Présidentielle 2026 : La NFN et Romuald Wadagni scellent leur union

L’échiquier politique béninois se fige à l’approche de l’examen électoral. Ce jeudi 26 mars 2026, à quelques heures seulement de l’ouverture officielle de la campagne, le parti Nouvelle Force Nationale (NFN) a officiellement jeté son dévolu sur Romuald Wadagni. Une rencontre au sommet entre Wilfrid Apollinaire Avognon et le candidat de la mouvance transforme un simple soutien en partenariat stratégique de premier plan.

 

Une concertation aux enjeux décisifs

Tout s’est accéléré au lendemain des assises du Conseil national de la NFN. Le président du parti, Wilfrid Apollinaire Avognon, a rencontré Romuald Wadagni pour un entretien en tête-à-tête décrit comme « serein » et « visionnaire » par les deux états-majors. L’objectif est clair : coordonner les troupes avant la bataille des urnes du 12 avril prochain.

Ce rapprochement n’est pas qu’une formalité électorale. Il traduit une convergence de vues sur la manière de conduire l’action publique. La NFN, par la voix de son leader, réaffirme sa volonté de peser dans la balance pour instaurer une gouvernance plus moderne et inclusive.

 

Un engagement total sur le terrain

Désormais, la NFN n’est plus un simple allié de circonstance, mais un moteur de la machine Wadagni. Le parti confirme sa « forte implication » dans la campagne qui débute demain. Cette mobilisation promet de quadriller le territoire national, apportant au candidat une base militante structurée et déterminée.

En outre, ce partenariat stratégique vient renforcer la stature de Romuald Wadagni. En obtenant l’appui franc d’une formation comme la NFN, le candidat consolide son assise politique et affiche une unité de façade essentielle pour rassurer les électeurs indécis.

 

Vers une nouvelle approche de l’État ?

La rencontre de ce jeudi a également permis d’esquisser les contours de ce que les deux hommes appellent une « nouvelle approche de l’action publique ». En somme, il ne s’agit plus seulement de gagner une élection, mais de préparer la gestion de l’après-avril 2026.

Fort du soutien massif de la NFN, Romuald Wadagni possède un atout majeur pour convaincre les Béninois. Une coalition solide et cohérente soutient désormais son projet de société. Dès demain, les états-majors investissent le terrain pour un premier tour de campagne qui s’annonce électrique.

À l’Université d’Abomey-Calavi, Romuald Wadagni au chevet de la recherche scientifique

C’est un passage obligé pour tout prétendant à la Marina, mais celui-ci avait un goût de test de vérité. Le lundi 23 mars 2026, Romuald Wadagni, ministre d’État et candidat de la mouvance pour la présidentielle d’avril, a foulé le sol de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Entre aveux sur le passé et promesses de rupture pour l’avenir, le « Monsieur Économie » du gouvernement s’est livré à un exercice de pédagogie politique devant une communauté universitaire en attente de réponses concrètes.

 

Un état des lieux sans concession au rectorat

L’après-midi a débuté loin du tumulte des amphithéâtres, dans le calme feutré de la salle des actes. En l’absence du recteur, le professeur Charlemagne Babatoundé Igue en mission, c’est le vice-recteur chargé des affaires académiques, Tairou Djara, qui a dressé un constat cinglant : une érosion continue du corps enseignant et des infrastructures incapables de suivre la démographie estudiantine. Pourtant, l’équipe rectorale ne baisse pas les bras et projette une université 2.0, tournée vers la digitalisation et capable de générer des solutions locales pour le développement du continent.

Universite D'Abomey-Calavi
© Universite D'Abomey-Calavi

L’aveu de Calavi : « Un choix assumé »

Face à ces doléances, Romuald Wadagni n’a pas choisi la langue de bois. Avec une franchise remarquée, il a admis que le sous-secteur de l’enseignement supérieur n’avait pas été la priorité budgétaire des dernières années. Selon lui, il s’agissait d’un « choix stratégique » du gouvernement sortant, qui a privilégié d’autres piliers de croissance.

Néanmoins, le candidat de la continuité veut désormais changer de braquet. Pour lui, le diagnostic est clair : aucune transformation structurelle de l’économie béninoise ne pourra se faire sans une recherche scientifique robuste. « Sans une université forte, nos ambitions nationales resteront fragiles », a-t-il martelé, saluant au passage la résilience du personnel administratif et des enseignants.

 

Le « plan de choc » pour le prochain septennat

Pour convaincre son auditoire, le Ministre-candidat a dégainé des mesures immédiates et des engagements à long terme :

  • Urgence sociale : des investissements sont déjà fléchés pour transformer le quotidien des étudiants, notamment sur les volets critiques du transport et de la restauration.
  • Cap sur 2033 : Romuald Wadagni s’engage, s’il est élu le 12 avril prochain, à faire de l’enseignement supérieur le cœur battant du prochain septennat.

En somme, cette escale à l’UAC marque un tournant dans la campagne du candidat. En reconnaissant les lacunes passées pour mieux crédibiliser ses promesses futures, Wadagni tente de sceller un nouveau pacte avec la jeunesse intellectuelle du pays. Reste à savoir si ce discours de « vérité stratégique » saura transformer l’essai dans les urnes.

Bénin : Les Démocrates ont-ils volontairement coulé leur propre navire ?

Depuis mars 2026, la scène politique béninoise assiste à un spectacle que même les observateurs les plus cyniques n’avaient pas anticipé. En quelques semaines, le principal parti d’opposition, Les Démocrates, s’est vidé de sa substance politique à travers une série de ralliements spectaculaires à la mouvance présidentielle.

En rejoignant avec fracas le « Pacte républicain » pour soutenir le duo Wadagni-Talata, Éric Houndété n’a pas seulement changé de camp ; il a aussi fracturé l’âme d’un parti qui jurait fidélité à ses bannis, de Reckya Madougou à Joël Aïvo.

Derrière ces départs en cascade, une interrogation s’impose désormais dans l’opinion publique : les dirigeants du parti ont-ils eux-mêmes orchestré la chute de leur propre formation politique ?

 

Chronologie de la crise au sein du parti Les Démocrates

Pour comprendre la situation actuelle, il convient de retracer la chronologie des événements politiques récents qui ont bouleversé le paysage béninois.

 

L’échec des législatives et l’invalidation (octobre 2025 – janvier 2026)

Tout commence le 23 octobre 2025, lorsque la CENA rejette le dossier du duo Renaud Agbodjo – Judicaël Lodou pour la présidentielle. Cette décision est définitivement confirmée par la Cour constitutionnelle le 13 novembre 2025. La raison invoquée est le défaut de parrainages, consécutif à l’invalidation du parrainage du député Michel Sodjinou, laissant le parti avec seulement 27 parrains sur les 28 requises.

Ce coup de massue précède les législatives du 11 janvier 2026, où le parti Les Démocrates perd tout son terrain politique, ne remportant aucun siège à l’Assemblée nationale. Ainsi, le parti se retrouve institutionnellement affaibli à l’approche de la présidentielle du 12 avril 2026. 

 

Le séisme du ralliement (25-26 mars 2026)

Mais c’est le retrait de Thomas Boni Yayi, président d’honneur et figure historique, qui laisse le parti sans boussole et précipite les défections. Ce vide politique libère les ambitions et fragilise l’unité des cadres restants.

Par ailleurs, L’onde de choc s’intensifie dès le mercredi 25 mars 2026. Plusieurs figures clés annoncent leur soutien au duo de la mouvance, Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata, pour le scrutin du 12 avril.

Parmi eux figurent Guy Mitokpè, André Dassoundo, plusieurs cadres départementaux et, de manière plus symbolique, Chabi Yayi, le fils de Boni Yayi.

Le paroxysme est atteint le 26 mars 2026 à la salle Majestic de Cotonou. Éric Houndété, premier vice-président et président par intérim, officialise à son tour son ralliement au duo Romuald Wadagni – Mariam Chabi Talata en signant le « Pacte républicain ».

 

La contestation interne (23 mars 2026)

Le 23 mars 2026, le parti désigne Nourénou Atchadé pour succéder à Thomas Boni Yayi. Cette élection est aussitôt contestée par Éric Houndété, qui se proclame toujours président intérimaire légitime et exige la tenue d’un conseil extraordinaire pour trancher la crise de leadership.

Pourtant, sans attendre le conseil qu’il réclamait, Houndété précipite le dénouement en se ralliant à la mouvance présidentielle. Ce basculement, en pleine contestation interne, soulève une question cruciale : la direction des Démocrates a-t-elle choisi de couler son propre bateau ?

 

Le Pacte républicain : alliance politique ou reddition ?

Est-ce un abandon de poste prémédité ? Le signal est sans équivoque : pour de nombreux observateurs, cette débandade générale ne peut être fortuite. Comment expliquer que les leaders du parti aient choisi, l’un après l’autre, de prêter allégeance au duo Wadagni-Talata ?

« Ce n’est plus de la politique, c’est du sabordage. On a éteint la lumière et on a laissé les militants dans le noir », s’indigne un cadre local.

Officiellement, les cadres ayant rejoint la mouvance invoquent le dépassement des clivages, la stabilité nationale, la responsabilité et le réalisme politique. Mais pour les militants, la lecture est tout autre : ils parlent de trahison.

La célébration du « Pacte républicain » dépasse le seul cadre d’une alliance électorale ; elle ressemble à une reddition en rase campagne. En utilisant des arguments spirituels pour justifier ce virage à 180 degrés, Éric Houndété tente de donner une onction morale à ce que beaucoup dénoncent comme une trahison pure et simple.

Dans l’histoire politique africaine, ce type de ralliement massif avant une élection n’est pas inédit : alliances opportunistes en Côte d’Ivoire, ralliements en Guinée avant 2020. Mais au Bénin, ce qui choque n’est pas le ralliement en lui-même ; c’est sa vitesse, sa coordination et le silence de la direction du parti.

Le silence stratégique de la direction

L’un des éléments les plus troublants reste la décision du parti de ne donner aucune consigne de vote claire après l’invalidation de sa candidature. En politique, ne pas donner de consigne dans un contexte de ralliements massifs équivaut souvent à autoriser implicitement la transhumance.

La base militante est ainsi restée dans le flou, tandis que les cadres ont quitté le navire sans qu’aucune sanction ne soit prononcée par la direction. Peu à peu, le parti s’est vidé de sa substance. Pour de nombreux analystes, cette situation ressemble moins à un accident politique qu’à une stratégie de repositionnement individuel des dirigeants.

Un sabordage politique ?

Le terme revient désormais dans les débats politiques béninois : sabordage. En stratégie militaire, saborder un navire signifie le couler volontairement pour éviter qu’il ne tombe aux mains de l’ennemi ; en politique, cela revient à détruire une organisation pour sauver des carrières individuelles.

Plusieurs éléments nourrissent cette thèse : l’absence de parrainages malgré la présence de députés du parti, le retrait du leader historique, le silence de la direction face aux départs, l’absence de consigne de vote, les ralliements coordonnés, la signature collective du Pacte républicain et même le ralliement du fils du leader historique.

Pris séparément, ces événements pourraient passer pour des coïncidences ; pris ensemble, ils dessinent au contraire les contours d’une stratégie politique cohérente.

 

Les militants, grands perdants de l’histoire

Dans toute cette recomposition politique, les grands perdants restent les militants. Ce sont eux qui ont organisé les meetings, financé les campagnes locales, subi les pressions politiques, défendu le parti sur le terrain et cru à la promesse d’une alternance. Aujourd’hui, beaucoup se sentent abandonnés, trahis et instrumentalisés.

Le sentiment dominant dans la base militante n’est plus seulement la déception : c’est celui d’avoir été sacrifiés dans des négociations de sommet, réduits au rôle de figurants dans une stratégie où leurs espoirs ont été troqués contre des calculs individuels. Cette fracture entre la direction et sa base illustre la profondeur du désenchantement qui traverse désormais le parti.

Une opposition béninoise en voie de disparition ?

Le véritable enjeu dépasse largement le parti Les Démocrates ; ce qui se joue aujourd’hui pourrait redessiner durablement le paysage politique béninois. Si tous les grands partis finissent par rejoindre la mouvance, le pays risque de basculer dans une configuration dominée par un seul bloc, où l’opposition, fragmentée et affaiblie, n’aurait plus qu’un rôle marginal.

Or, l’histoire politique montre que de telles situations ne conduisent jamais à une stabilité durable : elles débouchent soit sur une recomposition brutale, soit sur l’émergence d’une opposition nouvelle et imprévisible, soit encore sur une crise politique majeure quelques années plus tard.

Autrement dit, derrière l’apparente unité nationale que promettent ces ralliements, se profile le risque d’un vide démocratique, où la pluralité des voix serait sacrifiée au profit d’un consensus imposé. La question est donc moins de savoir si le Bénin entre dans une nouvelle ère politique que de mesurer à quel prix cette ère pourrait se construire.

Le jugement de l’histoire

En politique, les défaites électorales s’oublient, mais les trahisons restent gravées dans la mémoire collective. Si la stratégie des dirigeants des Démocrates était réellement de négocier leur survie politique individuelle, alors ils auront peut-être sauvé leurs carrières, mais ils auront probablement détruit leur héritage.

Le 12 avril 2026 pourrait ainsi ne pas être seulement une élection présidentielle : il pourrait entrer dans l’histoire politique béninoise comme le jour où l’opposition s’est effondrée de l’intérieur.

Une question brûlante hantera désormais l’histoire politique du Bénin : les adversaires ont-ils terrassé les Démocrates, ou les dirigeants du parti ont-ils eux-mêmes sabordé leur propre navire ?

