitaux qui, seuls, permettront d’atteindre les ambitions du Fonds mondial. Puis, Anita Wadagni, représentante du ministre de la Santé, a illuminé l’assemblée sur les pistes innovantes de diversification des financements, transformant cette réunion en un laboratoire d’idées.
Parallèlement à ces échanges inspirants, les participants ont plongé au cœur des enjeux à travers cinq présentations enrichissantes, suivies de débats passionnés.
Les discussions ont également abordé : un état des lieux implacable des financements actuels du Fonds mondial, l’analyse des gaps criants nés du retrait des subventions américaines et des coupes budgétaires, et l’impact humain et poignant des maladies sous l’angle des droits humains, de l’équité et du genre. Enfin, les priorités programmatiques pour le prochain cycle ont été décortiquées, avant une réflexion collective sur le cofinancement du cycle 2027-2029.
L’appel de Cotonou : un cri pour l’Afrique résiliente
En apothéose de ces travaux intenses, l’honorable Natondé Aké a porté la voix unie des parlementaires béninois à travers un message de plaidoyer solennel pour la 8ᵉ reconstitution des ressources du Fonds mondial.
« Nous ne reculerons devant rien pour sauver des vies, protéger nos communautés et bâtir une Afrique résiliente et en meilleure santé », a-t-il clamé, résonnant comme un serment collectif. Cet engagement ferme s’étend à l’accroissement des ressources domestiques pour la santé, priorisant l’élimination durable du paludisme, du VIH et de la tuberculose. Les élus s’astreignent aussi à soutenir réformes et lois pour un système de santé plus robuste, équitable et accessible – un rempart pour tous les citoyens.
Enfin, dans un élan inclusif qui transcende les frontières, un appel solennel a été lancé aux donateurs internationaux, missions diplomatiques, membres de la diaspora, gouvernements partenaires, investisseurs philanthropiques africains et leaders du secteur privé. « Joignez-vous à ce combat commun », ont-ils imploré, transformant l’appel de Cotonou en un phare d’espoir continental.
Car au Bénin, comme ailleurs en Afrique, la santé n’est pas un luxe, mais le socle d’une prospérité partagée. En plus, cette réunion est le premier pas d’une odyssée collective vers un continent libéré des chaînes des pandémies.
Une conférence internationale sur la Nutrition transforme l’alimentation en levier stratégique pour l’émergence africaine.
Cotonou, 28 septembre 2025 – Dans l’air chargé d’humidité tropicale du Sofitel Marina, un murmure collectif s’élève ce week-end : celui de leaders mondiaux, d’experts affûtés et de visionnaires qui, pour la première fois, convergent vers le Bénin pour défier l’un des fléaux les plus sournois de notre ère — la malnutrition chronique.
Ainsi, ouverte hier sous les auspices du président Patrice Talon, la Première Conférence Internationale sur la Nutrition ne se limite pas à un forum diplomatique : elle incarne un appel à l’action urgente, une mobilisation pour transformer l’alimentation en levier de lutte contre la pauvreté.
Un discours présidentiel fort : la nutrition comme socle du progrès
Pour marquer l’ouverture officielle des travaux, le chef de l’État béninois a planté le décor avec une éloquence incisive. En effet, il a rappelé que la nutrition n’est pas un luxe, mais le socle indéfectible du progrès humain :
« La santé, l’éducation et la productivité des générations futures dépendent de notre capacité à garantir à chaque enfant, chaque femme et chaque homme une alimentation saine et équilibrée. Nourrir nos enfants n’est pas une option, c’est un impératif. »
Ces mots, prononcés devant une assemblée cosmopolite — des émissaires de l’ONU aux représentants de la FAO et du FIDA — résonnent en fait comme un manifeste politique et humaniste, appelant à une mobilisation collective.
Des avancées concrètes : le Bénin passe à l’action pour la nutrition
Concrètement, les progrès du pays ne relèvent pas du discours seul. Le président a mis en lumière deux initiatives majeures :
d’une part, le Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI), qui sert chaque jour des repas nutritifs à des centaines de milliers d’élèves ;
d’autre part, la création de l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN), chargée de piloter les politiques publiques en matière nutritionnelle.
