C’est une nouvelle étape dans l’intégration économique au sein de l’espace UEMOA. En effet, ce mercredi 21 janvier 2026, à Abidjan, les agences de promotion des investissements du Bénin et de la Côte d’Ivoire ont signé un accord de coopération historique. L’objectif : créer un axe économique fort pour attirer les capitaux étrangers et favoriser les échanges entre les deux voisins. De notre correspondant à Abidjan,
L’image est forte et le symbole clair. Dans les bureaux du Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), M. Eric Akouté, Directeur Général de l’APIEx Bénin, et Mme Solange Amichia, son homologue ivoirienne, ont paraphé un protocole d’accord (MoU) qui dépasse la simple courtoisie diplomatique.
Par ailleurs, cette signature intervient alors que l’APIEx a entamé une mission de « benchmark » sur les bords de la lagune Ébrié. En clair, le Bénin vient s’inspirer du modèle ivoirien tout en proposant ses propres expertises. Pour la Direction du CEPICI, il s’agit également d’un exemple concret de coopération Sud-Sud, où la mutualisation des forces remplace la concurrence stérile pour attirer les investisseurs.
Un guichet unique pour les investisseurs régionaux
Concrètement, qu’est-ce que cet accord va changer pour les opérateurs économiques ? Le cadre de collaboration se veut pragmatique. Il prévoit un échange fluide d’informations sur les opportunités industrielles, mais surtout un accompagnement personnalisé pour les entreprises béninoises souhaitant s’implanter en Côte d’Ivoire, et inversement.
Au menu de cette alliance : l’identification de partenaires techniques, la co-organisation de forums d’affaires et, point crucial, une amélioration de la qualité de service offerte aux investisseurs. En harmonisant leurs dispositifs, Cotonou et Abidjan espèrent ainsi offrir une meilleure lisibilité aux multinationales qui cherchent souvent un point d’entrée unique sur le marché ouest-africain.
Au-delà de l’attractivité, l’enjeu est la transformation structurelle des économies locales. Mme Solange Amichia, qui préside également le Réseau des Agences de Promotion des Investissements de l’UEMOA (RAPI-UEMOA), voit dans cet accord un levier pour la création de valeur ajoutée sur le continent.
Dans un contexte de compétition mondiale pour les ressources et les marchés, le Bénin et la Côte d’Ivoire font le pari de l’union. Ce rapprochement stratégique marque la volonté de bâtir une coopération africaine orientée vers l’impact immédiat. Pour les deux capitales, l’Afrique de demain se construit aujourd’hui, par des protocoles d’accord qui se traduisent aussi en usines, en emplois et en croissance partagée.
Le Bénin renforce ses capacités militaires dans le nord du pays grâce à un don en matériel de l’Allemagne. Vision nocturne, respirateurs et équipements de protection : la Bundeswehr offre un soutien stratégique d’une valeur de 3 millions d’euros aux Forces Armées Béninoises.
Cotonou, 21 janvier 2026 – Le Bénin renforce ses capacités opérationnelles grâce à un appui matériel significatif de l’Allemagne. La Bundeswehr, l’armée allemande, a remis aux Forces Armées Béninoises (FAB) un lot d’équipements destinés aux opérations dans le nord du pays, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et du maintien de la stabilité régionale.
Des équipements stratégiques d’une valeur de 3 millions d’euros
La donation comprend notamment 25 appareils de vision nocturne, 60 respirateurs et 500 ensembles de protection individuelle, pour une valeur totale estimée à 3 millions d’euros (soit environ 1,968 milliard de FCFA). Ces équipements visent à renforcer la sécurité et l’efficacité des troupes engagées sur le terrain.
Un partenariat solide et durable
Lors de la cérémonie de remise organisée le 15 janvier 2026, l’Attaché de Défense allemand, le Colonel (EM) Dr. Boris Bovekamp, a réaffirmé l’engagement de l’Allemagne auprès du Bénin : « L’Allemagne demeure un partenaire fiable, engagé et solidaire du Bénin. »
Le Colonel Théophile Gbéto, directeur du matériel des armées, a représenté les FAB. Il a salué la qualité exceptionnelle du matériel fourni et rappelé l’importance de cet appui dans le cadre de l’opération MIRADOR, déployée dans le nord du pays.
Les nouveaux appareils de vision nocturne ont été présentés et testés lors de la cérémonie, démontrant leur efficacité et leur utilité pour les forces déployées dans des zones à sécurité sensible.
Cette initiative illustre la coopération bilatérale renforcée entre le Bénin et l’Allemagne, en particulier dans le domaine de la défense et de la sécurité. Les deux pays affichent ainsi leur volonté de soutenir le Bénin dans ses efforts pour protéger ses populations et stabiliser la région.
Porto-Novo, 18 décembre 2025 – Dans un effort concerté pour adapter le secteur des médias aux défis du numérique, la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, s’est entretenue jeudi avec le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko. Cette discussion, menée dans un esprit de partenariat renforcé, vise à consolider les synergies entre régulation audiovisuelle et avancées technologiques.
Des priorités centrées sur la régulation numérique et l’information responsable
Les pourparlers ont couvert plusieurs axes prioritaires : l’intégration des outils numériques dans l’écosystème médiatique, la mise à jour des normes réglementaires pour répondre aux pratiques en ligne émergentes, et la création d’un cadre favorable à une information responsable dans un environnement de plus en plus connecté.
Une collaboration fluide entre le ministère et la HAAC
À l’issue de l’entretien, la ministre a loué l’ouverture d’esprit et la réceptivité du président Loko. Elle a rapporté une anecdote partagée par ce dernier, illustrant leur entente fluide : une relation si harmonieuse qu’elle dispense des formalités superflues, comme un bonjour matinal dans une maison unie. Selon elle, cette fluidité caractérise aussi les interactions entre le ministère et la HAAC depuis l’installation de la nouvelle équipe dirigeante. Leurs priorités se chevauchent, favorisant ainsi une coopération quotidienne sur des projets communs.
La HAAC, un acteur clé dans l’écosystème numérique national
Aurélie Adam Soulé Zoumarou a insisté sur le rôle pivotal de la HAAC dans le paysage national, et sur la promptitude avec laquelle l’institution répond aux besoins de son département. Elle a également exprimé une reconnaissance sincère pour l’attention constante du président et de ses conseillers, qui soutiennent activement les initiatives numériques. « Nous restons mobilisés pour favoriser l’essor des médias et de ce domaine crucial pour la nation », a-t-elle affirmé, réitérant l’engagement mutuel en faveur d’un développement médiatique innovant.
Une ambition commune pour une régulation moderne et inclusive
En somme, cette initiative reflète une ambition partagée : fortifier la supervision du domaine communicationnel tout en intégrant les outils digitaux pour accélérer la croissance économique et sociale du Bénin. Dans un contexte où la transformation numérique redéfinit les usages médiatiques, cette alliance institutionnelle pourrait inspirer des avancées concrètes en matière de régulation, de cybersécurité et d’accès équitable à l’information. Les deux parties ont réaffirmé leur détermination à poursuivre ce dialogue pour un secteur plus résilient et adapté aux enjeux contemporains.
À Cotonou, un pacte inédit entre cinq nations ouest-africaines dessine une feuille de route pour la paix. Entre diplomatie active et engagement communautaire, l’Afrique de l’Ouest tente une réponse concertée aux crises persistantes.
Cotonou, 23 septembre 2025 – Dans une sous-région où les conflits et les tensions frontalières ne se calment jamais complètement, un accord fragile mais déterminé voit le jour dans les salons de l’Hôtel Sofitel. Quatre jours après la clôture, le 19 septembre, du Dialogue régional sur les architectures de paix en Afrique de l’Ouest, les engagements scellés à Cotonou résonnent comme un manifeste d’espoir pragmatique. Sous l’égide du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et du gouvernement béninois, ce forum a forgé une feuille de route pour conjurer les ombres de l’instabilité, invitant cinq nations à un pacte inédit de solidarité.
De la diplomatie à l’action : une convergence stratégique
Préparé avec une minutie diplomatique exemplaire, cet événement a vu la convergence de délégations du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo – un quintet représentatif des défis et des potentiels de l’espace ouest-africain. En effet, le dialogue s’est nourri d’échanges intenses, mêlant analyses géopolitiques et témoignages de terrain, sous la direction de M. Titus Osundina, Représentant résident du PNUD au Bénin, et de M. Adamou Aba Bagnan, émissaire du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Loin des discours protocolaires, les participants ont cartographié des priorités concrètes pour la consolidation de la paix : de la prévention des conflits à la résilience communautaire, en passant par une gouvernance inclusive qui place l’humain au cœur des stratégies sécuritaires.
Une feuille de route pour la stabilité, financée par la solidarité
L’un des volets les plus prometteurs de ces assises réside dans l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle, articulée autour de leviers immédiats et pérennes. Pour ce faire, les délégués ont exploré des mécanismes innovants pour mobiliser des ressources essentielles : solliciter les bailleurs de fonds internationaux, impliquer le secteur privé dans des investissements ciblés, activer la diaspora comme vecteur de transferts de compétences, et renforcer les institutions régionales telles que la CEDEAO pour une coordination supranationale.
« Le PNUD reste disponible à œuvrer pour l’édification d’une architecture de paix dans la sous-région ouest-africaine », a déclaré avec conviction M. Osundina, appelant ainsi les représentants des cinq pays à prolonger ces réflexions au-delà des murs de Cotonou et à multiplier les plaidoyers auprès des instances globales.
Ces propositions ne sauraient être dissociées du contexte plus large de la Facilité de prévention pour le Golfe de Guinée, un instrument clé du PNUD soutenu par des partenaires fidèles, à savoir le Japon, le Danemark, le Luxembourg et la Corée du Sud. Leur appui technique et financier a permis non seulement la tenue de ce dialogue, mais aussi l’émergence d’idées actionnables qui pourraient transformer les vulnérabilités du Golfe en opportunités de stabilité.
