Bénin : Attaque terroriste à Kouandé, un commissariat incendié

KOUANDÉ (Bénin), 24 février 2026 — La menace sécuritaire qui pèse sur le nord du Bénin vient de franchir un nouveau palier. Ce mardi matin, des assaillants non identifiés ont pris d’assaut le commissariat de Kouandé, incendiant des infrastructures de la Police républicaine et plongeant la ville dans la stupeur.

Le calme habituel de Kouandé a volé en éclats entre 06 h 50 et 07 h 25. Selon des sources locales confirmées par nos envoyés spéciaux, un commando lourdement armé a lancé une offensive éclair contre le poste de police de la ville. Dans leur sillage, les assaillants ont réduit en cendres un ancien bâtiment administratif, laissant derrière eux d’importants dégâts matériels.

 

Une retraite tactique vers le nord

Le mode opératoire dépeint une action coordonnée. Les témoins sur place ont identifié des individus arrivés par l’axe de Guilmaro, opérant avec une rapidité déconcertante avant de disparaître vers Sékogourou. Si l’on ignore encore le bilan humain précis, la violence de l’incendie témoigne de la détermination des auteurs de ce forfait.

Actuellement, les forces de défense et de sécurité quadrillent la région. En plus, des unités d’élite mènent une opération de ratissage de grande envergure pour traquer les fugitifs et sécuriser les zones frontales, devenues de véritables points chauds.

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La sécurité frontale : un défi pour la sous-région

Cette nouvelle incursion armée a mis à rude épreuve la stratégie de sécurisation du nord du Bénin, une zone de plus en plus exposée à la contagion terroriste venant du Sahel. Ainsi, pour les autorités de Porto-Novo, l’enjeu est désormais de rassurer une population qui vit dans l’angoisse d’un débordement du conflit régional.

Face à cette agression, le gouvernement béninois prépare une communication officielle imminente. De plus, sur le terrain, les soldats sécurisent les points de passage stratégiques et les services de renseignement analysent les trajectoires de fuite afin d’identifier le groupe derrière cet attentat.

En somme, l’attaque de ce mardi sonne comme un avertissement : la lutte pour la stabilité dans le golfe de Guinée se joue désormais village après village.

Trafic de drogue à Sèmè-Kraké : une fausse femme enceinte arrêtée à la frontière Bénin–Nigeria

Sèmè-Kraké, 24 février 2026 – Au principal poste de passage entre le Bénin et le Nigeria, une scène inhabituelle a conduit à une arrestation qui en dit long sur l’ingéniosité des réseaux criminels. Une femme, qui simulait une grossesse à l’aide d’un faux ventre, a été interpellée alors qu’elle transportait des stupéfiants dissimulés sous ses vêtements, selon des sources sécuritaires locales.

L’interception a eu lieu au corridor de Sèmè-Kraké Border, axe stratégique des échanges commerciaux entre les deux pays. C’est le comportement jugé suspect de la voyageuse lors d’un contrôle de routine qui aurait alerté les agents.

Une mise en scène pour contourner les contrôles

D’après les premiers éléments, la suspecte portait un faux ventre confectionné pour imiter une grossesse avancée. À l’intérieur, elle dissimulait soigneusement plusieurs paquets de produits interdits. La cargaison aurait eu pour destination Cotonou, capitale économique du Bénin.

Les autorités n’ont pas encore précisé la nature exacte ni la quantité des substances saisies. La police a placé le suspect en garde à vue pour les besoins de l’enquête, tandis que les enquêteurs poursuivent les investigations pour identifier d’éventuels complices et remonter la filière.

 

Sèmè-Kraké, un carrefour sous surveillance accrue

Situé à la frontière avec le Nigeria, premier partenaire commercial du Bénin, le poste de Sèmè-Kraké concentre chaque jour un flux important de voyageurs et de marchandises. Ce dynamisme en fait aussi un point sensible en matière de trafics illicites : drogues, médicaments contrefaits, produits prohibés ou marchandises non déclarées.

Ces derniers mois, les services douaniers et policiers ont renforcé les contrôles dans la zone. Les autorités rappellent que les réseaux criminels rivalisent d’ingéniosité pour échapper aux inspections : faux compartiments dans les véhicules, dissimulation dans les bagages, voire, comme dans ce cas, recours à des artifices corporels.

Un défi régional

La lutte contre le trafic de stupéfiants dépasse le cadre national. L’Afrique de l’Ouest est régulièrement citée comme zone de transit dans les circuits internationaux de drogue. Le Bénin, du fait de sa position géographique et de son ouverture maritime, se retrouve exposé à ces flux.

Pour les autorités béninoises, l’enjeu est double : protéger la sécurité publique tout en préservant la fluidité des échanges commerciaux essentiels à l’économie nationale.

Vigilance et fermeté affichées

Les services de sécurité affirment maintenir une vigilance renforcée aux frontières. Ils invitent également les usagers à coopérer lors des contrôles et rappellent que toute tentative de trafic expose à des poursuites judiciaires sévères.

Dans l’attente de précisions officielles sur cette affaire, l’arrestation de Sèmè-Kraké illustre une réalité persistante : à mesure que les dispositifs de contrôle se modernisent, les trafiquants adaptent leurs méthodes. Un jeu du chat et de la souris où la frontière devient un théâtre discret mais crucial de la sécurité nationale.

À Godomey, une opération nocturne relance le débat sur sécurité

Dans la soirée du 11 février 2026, l’arrondissement de Godomey, en périphérie de Cotonou, a été le théâtre d’une vaste opération de contrôle menée par la Police républicaine. Baptisée « Nuit Blanche », l’intervention s’inscrit dans une stratégie de renforcement de la sécurité et de lutte contre les activités jugées illicites.

Dès 18 heures, les unités mobilisées au commissariat de Godomey ont pris position. L’objectif affiché : quadriller les zones considérées comme sensibles et procéder à des vérifications d’identité systématiques.

 

Des quartiers ciblés

Les premières opérations ont visé Cococodji et Cocotomey, deux secteurs régulièrement cités dans les rapports sécuritaires. Les forces de l’ordre ont multiplié les contrôles dans des lieux identifiés comme points de regroupement nocturne.

Au terme de cette première phase, 15 personnes ont été interpellées. Mais c’est surtout entre 23 heures et l’aube que l’opération a pris de l’ampleur. Les patrouilles ont parcouru les principales artères, élargissant les vérifications à toute personne jugée en situation irrégulière.

 

Un bilan chiffré, une réalité sociale

Au petit matin, le décompte faisait état de 63 interpellations. Parmi elles, 38 travailleuses du sexe, selon les autorités. Ce chiffre met en lumière une réalité souvent reléguée à la marge : l’importance de l’économie informelle nocturne dans certaines zones urbaines du Bénin.

Si la police invoque la nécessité de restaurer l’ordre public, ces opérations soulèvent également des interrogations sur la prise en charge sociale des personnes concernées. Entre impératif sécuritaire et vulnérabilité économique, la frontière est parfois ténue.

 

Sécurité et gouvernance urbaine

L’opération « Nuit Blanche » illustre la volonté des autorités béninoises de renforcer la présence policière dans les zones périurbaines. À l’heure où les grandes agglomérations ouest-africaines connaissent une croissance rapide, la gestion des activités nocturnes devient un enjeu de gouvernance.

Reste à savoir si ces actions ponctuelles suffiront à répondre aux défis structurels que posent chômage, précarité et informalité. Car derrière les statistiques d’interpellations se dessine une question plus large : comment concilier sécurité publique et accompagnement social dans des espaces urbains en mutation ?

Bénin : Incarcération de l’ancien ministre Alassane Tigri

Le vice-président du parti Les Démocrates a été placé sous mandat de dépôt le 29 janvier. La justice le soupçonne d’implication dans le projet de coup d’État déjoué début décembre, dont l’un des cerveaux présumés n’est autre que son demi-frère. Cette arrestation survient à trois mois d’un scrutin présidentiel dont la principale force d’opposition se trouve déjà exclue faute de parrainages.

 

La justice béninoise franchit une étape politique majeure dans l’affaire dite du « 7 décembre ». La Commission d’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a placé Alassane Tigri, ancien ministre et figure de proue du parti Les Démocrates (LD), sous mandat de dépôt ce jeudi.

Interpellé le mercredi 28 janvier à son domicile de Cotonou, la justice a engagé des poursuites contre M. Tigri dans le cadre de l’enquête ouverte après la tentative de coup d’État déjouée début décembre, ont indiqué des sources judiciaires. Selon les autorités, l’opposant est soupçonné de possibles liens avec certains des éléments impliqués dans les faits, lesquels sont accusés d’avoir agi sous la conduite du lieutenant-colonel Pascal Tigri — son demi-frère — et d’avoir tenté de renverser le président Patrice Talon.

 

Un « incident » devenu dossier d’État

Cette incarcération tranche avec la communication initiale du chef de l’État. En effet, le soir des faits, Patrice Talon avait minimisé l’événement, le qualifiant de simple « incident » mené par des « voyous ». Pourtant, l’instruction judiciaire semble aujourd’hui suivre une trajectoire bien plus lourde. L’audition d’Alassane Tigri, qui s’est étirée sur plusieurs heures jeudi après-midi, s’est conclue à la nuit tombée par son transfert vers une maison d’arrêt.

Pour la défense de l’ancien ministre et ses partisans, cette procédure ressemble à une nouvelle manœuvre d’étouffement politique. Depuis plusieurs années, les organisations de défense des droits de l’homme et l’opposition accusent régulièrement la CRIET de servir d’instrument de neutralisation des adversaires du pouvoir.

 

Un climat politique électrique

Cette incarcération survient dans un Bénin où le climat politique reste durablement marqué par des tensions entre la mouvance présidentielle et une opposition qui s’estime harcelée par la justice. La CRIET, devant laquelle Alassane Tigri a comparu, est au centre de ces critiques : elle est l’outil qui a déjà conduit à la condamnation de figures de proue comme Candide Azannaï, Reckya Madougou ou Joël Aïvo.

Pour l’heure, l’instruction sur la tentative de putsch de décembre s’élargit. L’instruction devra désormais établir le degré d’implication réelle de l’ancien ministre dans ce qui apparaît comme la crise sécuritaire la plus grave qu’ait connue le régime de Patrice Talon ces dernières années.

 

L’ombre de la présidentielle d’avril 2026

Par ailleurs, l’agenda électoral ne dissocie pas cette arrestation. En effet, le Bénin se dirige vers la présidentielle d’avril 2026, un scrutin dont Les Démocrates — le parti de l’ancien président Boni Yayi — restent, à ce stade, exclus. En cause : l’impossibilité de réunir les parrainages exigés par le nouveau code électoral, une réforme vivement contestée.

Dans ce contexte déjà verrouillé, l’incarcération d’un cadre de premier plan fragilise davantage une opposition dont plusieurs responsables sont derrière les barreaux. Tandis que le pouvoir met en avant la stabilité et les réformes économiques, cette nouvelle affaire judiciaire souligne la persistance d’une fracture politique profonde dans un pays longtemps présenté comme le « laboratoire de la démocratie » en Afrique de l’Ouest.

Kalalé : un homme arrêté avec 570 000 FCFA en faux billets

À Kalalé, l’illusion de la « multiplication d’argent » s’arrête au marché de Dérassi.

Le mirage de la fortune facile a brutalement pris fin, mercredi 21 janvier, pour un individu au marché de Dérassi, dans la commune de Kalalé (Nord-Est du Bénin). L’homme a été interpellé par la Police républicaine alors qu’il tentait de conclure l’achat d’une motocyclette en utilisant des billets de banque contrefaits.

 

Un flagrant délit au cœur du marché

C’est la vigilance du vendeur qui a permis de mettre un terme à la transaction. Pris d’un doute lors de la remise des fonds, ce dernier a immédiatement alerté les forces de l’ordre présentes sur les lieux. Lors de la fouille du suspect, les agents ont saisi une somme totale de 570 000 francs CFA, intégralement constituée de faux billets.

 

Le « marabout ambulant » et la promesse de richesse

Interrogé par les enquêteurs, le mis en cause a livré une version des faits qui met en lumière la persistance de certaines pratiques mystico-financières dans la région. En effet, il a affirmé avoir obtenu ces coupures auprès d’un « marabout ambulant » rencontré peu de temps auparavant. Ce dernier lui aurait promis une « multiplication d’argent », un procédé illusoire consistant à transformer de petites sommes ou des papiers vierges en liasses de billets par voie ésotérique.

Par ailleurs, cette affaire illustre une nouvelle fois les risques liés aux réseaux de fausse monnaie qui s’appuient souvent sur la crédulité de citoyens en quête de gains rapides. Pour les autorités, ce dossier souligne aussi l’importance d’une vigilance accrue dans les marchés frontaliers, zones de transit privilégiées pour ces activités illicites.

Le suspect est actuellement en garde à vue. Une enquête approfondie est en cours pour tenter de remonter la filière et identifier aussi le prétendu marabout. En somme, les autorités présenteront prochainement le suspect au Procureur de la République : il devra répondre de la détention et de la mise en circulation de 570 000 FCFA en faux billets.

Bénin : Brice Kokou Alowanou officiellement promu Général de Police

Cotonou, 16 janvier 2026 — Un vent de solennité souffle sur la Police Républicaine. En effet, quelques semaines après la signature du décret présidentiel, le sommet de la hiérarchie policière béninoise arbore désormais ses nouveaux éclats. Ainsi, dans une cérémonie empreinte de prestige, le directeur général de la Police Républicaine, Kokou Brice Alowanou, a officiellement reçu ses galons d’inspecteur général de police de deuxième classe, l’équivalent du rang de général.