Bénin : Le séisme Houndété, de l’opposition radicale au « Pacte Républicain »

C’est un tournant majeur dans la course à la Marina. Ce jeudi 26 mars 2026, à la salle Majestic de Cotonou, Éric Houndété a brisé les codes de la politique béninoise. Le premier vice-président du parti « Les Démocrates » a officialisé son ralliement au duo Romuald Wadagni – Mariam Chabi Talata. Un choix qu’il place sous le signe de l’unité nationale, mais qui ressemble fort à un repositionnement à l’aube de l’examen du 12 avril.

Dans une salle comble où se mêlaient soutanes, boubous et écharpes de députés, l’ambiance était électrique. Éric Houndété, longtemps considéré comme l’un des critiques les plus acerbes du pouvoir en place, a franchi le Rubicon. En paraphant le « Pacte républicain », il devient le fer de lance d’une coalition hétéroclite composée d’anciens lieutenants de l’opposition et de figures de la société civile.

Éric Houndété
© Éric Houndété

Le « moment de vérité » : la foi au service du rallye

Pour justifier ce virage à 180 degrés, l’homme politique a troqué le discours partisan pour un plaidoyer humaniste. S’appuyant tour à tour sur les Écritures saintes et le Coran, l’ancien opposant a martelé son refus de se détourner de « l’humain ».

« Voici venu le moment de vérité », a-t-il lancé, appelant les fils et filles du Bénin à une réconciliation autour du projet de société du duo porté par la mouvance.

 

Un rassemblement sous conditions ?

Toutefois, ce soutien n’est pas un chèque en blanc. Derrière les sourires de façade, Éric Houndété a tenu à marquer son territoire. Le signal est clair : il attend du duo Wadagni–Talata une gouvernance ouverte à la contradiction.

« La critique de l’action publique doit rester un mirador essentiel », a-t-il prévenu, menaçant de redevenir opposant si la voix du peuple venait à être étouffée. Ce soutien dépasse donc le seul cadre d’une alliance électorale ; il se veut une mise à l’épreuve de la future gouvernance.

Éric Houndété
© Éric Houndété

Le social comme dénominateur commun

Pourquoi Wadagni ? Pour les membres du « Pacte républicain », la réponse tient en un mot : pragmatisme. La coalition met en avant les promesses du candidat en matière de protection sociale, de santé et d’éducation. Pour Ilalou Atikou, l’un des piliers du mouvement, il est temps de troquer les « postures stériles » contre une « responsabilité constructive ».

À moins de trois semaines de l’examen, ce ralliement de poids change la donne. En mobilisant les forces des 12 départements, le duo Wadagni–Talata s’offre une caution de pluralisme inattendue. Reste à savoir comment la base électorale de l’opposition accueillera ce saut spectaculaire d’un de ses dirigeants historiques.

Bénin 2026 : Chabi Yayi, trahison ou pragmatisme ?

À quelques mois de la présidentielle d’avril 2026 au Bénin, la scène politique vient de connaître un nouveau séisme. Le soutien annoncé par Chabi Georges Nadjim Yayi au candidat de la mouvance présidentielle Romuald Wadagni rebat les cartes et relance les accusations d’incohérence politique au sein de l’opposition.

 

Un ralliement qui fait polémique

Pendant longtemps, certains cadres et militants du parti Les Démocrates ont défendu une ligne politique claire : aucune alliance avec la mouvance présidentielle. En plus, le discours était ferme, parfois même radical. L’objectif affiché était de construire une opposition forte et indépendante.

Mais la donne semble avoir changé. Après son départ du parti, Chabi Georges Nadjim Yayi a surpris l’opinion publique en annonçant son soutien à Romuald Wadagni, candidat soutenu par la majorité au pouvoir. Un revirement qui alimente aujourd’hui les débats politiques et médiatiques.

Dans les cercles politiques béninois, certains parlent déjà de stratégie personnelle, d’autres de réalisme politique, tandis que les plus critiques évoquent une véritable volte-face.

 

Bénin : Le ralliement de Chabi Yayi scelle-t-il le déclin de l’ère Boni Yayi ?

Par ailleurs, ce ralliement intervient à un moment charnière pour le parti Les Démocrates, actuellement fragilisé par la démission de Thomas Boni Yayi, la perte de sa représentation parlementaire et son exclusion de la course présidentielle de 2026 faute de parrainages.

Dans ce contexte de recul politique et de recomposition interne, le soutien de Chabi Yayi au candidat de la mouvance apparaît pour certains comme une véritable gifle à l’opposition, tandis que pour d’autres, il symbolise une opposition en perte totale de repères.

Bien qu’il justifie cette décision par un certain pragmatisme et une convergence de vision politique avec Romuald Wadagni, le timing interroge : ce ralliement survient alors que les Démocrates traversent une profonde crise de leadership.

En définitive, cet acte semble marquer la fin d’un cycle politique centré autour de la figure de Boni Yayi et souligner l’accélération de la recomposition du paysage politique à l’approche de l’échéance de 2026.

 

La stratégie Wadagni se dessine.

Du côté de Romuald Wadagni, ce soutien est loin d’être anodin. Il renforce son image de candidat capable de rassembler au-delà de la mouvance présidentielle. Ainsi, en attirant des figures issues de l’opposition ou proches de celle-ci, sa stratégie semble viser une victoire dès le premier tour ou, à défaut, une coalition politique large.

Ce repositionnement politique pourrait transformer la présidentielle de 2026 en une élection moins polarisée que prévu, avec des alliances transversales et des recompositions politiques inattendues.

 

Les masques tombent ou simple recomposition politique ?

Dans l’opinion publique, la question revient avec insistance : s’agit-il d’une trahison politique ou d’un pragmatisme électoral assumé en période de recomposition ?

Hier encore, certains responsables politiques dénonçaient toute collaboration avec la mouvance. Aujourd’hui, les alliances se dessinent, les positions changent et les lignes bougent. Pour beaucoup d’observateurs, la politique béninoise entre dans une phase de recomposition majeure à l’approche de la présidentielle de 2026.

Une chose est certaine : cette élection ne ressemblera pas aux précédentes, et elle pourrait bien marquer la fin d’une opposition crédible ou l’émergence d’un nouveau jeu politique.

 

 

Présidentielle au Bénin : La HAAC lance les enregistrements des candidats

COTONOU, 23 mars 2026 – Sous les projecteurs des studios de la SRTB, le top a été donné ce lundi 23 mars. Entre réglages techniques et enjeux de communication, les duos en lice pour la Marina enregistrent leurs messages officiels. Une étape millimétrée par la HAAC pour garantir un équilibre parfait sur les ondes nationales.

HAAC BENIN
© HAAC BENIN

La SRTB en mode « forteresse » électorale

Depuis les premières heures de la matinée, l’effervescence a gagné les locaux de la télévision nationale. Ce lundi 23 mars 2026 marque le début d’une phase cruciale : la capture des promesses de campagne. Sous l’œil vigilant d’Angela Aquereburu Rabatel , Directrice générale de la SRTB SA, les équipes techniques se mobilisent pour transformer les ambitions des candidats en messages audibles pour le grand public.

Ainsi, il ne s’agit pas de simples tournages. Chaque prise de parole est encadrée par la Décision n°26-003/HAAC, véritable boussole juridique qui définit le cadre de cette expression politique. Ici, le chronomètre est le seul maître, et chaque seconde compte pour convaincre les électeurs sans déborder du temps impartial.

HAAC BENIN
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La HAAC en arbitre des élégances

Par ailleurs, l’enjeu est de taille : éviter toute cacophonie médiatique. Pour la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), l’objectif est d’assurer une égalité stricte. Qu’il s’agisse de la majorité ou de l’opposition, chaque duo bénéficie du même éclairage et de la même qualité de son.

En déployant ses superviseurs sur le terrain, le régulateur ne se contente pas de surveiller ; il protège également l’équité de l’examen. Cette démarche vise aussi à offrir aux citoyens une information équilibrée, loin des déséquilibres publicitaires qui pourraient fausser la perception du débat démocratique.

HAAC BENIN
© HAAC BENIN

Un marathon de communication

Au-delà de l’aspect réglementaire, cette étape révèle la stratégie des candidats. Comment condenser un programme de sept ans en quelques minutes de temps d’antenne ? Les duos doivent faire la preuve d’une efficacité redoutable. En plus, Ces enregistrements constituent le premier véritable contact direct et massif entre les prétendants au Palais de la Marina et les foyers béninois.

La SRTB devient ainsi, pendant quelques jours, le laboratoire où se forge l’image de la future gouvernance du pays. Une fois les boîtes de production scellées, le pays tout entier pourra finalement juger de la force de persuasion de ceux qui aspirent à diriger le Bénin dès avril prochain.

Présidentielle 2026 au Bénin : Les Démocrates choisissent le boycott

COTONOU, 23 mars 2026 – Au sortir d’une nuit blanche électrique ce lundi 23 mars, le principal parti d’opposition a tranché : il ne glissera aucun bulletin dans l’urne le 12 avril prochain. Entre l’élection de Nourénou Atchadé et le refus de soutenir les duos en lice, l’ancienne formation de Boni Yayi a choisi l’isolement stratégique.

Le choix du silence électoral

L’attente était immense, la déception l’est tout autant pour certains partisans. Alors que le verrou des parrainages avait déjà écarté Les Démocrates de la course présidentielle, beaucoup espéraient voir le parti jouer les faiseurs de rois en se ralliant à l’un des duos autorisés à concourir.

C’est finalement la ligne radicale du « ni soutien, ni accompagnement » qui l’a emporté. Après des débats marathon qui se sont achevés à l’aube, les cadres du parti ont scellé cette position de retrait. Un choix qui place la formation dans une posture d’observateur critique, refusant de cautionner un examen dont elle se voit exclue d’office.

Nourénou Atchadé, un président sous surveillance

Ce séisme stratégique s’accompagne d’un changement de capitaine. Nourénou Atchadé prend officiellement les commandes du navire, succédant ainsi à l’ancien président Boni Yayi. Toutefois, cette promotion ne fait pas l’unanimité.

Élu dans un climat de contestations internes palpables, le nouveau président hérite d’une mission de transition périlleuse. Il devra maintenir l’unité d’une base déboussolée par l’absence de consigne de vote, tout en préparant le grand congrès d’octobre 2026. Sa légitimité sera mise à rude épreuve dès les prochains jours, alors que les militants s’interrogent sur l’efficacité de cette stratégie du siège vide.

Un parti à la croisée des chemins

En refusant de choisir un camp pour le 12 avril, les Démocrates font un pari sur le long terme. Cette neutralité assurée vise à préserver l’identité du parti face à une mouvance présidentielle solidement installée. Mais dans une arène politique qui a une horreur du vide, ce silence pourrait s’avérer être une lame à double tranchant.

Le parti parviendra-t-il à transformer cette frustration électorale en une force de mobilisation pour octobre ? L’avenir des Démocrates dépendra de la capacité de Nourénou Atchadé à colmater les brèches d’une maison de plus en plus divisée.

Bénin 2026 : Romuald Wadagni se confie sur ses rapports avec Patrice Talon

COTONOU, 23 mars 2026 – Entre l’ombre tutélaire de Patrice Talon et l’affirmation d’un destin propre, le candidat de la majorité présidentielle se livre. Dans un entretien fleuve accordé à Jeune Afrique, l’argentier national dessine les contours d’une présidence qu’il veut libre, tout en assumant l’héritage d’une décennie de réformes.

L’ambition par devoir, non par calcul

C’est l’image d’un homme d’État « malgré lui » que Romuald Wadagni a choisi de projeter. Alors qu’il vient de dévoiler les grandes lignes de son projet de société, le grand argentier du Bénin martèle une idée forte : sa présence dans la course à la Marina n’est pas le fruit d’un plan de carrière mûri de longue date.

« Si j’avais prévu d’être chef de l’État, j’aurais suivi un tout autre parcours », confie-t-il avec une franchise désarmante.

Loin des intrigues de palais classiques, il décrit sa candidature comme une émanation collective de la mouvance présidentielle, née du vide laissé par la décision de Patrice Talon de ne pas briguer de troisième mandat. Pour Wadagni, l’appel du drapeau l’a porté sur ses aspirations personnelles.

Le spectre de la « présidence de l’ombre »

C’est la question qui brûle les lèvres de tous les observateurs à Cotonou : Patrice Talon restera-t-il le véritable maître du jeu après 2026 ? Sur ce point, le candidat de la continuité se veut catégorique. Selon lui, le retrait du président actuel sera total et effectif dès l’investiture de son successeur.

Tranchant avec les craintes d’une « présidence sous tutelle », Wadagni assure que l’homme du Nouveau Départ n’a aucune intention de diriger depuis les coulisses. Si le respect et l’admiration entre les deux hommes sont manifestés — Wadagni décrivant une relation quasi filiale et une collaboration fusionnelle de dix ans —, il insiste sur la maturité institutionnelle du Bénin : le futur président sera le seul commandant à bord.

 

Un héritier qui s’assume

Le portrait que dresse Wadagni de son mentor est celui d’un expert polyvalent et d’un travailleur infatigable. Mais au-delà de l’hommage, le candidat prépare déjà son propre terrain. En évoquant ses relations avec d’autres figures de proue comme Joseph Djogbénou ou les anciens chefs d’État, il tente de se positionner comme le trait d’union entre la rigueur de l’ère Talon et une nouvelle phase de dialogue national.

Désormais lancé dans l’arène, Romuald Wadagni ne se contente plus de gérer les finances ; il doit convaincre qu’il possède l’étoffe politique pour transformer l’essai technique en succès populaire.

Bénin : « Les Démocrates » face à une cyber-offensive, le parti dénonce une « usurpation » de son identité

À l’approche de la présidentielle béninoise, la tension monte d’un cran. Alors que des visuels appelant au boycott inondent la toile, le principal parti d’opposition, « Les Démocrates », sort les griffes. Entre manipulation numérique et guerre de communication, décryptage d’une offensive numérique aux visées politiques. 