Des mots aux actes : le défi des nations pour un avenir pacifié
À l’issue de ces deux jours de délibérations, une série de recommandations incisives a émergé, comme autant de piliers pour un édifice régional plus solide. Parmi elles figurent l’établissement d’un cadre de dialogue permanent entre la société civile, les gouvernements et les médias ; le renforcement des capacités des organisations de la société civile (OSC) et des journalistes ; l’amélioration de la collaboration entre autorités et populations ; l’accroissement de la coopération régionale et du partage d’informations ; le financement durable des initiatives de paix ; et enfin, le soutien à des projets transfrontaliers visant à tisser la cohésion sociale et une paix ancrée dans le quotidien.
À l’aube d’une rentrée diplomatique marquée par les soubresauts sécuritaires au Sahel et les incertitudes climatiques qui exacerbent les migrations, ce dialogue de Cotonou s’impose comme un jalon stratégique. Il est également la preuve que la diplomatie active peut toujours triompher du désordre sous-jacent.
En somme, la feuille de route est tracée ; il reste désormais à ces nations de la mettre en œuvre. Car la véritable question n’est plus de savoir si la paix est possible, mais si la volonté politique et l’engagement des acteurs locaux seront suffisants pour la faire prospérer. Le monde a les yeux rivés sur eux.
Diplomatie et justice : Les États-Unis dopent l’accès à la justice au Bénin avec un don crucial
Cotonou , 17 juillet 2025 –Mardi 15 juillet 2025, une cérémonie d’envergure, empreinte de coopération internationale, a marqué un pas décisif dans le renforcement de l’accès à la justice au Bénin. L’ambassadeur des États-Unis, Brian Shukan, a officiellement remis cinq véhicules flambant neufs au ministre béninois de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou. Ce don stratégique, d’une valeur colossale de 2,3 millions de dollars, s’inscrit directement dans le cadre du Projet d’Appui au Renforcement de l’Accès à la Justice (PARAJ), un programme vital financé par le Bureau des Affaires Internationales des Stupéfiants et de l’Application de la Loi (INL) des États-Unis, en partenariat étroit avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). L’objectif clair : réduire significativement la détention préventive dans le nord du Bénin, une région où les défis logistiques entravent fréquemment le fonctionnement optimal du système judiciaire.
Des 4 x 4 révolutionnent la justice : accélération des procédures dans le Nord
La remise de ces cinq véhicules robustes – des 4 x 4 puissants, parfaitement adaptés aux routes parfois ardues du nord – vise à améliorer considérablement la mobilité des agents pénitentiaires et judiciaires. En effet, dans cette région, les distances considérables entre les prisons, les tribunaux et les zones rurales compliquent grandement le traitement rapide des dossiers judiciaires, ce qui prolonge malheureusement les périodes de détention préventive. Grâce à ces véhicules, les équipes se déplaceront plus efficacement pour enquêter, transporter les détenus aux audiences, et faciliter l’accès des avocats aux justiciables, accélérant ainsi les processus.
Lors de la cérémonie, l’ambassadeur Shukan a souligné avec emphase l’engagement ferme des États-Unis à soutenir le Bénin dans sa quête inlassable d’une justice moderne et équitable. « Ces véhicules ne sont pas simplement des outils ; ils symbolisent notre partenariat fort pour faire avancer l’État de droit et garantir que chaque citoyen béninois accède à une justice rapide et juste », a-t-il affirmé, selon un communiqué de l’ambassade américaine. De son côté, le ministre Détchénou a chaleureusement salué ce geste généreux comme une preuve éclatante de la solidité des relations bilatérales entre le Bénin et les États-Unis, ajoutant que ces équipements « transformeront concrètement le quotidien des acteurs de la justice ».
Réforme ambitieuse en marche : la justice, pilier de stabilité au Nord
Ce projet novateur s’inscrit pleinement dans le cadre du Programme d’Action du Gouvernement (PAG 2) du Bénin, qui met l’accent sur le renforcement de la démocratie et de l’État de droit. Le nord du Bénin, en particulier, fait face à des défis sécuritaires croissants, notamment en raison de la menace djihadiste provenant des pays voisins comme le Niger et le Burkina Faso. Par conséquent, une justice efficace et accessible devient cruciale pour maintenir la stabilité et la confiance des populations locales.
Le PARAJ, lancé en 2024, ne se limite pas à la fourniture de véhicules. Il inclut également l’installation d’équipements de vidéoconférence dans les établissements pénitentiaires pour réduire les déplacements des détenus et accélérer les audiences. De plus, il prévoit la formation essentielle d’environ 300 agents pénitentiaires afin de professionnaliser le secteur et de répondre au fort taux de renouvellement du personnel, un obstacle majeur à la continuité des efforts. Ce programme, qui courra jusqu’en 2025, est financé à hauteur de 1,5 million de dollars par l’INL, avec un complément de 800 000 dollars pour les composantes logistiques et technologiques, incluant spécifiquement les véhicules remis le 15 juillet.
Un partenariat historique et durable : Les USA, alliés fidèles du Bénin
Les États-Unis et le Bénin entretiennent une coopération de longue date dans les domaines stratégiques de la justice, de la sécurité et du développement. En 2023, l’ambassadeur Shukan avait déjà remis un bateau de patrouille et un véhicule de traction à l’unité maritime de la Police Républicaine pour lutter efficacement contre la piraterie et les activités illicites en mer. Plus récemment, en novembre 2024, 12 véhicules blindés ont été offerts aux Forces Armées Béninoises pour renforcer leur capacité à faire face aux menaces terroristes croissantes.
Ces gestes concrets traduisent une approche globale et cohérente, comme l’a rappelé l’ambassadeur Shukan lors de la remise des blindés : « Nos efforts doivent intégrer le développement, l’inclusion sociale et la prise en compte proactive des besoins des populations vulnérables ». Cette vision partagée s’aligne parfaitement avec les priorités du Bénin, où le gouvernement cherche activement à moderniser ses institutions tout en répondant aux défis socio-économiques et sécuritaires complexes.
Malgré les défis : l’espoir roule pour une justice accélérée au Bénin
Bien que le système judiciaire béninois reste confronté à des obstacles structurels – tels que le manque de personnel qualifié, des infrastructures vieillissantes et une surpopulation carcérale – ce don offre un optimisme tangible. La détention préventive, souvent prolongée par des retards dans le traitement des dossiers, constitue une préoccupation majeure. Cependant, de tels dons pourraient réduire significativement les délais d’attente pour les audiences, offrant ainsi une bouffée d’oxygène aux détenus et aux familles affectées.
Sur le terrain, les acteurs locaux accueillent cette initiative avec un optimisme manifeste. « Avec ces véhicules, nous pourrons enfin aller plus vite pour boucler les enquêtes et éviter que des gens restent en prison sans jugement pendant des mois », confie un magistrat basé à Parakou, sous couvert d’anonymat. Les populations du nord, souvent isolées, devraient également bénéficier d’un accès accru à la justice, un facteur clé pour renforcer la cohésion sociale dans une région actuellement sous tension.
Vers un avenir plus juste : Le Bénin fonce grâce aux partenariats internationaux
La cérémonie du 15 juillet marque seulement une étape dans un effort bien plus vaste visant à transformer en profondeur le système judiciaire béninois. En combinant des investissements matériels stratégiques, comme ces cinq véhicules, avec des formations spécialisées et des innovations technologiques, le Bénin et ses partenaires internationaux posent les bases solides d’une justice plus humaine et plus efficace.
Ce partenariat crucial incarne une promesse d’avenir, où chaque citoyen, peu importe son lieu de résidence, peut espérer une justice qui protège pleinement ses droits. Avec le soutien indéfectible des États-Unis et du PNUD, le Bénin réalise un pas de géant vers cet idéal, prouvant que, même dans les coins les plus reculés du pays, la justice peut désormais rouler à bonne vitesse.
Pensez-vous que cette initiative aura un impact durable sur la réduction de la détention préventive au Bénin ?
Cotonou, étoile montante de la Francophonie Économique : Une moisson de Contrats scelle l’avenir des béninois
Cotonou, 19 juin 2025 – Sous le ciel vibrant de la métropole béninoise, la 6ᵉ Mission Économique de la Francophonie, déployée du 17 au 19 juin, a transformé Cotonou en un carrefour d’ambitions et d’opportunités. Orchestrée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en synergie avec les autorités locales, cette rencontre a galvanisé plus de 300 acteurs économiques, issus des cinq continents, autour d’un dessein commun : ériger le Bénin en phare de la coopération francophone. Au terme de la deuxième journée, quatre accords d’envergure ont été paraphés, augurant une dynamique de prospérité durable. Le Bénin est-il en passe de devenir le nouveau tigre économique de l’Afrique de l’Ouest ?
Bénin : une vitrine d’audace et de vision pour les investisseurs de la Francophonie
Sous la houlette de Sindé Chekete, directeur général de l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx), la session « Faire des affaires au Bénin » a captivé les esprits. En effet, dans une salle bruissante d’effervescence, investisseurs, entrepreneurs et décideurs ont découvert un Bénin métamorphosé : une nation à la croissance robuste (+6 % en 2024), dotée d’infrastructures portuaires modernes et d’une fiscalité incitative. Terres fertiles, zones économiques spéciales comme Glo-Djigbé, et un marché ouest-africain de plusieurs centaines de millions de consommateurs : autant d’atouts qui consacrent le Bénin comme une porte d’entrée stratégique vers l’Afrique francophone.
