Bénin : Abdoulaye Bio Tchané lance les antennes locales du CES à Dassa

Le Conseil économique et social (CES) rompt avec la centralisation institutionnelle. Le président Abdoulaye Bio Tchané a officiellement activé les antennes départementales de l’institution à Dassa le mercredi 2 septembre 2026, amorçant ainsi une décentralisation majeure de cet organe consultatif pour l’ancrer dans les réalités locales.

Conseil Économique et Social du Bénin
© Conseil Économique et Social du Bénin
Une refonte stratégique en quatre axes pour la 8ᵉ mandature

Cette étape dans le département des Collines, qui succède au déploiement dans le nord du pays, concrétise la nouvelle feuille de route de la huitième mandature. En effet, Bio Tchané impose une doctrine opérationnelle stricte. Sa vision s’articule autour de l’utilité publique, de l’intervention de proximité, de la synergie avec les autres institutions et de l’expansion de l’influence internationale du Bénin.

Le dirigeant transforme ainsi les conseils départementaux en véritables courroies de transmission. Ces entités locales ont désormais la charge de capter les dynamiques territoriales pour alimenter, corriger et orienter les décisions nationales. Ainsi, l’objectif consiste à produire des recommandations basées sur des données de terrain et non plus sur de simples théories macroéconomiques.

Conseil Économique et Social du Bénin
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Le citoyen au centre de l’agenda public et des décisions nationales

L’institution abandonne son approche descendante au profit d’une immersion directe dans le quotidien des populations. En choisissant la veille de la reprise des classes pour asseoir cette stratégie à Dassa, le président du CES a lié l’agenda politique aux préoccupations immédiates des familles.

Il a adressé un message de soutien direct aux élèves, aux enseignants et aux parents, illustrant cette volonté de briser la distance entre le sommet de l’État et les citoyens. De ce fait, cette réorganisation territoriale prouve que le CES redéfinit son identité en s’appuyant exclusivement sur la vitalité locale pour justifier et renforcer son mandat constitutionnel.

En transformant ses antennes départementales en relais actifs de la décision nationale, le Conseil économique et social consacre une nouvelle ère : celle d’une gouvernance enracinée dans les réalités locales, où chaque citoyen devient acteur de l’agenda public. Cette décentralisation stratégique impose désormais le CES comme un levier incontournable de cohésion sociale et d’efficacité institutionnelle.

Diplomatie : Le Bénin à la tête du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA

Cotonou dicte désormais le tempo sécuritaire du continent. Depuis le 1ᵉʳ septembre 2026, le Bénin dirige le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine. Loin d’une simple rotation honorifique, le gouvernement béninois transforme ce mandat de trente jours en une véritable tribune politique pour redéfinir les stratégies de stabilisation africaines. Ainsi, l’objectif de Cotonou s’affiche avec clarté : placer l’autonomisation économique des femmes et la transparence démocratique au centre de la résolution des conflits armés.

Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin
© Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin
L’économie féminine comme bouclier anti‑crise

La diplomatie béninoise modifie délibérément l’approche traditionnelle de la gestion des crises. Lors d’une rencontre décisive à Cotonou le 2 septembre, la ministre des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, et la ministre de l’Action sociale, Véronique Tognifodé, ont imposé leur grille de lecture au Commissaire de l’Union africaine, Bankole Adeoye. En effet, l’argumentaire du Bénin repose sur un postulat intransigeant : la paix durable en Afrique exige l’indépendance financière des femmes.

Le sommet ministériel de haut niveau prévu les 9 et 10 septembre dans la capitale béninoise concrétisera cette ambition. Inscrit dans le cadre du Processus de Swakopmund, cet événement force les dirigeants du continent à dépasser les discours de principe. Ainsi, le Bénin compte démontrer, experts à l’appui, que l’intégration massive des femmes dans les circuits de financement et de décision constitue le rempart le plus solide contre la déstabilisation des communautés locales.

Une diplomatie de l’influence par la transparence électorale

Au‑delà de la question du genre, cette présidence valide les ambitions régionales du Bénin en matière de gouvernance politique. L’exécutif béninois accroît sa participation directe dans les missions continentales d’observation électorale. De ce fait, Cotonou utilise cette politique d’influence pour consolider la crédibilité des scrutins chez ses voisins.

Cette stratégie permet de tarir à la source les violences post‑électorales qui monopolisent régulièrement les ressources de l’Union africaine. En alignant ses capacités d’intervention nationales sur le mandat continental du Conseil de Paix et de Sécurité, le Bénin prouve que la prévention civile coûte infiniment moins cher que la gestion militaire des crises.

Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin
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L’agenda de septembre : gestion des crises et enjeux climatiques

L’exercice du pouvoir continental impose toutefois une confrontation immédiate avec les urgences sécuritaires. Dès l’ouverture de sa présidence, le Bénin a dû piloter l’examen du dossier centrafricain et relancer les mécanismes de protection des enfants soldats face aux groupes armés.

Parallèlement, la diplomatie béninoise orchestre l’alignement stratégique de l’Afrique avant les grandes échéances internationales. Le pays prépare actuellement les négociations conjointes avec les Nations unies et l’Union européenne. En imposant des sessions publiques sur l’impact direct du changement climatique sur la sécurité et en convoquant un sommet sur les réponses régionales au terrorisme fin septembre à New York, le Bénin force les institutions mondiales à moderniser leurs outils d’intervention face aux menaces protéiformes qui ciblent le continent.

Bénin : délai prolongé pour les concours des universités publiques

L’exécutif béninois accorde un sursis stratégique aux nouveaux bacheliers en repoussant la clôture des inscriptions aux concours d’entrée des universités publiques au vendredi 4 septembre 2026. Cette décision du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, actée par un récent communiqué, corrige la date butoir initiale du 17 août. Elle illustre une volonté politique d’optimiser l’intégration des nouveaux diplômés dans le système d’enseignement technique et professionnel, évitant ainsi que des blocages administratifs ne privent les filières étatiques de potentiels talents.

Une procédure hybride maintenue sous pression chronométrique

Pour valider leur candidature avant l’échéance fixée à 17 heures, les postulants doivent se soumettre à un double processus d’enregistrement. La phase numérique s’opère obligatoirement sur le portail institutionnel (www.concours.enseignementsuperieur.gouv.bj), suivie du dépôt physique des dossiers dans les six centres régionaux agréés (ENS Natitingou, INSPEI Abomey, IFSIO Parakou, INMES Cotonou, ENSET Lokossa et ENS Porto-Novo). Cette extension de délai de constitution des dossiers ne modifie en rien le calendrier d’évaluation académique, les épreuves écrites étant fermement maintenues à leurs dates originelles.

Calendrier sectoriel des évaluations

  • Jeudi 10 septembre 2026 : Concours d’accès à l’INMS, l’IFSIO, l’ENSPD, l’ENSTIC, l’INEAM, l’INSPEL, l’INJEPS et l’IUEP-MA de Djougou.
  • Vendredi 11 septembre 2026 : Concours d’accès à l’ENS de Natitingou, l’ENS de Porto-Novo et l’ENSET de Lokossa.
Cartographie des centres d’examen par pôle urbain
Ville d’examen Établissements d’accueil sélectionnés
Cotonou CEG Gbégamey, Collège Catholique Notre Dame des Apôtres, CEG Kouhounou-Védoko, CEG Sainte Rita, CEG Les Pylônes, CEG Le Lac, CEG Houéyiho, CEG Océan, Collège Catholique Père Aupiais
Abomey Lycée Houffon, CEG1 Abomey, Lycée Houéghadja, CPEG Jeanne d’Arc
Parakou Lycée Mathieu Bouké, CEG Titirou, CEG Hubert Maga, CEG Banikanni
Lokossa CEG1, CEG2 et CEG3 Lokossa
Natitingou CEG1, CEG2, Lycée des Jeunes Filles de Natitingou
Porto-Novo Lycée Béhanzin, CEG Djassin, Collège Catholique Notre Dame de Lourdes, Lycée Toffa 1er

CEP 2026 au Bénin : la Fondation Moov Africa honore les meilleurs élèves

La Fondation Moov Africa redéfinit le mécénat éducatif au Bénin en transformant la traditionnelle remise de récompenses scolaires en une immersion technologique et professionnelle pour les jeunes talents. En effet, mardi 1ᵉʳ septembre 2026, l’opérateur de télécommunications a ouvert les portes de sa direction générale à soixante lauréats du Certificat d’Études Primaires (CEP) issus des départements de l’Atlantique, du Littoral et de l’Ouémé, associant la valorisation de l’excellence académique à une initiation concrète aux métiers du numérique.