Cette promotion, actée par le décret n° 2025‑965 du 26 décembre 2025 signé par le président de la République, vient couronner une ascension fulgurante et un leadership affirmé à la tête de l’institution sécuritaire. De ce fait, elle symbolise la reconnaissance de l’État envers un parcours marqué par la discipline et l’excellence.

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L’hommage de la nation à un serviteur exemplaire

C’est le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, qui a eu l’honneur de porter les nouveaux galons sur les épaules du récipiendaire. Lors de son allocution, le ministre n’a pas tari d’éloges sur le parcours de celui qui était, il y a encore peu, contrôleur général. Par ailleurs, il a salué une « carrière exemplaire et excellente », soulignant que le général Alowanou a toujours fait preuve de probité, de loyauté et d’un dévouement sans faille.

Ainsi, cette cérémonie ne se limite pas à une formalité protocolaire ; elle incarne l’hommage de la nation à un serviteur dont l’engagement a façonné l’histoire récente de la Police républicaine.

 

Un pur produit du terrain et de l’enquête

Pour comprendre cette distinction, il faut se pencher sur le riche parcours de cet officier entré dans la police en 1995. Brice Kokou Alowanou n’est pas un bureaucrate, mais un homme de terrain qui a gravi tous les échelons. En outre, son expertise s’est forgée dans les unités les plus prestigieuses et les plus sensibles du pays :

  • La Compagnie républicaine de sécurité (CRS), pour la gestion de l’ordre public ;
  • Le Renseignement et la surveillance du territoire, pour la protection des intérêts stratégiques ;
  • La Brigade économique et financière (BEF), pour la lutte contre la corruption ;
  • La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), pour le démantèlement des réseaux criminels ;
  • L’Unité mixte de contrôle des conteneurs, un poste clé dans la lutte contre les trafics illicites au port de Cotonou.

Ainsi, ce parcours illustre une carrière bâtie sur l’expérience directe du terrain et la maîtrise des enquêtes complexes.

Ministère de la Défense
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Un leadership pour la modernisation

Nommé à la tête de la Police républicaine en février 2025, succédant à l’inspecteur général de première classe Soumaïla Alabi Yaya, Brice Alowanou a su imprimer sa marque en moins d’un an. De surcroît, sa promotion au grade de général de deuxième classe renforce son autorité alors que le Bénin fait face à des défis sécuritaires transfrontaliers croissants.

Pour la troupe, ces nouveaux galons sont perçus comme un message de continuité et de mérite. En somme, en élevant son directeur général au rang de général, l’État béninois réaffirme sa confiance en une police moderne, professionnelle et résolument tournée vers la protection des citoyens.

Le général Alowanou incarne désormais ce lien entre l’expérience du passé et les ambitions de sécurité du futur. Dès lors, sa figure devient un symbole de stabilité et d’innovation pour l’institution.

Sèmè-Podji : Une opération douanière vire à l’affrontement mortel

Sèmè-Podji, 16 janvier 2026 — Le sud du Bénin s’est réveillé ce vendredi dans une atmosphère de deuil et d’indignation. Deux jours après les violences survenues dans la zone franche industrielle, l’émotion reste vive à Porto-Novo et dans ses environs. Ce qui devait être une simple opération de saisie de marchandises de contrebande s’est mué, dans la soirée du mercredi 14 janvier, en affrontements meurtriers : un mort et trois blessés graves.

 

Une étincelle dans la nuit

Vers 21 heures, sur le tronçon du PK 18, une unité douanière intercepte un chargement de produits non dédouanés. L’interpellation d’un jeune contrebandier de 26 ans dégénère. Des coups de feu éclatent. Le suspect est grièvement atteint d’une balle à la tête.

La nouvelle se répand aussitôt dans le quartier. En quelques minutes, des jeunes se rassemblent, dénonçant ce qu’ils perçoivent comme un usage disproportionné de la force. À leur tête, Thiery Ahohouzou, neveu du blessé, réclame des explications.

 

Une riposte fatale

La confrontation vire au drame. Dans la confusion, une balle frappe Thiery Ahohouzou à l’abdomen. Malgré les secours, il succombe à ses blessures. Son corps repose désormais à la morgue de Porto-Novo.

Le bilan s’alourdit : le contrebandier lutte toujours contre la mort au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé, tandis que deux autres personnes rejoignent les urgences. Parmi elles, une femme enceinte dont l’état suscite une vive inquiétude.

 

Des versions contradictoires

Le lendemain matin, les couloirs de l’hôpital de Porto-Novo sont envahis par les familles endeuillées. Elles rejettent catégoriquement la thèse d’une rébellion avancée par certaines sources sécuritaires.

Cyril Ahohouzou, père du défunt, affirme que son fils n’avait aucune intention de provoquer des troubles : « Mon garçon s’était simplement approché pour s’enquérir de la situation », confie-t-il, amer. Selon lui, le tir mortel aurait été effectué par un militaire venu en appui aux douaniers.

Un test pour l’État de droit

Ce drame relance le débat sur l’usage des armes à feu dans les opérations de lutte contre la fraude transfrontalière. Si la nécessité de protéger l’économie nationale est reconnue, la proportionnalité des moyens employés face à des civils interroge.

À Sèmè-Podji, le calme revient peu à peu. Mais les regards se tournent désormais vers la justice, appelée à établir les responsabilités et à faire toute la lumière sur cette nuit où la traque de la contrebande a coûté la vie à un jeune homme et plongé une communauté dans le désarroi.

Bénin 2026 : Gbaguidi et Tévoèdjrè nommés Généraux

En ce début d’année 2026, le sommet de la hiérarchie militaire béninoise change de dimension. Ce lundi 5 janvier, une cérémonie solennelle a marqué la promotion de deux figures centrales des Forces Armées Béninoises (FAB). Entre enjeux sécuritaires au Nord et loyauté aux institutions, ce passage de grades est loin d’être une simple formalité administrative.

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Des promotions au sommet de la stratégie

L’esplanade du ministère de la Défense a servi de cadre à un événement historique pour la carrière de deux officiers d’exception. En effet, sous le regard attentif du gouvernement, conduit par le Ministre d’État Romuald Wadagni, les attributs ont été officiellement remis.

Le Chef d’État-Major Général, Fructueux A. Gbaguidi, entre dans le cercle très fermé des hauts gradés en devenant Général de Corps d’Armée. Ses épaulettes arborent désormais quatre étoiles dorées, symboles d’une autorité et d’une expérience confirmées sur le terrain comme dans les sphères diplomatiques.

À ses côtés, une autre figure clé de la sécurité présidentielle monte en grade : le Colonel-Major Dieudonné Tévoèdjrè, actuel Commandant de la Garde républicaine, a été promu Général de brigade. Avec deux étoiles à son actif, il confirme son rôle essentiel dans le dispositif de protection des institutions.

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La loyauté comme rempart contre l’instabilité

La cérémonie, présidée par le Ministre délégué à la Défense, Alain Fortunet Nouatin, a pris une résonance particulière. Au-delà des félicitations d’usage, le ministre a tenu à envoyer un message de fermeté et de rappel à l’ordre républicain.

En évoquant la récente tentative de coup d’État avortée, le Ministre Nouatin a martelé que personne ne doit considérer la stabilité institutionnelle comme acquise. Dans un contexte régional où l’instabilité bouscule parfois les ordres constitutionnels, ces promotions récompensent avant tout la rigueur et la fidélité absolue au Président Patrice Talon et aux lois de la République.

 

Un bouclier face aux menaces du Nord

Si ces nominations renforcent la cohésion interne, elles répondent aussi à une urgence opérationnelle. Le Bénin fait face à une pression sécuritaire constante à ses frontières septentrionales, marquées par la menace terroriste.

Le Général Gbaguidi, ancien enfant de troupe et fin connaisseur des missions de maintien de la paix, ainsi que le Général Tévoèdjrè, reconnu pour son sens du devoir, ont désormais une mission claire : piloter la riposte contre l’insécurité tout en garantissant que l’armée reste le socle inébranlable de la démocratie béninoise.

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Deux parcours, une même rigueur

Ces deux officiers partagent un point commun : ils sont issus des écoles d’enfants de troupe, véritables pépinières de l’élite militaire. Leur ascension est le fruit d’un parcours sans faute, alliant commandement de terrain (Armée de terre, Garde républicaine) et vision stratégique.

En recevant leurs casques étoilés, ces deux chefs militaires acceptent une charge accrue. La Nation ne leur demande pas seulement de commander des hommes, mais de protéger un héritage : celui d’un Bénin stable dans une région en quête de repères.

 

Perspectives et enjeux pour 2026

En somme, l’élévation de ces officiers intervient quelques jours seulement après la décision du Conseil des ministres du 26 décembre dernier. Elle lance un signal fort pour l’année 2026 : l’armée béninoise se modernise, se structure et se prépare à relever des défis de plus en plus complexes, avec à sa tête des chefs aguerris et résolument républicains.

Bénin : La journaliste Angela Kpeidja interpellée

Cotonou, 16 décembre 2025 – Le pouvoir béninois a lancé, depuis la fin de la semaine dernière, une vaste vague d’interpellations dans le sillage de la mutinerie déjouée du 7 décembre. C’est dans ce climat de tension extrême que les autorités ont procédé à l’arrestation de la journaliste Angela Kpeidja. Cette figure médiatique influente et militante des droits des femmes fait l’objet d’une enquête pour des commentaires sur les réseaux sociaux, jugée susceptible d’encourager ou de minimiser cette tentative de déstabilisation institutionnelle.

 

Contexte : la mutinerie du 7 décembre

 

Le 7 décembre, un groupe de militaires dirigé par le lieutenant-colonel Pascal Tigri avait pris le contrôle de la télévision nationale pour annoncer la destitution du président Patrice Talon. Rapidement maîtrisée par les forces loyales, cette tentative avait semé l’inquiétude dans le pays, entraînant des arrestations et un renforcement de la vigilance sécuritaire.

 

Angela Kpeidja : un post jugé subversif

 

C’est dans les heures suivant ces événements qu’Angela Kpeidja a partagé un message sur Facebook, s’étonnant du silence de certaines hautes figures de l’armée : une formulation ironique pointant l’absence de communication du chef d’état-major. Ce post, largement partagé, a divisé l’opinion : certains y voyant une critique légitime, tandis que d’autres y voyaient une remise en question dangereuse de l’ordre républicain en pleine crise.

Si ce post a divisé l’opinion entre critique citoyenne et remise en question de l’ordre républicain, il a surtout fait réagir les forces de sécurité. Ces dernières ont rapidement placé la journaliste en garde à vue pour clarifier ses intentions. Ainsi, elle devrait prochainement comparaître devant un juge, dans le cadre d’une procédure visant à déterminer si ses propos relèvent de la liberté d’expression ou si elles pourraient être interprétées comme une incitation à la subversion ou une propagation de rumeurs préjudiciables à la stabilité nationale.

 

Les limites de la parole publique en question

 

Aucun détail officiel n’a filtré sur les chefs d’accusation précis, mais cette affaire s’inscrit dans une série d’enquêtes élargies touchant des opposants politiques et des influenceurs, soupçonnés de liens avec les mutins. Angela Kpeidja, déjà connue pour avoir brisé le silence sur le harcèlement sexuel dans les médias en 2020, défend régulièrement les causes sociétales et la transparence.

Cette interpellation relance le débat sur les frontières de la parole publique en temps de crise. Les défenseurs des droits humains et les organisations de presse s’inquiètent d’un possible durcissement, alors que les autorités insistent sur la nécessité de préserver l’unité nationale face aux menaces persistantes. Les acteurs médiatiques et de la société civile scruteront de près l’évolution de ce dossier, dans un Bénin encore profondément marqué par les secousses récentes.

L’issue de cette affaire déterminera la marge de manœuvre dont jouiront désormais les voix critiques au Bénin. Elle illustre la tension permanente entre la nécessité de maintenir l’ordre républicain et le droit fondamental des journalistes à interroger les silences du pouvoir, même en période de crise.

Bénin : un milliard FCFA d’aide militaire américaine contre le terrorisme

Dassa, 5 décembre 2025 – Ce n’est pas une simple remise de matériel. C’est un message fort. le jeudi matin, dans la cour de la caserne de Dassa-Zoumé, l’ambassadeur des États-Unis au Bénin, Brian Shukan, a tendu symboliquement les clés d’un impressionnant convoi à l’armée béninoise. Valeur du cadeau : plus d’un milliard de francs CFA (environ 1,85 million de dollars) de matériel flambant neuf destiné à l’opération Mirador, le fer de lance de Cotonou contre l’expansion djihadiste dans le Nord.

Un soutien tactique vital contre l’expansion djihadiste

 

Devant les rangs impeccables des militaires du 1ᵉʳ bataillon d’intervention rapide, le diplomate américain n’a pas tourné autour du pot : « Le Bénin est en première ligne. Par conséquent, ce que vous faites ici empêche le feu de se propager plus au sud. Et nous serons toujours à vos côtés tant que vous tiendrez cette ligne. »

Dans les caisses :

  • des pick-up 4×4 blindés légers ;
  • des trousses médicales de combat dernier cri ;
  • des sacs d’assaut tactiques ;
  • des centaines de paires de bottes de jungle ;
  • des gilets pare-balles nouvelle génération ;
  • des lunettes de vision nocturne et des kits de décontamination chimique.

De quoi équiper plusieurs compagnies entières déployées dans les parcs Pendjari et W, là où les incursions de groupes armés se font de plus en plus fréquentes.