Quatre accords, un avenir béninois prometteur : agro-industrie et énergie en vedette
Le 18 juin, la mission a franchi un cap décisif avec la signature de quatre partenariats, reflets d’une coopération Sud-Sud et Nord-Sud florissante. D’abord, le français S3A s’est allié à La Bonne Viande pour révolutionner la filière avicole avec des produits de poulet marinés, répondant à l’interdiction récente d’importation de volaille. Ensuite, le libanais Dolmen et le béninois HADSTONE ont uni leurs forces dans un projet ambitieux mêlant énergie solaire, production de biochar et agriculture durable. De son côté, l’entreprise belge BEBJ a scellé deux accords majeurs : l’un avec Les Fruits Tillou, mobilisant 30 millions d’euros pour la production de biochar, et l’autre avec la Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC), visant à ériger des abattoirs modernes pour renforcer la filière poulet locale.
Agro-industrie béninoise : le secteur clé de l’essor économique
Par ailleurs, ces contrats s’inscrivent dans une stratégie béninoise axée sur l’agro-industrie, secteur phare mis en lumière par la mission. Avec des entreprises comme Les Fruits Tillou, spécialisée dans la transformation d’ananas et de mangues, ou HADSTONE, pionnière dans le maraîchage et le biochar, le Bénin valorise ainsi ses ressources agricoles tout en s’engageant dans une transition écologique. La filière avicole, portée par des acteurs comme BEBJ, répond à l’urgence de sécuriser l’approvisionnement local face aux restrictions commerciales, tout en créant des milliers d’emplois.
Le Bénin, carrefour de l’innovation et de la solidarité francophone
Sous l’égide de Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’OIF, cette mission a transcendé le cadre des affaires pour incarner une vision solidaire. Ateliers sectoriels, visites d’entreprises et témoignages d’entrepreneurs ont rythmé l’événement, tissant ainsi des liens indéfectibles entre les délégations. « Le Bénin, par son dynamisme, illustre la force d’une Francophonie économique inclusive », a déclaré Mushikiwabo, saluant l’engagement des autorités béninoises.
Prospérité partagée : Cotonou trace la voie de l’avenir francophone
Avec ces accords, évalués à plusieurs dizaines de millions d’euros, le Bénin s’affirme également comme un hub économique en gestation. La mission, forte de ses succès passés – des milliers de rencontres et des contrats cumulés à 15 millions d’euros – pose les jalons d’une coopération francophone résolument tournée vers l’avenir. En conjuguant agro-industrie, innovation et durabilité, Cotonou a écrit ainsi une page éclatante de son histoire, invitant le monde à « Choisir le Bénin » pour bâtir un futur prospère et solidaire.
Cotonou : la francophonie propulse le Bénin vers une nouvelle ère de prospérité
Cotonou vient de prouver son immense potentiel économique et sa capacité à attirer des investissements majeurs, grâce à la 6ᵉ Mission Économique de la Francophonie. Cette série d’accords ne marque pas seulement un succès diplomatique, mais aussi le début d’une ère de croissance durable et inclusive pour le Bénin. Le pays est désormais un acteur incontournable de la scène économique francophone, prêt à consolider sa position de leader régional.
Le Bénin et l’ONU tracent la voie de l’avenir ! Des milliards pour un développement sans précédent
Sous l’égide d’une ambition partagée, les salons feutrés de Cotonou ont vibré, ce 13 juin 2025, d’un dialogue fécond. Des émissaires des Nations Unies au Bénin (UNBenin) et les dignitaires du gouvernement béninois se sont réunis dans le cadre du Comité Technique du Cadre de Coopération 2023-2026. Ces acteurs clés ont scruté les avancées d’une collaboration qui, depuis deux ans, tisse les fondations d’un Bénin plus prospère et équitable. Cependant, au-delà du bilan, c’est vers l’horizon 2027-2032 que les regards se sont tournés, esquissant une feuille de route où l’espoir d’un développement durable s’entrelace avec les impératifs d’un monde en mutation. Le Bénin est-il en passe de devenir le modèle de développement en Afrique de l’Ouest ?
Le Bénin en chiffres : un bilan éloquent, malgré les turbulences régionales
Ce conclave, loin d’être une simple formalité, a permis de mesurer le chemin parcouru. Le Cadre de Coopération 2023-2026, aligné sur le Programme d’Action du Gouvernement (PAG II) et les Objectifs de Développement Durable (ODD), a catalysé des progrès tangibles. En effet, en 2024, le Bénin a vu son taux de pauvreté reculer à 36,2 %, une baisse de 2,3 points par rapport à 2018-2019, portée par une croissance économique robuste de 6,7 %. L’accès à l’eau potable en milieu rural a grimpé à 80 %, grâce à des investissements massifs, dont 85,12 millions d’euros issus de l’Eurobond ODD alloués au secteur hydraulique. Des programmes comme Gbèssoké, soutenu par la Banque mondiale, ont offert à 150 000 personnes des filets de protection sociale, tandis que l’agriculture, pilier économique, a vu la production de riz doubler en trois ans, atteignant 712 000 tonnes en 2023.
Pourtant, les défis persistent. Les incursions jihadistes dans le nord, notamment dans les parcs W et Pendjari, rappellent la fragilité sécuritaire, exacerbée par les soubresauts régionaux. Les impacts climatiques, des inondations côtières à la déforestation, menacent les acquis d’une nation classée parmi les plus vulnérables au changement climatique. Face à ces écueils, le Comité Technique a réaffirmé la nécessité d’une approche intégrée, où la résilience climatique, l’inclusion sociale et la gouvernance se conjuguent.
Feuille de route 2027-2032 : éducation, énergie et entrepreneuriat au sommet !
Les discussions ont esquissé les contours du Cadre de Coopération 2027-2032, une boussole pour un Bénin aspirant à l’autosuffisance et à l’équité. L’accent sera mis sur l’éducation, avec une modernisation des formations professionnelles pour répondre aux besoins du marché, notamment dans l’agriculture et le numérique. La transition énergétique, avec l’extension des réseaux électriques – 40 % d’accès national – et la lutte contre l’érosion côtière, figureront parmi les priorités. En outre, l’initiative Team Europe, portée par l’Union européenne, promet un soutien accru aux jeunes entrepreneurs et aux PME, via des incubateurs et des financements innovants, pour tirer parti du dynamisme économique régional, notamment avec le Nigeria.
Le Bénin et l’ONU : un pacte pour une prospérité durable
Cette rencontre n’était pas qu’un échange technocratique ; elle incarne un serment collectif pour l’avenir. En conjuguant les efforts du Bénin et l’ONU, Cotonou se dote d’un dessein clair : bâtir une société où nul ne sera laissé pour compte. Alors que le PAG II poursuit sa course jusqu’en 2026 et que la nouvelle stratégie de la Banque mondiale pour 2025-2034 se profile, ce dialogue pose les jalons d’un avenir où la stabilité économique, l’équité sociale et la résilience environnementale s’entrelacent harmonieusement. Dans l’éclat de Cotonou, le Bénin ne se contente pas de rêver son futur ; il le forge, avec audace et unité. Le Bénin est-il prêt à relever tous les défis pour atteindre ses objectifs de développement durable ?
Une alliance prometteuse : le Bénin et le Canada tissent des liens économiques à Cotonou
Cotonou , 13 juin 2025 – Sous le soleil ardent de Cotonou, un vent d’optimisme a soufflé avec force sur les relations économiques entre le Bénin et le Canada. Ce vent a été porté par une rencontre empreinte de vision et d’ambition. En effet, l’ambassadrice Tina Guthrie, figure de proue de la diplomatie canadienne au service du Bénin, s’est entretenue avec le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB), Arnauld Akakpo. Dans une discussion où les perspectives de coopération ont scintillé comme des promesses d’un avenir prospère, cet échange, loin des simples civilités protocolaires, a révélé une aspiration commune : forger des partenariats économiques mutuellement féconds, où les entreprises béninoises et canadiennes pourraient conjuguer leurs forces pour un essor partagé.
Une amitié solide, des échanges en pleine croissance : la dynamique Bénin-Canada
Depuis l’établissement des relations diplomatiques en 1962, le Bénin et le Canada cultivent une amitié discrète, mais solide, particulièrement dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et des infrastructures. En 2023, le commerce bilatéral atteignait déjà 57,9 millions de dollars canadiens, avec des exportations canadiennes principalement composées de véhicules, de pièces détachées et d’engrais. Parallèlement, le Bénin offrait des produits agricoles bruts comme les anacardes et le coton. En plus, cette rencontre entre l’ambassadrice Guthrie et le président Akakpo s’inscrit dans la continuité d’une dynamique impulsée par des initiatives phares, telles que le Programme de Développement Économique Durable (ProDED), soutenu par le Canada, qui a déjà permis de former des milliers de jeunes Béninois à des métiers porteurs.
Numérique, Agri-Tech, Énergies vertes : les nouveaux horizons de coopération
L’échange a mis en lumière des secteurs stratégiques où les synergies pourraient éclore avec un potentiel immense. Le numérique, avec sa capacité de transformation radicale, figure en tête de liste. Ils ont également évoqué l’agriculture, pilier essentiel de l’économie béninoise, et les énergies renouvelables, où le Canada excelle par son expertise, comme des terrains fertiles pour des investissements croisés et prometteurs. « Nous voyons dans le Bénin un hub régional en devenir, porté par une gouvernance réformée et une jeunesse débordante de talent », aurait déclaré l’ambassadrice, selon des sources proches de la CCIB, soulignant ainsi le potentiel du pays.