 

Le spectre du sabotage numérique

C’est une onde de choc qui traverse les états-majors politiques à Cotonou. Depuis quelques jours, des affiches numériques, reprenant avec une précision chirurgicale la charte graphique et le logo du parti Les Démocrates, circulent massivement sur WhatsApp et Facebook. Le message est radical : un appel pur et simple à bouder les urnes.

Pourtant, la réalité interne au parti est tout autre. Par la voix de son Secrétaire national à la Communication, le Dr Guy Dossou Mitokpè, la formation politique dénonce une manœuvre frauduleuse. Il ne s’agirait pas d’une crise interne, mais bien d’une tentative d’intoxication visant à semer la confusion chez les électeurs.

 

Une riposte institutionnelle immédiate

Face à ce qu’il qualifie de « grossière manipulation », le parti a choisi de recadrer le débat avec fermeté, en affirmant qu’aucune instance officielle n’a validé les appels au boycott, en rappelant que ses décisions ne se prennent pas sur les réseaux sociaux mais au sein de ses organes de direction, et en invitant ses militants à ignorer ces « bruits de couloir » numériques pour rester concentrés sur les véritables enjeux.

« C’est une usurpation flagrante de nos attributs. « Nous mettons en garde les auteurs de ces actes qui visent des objectifs inavoués », martèle la direction du parti dans un communiqué officiel ce 18 mars.

 

L’attente d’une ligne de conduite officielle

Si le parti rejette fermement le boycott pour l’instant, la question de sa stratégie finale reste en suspens. Pour l’heure, la Coordination nationale et le Conseil national sont en conclave, avec un objectif précis : définir une feuille de route claire pour son soutien au parti FCBE lors de la présidentielle à venir.

En adoptant cet angle de défense, Les Démocrates  cherchent non seulement à préserver leur image, mais aussi à éviter une démobilisation de leur base électorale qui profiterait au camp adverse. Au Bénin, la lutte contre les fake news s’impose désormais comme le nouveau champ de bataille politique.

Bénin : Romuald Wadagni entre en campagne

C’est le rendez-vous qui pourrait sceller la trajectoire politique du Bénin pour la prochaine décennie. Ce samedi 21 mars 2026, le Palais des Congrès de Cotonou s’apprête à vibrer au rythme de l’investiture de Romuald Wadagni. Le candidat de la mouvance présidentielle y dévoilera son projet de société : « Plus Loin, Ensemble ». Un titre qui sonne comme une promesse de continuité, mais aussi de dépassement.

Un baptême du feu pour le « Technocrate d’Or »

Après dix années passées à redresser les finances publiques sous l’aile de Patrice Talon, l’actuel Ministre d’État change de costume. Pour ce grand oral, Wadagni doit relever un défi de taille : transformer son image d’expert rigoureux en un leader charismatique capable de fédérer les masses.

Le choix du Palais des Congrès n’est pas anodin. C’est dans ce lieu chargé d’histoire que le dauphin désigné va tenter de convaincre les Béninois que la rigueur budgétaire peut également rimer avec prospérité sociale.

 

« Plus Loin, Ensemble » : une vision

Si le contenu exact du programme reste jalousement gardé jusqu’à samedi, les premières indiscrétions révèlent une stratégie en deux temps : consolider l’héritage en poursuivant les grands chantiers d’infrastructures et la modernisation de l’économie engagée depuis 2016, puis accélérer sur le plan social, avec le mot “Ensemble” comme signe d’une volonté d’inclusion renforcée, visant à réduire les inégalités et à placer l’humain au cœur de la croissance.

 

Un examen à deux visages

L’élection du 12 avril prochain s’annonce singulière. Avec l’absence du parti « Les Démocrates » de la course officielle — suite au rejet de leur candidature par les instances électorales —, Romuald Wadagni se retrouve face à Paul Hounkpè.

Par conséquent, l’enjeu de ce samedi dépasse la simple présentation d’un catalogue de mesures. Pour le camp présidentiel, il s’agit de légitimer une succession dans un contexte de forte tension politique et de répondre aux appels au boycott qui circulent sur les réseaux sociaux.

Ainsi, en lançant sa campagne sous le signe de l’unité « Ensemble », Wadagni tente de désamorcer les critiques sur une gouvernance jugée trop verticale. Le succès de son rassemblement ce samedi donnera le ton d’une campagne où chaque mot comptera, entre la nécessité de rassurer les partenaires internationaux et celle de convaincre un électorat en quête de mieux-être.

Bénin : La jeunesse de Parakou se mobilise pour le duo Wadagni-Talata

À quelques semaines du scrutin du 12 avril, l’effervescence politique gagne le Nord du pays. Ce mercredi, l’Université de Parakou (UP) s’est transformée en une véritable agora citoyenne. Entre sensibilisation civique et ralliement politique, les étudiants sont désormais au cœur de la stratégie de conquête du duo Wadagni-Talata.

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Un amphithéâtre à ciel ouvert pour la démocratie

Le terrain de sport de l’Université de Parakou a troqué ses maillots contre des écharpes politiques. Sous un soleil de plomb, une foule impressionnante d’étudiants s’est rassemblée pour une séance d’imprégnation aux enjeux électoraux. Loin d’être une simple formalité administrative, ce rendez-vous a pris les traits d’un grand oral citoyen.

Par ailleurs, l’objectif affiché est clair : sortir la jeunesse universitaire de l’indifférence pour en faire le fer de lance de l’examen à venir. Pour les autorités académiques, doyens et enseignants présents en nombre, il s’agit avant tout de rappeler que le bulletin de vote est l’arme la plus puissante du futur cadre béninois.

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Le choix de la continuité : le pari Wadagni-Talata

Si le discours officiel porte sur le devoir civique, l’ombre du duo Wadagni-Talata plane avec force sur l’événement. Pour de nombreux dirigeants étudiants qui se sont succédé au pupitre, soutenir ce ticket n’est pas qu’un choix politique, c’est une adhésion à une vision de développement.

« Nous ne sommes pas seulement des électeurs, nous sommes les sentinelles de la stabilité et du progrès économique », martèle un responsable étudiant sous les acclamations.

Les interventions mettent aussi en avant les réformes économiques et l’expertise technique portées par le duo, tentant de convaincre une jeunesse en quête de perspectives professionnelles et de modernité.

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Une mobilisation aux multiples visages

Cette rencontre souligne une mutation majeure dans la campagne actuelle : l’université n’est plus seulement un lieu de savoir, mais un territoire stratégique. En impliquant le personnel administratif et le corps enseignant aux côtés des étudiants, les organisateurs espèrent ainsi créer un effet d’entraînement qui dépassera les grilles du campus de Parakou.

À l’approche du 12 avril, le défi reste de transformer cette ferveur militante en une participation massive dans les urnes.

Présidentielle 2026 au Bénin : La HAAC lance le top départ médiatique

À quelques semaines du contrôle présidentiel, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a tracé, ce vendredi, les lignes de partage du temps d’antenne. Entre tirage au sort millimétré et chaise vide de l’opposition, Cotonou peaufine sa vitrine démocratique.

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Un tirage au sort sous haute surveillance

Dans les salons feutrés de la HAAC, la légèreté n’avait pas sa place. Ici, chaque détail comptait : il s’agissait de garantir que les duos de candidats puissent s’adresser aux Béninois sans qu’aucune voix ne domine l’autre. La régulation médiatique s’est incarnée dans un exercice délicat : fixer l’ordre de passage des prétendants à la magistrature suprême, sous le regard attentif des commissaires.

Pourtant, le tableau présentait une asymétrie notable. Si l’honorable Assan Seibou, figure de proue de la campagne du ticket Romuald Wadagni – Mariam Chabi Talata, était bien présent pour scruter l’urne, le siège dévolu aux représentants du duo Paul Hounkpê – Rock Hounwanou est resté désespérément vide. Un silence dans la salle qui fait écho aux tensions feutrées de la scène politique actuelle.

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La primauté du calendrier : le duo Wadagni-Talata en première ligne

Le verdict est tombé, implacable comme un chiffre : le bulletin numéro 1, tiré par le camp de la majorité, propulse le duo Wadagni-Talata en tête des sessions de communication officielle. Dès les premières ondes, leur voix ouvrira le bal médiatique.

Mais derrière ce tirage au sort, c’est toute l’architecture de la campagne qui s’est dévoilée. Durée des messages, protocoles d’enregistrement, validations techniques : la HAAC a déroulé un arsenal de règles pour dompter le tumulte électoral et l’ordonner en débat. Pour Assan Seibou, cette “architecture de textes clairs” n’est pas qu’un cadre : c’est la promesse d’une élection exemplaire, apaisée, où chaque parole trouve sa place.

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Vers une maturité démocratique ?

L’absence du camp Hounkpê lors de cette étape cruciale a certes interrogé, mais elle n’a pas freiné la machine administrative. Au contraire, pour les observateurs à Cotonou, la fermeté de la HAAC illustre une volonté claire de ne laisser aucun vide juridique polluer le climat social.

Dès lors, projetons-nous vers demain. Car la réussite de ce dispositif ne se mesurera pas seulement au nombre de spots diffusés, mais surtout à la capacité des médias publics et privés d’offrir un miroir fidèle des aspirations populaires.

En effet, si la discipline imposée par le régulateur est respectée, le Bénin pourrait transformer ce rendez-vous de 2026 en un modèle de transition numérique et politique pour la sous-région.

En définitive, l’objectif reste inchangé : que le bulletin de vote l’emporte sur l’invective, sous le regard vigilant des caméras.

Parakou : meeting en soutien à Wadagni-Talata

À Parakou, capitale économique du nord du Bénin, la place Tabera s’est transformée ce week-end en tribune politique. Associations, mouvements citoyens et militants favorables au duo présidentiel formé par Romuald Wadagni et Mariam Talata s’y sont retrouvés pour afficher leur stratégie à l’approche de l’élection présidentielle prévue en avril.

Au-delà de la démonstration de soutien, la rencontre avait un objectif précis : fédérer les forces politiques et associatives de la région du Borgou autour d’un mot d’ordre commun — transformer l’enthousiasme militant en participation massive dans les urnes.

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Une mobilisation politique au cœur du Nord

La réunion a rassemblé plusieurs figures de la mouvance présidentielle ainsi que des représentants de la société civile. Leaders associatifs, responsables religieux, têtes couronnées et militants politiques ont pris part à ce rassemblement, illustrant l’importance stratégique du nord du pays dans l’équation électorale.

Parmi les intervenants figuraient notamment le conseiller technique du candidat, le Dr Ilyass Sina Dunwiru, ainsi qu’Adam Chabi Bouko, chargé de coordonner les mouvements du Borgou engagés en faveur du ticket Wadagni-Talata.

Pour les organisateurs, l’enjeu est clair : consolider l’ancrage politique du candidat dans une région où la mobilisation électorale pourrait peser de manière décisive dans l’issue du scrutin.

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« Construire le Bénin de demain »

Le rassemblement s’est articulé autour d’un thème central : bâtir collectivement un pays plus prospère et inclusif. Les responsables des mouvements de soutien ont mis en avant plusieurs priorités, parmi lesquelles la promotion de la jeunesse, l’amélioration du système éducatif et la consolidation de la croissance économique.

Dans leurs interventions, les différents porte-parole ont également insisté sur la nécessité d’accompagner les populations les plus vulnérables et de poursuivre les réformes engagées ces dernières années.

Pour les partisans du candidat, la campagne présidentielle doit ainsi s’appuyer sur une dynamique de continuité tout en proposant une vision tournée vers l’avenir.

 

L’appel à une participation massive

Au cœur des discours prononcés à Parakou, un message revient avec insistance : l’importance de la mobilisation électorale.

Les organisateurs du meeting ont exhorté les sympathisants à transformer leur soutien politique en votes effectifs lors du scrutin d’avril. Dans leur stratégie, la participation constitue un facteur déterminant pour consolider la position du duo Wadagni-Talata.

« L’énergie militante doit désormais se traduire dans les urnes », ont résumé plusieurs intervenants devant la foule réunie sur la place Tabera.

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Une campagne placée sous le signe de l’unité nationale

Les représentants du candidat ont également cherché à envoyer un message d’équilibre territorial. Selon eux, le projet porté par Romuald Wadagni se veut national et ne privilégie aucune région particulière du pays.

Dans un contexte où les équilibres régionaux jouent souvent un rôle important dans les compétitions électorales ouest-africaines, cette ligne de discours vise aussi à présenter la candidature comme un projet rassembleur.

 

Une présidentielle qui s’annonce déterminante

À quelques semaines du scrutin, la campagne s’intensifie progressivement à travers le pays. Les meetings régionaux, comme celui organisé à Parakou, constituent des moments clés pour mesurer la capacité de mobilisation des différents camps politiques.

Pour les observateurs, l’élection présidentielle d’avril pourrait marquer une étape importante dans l’évolution politique du Bénin, pays souvent présenté comme l’une des démocraties les plus stables de la région.

Reste désormais à savoir si l’élan affiché lors de ces rassemblements se traduira effectivement dans les urnes.

Présidentielle 2026 : Talata passe sa visite médicale

Mariam Chabi Talata, colistière de Romuald Wadagni et candidate de la mouvance présidentielle, a entamé sa visite médicale officielle devant la Cour constitutionnelle du Bénin. Une étape obligatoire du processus électoral, destinée à vérifier l’aptitude physique et mentale des candidats à la magistrature suprême.

 

Cotonou, 11 novembre 2025 – La Cour constitutionnelle du Bénin a reçu, lundi, Mariam Chabi Talata, colistière de Romuald Wadagni et candidate de la mouvance présidentielle, pour sa visite médicale officielle, étape incontournable du processus électoral.

