Bénin 2026 : L’opposition exclue, la majorité présidentielle rafle tout

Cotonou, 19 janvier 2026 –  Le monde observe en silence, une onde de choc traverse l’espace démocratique béninois. Le contraste est saisissant : ceux qui condamnent avec fermeté les coups d’État militaires semblent aujourd’hui frappés de cécité lorsqu’un peuple se voit dépossédé de son droit de vote par le jeu complexe des textes. Car seule une opposition imposante au cœur des institutions permet d’éviter de subir la loi du plus fort. Pourtant, le Bénin vient d’accoucher d’une réalité sans précédent : une Assemblée nationale sans opposition, symbole d’un verrouillage politique désormais total.

 

Le couperet des 20 % : une exclusion mathématique

Les résultats définitifs des élections législatives et locales du 11 janvier 2026, proclamés par la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), sont sans appel. Le parti Les Démocrates (LD), porté par l’ancien président Boni Yayi et principale force de contestation, est totalement rayé de la carte parlementaire.

La raison n’est pas un manque de popularité — le parti a recueilli 16,14 % des voix cumulées — mais l’application implacable du nouveau code électoral. Ce dernier impose désormais d’atteindre le seuil de 20 % des suffrages, non seulement au niveau national, mais aussi dans chacune des 24 circonscriptions du pays. Faute d’avoir franchi cette barre très haute, l’opposition se retrouve exclue du Parlement, laissant la place à une assemblée monocolore.

 

Un Parlement à deux têtes, un seul corps

Sur les cinq partis en lice, seuls les deux piliers de la majorité présidentielle ont survécu à l’épreuve des urnes. L’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) confirme sa domination avec 41,15 % des voix, s’adjugeant 60 sièges sur 109. Le Bloc Républicain (BR), autre allié du pouvoir, rafle les 49 sièges restants avec 36,64 % des suffrages.

Désormais, aucune voix discordante ne résonnera dans l’hémicycle. Ce nouveau Parlement, dont le mandat a été porté de cinq à sept ans à la suite de la révision constitutionnelle de novembre 2025, aura les mains libres pour légiférer sans contradiction institutionnelle.

 

Une démocratie sous tension

Au-delà des chiffres, c’est la question de l’adhésion populaire qui inquiète. La CENA annonce un taux de participation de 36,73 %. Pour de nombreux observateurs, ce faible enthousiasme des 7,8 millions d’inscrits traduit un désenchantement face à un système perçu comme verrouillé.

L’horizon s’assombrit encore davantage pour l’opposition : écartée des municipales pour « non-conformité » et privée de la présidentielle du 12 avril 2026 pour « parrainages incomplets », elle se retrouve hors-jeu sur tous les tableaux.

Cette concentration inédite de tous les pouvoirs entre les mains de la mouvance présidentielle ne soulève plus seulement une interrogation : elle révèle une dérive inquiétante. En l’absence d’opposition parlementaire, le pluralisme politique se réduit à une façade, et le Bénin de 2026 risque de basculer vers un système verrouillé où la démocratie n’existe plus que dans les textes.

HAAC : le Bénin et les Pays-Bas renforcent leur coopération

Cotonou, 19 janvier 2026 – La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin a accueilli ce lundi une rencontre diplomatique de haut niveau. Son président, Edouard Loko, a reçu en audience l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, Joris W. P. Jurriëns.

HAAC
© HAAC

Un échange placé sous le signe du partenariat

Dès le début de la rencontre, les deux personnalités ont affiché une volonté commune de renforcer la coopération bilatérale. En effet, les discussions ont porté sur des secteurs essentiels au développement durable : la santé, l’accès à l’eau et la sécurité alimentaire. De plus, ces thématiques concernent directement le quotidien des populations et traduisent l’importance accordée au bien-être social.

 

L’intérêt des Pays-Bas pour le cadre institutionnel béninois

Par ailleurs, l’ambassadeur néerlandais a profité de cette audience pour mieux comprendre le rôle et les missions de la HAAC. En outre, il s’est intéressé au fonctionnement de l’institution et à ses attributions dans la régulation des médias. De son côté, le président Edouard Loko a rappelé l’engagement de la HAAC à préserver la liberté de la presse, à garantir le pluralisme de l’information et à promouvoir la responsabilité des acteurs médiatiques dans un contexte démocratique.