La CCIB en fer de lance : transformer les paroles en projets concrets
Arnauld Akakpo, de son côté, a plaidé avec ferveur pour une intensification des échanges commerciaux, soulignant l’attractivité croissante du Bénin. Cette attractivité est dopée par les réformes audacieuses et efficaces du Programme d’Action du Gouvernement (2021-2026). La Chambre de Commerce, en tant que pont essentiel entre les entrepreneurs des deux nations, ambitionne de multiplier les missions économiques et les forums d’affaires, à l’image de l’importante Mission Économique et Commerciale de la Francophonie que le Bénin accueillera en 2025. L’objectif clair de ces initiatives est de transformer les discussions en contrats fermes, les idées novatrices en projets concrets et réalisables, et les ambitions partagées en prospérité tangible pour tous.
Dans un contexte où le Bénin s’affirme de plus en plus comme un acteur économique de premier plan en Afrique de l’Ouest, cette rencontre stratégique entre Tina Guthrie et la CCIB marque un jalon essentiel dans l’édification d’un partenariat transatlantique fort et durable. Elle incarne une vision ambitieuse où l’audace entrepreneuriale béninoise rencontre l’expertise technologique et financière canadienne, pour tisser un avenir où la croissance ne connaît ni frontières ni limites. En somme, à Cotonou, ce dialogue est le prélude prometteur d’une alliance appelée à redessiner positivement l’horizon économique de deux nations unies par une ambition commune de prospérité. L’avenir s’annonce radieux pour cette collaboration !
Cotonou : le projet EVIPROG, une lueur d’espoir pour les enfants et les survivantes de violences au Bénin
Dans les ruelles vibrantes de Cotonou et les villages reculés du Bénin, un vent d’espoir souffle, porté par une initiative d’envergure : le projet EVIPROG, financé par le Canada via Développement international Canada (Dev Canada) et orchestré par l’UNICEF Bénin. Ce programme, dont l’écho résonne depuis son lancement, incarne une ambition audacieuse : offrir un avenir digne à 200 000 enfants, soutenir 2 700 survivantes de violences basées sur le genre (VBG) et renforcer 85 Groupes d’Utilisation des Produits et Services (GUPS) ainsi que 6 Centres Intégrés de Prise en Charge des Enfants (CIPEC). Par ailleurs, EVIPROG se dresse comme un phare de résilience, conjuguant transferts monétaires et accompagnement psychosocial pour transformer des vies brisées en destins prometteurs.
Dans un Bénin où environ 38,5 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2024 et où les violences basées sur le genre touchent encore trop de femmes et de jeunes filles (près de 3 femmes sur 5 selon certaines estimations), EVIPROG s’inscrit dans la stratégie nationale « Cash+Care ». Ce modèle, promu par le gouvernement béninois, allie des transferts financiers directs à des services de protection et de prise en charge psychosociale visant à briser le cercle vicieux de la précarité et de la violence. Financé à hauteur de plusieurs millions de dollars canadiens – dans la continuité des investissements du Canada, notamment via l’initiative mondiale CanGIVE qui a engagé 317 millions de dollars canadiens pour renforcer les systèmes de santé et l’équité vaccinale – EVIPROG illustre l’engagement du Canada envers un développement inclusif et durable.
Depuis son lancement, le programme a touché 200 000 enfants à travers le pays, offrant à des familles vulnérables des ressources financières pour couvrir des besoins essentiels comme l’alimentation, la scolarisation et les soins de santé. Ces transferts, souvent modestes mais cruciaux, ont permis à des ménages de sortir de l’extrême pauvreté, réduisant de 15 % le taux de déscolarisation dans les zones ciblées, selon les données préliminaires de l’UNICEF Bénin. De plus, EVIPROG a soutenu 2 700 survivantes de violences basées sur le genre, leur offrant un accompagnement psychosocial, des formations professionnelles et un accès à des services juridiques pour reconstruire leur dignité et leur autonomie.
Des structures communautaires, piliers de la résilience béninoise
Au-delà des transferts monétaires, EVIPROG mise sur le renforcement des structures communautaires pour ancrer ses impacts dans la durée. Les 85 Groupes d’Utilisation des Produits et Services (GUPS), implantés dans des régions comme l’Atacora, le Borgou et le Zou, jouent un rôle pivot. Ces groupements, composés majoritairement de femmes, facilitent l’accès à des services essentiels – santé, éducation, nutrition – tout en promouvant l’entrepreneuriat local. Grâce à des formations dispensées par l’UNICEF, ces GUPS ont permis à plus de 12 000 femmes de développer des activités génératrices de revenus, comme la transformation de produits agricoles ou l’artisanat, réduisant ainsi leur dépendance aux aides ponctuelles.
Les 6 Centres Intégrés de Prise en Charge des Enfants (CIPEC), quant à eux, offrent un refuge aux enfants victimes d’abus, de négligence ou d’exploitation. Ces centres, équipés de psychologues et d’assistants sociaux, ont accueilli plus de 3 500 enfants en 2024, leur offrant un accompagnement holistique, de la réintégration scolaire à la thérapie individuelle. Ces efforts s’inscrivent dans la continuité des engagements canadiens, comme le Programme mondial UNFPA-UNICEF pour mettre fin au mariage des enfants, qui a permis à 1,7 million de filles d’accéder à des services de protection dans 12 pays, dont le Bénin.
Une collaboration stratégique : le CANADA et l’ONU unis pour le développement béninois
La visite de l’ambassadrice Guthrie à Cotonou, ce 10 juin 2025, a mis en lumière la synergie entre le Canada et l’UNICEF Bénin, orchestrée sous l’égide de la Coordinatrice Résidente des Nations Unies, Mme Aminatou Sar. Les discussions, riches et prospectives, ont souligné l’alignement d’EVIPROG avec les priorités du Cadre de Coopération pour le Développement Durable 2021-2025, qui met l’accent sur l’éradication de la pauvreté (ODD 1), l’égalité des genres (ODD 5) et la résilience climatique (ODD 13). Le Canada, à travers sa Politique d’aide internationale féministe, a réaffirmé son engagement à placer les femmes et les filles au cœur de ses interventions, un principe incarné par EVIPROG, où 60 % des bénéficiaires directs sont des femmes et des adolescentes.
Cette collaboration s’appuie également sur des initiatives antérieures, comme le projet de renforcement de la résilience communautaire face à l’extrémisme violent dans le nord du Bénin, financé par le PNUD et soutenu par le Canada. En intégrant des approches sensibles au genre, EVIPROG va plus loin, en dotant les survivantes de VBG de compétences entrepreneuriales et d’un soutien psychosocial, leur permettant de briser les chaînes de la dépendance et de la stigmatisation.
EVIPROG, par son approche intégrée, se positionne comme un modèle pour l’Afrique de l’Ouest, où les défis de la pauvreté, de l’insécurité et des inégalités de genre restent prégnants. Le programme, qui a déjà permis à 45 % des ménages bénéficiaires d’améliorer leur sécurité alimentaire, selon un rapport interne de l’UNICEF, illustre le pouvoir transformateur des interventions combinant aide financière et accompagnement social. De surcroît, l’accent mis sur les GUPS et les CIPEC renforce la capacité des communautés à s’auto-organiser, réduisant leur dépendance aux aides extérieures.
L’ambassadrice Guthrie, dans un discours vibrant, a salué cet impact : « Le Canada est fier de soutenir EVIPROG, un programme qui ne se contente pas d’aider, mais qui émancipe. » « Ensemble, nous bâtissons un Bénin où chaque enfant peut rêver grand et chaque femme peut marcher la tête haute. » Ces mots, prononcés au cœur de Cotonou, résonnent comme un appel à amplifier ces efforts, notamment à l’approche de 2030, échéance des ODD.
Le Bénin, un modèle de résilience grâce au partenariat entre le Canada et le Bénin
En somme, alors que le Bénin se prépare à célébrer le 65e anniversaire de son indépendance, EVIPROG incarne une promesse : celle d’un pays où la vulnérabilité n’est pas une fatalité. En soutenant 200 000 enfants, 2 700 survivantes de VBG et des structures communautaires comme les GUPS et les CIPEC, le Canada et l’UNICEF Bénin tracent une voie dans laquelle la solidarité internationale et les aspirations nationales convergent. Dans les villages de l’Atacora ou les faubourgs de Porto-Novo, les bénéficiaires de ce programme ne sont pas seulement des chiffres ; ce sont des vies transformées, des espoirs ravivés et des communautés fortifiées. Ainsi, EVIPROG, par sa portée et sa vision, est bien plus qu’un projet : c’est un testament de la résilience béninoise, porté par une alliance indéfectible entre le Canada et le Bénin.
Kénitra 2025 : Le Maroc et le Bénin tissent des ailes pour l’aviculture africaine
Kénitra, 2 juin 2025 – Dans les salles lumineuses de l’Institut royal des techniciens spécialisés en élevage de Fouarate, à Kénitra, une nouvelle page de la coopération Sud-Sud s’est écrite avec éclat. En effet, onze jeunes Béninois, porteurs d’ambitions pour la filière avicole de leur pays, ont achevé un programme de formation de trente jours, orchestré par la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole du Maroc (FISA) en partenariat avec l’Interprofession avicole du Bénin (IAB). Cette initiative, soutenue par l’Ambassade du Maroc au Bénin, marque un jalon dans le renforcement des compétences agricoles africaines, illustrant une vision où le savoir-faire se transmet au service d’un développement durable et partagé.
Immersion dans l’excellence avicole marocaine
Pendant un mois, les apprenants, issus de divers horizons du Bénin, ont plongé dans les arcanes de l’aviculture moderne. À l’Institut de Fouarate, réputé pour son expertise, ils ont exploré chaque maillon de la chaîne : de la gestion des exploitations à la reproduction, en passant par l’alimentation des volailles et la transformation des produits. Par ailleurs, ce parcours, mêlant théorie rigoureuse et pratique sur le terrain, les a conduits dans des fermes modèles et des unités de production, où ils ont appréhendé les réalités d’un métier exigeant. Des cours de management ont complété cette formation, forgeant des profils polyvalents, prêts à dynamiser la filière béninoise.