Le Bénin reçoit un don militaire américain de plus d'un milliard FCFA pour l'Opération Mirador. Ce matériel stratégique renforce la lutte contre le terrorisme dans le Nord.
© Le Bénin reçoit un don militaire américain de plus d'un milliard FCFA pour l'Opération Mirador. Ce matériel stratégique renforce la lutte contre le terrorisme dans le Nord.

La promesse de reprendre l’initiative

 

Le Colonel Faizou Gomina, chef d’état-major adjoint, a répondu sans détour : « Ces outils vont sauver des vies. Les nôtres, et celles des populations que nous protégeons. Avec ça, on ne va plus seulement contenir. On va reprendre l’initiative. »

Car le contexte est brûlant. En trois ans, les attaques terroristes ont fait plus de 150 morts au Bénin, des villages entiers vidés, des milliers de déplacés. L’opération Mirador, lancée en 2022, commence à porter ses fruits (plusieurs camps neutralisés, des dizaines de combattants arrêtés), mais le prix est lourd : embuscades, mines artisanales, soldats tombés au combat.

Bénin : la diversification des partenariats stratégiques

 

Ce don américain tombe à pic. Il arrive quelques semaines après l’annonce d’un renforcement de la présence française dans la zone et alors que le Bénin finalise l’achat de drones armés turcs. Une diversification claire des partenariats militaires, loin des anciennes exclusivités.

À la fin de la cérémonie, un jeune lieutenant du BIR, tout juste rentré d’une patrouille de 12 jours dans le parc W, a murmuré à son voisin en regardant les nouveaux véhicules : « Avec ça, on va enfin pouvoir dormir une nuit sur deux. »

Un milliard de FCFA, ce n’est pas que du matériel. C’est la preuve que le Bénin n’est plus seul face au feu qui descend du Sahel. Et par conséquent, quand les soldats auront fini de charger les camions, c’est le terrorisme qui va commencer à avoir peur.

Porto-Novo : 2 millions FCFA de faux billets saisis, un réseau démantelé

À Porto-Novo, une opération policière met fin à un réseau de faussaires spécialisés dans les billets de 10 000 FCFA. Deux arrestations, près de 2 millions saisis, et une alerte sur les risques liés au Mobile-Money.

 

Porto-Novo, 17 novembre 2025 – Les forces de l’ordre béninoises infligent un revers majeur à la criminalité financière dans la capitale historique. Les agents du commissariat du 5ᵉ arrondissement ont mis fin aux agissements d’un groupe spécialisé dans la diffusion de coupures falsifiées de 10 000 FCFA. Deux arrestations et une saisie record de 1,93 million FCFA en billets contrefaits marquent cette opération, qui met en lumière les risques croissants liés aux fraudes numériques.

 

Une escroquerie audacieuse lancée via Mobile-Money

 

L’affaire débute le mardi 11 novembre dans une cabine de services financiers mobiles du centre-ville. Un individu s’approche du guichet pour verser 215 000 FCFA, mais fournit un numéro de compte défaillant, annulant l’opération. Dans le bref moment de désordre, il remplace habilement les vraies coupures par des imitations, ne laissant qu’un billet légitime de 5 000 FCFA en évidence pour masquer la supercherie. Il relance alors une demande pour 200 000 FCFA, validée avant de s’échapper à bord d’une moto Haojue.

L’employé, suspicieux face à la qualité douteuse du papier et des impressions, active aussitôt les protocoles d’urgence. Grâce à l’intervention rapide des habitants du quartier, le fuyard est intercepté après une brève traque urbaine et escorté jusqu’au poste. Interrogé face à des témoignages concordants de plaignants, il avoue ses manigances sans pour autant désigner ses associés. Le 13 novembre, le parquet ordonne son incarcération à la prison locale de Porto-Novo.

 

À Porto-Novo : l’imprudence du second membre scelle le sort du duo

 

L’enquête prend une tournure théâtrale lorsque, quelques jours plus tard, un homme se présente volontairement au commissariat pour récupérer le deux-roues abandonné par son comparse. Reconnu instantanément par d’autres victimes comme un acteur clé de l’escroquerie, il est placé en garde à vue sans délai. Une perquisition sommaire de son sac révèle un butin impressionnant : 1,57 million FCFA en coupures de 10 000 FCFA falsifiées, accompagnés de neuf cartes SIM prépayées anonymes et de trois smartphones, dont deux modèles iPhone, probablement dédiés à l’orchestration des échanges illicites.

Ce rebondissement souligne la précision des enquêteurs et la force de la solidarité locale. Les deux suspects, dont les profils restent confidentiels pour l’heure, font l’objet d’une détention prolongée en attendant de nouvelles auditions.

 

Contrefaçon : Le bilan provisoire dépasse 1,9 million FCFA, les enquêteurs craignent une contagion

 

Au-delà des saisies immédiates, les limiers ont retracé 360 000 FCFA de fausses devises déjà injectées dans l’économie locale, via des plaintes croisées de commerçants et d’usagers. L’équivalent de près de 200 transactions courantes a été compromis, selon les estimations. Le bilan provisoire atteint ainsi 1,93 million FCFA de pertes potentielles, un chiffre qui pourrait gonfler si d’autres signalements émergent.

Les experts en criminalité économique notent que ces contrefaçons, souvent produites à bas coût, ciblent les transactions quotidiennes pour maximiser leur diffusion sans alerter les banques centrales. Les faussaires exploitent les dépôts anonymes via Mobile-Money pour injecter progressivement les billets contrefaits dans le circuit, contournant les contrôles classiques. Les enquêteurs craignent que ce mode opératoire ne s’étende à d’autres villes du sud béninois.

 

Alerte aux faux billets : Les mesures de sécurité recommandées par la police de Porto-Novo

 

Dans un communiqué, le commissaire principal Adjiba, chef du 5ᵉ arrondissement, exhorte les acteurs du secteur financier et le grand public à redoubler de prudence.
« Vérifiez systématiquement la texture, les motifs de sécurité et les filigranes des billets, surtout les 10 000 FCFA, cible privilégiée des faussaires », préconise-t-il. Il recommande aussi aux opérateurs de Mobile-Money d’adopter des protocoles renforcés, comme des contrôles croisés en temps réel.

Godomey : trois arrestations en 24h dans une opération coup de poing

À Godomey, les forces de l’ordre ont mené trois interventions ciblées en une seule journée, neutralisant un pilleur de tombes, un voleur automobile et un duo de pickpockets. Une démonstration de réactivité saluée par les riverains, dans un contexte de vigilance accrue face à l’insécurité urbaine.

 

Godomey, 13 novembre 2025 – Dans la commune de Godomey, au cœur du département de l’Atlantique, les forces de l’ordre ont mené trois interventions ciblées le 12 novembre, soldées par trois arrestations. De la profanation de cimetières aux vols de véhicules et aux pickpockets urbains, ces opérations illustrent une riposte ferme face à l’insécurité croissante. Une journée qui redonne confiance aux riverains, alors que les enquêtes se poursuivent pour démanteler d’éventuels réseaux.

 

PK14 : fin de cavale pour le pilleur de cimetières de Godomey

 

La première de ces interventions s’est déroulée sur l’axe PK14. Une patrouille y a intercepté un suspect en pleine manœuvre suspecte. Plus précisément, à bord d’une charrette improvisée, l’homme transportait un chargement macabre : plus de cent plaques commémoratives arrachées à des tombes locales. Ce larcin, motivé par la revente illicite de métaux, a été stoppé net. Les forces de l’ordre ont placé l’individu, connu pour des antécédents similaires, en garde à vue, où il encourt une lourde peine pour profanation et recel.

 

Womey : la nuit des voleurs de pièces automobiles écourtée

 

Par ailleurs, à Womey, l’aube a été fatale pour un malfaiteur nocturne. Surpris en train de démonter des composants mécaniques d’un véhicule garé, celui-ci n’a eu que le temps d’enfouir partiellement son butin avant l’arrivée des agents. Cette intervention préventive, menée dans le cadre de rondes renforcées, met en lumière les efforts de la police pour protéger les biens mobiliers face à une hausse des casses signalée dans la zone. Grâce à cette arrestation immédiate, une expertise technique peut désormais être menée pour remonter d’éventuels réseaux.

 

Cocotomey : Pickpockets sous pression, un duo démantelé

 

Ensuite, Cocotomey a connu deux incidents rapprochés dans la soirée, ciblant passants et usagers des transports. Ces actes ont mené à l’identification de deux complices, spécialisés dans l’arrachage de smartphones et d’effets personnels, repérés lors d’une ronde ciblée. Si les forces de l’ordre ont appréhendé l’un d’eux, H.C., sur-le-champ avec les objets volés encore en sa possession, son partenaire a pris la poudre d’escampette et est pour l’heure en cavale. Elles ont lancé une chasse à l’homme et elles recueillent également des témoignages pour boucler le dossier. Ces faits rappellent combien la vigilance collective reste essentielle dans les espaces publics.

 

Godomey : une dynamique sécuritaire qui inspire les communautés locales

 

En définitive, la série d’interventions menées à Godomey démontre l’engagement ferme des autorités face aux défis sécuritaires. En ciblant la profanation de cimetières, les vols de véhicules et les pickpockets, les forces de l’ordre répondent à des préoccupations directes des populations. Cependant, au-delà des arrestations immédiates, la priorité demeure la poursuite des enquêtes pour identifier et démanteler les réseaux criminels organisés. Ce n’est qu’ainsi que la confiance des riverains pourra être pleinement rétablie dans la durée.

En conclusion, ces trois coups de filet, menés avec une coordination exemplaire, illustrent la stratégie proactive des forces de Godomey pour anticiper les délits mineurs avant qu’ils ne s’amplifient. Soutenues par des plaintes citoyennes croissantes, ces opérations pourraient inspirer d’autres communes de l’Atlantique. Les autorités locales appellent à signaler tout comportement suspect pour maintenir cette lancée.

 

À Pahou, la police béninoise démantèle un réseau d’arnaques mystiques en flagrant délit

À Pahou, une opération éclair de la Police Républicaine a mis fin à un réseau d’escroqueries mystiques. Trois individus ont été arrêtés en flagrant délit de “création monétaire” avec des portefeuilles enchantés et des faux billets. L’affaire, désormais entre les mains du CNIN, relance le débat sur les mirages occultes qui prospèrent dans les zones précaires du Bénin.

 

Cotonou, 12 novembre 2025 – Dans les ruelles d’Ahozon à Pahou, une opération policière rapide a mis fin à un réseau d’escroqueries superstitieuses. Trois hommes, spécialisés dans la vente de « portefeuilles enchantés » et de rituels de multiplication d’argent, ont été arrêtés en flagrant délit par la Police Républicaine. Cette saisie massive de faux billets souligne la vigilance accrue des forces de l’ordre face aux fraudes occultes qui ciblent les populations vulnérables au Bénin.

 

Raid surprise : la police frappe au cœur du mirage financier à Pahou

 

Les faits se sont déroulés dans une résidence discrète d’Ahozon, où les suspects menaient une démonstration bidon de « création monétaire ». Alertée par des signalements locaux, l’unité d’intervention a investi les lieux sans préavis, surprenant ainsi les individus en pleine mise en scène. En effet, cette méthode, mêlant supercherie et faux billets, vise les plus vulnérables en quête de prospérité rapide, avec des promesses de richesse instantanée via des savons « porte-fortune » ou des sacs talismaniques.

 

Butin impressionnant à Pahou : faux billets et outils de l’illusion

 

Par ailleurs l’assaut a révélé un arsenal complet d’escroquerie : une cinquantaine de coupures de 10 000 FCFA impeccablement imitées, des téléphones contenant des listes de victimes potentielles, des cartes SIM anonymes et divers accessoires pour truquer les « sortilèges ». Ces éléments, saisis sur-le-champ, illustrent aussi l’ampleur d’un commerce illicite qui circule dans les marchés informels du sud du Bénin, où la superstition pèse lourdement sur l’économie locale.

 

Aveux immédiats et transfert au CNIN : la magie s’évapore

 

Face aux preuves accablantes, les trois appréhendés n’ont opposé aucune résistance et ont rapidement confessé leurs méthodes. Transférés au Centre National d’Investigations Numériques (CNIN) pour un interrogatoire approfondi, ils risquent désormais des poursuites pour escroquerie aggravée et usage de faux. Cette affaire renforce les efforts des autorités pour démanteler ces réseaux, qui drainent des milliers de FCFA des poches des citoyens crédules.

 

Une alerte pour le Bénin : vigilance contre les mirages occultes

 

En somme, cette arrestation rappelle les dangers des arnaques mystiques dans un pays où la précarité alimente ces illusions. La Police Républicaine appelle à la prudence : vérifiez les offres trop belles pour être vraies et signalez les comportements suspects.
Dans un contexte de précarité croissante, ces pratiques occultes prospèrent. La vigilance collective et l’éducation restent les meilleurs remparts contre ces mirages dangereux.

« Tant que la misère persiste, les illusions prospèrent. Notre devoir est de traquer les fausses promesses et de protéger les esprits vulnérables. » — Officier de la Police Républicaine, lors du débriefing de l’opération

 

Glo-Djigbé : Deux employés surpris en train de dérober des câbles

Glo-Djigbé, 24 octobre 2025 – Un coup de filet express a mis fin, mardi soir, à une tentative audacieuse de vol au cœur du poumon industriel béninois. Deux agents chargés du ramassage des déchets ont été interpellés en flagrant délit dans l’enceinte de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), alors qu’ils tentaient d’exfiltrer une cargaison de câbles en cuivre, matériau hautement convoité sur le marché noir. L’incident met en lumière les failles persistantes de ce site stratégique, malgré les efforts constants de sécurisation.