HAAC
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Une coopération tournée vers l’avenir

Ainsi, cette rencontre illustre la qualité des liens entre le Bénin et les Pays-Bas. Elle confirme également la volonté des deux pays de travailler ensemble pour relever les défis du développement durable. En particulier, l’accent mis sur la santé publique, la gestion de l’eau et la sécurité alimentaire démontre une ambition partagée : améliorer le bien-être des populations.

 

Un signal fort pour la diplomatie béninoise

En somme, cette audience témoigne de l’importance accordée au dialogue institutionnel, considéré comme un gage d’efficacité et de durabilité dans la coopération internationale. Au terme de la rencontre, le message était clair : le partenariat entre le Bénin et les Pays-Bas repose sur la confiance, le respect mutuel et la recherche de solutions concrètes.

Lutte contre la corruption : Vlavonou distingué par la GOPAC

Cotonou, 19 janvier 2026 – Le Président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis Gbèhounou Vlavonou, a reçu ce lundi une distinction honorifique décernée par l’Organisation mondiale des parlementaires contre la corruption (GOPAC), en reconnaissance de son engagement et de ses contributions remarquables dans la lutte contre la corruption.

La cérémonie s’est déroulée dans la matinée, en marge de la traditionnelle montée des couleurs, un rituel devenu emblématique depuis le début de la 8ᵉ législature, en présence du personnel civil et militaire de l’institution parlementaire.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Une reconnaissance internationale renouvelée

Cette distinction de la GOPAC intervient après une première reconnaissance accordée au Président Vlavonou par le Réseau des parlementaires africains pour la lutte contre la corruption (APNAC). Le trophée lui a été officiellement remis par Fabrice Fofonsi, Directeur exécutif de l’APNAC, saluant ainsi un leadership parlementaire engagé en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance.

 

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin

Un hommage dédié au Président Patrice Talon et à l’ensemble du Parlement

Prenant la parole, Louis Gbèhounou Vlavonou a exprimé sa gratitude avec humilité.
« Si cette distinction me touche personnellement, je la perçois avant tout comme la reconnaissance d’un effort collectif », a-t-il déclaré.

Il a tenu à dédier ce trophée au Président Patrice Talon, qu’il a qualifié de champion de la lutte contre la corruption au Bénin, tout en soulignant que cette reconnaissance appartient également à l’ensemble des députés et des fonctionnaires parlementaires.

Pour lui, le cadre symbolique de la cérémonie n’était pas anodin :
« Recevoir ce trophée lors de la montée des couleurs est un symbole fort. Ce drapeau qui flotte au-dessus de nous nous rappelle notre devoir sacré de servir la Nation avec une éthique irréprochable », a-t-il affirmé.

Assemblée Nationale du Bénin
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Un combat collectif pour la bonne gouvernance

Le Président de l’Assemblée nationale a rappelé que la lutte contre la corruption ne saurait être une fin en soi ni un simple discours.
Il a insisté sur le fait que ce prix constitue avant tout une exhortation à aller plus loin, à renforcer les actions engagées et à faire de l’intégrité le socle de l’action parlementaire.

Selon lui, la lutte pour l’intégrité est un combat quotidien, fondé sur des valeurs de probité, de responsabilité et d’exemplarité, que chaque acteur public doit promouvoir au service des citoyens et de l’Afrique tout entière.

Assemblée Nationale du Bénin
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Des réformes saluées au-delà des frontières

La cérémonie a également été marquée par l’intervention de Prémael Ogboni, Directeur du Département du protocole et de la coopération de l’Assemblée nationale. Il a souligné que ces distinctions successives traduisent une reconnaissance internationale des réformes politiques et administratives engagées sous le leadership de Louis Gbèhounou Vlavonou.

Parmi les avancées notables figurent le renforcement des mécanismes de contrôle des marchés publics, la modernisation de la gestion financière, la signature d’un accord de coopération avec la Cour des comptes, ainsi que le rôle accru du Parlement dans le contrôle des finances publiques.

Autant de réformes qui placent désormais la transparence et la redevabilité au cœur de la gestion des affaires publiques, contribuant à renforcer la crédibilité de l’institution parlementaire béninoise sur la scène internationale.

CAN 2025 : La FIFA condamne le Sénégal malgré son sacre

Rabat,19 janvier 2026 – Au lendemain d’une finale de la CAN 2025 à Rabat qui a basculé dans l’irréel, la joie du titre sénégalais est assombrie par une polémique mondiale. Entre le retrait du terrain des Lions et la colère noire de Gianni Infantino, récit d’une soirée où le football africain a frôlé le point de rupture.