 

Examen médical obligatoire pour les candidats

 

Ainsi, conformément aux dispositions encadrant l’élection présidentielle, le collège de médecins assermentés — composé du Professeur Francis Tognon Tchegnonsi (psychiatre), du Professeur Léopold Houétondji Codjo (cardiologue) et de Mme Angèle Azon Kouanou (interniste) — a pris en charge Mme Talata pour sa visite médicale officielle. Dans ce cadre, ces praticiens ont réalisé les examens destinés à évaluer l’aptitude physique et mentale de la candidate à exercer les plus hautes fonctions de l’État, conformément à une exigence constitutionnelle préalable à toute validation de candidature.

 

Deux phases pour une évaluation complète

 

La visite médicale se déroule en effet en deux étapes. D’une part, la première phase, tenue au siège de la Cour constitutionnelle, a permis de réaliser les examens initiaux. D’autre part, la deuxième phase se tiendra au Centre National Hospitalier Universitaire (CNHU) et au Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC), pour des analyses complémentaires destinées à confirmer l’état de santé de la candidate.

Une fois ces examens achevés, les résultats seront transmis au Président de la Cour constitutionnelle, qui en assure la confidentialité et l’intégrité.

 

Talata absente lors de la première convocation

 

Mme Talata n’avait pas pu se présenter lors de la première convocation médicale, du fait d’une mission officielle à l’étranger, indiquent ses services. Dès lors, sa présence ce lundi marque la régularisation de sa situation et la conformité de sa candidature aux exigences légales.

Avec cette étape médicale désormais engagée, la candidature de Mariam Chabi Talata poursuit son parcours réglementaire, dans le respect des exigences constitutionnelles qui encadrent l’élection présidentielle au Bénin.

 

Wadagni 2026 : La jeunesse lance l’offensive de campagne

 

Dans l’Ouémé et le Plateau, la jeunesse béninoise prend la route et la parole : la caravane électorale du mouvement Jeunesse Wadagni rallume l’engagement civique et place les 18-35 ans au cœur du débat présidentiel.

 

 

Porto-Novo, 5 novembre 2025 – Dès les premières lueurs de ce mercredi 5 novembre, un vent d’enthousiasme a balayé les routes poussiéreuses de l’Ouémé et du Plateau. La Jeunesse Wadagni, mouvement dynamique porté par des militants passionnés, a lancé une vaste caravane de sensibilisation pour rallier les cœurs et les esprits à la cause du duo Wadagni-Talata, en lice pour la présidentielle de 2026. Objectif affiché : transformer les idéaux en actes et propulser la jeunesse au centre du débat national.

Une campagne de terrain, entre proximité et conviction

 

Pendant deux jours, cette expédition terrestre sillonnera villages et bourgades, bien loin d’une simple parade électorale. Elle incarne en effet une quête viscérale de lien humain, où les jeunes leaders du mouvement tissent des connexions directes avec leurs pairs. Ateliers interactifs, débats enflammés : les échanges mettent en lumière les piliers d’un projet politique assumé – leadership audacieux, cohésion nationale, relance économique inclusive et gouvernance transparente.

« Nous ne cherchons pas seulement des voix, mais des bâtisseurs d’avenir », confie un porte-parole lors d’une escale matinale à Adjarra.

 

Une jeunesse en marche, porteuse d’un idéal civique

 

Au-delà de la proximité, cette initiative pulse au rythme d’une ambition plus vaste : fédérer la frange la plus vive de la population autour de principes intangibles comme l’indépendance nationale et une politique imprégnée de morale. En effet, dans un pays où les élections riment trop souvent avec divisions, la Jeunesse Wadagni martèle un appel solennel à l’engagement civique.
Elle exhorte les 18-35 ans à s’approprier les urnes, convaincue que le Bénin de demain ne saurait émerger sans leur empreinte.

« C’est notre tour de réécrire l’histoire, non pas en spectateurs, mais en architectes », proclame un banner déployé à l’entrée de chaque commune visitée.

La Jeunesse Wadagni lance une caravane de mobilisation dans l’Ouémé et le Plateau pour soutenir le duo Wadagni-Talata et réveiller l’engagement des jeunes en vue de la présidentielle béninoise de 2026.
© La Jeunesse Wadagni lance une caravane de mobilisation dans l’Ouémé et le Plateau pour soutenir le duo Wadagni-Talata et réveiller l’engagement des jeunes en vue de la présidentielle béninoise de 2026.

Des étapes comme autant de jalons vers un Bénin nouveau

 

En plus, les étapes s’enchaînent comme un relais de flambeau : rencontres avec les notables, échanges bouillonnants avec les associations estudiantines, accolades chaleureuses auprès des soutiens de longue date. Partout, le discours est clair et fédérateur : un Bénin résilient, équitable, porté par une vision prospective incarnée par Wadagni et Talata.
Perçus comme des artisans du renouveau, les deux figures promettent aussi un horizon où l’innovation rime avec justice sociale.

 

Une stratégie d’ancrage territorial aux enjeux nationaux

 

Pour les analystes politiques, cette offensive précoce dans le sud-est du pays – berceau de traditions et de potentiels inexploités – n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une stratégie d’ancrage territorial qui pourrait aussi bien redessiner les équilibres à l’approche d’avril 2026.
En galvanisant ainsi une jeunesse souvent reléguée aux marges, le mouvement ne se contente pas de mobiliser : il forge une conscience collective, prête à défier les inerties du passé.

 

La Jeunesse Wadagni : une force en marche, entre espoir et détermination

 

Tandis que le soleil décline sur les collines du Plateau, la caravane file vers de nouveaux horizons. Reste à mesurer l’écho de cette vague : transformera-t-elle l’élan en tsunami électoral ?
Une chose est sûre : dans l’Ouémé et au-delà, la jeunesse béninoise affirme haut et fort qu’elle n’est plus une promesse, mais une force en marche.

Présidentielle 2026 : les Démocrates réagissent à leur exclusion

À Cotonou, une délégation de parlementaires des Démocrates a exprimé ce 28 octobre sa profonde déception après l’exclusion de leur parti pour la présidentielle du 12 avril 2026.

 

Cotonou, le 28 octobre 2025 –  À peine la poussière retombée sur l’invalidation de leur formation politique, une délégation de parlementaires des Démocrates (LD) a pris la parole ce mardi, exprimant une vive déception face à l’absence de leur parti au scrutin présidentiel du 12 avril 2026. Pour eux, c’est un rendez-vous manqué, une occasion avortée d’insuffler une dynamique nouvelle au pays.

Cette sortie fait écho à la décision de la Cour constitutionnelle, confirmant l’exclusion du LD, et au retrait récent de leur figure de proue, Renaud Agbodjo. Les élus n’ont pas cherché à adoucir le constat : ils pointent des dysfonctionnements internes, mais aussi des interférences extérieures qui auraient amplifié la crise.

« Nous avions vu dans cette élection un tremplin idéal pour concrétiser nos projets d’alternance et répondre aux attentes urgentes de nos citoyens », confie l’un des porte-parole, évoquant l’amertume d’un quinquennat qui s’éloigne.

 

Exclusion du LD : un message de déception, mais aussi de responsabilité

 

Loin de se cantonner à la rancœur, les députés ont réaffirmé leur attachement aux valeurs fondatrices du LD : gouvernance inclusive, justice sociale et progrès partagé. S’adressant aux deux tandems encore en lice – représentants de la majorité et challengers –, ils ont formulé un vœu clair : que les revendications essentielles de la société béninoise soient intégrées aux programmes, de la lutte contre les inégalités à la consolidation de l’État de droit.

« Que les candidats retenus gardent en tête le pouls réel de la nation, pour un mandat qui serve l’intérêt général », ont-ils insisté, dans un appel à l’humilité face aux défis collectifs.

 

Un appel à la paix dans un climat sous tension

 

Au-delà des regrets, leur intervention s’est conclue sur une note d’apaisement : un appel à la sérénité tout au long du processus électoral. Dans un contexte marqué par des exclusions successives et des tensions latentes, les parlementaires des Démocrates plaident également pour un débat civilisé, seul garant de l’harmonie nationale.

« La paix est le socle de notre démocratie ; protégeons-la pour le bien de tous les Béninois », ont-ils déclaré, invitant chaque acteur à privilégier le dialogue plutôt que la confrontation.

 

Exclusion du LD : une opposition reléguée mais vigilante

 

Cette prise de parole intervient à un moment charnière. Le Bénin, longtemps perçu comme un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest, navigue désormais entre réformes électorales controversées et aspirations à une alternance fluide. À deux mois du dépôt des candidatures définitives, l’absence d’une opposition structurée comme les Démocrates pourrait accentuer les clivages.

Reste à voir si cette posture mesurée portera ses fruits ou si elle restera une voix isolée dans le tumulte pré-électoral. Pour l’heure, les Démocrates, relégués au banc de touche, se recentrent sur leur rôle de vigie parlementaire, déterminés à veiller au grain d’une élection sous haute surveillance.

 

Affaire Sodjinou : la Cour constitutionnelle se déclare incompétente

Cotonou, 24 octobre 2025 – Coup de théâtre dans l’affaire du retrait de parrainage de Sodjinou : la Cour constitutionnelle du Bénin a déclaré, jeudi 23 octobre, son incompétence à statuer sur le litige opposant le député à son parti, Les Démocrates. En renvoyant l’affaire devant les juridictions ordinaires, elle entérine une décision antérieure favorable au parlementaire et prive, de facto, l’un des principaux partis d’opposition d’une candidature à la présidentielle.

 

Parrainage litigieux et fracture interne

 

Le différend trouve son origine dans l’inscription controversée de Michel Sodjinou comme parrain du ticket présidentiel porté par Vignilé Renaud Léandre N’doufou Agbodjo et Jude Bonaventure Lodjou. Le député affirme que son soutien a été enregistré sans son consentement, une irrégularité dénoncée devant le tribunal de Cotonou. Celui-ci lui a donné raison, annulant l’usage du document et ordonnant sa restitution.

Refusant cette décision, Les Démocrates ont saisi la Cour constitutionnelle, estimant que le litige relevait du droit électoral. Un argumentaire qui visait à contourner les tribunaux classiques et à faire passer le litige pour une question de conformité aux normes fondamentales de la démocratie béninoise.

 

Affaire Sodjinou : une ligne rouge posée par la Cour

 

Décidément, la Haute Juridiction ne partage pas l’analyse des Démocrates. Dans un arrêt rendu le 23 octobre, elle estime que le différend relève d’un désaccord interne sans portée constitutionnelle. « Ce n’est pas une contestation de validité électorale, mais un contentieux interne classique », ont résumé les sages, renvoyant l’affaire devant les juridictions de droit commun – tribunal et cour d’appel – pour un examen approfondi.

Cette décision enterre les espoirs de recours rapide du parti et confirme l’ordonnance rendue à Cotonou. Michel Sodjinou conserve son parrainage et pourrait le réorienter. Pour Les Démocrates, c’est un revers majeur : la CENA a déjà écarté le duo Agbodjo-Lodjou de la liste provisoire des candidats, les privant ainsi d’un ticket présidentiel pour 2026.

 

Affaire Sodjinou : une opposition fragilisée, un débat relancé

 

Au-delà du volet juridique, cette affaire affaiblit l’opposition. Les Démocrates, pilier historique face au pouvoir, se retrouvent dans une impasse à quelques mois du scrutin. Un ultime recours en cassation reste possible, mais limité aux vices de forme.

La décision marque aussi une clarification jurisprudentielle : les litiges sur les parrainages ne pourront plus être érigés en crises constitutionnelles. Ils devront suivre le circuit judiciaire classique, évitant l’encombrement de la Cour suprême.

Mais, les enjeux dépassent les tribunaux. Pour plusieurs analystes, cette affaire révèle les limites du système de parrainage : censé filtrer les candidatures, il entrave parfois les dynamiques internes, notamment dans l’opposition. « C’est un outil de légitimation, mais il peut devenir un verrou antidémocratique », estime un expert en droit électoral.

 

Vers une présidentielle sous tension

 

À l’approche de 2026, l’affaire Sodjinou illustre les tensions croissantes autour du jeu électoral béninois. Les Démocrates, affaiblis sur les plans judiciaire et administratif, devront revoir leur stratégie ou nouer des alliances. Sodjinou, lui, s’affirme comme un acteur indépendant, prêt à tracer sa propre voie.

Dans ce climat incertain, une chose est sûre : chaque fiche de parrainage pourrait peser plus lourd qu’un bulletin de vote. La Cour constitutionnelle a rappelé les règles, mais le terrain politique reste plus imprévisible que jamais.

Et une série de questions s’impose, troublantes autant que révélatrices :

  • Pourquoi Michel Sodjinou a-t-il décidé de contester son parrainage à la dernière minute ?
  • A-t-il déposé sa fiche sous contrainte, comme s’il avait un pistolet sur la tempe ?
  • Ignorait-il qu’un nom pouvait être inscrit sans validation explicite lorsqu’il déposait sa fiche à blanc ?
  • Pourquoi est-il le seul membre des Démocrates à s’être plaint de la procédure ?
  • Que gagne-t-il réellement à voir son propre parti exclu des joutes électorales ?
  • Est-il la taupe tant redoutée au sein des Démocrates ?

Autant d’interrogations qui, à défaut de réponses immédiates, alimentent les soupçons et redessinent les lignes de fracture d’une présidentielle sous haute tension.

 

parrainage : la Cour d’Appel tranche, Sodjinou récupère son droit

Cotonou, 23 octobre 2025 – Le 17 octobre dernier, au terme d’une bataille judiciaire acharnée opposant l’ancien président Thomas Boni Yayi et sa formation politique Les Démocrates (LD) au député Michel François Oloutoyé Sodjinou, la Cour d’Appel de Cotonou a mis un point final. Dans un arrêt sans équivoque, la juridiction a confirmé la décision du tribunal de première instance, enjoignant Yayi et ses alliés à restituer le formulaire nominatif de parrainage au parlementaire.