 

Glo-Djigbé  : une opération rodée… qui déraille à la tombée de la nuit

 

Les faits se sont déroulés sous un ciel maussade de mi-octobre. Dès 14 heures, les deux suspects, profitant de leur fonction au sein des équipes de propreté, ont entrepris de sectionner près de 35 mètres de câbles, soigneusement dissimulés dans les recoins des installations. Pour maquiller leur forfait, ils ont enfoui le butin au fond d’un sac rempli de déchets ménagers, espérant franchir les contrôles sans éveiller les soupçons.

Leur plan prévoyait un retour discret en soirée pour récupérer la marchandise. Mais à 18 heures, leur scénario s’est effondré. Une ronde conjointe, composée de vigiles internes et de policiers du commissariat dédié, les a surpris en pleine tentative d’extraction. Pris la main dans le sac – au sens propre – les deux individus ont immédiatement reconnu les faits. « C’était notre coup d’essai », ont-ils lâché aux enquêteurs, tentant ainsi de minimiser leur acte.

 

En garde à vue : une enquête qui remonte les filières

 

Conduits au poste de police local, les deux hommes sont désormais en garde à vue, tandis que l’enquête s’élargit. Les enquêteurs s’activent pour démêler les ramifications possibles : complices internes, receleurs à Cotonou, réseaux organisés ? Rien n’est exclu. Les auditions se multiplient pour reconstituer le fil d’un vol qui pourrait n’être que la partie émergée d’un système plus vaste.

Dans un écosystème comme celui de la GDIZ, où se concentrent des usines stratégiques et des milliers d’emplois, un simple sabotage électrique peut avoir des conséquences lourdes : arrêts de production, risques techniques, pertes financières. Conscientes de ces enjeux, les autorités du site renforcent leur dispositif : caméras additionnelles, patrouilles nocturnes intensifiées, et sessions de sensibilisation pour prévenir les collusions internes.

 

Un signal d’alarme pour les zones franches africaines

 

Au-delà du préjudice matériel – estimé à plusieurs centaines de milliers de francs CFA – cet épisode soulève des questions plus larges sur la sécurité des zones économiques spéciales. La GDIZ, vitrine de l’industrialisation béninoise et aimant à capitaux étrangers, n’échappe pas aux convoitises. Le cuivre, dont la valeur ne cesse de grimper sur les marchés parallèles, attise les convoitises et expose les infrastructures à des risques croissants.

Des spécialistes appellent à une vigilance renforcée, combinant ainsi technologies de surveillance avancées et gouvernance éthique, pour préserver l’intégrité de ces pôles industriels. Car la prospérité repose sur un équilibre fragile, où chaque faille peut devenir une brèche.

 

Glo-Djigbé : vers une sécurité renforcée ?

 

Alors que les suspects attendent leur comparution, cette interpellation agit comme un électrochoc. À Glo-Djigbé, on espère qu’elle marquera le début d’une ère plus imperméable aux tentations. L’enquête, elle, promet des révélations susceptibles d’ébranler certains rouages internes. Dans ce bastion économique, la sécurité n’est plus un luxe : c’est un impératif.

 

SecFin Africa : l’Europe arme le Bénin contre les flux illicites

L’Union européenne et ses partenaires lancent à Cotonou « SecFin Africa » un programme inédit pour traquer le blanchiment d’argent et les financements occultes du terrorisme. 

 

Cotonou, 22 octobre 2025 – Face à la menace rampante des réseaux criminels qui drainent des fortunes par des voies détournées, l’Union européenne et ses partenaires ont dévoilé, le 17 octobre dernier, un arsenal inédit destiné à assainir les flux monétaires suspects. Baptisé « SecFin Africa », ce programme, piloté au Bénin par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), s’attaque de front au blanchiment d’argent et aux soutiens occultes au terrorisme. Concrètement, il vise à doter les autorités locales d’outils avancés pour traquer les opérations transfrontalières et renforcer la résilience financière des États.

Le programme « SecFin Africa », dévoilé à Cotonou, mobilise l’Union européenne et ses alliés pour renforcer les capacités du Bénin
© Le programme « SecFin Africa », dévoilé à Cotonou, mobilise l’Union européenne et ses alliés pour renforcer les capacités du Bénin

Une coalition internationale pour un combat régional

Porté par un consortium européen de premier plan — réunissant Expertise France, la police civile française (CIVIPOL), l’agence allemande GIZ, la plateforme FIAP et l’autorité fiscale suédoise — le projet s’inscrit pleinement dans une offensive globale contre le crime organisé. À Cotonou, carrefour stratégique des échanges ouest-africains, des représentants de l’Union européenne ont salué l’engagement du Bénin, qualifié de modèle pour l’ensemble de la sous-région.

Dans cette perspective, l’initiative met l’accent sur la détection précoce des transferts illicites, tout en alignant les pratiques locales sur les standards internationaux en matière de traçabilité financière. Par ailleurs, elle vise à renforcer les capacités des autorités nationales en matière d’investigation et de contrôle des flux suspects.

Face à des environnements complexes — entre ports saturés et corridors sahéliens exposés — les enquêteurs béninois voient dans « SecFin Africa » une avancée décisive. En effet, le programme prévoit des formations spécialisées en analyse de données, l’implémentation de protocoles d’alerte partagés, ainsi que l’intégration de logiciels de cartographie des flux suspects. Autrement dit, il offre aux services compétents les moyens de transformer leur approche en matière de lutte contre les crimes financiers.

« C’est un pas décisif pour transformer nos services en remparts efficaces contre ces hydres économiques », confie un cadre de la CENTIF, soulignant que ces outils pourraient considérablement augmenter les saisies et les poursuites judiciaires.

 

L’Europe à l’offensive : des initiatives phares au service du continent

 

Bruxelles intensifie ses efforts pour contrer les fléaux financiers qui affectent simultanément l’Afrique et l’Europe, à travers des ramifications de plus en plus complexes. Dans cette logique, l’Union européenne coordonne une riposte transcontinentale via la “Team Europe Initiative on Illicit Financial Flows”, pilotée par l’Allemagne. En parallèle, le plan « Global Gateway » mobilise les États membres autour de réponses collectives aux crises planétaires, en misant sur des investissements stratégiques dans des domaines clés tels que la cybersécurité, la gouvernance et la transparence financière.

Ce nouvel élan s’appuie sur près de vingt-cinq ans d’expérience, nourrie par des programmes antérieurs comme ESCAY, qui a renforcé les dispositifs de lutte contre la criminalité financière en Afrique orientale et australe, ou OCWAR-M, dédié à l’Afrique de l’Ouest. Grâce à ces initiatives, des avancées concrètes ont été enregistrées : démantèlements de cellules criminelles, récupération d’actifs gelés, montée en compétence des institutions locales.

Aujourd’hui, « SecFin Africa » s’inscrit dans cette continuité en tant que synthèse opérationnelle, capitalisant sur une décennie d’expertise pour offrir une couverture élargie, plus intégrée et adaptée aux nouveaux enjeux régionaux.

Une vigilance accrue pour la CEDEAO, l’AES et la Mauritanie

 

L’impact du programme se dessine à l’échelle régionale : il cible les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ceux de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que la Mauritanie. Son objectif est clair : tisser une toile d’alerte interconnectée pour asphyxier les financements du terrorisme et les circuits de blanchiment liés aux trafics en tout genre.

Dans un Sahel fragilisé, où les groupes armés se financent via des réseaux sophistiqués, cette solidarité paneuropéenne pourrait inverser la tendance, en favorisant des opérations conjointes et un partage d’intelligence en temps réel.

 

Le Bénin en éclaireur d’une Afrique plus souveraine

 

Au Bénin, qui joue un rôle de pionnier dans le déploiement du programme, les autorités voient dans ce soutien un levier stratégique pour consolider l’État de droit et renforcer la confiance des investisseurs. À mesure que les flux illicites — estimés à plusieurs centaines de milliards d’euros par an sur le continent — se diversifient, des outils comme « SecFin Africa » deviennent des armes essentielles pour bâtir une Afrique plus souveraine, plus sécurisée et mieux intégrée dans les standards financiers internationaux.

À l’échelle du continent, où les flux illicites fragilisent les économies et alimentent l’instabilité, « SecFin Africa » incarne une réponse stratégique fondée sur la coopération, la technologie et la volonté politique. Le Bénin, en éclaireur, montre qu’une riposte coordonnée est non seulement possible, mais nécessaire.

 

Abomey-Calavi : un faux commissaire démasqué et arrêté

Dans le quartier animé d’Abomey-Calavi, à Hèvié, un imposteur prétendant être un commissaire de police a été arrêté grâce à l’intervention d’une patrouille authentique.

 

Abomey-Calavi, 9 octobre 2025 – Dans un pays où la confiance envers les forces de l’ordre constitue un pilier de la cohésion sociale, une affaire d’escroquerie audacieuse rappelle avec force l’urgence d’une vigilance collective face aux imposteurs qui sapent l’autorité publique. À Hèvié, quartier animé de la commune d’Abomey-Calavi, les autorités ont arrêté un individu qui se faisait passer pour un commissaire de police, semant la confusion dans les établissements de nuit afin d’y extorquer des « amendes » fictives.

 

Faux commissaire : le stratagème de l’imposture et la fin du manège

L’homme portait un uniforme improvisé pour mieux incarner son rôle et menait des tournées méthodiques dans les bars et maquis locaux. Sous couvert de contrôles administratifs, il vérifiait les autorisations d’exploitation, ajustait les niveaux sonores et trouvait systématiquement une « infraction » mineure pour exiger un paiement immédiat. En exploitant la crainte instinctive que suscitent les uniformes, il parvenait à soutirer des sommes régulières sans éveiller de soupçons.

Cependant, son stratagème a brusquement échoué lorsqu’il a croisé une patrouille authentique de la police, qui a rapidement démasqué l’imposture.

 

Poursuites judiciaires et appel à la vigilance

 

Transféré devant les autorités judiciaires, le suspect encourt désormais jusqu’à trois ans d’emprisonnement ferme pour usurpation d’autorité et escroquerie. Ces chefs d’accusation mettent en évidence la gravité de tels actes dans un contexte où la sécurité et la transparence constituent des enjeux majeurs. La justice scellera son sort lors de l’audience prévue le 22 octobre prochain, saisissant cette occasion pour affirmer qu’elle poursuivra avec la plus grande sévérité toute atteinte à l’intégrité des institutions.

En plus, cette interpellation, survenue dans un environnement urbain dynamique comme Abomey-Calavi, met en exergue les efforts constants des forces de sécurité pour préserver l’ordre public et protéger les citoyens contre les manipulations frauduleuses. Par ailleurs, les autorités, par le biais de la police et du parquet, invitent la population à signaler tout comportement suspect et à collaborer activement à la préservation d’un cadre serein.

 

L’uniforme n’est plus un bouclier

 

En conclusion, les forces de l’ordre ont marqué une victoire décisive pour la sécurité publique en arrêtant ce faux commissaire de police, adressant ainsi un avertissement clair aux imposteurs : nul ne peut exploiter l’autorité de l’État à des fins illicites. Ce cas met en lumière l’efficacité des patrouilles authentiques et rappelle aux citoyens que leur vigilance constitue la meilleure arme contre les abus. Le 22 octobre prochain, la justice ne jugera pas seulement un individu ; elle saisira l’occasion de tracer une ligne rouge infranchissable, affirmant avec fermeté que la confiance dans les forces de l’ordre représente un capital précieux à protéger sans concession.

Cotonou inaugure une Académie de Police nouvelle génération

À Cotonou, le Bénin inaugure son Académie de Police nouvelle génération : un symbole de résilience et de coopération face aux menaces transfrontalières.

 

Cotonou, 26 septembre 2025 – Sous un ciel équatorial chargé de promesses sécuritaires, les anciens locaux de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) à Cotonou se sont mués en sanctuaire de formation d’élite : l’Académie de Police nouvelle génération. En effet, la cérémonie d’inauguration, présidée par Alassane Seidou, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, en présence de l’ambassadeur des États-Unis, Brian Shukan, n’a pas seulement dévoilé des salles de cours high-tech et des installations d’entraînement modernes.

Elle a également scellé un don colossal de matériel — d’une valeur d’un million de dollars américains — qui équipe désormais les unités de la Police Républicaine pour affronter les ombres du terrorisme aux frontières.

Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis
© Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis

 Un appui stratégique au cœur d’une coopération bilatérale

 

Ce geste symbolique, au cœur d’une coopération bilatérale exemplaire, a transformé un site historique en hub de résilience nationale. En effet, les nouveaux équipements livrés par l’Ambassade américaine comprennent :

  • des protections individuelles,
  • des uniformes et bottes,
  • des jumelles, miroirs de fouille,
  • et des sacs médicaux complets pour les urgences.

« Cet appui matérialise l’engagement indéfectible des États-Unis auprès du Bénin dans la lutte contre les menaces transnationales », a déclaré M. Shukan, réaffirmant la détermination de Washington à soutenir Cotonou face à la pression jihadiste aux confins nigériens et nigérians.

 Une coopération sécuritaire saluée par les autorités béninoises

 

Devant une assemblée composée de hauts gradés, d’officiels et de partenaires internationaux, le Ministre Seidou a salué l’« excellent état des relations » entre le Bénin et les États-Unis, notamment dans le domaine de la sécurité.