Le Complexe Moulay Abdallah n’avait jamais connu pareille électricité. Hier soir, le Sénégal s’est imposé face au Maroc, mais l’image qui tourne en boucle sur tous les écrans n’est pas celle du trophée : c’est celle d’une équipe quittant la pelouse à la 112ᵉ minute, poussée par son sélectionneur Pape Thiaw, en signe de protestation contre un arbitrage jugé partial.

actu foot
© actu foot

Un scénario explosif

Tout s’est joué dans une séquence de quatre minutes qui a mis le feu aux poudres. À la 92ᵉ, le Sénégal se voit refuser un but pour une faute légère, sans recours à la VAR. À la 96ᵉ, la VAR intervient cette fois pour offrir un penalty au Maroc. Pour les Sénégalais, c’est l’injustice de trop. Sous l’impulsion de leur entraîneur, les joueurs rentrent aux vestiaires, laissant le monde du football en état de choc.

Il aura fallu l’intervention de Sadio Mané, agissant en véritable ambassadeur après avoir pris conseil auprès de figures comme Claude Le Roy ou El Hadji Diouf, pour ramener ses troupes. « Je préfère perdre que de donner une telle image du football africain », a confié le capitaine sénégalais après le match. Un retour salvateur, suivi du raté monumental de Brahim Diaz sur une Panenka à la 125ᵉ minute, avant que Pape Gueye ne scelle le sort du match en prolongations.

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La foudre de la FIFA et de la CAF

Mais la victoire n’efface pas l’esclandre. Depuis Zurich, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a fermement condamné des scènes « déplorables et inacceptables ». Pour le patron du football mondial, le respect des Lois du Jeu est non négociable. Le message est clair : le comportement du staff sénégalais a mis en danger l’essence même du sport.

Côté marocain, l’amertume est double. Walid Regragui n’a pas caché sa déception, qualifiant de « honteuse » l’image projetée par cette finale. La tension était telle que la conférence de presse du Sénégal a été annulée sous les huées des journalistes marocains meurtris.

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© actu foot

Des sanctions lourdes en vue

Si le Sénégal est champion sur le papier, le prix à payer pourrait être lourd. La CAF a déjà annoncé l’ouverture d’une enquête disciplinaire. Pape Thiaw, malgré ses excuses publiques plaidant l’émotion, risque une suspension majeure pour avoir encouragé le retrait de ses joueurs. La Fédération sénégalaise de football (FSF) s’attend également à des amendes record.

Le Sénégal a remporté la coupe, mais cette finale de 2025 reste une cicatrice. Une interrogation domine désormais l’actualité : quelle sera la sanction infligée au sélectionneur sénégalais et à ses joueurs héroïques, alors que la Coupe du monde approche à grands pas ?

Bénin : Brice Kokou Alowanou officiellement promu Général de Police

Cotonou, 16 janvier 2026 — Un vent de solennité souffle sur la Police Républicaine. En effet, quelques semaines après la signature du décret présidentiel, le sommet de la hiérarchie policière béninoise arbore désormais ses nouveaux éclats. Ainsi, dans une cérémonie empreinte de prestige, le directeur général de la Police Républicaine, Kokou Brice Alowanou, a officiellement reçu ses galons d’inspecteur général de police de deuxième classe, l’équivalent du rang de général.

Cette promotion, actée par le décret n° 2025‑965 du 26 décembre 2025 signé par le président de la République, vient couronner une ascension fulgurante et un leadership affirmé à la tête de l’institution sécuritaire. De ce fait, elle symbolise la reconnaissance de l’État envers un parcours marqué par la discipline et l’excellence.

Ministère de la Défense
© Ministère de la Défense

L’hommage de la nation à un serviteur exemplaire

C’est le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, qui a eu l’honneur de porter les nouveaux galons sur les épaules du récipiendaire. Lors de son allocution, le ministre n’a pas tari d’éloges sur le parcours de celui qui était, il y a encore peu, contrôleur général. Par ailleurs, il a salué une « carrière exemplaire et excellente », soulignant que le général Alowanou a toujours fait preuve de probité, de loyauté et d’un dévouement sans faille.