Cependant, Talon reconnaît les défis persistants :
« La lutte contre la malnutrition est une responsabilité partagée. Aucun pays ne peut, à lui seul, faire face aux défis que pose ce fléau. »
C’est pourquoi son appel à intensifier les partenariats internationaux vise à mobiliser des ressources à la hauteur des enjeux, dans un continent où plus de 250 millions d’enfants souffrent de retards de croissance, selon l’OMS.
Des solutions innovantes au cœur des débats
Au-delà des discours, les débats — qui se poursuivent jusqu’à demain — s’articulent autour de pistes concrètes et audacieuses, telles que :
le renforcement de la gouvernance nutritionnelle,
l’empowerment des communautés locales via des initiatives agro-écologiques,
et la synergie entre santé, éducation et agriculture.
Par ailleurs, les participants explorent des innovations prometteuses, notamment :
des algorithmes prédictifs pour anticiper les famines,
des fermes verticales adaptées aux sols sahéliens,
et des campagnes de sensibilisation ancrées dans les traditions vodoun pour promouvoir une alimentation diversifiée.
Ces solutions, issues de collaborations transfrontalières, pourraient non seulement éradiquer la « faim invisible » au Bénin, mais aussi irradier vers l’ensemble de l’Afrique subsaharienne, où la malnutrition freine encore 40 % du potentiel économique, selon la Banque mondiale.
Le Bénin, catalyseur d’une réponse africaine à un défi global de la nutrition.
En organisant cet événement inaugural, le Bénin ne se contente pas d’observer : il endosse le rôle de leader continental, affirmant que les solutions à la malnutrition doivent être africaines dans leur essence, globales dans leur impact.
Ainsi, à l’aube d’une décennie décisive pour les Objectifs de développement durable de l’ONU, cette conférence rappelle une vérité implacable :
Ignorer la nutrition, c’est hypothéquer l’avenir.
Le Bénin, catalyseur d’une diplomatie nutritionnelle africaine
En accueillant la Première Conférence Internationale sur la Nutrition, le Bénin affirme son rôle de moteur continental dans la lutte contre la malnutrition chronique. Loin d’un simple événement protocolaire, cette initiative incarne aussi une diplomatie nutritionnelle ambitieuse, fondée sur des solutions africaines, des partenariats stratégiques et une volonté politique affirmée.
Dès lors, à l’heure où les Objectifs de développement durable entrent dans une phase décisive, Cotonou rappelle que la nutrition est un enjeu transversal, au croisement de la santé, de l’éducation et de la souveraineté alimentaire. Le défi est immense, mais l’élan est lancé. Il reste à transformer les engagements en politiques concrètes, les idées en programmes durables, et les promesses en assiettes pleines.
Une assiette, une promesse : vers une mobilisation citoyenne
Et si le Bénin, ce joyau ouest-africain souvent sous-estimé, devenait le berceau d’une ère où chaque assiette est une promesse d’équité ? Les regards du monde sont rivés sur Cotonou.
Il reste à déterminer si nous, en tant que citoyens ordinaires, parviendrons à concrétiser ces mots en actions — un repas équilibré à la fois.
Le monde observe. L’Afrique s’organise. Et le Bénin, désormais, propose une voie.
À Cotonou, la visite de Mme Corrine Huser marque un tournant dans la lutte contre la corruption et les violences de genre. Le Bénin se prépare à rayonner lors de l’atelier régional sur la gouvernance.
Cotonou, 22 septembre 2025 – Dans les ruelles animées de Cotonou, où l’air salin du Golfe de Guinée se mêle aux effluves de marchés foisonnants, une silhouette discrète venue de Suisse a semé des graines de changement. Vendredi dernier, Mme Corrine Huser, Chargée de Programme Gouvernance, Paix et Égalité pour l’Afrique de l’Ouest à Berne, a achevé une journée intense de rencontres à Cotonou, posant les jalons d’un Bénin plus transparent et plus équitable. En effet, à l’approche d’un atelier régional sur la gouvernance la semaine prochaine, ses visites – chez Social Watch Bénin et Rifonga-Bénin – n’étaient pas de simples courtoisies. Au contraire, c’étaient des ponts jetés vers un avenir plus juste, où citoyens et leaders s’allient pour débusquer la corruption et briser les chaînes des violences de genre.