« L’engagement du Bénin demeure ferme dans l’approfondissement et la diversification de sa coopération avec les États-Unis d’Amérique », a-t-il affirmé, soulignant la volonté du gouvernement de renforcer les capacités opérationnelles de la Police Républicaine et de consolider la synergie avec ses partenaires internationaux.

Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis
© Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis

 Une académie au service de la modernisation des forces de l’ordre

 

Par ailleurs, cette inauguration s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des forces de l’ordre béninoises. L’Académie, désormais installée sur le site de l’ex-CRS, formera chaque année des centaines de recrues en :

  • techniques d’intervention,
  • cyber-sécurité,
  • et droits humains, alignée sur les standards internationaux.

Le don américain, fruit d’un partenariat forgé depuis 2018 via des programmes comme l’International Narcotics Control and Law Enforcement, vient compléter des initiatives antérieures. À titre d’exemple, en 2023, Washington avait déjà injecté 5 millions de dollars pour la formation antiterroriste, renforçant ainsi la posture du Bénin comme rempart ouest-africain.

Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis
© Le Bénin a inauguré l’Académie de Police sur le site de l’ex-CRS à Cotonou, en présence du ministre de l’Intérieur et de l’ambassadeur des États-Unis

 Une alliance transatlantique pour protéger les communautés vulnérables

 

À l’heure où le Sahel bouillonne et que les frontières béninoises deviennent un front de la guerre asymétrique, cette alliance transatlantique n’est pas qu’un échange de matériel. Elle constitue aussi  un véritable bouclier pour les communautés vulnérables.

Pour les Béninois du quotidien — ces pêcheurs du fleuve Niger ou ces commerçants de Malanville — l’Académie symbolise une sécurité tangible, où la formation d’élite protège les vies ordinaires.

 Cotonou regarde vers un horizon plus sûr

Tandis que le ruban coupé vibre encore dans les mémoires, Cotonou regarde vers un horizon plus sûr. Reste à suivre comment cette Académie et ses partenariats internationaux transformeront durablement la sécurité nationale, en plaçant la formation, la coopération et l’innovation au cœur de la résilience béninoise.

 

Bohicon : un atelier pour renforcer la protection de l’enfance

À Bohicon, former ceux qui protègent les enfants, c’est investir dans l’avenir d’un Bénin plus sûr, plus juste et plus solidaire.

BOHICON, 10 septembre 2025Dans un contexte marqué par la volonté de renforcer la protection de l’enfance, un élan d’espoir a soufflé sur le Bénin avec le lancement d’un atelier de renforcement des capacités dédié aux acteurs de première ligne. En effet, ce programme de formation intensif, qui s’étend sur deux jours, rassemble des encadreurs de SOS Villages d’Enfants et des médiateurs du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Son objectif est clair : doter ces professionnels d’outils pour transformer des vies et offrir un avenir plus sûr aux jeunes du pays.

À Bohicon, un atelier de deux jours réunit l’UNFPA, le PAM et SOS Villages d’Enfants pour former 30 encadreurs et médiateurs, avec pour objectif de renforcer la protection des enfants et bâtir des communautés plus sûres au Bénin.
© À Bohicon, un atelier de deux jours réunit l’UNFPA, le PAM et SOS Villages d’Enfants pour former 30 encadreurs et médiateurs, avec pour objectif de renforcer la protection des enfants et bâtir des communautés plus sûres au Bénin.

Former les encadreurs pour mieux protéger les jeunes

 

Au total, trente facilitateurs, qui travaillent directement dans les cantines scolaires, les communautés et les familles d’accueil, affûtent leurs compétences. Au cœur de cette initiative, un objectif précis : les outiller pour favoriser un dialogue constructif entre parents et enfants, promouvoir une communication respectueuse des différences de genre, et prévenir les abus et le harcèlement sexuels. Par ailleurs, les participants apprendront à animer des séances de formation ludiques et engageantes pour les jeunes, afin de rendre l’apprentissage à la fois impactant et mémorable.

Un partenariat stratégique pour un impact durable à Bohicon

 

De surcroît, cet atelier, porté par un partenariat dynamique entre l’UNFPA, le PAM et SOS Villages d’Enfants, s’inscrit dans une vision commune : offrir un accompagnement de qualité aux enfants et aux jeunes, tout en renforçant les liens familiaux et en bâtissant des communautés plus sûres. Ainsi, ces deux journées de formation intensive promettent de poser les bases d’un changement durable, où chaque enfant bénéficie d’un environnement protecteur et épanouissant.

En définitive, l’investissement dans ces acteurs de terrain est un pari sur l’avenir, car une enfance bien protégée est la clé d’une société plus forte et plus juste.

Kandi : un militaire assassiné dans le quartier de Bakata

 Kandi sous le choc : une nuit de violence qui interroge la sécurité territoriale

Dans le silence pesant de la nuit, aux alentours de 3 heures du matin, le quartier de Bakata, situé dans le premier arrondissement de Kandi, a été le théâtre d’une agression d’une rare violence. Des individus armés non identifiés ont fait irruption dans plusieurs concessions, semant la peur et la désolation. Parmi les victimes, un militaire en service a perdu la vie dans des circonstances tragiques. Pris pour cible dans son propre domicile, il a été roué de coups par les assaillants, qui ont ensuite abandonné son corps sans vie dans une mare de sang. Son épouse, présente au moment des faits, a tenté de le retenir, mais elle était impuissante face à la brutalité des agresseurs.

 

L’effroi se propage : Des riverains pris dans la tourmente

 

Le drame ne s’est pas limité à une seule concession. Les agresseurs ont grièvement blessé par balle un voisin sorti avec une lampe torche pour comprendre ce qui se passait. Transporté d’urgence à l’hôpital, son état reste préoccupant. Ils ont également attaqué un autre ménage : ils ont violemment battu le couple et leur ont dérobé une somme d’argent. Ces actes ne relèvent pas seulement de la criminalité ordinaire, mais ils interrogent la capacité des autorités à garantir la sécurité de leurs habitants, et la vulnérabilité des quartiers périphériques face à des agressions ciblées.

 

Les autorités réagissent, les habitants attendent des actions concrètes

 

Alertées dès les premières heures, les autorités communales, dont le maire de Kandi, se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts et exprimer leur solidarité. Les autorités ont annoncé une enquête pour identifier les auteurs de l’attaque. Cependant, les habitants attendent surtout des réponses concrètes et des mesures de protection renforcées.

 

À Bakata, la peur s’est installée, mais la parole commence à circuler. Les voisins s’organisent, les familles se soutiennent, et les leaders locaux appellent à la vigilance collective. Ce drame, aussi brutal soit-il, révèle la résilience des communautés face à l’adversité et leur capacité à se mobiliser pour préserver la cohésion sociale.

 

Ce qui s’est passé à Kandi dépasse le fait divers. C’est une alerte, un signal, une interpellation. La sécurité ne peut être une promesse abstraite : elle doit s’incarner dans les quartiers, dans les gestes quotidiens et dans les dispositifs de proximité. À Bakata, une vie a été fauchée, mais une communauté s’est levée. Reste à savoir si les institutions sauront répondre à cette mobilisation silencieuse et faire de ce drame un point de départ pour une protection territoriale plus juste, plus humaine et plus durable.

Ouèdo : démantèlement d’un réseau de cybercriminels

 Cybercriminalité à Ouèdo : un réseau démantelé, la traque numérique s’intensifie

 

Cotonou, 20 août 2025 Les autorités béninoises ont porté un coup sévère à la cybercriminalité locale. En effet, le commissariat de l’arrondissement de Ouèdo a démantelé, mardi, un réseau d’escroquerie en ligne très actif et structuré. Cette opération, menée avec une précision chirurgicale, a conduit à l’interpellation de deux individus soupçonnés d’être au cœur d’un système frauduleux exploitant les failles du numérique pour piéger de nombreuses victimes.

 

Le « butin » de l’arnaque a été saisi par les forces de l’ordre.

 

Selon des sources concordantes, le groupe ciblait les internautes à travers des pratiques frauduleuses sophistiquées, utilisant des cartes SIM en masse et divers dispositifs technologiques pour mener des opérations d’arnaque à distance. Alertés par des signaux persistants, les agents du commissariat de Ouèdo ont agi avec célérité, procédant à l’arrestation des deux suspects au cours de la journée.

Par ailleurs, la perquisition au domicile du premier suspect a révélé l’ampleur du dispositif :

  • 527 cartes SIM MTN
  • 67 plaquettes de cartes SIM.
  • 3 téléphones Android
  • 5 téléphones à touches.
  • 1 appareil d’enregistrement de cartes SIM.
  • 1 carte Visa.
  • 1 carte d’identité.

Cet arsenal numérique témoigne aussi d’une organisation bien rodée, capable de multiplier les identités fictives et les canaux de fraude.

 

Une enquête approfondie pour remonter le réseau

 

La perquisition au domicile du second suspect n’a pas permis de saisir de matériel compromettant. Toutefois, face aux preuves accablantes, les deux individus ont reconnu leur implication dans le réseau. Par ailleurs, ils seront transférés au Centre National d’Investigations Numériques pour des enquêtes approfondies, visant à identifier les ramifications de cette cellule et d’éventuels complices encore actifs.

En somme, ce coup de filet est une victoire majeure dans la lutte contre la cybercriminalité au Bénin et prouve la détermination des forces de l’ordre à neutraliser ces réseaux. Cependant, la rapidité avec laquelle ces cellules se reconstituent et s’adaptent soulève une question fondamentale : les capacités d’investigation numériques du pays sont-elles suffisantes pour faire face à l’ampleur de cette menace ? Au-delà de ces arrestations, comment les autorités peuvent-elles renforcer la sensibilisation des citoyens pour qu’ils ne deviennent pas des victimes de ces escrocs connectés ?

Défi aux autorités sur TikTok : le CNIN répond par une arrestation

Bénin : un cybercriminel présumé interpellé après des déclarations provocantes sur TikTok

 

 

Cotonou, 12 août 2025 – La lutte contre la cybercriminalité s’intensifie au Bénin. Le Centre National d’Investigation Numérique (CNIN) a procédé ce mardi à l’interpellation de Geoffroy Fridich, un utilisateur actif de TikTok. Il est accusé d’être impliqué dans des activités de cybercriminalité. Cette arrestation, qui fait suite à une vidéo virale où l’individu défiait ouvertement les autorités, marque un coup d’éclat dans la traque des délinquants numériques.

 

De la bravade en ligne à la confrontation avec la justice

 

Tout a commencé par une vidéo partagée par un autre TikTokeur, Florent Mahougnon, récemment condamné pour cybercriminalité. En effet,  dans cette séquence, Geoffroy Fridich déclarait son intention de poursuivre ses pratiques frauduleuses en ligne, affichant un mépris assumé envers les autorités. Cette bravade n’est pas passée inaperçue : elle a attiré l’attention du CNIN. À la suite d’investigations approfondies, l’individu a été formellement identifié et sa participation directe à des actes de cybercriminalité a été établie. Face à ces éléments probants, le Centre se prépare désormais à le présenter devant les instances judiciaires.

 

Le CNIN envoie un message fort contre l’impunité et appelle à la vigilance citoyenne, une arme forte contre les cyberfraudeurs

 

En outre , cette interpellation envoie un message clair : le Bénin ne tolérera pas les comportements qui menacent la sécurité de ses citoyens dans le monde numérique. D’ailleurs, en agissant rapidement, le CNIN réaffirme son engagement à traquer les auteurs d’escroqueries en ligne et à protéger les internautes.

Le CNIN a profité de cette action pour appeler à la vigilance citoyenne. Ainsi, le Centre a remercié les citoyens pour leur réactivité face aux alertes et les a encouragés à continuer de signaler tout comportement suspect sur ses plateformes officielles. Par ailleurs, le CNIN rappelle que toute personne victime d’escroquerie peut déposer plainte par courriel à l’adresse plaintes@cnin.bj ou directement sur le site www.cnin.bj.

 

Le CNIN : quand la toile se resserre sur les cybercriminels

 

Cette interpellation marque une nouvelle étape dans la lutte contre les dérives numériques au Bénin. Elle illustre la détermination des autorités à faire respecter la loi dans l’espace virtuel et à protéger les citoyens contre les abus. En effet, alors que l’utilisation des réseaux sociaux ne cesse de croître, le CNIN démontre que l’anonymat en ligne n’est plus une garantie d’impunité. Le Bénin est-il en train de devenir un exemple régional dans la traque des cybercriminels, et comment cette fermeté influencera-t-elle les pratiques des internautes ?

TikTok au Bénin : deux influenceurs arrêtés pour enlèvement simulé

Bénin : deux créateurs de contenu interpellés pour une mise en scène frauduleuse sur TikTok

Cotonou, 11 août 2025 Une affaire rocambolesque secoue la toile béninoise. Ce lundi, le Centre National d’Investigations Numériques (CNIN) a procédé à l’arrestation de deux créateurs de contenu, connus sous les pseudonymes « Flapacha » et « Jérémie Degamer », pour avoir orchestré une fausse opération d’enlèvement et de séquestration dans des vidéos diffusées sur TikTok. Cette mise en scène, qui a suscité indignation et mobilisation, visait en fait à escroquer les internautes à travers des collectes de fonds frauduleuses.

 

Le scénario de l’arnaque : une mise en scène macabre pour manipuler l’audiences sur TikTok

 

En effet, suite à un signalement de la plateforme TikTok, le CNIN a rapidement réagi en interpellant les deux individus impliqués. Les investigations préliminaires révèlent que « Flapacha » et « Jérémie Degamer » ont délibérément simulé un scénario où le premier semblait kidnapper et maltraiter le second. Par la suite, ils ont lancé des appels à contributions financières lors de directs sur les réseaux sociaux, prétendant venir en aide à la victime présumée. Cette supercherie avait pour but de manipuler la générosité des abonnés pour des gains illégitimes.