Ainsi, cette cérémonie ne se limite pas à une formalité protocolaire ; elle incarne l’hommage de la nation à un serviteur dont l’engagement a façonné l’histoire récente de la Police républicaine.

 

Un pur produit du terrain et de l’enquête

Pour comprendre cette distinction, il faut se pencher sur le riche parcours de cet officier entré dans la police en 1995. Brice Kokou Alowanou n’est pas un bureaucrate, mais un homme de terrain qui a gravi tous les échelons. En outre, son expertise s’est forgée dans les unités les plus prestigieuses et les plus sensibles du pays :

  • La Compagnie républicaine de sécurité (CRS), pour la gestion de l’ordre public ;
  • Le Renseignement et la surveillance du territoire, pour la protection des intérêts stratégiques ;
  • La Brigade économique et financière (BEF), pour la lutte contre la corruption ;
  • La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), pour le démantèlement des réseaux criminels ;
  • L’Unité mixte de contrôle des conteneurs, un poste clé dans la lutte contre les trafics illicites au port de Cotonou.

Ainsi, ce parcours illustre une carrière bâtie sur l’expérience directe du terrain et la maîtrise des enquêtes complexes.

Ministère de la Défense
© Ministère de la Défense

Un leadership pour la modernisation

Nommé à la tête de la Police républicaine en février 2025, succédant à l’inspecteur général de première classe Soumaïla Alabi Yaya, Brice Alowanou a su imprimer sa marque en moins d’un an. De surcroît, sa promotion au grade de général de deuxième classe renforce son autorité alors que le Bénin fait face à des défis sécuritaires transfrontaliers croissants.

Pour la troupe, ces nouveaux galons sont perçus comme un message de continuité et de mérite. En somme, en élevant son directeur général au rang de général, l’État béninois réaffirme sa confiance en une police moderne, professionnelle et résolument tournée vers la protection des citoyens.

Le général Alowanou incarne désormais ce lien entre l’expérience du passé et les ambitions de sécurité du futur. Dès lors, sa figure devient un symbole de stabilité et d’innovation pour l’institution.

Bénin : L’association Freunde Benins rénove trois écoles

Bénin, 16 janvier 2026 — Alors que l’année scolaire bat son plein, un vent de fraîcheur et d’espoir souffle sur plusieurs localités du Bénin. L’association allemande Freunde Benins (« Les Amis du Bénin ») vient de boucler une mission de terrain riche en réalisations concrètes. Plus qu’une simple visite de courtoisie, ce séjour a marqué l’aboutissement de chantiers majeurs pour l’éducation et l’autonomisation des populations rurales.

Ambassade d'Allemagne au Bénin
© Ambassade d'Allemagne au Bénin

Une métamorphose pour les écoles de Tognondoho, Yahoulin et Djokododji

L’éducation constitue le cœur battant de cet engagement. Dans les villages de Tognondoho, Yahoulin et Djokododji, le paysage scolaire s’est radicalement transformé. Fini les salles de classe vétustes : les élèves ont fait leur rentrée dans des bâtiments entièrement rénovés, offrant ainsi un cadre d’apprentissage digne et sécurisé.

L’association n’a pas seulement rebâti les murs. Elle a également doté les établissements de nouvelles fournitures scolaires et d’équipements pédagogiques modernes. Cette action directe vise à lutter contre l’abandon scolaire et à offrir aux enfants de ces localités les mêmes chances de réussite que ceux des grandes agglomérations. Pour les enseignants, ces nouvelles infrastructures représentent un levier de motivation sans précédent.

Ambassade d'Allemagne au Bénin
© Ambassade d'Allemagne au Bénin

Eau et autonomie : des projets qui coulent de source

Mais l’impact de Freunde Benins s’étend au-delà des salles de classe. Conscients que la santé et l’économie locale sont les piliers du développement, les membres de l’association ont inauguré deux nouveaux puits. L’accès à l’eau potable dans ces villages change radicalement le quotidien des familles, notamment les corvées d’eau pénibles et les maladies hydriques.

Parallèlement, un groupe de femmes a reçu un appui stratégique : du matériel agricole de qualité. En équipant ces travailleuses de la terre, l’association favorise l’autonomie financière des foyers et renforce la sécurité alimentaire au niveau communautaire. Ces femmes, piliers de l’économie rurale, disposent désormais d’outils performants pour accroître leur productivité.