L’anti-corruption : quand le Bénin sort ses « outils citoyens »
Première escale : le siège de Social Watch Bénin, ce réseau d’ONG né en 2005 pour veiller au grain de l’action publique. Fondé sur une mission viscérale, celle de promouvoir la redevabilité, l’intégrité et l’égalité de genre, l’organisation a ouvert grand ses portes à Mme Huser et son équipe. Ainsi, autour d’une table jonchée de rapports et de dossiers, le Secrétaire Exécutif et ses collaborateurs, flanqués du Chef Projet du Programme Redevabilité Phase 3 et de partenaires comme Alcrer, ont disséqué trois piliers brûlants : l’historique de création de Social Watch, ses actions en contrôle citoyen et lutte contre la corruption, et les enjeux de la transparence budgétaire.
De fait, depuis 2018, Social Watch a porté une dizaine d’affaires de corruption devant les tribunaux via des plaintes civiles, transformant les soupçons en jugements. Mme Huser a conclu la séance sur une note de satisfaction mutuelle : un pas de plus dans une lutte où, historiquement, le pays a pionnièrement mis en œuvre des mesures anti-corruption dès les années post-indépendance.
Leadership féminin : ces Béninoises qui réinventent la politique
L’après-midi, cap sur Rifonga-Bénin, partenaire clé du Programme d’Appui à l’Égalité de Genre (PAEG). Lancé en 2023 par la Coopération suisse pour bâtir un environnement protecteur favorisant la participation des femmes, ce programme est au cœur des préoccupations de Mme Huser. En outre, l’intention était limpide : s’engager dans des projets qui combinent leadership au féminin, lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG), et participation des hommes – une combinaison efficace pour changer les perceptions.
Sous les regards complices du Directeur Départemental du Littoral aux Affaires Sociales et de la Cheffe du Guichet Unique de Protection Sociale de Sainte-Cécile, l’équipe CRWF a déroulé ses succès : formations pour des femmes leaders, ou sessions sur la masculinité positive qui apprennent aux garçons à « dire non et à respecter ».
Les défis sont donc clairs : adapter les priorités régionales aux contextes locaux et diffuser ces meilleures pratiques pour influencer positivement l’Ouest africain.
Corrine Huser : Quand la Suisse et le Bénin, unis, redessinent le futur
Sur le chemin de la clôture de l’atelier du Rapport Annuel 2025 de la Coopération suisse, tenu à l’Azalaï Hôtel, Mme Corrine Huser a quitté un Bénin en pleine effervescence constructive. En somme, la visite s’est achevée sur des engagements concrets et des perspectives d’actions futures, portées par l’enthousiasme de Mme Huser face aux leviers transformatifs identifiés tout au long de la journée. À l’heure où le pays affine ses préparatifs pour les élections municipales de 2026, les synergies Suisse-Bénin illustrent avec force que la gouvernance inclusive ne relève plus du discours idéaliste : elle s’impose comme une exigence stratégique pour un continent en pleine affirmation.
Dès lors, cette dynamique entre acteurs locaux et partenaires internationaux pourrait bien constituer la clé d’un Bénin plus transparent, plus équitable et plus résilient. La question qui se pose désormais est la suivante : cet élan collectif, né d’une journée dense et inspirante, saura-t-il s’ancrer durablement et faire du Bénin un modèle régional de gouvernance participative et d’innovation sociale ?
Cotonou, 19 septembre 2025 – À Fortaleza, au Brésil, le Bénin a marqué les esprits lors du deuxième Sommet mondial de la Coalition pour l’alimentation scolaire, tenu les 18 et 19 septembre 2025. Sous la houlette du ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Salimane Karimou, la délégation béninoise a captivé l’audience internationale en partageant une vision audacieuse : transformer chaque cantine scolaire en un levier d’éducation, de nutrition et de développement économique. Ce sommet, axé sur le thème « Faire correspondre l’ambition avec des stratégies de financement durables », a révélé le Bénin comme un modèle inspirant pour l’Afrique et au-delà.
Une ambition au service des écoliers
Face à un parterre de délégations venues du monde entier, le ministre Karimou a défendu avec ferveur l’approche béninoise.
« Un repas chaud et équilibré pour chaque enfant, où qu’il soit, n’est pas une option : c’est une priorité », a-t-il déclaré.
Au cœur de son intervention, une stratégie multisectorielle impliquant les ministères des Finances, de l’Agriculture et de l’Éducation, qui conjuguent leurs efforts pour garantir des repas scolaires de qualité. De plus, cette coordination, soutenue par des partenaires comme le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et des ONG, fait du Bénin un exemple de gouvernance efficace.