 

La justice s’en mêle : la fin de l’impunité sur la toile

 

Les deux créateurs de contenu, désormais en garde à vue, seront bientôt présentés devant les autorités judiciaires pour répondre de leurs actes. Le CNIN a souligné que cette affaire met en lumière la responsabilité pénale des influenceurs vis-à-vis du contenu qu’ils diffusent. Cette interpellation intervient alors que « Jérémie Degamer » était déjà dans le viseur des autorités pour un précédent live jugé indécent, où il se livrait à des gestes obscènes.

 

Alerte aux escroqueries : les autorités appellent à la vigilance

 

Face à cette tentative d’escroquerie, le CNIN lance un appel pressant à la population pour qu’elle fasse preuve de prudence face aux sollicitations financières en ligne, surtout lorsque leur origine ou leur finalité reste floue. Les autorités invitent les citoyens à vérifier la légitimité de telles initiatives avant d’y contribuer, afin d’éviter d’être victimes de fraudes similaires.

Pour tenir la population informée des nouvelles formes d’arnaques numériques, le CNIN met à disposition plusieurs plateformes de communication : une page Facebook, un compte X, et un canal WhatsApp. Ces outils permettent de suivre les alertes en temps réel et de se prémunir contre les escroqueries.

 

TikTok : Quand la fiction rencontre la réalité judiciaire

 

En somme, le CNIN encourage les personnes lésées par ce type de pratiques à déposer une plainte via l’adresse e-mail plaintes@cnin.bj ou directement sur le site officiel du CNIN. Ces démarches visent à garantir une prise en charge rapide des victimes et à renforcer la lutte contre la cybercriminalité au Bénin. Cette affaire illustre de manière spectaculaire les risques et les dérives des réseaux sociaux, et la nécessité pour les États africains de se doter de cadres juridiques solides pour protéger les citoyens dans l’espace numérique.

Bénin : la police réactive face à la panne des numéros d’urgence

Alerte au Bénin : Les numéros d’urgence de la police hors service, des alternatives mises en place

Cotonou, 8 juillet 2025 – Dans un pays où la sécurité est une priorité, un grain de sable vient gripper la machine bien huilée de la Police Républicaine du Bénin. En fait,  depuis plusieurs jours, les numéros d’urgence emblématiques, le 166 et le 117, sont hors service, semant l’inquiétude parmi les citoyens. Face à cette défaillance sans précédent, la direction générale de la Police Républicaine (DGPR) a réagi avec promptitude, annonçant le 6 juillet 2025 la mise en place de deux numéros provisoires pour maintenir le lien vital entre les forces de l’ordre et la population. Dans ce contexte tendu, l’appel à la collaboration citoyenne résonne comme un cri d’unité pour surmonter cette épreuve.

 Numéros d’urgence : Une panne inattendue qui ébranle la confiance citoyenne

Les numéros d’urgence 166 et 117, véritables bouées de sauvetage pour les Béninois en détresse, sont devenus inaccessibles, plongeant les usagers dans une incertitude pesante. En effet, qu’il s’agisse d’un accident, d’une agression ou d’une demande d’assistance, ces lignes, habituellement synonymes de réactivité, sont restées muettes. Cette panne, dont les causes restent encore inconnues, révèle activement une fragilité inattendue dans le système de sécurité publique, provoquant des questionnements sur la robustesse des infrastructures critiques.

Dans un communiqué publié ce dimanche, la DGPR a reconnu la gravité de la situation tout en s’efforçant de rassurer. « Nous sommes conscients des désagréments causés et mobilisons toutes nos ressources pour rétablir les lignes au plus vite », a-t-elle déclaré, affichant une transparence louable dans un moment de crise. Cependant, cette franchise, bien que bienvenue, n’efface pas l’urgence d’une solution durable pour garantir la sécurité des citoyens.

Des numéros provisoires pour assurer la continuité du service

Pour pallier cette défaillance, la Police Républicaine a déployé deux numéros temporaires : 01 21 31 45 82 et 01 96 94 43 00. Ces lignes, opérationnelles dès le 6 juillet, sont dédiées à recevoir tous types de signalements, des appels d’urgence aux demandes d’assistance courantes. Cette mesure, bien que transitoire, témoigne de la réactivité des autorités face à une situation critique. « Ces numéros sont une bouffée d’oxygène pour maintenir notre mission de protection, en attendant le retour à la normale », a souligné un porte-parole de la DGPR.

La Police Républicaine appelle à la solidarité et à la compréhension des citoyens

Consciente de l’impact de cette crise sur la population, la Police Républicaine a lancé un appel vibrant à la compréhension et à la collaboration des citoyens. Dans son communiqué, elle a salué la patience des Béninois, tout en les encourageant à utiliser les nouveaux numéros avec discernement. « Chaque appel compte, et votre coopération nous aide à mieux servir la communauté », a insisté la direction, mettant en avant l’importance d’une relation de confiance entre les forces de l’ordre et la population.

Les services techniques, mobilisés jour et nuit, travaillent d’arrache-pied pour diagnostiquer et résoudre les problèmes affectant les lignes traditionnelles. Bien que la DGPR n’ait pas encore annoncé de calendrier précis pour leur rétablissement, elle mobilise activement toutes ses ressources pour assurer un retour rapide à la normale.

Leçons d’une crise : vers un renforcement des infrastructures d’urgence

Cette crise, bien que préoccupante, met en lumière la nécessité de moderniser et de sécuriser les infrastructures de communication des services d’urgence. Dans un pays où la sécurité publique repose sur la rapidité d’intervention, une telle défaillance ne peut être prise à la légère. Les citoyens, tout en saluant les efforts de la Police Républicaine, espèrent que cet épisode servira de catalyseur pour renforcer les systèmes existants et prévenir de futures perturbations.

En somme, le Bénin retient son souffle, mais l’engagement de la Police Républicaine à surmonter cette épreuve reste indéfectible. Les numéros temporaires, bien qu’imparfaits, incarnent une lueur d’espoir dans cette tempête. Alors que les techniciens s’activent et que les citoyens s’adaptent, une chose est claire : la sécurité du Bénin repose sur une collaboration sans faille entre ses institutions et son peuple.

Pour signaler une urgence, composez dès maintenant le 01 21 31 45 82 ou le 01 96 94 43 00. La Police Républicaine, fidèle à sa mission, compte sur vous.

Braquage nocturne à Kassarou : 15,5 millions emportés

Kassarou : La nuit de l’effroi dans un village béninois secoué par un braquage audacieux

Kassarou, 7 juillet 2025 – Dans la quiétude de la nuit, alors que le village de Kassarou, niché dans l’arrondissement de Bouanri, commune de Bembéréké, s’endormait paisiblement, un assaut brutal a brisé le silence. Dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juillet 2025, sept individus armés et cagoulés ont orchestré un braquage d’une rare audace au domicile d’un couple, emportant un butin de 15,5 millions de francs CFA. Cet incident, qui n’a heureusement fait aucune victime, laisse cependant la communauté sous le choc et soulève des questions pressantes sur la sécurité dans cette région du nord du Bénin.

Une intrusion violente sous le ciel nocturne

Vers une heure du matin, alors que Kassarou sommeillait, le calme du village a été déchiré par des coups de feu tirés en l’air. Sept assaillants, le visage masqué et lourdement armés, ont fait irruption au domicile d’El Hadj Bani et de son épouse Azia. Leur stratégie, froide et calculée, visait à semer la terreur. Sous la menace de leurs armes, ils ont contraint le couple à céder leur argent : 15 millions de francs CFA appartenant à Azia et 500 000 francs CFA détenus par son mari. En quelques minutes, les malfaiteurs ont disparu dans l’obscurité, ne laissant derrière eux ni indices ni traces exploitables.

Une communauté ébranlée, mais indemne

Malgré la violence de l’attaque, aucun blessé n’a été signalé, un soulagement dans une situation aussi traumatisante. La rapidité et l’organisation des assaillants suggèrent une préparation minutieuse, laissant supposer qu’ils connaissaient leur cible. Ce braquage, d’une ampleur rare pour un village comme Kassarou, a ainsi plongé les habitants dans une stupeur mêlée d’inquiétude. « On pensait être à l’abri ici, loin des tumultes des grandes villes », confie un voisin, encore secoué par l’événement.

Une enquête en cours, des réponses attendues à Kassarou

Dès l’alerte donnée, les forces de sécurité locales ont immédiatement engagé des opérations, tandis que les autorités ont ouvert une enquête pour identifier et interpeller les auteurs de cet acte audacieux. Les autorités, sous pression pour rassurer la population, explorent toutes les pistes possibles, bien que l’absence d’indices immédiats complique la tâche. À ce jour, les témoignages du couple et des voisins constituent les principaux éléments à la disposition des enquêteurs. Un responsable local a assuré que les autorités déploient tous les moyens nécessaires pour faire triompher la justice, tout en gardant confidentiel l’état d’avancement des investigations.

Un contexte régional sensible

Située dans le département du Borgou, la commune de Bembéréké n’est pas étrangère aux défis sécuritaires, bien que des incidents de cette nature restent rares dans les zones rurales comme Kassarou. Ce braquage soulève dès lors des interrogations sur la vulnérabilité des villages isolés face à des bandes organisées. Certains habitants appellent d’ailleurs à un renforcement de la présence policière et à des mesures préventives, comme l’installation de patrouilles nocturnes ou la sensibilisation des communautés à la sécurisation de leurs biens.

Un appel à la vigilance

En somme, ce lundi 7 juillet 2025, Kassarou tente de panser ses plaies après cette nuit d’effroi. Cet incident, bien que sans perte humaine, rappelle la fragilité de la sécurité dans les zones reculées et la nécessité d’une action concertée pour protéger les citoyens. Tandis que les enquêteurs poursuivent leurs investigations, les habitants de Kassarou demeurent en alerte et espèrent voir les coupables traduits en justice dans les plus brefs délais. Ce braquage, bien plus qu’un fait divers, pourrait pousser les autorités béninoises à repenser en profondeur leur approche de la sécurité rurale, enjeu stratégique pour l’avenir.

Cyberviolences : Cotonou passe à l’offensive

Lutter contre les violences basées sur le genre facilitées par la technologie : un impératif d’action collective à Cotonou

 Cotonou, le 24 juin 2025 – Dans un monde où l’essor fulgurant des technologies numériques redessine les contours de nos interactions, une ombre inquiétante s’étend : celle des violences basées sur le genre facilitées par la technologie (VBG-FT). Harcèlement en ligne, diffusion non consensuelle d’images intimes, cyberharcèlement… ces fléaux, insidieux et protéiformes, frappent de plein fouet les femmes, les filles et les communautés marginalisées, compromettant leur sécurité et leur dignité dans l’espace virtuel. Face à cette menace grandissante, une initiative d’envergure voit le jour à Cotonou, portée par une ambition résolue : faire du numérique un sanctuaire d’inclusion et de respect. Comment avec une formation le Bénin compte-t-il transformer le cyberespace en un lieu sûr pour tous ?

Cotonou lance une formation pilote avec l'UNFPA et Affaires Mondiales Canada pour outiller les acteurs de première ligne contre les violences basées sur le genre facilitées par la technologie (VBG-FT).
© Cotonou lance une formation pilote avec l'UNFPA et Affaires Mondiales Canada pour outiller les acteurs de première ligne contre les violences basées sur le genre facilitées par la technologie (VBG-FT).

Une formation pilote pour combattre les VBG-FT : les acteurs de première ligne s’arment

Sous l’égide de l’UNFPA Bénin et des Affaires Mondiales du Canada, une session pilote de formation de trois jours s’ouvre dans la métropole économique béninoise. En outre, cette démarche, d’une portée pionnière, vise à doter les acteurs de première ligne – institutions publiques, organisations de la société civile (OSC), jeunes leaders et autres parties prenantes – des outils nécessaires pour prévenir, détecter et répondre efficacement aux VBG-FT. En réunissant ces forces vives, l’atelier ambitionne de tisser un réseau d’action concertée capable de juguler ces violences qui prospèrent dans l’anonymat des réseaux numériques.

Cotonou lance une formation pilote avec l'UNFPA et Affaires Mondiales Canada pour outiller les acteurs de première ligne contre les violences basées sur le genre facilitées par la technologie (VBG-FT).
© Cotonou lance une formation pilote avec l'UNFPA et Affaires Mondiales Canada pour outiller les acteurs de première ligne contre les violences basées sur le genre facilitées par la technologie (VBG-FT).
VBG-FT : un fléau aux multiples visages qui menace le numérique

Les VBG-FT, par leur nature insidieuse, s’infiltrent dans les interstices de la modernité. Le harcèlement en ligne, par des messages malveillants ou des campagnes de dénigrement, brise les victimes dans leur intimité. La diffusion d’images intimes sans consentement, pratique d’une cruauté abjecte, expose les personnes ciblées à une humiliation publique. Le cyberharcèlement, quant à lui, traque sans relâche, transformant l’espace numérique en un théâtre d’angoisse. En conséquence, ces violences, loin d’être anecdotiques, constituent une entrave systémique à l’égalité des genres et à l’épanouissement des groupes vulnérables, en particulier des femmes et des jeunes filles.