Ce rebondissement marque un second revers pour l’ex-chef de l’État et son mouvement, qui espéraient inverser la tendance après un premier jugement défavorable rendu six jours plus tôt. Au cœur du litige : un formulaire de soutien politique que Sodjinou accuse les dirigeants de LD d’avoir retenu abusivement, entravant ainsi son parcours électoral. Saisi en urgence, le juge des référés avait déjà tranché en faveur du député, annulant le document litigieux et ordonnant la délivrance d’un nouvel exemplaire pour lever tout obstacle.

 

Parrainage : une contestation balayée par la Cour d’Appel

 

Face à cette première décision, datée du 13 octobre, Les Démocrates n’avaient pas désarmé. Leur président, Boni Yayi, et ses colistiers ont aussitôt déposé un recours, arguant d’une incompétence manifeste du magistrat. Selon eux, l’affaire ne relevait ni de la justice civile ordinaire, ni de la procédure accélérée des référés. Ils ont soutenu que le fait de confier le formulaire au parti constituait un acte volontaire, irrévocable – une sorte de don politique, impossible à reprendre.

Mais la Cour d’Appel n’a pas retenu cette interprétation. Dans son délibéré, elle a balayé les objections d’un revers de plume, réaffirmant la compétence du juge des référés dans les situations d’urgence, dès lors que les enjeux ne prêtent pas à controverse majeure. « Il ne s’agissait pas ici de remettre en cause la validité intrinsèque du parrainage », ont précisé les magistrats, « mais bien de corriger une détention injustifiée d’un document administratif nominatif ». Une nuance décisive qui fait basculer le dossier d’une querelle politique vers une question de droit pur : celle de la protection contre les blocages arbitraires.

L’arrêt n°014/CH-PD-REF/2025 entérine ainsi l’ordonnance 254/AUD-PD/2025 du tribunal de base, scellant la victoire judiciaire du député Sodjinou. Ce dernier, qui avait dénoncé publiquement les manœuvres de rétention comme une entrave à sa liberté d’action, sort renforcé de cette épreuve.

 

Des fissures dans l’opposition : symptôme d’un malaise plus profond ?

 

Au-delà du sort d’un simple formulaire, cette affaire révèle les tensions internes qui traversent Les Démocrates, formation née des cendres de l’opposition post-Yayi et censée incarner l’alternative au pouvoir en place. La rétention alléguée du document soulève des interrogations sur la gouvernance du parti : jusqu’où les instances dirigeantes peuvent-elles contrôler les ambitions individuelles de leurs membres ? Dans un contexte préélectoral où les parrainages sont stratégiques, la question n’est pas anodine.

Boni Yayi, figure tutélaire de l’opposition béninoise depuis son départ du palais en 2016, voit son autorité judiciaire ébranlée pour la seconde fois en une semaine. Les Démocrates, qui se veulent rempart contre les dérives du régime Talon, devront-ils revoir leur stratégie pour éviter que ces déboires internes ne ternissent leur image ? Sodjinou, lui, peut désormais avancer, formulaire en main, vers ses objectifs politiques.

 

Parrainage : une justice rapide

 

La célérité de la Cour d’Appel dans ce dossier illustre la capacité du système judiciaire béninois à trancher les contentieux sensibles sans s’enliser. Un atout précieux à l’approche d’échéances électorales qui s’annoncent disputées. Elle rappelle aussi que, derrière les joutes partisanes, le droit administratif veille à ce que les outils démocratiques – comme les parrainages – ne deviennent pas les otages de luttes de pouvoir.

Cependant, cet épisode judiciaire ne referme pas le dossier. Bien au contraire : Les Démocrates ont saisi la Cour constitutionnelle, qui doit rendre son verdict ce jour-même. À Cotonou, tous les regards convergent vers cette instance suprême, dont la décision pourrait redessiner les contours d’une élection plus inclusive. En toile de fond, c’est l’équilibre démocratique qui se joue. Les Démocrates retiennent leur souffle. Le Bénin, lui, reste en alerte.

 

Présidentielle 2026 : Boni Yayi et des cadres des Démocrates convoqués par la Police Judiciaire

À la veille d’un verdict crucial de la Cour constitutionnelle sur un parrainage contesté, la Police Judiciaire a convoqué Boni Yayi, Renaud Agbodjo et Jude Lodjou. Cette procédure, liée au processus électoral en vue de la présidentielle de 2026, s’inscrit dans un climat politique déjà tendu et ravive les interrogations sur l’impartialité du cadre démocratique.

 

Cotonou, 22 octobre 2025 –L’atmosphère est lourde de suspense dans les coulisses du pouvoir béninois. À la veille d’une décision cruciale de la Cour constitutionnelle, l’ancien chef d’État Boni Yayi, accompagné de deux figures de proue du parti Les Démocrates – Renaud Agbodjo et Jude Lodjou – a été convoqué ce mercredi pour une audition par la Police Judiciaire. Ce rebondissement spectaculaire s’inscrit dans une saga électorale de plus en plus tendue, marquée par le retrait controversé d’un parrainage décisif, qui compromet désormais la participation du principal parti d’opposition à l’élection présidentielle de 2026.

 

Présidentielle 2026 : un retrait qui fait basculer la balance

 

Au cœur de cette affaire explosive se trouve le seuil strict requis pour valider une candidature à la magistrature suprême. Pour entrer officiellement dans la course, chaque parti doit réunir au minimum 28 parrainages d’élus. Les Démocrates, formation d’opposition déterminée, avaient atteint tout juste ce seuil. Mais le député Michel Sodjinou a rompu cet équilibre précaire lorsqu’il a annoncé le retrait de son soutien, ramenant le total à 27. Un désistement lourd de conséquences, qui, pour l’heure, exclut de facto le parti de la compétition présidentielle.

Michel Sodjinou justifie son revirement par des irrégularités internes : selon lui, la désignation des candidats n’aurait pas respecté les procédures démocratiques du parti. Une version fermement contestée par la direction des Démocrates, qui dénonce une manœuvre orchestrée en coulisses pour affaiblir l’opposition.

« C’est une tentative flagrante de saborder notre engagement électoral », a réagi un cadre du parti sous couvert d’anonymat, évoquant un climat d’intimidation généralisée.

 

De la justice ordinaire à l’arbitrage constitutionnel

 

Face à ce revirement, Michel Sodjinou a saisi la justice. Le tribunal de première instance de Cotonou lui a donné raison en annulant rétroactivement son engagement initial. En réaction, Les Démocrates ont immédiatement déposé un recours en urgence devant la Cour constitutionnelle, seule instance compétente en matière électorale. Attendu ce jeudi 23 octobre, le verdict pourrait soit rétablir le parrainage contesté, soit entériner l’exclusion du parti de la liste provisoire.

Dans ce climat d’incertitude, un nouveau rebondissement a surpris l’opinion publique : ce mercredi matin, la Police Judiciaire a convoqué l’ancien président Boni Yayi, ainsi que les deux candidats à la présidentielle du parti Les Démocrates, Renaud Agbodjo et Jude Lodjou. Cette audition s’inscrit dans le cadre des accusations formulées par Michel Sodjinou, qui dénonce des irrégularités dans la procédure de parrainage.

D’ailleurs, cette convocation a ravivé les tensions politiques. Les partisans de Boni Yayi, figure centrale de l’opposition, accusent les autorités d’instrumentaliser la justice pour écarter leurs adversaires à l’approche de l’échéance électorale.

 

« C’est une chasse aux sorcières qui mine la crédibilité du scrutin », déplore un observateur de la société civile, rappelant que la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) doit finaliser la liste des candidats d’ici le 31 octobre.

 

Une règle à la loupe : la démocratie en péril ?

 

Au-delà de l’affaire en cours, ce bras de fer relance un débat de fond : le système de parrainage, conçu pour filtrer les candidatures fantaisistes, ne devient-il pas un outil de verrouillage politique ? Peut-on accepter qu’un simple désistement individuel prive des millions d’électeurs d’une alternative crédible ? De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer une réforme en profondeur : élargissement du vivier de parrains, mécanismes anti-rétractation, ou encore transparence accrue dans les procédures d’adhésion.

 

Présidentielle 2026 : une décision sous haute tension

 

En somme, à Cotonou, où les enjeux de 2026 se dessinent déjà en filigrane, cette affaire cristallise les tensions d’un paysage politique polarisé. La décision imminente de la Cour constitutionnelle pourrait soit désamorcer les tensions, soit, au contraire, enflammer les rues et raviver les clivages. Dans tous les cas, elle marquera un tournant décisif dans la trajectoire démocratique du Bénin.

 

Parrainage : Le sort des Démocrates sera tranché jeudi

Le parrainage de l’opposition suspendu, la Cour constitutionnelle sous pression Feuilleton politique : Les Démocrates obtiennent 72 heures de sursis pour sauver leur candidature de la disqualification.

 

Cotonou, 20 octobre 2025 — Le bras de fer judiciaire autour du parrainage du député Michel Sodjinou, figure de proue de l’opposition béninoise, a connu un nouveau rebondissement ce lundi. En effet, à la demande du parti Les Démocrates, la Cour constitutionnelle a décidé de reporter l’audience plénière spéciale prévue à 10 h. Cette audience devait examiner le recours introduit par Kamar Ouasagari contre l’invalidation du parrainage, jugé crucial pour la candidature de Renaud Agbodjo. Les juges ont fixé la nouvelle date au jeudi 23 octobre, accordant ainsi à la formation politique un délai pour compléter les pièces du dossier.

Au cœur des préparatifs pour la présidentielle du 12 avril 2026, cette affaire met en lumière les tensions croissantes autour des exigences de parrainage imposées par la Commission électorale nationale autonome (CENA). En fait, le parti Les Démocrates, principal mouvement d’opposition, tente toujours de réunir les 28 parrainages nécessaires pour valider la candidature de son leader. Or, l’invalidation de la fiche signée par Michel Sodjinou — député du parti — par le tribunal de première instance de Cotonou a précipité le dépôt d’un recours en urgence la semaine dernière.

 

Les Démocrates obtiennent un sursis stratégique

 

Dans un communiqué, la Cour constitutionnelle a confirmé avoir reporté l’audience à la demande du parti. Les Démocrates ont invoqué la nécessité de « compléter des pièces au dossier » pour renforcer la requête de Kamar Ouasagari, qui conteste l’ordonnance du juge de Cotonou. Ce dernier avait annulé le parrainage pour irrégularités formelles. Ainsi, plusieurs observateurs estiment que ce délai pourrait permettre au parti de consolider ses arguments juridiques, alors que la CENA et le pouvoir en place sont accusés de verrouiller l’accès à la compétition.

En annulant in extremis l’audience prévue ce lundi, la Cour a pris de court militants et analystes. Sur les réseaux sociaux, Les Démocrates ont rapidement réagi, réaffirmant ainsi leur volonté de défendre une « élection transparente et inclusive ». En plus, le parti a galvanisé ses partisans en évoquant un « cœur à 350 degrés » et en appelant à la vigilance pour préserver la paix électorale.

 

 Parrainage : une bataille décisive à six mois du scrutin

 

Cette saga judiciaire illustre les entraves que l’opposition affronte depuis les réformes électorales de 2019, qui ont durci les conditions de participation. Par ailleurs, en perdant un seul parrainage — celui de Michel Sodjinou, poids lourd du parti — Les Démocrates risquent de voir leur dossier invalidé, compromettant leur présence à la présidentielle de 2026. Rappelons que récemment le parti avait déposé ses 28 fiches sous escorte d’huissier, preuve de la tension ambiante.

Kamar Ouasagari incarne l’espoir de faire annuler la décision du tribunal. Si la Cour constitutionnelle — souvent accusée de proximité avec l’exécutif — donne raison au recours, Les Démocrates pourraient rapidement reconstituer leur dossier. En revanche, si elle confirme l’invalidation, l’opposition plongerait dans une crise politique majeure, relançant les accusations de « verrouillage démocratique » au Bénin.

 

Le compte à rebours est lancé

En attendant le verdict du 23 octobre, Les Démocrates intensifient leurs appels à la mobilisation. Le sort de leur candidat, et peut-être l’équilibre de la présidentielle à venir, repose désormais entre les mains des sept sages de la Cour constitutionnelle.

Présidentielle 2026 : Le Collège médical prête serment

Le processus électoral s’officialise au Bénin. La Cour constitutionnelle a tenu ce vendredi une audience plénière pour la prestation de serment du collège médical. Chargé d’évaluer l’aptitude physique et mentale des candidats, ce collège, crucial pour la crédibilité du scrutin du 12 avril, a juré d’exercer sa mission avec « rigueur absolue et impartialité totale ».

 

Cotonou, 17 octobre 2025 – La phase finale des préparatifs électoraux s’accélère au Bénin. Dans ce cadre, la Cour constitutionnelle a tenu ce vendredi une audience plénière spéciale pour la prestation de serment du collège médical chargé d’évaluer l’aptitude physique et mentale des prétendants à la présidence de la République. Présidée par le Pr Cossi Dorothé Sossa, cette cérémonie solennelle s’inscrit dans le chronogramme des élections générales de 2026, avec un scrutin présidentiel prévu le 12 avril.

Cependant, seuls deux membres sur trois ont pu prêter serment en personne : le Pr François Tognon Tchégnonsi et le Pr Léopold Houétondji Codjo. La Pr Angèle Azon Kouanou, absente pour cause de mission, complétera la procédure ultérieurement. Devant un parterre de magistrats et d’observateurs, les experts ont juré de remplir leur mission avec loyauté et impartialité.