Les cantines, un investissement d’avenir
Le ministre a martelé un message fort : les repas scolaires ne sont pas une simple dépense, mais un investissement stratégique. En nourrissant 1,4 million d’écoliers dans 5 709 écoles publiques – soit 75 % de couverture nationale – le Programme National de l’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI) améliore la fréquentation scolaire, booste la réussite académique et combat la malnutrition. Mais l’impact va plus loin : en privilégiant les produits locaux, le programme dynamise l’économie agricole, offrant un modèle durable qui profite aux communautés rurales et renforce la légitimité de l’État.
Un rayonnement international
L’intervention du Bénin a suscité l’admiration de délégations comme celles du Paraguay, de l’Angola et de Sao Tomé-et-Principe, qui ont salué son leadership. Porté par la vision du président Patrice Talon, le pays s’impose comme une référence en matière d’alimentation scolaire.
« Le Bénin montre qu’avec du réalisme et de l’ambition, on peut transformer des vies tout en stimulant l’économie », a noté un représentant angolais.
La diversification des financements, mêlant ressources nationales et appuis internationaux, a également été applaudie comme un exemple de résilience face aux contraintes budgétaires.
Un modèle ancré dans le local pour l’autonomie alimentaire
Depuis son lancement en 2017, le PNASI couvre 76 communes et 11 départements, mobilisant l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition, les collectivités locales et des partenaires internationaux. En plus de nourrir les écoliers, il crée des opportunités pour les agriculteurs locaux, renforçant les circuits courts et la souveraineté alimentaire. Ce modèle, à la fois inclusif et innovant, fait en effet du Bénin un pionnier dont les leçons résonnent bien au-delà de ses frontières.
Un message d’espoir pour l’avenir
En somme, alors que le sommet de Fortaleza s’achève, le Bénin retourne à Cotonou avec une fierté légitime. En plaçant les enfants et l’éducation au cœur de ses priorités, le pays prouve qu’un simple repas peut changer des destins et bâtir un avenir plus juste. Un message d’espoir qui, de Fortaleza à Cotonou, inspire le monde entier. Le véritable défi, désormais, sera de maintenir et d’étendre la couverture de ce programme pour atteindre les 100 % de scolarisation, tout en garantissant la durabilité et la qualité des repas face aux aléas climatiques et économiques.
Cotonou devient le cœur stratégique d’une Afrique de l’Ouest unie contre l’extrémisme violent.
Cotonou, 18 septembre 2025 – Ce matin, le Sofitel Hôtel de Cotonou s’est transformé en un carrefour d’espoir et d’action. Le Dialogue régional sur les architectures de paix, lancé en grande pompe par le ministre béninois de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, réunit des acteurs clés de l’Afrique de l’Ouest pour répondre à une question brûlante : « Comment enrayer la montée de l’extrémisme violent dans le Golfe de Guinée ? » En présence de la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies, Aminatou Sar, et du Représentant du PNUD, Titus Osundina, ce sommet marque un tournant dans la quête d’une paix durable et d’un développement régional harmonieux.
Une région face à ses défis : L’appel à la synergie à Cotonou
Malgré les efforts des pays de la sous-région – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo –, les groupes extrémistes continuent de prospérer.
« Pourquoi ? Parce qu’il manque une synergie, une coordination efficace entre nos nations », a martelé Alassane Seidou lors de son discours d’ouverture.
Face à des menaces transnationales comme le terrorisme, la piraterie maritime et les trafics illicites, le ministre a appelé à un cadre régional cohérent pour consolider la paix.
« Le Bénin est prêt à s’associer à toute initiative pour une lutte plus efficace contre l’extrémisme », a-t-il assuré, réaffirmant l’engagement de son pays.
Un dialogue pour unir les forces : une alliance pour l’action collective
Organisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ce dialogue réunit environ 80 participants : décideurs politiques, experts régionaux, représentants de la CEDEAO, leaders communautaires, religieux, ainsi que des organisations de femmes et de jeunes. Pendant deux jours, ces acteurs échangeront pour poser les bases d’une réponse collective face aux crises sécuritaires et climatiques qui fragilisent la région.