L’approche pédagogique, saluée pour son caractère immersif, a permis aux stagiaires de maîtriser des techniques avancées, comme l’optimisation des rations alimentaires ou les protocoles de biosécurité. « C’est une révélation : nous repartons avec des outils pour transformer nos exploitations », confie un participant, les yeux brillants d’enthousiasme. En plus, ce programme, entièrement financé par la FISA, incarne l’engagement marocain à partager son savoir-faire, fruit de décennies d’innovation dans un secteur avicole qui génère 32,5 milliards de dirhams et 460 000 emplois au Maroc.
Un pont Sud-Sud pour l’avenir de l’aviculture africaine
Cette formation s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale impulsée par le Maroc, leader en aviculture ouest-africaine. La FISA, créée en 1995 et forte de ses cinq associations professionnelles, a fait de la formation un pilier de son rayonnement continental. Depuis 2018, son centre Avipole Casablanca a formé des centaines de professionnels d’Afrique de l’Ouest, du Sénégal au Togo, en passant par la Côte d’Ivoire et la Guinée. En 2020, malgré la pandémie, 118 aviculteurs africains ont bénéficié de 530 journées de formation à distance, témoignant de l’adaptabilité de cette initiative.
Au Bénin, où l’aviculture représente un levier économique pour 12 % des ménages ruraux, l’IAB, soutenue par le Programme d’Actions du Gouvernement, ambitionne de réduire la dépendance aux importations de volaille, qui atteignent 40 000 tonnes par an. Ainsi La formation de Kénitra, première du genre au Bénin, vise à doter les jeunes d’outils pour moderniser les élevages, améliorer les rendements et répondre à la demande croissante en produits avicoles locaux. « Ce partenariat est une graine pour une filière béninoise robuste », a déclaré un représentant de l’IAB, soulignant l’impact attendu sur l’emploi et la sécurité alimentaire.
Vers une coopération pérenne et renforcée
En outre , l’initiative, saluée par les deux parties, ouvre la voie à une collaboration renforcée. La FISA, qui a signé des conventions avec huit interprofessions africaines, dont l’IAB en 2018, envisage également d’élargir ce programme à d’autres jeunes Béninois, avec des sessions régulières à Kénitra et à l’Avipole Casablanca. Ce projet s’aligne sur la vision du Maroc, sous l’égide de Sa Majesté Mohammed VI, de promouvoir une coopération Sud-Sud axée sur le transfert de compétences. En outre, des discussions sont en cours pour intégrer des volets sur l’agro-transformation et l’exportation, à l’image des opérateurs marocains implantés au Mali et en Mauritanie.
En somme, l’Institut de Fouarate vibre encore des échos de cette formation pionnière. Les onze Béninois, certificats en main, repartent avec une mission : faire de l’aviculture un moteur de prospérité dans leur pays. À travers ce partenariat, le Maroc et le Bénin esquissent un avenir dans lequel l’Afrique, unie par le savoir et l’ambition, élève ses ailes vers un horizon de développement durable.
Doha : le Bénin et le Qatar scellent un partenariat stratégique majeur pour un avenir partagé !
Doha, 21 mai 2025 –Dans l’éclatante capitale qatarienne, le Bénin et le Qatar ont gravé, le 19 mai 2025, une nouvelle page de leur partenariat stratégique, lors de la visite officielle du président Patrice Talon. Six accords et protocoles, paraphés sous les lustres du palais de l’Émir, incarnent une ambition commune : tisser des liens durables, ancrés dans la coopération diplomatique, économique et culturelle, pour propulser les deux nations vers un horizon de prospérité partagée. Ce jalon, célébré en présence de l’émir Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, marque un tournant dans les relations bilatérales, érigeant le Bénin comme un acteur clé dans la stratégie africaine du Qatar.
L’audience au Palais princier, rythmée par des échanges empreints de cordialité, a vu la signature de six textes structurants. Premièrement, un accord d’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et spéciaux promet de fluidifier les déplacements officiels, renforçant les consultations politiques bilatérales. De plus, un mécanisme formel de dialogue diplomatique, scellé par un protocole dédié, garantira des échanges réguliers pour harmoniser les positions sur des enjeux régionaux et mondiaux, dans un monde où la diplomatie agile est un impératif.
Par ailleurs, l’agriculture et la sécurité alimentaire, piliers du développement béninois, occupent une place centrale. Le protocole signé s’appuie sur l’expertise qatarienne en technologies agricoles, notamment l’irrigation de précision, pour soutenir la modernisation des filières coton et anacarde, qui génèrent 40 % des exportations béninoises. Ce partenariat s’inscrit dans la continuité du Plan National de Développement (PND) 2018-2025, visant à réduire la dépendance alimentaire du Bénin, où 10 % de la population souffre encore d’insécurité alimentaire, selon la FAO.
L’accord sur l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique ouvre des perspectives ambitieuses. Le Qatar, avec ses institutions de renom comme l’Université Hamad Bin Khalifa, offrira des bourses et des programmes d’échange pour les étudiants béninois, tandis que des collaborations en recherche agronomique et biotechnologique renforceront les capacités locales. Ce partenariat s’aligne sur l’objectif du Bénin de doubler le taux de scolarisation dans l’enseignement supérieur d’ici à 2030, passant de 15 % à 30 %.
En outre, la reconnaissance mutuelle des certificats des gens de mer répond à une ambition maritime. Le Bénin, avec son port autonome de Cotonou – un poumon économique représentant 90 % des échanges commerciaux – vise à former une main-d’œuvre qualifiée pour intégrer les chaînes logistiques mondiales, où le Qatar excelle grâce à son hub portuaire de Hamad. Ce protocole, bien que technique, pave la voie à une intégration accrue dans l’économie maritime mondiale.
Enfin, le tourisme et les événements d’affaires, secteurs en plein essor au Bénin avec des projets comme la Cité Ministérielle de Porto-Novo, bénéficieront de l’expertise qatarienne en hôtellerie de luxe et en organisation d’événements d’envergure, à l’image du Qatar Economic Forum. Des échanges culturels, incluant des expositions d’art Vodoun et des festivals conjoints, sont également prévus pour promouvoir le tourisme béninois, qui a attiré 200 000 visiteurs en 2024.
Une alliance stratégique bénéfique : le Bénin, pivot de la stratégie africaine du Qatar
Ces accords, signés en marge du Qatar Economic Forum, s’inscrivent dans la vision 2030 du Qatar, qui mise sur l’Afrique comme partenaire stratégique. Le Bénin, avec sa stabilité politique et sa croissance de 6,2 % en 2024, se positionne comme un interlocuteur privilégié. La visite de Talon, marquée par une audience avec l’émir et des discussions avec des investisseurs qataris, a également esquissé un projet de liaison aérienne directe entre Cotonou et Doha via Amazone Airlines et Qatar Airways, renforçant la connectivité et les échanges commerciaux.
Dans un Sahel en proie à l’instabilité, le Bénin et le Qatar partagent une vision de paix et de développement durable. « Ces accords ne sont pas de simples signatures, mais des ponts vers un avenir où nos peuples prospéreront ensemble », a déclaré un diplomate béninois. Alors que Doha s’illumine sous les feux de la modernité, Cotonou se rêve en carrefour ouest-africain, porté par une coopération qui allie ambition, pragmatisme et respect mutuel. Ce 19 mai, le Bénin et le Qatar ont posé les fondations d’un partenariat qui, tel un phare, éclaire les promesses d’un avenir commun.
Le Bénin et le PNUD renforcent leur alliance pour un développement durable
Dans un élan de coopération internationale, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Bénin a accueilli, le 22 avril à 10 h 30 heure locale (GMT), une visite de haut rang de Marc Hermanne Araba, Ambassadeur et représentant permanent du Bénin auprès des Nations Unies. En effet, reçu au siège du PNUD à Cotonou par Elhadj Oumar Diallo, représentant résident par intérim, entouré de ses collaborateurs, l’ambassadeur a engagé des discussions stratégiques visant à consolider les initiatives de développement durable au Bénin. Cette rencontre, marquée par une volonté commune d’amplifier l’impact des partenariats, illustre l’engagement du Bénin à aligner ses priorités nationales sur les Objectifs de Développement Durable (ODD).
Au cœur des pourparlers, qui se sont prolongés jusqu’à 12 h 00 (GMT), figurait la mise en œuvre du Programme-Pays 2024-2026, un cadre ambitieux conçu pour soutenir le Bénin dans ses efforts de réduction de la pauvreté, de promotion de l’égalité de genre et de résilience climatique. Les discussions ont également porté sur le projet ICHE (Initiative pour les Cadres de Haut Emploi), une initiative novatrice visant à positionner des professionnels béninois dans des postes stratégiques au sein de la fonction publique internationale. Ce programme, soutenu par le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération, cherche à renforcer la représentation du Bénin dans les instances onusiennes, un levier pour accroître son influence diplomatique.
Un autre point saillant a été l’examen des interventions du Fonds d’Équipement des Nations Unies (UNCDF), qui joue un rôle clé dans le financement de projets d’inclusion financière et de développement local au Bénin. Depuis 2023, l’UNCDF a appuyé des initiatives comme le Fonds de Développement Numérique pour les Collectivités Locales, qui a permis à des municipalités de l’Atacora et du Zou d’améliorer l’accès aux services financiers numériques, selon un rapport publié par UNDP Africa.
Un partenariat ancré dans les priorités nationales
Accueilli avec courtoisie par Elhadj Oumar Diallo, l’ambassadeur Araba a salué la contribution du PNUD à la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2021-2026, qui met l’accent sur l’industrialisation, l’éducation et la santé. Les échanges ont souligné l’importance d’une collaboration renforcée pour maximiser l’impact des projets dans des secteurs clés comme l’agriculture durable et l’autonomisation des femmes.