Formation à Cotonou : Renforcer les capacités pour l’émancipation numérique

L’atelier de Cotonou, par son approche holistique, s’attaque aux racines du problème. Les participants, immergés dans des modules rigoureux, exploreront les mécanismes de ces violences, leurs impacts psychologiques et sociaux, ainsi que les cadres juridiques et techniques permettant d’y répondre. Cette formation ne se limite pas à un transfert de savoirs : elle aspire également à galvaniser une prise de conscience, à insuffler une dynamique de changement où chaque acteur, qu’il soit institutionnel ou communautaire, devient un rempart contre les abus numériques. Les jeunes leaders, en particulier, y occupent une place centrale, porteurs d’une vision audacieuse pour un cyberespace plus équitable.

Vers un numérique sûr et inclusif : le Bénin montre l’exemple avec sa formation

L’initiative s’inscrit dans une aspiration plus vaste : celle d’un espace numérique sûr, respectueux et inclusif. En conjuguant les efforts de l’UNFPA, du Canada et des acteurs locaux, cet atelier pilote pose les jalons d’une gouvernance numérique éthique. Il ne s’agit pas seulement de réprimer, mais aussi de prévenir, en sensibilisant les communautés aux usages responsables du numérique et en outillant les victimes pour qu’elles reprennent le contrôle de leur dignité. Cette démarche, par son caractère fédérateur, illustre la force de la coopération internationale lorsqu’elle s’aligne sur les réalités locales.

L’appel à l’action : pour un cyberespace libéré des violences

À l’heure où le numérique façonne l’avenir, il est impératif que cet espace reflète les valeurs de respect et d’égalité. Les VBG-FT ne sont pas une fatalité : elles peuvent être combattues par une mobilisation collective, où chaque geste compte. L’atelier de Cotonou, en réunissant des acteurs clés autour d’un objectif commun, envoie aussi un message d’espoir : ensemble, il est possible de faire reculer l’ombre et de bâtir un monde virtuel où chacun, sans distinction, peut s’épanouir en sécurité.

En somme, le Bénin se positionne comme un foyer d’innovation sociale, un espace où la lutte contre les violences numériques s’écrit avec détermination et solidarité. Que cette initiative soit le prélude à une transformation durable, pour un numérique au service de l’humain et de la justice.

Kouarfa : une attaque déjouée dans l’ombre de l’Atacora

Bénin : alerte nocturne à Kouarfa, le Commissariat repousse un assaut armé dans l’Atacora

Dans la nuit du 17 au 18 juin 2025, le commissariat de Kouarfa, niché dans la commune de Toucountouna au cœur du département de l’Atacora, a été le théâtre d’un assaut audacieux. Sous un ciel obscurci, des ombres armées, encore anonymes, ont tenté de défier l’autorité de l’État béninois. Cependant, la vigilance des forces de l’ordre, affûtée par les soubresauts récents dans cette région septentrionale, a transformé cette incursion en une déroute pour les assaillants. Cet épisode, bien que sans perte humaine, résonne comme un écho des défis sécuritaires qui étreignent le nord du Bénin, aux confins d’un Sahel tourmenté.

Riposte éclair : la police de Kouarfa démontre sa résilience face à l’attaque

Peu après minuit, alors que la quiétude enveloppait Kouarfa, des tirs ont déchiré le silence, signalant l’irruption d’un groupe armé non identifié. Selon des témoignages locaux, les assaillants, profitant de l’opacité nocturne, ont ciblé le poste de la police républicaine, logé dans les locaux de l’arrondissement. Toutefois, les agents, galvanisés par une alerte accrue après des attaques similaires dans la région, ont opposé une résistance farouche. Les échanges de tirs, intenses et brefs, ont contraint les intrus à battre en retraite, disparaissant dans les méandres de la nuit sans laisser de trace ni de revendication.

Aucune vie n’a été perdue, aucun blessé n’a été déploré, un dénouement salué comme une victoire de la vigilanceNéanmoins, l’incident, rapporté par des sources locales, révèle la fragilité persistante de cette zone frontalière, où la commune de Toucountouna, à 600 kilomètres de Cotonou, côtoie les tumultes des frontières burkinabè et nigérienne. Les opérations de ratissage, lancées dans la foulée, témoignent de la détermination des autorités à traquer ces ombres fugitives et à réaffirmer leur emprise sur ce territoire.

Le nord du Bénin sous pression : une région au cœur des menaces jihadistes

L’Atacora, avec ses plateaux et ses vallées enchâssées dans les chaînons montagneux, est devenu un théâtre d’insécurité croissante. Depuis 2021, le nord du Bénin subit les assauts répétés de groupes armés, souvent liés à des mouvances jihadistes telles que le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Des attaques récentes, comme celle du 17 avril 2025 au Point Triple et à Koudou, qui a coûté la vie à 54 militaires béninois, ou celle du 4 juin à Tanongou, où trois militaires et deux policiers ont péri, attestent de l’escalade des violences dans cette région autrefois prisée pour ses chutes de Kota et son patrimoine culturel.

Le commissariat de Kouarfa, déjà ciblé dans la nuit du 18 au 19 juin par une attaque incendiaire ayant détruit des infrastructures sans faire de victimes, incarne cette vulnérabilité persistante. Ces incidents, survenus à quelques heures d’intervalle, soulignent la pression exercée sur les forces de l’ordre déployées dans le cadre de l’opération Mirador pour sécuriser les frontières. De surcroît, le manque de coopération régionale, déploré par le président Patrice Talon en mars 2025, complique davantage la lutte contre ces incursions transfrontalières, souvent orchestrées depuis les zones instables du Burkina Faso et du Niger.

Bénin : une résilience nationale en marche face à l’adversité sécuritaire

Face à cette menace diffuse, l’État béninois redouble d’efforts. L’opération Mirador, renforcée par le recrutement de 5 000 soldats supplémentaires depuis 2022, vise à fortifier les postes avancés dans l’Atacora et l’Alibori. À Kouarfa, la riposte rapide des policiers illustre l’état d’alerte permanent des forces républicaines, prêtes à défendre un territoire où la culture des griots et la production d’igname cohabitent avec une insécurité grandissante. Des sources locales indiquent que les ratissages en cours, appuyés par des unités d’élite, cherchent non seulement à capturer les assaillants, mais aussi à rassurer une population ébranlée par ces violences répétées.

Dans ce contexte, la commune de Toucountouna, jadis berceau du Général Mathieu Kérékou, se trouve à un tournant crucial. L’absence de revendication immédiate, inhabituelle dans un paysage où le JNIM revendique souvent ses actions, laisse planer un voile d’incertitude. Toutefois, l’absence de victimes dans cette nuit du 17 juin est un signal fort : celui d’une résilience naissante, où la bravoure des agents de Kouarfa devient un symbole d’espoir pour un Bénin déterminé à ne pas céder face à l’adversité. Le Bénin se tient debout, plus que jamais uni face aux menaces, et sa détermination est inébranlable.

Bénin : la police républicaine frappe fort contre les pilleurs d’acier

COTONOU : les « voleurs d’acier » pris au piège ! Un réseau de pilleurs de couvercles d’égouts démantelé par la police

Cotonou, 14 mai 2025 — Dans l’ombre des voies urbaines, là où l’asphalte fraîchement posé symbolise le progrès, un fléau insidieux sévissait : le vol des couvercles d’égouts. Cependant, hier, mardi 13 mai, la Police Républicaine du Bénin a porté un coup décisif à cette menace sournoise, démantelant un réseau criminel qui, par cupidité, mettait en péril la sécurité des citoyens et l’intégrité des infrastructures. Une saisie massive de ces pièces d’acier, essentielles aux routes rénovées, marque une victoire éclatante pour les forces de l’ordre et ravive l’espoir d’une société plus sûre.

Opération « Égout Propre » : la traque sans relâche des forces de l’ordre

En effet, cette opération, fruit d’une investigation méticuleuse, témoigne de la détermination de la Police Républicaine à éradiquer les actes qui sapent les efforts d’aménagement du pays. Grâce à un réseau de renseignement affûté, les autorités ont traqué les malfaiteurs à travers les dédales des quartiers urbains, où ces derniers opéraient avec une audace déconcertante. Les couvercles, arrachés sous le voile de la nuit, étaient destinés à être fondus et revendus, alimentant un commerce illicite au mépris des vies humaines. Car, chaque plaque dérobée laissait derrière elle un piège béant, menaçant piétons et conducteurs.

Le réseau, organisé et insaisissable jusqu’alors, a été mis à nu par une stratégie policière alliant discrétion et précision. Les interpellations, menées avec une coordination exemplaire, ont ainsi permis de neutraliser les acteurs clés de cette entreprise criminelle, dont le cynisme n’avait d’égal que l’ampleur des dégâts causés.

Le lourd tribut de l’insécurité : quand le vol de couvercles met des vies en danger 

Mais les conséquences de ce pillage vont bien au-delà du simple préjudice matériel. Le vol de ces couvercles d’égouts représente une atteinte profonde au bien commun. Ces pièces, loin d’être de modestes objets, sont les gardiennes d’une infrastructure vitale, protégeant les usagers des routes et canalisant les eaux usées. Leur disparition fragilise considérablement les efforts du gouvernement pour moderniser le réseau routier, un chantier colossal visant à propulser le Bénin vers un avenir prospère. Autrement dit, chaque couvercle volé représente un pas en arrière dans cette ambition collective, un affront aux citoyens qui aspirent à un cadre de vie sécurisé.

Les conséquences humaines, elles, sont incalculables. Un égout à découvert est une menace silencieuse : un enfant qui joue, un motocycliste inattentif, une nuit sans éclairage suffisant peuvent transformer une simple absence de plaque en tragédie. Face à ce danger omniprésent, la Police Républicaine, consciente de cet enjeu, a agi non seulement pour rétablir l’ordre, mais aussi pour préserver des vies.

Citoyens, sentinelles de nos rues : L’appel urgent à la vigilance

C’est fort de ce constat et pour consolider les acquis que, dans la foulée de cette opération, les autorités ont lancé un vibrant plaidoyer pour une mobilisation collective. « La sécurité est l’affaire de tous », ont-elles déclaré, exhortant la population à signaler tout agissement suspect. Ce cri de ralliement, loin d’être une simple formule, invite chaque Béninois à devenir sentinelle de son environnement, à veiller sur ces biens communs qui façonnent le quotidien. La vigilance citoyenne, couplée à l’efficacité des forces de l’ordre, pourrait ériger un rempart infranchissable contre de tels actes.

Une victoire éclatante de la police, un combat qui continue : protéger nos infrastructures, l’affaire de tous

Alors que cette victoire est largement saluée par la population et dans les cercles communautaires, elle représente une lueur d’espoir dans la lutte contre cette criminalité qui ronge les fondations du progrès. Certains citoyens ont loué l’engagement de la Police Républicaine, tout en appelant à des mesures préventives renforcées pour éviter que de tels réseaux ne renaissent de leurs cendres. Effectivement, si cette victoire est éclatante, elle rappelle aussi la persistance des défis : protéger les infrastructures publiques exige une vigilance de tous les instants.

En somme, le Bénin peut s’enorgueillir d’une police qui, avec rigueur et détermination, défend l’intérêt général. Cependant, cette bataille n’est qu’une étape. À l’horizon, un pacte renouvelé entre citoyens et autorités s’impose pour que les routes, symboles d’unité et de modernité, demeurent sûres et intactes. Que cet acier retrouvé soit le gage d’un avenir dans lequel le bien commun triomphe des appétits égoïstes.

Cotonou trace la voie d’une gouvernance frontalière renforcée avec l’IBSM

Cotonou 2025 : le Bénin et l’IBSM scellent un pacte stratégique pour des frontières sécurisées

Cotonou, le 12 mai 2025 – Le 8 mai dernier, une réunion hybride d’une portée stratégique s’est tenue à Cotonou, réunissant les services béninois de gestion des frontières et les acteurs de l’Integrated Border Stability Mechanism (IBSM). Orchestrée par cette plateforme inter-agence, qui fédère l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), le Bureau des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (UNODC), le Bureau des Nations Unies pour la Lutte contre le Terrorisme (UNOCT) et INTERPOL, la rencontre a permis de valider les conclusions d’une évaluation conjointe, véritable boussole pour définir les priorités nationales en matière de gouvernance et de sécurité frontalières. Dans un contexte régional marqué par l’instabilité, cette initiative incarne un pas décisif vers une Afrique de l’Ouest plus sûre et mieux coordonnée.

Le Bénin et les acteurs de l'IBSM (OIM, UNODC, UNOCT, INTERPOL) ont validé une évaluation stratégique visant à renforcer la sécurité
© Le Bénin et les acteurs de l'IBSM (OIM, UNODC, UNOCT, INTERPOL) ont validé une évaluation stratégique visant à renforcer la sécurité
Face à l’insécurité régionale : L’IBSM, pivot d’une réponse concertée, ancre sa stratégie au Bénin

par ailleurs, lancée en septembre 2023 à Abidjan et basée à Dakar, l’IBSM s’impose comme un pivot de la coopération multilatérale en Afrique de l’Ouest. Financée par le ministère allemand des Affaires étrangères et soutenue par l’Italie, elle répond à une urgence : les dynamiques complexes de l’insécurité dans le Sahel et au-delà, alimentées par le crime organisé, le terrorisme et les flux illicites. Sept pays – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Niger et Togo – constituent le cœur de son action, ciblant les zones frontalières critiques pour la stabilité régionale. Au Bénin, où les frontières poreuses avec le Nigeria et le Burkina Faso sont en effet des corridors sensibles, l’IBSM œuvre à renforcer les capacités des autorités pour contrer trafics et radicalisation.