Aminatou Sar, Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Bénin, a souligné l’engagement de l’ONU : « Ce dialogue n’est pas qu’une réflexion. Nous sommes prêts à agir pour accompagner la sous-région vers un environnement de paix, indispensable au développement durable. »
Vers des solutions concrètes : une feuille de route pour l’avenir
Durant ce sommet, les participants travailleront à l’élaboration d’une feuille de route commune, avec des recommandations pour renforcer les mécanismes d’alerte précoce et promouvoir une gouvernance de la paix efficace. En réunissant des voix diverses – des institutions aux communautés locales – le dialogue ambitionne de transformer les défis en opportunités, en misant sur la collaboration transfrontalière.
Le Bénin, engagé dans sa quête de stabilité, affirme sa détermination en accueillant cet événement d’envergure. Par ce geste, il envoie un signal fort aux autres nations : face à l’adversité, seule l’union et l’intelligence collective peuvent ouvrir la voie vers un avenir apaisé. Ce dialogue régional sur les architectures de paix pourrait, en effet, redessiner le futur de l’Afrique de l’Ouest — à condition que les décisions prises en synergie soient concrètement mises en œuvre par tous.
Pendant que les débats battent leur plein, Cotonou incarne la promesse d’un renouveau. Toutefois, le véritable défi commence maintenant : il s’agit de passer de la parole aux actes, et de traduire cette volonté politique en une réponse régionale forte, cohérente et durable face à la menace terroriste.
Djakotomey, épicentre de la gouvernance locale : une conférence des préfets pour façonner l’avenir du Bénin
Djakotomey, 14 juillet 2025 – Le 10 juillet dernier, la ville de Djakotomey, située au cœur du département du Couffo, s’est transformée en un carrefour stratégique de la gouvernance béninoise. En effet , Sous la houlette des ministres Raphaël Akotegnon, en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale, et Alassane Seidou, de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, la première Conférence des Préfets de l’année 2025 a réuni les hauts responsables de l’administration territoriale pour poser les jalons d’une gouvernance locale plus robuste, sécurisée et tournée vers le développement durable. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires régionaux et l’imminence des élections de 2026, cette rencontre a marqué un tournant décisif pour harmoniser les efforts entre l’État central et les collectivités locales.
Une ambition claire : renforcer la synergie pour un Bénin résilient
Face à un auditoire composé de préfets, de cadres supérieurs et de partenaires institutionnels, les Ministres ont ouvert les travaux avec une vision ambitieuse : faire de la décentralisation un levier de progrès tout en consolidant la sécurité nationale. Cette conférence, conçue comme un espace de dialogue et de coordination, a permis d’aborder des enjeux cruciaux pour l’avenir du pays, allant de la lutte contre l’insécurité à la mise en œuvre de réformes structurelles pour un développement local inclusif.
Le Ministre Raphaël Akotegnon a captivé l’assemblée en exposant les priorités de la gouvernance locale : « Notre ambition est de bâtir un Bénin où chaque commune, chaque citoyen, bénéficie d’une administration efficace, proche et adaptée aux réalités du terrain. Les préfets, en tant que relais de l’État, jouent un rôle central dans cette dynamique.» Il a mis en avant des axes stratégiques, parmi lesquels la gestion rigoureuse des manifestations publiques, l’avancement des réformes d’identification des personnes, et la mise en œuvre de la Politique Nationale de Décentralisation (PONADEC 2024–2033), un cadre visant à renforcer l’autonomie et l’efficacité des collectivités locales.
Sécurité et développement : un équilibre au cœur des débats à Djakotomey
Le Ministre Alassane Seidou, quant à lui, a insisté sur l’urgence de répondre aux défis sécuritaires qui menacent la stabilité du Bénin et de la sous-région ouest-africaine. Citant l’attaque du 17 avril 2025 au point triple dans le nord du pays, il a aussi appelé à un renforcement du maillage territorial à travers la construction de commissariats frontaliers et l’équipement des forces de sécurité. « Les conflits géopolitiques mondiaux, comme ceux en Ukraine ou au Moyen-Orient, ont des répercussions directes sur notre région. Nous devons être vigilants et proactifs », a-t-il déclaré, soulignant ainsi l’importance de l’Agence Béninoise de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers (ABeGIEF) et de l’informatisation des postes frontaliers.
Par ailleurs, au-delà de la sécurité, les discussions ont porté sur des projets structurants pour le développement local. Parmi les initiatives phares, le Projet de Sédentarisation des Troupeaux (ProSer) vise à réduire les conflits agro-pastoraux, tandis que la construction de Cités administratives départementales ambitionne de moderniser les infrastructures publiques. Le Centre de Formation pour l’Administration Locale (CeFAL) a également été mis en avant comme un outil clé pour renforcer les compétences des élus locaux, dans un contexte où la réforme de la fonction publique territoriale progresse à grands pas.