Ambassade d'Allemagne au Bénin
© Ambassade d'Allemagne au Bénin

Un partenariat durable : quatre nouveaux projets à l’horizon

L’histoire ne s’arrête pas là. À peine les inaugurations terminées, les yeux sont déjà tournés vers l’avenir. Le prochain voyage est d’ores et déjà confirmé, signe d’une collaboration qui s’inscrit dans la durée et la confiance mutuelle.

Quatre nouveaux projets sont déjà sur les rails, promettant d’étendre encore davantage ce réseau de solidarité. Cette dynamique illustre la force de la société civile : quand des citoyens d’horizons différents s’unissent, les barrières tombent pour laisser place au progrès social.

« Vive l’engagement de la société civile ! » est le cri de rassemblement qui résonne aujourd’hui dans l’Ouémé. Entre le Bénin et l’Allemagne, ce n’est plus seulement une question de diplomatie, mais une histoire d’amitié sincère gravée dans le béton des écoles et l’eau pure des puits.

Benin City : Un chauffard de 19 ans blesse 3 policiers

Benin City (État d’Edo), 16 janvier 2026— Les rues habituellement animées de Benin City ont été le théâtre d’une scène digne d’un film d’action hollywoodien, la tragédie en plus. Ce qui n’était au départ qu’une tentative de contrôle routier a dégénéré en une course-poursuite effrénée, laissant derrière elle des blessés, des tôles froissées et une population sous le choc.

Au cœur de cette affaire, un jeune homme de 19 ans, identifié par les autorités sous le nom de Nsikak Okon. Il fait désormais face à de lourdes accusations criminelles après avoir transformé sa voiture en une arme par destruction.

 

Une Mercedes suspecte et une fuite désespérée

Tout commence très tôt le Jeudi lorsqu’une patrouille de police repère une Mercedes aux vitres lourdement teintées et dépourvue de plaques d’immatriculation. Alors que les agents intiment au conducteur l’ordre de s’arrêter, Nsikak Okon écrase l’accélérateur. Dans sa manœuvre désespérée pour échapper aux forces de l’ordre, le suspect percute de plein fouet trois policiers qui tentaient de lui barrer la route.

Loin de s’immobiliser, le chauffard poursuit sa course folle à travers les quartiers denses de la ville. Dans sa fuite, il multiplie les collisions, endommageant plusieurs véhicules de particuliers et renversant les piétons qui se trouvent sur son passage.

 

Une interpellation musclée et une découverte compromettante

Grâce à une mobilisation rapide des unités de sécurité de l’État d’Edo, les forces de l’ordre ont finalement immobilisé le véhicule et appréhendé le conducteur après une courte fusillade au cours de laquelle le jeune homme a été blessé par balle. L’inspection de la Mercedes a révélé des éléments qui pourraient expliquer la panique du jeune homme : les policiers ont découvert à l’intérieur de l’habitacle des substances suspectées d’être des drogues dures.

Cette saisie oriente désormais l’enquête vers un possible trafic de stupéfiants ou une conduite sous l’emprise de produits illicites, aggravant considérablement le dossier de Nsikak Okon.

 

Le bilan humain : entre soulagement et inquiétude

Le bilan de ce délit de fuite est lourd. Les trois policiers percutés au début de l’incident ont été transportés en urgence vers la structure hospitalière la plus proche. Selon les dernières nouvelles médicales :

  • Deux agents ont pu regagner leur domicile après avoir reçu des soins pour des blessures légères.
  • Un troisième policier reste hospitalisé, son état nécessitant une surveillance accrue, bien que ses jours ne semblent plus en danger.

 

Un signal fort contre l’incivisme routier

Cette affaire suscite une vive émotion au Nigeria, où la sécurité routière et le respect des forces de l’ordre sont des sujets de tension majeure. Le commandement de la police de l’État d’Edo a réaffirmé sa volonté de poursuivre l’auteur de ces faits avec la plus grande fermeté.

Nsikak Okon devra répondre de plusieurs chefs d’inculpation, notamment tentative de meurtre, conduite imprudente ayant causé des dommages corporels, délit de fuite et possession de substances illicites. À 19 ans, le jeune homme vient de voir son avenir s’assombrir brutalement sur le bitume de Benin City.