Le Bénin et les acteurs de l'IBSM (OIM, UNODC, UNOCT, INTERPOL) ont validé une évaluation stratégique visant à renforcer la sécurité
© Le Bénin et les acteurs de l'IBSM (OIM, UNODC, UNOCT, INTERPOL) ont validé une évaluation stratégique visant à renforcer la sécurité
La réunion, mêlant échanges en présentiel et virtuels, a marqué une étape clé. en effet, les participants ont validé les conclusions de l’évaluation conjointe, issues d’un diagnostic rigoureux des infrastructures, des pratiques et des besoins béninois, avec un objectif affirmé : élaborer une feuille de route nationale. « Cette évaluation ne se limite pas à un constat ; elle constitue un levier pour ériger des frontières sécurisées et propices au commerce légitime », a proclamé un représentant de l’OIM, soulignant l’harmonie avec la Stratégie de l’Union Africaine pour une meilleure gouvernance frontalière (2020).

Modernisation, technologie et coopération : le Bénin trace sa feuille de Route pour des frontières renforcées

Les discussions ont mis en lumière des enjeux cruciaux : modernisation des postes-frontières, formation des agents douaniers et policiers, et adoption de technologies comme les bases de données d’INTERPOL pour traquer les réseaux criminels. Le Bénin, qui a bénéficié de projets comme le Programme de Gestion des Frontières de l’OIM, aspire à devenir un modèle d’intégration régionale. La coopération avec le Nigeria, via des patrouilles conjointes et des systèmes d’information partagés, figure parmi les priorités, tout comme la lutte contre la traite des personnes et le trafic d’armes, exacerbés par l’instabilité au Sahel.

L’IBSM, en fédérant expertises et financements, offre une plateforme inédite. « C’est une réponse à notre appel pour une coordination internationale mieux structurée », a déclaré un responsable béninois, écho aux propos de Tobias Grothe, du ministère allemand, qui qualifie l’IBSM de « mécanisme au service des États ouest-africains ». Des projets pilotes, comme l’équipement de postes-frontières avec des scanners biométriques, sont déjà envisagés pour 2025, renforçant la capacité du Bénin à sécuriser ses 2 000 km de frontières tout en facilitant les échanges économiques.

Frontières : du mur au pont surveillé, une vision régionale ancrée au Bénin

Cette réunion n’est qu’une étape dans un chantier plus vaste. En promouvant des stratégies nationales alignées sur les objectifs régionaux, l’IBSM ambitionne de tisser un réseau de frontières résilientes, où la sécurité rime avec la prospérité. Pour le Bénin, cette dynamique s’inscrit dans une volonté de souveraineté renforcée, notamment face aux menaces terroristes venues du nord. « Nos frontières ne doivent pas être des murs, mais des ponts surveillés », a résumé un participant, capturant l’esprit d’une gouvernance équilibrée.

À Cotonou, une graine d’espoir semée pour l’avenir des frontières ouest-africaines

en somme, à Cotonou, le 8 mai dernier , l’IBSM a planté une graine d’espoir. En unissant gouvernements, donateurs et agences internationales, elle esquisse un avenir dans lequel les frontières ouest-africaines, jadis vulnérables, deviennent des remparts de stabilité et des passerelles d’opportunités.

Abomey-Calavi : nuit de Razzia À Tokan, douze motos volées

Abomey-Calavi  : À Tokan, la nuit des voleurs sème l’effroi et ravive l’urgence sécuritaire

Abomey-Calavi, 30 avril 2025 – Dans l’obscurité complice de la nuit d’hier à aujourd’hui, le quartier Tokan, à Abomey-Calavi, a été le théâtre d’un larcin audacieux. Deux maisons, havres de quiétude pour leurs occupants, ont été pillées par des bandits dont l’effronterie n’a d’égale que leur furtivité. Leur butin : douze motos, symboles de mobilité et de labeur pour les habitants de cette commune bouillonnante, deuxième poumon économique du Bénin. Cet acte, loin d’être anodin, révèle les fragilités sécuritaires d’une ville en pleine expansion et surtout ravive un débat brûlant sur la protection des citoyens face à une criminalité qui ose défier la nuit.

Coup de maître nocturne : un vol qui brise des vies au cœur du quotidien

C’est ainsi que la razzia s’est déroulée sous le voile de l’obscurité. À Tokan, quartier populaire où les ruelles vibrent au rythme des motos-taxis et des échoppes, la nuit du 29 avril a basculé dans l’angoisse. Selon des témoignages locaux, les bandits, opérant avec une précision quasi militaire, ont ciblé deux résidences dans les heures où le sommeil fige les maisons. Armés, discrets et rapides, ils ont forcé les portes, neutralisé toute résistance potentielle et emporté les précieuses motos, souvent garées dans des cours ou sous des abris de fortune. « J’ai entendu des bruits sourds vers 2 heures du matin, mais j’ai cru à un voisin rentrant tard », raconte Kossi, un habitant du quartier, encore sous le choc. « Au réveil, c’était la désolation. »

En effet, le vol de douze motos, bien plus qu’un simple larcin, frappe au cœur du quotidien des victimes. À Abomey-Calavi, où la moto est un outil de survie pour les zémidjans (conducteurs de motos-taxis), les commerçants ou les étudiants, chaque engin représente un investissement, parfois le fruit d’années d’économies. Le préjudice, estimé à plusieurs millions de francs CFA, dépasse le matériel : il brise des moyens de subsistance et érode la confiance des habitants envers leur sécurité.

Abomey-Calavi : une métropole sous tension face à la criminalité grandissante

Cet incident survient dans un contexte où la commune est sous tension. Abomey-Calavi, avec sa population de 1,375 million d’habitants en 2025, est une ville en pleine métamorphose. Carrefour économique et universitaire, elle attire une mosaïque de populations, mais cette croissance rapide s’accompagne d’une montée de la criminalité. Tokan, proche de zones comme Adjakè, n’est pas étranger aux faits divers.

Par exemple, en janvier 2025, trois présumés braqueurs y avaient été arrêtés par la police lors d’une patrouille, signe d’une vigilance accrue mais insuffisante face à la détermination des malfaiteurs. Plus tôt, en mars, une opération dans le quartier Adjakè avait conduit à l’arrestation de six individus impliqués dans un trafic de substances illicites, révélant la complexité des réseaux criminels opérant dans l’ombre.

Face à ce nouveau coup porté à la quiétude des habitants, les autorités locales sont sous pression. Le commissariat d’arrondissement d’Abomey-Calavi, déjà rodé à des interventions musclées, a lancé une enquête pour identifier les auteurs de ce raid nocturne. Les autorités promettent des patrouilles renforcées, mais les habitants, exaspérés par les annonces, exigent des mesures concrètes : installer des lampadaires, augmenter les effectifs policiers et sensibiliser la communauté.

Stratégie nationale à l’épreuve : adapter la réponse aux spécificités de la criminalité urbaine

Cette situation appelle d’ailleurs à une réponse à l’épreuve du feu. Le gouvernement béninois, engagé dans une modernisation des forces de l’ordre, a multiplié les recrutements depuis 2023, avec 3 500 nouveaux agents formés pour faire face aux défis sécuritaires. Pourtant, à Abomey-Calavi, la criminalité urbaine exige une approche différente, mêlant prévention et répression. Des initiatives comme le programme de vidéosurveillance, testé avec succès à Cotonou, pourraient s’étendre à Abomey-Calavi, mais leur coût élevé et leur mise en œuvre complexe posent un défi dans une commune aux ressources limitées.

Au-delà du Larcin : le défi de bâtir une sécurité inclusive pour tous à Abomey-Calavi

En conclusion, cet incident, s’il expose les fragilités d’Abomey-Calavi, est aussi un miroir tendu à une nation en quête de stabilité. La ville, riche de son histoire et de sa vitalité, ne peut se résigner à vivre sous la menace. Le vol de Tokan, loin d’être une simple anecdote, sonne comme un défi : celui de bâtir une sécurité inclusive, où chaque citoyen, de l’étudiant au commerçant, puisse dormir sans craindre la nuit.

Gbadamassi tend la main aux Peulhs pour un rempart contre le terrorisme

Bénin : À Parakou, un dialogue crucial pour forger un rempart contre le terrorisme

Dans la vibrante cité de Parakou, carrefour économique et culturel du nord du Bénin, une rencontre d’une portée historique s’est tenue le 28 avril dernier. Le Ministre conseiller à la Défense, l’honorable Rachidi Gbadamassi, figure emblématique du Borgou, a convié éleveurs et vendeurs de bétail, majoritairement issus de la communauté peule, à un dialogue crucial. Face à la menace grandissante du terrorisme qui ébranle les confins septentrionaux du pays, Gbadamassi a lancé un appel vibrant : une collaboration étroite entre les Peuls et les Forces de défense et de sécurité (FDS) est la clé pour ériger un rempart infranchissable contre les groupes djihadistes. Dans ce contexte particulier où la stigmatisation menace la cohésion sociale, cet échange marque un tournant, porté par une volonté d’unité et de résilience.

Nord Bénin : l’ombre du djihadisme et le poids de la stigmatisation sur les communautés

Pour bien comprendre l’enjeu de cette rencontre, il faut appréhender une menace qui gagne du terrain. Le nord du Bénin, jadis havre de paix, est devenu un théâtre d’incursions terroristes depuis 2019. Des groupes affiliés à Al-Qaïda, comme le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), mènent des attaques meurtrières, exploitant notamment les porosités des frontières avec le Burkina Faso et le Niger.

L’opération Mirador, déployée en 2022 avec 3 000 soldats, a permis de contenir la menace, mais les récentes attaques, dont celle du 17 avril 2025 au Point triple (54 soldats tués), révèlent l’audace persistante des assaillants. Les parcs nationaux du W et de la Pendjari, poumons verts du pays, sont devenus des refuges pour ces groupes, qui utilisent les tensions locales, notamment entre éleveurs et agriculteurs, pour à la fois recruter et semer la discorde.

Dans ce tableau complexe, la communauté peule, historiquement nomade et pilier de l’élevage dans le Borgou et l’Alibori, se trouve au cœur de cette tourmente. Souvent accusée, à tort ou à raison, de collusion avec les djihadistes, elle subit une stigmatisation qui fragilise la cohésion nationale. Arrestations arbitraires, conflits fonciers et représailles collectives ont exacerbé les tensions, comme l’ont d’ailleurs souligné des représentants peuls lors d’une rencontre avec le président Patrice Talon en décembre 2024. C’est dans ce climat délicat que Gbadamassi, fort de son ancrage local et de son influence, a choisi Parakou pour poser les jalons d’une nouvelle dynamique.

L’appel de Gbadamassi à la « coproduction de la sécurité » : entre volonté politique et attentes communautaires

C’est précisément pour adresser cette situation qu’un appel à la « coproduction de la sécurité » a été lancé. Devant une assemblée d’éleveurs et de commerçants, le ministre conseiller a adopté un ton à la fois ferme et fraternel. « La lutte contre le terrorisme est l’affaire de tous », a-t-il martelé. « Vous, Peuls, gardiens de nos traditions et de nos terres, êtes les premiers remparts de notre sécurité. »

Collaborez avec nos forces, partagez vos savoirs, et ensemble, nous ferons reculer l’ombre qui menace nos foyers. » Cet appel à la « coproduction de la sécurité », un concept cher aux stratèges béninois, vise à faire des communautés locales des alliées de premier plan. Les Peuls, en raison de leur mobilité et de leur connaissance intime des territoires frontaliers, détiennent des informations précieuses sur les mouvements suspects.

En retour, Gbadamassi n’a pas éludé les griefs de la communauté. Il a reconnu les injustices subies, promettant une meilleure formation des FDS pour éviter les amalgames. « La stigmatisation est un poison plus sournois que les armes des terroristes », a-t-il déclaré. De leur côté, ils ont toutefois réclamé plus de justice dans les conflits fonciers et une modernisation de l’élevage, inspirée des modèles brésiliens ou américains, pour en faire une source de prospérité.

Stratégie de lutte : renforcement militaire et dialogue, un pari à double tranchant

Plus largement, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement béninois, qui combine renforcement militaire et dialogue communautaire. Depuis 2023, par exemple, 3 500 nouvelles recrues ont rejoint les rangs des FDS, équipées de drones, de blindés et d’hélicoptères, tandis que des partenariats avec l’Union européenne et les États-Unis ont renforcé les capacités logistiques. Pourtant, comme l’a souligné le général Fructueux Gbaguidi lors de sa visite, la seule force militaire ne suffit pas. La collaboration avec les populations, particulièrement les Peuls, est cruciale pour à la fois anticiper les incursions et déjouer les stratégies de recrutement des djihadistes, qui exploitent le sentiment d’exclusion.

Cependant, le pari de Gbadamassi n’est pas sans risques. La communauté peule, déjà sous pression, pourrait hésiter à s’engager pleinement, craignant des représailles des groupes armés. De plus, les tensions diplomatiques avec le Niger et le Burkina Faso compliquent la coordination régionale prônée par l’ancien président Boni Yayi. Une brigade régionale, réunissant les forces de l’AES et de la CEDEAO, reste un vœu pieux dans un contexte de méfiance mutuelle.

Parakou, symbole d’espoir : bâtir la sécurité sur la confiance mutuelle, une vision claire de Gbadamassi

En conclusion, cette initiative de Gbadamassi, bien que prometteuse, s’inscrit dans un contexte complexe où la sécurité, la justice sociale et la cohésion nationale s’entrelacent. À Parakou, sous le regard des ancêtres et des esprits de la terre, un nouveau chapitre semble s’écrire, celui d’une collaboration qui pourrait ainsi transformer la lutte contre le terrorisme en une entreprise collective, portée par l’espoir d’un avenir plus sûr pour tous.