Par ailleurs, cette visite s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre le Bénin et les agences onusiennes. En mars dernier, le PNUD avait déjà organisé un atelier à Porto-Novo pour évaluer les progrès du Programme-Pays, en présence de représentants du gouvernement et de la société civile. La présence de l’ambassadeur Araba, figure éminente de la diplomatie béninoise, témoigne de l’engagement de Cotonou à tirer parti des partenariats internationaux pour accélérer ses ambitions de développement.
Un contexte de défis et d’opportunités avec l’ambassadeur Araba
Le Bénin, avec un PIB par habitant de 1 428 USD en 2024 (Banque mondiale), fait face à des défis structurels, notamment des disparités régionales et une vulnérabilité aux chocs climatiques. Le Programme-Pays 2024-2026, doté d’un budget de 78 millions USD, vise à adresser ces enjeux en soutenant des projets comme l’électrification rurale dans le Borgou et la formation professionnelle des jeunes dans le Couffo. Le projet ICHE, quant à lui, ambitionne de placer au moins 20 cadres béninois dans des organisations internationales d’ici à 2027, renforçant ainsi la voix du pays sur la scène mondiale.
Une vision partagée, un horizon à façonner
La visite de Marc Hermanne Araba au PNUD Bénin incarne une synergie prometteuse entre diplomatie et développement. En posant les bases d’une collaboration plus étroite, cette rencontre ouvre la voie à des avancées concrètes pour les communautés béninoises.
Toutefois, la réussite de ces initiatives dépendra de la capacité à mobiliser des ressources supplémentaires et à impliquer les acteurs locaux. Dans quelle mesure le Bénin parviendra-t-il à transformer ces engagements en résultats tangibles pour ses citoyens ? Alors que Cotonou et le PNUD unissent leurs forces, l’avenir du développement durable au Bénin reste un chantier vibrant, prêt à être façonné.
Cotonou, 19 mars 2025 – Dans les méandres de la coopération régionale, une assemblée d’importance s’est déroulée ce mercredi à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou. Ce jour-là, la 4ᵉ session du Comité d’Orientation Stratégique (COS) des Programmes de Coopération Transfrontalière Locale phase 2 (PCTL2) et Régional d’Appui à la Décentralisation Financière (PRADEF) en Afrique de l’Ouest a réuni des figures éminentes sous la présidence du commissaire Jonas Gbian.
Parmi les participants, le Président du Conseil des Collectivités Territoriales de l’UEMOA (CCT-UEMOA), la cheffe de la Coopération internationale du Bureau de la Coopération suisse au Bénin, Elisabeth Pitteloud Alansar, ainsi que divers membres et représentants du CCT-UEMOA ont convergé pour une mission commune : évaluer, orienter et projeter l’avenir de ces initiatives majeures.
Coopération régionale : des programmes au service de l’intégration et de la résilience
Au cœur de cette session trônaient deux programmes phares, portés par la Commission de l’UEMOA et la Coopération suisse, véritables leviers d’un développement régional harmonieux. D’une part, le PCTL2 s’attache à tisser des liens indéfectibles entre les zones transfrontalières, en offrant aux populations un accès accru aux services socio-économiques et culturels.
D’autre part, le PRADEF ambitionne de doter les collectivités territoriales de ressources financières renforcées, afin d’améliorer la qualité des services publics essentiels. Ces initiatives, loin d’être de simples projets, incarnent une vision audacieuse : faire des frontières des passerelles vers la prospérité, plutôt que des murailles d’isolement.
Lors de cette 4ᵉ session, les participants ont scruté le rapport d’exécution des activités de 2024, adopté les Plans de Travail et Budget Annuel (PTBA) pour 2025 et esquissé des recommandations visant à pérenniser le PCTL2. Ils ont également examiné le projet de règlement intérieur du COS et débattu des modalités pour accélérer les dernières étapes du PCTL2. Ces travaux, minutieux et prospectifs, traduisent une volonté ferme de transformer les intentions en résultats tangibles.
Des réussites éclatantes, des obstacles tenaces
Les progrès enregistrés dans le cadre de ces programmes ne passent pas inaperçus. Elisabeth Pitteloud Alansar a vanté les fruits de l’appui suisse, qui a permis de lancer des chantiers novateurs dans des contrées reculées et souvent oubliées. « Les instances de dialogue instaurées, les pistes de désenclavement tracées, les marchés et aménagements hydro-agricoles, ainsi que les écoles et projets culturels ou sportifs renforcent la résilience des communautés frontalières », a-t-elle déclaré. Ces avancées, véritables jalons dans la quête d’une intégration régionale, témoignent d’une synergie d’efforts entre les acteurs locaux et leurs partenaires internationaux.
Pourtant, l’horizon n’est pas exempt de nuages. Le commissaire Jonas Gbian a pointé du doigt des entraves persistantes : un contexte sécuritaire précaire et une raréfaction des ressources financières qui freinent l’élan des programmes. « Le défi majeur réside dans l’accompagnement du CCT-UEMOA et des faîtières transfrontalières pour mobiliser des fonds supplémentaires afin de pérenniser les projets au bénéfice des populations », a-t-il martelé. Cette lucidité impose une réflexion stratégique pour surmonter ces écueils et garantir la durabilité des acquis.
Une immersion dans le réel : la visite de terrain
Pour ancrer ces délibérations dans la réalité, une visite de terrain est prévue le 21 mars 2025 dans les communes d’Athiémé et de Lokossa, ainsi qu’au sein de l’Organisation de Coopération Transfrontalière (OCT) SBT Sud Bénin/Sud Togo. Cette descente sur les lieux permettra aux participants d’apprécier de leurs propres yeux les réalisations du PCTL2, des infrastructures concrètes qui incarnent les promesses tenues. Plus qu’une simple formalité, cette étape illustre l’engagement des parties prenantes à rester connectées aux besoins des populations, loin des abstractions théoriques.
Coopération régionale : vers un avenir prometteur mais exigeant
Cette 4ᵉ session du COS s’érige en un tournant décisif pour le PCTL2 et le PRADEF, mais aussi pour l’avenir de la coopération transfrontalière en Afrique de l’Ouest. Les recommandations qui en découleront, si elles sont appliquées avec rigueur, pourraient métamorphoser les zones frontalières en foyers de prospérité partagée. Toutefois, cet horizon chargé d’espérance reste tributaire d’une vigilance sans faille face aux défis sécuritaires et financiers qui guettent.
En somme, cette rencontre illustre une ambition collective : celle de bâtir un espace ouest-africain où les frontières unissent plutôt qu’elles ne séparent. Les graines semées à Cotonou pourraient bien germer en un avenir de paix et de développement durable, à condition que les vents contraires soient domptés par une détermination sans relâche. Ainsi s’écrit, pas à pas, une nouvelle page dans l’histoire de l’intégration régionale.
Cotonou,13 mars 2025 – Une réunion d’importance s’est tenue aujourd’hui, dans la capitale économique du Bénin, entre le nouveau ministre de l’Énergie, Paulin Akponna et M. Elhadj Oumar Diallo, représentant résident adjoint par intérim du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Bénin. En effet, cette rencontre, centrée sur la coopération bilatérale et les défis du secteur énergétique, marque un moment clé dans les efforts du pays pour surmonter ses obstacles énergétiques et tracer une voie vers un développement durable.
Les défis énergétiques structurels du Bénin
Par ailleurs, le Bénin fait face à des défis structurels dans son secteur énergétique. Selon des analyses récentes, le taux d’électrification national reste faible, particulièrement en zones rurales, où seulement une petite fraction des ménages bénéficie d’un accès à l’électricité. Le pays dépend fortement des importations pour satisfaire sa demande en électricité et en produits pétroliers, le rendant vulnérable aux fluctuations des prix et aux approvisionnements provenant de voisins comme le Nigeria et le Ghana.
De plus, la consommation d’énergie est dominée par la biomasse, utilisée par environ 80 % de la population pour les besoins de cuisson, ce qui contribue à la déforestation et à la dégradation environnementale. Ces défis sont exacerbés par une capacité de génération locale limitée et une infrastructure énergétique vulnérable aux impacts du changement climatique, comme souligné dans le rapport sur le climat et le développement du pays (Benin Can Create Opportunities for a Just Energy Transition and Green Inclusive Growth : World Bank Report).
Des initiatives prometteuses pour une transition énergétique
Cependant, des progrès notables ont été réalisés ces dernières années. Le gouvernement, sous l’impulsion de l’administration Talon, a adopté des réformes pour attirer des investissements privés dans la génération d’énergie, notamment via des partenariats public-privé. Des projets soutenus par la Millennium Challenge Corporation (MCC), comme la construction de 18 sous-stations et près de 900 kilomètres de lignes électriques, ont contribué à stabiliser et à étendre le réseau.
De plus, des initiatives pour promouvoir l’énergie solaire, comme un appel d’offres pour 50 MW de capacité photovoltaïque, sont en cours, réduisant la dépendance aux sources thermiques et aux importations. En plus, le PNUD joue un rôle clé dans le soutien aux initiatives d’électrification rurale, de renforcement des capacités et de résilience climatique, avec des projets comme la promotion de la production durable de biomasse en électricité.
Les axes clés de la coopération entre le Bénin et le PNUD
La réunion, tenue dans un climat de collaboration, a exploré des avenues pour renforcer la coopération entre le gouvernement béninois et le PNUD. Selon des sources proches, le Ministre Paulin Akponna a articulé sa vision, insistant sur la nécessité d’investir dans les énergies renouvelables pour assurer un développement durable et réduire l’empreinte carbone du pays. Il a également souligné l’importance de réformer le cadre réglementaire pour attirer bien plus d’acteurs privés et garantir la transparence.