Sèmè-Podji : Une opération douanière vire à l’affrontement mortel

Sèmè-Podji, 16 janvier 2026 — Le sud du Bénin s’est réveillé ce vendredi dans une atmosphère de deuil et d’indignation. Deux jours après les violences survenues dans la zone franche industrielle, l’émotion reste vive à Porto-Novo et dans ses environs. Ce qui devait être une simple opération de saisie de marchandises de contrebande s’est mué, dans la soirée du mercredi 14 janvier, en affrontements meurtriers : un mort et trois blessés graves.

 

Une étincelle dans la nuit

Vers 21 heures, sur le tronçon du PK 18, une unité douanière intercepte un chargement de produits non dédouanés. L’interpellation d’un jeune contrebandier de 26 ans dégénère. Des coups de feu éclatent. Le suspect est grièvement atteint d’une balle à la tête.

La nouvelle se répand aussitôt dans le quartier. En quelques minutes, des jeunes se rassemblent, dénonçant ce qu’ils perçoivent comme un usage disproportionné de la force. À leur tête, Thiery Ahohouzou, neveu du blessé, réclame des explications.

 

Une riposte fatale

La confrontation vire au drame. Dans la confusion, une balle frappe Thiery Ahohouzou à l’abdomen. Malgré les secours, il succombe à ses blessures. Son corps repose désormais à la morgue de Porto-Novo.

Le bilan s’alourdit : le contrebandier lutte toujours contre la mort au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé, tandis que deux autres personnes rejoignent les urgences. Parmi elles, une femme enceinte dont l’état suscite une vive inquiétude.

 

Des versions contradictoires

Le lendemain matin, les couloirs de l’hôpital de Porto-Novo sont envahis par les familles endeuillées. Elles rejettent catégoriquement la thèse d’une rébellion avancée par certaines sources sécuritaires.

Cyril Ahohouzou, père du défunt, affirme que son fils n’avait aucune intention de provoquer des troubles : « Mon garçon s’était simplement approché pour s’enquérir de la situation », confie-t-il, amer. Selon lui, le tir mortel aurait été effectué par un militaire venu en appui aux douaniers.

Un test pour l’État de droit

Ce drame relance le débat sur l’usage des armes à feu dans les opérations de lutte contre la fraude transfrontalière. Si la nécessité de protéger l’économie nationale est reconnue, la proportionnalité des moyens employés face à des civils interroge.

À Sèmè-Podji, le calme revient peu à peu. Mais les regards se tournent désormais vers la justice, appelée à établir les responsabilités et à faire toute la lumière sur cette nuit où la traque de la contrebande a coûté la vie à un jeune homme et plongé une communauté dans le désarroi.

Pétrole au Bénin : Reprise imminente du champ offshore de Sèmè

Cotonou, 15 janvier 2026— Un vent d’optimisme souffle sur les côtes béninoises. Après plusieurs décennies de silence, le champ pétrolier offshore de Sèmè s’apprête à reprendre la vie. Sauf imprévu de dernière minute, le Bénin réintégrera effectivement le cercle des pays producteurs de pétrole d’ici la fin de ce mois.

Ce projet ambitieux est porté par la société Rex International Holding, via sa filiale locale Akrake Petroleum Benin SA. Initialement espérée pour la fin de l’année 2025, la reprise a dû composer avec les caprices de la géologie, mais les signaux sont désormais au vert.

 

Un trésor endormi depuis 1998

Le gisement de Sèmè n’est pas un inconnu pour les Béninois. Découvert en 1969, il a connu ses heures de gloire entre 1982 et 1998, période durant laquelle il a livré environ 22 millions de barils. À l’époque, la chute brutale des cours mondiaux — tombés à 14 dollars le baril — avait rendu son exploitation non rentable, forçant les autorités à fermer les vannes.

Aujourd’hui, grâce à la remontée des cours et aux progrès technologiques, la donne a changé. La relance repose sur une stratégie de modernisation profonde. Le cœur de cette reprise bat autour du puits AK-2H, un complexe horizontal de fourrage conçu pour maximiser l’extraction.

 

Les défis techniques du sous-sol

Si le pétrole est là, l’atteindre n’a pas été de tout repos. Les ingénieurs d’Akrake Petroleum ont dû faire face à des couches de roches instables situées juste au-dessus du réservoir, provoquant des incidents techniques qui ont retardé le calendrier initial. « Il a fallu ajuster nos méthodes de fourrage en temps réel », explique-t-on du côté des experts. Ces obstacles désormais surmontés, la production peut démarrer dès l’achèvement final du puits AK-2H, les unités de stockage et de traitement en mer étant déjà opérationnelles.