 

Sossa : « Rigueur absolue et impartialité totale » pour la crédibilité

 

« Le rôle de ce collège est crucial pour garantir la crédibilité et la transparence du processus électoral », a insisté le président de la Cour, Pr Cossi Dorothé Sossa. À ce titre, il a appelé les médecins à exercer leur expertise avec « rigueur absolue et impartialité totale », soulignant que toute défaillance pourrait entacher la légitimité du scrutin.

En effet, cette évaluation médicale, prévue par l’article 61 de la loi organique, vise à s’assurer que les candidats répondent aux exigences constitutionnelles d’aptitude. Ainsi, elle constitue un filtre essentiel dans un contexte où les enjeux de santé publique et de gouvernance sont au cœur des débats.

Cette initiative évoque des précédents marquants, notamment en 2021, lorsque les autorités avaient assermenté un collège médical similaire en prélude à la présidentielle d’avril. À l’époque, les trois médecins désignés ont prêté serment dans une atmosphère comparable, et leur engagement a contribué à instaurer un processus jugé équitable, en dépit des contestations.

Un filtre médical crucial dans un climat politique tendu

 

Cette prestation de serment survient à un moment clé du calendrier électoral béninois, alors que la CENA a entamé l’examen des candidatures à l’élection présidentielle, dont les résultats de validation sont attendus pour le 26 octobre.

Parallèlement, la Cour constitutionnelle, bastion de la jurisprudence électorale, est déjà saisie de recours sensibles : contestations liées à l’auto-parrainage, radiations et exclusions de candidats. Dans ce contexte, ces tensions soulignent l’importance d’un processus médical impartial, susceptible de disqualifier certaines figures majeures en cas de problèmes de santé avérés.

Pour cette raison, les observateurs saluent cette étape comme un gage de maturité démocratique. « Dans un pays où la santé des leaders impacte directement la confiance publique, ce serment renforce les garde-fous institutionnels », commente un analyste politique contacté par notre rédaction. Par ailleurs, la communauté internationale, notamment la CEDEAO, suit de près ces préparatifs.

À l’issue de la cérémonie, les membres du collège ont regagné leurs laboratoires, prêts à entamer les évaluations dès la validation des candidatures. Reste à savoir si ce filtre médical influencera la liste des prétendants, qu’ils soient issus de l’opposition ou de rangs moins attendus. En définitive, dans l’arène politique béninoise, chaque serment compte pour bâtir un avenir serein.

 

Bénin: Le Parti Les Démocrates dénonce le « sabotage » de Sodjinou

Le Parti Les Démocrates (LD) est monté au créneau pour défendre sa participation à la présidentielle. En pleine conférence de presse, l’opposition a accusé le député Ichaou Sodjinou d’avoir tenté de « saboter » sa candidature en retirant son parrainage, mais affirme détenir les 28 signatures requises. Malgré les tentatives de déstabilisation et à quelques jours de la décision provisoire de la CENA, le LD promet d’offrir une alternative face au régime Talon.

 

Cotonou, 17 octobre 2025 – En pleine fièvre pré-électorale, le Parti Les Démocrates (LD) a tenu une conférence de presse mouvementée le jeudi 16 octobre à Cotonou. Face à un climat de suspicion et à l’approche de la publication des listes provisoires par la CENA, le parti d’opposition a fermement dénoncé des manœuvres de déstabilisation, pointant du doigt le député Ichaou Sodjinou.

Accusé d’avoir conspiré avec le pouvoir pour affaiblir l’opposition, le retrait du parrainage de Sodjinou a été au cœur des échanges. Malgré cette tentative de saboter le processus, le LD a réaffirmé que son ticket pour la présidentielle d’avril 2026 est maintenu.

 

 Le Parti Les Démocrates : attaque frontale contre le député Ichaou Sodjinou

 

Réunis au siège du parti, les leaders des Démocrates n’ont pas mâché leurs mots. « Le député Sodjinou, que nous avons soutenu par le passé, s’est rangé du côté du régime pour nous saboter », a lancé un porte-parole du LD. Le parti accuse l’élu de manœuvres visant à invalider leur participation électorale, un scénario souvent brandi par l’opposition depuis les réformes du code électoral.

Selon le LD, ces tentatives ont échoué : le28 parrainages requis pour leur duo de candidats restent bel et bien valides, comme l’attestent les documents officiels déposés. Ce seuil crucial imposé par la loi électorale leur ouvre la voie à la validation, en dépit des recours judiciaires en cours initiés par des détracteurs. La Commission électorale nationale autonome (CENA) est attendue pour publier la liste provisoire des candidatures retenues le 26 octobre 2025.

 

Un ticket pour défier le régime Talon

 

Au cœur de la conférence, les responsables ont réaffirmé leur engagement total pour le scrutin du 12 avril 2026. Leur ticket, composé de figures emblématiques du parti (Renaud Agbodjo et Bonaventure Lodjou), a été présenté comme un rempart contre la « dérive autoritaire » du président Patrice Talon.

« Nous serons au rendez-vous, plus unis que jamais, pour offrir une alternative crédible aux Béninois », a promis le coordinateur national, appelant à une mobilisation sans faille. Le LD, issu d’une scission des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), cherche à se positionner comme une force tierce, critique du pouvoir mais indépendante des alliances traditionnelles.

 

 Le Parti Les Démocrates : crise interne et appel à la sérénité

 

Face aux rumeurs de crise interne alimentées par l’affaire Sodjinou, les orateurs ont multiplié les appels à la sérénité. « Restez calmes, mobilisés et confiants. Nos militants sont notre force, et rien ne nous détournera de notre objectif : un Bénin libre et prospère », a insisté une responsable.

Des centaines de sympathisants, massés devant le siège, ont répondu par des chants et des slogans, signe d’un soutien populaire intact malgré les turbulences politiques.

L’affaire Sodjinou, député connu pour ses positions critiques envers le régime, risque d’alimenter les débats. Contacté par notre rédaction, son cabinet n’a pas répondu dans l’immédiat, mais des sources proches indiquent qu’il contestera ces accusations, les qualifiant de « calomnies internes ». Du côté du pouvoir, l’Union progressiste (UP) de Talon observe en silence.

À cinq mois d’un scrutin présidentiel qui s’annonce comme une véritable bataille politique, cette sortie des Démocrates sonne comme un cri de ralliement. En dénonçant publiquement des tentatives d’entrave, le LD se positionne en victime d’un système, mais surtout en force résiliente. Désormais, tous les regards se tournent vers la Commission électorale nationale autonome (CENA) : la publication de sa liste provisoire le 26 octobre confirmera ou infirmera la validité de cette candidature sous haute tension. D’ici là, dans l’arène politique béninoise, les coups bas sont loin d’avoir dit leur dernier mot.

Présidentielle : L’obstacle du colistier bloque Françoise Gbayido

Sans colistier, point de salut. L’histoire de Françoise Gbayido, commerçante et candidate indépendante à la présidentielle de 2026, est celle d’un combat contre les rouages de la loi. Éconduite par la CENA, elle incarne le paradoxe d’une démocratie béninoise où les outsiders peinent à s’imposer face aux exigences de l’élite partisane.

 

Cotonou, 16 octobre 2025 – Devant les grilles impeccablement gardées de la Commission électorale nationale autonome (CENA), une scène presque théâtrale a eu lieu mardi, jour de clôture du dépôt des candidatures. Une femme d’une soixantaine d’années, Françoise Gbayido, candidate indépendante à la présidentielle d’avril 2026, brandissait un dossier cartonné comme un bouclier. Pas de cortège bruyant, pas de partisans en chemises assorties : juste son rêve d’un Bénin « équilibré financièrement ».

Les agents de sécurité, inflexibles, l’ont renvoyée chez elle : sans colistier, point de salut. Cette anecdote révèle les rouages d’un système électoral béninois qui, malgré ses avancées, verrouille encore la porte aux voix solitaires – surtout quand elles sont féminines et hors des clous partisans. Dans un pays où la politique reste un club d’hommes chevronnés, Gbayido incarne une brèche inattendue.

 

Françoise Gbayido : cinq ans de combat et un rêve « talonnien »

 

Cette sexagénaire, commerçante de son état et militante de la première heure, n’en est pas à son coup d’essai. Cinq ans plus tôt, en 2021, elle avait déjà tenté l’indépendance totale, avant que son dossier ne soit éconduit pour « défaut de pièces justificatives ».

Aujourd’hui, elle revient plus déterminée, inspirée par les « belles réalisations » du président sortant Patrice Talon. « Je veux marcher dans ses pas, mais ajouter l’équilibre budgétaire que notre pays mérite », confie-t-elle dans une déclaration recueillie sur place. Sa voix porte l’écho d’une conviction forgée dans les marchés animés de Cotonou.

Son discours modeste, presque humble, contraste fortement avec les duos ronflants – comme celui fraîchement annoncé par Les Démocrates, avec Renaud Vignilé Agbodjo en tête d’affiche – qui paradent déjà aux portails de la CENA.

 

L’obstacle du binôme et le paradoxe de la loi

 

L’obstacle majeur réside dans la loi électorale béninoise, impitoyable sur ce point : tout candidat à la magistrature suprême doit s’allier à un colistier pour le poste de vice-président. Cette mesure, censée promouvoir la stabilité et l’équilibre des genres, devient ainsi  pour une indépendante comme Gbayido un parcours du combattant.

« Elle cherchait désespérément son binôme, là, devant le portail », témoigne un observateur présent ce soir-là, soulignant comment cette exigence transforme l’entrée en lice en un casting forcé.

À l’heure où plusieurs prétendants se bousculent pour les places qualificatives – un processus qui s’achève fin novembre –, son cas met en lumière un paradoxe : le Bénin, pionnier africain de l’alternance pacifique depuis 1990, peine encore à ouvrir grand ses arènes aux outsiders. Les femmes, qui ne représentent que 11 % des parlementaires, y voient aussi un symbole supplémentaire des plafonds de verre.

Vers un mouvement pour plus de fluidité ?

 

Françoise Gbayido n’est pourtant pas du genre à baisser les bras. Issue d’un milieu modeste, elle a bâti sa notoriété sur des engagements citoyens discrets. Son programme est un cocktail pragmatique : consolider les infrastructures tout en assainissant les comptes publics, pour un Bénin « où personne n’est laissé pour compte ».

« Les duos dominants étouffent les idées neuves ; il faut des voix comme la mienne pour rafraîchir le débat », argumente-t-elle, déjà en chasse pour un allié compatible – un économiste ? Un jeune activiste ? – avant la clôture des dépôts.

En somme, ce couac à la CENA n’est pas qu’un revers personnel ; il interroge l’avenir d’une élection promise à l’incertitude. Si elle trouve son colistier – et les rumeurs parlent d’un rapprochement avec des indépendants de la société civile –, son entrée pourrait aussi  bien catalyser un mouvement pour plus de fluidité dans les règles. Sinon, elle restera ce symbole poignant : une femme devant une porte close, rappelant que la démocratie béninoise, si vivace, a encore des verrous à crocheter.

La CENA accorde 72 heures à l’opposition pour compléter ses dossiers

Le parrainage, piège de l’opposition ? Malgré la soumission de Cinq duos pour la présidentielle 2026, la CENA a déclenché un délai de 72 heures pour que l’opposition complète ses dossiers. L’enjeu est critique : réussir à finaliser les 28 signatures requises pour éviter l’exclusion du scrutin.

 

Cotonou, 15 octobre 2025 – À peine la phase de dépôt des candidatures close pour l’élection présidentielle d’avril 2026, voilà que des nuages s’amoncellent sur le processus électoral béninois. La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a révélé hier que plusieurs partis d’opposition ont soumis des dossiers de candidature incomplets. Par ailleurs, conformément au Code électoral, l’institution leur octroie un délai de grâce de 72 heures pour combler les lacunes, sous peine de voir leurs ambitions présidentielles compromises dès le départ.

 

Le parrainage au cœur des irrégularités

 

Dans un contexte déjà marqué par des disparités flagrantes – comme en attestent les cinq duos enregistrés mardi, dont certains de l’opposition avec des parrainages quasi nuls – cette annonce de la CENA met en lumière les défis techniques et logistiques qui plombent les formations de l’opposition.

Les pièces manquantes portent notamment sur les fiches de parrainage, ces précieux sésames que les candidats collectent auprès d’élus locaux et que le code électoral requiert à 28 signatures pour valider une candidature.

« Les partis de l’opposition ont déposé des dossiers incomplets de candidature à la CENA », confirme l’institution. Cette irrégularité, loin d’être anodine, pourrait disqualifier purement et simplement certains binômes si les compléments ne sont pas fournis dans les temps. Rappelons que, parmi les duos oppositionnels enregistrés provisoirement, le tandem de Prince Anatole Ouinsavi et Agathe Bello affiche zéro parrainage, tandis que celui de Renaud Agbodjo et Bonaventure Lodjou frôle le minimum avec 27 signatures validées (un annulé) pour ne citer que ceux-là.

 

CENA : un délai « conformément à la loi » qui soulève des interrogations

 

C’est le président de la CENA lui-même, Sacca Lafia, qui a levé le voile sur ces dysfonctionnements lors des différents dépôt de dossier le 14 octobre.

« Conformément aux dispositions du Code électoral, nous avons reçu votre dossier de candidature. Conformément à l’article 41 du Code, nous devons vous délivrer un récépissé de dépôt suivi des remarques que nous avons constatées. La principale remarque, c’est la complétude du dossier… et vous avez 72 h pour les apporter, pour que le dossier soit complet pour permettre son examen », a-t-il expliqué, insistant sur le caractère légal et impartial de cette mesure.

Ce délai de 72 heures, qui expire vendredi 17 octobre, s’apparente à une bouée de sauvetage pour les candidats concernés. Mais il soulève aussi des interrogations : ces manques sont-ils dus à une négligence, à des contraintes logistiques ou à une stratégie délibérée pour tester les limites du système ? L’opposition, déjà fragilisée par des accusations récurrentes de verrouillage institutionnel, y verra-t-elle un nouveau coup bas ou une opportunité de se ressaisir ?