Diallo, de son côté, a réaffirmé l’engagement du PNUD à soutenir le Bénin dans sa transition énergétique. Il a mentionné des projets en cours, tels que l’électrification rurale via des mini-réseaux solaires et le renforcement des compétences des entrepreneurs locaux dans le secteur énergétique. Les discussions ont porté sur plusieurs axes clés :
Développement de politiques et réforme réglementaire : aider à élaborer des politiques favorisant un environnement propice aux investissements, notamment dans les énergies renouvelables.
Renforcement des capacités : offrir des formations et une assistance technique aux parties prenantes locales, y compris les fonctionnaires, les acteurs privés et les leaders communautaires.
Mise en œuvre de projets : soutenir des initiatives spécifiques pour augmenter l’accès à une énergie propre et abordable, particulièrement dans les zones rurales.
Suivi et évaluation : mettre en place des systèmes robustes pour surveiller les progrès et l’impact des projets, assurant qu’ils répondent aux objectifs fixés.
Les défis à surmonter pour un avenir énergétique inclusif
Cette rencontre marque un tournant potentiel pour le secteur énergétique béninois. L’accent mis par Paulin Akponna sur les énergies renouvelables s’aligne aussi avec les tendances mondiales vers une transition énergétique propre, et le PNUD, avec son expertise, est bien positionné pour accompagner le pays dans cette voie. Des projets comme la centrale solaire de 50 MW, en préparation, pourraient réduire la dépendance aux importations et renforcer la résilience énergétique.
Cependant, des défis subsistent. La gouvernance efficace, la transparence et la gestion efficiente des ressources seront cruciales pour le succès des initiatives. Le financement des grands projets énergétiques reste une préoccupation, nécessitant des mécanismes innovants pour attirer des investissements domestiques et internationaux. De plus, l’implication des communautés locales dans la planification et la mise en œuvre des projets sera essentielle pour garantir des solutions durables et acceptées, comme le souligne le PNUD dans ses approches participatives.
Un tournant vers un futur énergétique durable
En somme, avec cette réunion, un nouveau chapitre s’ouvre dans la collaboration entre le gouvernement béninois et le PNUD. Les mois à venir révéleront comment ce partenariat se concrétisera, avec des initiatives potentielles comme le développement de la centrale solaire mentionnée. L’implication accrue des communautés locales pourrait également façonner des solutions adaptées, renforçant l’équité dans l’accès à l’énergie.
Le Bénin se trouve à un carrefour de son parcours énergétique, et les décisions prises maintenant auront des impacts durables sur son développement. La réussite de ces efforts dépendra de la capacité des parties à naviguer les complexités et à travailler ensemble vers une vision commune d’un avenir énergétique durable et inclusif pour tous ses citoyens.
Cotonou, 11 mars 2025 –Sous un ciel d’azur caressé par les premières lueurs printanières, le Bénin a accueilli, ce mardi, une délégation d’exception emmenée par la Vice-Présidente du Fonds international de développement agricole (FIDA), Gérardine Mukeshimana. Accompagnée de la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Bénin et du Directeur régional du FIDA, cette figure éminente a foulé le sol de Cotonou pour une mission aussi pragmatique qu’inspirante : insuffler une nouvelle dynamique aux ambitions agricoles du pays et évaluer l’empreinte des initiatives financées par son institution.
Dès son arrivée, la délégation a entamé un dialogue fructueux avec les plus hautes autorités béninoises. Autour de la table, le Ministre des Affaires étrangères, M. Shegun Bakari, et son homologue de l’Agriculture, M. Gaston Dossouhoui, ont partagé leur vision d’un secteur agricole modernisé, pilier d’une souveraineté alimentaire retrouvée. En plus, ces échanges, empreints de gravité et d’espoir, ont permis de mesurer les avancées réalisées grâce aux projets soutenus par le FIDA, tout en traçant des perspectives audacieuses pour l’avenir rural du Bénin.
Le périple s’est poursuivi à Grand-Popo, où la Vice-Présidente Mukeshimana, aux côtés du Ministre Dossouhoui, a arpenté les champs de la coopérative Matekpo. Là, sous le regard attentif des agriculteurs, un tableau prometteur s’est dessiné : grâce à l’appui du FIDA, plus de huit hectares seront bientôt ensemencés, avec une ambition de produire quatre tonnes de riz par hectare. Cette avancée, loin d’être anodine, incarne également un pas décisif vers l’autosuffisance alimentaire, un rêve caressé par tout un peuple. Entre les sillons encore humides de la dernière pluie, les visages rayonnaient d’une fierté contenue, celle de voir la terre répondre aux efforts conjugués de l’homme et de ses partenaires.
Ouidah : la résilience au cœur des cultures
À Ouidah, ville empreinte d’histoire et de spiritualité, la délégation a rencontré des maraîchers que le soutien du FIDA a transformés. Sous les frondaisons verdoyantes, Gérardine Mukeshimana a écouté ces artisans de la terre narrer leurs combats et leurs espoirs. Par ailleurs, l’objectif, limpide et ambitieux, est de doper les rendements tout en armant ces producteurs contre les caprices du climat. Cette initiative, véritable levier pour la sécurité alimentaire, illustre une volonté farouche de conjuguer développement rural et durabilité, deux notions indissociables dans un monde en quête d’équilibre.
Point d’orgue de cette visite, la cérémonie de remise de vingt tracteurs aux bénéficiaires du Projet d’appui au développement agricole et à l’accès au marché (PADAAM) a cristallisé les espoirs d’une agriculture modernisée. Dans un ballet de métal rutilant, ces engins, offerts par le FIDA en partenariat avec le gouvernement béninois, ont été confiés à des mains calleuses, mais déterminées. Cet appui, bien plus qu’un simple don matériel, symbolise une révolution: celle d’une mécanisation qui libère les corps, accroît ainsi les récoltes et pave la voie à une transformation profonde du secteur agricole.
Alors que le soleil déclinait sur Cotonou, la Vice-Présidente Mukeshimana et sa délégation ont quitté le Bénin, laissant derrière elles des terres gorgées de promesses et des cœurs gonflés d’espérance. Cette visite, au-delà des chiffres et des machines, a révélé une vérité essentielle : l’agriculture béninoise, portée par la ténacité de ses acteurs et l’élan solidaire de ses partenaires, est à l’aube d’un renouveau. Si les champs continuent de chanter sous le vent, c’est qu’ils annoncent une moisson dans laquelle chaque grain sera le fruit d’un avenir conquis par la persévérance.
Cotonou, le 25 octobre 2024 – La Société Béninoise de Boissons Rafraîchissantes (SOBEBRA) a franchi une nouvelle étape dans son processus d’optimisation des échanges commerciaux. Certifiée au programme des Opérateurs Économiques Agréés (OEA), elle a accueilli, hier, une délégation des douanes chinoises venue évaluer ses installations.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la finalisation d’un accord de reconnaissance mutuelle entre les administrations douanières du Bénin et de la Chine. Un accord qui permettra aux entreprises béninoises certifiées OEA de bénéficier de facilités douanières en Chine et inversement.
« C’est un honneur pour la SOBEBRA d’avoir été choisie pour cet audit », a déclaré Alain HERAIBI, directeur général de la société. Il a souligné l’importance de cette certification pour faciliter les importations de matières premières et de matériel industriel, indispensables à la production de ses boissons.
Un atout pour le commerce bénino-chinois
Certifiée OEA, la SOBEBRA bénéficie désormais d’un statut privilégié qui facilitera ses échanges commerciaux avec la Chine. Ce programme, reconnu mondialement, garantit la fiabilité et la conformité des opérateurs économiques, notamment les contrôles douaniers et accélère les procédures.
Selon, Aimé Yvan KAREGIRE, Directeur général adjoint des douanes béninoises, cette certification est une première en Afrique de l’Ouest.« Le Bénin est pionnier dans cette démarche, après l’Afrique du Sud et l’Ouganda », a-t-il souligné. Il a rappelé que cet accord permettra de fluidifier les échanges commerciaux entre les deux pays et de renforcer la confiance entre les administrations douanières. Selon le Directeur général adjoint des douanes, cette certification témoigne de l’engagement du Bénin à améliorer son environnement des affaires.
Pour Alain Heraibi, directeur général de la SOBEBRA, cette reconnaissance est une source de fierté. Il a souligné l’importance des matières premières et des équipements importés de Chine pour son entreprise. Profitant de l’occasion, il a présenté son site de production et de vente de bière, de sodas et d’eau, ainsi que les différentes divisions qui appuieront les services douaniers dans leur mission. Le directeur général a aussi fait remarquer que la SOBEBRA n’importe pas seulement une grande partie de ses matières premières, mais aussi la totalité de ses équipements et machines industrielles.
De son côté, Yang Hai, directeur général adjoint de la douane de chinoise, a mis en avant les bénéfices du programme OEA pour les entreprises : « Ce programme fluidifie les opérations douanières et renforce la sécurité. » Il a aussi mentionné que l’examen du processus d’approbation représente une opportunité d’apprentissage pour les autorités douanières chinoises. Yang Hai a enfin souligné l’importance de cet accord pour améliorer l’environnement des affaires entre les deux pays et contribuer à leur développement.
La SOBEBRA, un modèle à suivre
La SOBEBRA, avec ses normes élevées en matière de qualité et de sécurité, a été choisie comme modèle pour cet audit. « La Société Béninoise de Brasseries, c’est l’une des institutions qui ont des standards nationaux et internationaux et un système de conformité », a reconnu le DGA des douanes béninoises. Cette certification est une reconnaissance de son engagement en faveur de l’excellence et de la conformité aux normes internationales.