Un regard tourné vers les élections de 2026
À l’approche des élections générales de 2026, les deux ministres ont exhorté les préfets à faire preuve d’une vigilance accrue pour garantir des scrutins transparents, apaisés et crédibles. « Les préfets sont les garants de l’ordre public et de la cohésion sociale. Leur rôle sera déterminant pour assurer la sérénité des processus électoraux », a insisté le ministre Akotegnon. Des stratégies spécifiques, comme la prévention des violences électorales et l’intégration éducative dans les zones vulnérables à l’extrémisme violent, ont été évoquées pour préparer le terrain à un exercice démocratique exemplaire.
Djakotomey, symbole d’une gouvernance ancrée dans les territoires
Le choix de Djakotomey comme hôte de cette conférence n’est pas anodin. Cette commune, représentative des dynamiques rurales du Bénin, incarne les défis et les opportunités des collectivités locales. Le préfet du Couffo, Christophe Megbedji, et le maire de Djakotomey, Ulrich Sokegbe, ont exprimé leur fierté d’accueillir cet événement d’envergure. « C’est un honneur pour Djakotomey d’être au cœur de ces échanges qui façonneront l’avenir de notre pays », a déclaré le maire, saluant l’engagement du gouvernement à impliquer les territoires dans les grandes décisions nationales.
La Conférence des Préfets de Djakotomey s’impose comme un jalon dans la consolidation de la gouvernance béninoise. En réunissant les acteurs clés de l’administration territoriale, elle a permis de tracer une feuille de route claire pour répondre aux défis sécuritaires, accélérer la décentralisation et promouvoir un développement inclusif. Alors que le Bénin se prépare à des échéances cruciales, cette rencontre marque un engagement renouvelé pour une administration publique moderne, proche des citoyens et résolument tournée vers l’avenir.
Djakotomey, la journée du jeudi dernier, restera dans les annales comme le lieu où le Bénin a réaffirmé sa volonté d’écrire une nouvelle page de son histoire, celle d’un pays uni, sécurisé et prospère, où chaque territoire contribue à la grandeur nationale.
Refondation associative : le Bénin enterre un siècle de législation et ouvre une ère de gouvernance rénovée
Porto-Novo, 10 juillet 2025 –Sous les voûtes solennelles du Palais des Gouverneurs, les députés béninois ont écrit une nouvelle page de leur histoire institutionnelle le mercredi 9 juillet 2025. En adoptant une loi organique de 150 articles dédiée aux associations et fondations, l’Assemblée nationale a mis fin à un héritage législatif vieux de plus de cent ans, hérité de la loi française de 1901. Par ailleurs, ce vote marque le basculement vers un cadre juridique propre et adapté aux dynamiques contemporaines du tissu associatif béninois.
Révolution législative au Bénin : la loi de 1901 enterrée, un nouveau cadre pour les associations
La nouvelle législation, structurée autour de quatre titres, redéfinit les règles applicables aux organisations à but non lucratif avec un souci de clarté inédit. Elle précise aussi les régimes distincts pour les associations et les fondations, tout en introduisant des garde-fous contre les dérives fiscales et les confusions administratives. Plusieurs députés ont salué ce texte comme une avancée majeure, à même de rationaliser un secteur jusque-là régi par des dispositions fragmentées et parfois opaques.
En outre, le député Barthélémy Kassa estime que cette réforme contribuera à freiner les usages dévoyés du statut associatif : « Ce texte assainit le terrain, en mettant fin aux manœuvres d’évitement fiscal et à l’opacité dans la gouvernance de nombreuses ONG. »
Associations béninoises : entre enthousiasme et impatience pour l’application de la loi
Si le vote a suscité un large consensus, les appels à l’opérationnalisation se multiplient. Honoré Guigui, de l’UP-R, exhorte le gouvernement à prendre rapidement les décrets d’application pour encadrer les associations spécifiques aux domaines du sport, de la microfinance ou encore de la coopération intercommunale. De même, pour Augustin Ahouanvoébla, il est urgent de dresser une cartographie sectorielle pour identifier les besoins en régulation ciblée.