 

Le décompte final avant la liste provisoire du 26 octobre

 

Cette péripétie intervient à un moment critique, alors que la CENA s’apprête à entamer l’examen approfondi des dossiers pour publier la liste provisoire des candidatures le 26 octobre.

Avec la mouvance présidentielle en position de force – illustrée par les 120 parrainages du duo Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata – l’opposition ne peut se permettre la moindre erreur. Des observateurs craignent que ces irrégularités ne creusent encore le fossé, alimentant ainsi les soupçons d’un processus biaisé au profit du pouvoir en place.

Pour les Béninois, l’enjeu transcende les coulisses administratives : il s’agit de la vitalité démocratique d’un pays qui a connu des élections controversées ces dernières années. Les 72 heures à venir seront décisives. Régularisation réussie ou exclusions en cascade ? La tension électorale, déjà palpable, s’intensifie à l’approche du verdict.

Présidentielle 2026 : la CENA boucle le dépôt des candidatures

La course est lancée à Cotonou ! La CENA pour l’élection de 2026 a officiellement enregistré cinq duos présidentiels. Ces chiffres illustrent les défis de l’opposition et confirment, à ce stade, la domination politique de la mouvance au pouvoir.

 

Cotonou, 15 octobre 2025 –  La course à la présidence du Bénin pour l’élection d’avril 2026 prend forme. La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a mis un point final, hier mardi, à la phase de dépôt des candidatures, marquant ainsi une étape cruciale du processus électoral.

Au total, la CENA a officiellement enregistré Cinq duos présidentiels qui se répartissent entre la mouvance au pouvoir et l’opposition. Ces binômes, aux profils variés, ont déposé des dossiers et des parrainages dont les chiffres révèlent déjà de fortes disparités quant à leur poids politique. Le seuil minimal de parrainage requis par la loi est fixé à 28 élus.

 

Voici les chiffres provisoires de parrainages collectés :

 

  • Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata (Mouvance présidentielle) : ce duo, porté par les soutiens du pouvoir en place, a largement dépassé les exigences avec 120 parrainages collectés. Un signal fort de la mobilisation des forces au pouvoir.
  • Prince Anatole Ouinsavi et Agathe Bello (Opposition) : Représentant l’opposition, ce tandem n’a pour l’heure enregistré aucun parrainage sur les 28 nécessaires. Une situation qui interroge fortement sur leur capacité à franchir l’étape de validation.
  • Paul Hounkpe et Judicaël Hounwanou (Opposition) : avec 38 parrainages, ce duo oppositionnel dépasse aisément le seuil minimal, démontrant une base solide au sein des élus locaux.
  • Renaud Agbodjo et Bonaventure Lodjou (Opposition) : tout juste à la limite avec 27 parrainages validés (plus un annulé), ce binôme frôle le minimum requis et pourrait voir son sort scellé lors de l’examen final des dossiers.
  • Elisabeth AGBOSSAGA et Boni Neto GANSARÉ (Opposition ) :  Ce duo, qui représente l’opposition, n’a toujours pas reçu de soutien parmi les 28 requis. Une situation qui suscite de sérieuses interrogations sur leur aptitude à passer l’étape de validation.

Ces chiffres, bien que provisoires, illustrent les disparités : la mouvance semble en position de force, tandis que l’opposition peine à consolider ses troupes dans un contexte de restrictions sur les parrainages, souvent dénoncées comme un frein à la pluralité.

 

Prochaines étapes : la CENA publie la liste provisoire le 26 octobre

 

La CENA n’en a pas fini avec le processus. L’institution électorale annonce désormais l’entrée en phase d’étude approfondie des dossiers soumis.  L’objectif est double : vérifier la conformité des candidatures aux critères légaux, des signatures aux pièces administratives.

Par ailleurs, la CENA publiera la liste provisoire des candidatures retenues le 26 octobre 2025, ouvrant la porte à d’éventuels recours et à une clarification définitive du paysage électoral.

Ce scrutin, prévu pour avril 2026, s’annonce comme un test majeur pour la démocratie béninoise. Après les controverses des élections passées, marquées par des exclusions d’opposants et des accusations de dérive autoritaire, la présence de ces quatre duos pourrait-elle incarner un renouveau ou, au contraire, accentuer les fractures ?

 

L’opposition fragmentée face à un pouvoir bien rodé

 

L’absence de candidatures plus nombreuses souligne les défis de l’opposition, minée par des divisions internes et des contraintes réglementaires. Du côté de la mouvance, le tandem Wadagni-Chabi Talata apparaît comme le favori incontesté, bénéficiant d’une machine partisane bien huilée.

Néanmoins, rien n’est joué : l’examen de la CENA pourrait réserver des surprises, et la campagne, une fois lancée, promet des débats enflammés sur l’économie, la sécurité et la gouvernance.

Pour les Béninois, l’enjeu est manifeste : un vote pour l’alternance ou la continuité ? Alors que la date butoir approche, la tension monte à Cotonou et au-delà. La CENA, gardienne de la transparence, aura fort à faire pour apaiser les craintes d’un processus biaisé.

Issa Salifou défend la reconduction du pouvoir en 2026

À Cotonou, l’honorable Issa Salifou réaffirme avec force la détermination de la mouvance présidentielle à conserver le pouvoir lors des élections de 2026. S’appuyant sur le bilan des réformes engagées depuis 2016 et sur la cohésion de la majorité parlementaire, le député de Malanville appelle à une mobilisation citoyenne autour d’une gouvernance stable, moderne et résolument tournée vers le développement.

 

Cotonou, 7 octobre 2025 – L’honorable Issa Salifou, député à l’Assemblée nationale et figure engagée de la mouvance présidentielle, a réaffirmé avec fermeté sa conviction quant à la reconduction du pouvoir en place lors des prochaines élections communales, législatives et présidentielles prévues en 2026.

 

Issa Salifou : une analyse fondée sur l’expérience de la gouvernance passée

 

Au cours d’une déclaration publique prononcée récemment, l’élu a évoqué les expériences passées de gouvernance au Bénin afin de souligner les difficultés que rencontrerait toute tentative de retour au pouvoir des forces antérieures.

À cet égard, il a déclaré : « Quand les gens disent qu’ils vont nous battre pour les élections communales, législatives et présidentielles, ils se trompent ». Il a étayé cette position en insistant sur le bilan de l’opposition lorsqu’elle était aux affaires : « Ils ont déjà été au pouvoir.  On les a vus gérer. Ce sera difficile qu’eux, ils nous prennent le pouvoir. »

Par conséquent, l’élu a rappelé le contexte de la transition politique : « Parce qu’en 2016, on a tout fait pour les chasser du pouvoir. » Donc, en 2026, on n’acceptera pas qu’ils nous prennent le pouvoir. »

 

Cohésion de la majorité et continuité des réformes

 

Cette prise de position s’inscrit, par ailleurs, dans un contexte de préparatifs intenses au sein des partis politiques béninois, étant donné que les scrutins de 2026 s’annoncent comme un rendez-vous majeur pour l’avenir institutionnel du pays. L’honorable Salifou, affilié à l’Union Progressiste et actif dans la circonscription de Malanville, met ainsi en avant les acquis des réformes menées sous la présidence de Patrice Talon, notamment en matière de développement économique et de modernisation des institutions.

De plus, la déclaration de l’honorable Issa Salifou reflète la dynamique de cohésion observée au sein de la majorité parlementaire, laquelle est résolue à défendre les avancées réalisées depuis 2016 et à promouvoir une continuité dans la gouvernance. Elle témoigne également de l’engagement des élus de la mouvance à mobiliser les citoyens autour d’une vision de stabilité et de progrès partagés.

 

Garantie d’un cadre électoral serein

 

Enfin, le gouvernement béninois, à travers ses représentants, continue de veiller à l’organisation transparente et inclusive des processus électoraux, conformément aux dispositions constitutionnelles et aux engagements internationaux du pays. Des mesures de suivi seront maintenues pour garantir un cadre serein en vue de ces échéances démocratiques.

Présidentielle 2026 : Les Démocrates lancent la course au duo

Avec 35 candidatures enregistrées, le parti Les Démocrates entre dans une phase décisive pour désigner son tandem présidentiel. Entre figures d’expérience et profils émergents, l’opposition béninoise structure sa stratégie pour incarner une alternative crédible face à la mouvance au pouvoir.

 

Cotonou, 6 octobre 2025 – Le parti d’opposition Les Démocrates (LD) a clos, samedi dernier, l’appel à candidatures initié le 28 septembre dernier en vue de la désignation de son duo Présidentiel et Vice-présidentiel pour le scrutin d’avril 2026. Au total, 35 candidats ont enregistré leurs dossiers, marquant ainsi l’amorce d’une étape cruciale du processus interne du parti, comme l’a confirmé Guy Mitokpè, secrétaire national à la communication. Seuls les dossiers soumis dans les délais réglementaires seront retenus pour examen, soulignant l’engagement du LD à respecter un cadre rigoureux et transparent.

 

Un panel diversifié de candidats

 

Parmi les personnalités ayant déposé leur candidature, figurent plusieurs figures politiques et sociétales de premier plan, témoignant de la vitalité et de la diversité des ambitions au sein de la formation. On note notamment la présence de Daniel Edah, ancien commissaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), perçu comme un profil consensuel au sein de l’opposition, en raison de son expérience internationale et de son rôle dans les négociations régionales. Éric Houndété, cadre influent du parti, et Nourou Dine Saka Saley (NDSS), qui avait déjà manifesté son intention de participer au processus dès juin 2025, complètent ce tableau, aux côtés d’autres noms tels que Nathanaël Madégnon. Ces candidatures reflètent un spectre large d’expertises, allant de la gouvernance économique à la diplomatie et à l’engagement local, ce qui est en ligne avec les critères établis par le parti pour garantir une représentation équilibrée.

 

Les Démocrates : un processus structuré et transparent

 

Dès ce lundi 6 octobre, un comité de sélection dédié mènera des entretiens approfondis avec les candidats présélectionnés. Ces auditions, conçues pour évaluer les profils en termes de vision, de compétences et d’adhésion aux valeurs du parti, aboutiront à des conclusions soumises au Conseil national des Démocrates. Cette instance ultime procèdera à la validation finale du duo, avec une annonce officielle prévue pour le 11 octobre 2025.

Ce calendrier interne s’aligne d’ailleurs précisément sur les dispositions de la Commission électorale nationale autonome (CENA), dont le dépôt des candidatures s’ouvrira le 10 octobre et se clôturera le 14 octobre. Instauré sous l’égide de l’ancien président Boni Yayi, qui a récemment présidé à l’installation des comités chargés de ce processus, ce mécanisme vise à consolider l’unité du parti tout en identifiant un tandem capable de porter un projet alternatif face à la mouvance au pouvoir. Les Démocrates, formation clé de l’opposition béninoise, entendent ainsi positionner un duo fort, axé sur la démocratie, le développement inclusif et la réconciliation nationale, dans un contexte électoral marqué par une concurrence accrue.

 

Les Démocrates  : enjeux nationaux et perspectives électorales

 

Cette phase décisive intervient dans un paysage politique béninois en pleine effervescence, où la désignation des candidatures définit les contours de la compétition pour 2026. Pour Les Démocrates, la sélection d’un duo équilibré – alliant expérience et renouveau – représente non seulement un enjeu interne de cohésion, mais également une opportunité stratégique de mobiliser un électorat aspirant à un changement ordonné et inclusif. Les observateurs soulignent que ce processus, exemplaire par sa transparence, contribue à renforcer la maturité démocratique du Bénin, garantissant une transition fluide vers la phase de campagne.

À mesure que les entretiens s’amorcent, l’attention se porte sur les profils émergents et les dynamiques partisanes qui façonneront l’opposition. Le 11 octobre révélera ainsi les contours d’une candidature appelée à incarner les aspirations d’une nation en quête de progrès partagé.

Présidentielle 2026 : Wadagni-Talata investis à Parakou

Sous les acclamations d’un stade en liesse, Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata Zimé ont été investis comme duo présidentiel de la mouvance au Bénin. Portée par quatre partis majeurs, cette cérémonie à Parakou scelle une promesse de continuité, d’unité nationale et d’inclusion générationnelle. Le pays entre dans une nouvelle phase politique, entre héritage réformateur et vision tournée vers l’avenir.

 

Parakou, 6 octobre 2025 – La ville de Parakou, dans le nord du Bénin, a été le théâtre, ce samedi 4 octobre, d’une cérémonie d’investiture marquée par une mobilisation populaire d’ampleur. Romuald Wadagni, Ministre de l’Économie et des Finances, et Mariam Chabi Talata Zimé, Vice-Présidente de la République, ont été officiellement désignés comme le duo candidat de la mouvance présidentielle pour l’élection présidentielle d’avril 2026. Soutenue par quatre formations politiques majeures, cette investiture s’inscrit, par conséquent, dans la continuité des réformes engagées par le Président Patrice Talon depuis 2016 et vise à consolider l’unité nationale en vue de la succession au sommet de l’État.

Romuald Wadagni et Mariam Talata Zimé investis à Parakou pour la présidentielle 2026. Une cérémonie populaire qui marque la succession
© Romuald Wadagni et Mariam Talata Zimé investis à Parakou pour la présidentielle 2026. Une cérémonie populaire qui marque la succession

Une cérémonie emblématique de cohésion politique

 

Le stade municipal de Parakou a vibré au rythme des chants rituels, des danses et d’une affluence exceptionnelle, attestant de l’engagement des militants et des sympathisants. L’événement, placé sous l’égide de l’unité et de l’espérance, a rassemblé les plus hautes instances de Renaissance Nationale, de Moele Bénin, du Bloc Républicain et de l’Union Progressiste le Renouveau. Ainsi, parmi les figures éminentes présentes figuraient Claudine Prudencio, présidente de Renaissance Nationale ; Jacques Ayadji, président de Moele Bénin ; Abdoulaye Bio Tchané, président du Bloc Républicain ; et Joseph Djogbénou, président de l’Union Progressiste le Renouveau.