Des perspectives prometteuses
En somme, la signature de l’accord de reconnaissance mutuelle, que le Bénin et la Chine effectueront ce vendredi 25 octobre, inaugure de nouvelles opportunités pour les entreprises béninoises, en particulier dans le secteur privé. Cet événement constitue une avancée significative dans le renforcement des liens économiques entre les deux nations. Dans le cadre du Programme d’Opérateurs Économiques Agréés, il convient de noter que le Bénin a distingué trois entreprises pour leur excellence. Parmi ces sociétés, on compte DHL, le supermarché Erevan et la Société Béninoise de Brasseries, toutes reconnues pour leur conformité et leur fiabilité.
Kigali, Rwanda – Dans le cadre d’une visite d’étude de six jours, une délégation de maires influents du Bénin, du Sénégal et du Tchad a été accueillie aujourd’hui à Kigali par Mme Aude Ntawebasa, Senior Office Manager. En effet, Cette visite, initiée par Dahomey Expertise Performances et organisée en collaboration avec RCI, avec le soutien du PNUD Tchad, vise à permettre aux maires de s’inspirer de l’expérience rwandaise en matière de gestion environnementale, notamment en ce qui concerne la gestion des déchets plastiques, l’assainissement et la salubrité urbaine.
Pendant leur séjour, les maires examineront les initiatives novatrices mises en place par le Rwanda afin de relever les défis environnementaux auxquels font face les villes africaines. Ils visiteront notamment des sites de gestion des déchets plastiques, des installations d’assainissement et des quartiers modèles en matière de salubrité urbaine. Des échanges avec des experts rwandais et des visites de terrain leur permettront de comprendre les facteurs clés du succès de ces initiatives et d’identifier les bonnes pratiques qu’ils pourraient adapter dans leurs propres villes.
Cette visite d’étude s’inscrit dans un cadre de coopération internationale visant à renforcer les liens entre les villes africaines et à promouvoir des solutions durables pour leurs défis environnementaux communs. L’échange d’expériences et le partage de connaissances entre les maires participants devraient contribuer à l’élaboration de politiques et de stratégies plus efficaces pour la gestion de l’environnement dans leurs villes respectives.
En conclusion, cette visite d’étude met en lumière l’engagement du Rwanda à partager ses expériences en matière de développement durable avec d’autres pays africains. Elle met également en évidence l’importance de la collaboration internationale afin de faire face aux défis environnementaux auxquels font face les villes mondiales.
Cotonou, le 24 mai 2024 -Dans un élan diplomatique sans précédent, le président du Bénin, Son Excellence Monsieur Patrice TALON, a rencontré son homologue brésilien, Son Excellence Monsieur Luiz Inácio Lula DA SILVA, lors d’une visite officielle au Brésil, qui a débuté le 22 mai et s’achèvera le 26. Les discussions stratégiques lors de cette visite ont pour objectif de renforcer les relations bilatérales dans différents domaines.
Coopération en matière de tourisme, de culture et de transport aérien
L’un des principaux axes de la coopération entre le Bénin et le Brésil est le tourisme. Les deux pays reconnaissent l’importance de ce secteur pour leur développement économique et s’engagent à le promouvoir conjointement. Le Bénin est prêt à offrir des facilités d’investissement aux opérateurs brésiliens pour développer une industrie touristique attractive, durable, inclusive et résiliente.
Par ailleurs, dans le domaine culturel, les deux pays ont signé un accord subsidiaire à l’Accord de coopération technique signé le 13 mars 2009, relatif au projet de « Gestion du patrimoine matériel et immatériel au Bénin ». Cet accord permettra de renforcer la coopération culturelle entre les deux pays et de valoriser leur riche patrimoine culturel.
En matière de transport aérien, les deux présidents ont réactivé la coopération basée sur l’accord relatif aux services aériens du 26 avril 2018. La récente signature d’un Accord « Open Sky », qui octroie des droits de la septième liberté, est un pas vers la création d’une liaison aérienne directe entre les deux pays. Les deux gouvernements envisagent d’initier cette liaison avant la fin de l’année, ce qui permettra de faciliter les échanges commerciaux et touristiques entre les deux pays.
Un partenariat stratégique pour le développement du Bénin
La rencontre du président Talon avec son homologue Brésilien a permis de renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays. Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble pour relever les défis communs auxquels ils sont confrontés, notamment la pauvreté, le changement climatique et l’insécurité.
Cette visite est également l’occasion pour le Bénin de promouvoir son potentiel d’investissement auprès des investisseurs brésiliens. Le Bénin offre un cadre juridique et fiscal attractif aux investisseurs étrangers et dispose d’un certain nombre de secteurs porteurs, tels que l’agriculture, l’agroalimentaire, l’énergie et le tourisme.
En somme, La visite du président Talon au Brésil marque une étape décisive dans les relations bilatérales. Cette rencontre au sommet a été l’occasion de tisser des liens plus étroits entre le Bénin et le Brésil, deux nations unies par une histoire commune. Les accords signés au cours de cette rencontre ouvrent également la voie à une collaboration renforcée, visant à soutenir le développement durable et le progrès partagé. L’impact de cette mission, qui se poursuivra jusqu’au 26 mai 2024, sera suivi de près, reflétant l’engagement des deux pays à œuvrer pour un avenir prospère.
Une mission de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) s’est rendue à Cotonou, la capitale économique du Bénin, le 26 février 2024. L’objectif de cette visite était de gérer le dispositif d’aide au retour volontaire et à la réinsertion des étrangers ne disposant plus de droits de séjour sur le territoire français.
En effet, l’OFII, qui est sous tutelle du ministère de l’Intérieur français, joue un rôle déterminant dans l’application des politiques publiques liées à l’accueil et à l’intégration des étrangers en France. Il propose notamment un accompagnement personnalisé aux personnes qui souhaitent rentrer dans leur pays d’origine et y mener un projet professionnel ou social.
Plusieurs partenaires ont accompagné l’OFII pour cette mission : l’Agence Nationale pour l’Emploi (AnpE), l’ambassade de France, Campus France, France Volontaires et le Centre d’Etudes et de Services pour l’Afrique et le Monde (CESAM).Ensemble, ils ont étudié et sélectionné des projets qui bénéficieront d’un soutien financier et technique.
Sur les huit projets présentés, ils ont retenus six pour recevoir une aide d’un montant total de près de 37 000 euros. En outre, Ces projets couvrent une gamme variée d’initiatives, allant de la création d’ateliers de couture/mode à l’établissement de sites d’élevage et à la production de produits cosmétiques. Ils visent également à favoriser l’insertion socio-économique des bénéficiaires et à contribuer au développement local.
La mission de l’OFII s’inscrit dans le cadre de la coopération franco-béninoise, qui vise à renforcer les liens entre les deux pays et à soutenir les actions en faveur de la mobilité, de la migration et du développement.
Le jeudi 15 février 2024, le port autonome de Cotonou a accueilli le lancement officiel d’une campagne d’évaluation des stocks halieutiques dans les eaux maritimes du Bénin. Cette opération, qui durera deux semaines, est le fruit d’une coopération entre le Maroc et le Bénin, qui ont signé un mémorandum d’entente et une convention en 2023. L’objectif est de connaître le potentiel disponible et de mettre en place des stratégies pour une utilisation rationnelle des ressources halieutiques.
Une campagne d’évaluation inédite
En effet, La campagne d’évaluation des stocks halieutiques sera menée par les experts de l’Institut national de recherche halieutique du Maroc et des scientifiques béninois à bord du navire marocain de recherche AL HASSAN AL MARRAKCHI. Il s’agit d’une première dans l’histoire de la pêche au Bénin, qui n’a jamais réalisé une telle opération. Le navire, équipé de matériel de pointe, permettra de collecter des données sur la diversité, l’abondance et la répartition des espèces halieutiques dans les eaux béninoises.
Par ailleurs, Cette campagne s’inscrit dans le cadre du Mémorandum d’entente signé le 30 janvier 2023 à Agadir entre le Maroc et le Bénin, respectivement représentés par Sadiki MOHAMMED, Ministre marocain de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts et Gaston Cossi DOSSOUHOUI, Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche.
Ce mémorandum prévoit la coopération dans les domaines de la recherche, de la formation, de l’assistance technique et du développement de la pêche artisanale et industrielle. En outre, la signature d’une convention majeure entre les deux pays, le 7 novembre 2023 à Casablanca, lors de la Conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les États africains riverains de l’Océan Atlantique (COMHAFAT) a renforcé ce mémorandum.
Pour le ministre marocain, cette campagne est une action d’envergure qui prend forme à la demande des autorités béninoises et constitue un partenariat mutuellement bénéfique. Cette initiative, a précisé Sadiki MOHAMMED, s’inscrit dans le cadre global de la coopération sud-sud, qui vise à renforcer les liens entre les pays africains et à favoriser le développement économique et social du continent. La réalisation de cette opération, a-t-il ajouté, reflète la ferme volonté commune aux deux pays de prendre le chemin de la durabilité des ressources halieutiques et de la durabilité de l’économie bleue.
Le ministre Gaston Cossi DOSSOUHOUI a également souligné l’importance de cette campagne pour la gestion durable des ressources halieutiques, qui représentent un enjeu économique et social mondial pour le bien-être et la survie des communautés. Il a indiqué que cette campagne requiert la connaissance du potentiel disponible et la mise en œuvre de stratégies pour leur utilisation rationnelle. En plus, il a salué la concrétisation rapide du mémorandum, qui témoigne de la volonté politique des deux pays de coopérer dans le domaine de la pêche.
En somme, La cérémonie a connu, entre autres, la participation du ministre béninois de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, madame Éléonore YAYI LADEKAN, celle de Sidi Tiémoko TOURÉ, ministre ivoirien des ressources animales et halieutiques et président en exercice de la COMHAFAT, de l’ambassadeur du Maroc près le Bénin, du préfet maritime et des préfets de l’Atlantique et du Littoral.