Du côté du groupe parlementaire Les Démocrates, la prudence domine. Joël Godonou et Kolawolé Ogbon insistent sur le rôle moteur des associations dans le développement local. Pour eux, si la loi encadre, elle ne doit en aucun cas étouffer le dynamisme des initiatives citoyennes : « C’est un équilibre subtil entre régulation et liberté qu’il faut préserver. »
Transparence et bonne gouvernance : Le Bénin ouvre une nouvelle ère pour la société civile
Au-delà des dispositions techniques, le texte inscrit les principes de transparence, de neutralité politique et de bonne gouvernance au cœur du fonctionnement associatif. Une révolution silencieuse qui pourrait aussi redéfinir les rapports entre l’État et la société civile, en favorisant des partenariats fondés sur la confiance, la responsabilité et la traçabilité.
En somme, avec ce vote, le Bénin affirme sa volonté de moderniser ses outils démocratiques et de consolider son État de droit. La loi sur les associations et fondations devient ainsi une brique essentielle dans l’édifice institutionnel du pays.
Comment cette nouvelle loi pourrait-elle impacter le financement des associations et fondations au Bénin, notamment celles qui dépendent de fonds internationaux ?
Bénin : Une réforme historique de la Cour Constitutionnelle renforce l’accès à la justice
Porto-Novo, 10 juillet 2025 – Dans une avancée majeure pour la démocratie béninoise, l’Assemblée nationale a adopté, le mercredi 9 juillet 2025, la loi organique nᵒ 2025-18, redéfinissant le rôle et le fonctionnement de la Cour constitutionnelle. Cette réforme, qui révise la loi de 2022, marque un tournant décisif en recentrant l’institution sur sa mission essentielle : garantir le respect de la Constitution tout en facilitant l’accès des citoyens à la justice constitutionnelle. Dans un pays où la stabilité institutionnelle est un pilier, cette nouvelle loi promet de renforcer la transparence et l’efficacité, tout en plaçant les droits fondamentaux au cœur des débats.
Révolution judiciaire au Bénin : La Cour constitutionnelle réinventée
La loi nᵒ 2025-18 redessine les contours de la Cour constitutionnelle avec une ambition claire : clarifier ses prérogatives pour la rendre plus efficace et accessible. Désormais, l’institution se consacre exclusivement au contentieux normatif, c’est-à-dire aux questions touchant directement à la conformité des lois et des actes administratifs avec la Constitution. Cette réforme recentre son action sur son rôle de gardienne de la Constitution, garantissant ainsi une justice plus spécialisée et pertinente.
Le texte introduit une distinction nette entre deux types de contentieux : le contentieux abstrait, qui examine la conformité des normes sans application concrète, et le contentieux concret, qui traite de situations réelles impliquant des citoyens ou des institutions. Cette clarification vise à rationaliser les procédures et à éviter les chevauchements avec d’autres juridictions, renforçant ainsi l’autorité de la Cour dans son domaine de prédilection.
Justice constitutionnelle : Un accès simplifié et transparent pour tous les citoyens
L’un des points forts de la réforme est la simplification des démarches pour les citoyens. Dans le cadre du contentieux abstrait, seuls les individus directement concernés ou expressément invités par la Cour peuvent désormais saisir l’institution, évitant ainsi les recours abusifs. De plus, pour le contentieux concret, des délais précis ont été établis pour le dépôt et l’examen des requêtes individuelles, offrant une meilleure prévisibilité et rapidité dans le traitement des dossiers. Cette mesure répond à une demande de longue date : rendre la justice constitutionnelle plus accessible et réactive pour les Béninois.
Si les audiences publiques ne sont plus systématiques pour tous les contentieux, elles restent obligatoires pour les affaires touchant aux droits fondamentaux, comme le droit de propriété ou les libertés garanties par la Constitution. Cette exigence garantit une transparence totale lorsque des lois ou décisions ont un impact direct sur la vie des citoyens, renforçant la confiance dans l’institution.
Un engagement démocratique fort : Le Bénin renforce ses institutions
Adoptée à l’unanimité par les députés, la loi n°2025-18 s’inscrit dans une dynamique de modernisation des institutions béninoises. En clarifiant les missions de la Cour, le texte vise à la doter d’une efficacité accrue, tout en la rapprochant des citoyens. « Cette réforme est un pas vers une justice constitutionnelle plus forte et plus proche du peuple », a déclaré un député proche du dossier, soulignant l’importance de cette évolution dans un contexte où la confiance dans les institutions est cruciale.