D’abord, Romuald Wadagni, 49 ans, dauphin pressenti du Président Talon, a commencé son allocution par un hommage personnel à Parakou, ville de son enfance où il accompagnait son père dans ses missions administratives. Ensuite, il a rappelé les défis infrastructurels de l’époque – routes impraticables et logistiques complexes – pour mieux mettre en exergue les transformations profondes survenues au cours des dix dernières années sous l’impulsion du chef de l’État.

« Grâce à l’action visionnaire et courageuse du Président Patrice Talon, le Bénin dans son ensemble a amorcé une phase de transformation qualitative de grande envergure qui impacte toutes nos communes », a-t-il déclaré, saluant les avancées en matière de démocratie, l’assainissement des finances publiques et une croissance économique qui positionnent le pays parmi les plus performants du continent africain.

C’est pourquoi, au nom de Mme Talata Zimé et en son nom propre, M. Wadagni a exprimé sa profonde gratitude aux partis qui les soutiennent : « Nous acceptons avec humilité votre choix. Nous vous promettons d’être dignes de votre confiance et de nos responsabilités. » En outre, il a fermement insisté sur la portée nationale de cette investiture : « Cette investiture n’est pas seulement celle d’un homme, d’une femme ou d’un camp politique. Elle est un moment qui appartient à toute la Nation béninoise et qui engage son avenir. »

Engagement pour la continuité et l’inclusion à Parakou

 

Dans un discours empreint de solennité et d’émotion, M. Wadagni a rendu un hommage appuyé au Président Talon, qu’il a qualifié de « guide et phare » pour la nouvelle génération. De fait, il a salué les résultats « extraordinaires » obtenus par le président en un temps record. Ces résultats démontrent que « nos pays, même dépourvus de ressources naturelles abondantes, peuvent avancer, se moderniser, se développer et se faire respecter ». Par ailleurs, il s’est engagé à pérenniser cette vision, faisant de l’unité nationale la « plus grande force » du pays dans un contexte régional marqué par l’instabilité.

Dans son propos, M. Wadagni a également présenté Mme Mariam Chabi Talata Zimé, première femme à occuper la fonction de Vice-Présidente, comme un symbole d’égalité et de lien intergénérationnel. Intellectuelle et militante reconnue de l’éducation, elle incarne, selon M. Wadagni, « l’ouverture et la confiance que nous voulons conférer à toutes les Béninoises et à tous les Béninois ».

De plus, M. Wadagni a dédié un volet significatif de son allocution à la jeunesse, qui représente près de % de la population béninoise de moins de ans. « La jeunesse est notre plus grande richesse. Elle est notre force et notre avenir », a affirmé le candidat, promettant de transformer « cette énergie en opportunités, ces opportunités en réussite et ces réussites en dignité ». Enfin, il a lancé un appel vibrant aux jeunes à rêver, entreprendre et réussir, en misant résolument sur l’innovation dans l’agriculture, la culture et le numérique.

Romuald Wadagni et Mariam Talata Zimé investis à Parakou pour la présidentielle 2026. Une cérémonie populaire qui marque la succession
© Romuald Wadagni et Mariam Talata Zimé investis à Parakou pour la présidentielle 2026. Une cérémonie populaire qui marque la succession
Romuald Wadagni et Mariam Talata Zimé investis à Parakou pour la présidentielle 2026. Une cérémonie populaire qui marque la succession
© Romuald Wadagni et Mariam Talata Zimé investis à Parakou pour la présidentielle 2026. Une cérémonie populaire qui marque la succession

Perspectives pour la succession de Patrice Talon

 

Cette investiture intervient à quelques mois de l’élection présidentielle d’avril 2026, dans un Bénin marqué par une croissance économique soutenue et des réformes institutionnelles profondes, quoique confronté à des défis persistants tels que le chômage des jeunes et les tensions régionales. Néanmoins, le duo Wadagni-Talata, porté par une coalition large, apparaît comme un gage de continuité réformatrice, tout en soulignant l’importance de l’inclusion et de la cohésion sociale.

En conclusion, les observateurs notent que cette désignation, du duo Wadagni-Talata par les partis de la majorité, renforce la stabilité politique du pays et prépare une transition ordonnée après deux mandats de M. Talon. La campagne à venir permettra de détailler un programme fixé sur les axes prioritaires identifiés, d’autant que l’unité nationale est érigée en pilier central. Parakou, berceau symbolique de cette étape, incarne ainsi l’espérance d’un Bénin uni et tourné vers l’avenir, comme l’a conclu M. Wadagni : « Nous écrirons ensemble une nouvelle page de notre histoire. »

Parakou a livré son verdict : la coalition de la mouvance présidentielle mise sur la continuité économique et sur le symbole fort de l’inclusion féminine et générationnelle. L’engagement solennel de Romuald Wadagni envers la jeunesse et l’unité nationale trace la voie d’une campagne où ces thèmes seront centraux. La question demeure, cependant, de savoir si cette cohésion politique affichée suffira à mobiliser l’ensemble de l’électorat pour pérenniser le cap fixé par Patrice Talon.

Présidentielle 2026 : les Démocrates passent à l’offensive !

Bénin : Les Démocrates affichent leur unité pour la présidentielle 2026 avec le retrait des parrainages

 

Cotonou, 2 septembre 2025 À l’aube de la présidentielle béninoise d’avril 2026, le parti d’opposition Les Démocrates a marqué un coup stratégique ce mardi 2 septembre 2025 à Cotonou. En effet, dans une démonstration d’unité, les 28 députés du parti ont collectivement retiré leurs formulaires de parrainage auprès de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) avant de les remettre à leur leader, l’ancien président Boni Yayi, au siège du parti. Cette démarche, hautement symbolique, garantit à la formation politique une place assurée dans la course à la magistrature suprême, dans un contexte où le système de parrainage reste un enjeu clé et controversé.

Le 2 septembre 2025, les 28 députés du parti Les Démocrates ont retiré leurs formulaires de parrainage et les ont remis à Boni Yayi,
© Le 2 septembre 2025, les 28 députés du parti Les Démocrates ont retiré leurs formulaires de parrainage et les ont remis à Boni Yayi,

Parrainages : la démonstration de force des Démocrates

 

Dès 8 heures ce matin, les 28 députés du parti Les Démocrates se sont rendus au siège de la CENA à bord d’un minibus. Ce déplacement groupé, loin d’être anodin, visait à afficher la cohésion du parti face aux défis électoraux à venir. Ils ont retiré les formulaires de parrainage, indispensables pour valider une candidature à la présidentielle selon l’amendement constitutionnel de 2019, dans une ambiance organisée et saluée par les observateurs.

À l’issue de cette formalité, les députés se sont rendus au siège du parti à Porto-Novo pour remettre solennellement les 28 formulaires à Boni Yayi, président de la formation politique. Ce geste traduit une stratégie claire : centraliser les parrainages pour renforcer la discipline interne et maximiser les chances de présenter un duo présidentiel compétitif.

Alassane Tigri, vice-président du parti, a déclaré : « Cet acte témoigne de notre responsabilité et de notre respect pour les institutions de notre pays et les valeurs démocratiques. »

Le système de parrainage, qui exige qu’un candidat recueille le soutien d’au moins 20 % des 160 élus (députés et maires), soit 32 parrainages, est un obstacle majeur pour de nombreux partis. Avec leurs 28 députés, Les Démocrates se positionnent comme la seule force d’opposition capable de réunir une part significative de ce quota, renforçant leur rôle central dans le paysage politique béninois.

Le 2 septembre 2025, les 28 députés du parti Les Démocrates ont retiré leurs formulaires de parrainage et les ont remis à Boni Yayi,
© Le 2 septembre 2025, les 28 députés du parti Les Démocrates ont retiré leurs formulaires de parrainage et les ont remis à Boni Yayi,

L’autorité de Yayi, un symbole fort pour la cohésion

 

La remise des formulaires à Boni Yayi, figure emblématique et ancien président du Bénin, suggère une volonté de fédérer l’opposition autour d’un projet commun. Bien que Yayi ne soit pas éligible, son influence reste déterminante dans le choix du futur duo présidentiel des Démocrates. Alassane Tigri a annoncé que le parti dévoilerait « bientôt » son ticket présidentiel, fruit de concertations internes et avec des partenaires politiques. Ce choix, qui devra équilibrer ancrage régional, intégrité et capacité de mobilisation, est très attendu par les militants et les observateurs.

Cependant, cette unité affichée a été légèrement ébranlée par la démarche inattendue du député Basile Ahossi. En effet, malgré sa participation au retrait collectif des formulaires, Ahossi a adressé une lettre de soutien au candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni. Dans ce courrier, il loue le « sérieux » et les « prouesses » de Wadagni, déclarant : « Vous êtes mon candidat. » Cette prise de position a suscité des débats, certains y voyant un signe de division potentielle.

Un contexte électoral sous haute tension

 

L’opération de retrait des parrainages intervient dans un climat politique marqué par des critiques sur le système électoral béninois. Le mécanisme de parrainage est dénoncé par l’opposition comme un outil d’exclusion. Le report initial de la distribution des formulaires, prévu du 25 juillet au 25 août 2025, avait suscité l’ire des partis d’opposition. La CENA, répondant à ces préoccupations, a fixé la période du 2 au 12 septembre 2025 pour le retrait, une décision accueillie avec soulagement mais vigilance par Les Démocrates.

 

les Démocrates face à ses défis : unité ou fragmentation ?

 

Les Démocrates, en sécurisant leurs parrainages, envoient un signal fort : ils entendent jouer un rôle central dans la présidentielle, en mobilisant un électorat sensible aux questions d’emploi, de pouvoir d’achat et de sécurité. Cependant, le parti devra surmonter plusieurs défis, notamment le choix d’un duo présidentiel capable de fédérer au-delà de ses bases et de contrer l’appareil bien huilé de la mouvance.

Le retrait collectif des parrainages par Les Démocrates marque une étape décisive dans leur préparation pour 2026. Alors que le Bénin se dirige vers des élections générales cruciales, l’opposition, emmenée par Les Démocrates, devra transformer cette unité affichée en une force électorale capable de bousculer la domination de la mouvance présidentielle.

Cependant, alors que l’opposition s’organise, la division des forces, comme l’illustre la situation d’Ahossi, pourrait-elle compromettre leurs chances de réussite ? L’avenir de l’opposition béninoise dépendra-t-il de sa capacité à rester unie face aux sirènes de la majorité ?

Présidentielle 2026 : Les Démocrates à l’épreuve du concret

Bénin 2026 : Les Démocrates dans la tourmente face à l’élan de Romuald Wadagni

 

Cotonou, 2 septembre 2025 – Alors que la présidentielle béninoise de 2026 se profile à l’horizon, un vent de tension souffle sur le camp de l’opposition. En effet, la désignation de Romuald Wadagni comme candidat de la mouvance présidentielle a déclenché une vague de protestations chez Les Démocrates. Qualifiant ce choix de « décision imposée » et dénonçant une prétendue « dérive autoritaire », le parti d’opposition s’indigne bruyamment. Mais derrière ces critiques acerbes, une question brûle les lèvres : où est la riposte concrète des Démocrates face à une majorité qui avance, unie et déterminée ?

 

La mouvance avance unie, l’opposition piétine

 

La mouvance présidentielle, portée par l’Union Progressiste pour le Renouveau (UPR) et le Bloc Républicain (BR), a fait son choix en misant sur Wadagni. Ce dernier, ministre dont le bilan économique suscite autant d’éloges que de débats, symbolise un positionnement clair, reflétant une stratégie rodée : celle d’une coalition qui se prépare à en découdre dans les urnes avec un champion désigné et un projet affiché. Pendant ce temps, Les Démocrates semblent embourbés dans une rhétorique stérile, multipliant les communiqués sans esquisser l’ombre d’une alternative tangible. En effet, aucun candidat, aucun programme, et aucune vision fédératrice pour 2026 ne sont annoncés. Cette posture, qui frôle l’immobilisme, contraste fortement avec l’élan offensif de leurs adversaires.

 

Le grand défi des Démocrates : critiquer ou proposer ?

 

Le véritable défi pour l’opposition ne réside pas dans la critique des choix de la majorité – un droit que nul ne conteste – mais dans sa capacité à incarner une option crédible pour les Béninois. À quoi bon s’ériger en commentateurs des décisions adverses si aucun leader n’émerge pour porter un projet de changement ? Le silence assourdissant des Démocrates sur leur propre stratégie électorale laisse perplexe, alors que la période de dépôt des candidatures, prévue du 10 au 14 octobre 2025, se profile à grands pas. Le peuple béninois, en quête d’un débat d’idées, mérite mieux qu’un festival d’indignations sans substance.

 

Le compte à rebours est lancé : la démocratie en attente

 

Face à une mouvance qui peaufine son dispositif et à un Wadagni déjà en tournée pour consolider ses appuis, l’opposition doit urgemment sortir de ses querelles internes pour entrer dans l’arène. La bataille électorale ne se gagnera pas à coups de déclarations, mais par un projet clair et une mobilisation convaincante. Alors que la majorité avance en rangs serrés, Les Démocrates sont à la croisée des chemins : continuer à critiquer ou enfin proposer ?

La démocratie béninoise a besoin de ce débat d’idées pour s’épanouir. L’opposition saura-t-elle se hisser à la hauteur de cet enjeu et offrir aux électeurs une véritable alternative, ou se contentera-t-elle de regarder le train passer ? Le temps presse.