Quel impact pour l’économie nationale ?

Avec une production initiale estimée à 15 000 barils par jour, le Bénin ne prétend pas rivaliser avec les géants de l’OPEP. Toutefois, pour l’économie locale, l’enjeu est colossal. Ce volume stratégique permettra de :

  • Augmenter les recettes fiscales de l’État.
  • Créer des emplois directs et indirects dans le secteur des services pétroliers.
  • Renforcer la souveraineté énergétique du pays.

Vers un avenir plus profond

L’aventure ne s’arrête pas là. Les réserves actuelles (prouvées et probables) sont estimées à un peu plus de dix millions de barils. Mais Akrake Petroleum voit plus loin : un puits d’exploration futur doit tester des réservoirs plus profonds, qui pourraient abriter non seulement du pétrole, mais aussi du gaz naturel.

La renaissance de Sèmè s’inscrit dans un mouvement régional de reconquête de l’offshore en Afrique de l’Ouest. Pour le gouvernement béninois, c’est un test de maturité industrielle. Réussir à redonner vie à un ancien gisement grâce à l’innovation technologique envoie un message fort aux investisseurs internationaux : le sous-sol béninois a encore beaucoup à offrir.

Législatives 2026 : la Cour constitutionnelle se prépare à livrer le verdict des urnes

Jeudi, c’est la date limite que tout le Bénin a cochée dans son calendrier. Alors que la nation retient son souffle Quarante-huit heures après un scrutin législatif crucial, le Palais de la Cour constitutionnelle à Cotonou s’est transformé en une véritable ruche stratégique. C’est dans ce contexte que le lundi 12 janvier 2026, son président, le professeur Cossi Dorothé Sossa, est monté au créneau pour rassurer l’opinion publique : la Haute Juridiction est en ordre de bataille pour livrer la vérité des urnes dans la transparence la plus totale.

 

Une immersion au cœur de la « machine électorale »

Pour prouver que l’institution est prête à relever le défi de la célérité, le Professeur Sossa a ouvert les portes des salles de traitement à la presse. En effet , ce parcours, quasi militaire dans son organisation, permet de comprendre la complexité de la tâche. De la salle d’ouverture des plis — où l’on dévoile le secret des votes — à l’espace sécurisé réservé aux cantines électorales, les autorités ont en fait pensé chaque étape pour éviter toute faille logistique.

La visite s’est achevée dans le saint des saints : la salle informatique. C’est ici que les données brutes issues des procès-verbaux seront traitées et consolidées. « L’ensemble des dispositifs techniques et logistiques requis se trouve opérationnel », a martelé le président de la Cour, soulignant ainsi que la technologie est ici au service de la fiabilité du scrutin.

 

Une course contre la montre

L’enjeu est de taille : le respect des délais constitutionnels. Au Bénin, la loi impose des contraintes temporelles extrêmement serrées pour la proclamation des résultats. Pour y faire face, la Cour a aussi misé sur une mobilisation humaine exceptionnelle. Des équipes d’experts et d’assistants sont prêtes à se relayer sans interruption, de jour comme de nuit, pour dépouiller chaque pli dès sa réception.

Par ailleurs,  le professeur Sossa a tenu à clarifier la collaboration avec la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA). Si la Cour est le juge du scrutin, elle dépend de la diligence de la CENA pour la transmission des cantines. « Le démarrage des opérations est imminent », a-t-il précisé, évacuant toute crainte de retard imputable à son institution.

Le verdict final attendu au plus tard jeudi

Ainsi, la question que tout le monde se pose : « À quand les résultats ? » a reçu une réponse précise, bien que conditionnée par la logistique. Le président de la haute juridiction a glissé que si les cantines étaient parvenues plus tôt, une annonce dès mercredi aurait été envisageable.

Toutefois, pour garantir la qualité du traitement et la sérénité des vérifications, il a fixé un horizon clair : la publication officielle des résultats interviendra, en tout état de cause, au plus tard ce jeudi. En attendant ce rendez-vous crucial, Cotonou vit au rythme d’une attente studieuse. Entre les murs de la Cour, le droit et la technologie s’unissent pour que, jeudi, la voix du peuple béninois soit entendue avec la clarté et la rigueur que commande la démocratie.