La limitation des audiences publiques pour certains contentieux, bien que controversée pour certains observateurs, vise à désengorger la Cour et à lui permettre de se concentrer sur les cas les plus stratégiques. Toutefois, en contrepartie, l’obligation de publicité pour les affaires touchant aux droits fondamentaux répond aux attentes d’une société attachée à la transparence et à l’État de droit.
Vers un avenir judiciaire éclairé : Le Bénin, pionnier de la justice constitutionnelle
En somme, l’adoption de la loi organique nᵒ 2025-18 résonne comme un engagement fort du Bénin à renforcer ses institutions démocratiques. En redéfinissant le rôle de la Cour constitutionnelle, le pays fait le choix d’une justice plus spécialisée, plus accessible et plus transparente. Pour les citoyens, cette réforme est une promesse : celle d’une institution capable de protéger leurs droits tout en garantissant le respect de la Constitution.
Alors que Porto-Novo célèbre cette avancée, les regards se tournent désormais vers la mise en œuvre de la loi. Dans les salles d’audience comme dans les foyers béninois, l’espoir est palpable : avec une Cour constitutionnelle revitalisée, le Bénin s’arme pour défendre sa démocratie et bâtir un avenir où la justice est au service de tous.
Comment cette réforme de la Cour constitutionnelle pourrait-elle influencer le climat politique et la gouvernance au Bénin, en particulier en période électorale ?
Cotonou accueille SWEDD+ : quand l’Afrique de l’Ouest repense l’autonomisation des femmes à l’échelle régionale
Cotonou, 2 juillet 2025, le Sofitel Hôtel, cadre raffiné habituellement dédié aux échanges feutrés, est aujourd’hui le théâtre d’un événement majeur. En effet, la huitième session du Comité régional de pilotage du Projet pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel (SWEDD+) y réunit, pendant trois jours, les décideurs de l’avenir féminin du continent.
SWEDD+ : Une décennie de progrès pour les femmes, une vision pour l’avenir
Dix ans après son lancement, le SWEDD passe le relais à SWEDD+, une version réaffirmée et élargie du projet soutenu par l’UNFPA et la Banque mondiale. par ailleurs, Son objectif est de mutualiser les acquis, identifier les leviers de transformation et bâtir une vision commune autour des enjeux de genre en Afrique subsaharienne.
Pour Comlan Eugène Adjovi, Coordonnateur national, cette session se veut un « creuset stratégique » : il s’agit d’évaluer les avancées de 2024, de croiser les expériences et de nourrir de nouvelles synergies entre les pays membres. Le Sénégal, le Togo et la Gambie, fraîchement intégrés au projet, enrichissent désormais cette dynamique régionale.
Richmond Tiemoko, Représentant résident de l’UNFPA, rappelle avec justesse l’impact des dix dernières années : grâce au projet, 1,1 million de jeunes filles retournées sur les bancs de l’école, 650 000 formées dans des espaces sûrs et plus de 250 000 engagées sur le chemin de l’autonomie économique. Des chiffres qui traduisent un basculement réel, rendu possible par une volonté politique et communautaire renouvelée.
Une « révolution silencieuse » pour un avenir audacieux
La ministre béninoise des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a officialisé l’ouverture des travaux en insistant sur les avancées structurelles induites par le projet : on note aussi la revalorisation du métier de sage-femme, lutte contre les pratiques néfastes, et inclusion économique renforcée. Elle exhorte les délégations à faire de cette session « un laboratoire d’excellence technique » en amont de la réunion ministérielle prévue le 4 juillet.
Dans les allées du Sofitel, les échanges sont déjà nourris. Le Mali partage ses bonnes pratiques, le Niger présente ses innovations et le Burkina Faso inspire le Sénégal. De ce fait, SWEDD+ est déjà plus qu’un programme : c’est un pacte collectif pour une Afrique qui place enfin ses filles et ses femmes au centre de son avenir.
Ainsi, chaque échange est une étincelle, chaque idée un pas vers une Afrique où les femmes et les filles ne sont plus des ombres en marge, mais des actrices centrales du développement. À Cotonou, pendant ces trois jours, l’avenir de SWEDD+ s’écrit avec audace, dans un élan où l’ambition n’a d’égale que la détermination. Restez connectés pour découvrir les résolutions audacieuses qui sortiront de ce sommet crucial !