Moov Africa
© Moov Africa
Une stratégie d’éducation au‑delà de la salle de classe

Cette démarche marque une rupture avec les actions philanthropiques classiques. En effet, au lieu de se limiter à un don matériel, l’entreprise utilise son propre écosystème pour stimuler les ambitions professionnelles des élèves. Le parcours d’intégration a mobilisé plusieurs départements stratégiques de la société. Ainsi, le département des ressources humaines a d’abord posé le cadre éthique en insistant sur l’engagement et la culture du résultat. L’apprentissage s’est ensuite orienté vers des compétences économiques et sécuritaires contemporaines : la compréhension des flux de la monnaie électronique avec les experts de Moov Money, suivie d’une sensibilisation stricte aux cybermenaces dispensée par les équipes des systèmes d’information.

Vitrine technologique et préparation de la relève

L’argumentaire de cette journée portes ouvertes repose sur l’exposition précoce aux innovations de rupture. De plus, le point culminant de cette immersion a pris la forme d’une démonstration pratique au sein du showroom 5G de l’entreprise. Cette approche permet à l’opérateur de démystifier les infrastructures technologiques de demain et de projeter cette jeune génération dans la réalité d’une économie numérisée. Enfin, l’événement s’est achevé par la distribution de kits de fournitures scolaires, assurant aux bénéficiaires un soutien logistique direct pour la rentrée.

Moov Africa
© Moov Africa
Un déploiement national en phase de consolidation

Ce programme d’immersion s’inscrit dans une doctrine durable de responsabilité sociétale. En pérennisant cette rencontre annuelle avec les majors du CEP, la Fondation Moov Africa institutionnalise une culture de l’émulation intellectuelle. Par ailleurs, l’initiative, pour l’heure concentrée sur la zone méridionale, déploiera ses phases successives dans l’ensemble des autres départements du pays au cours des prochaines semaines, confirmant l’ambition de l’entreprise d’étendre son maillage social à l’échelle nationale.

En somme, la Fondation Moov Africa fait de l’excellence académique un tremplin pour l’avenir. Ce choix stratégique consacre l’éducation comme un levier de compétitivité nationale et inscrit durablement l’entreprise au cœur du développement social du Bénin.

Bénin : les femmes leaders politiques de la sous-région réunies à Nikki

Le débat sur l’émancipation politique des femmes en Afrique de l’Ouest franchit un cap décisif : la quête de représentativité cède désormais la place à l’exigence d’impact institutionnel. Réunies à Nikki lors de la quatrième édition des Rencontres intergénérationnelles, sous l’égide de la vice‑présidente Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, près de cinq cents femmes leaders du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Togo ont acté ce virage stratégique, redéfinissant la présence féminine non plus comme une concession démocratique, mais comme un moteur de performance publique et de développement local.

Présidence de la République du Bénin
© Présidence de la République du Bénin
Du quota symbolique à la responsabilité de gestion

Les progrès arithmétiques enregistrés ces dernières années au Bénin apportent la preuve formelle d’une mutation institutionnelle réussie. En effet, entre 2019 et 2026, le nombre de femmes à l’Assemblée nationale est passé de 6 à 28 députées, tandis que l’ancrage local s’est consolidé avec 75 conseillères communales et cinq maires à la tête de municipalités. Pour la vice‑présidence béninoise, ces indicateurs quantitatifs ne constituent plus la finalité du combat politique, mais un simple préalable. Ainsi, l’enjeu prioritaire réside aujourd’hui dans la capacité des élues à convertir leurs prérogatives en réformes concrètes, capables de transformer les conditions de vie des citoyens et de légitimer l’exercice du pouvoir par la preuve du résultat.

Présidence de la République du Bénin
© Présidence de la République du Bénin
Un modèle de gouvernance ancré dans l’histoire et la sous‑région

L’organisation de ce forum, en marge de la fête de la Gaani à Nikki, confère une portée géopolitique et culturelle singulière à cette démarche. En adossant le débat moderne sur la parité à la figure traditionnelle de la Gnon Kogui, le Bénin démontre que le leadership féminin s’inscrit dans la continuité de l’ingénierie politique ancestrale de la région. De plus, cette légitimité historique, renforcée par la présence de délégations ivoiriennes et togolaises, ambitionne de poser les bases d’une doctrine sous‑régionale de la gouvernance, capable d’unir traditions locales, cohésion sociale et exigences démocratiques contemporaines.

Présidence de la République du Bénin
© Présidence de la République du Bénin
L’impératif de la transmission intergénérationnelle

Pour assurer la pérennité de ces acquis, les participantes ont élaboré une méthode structurée reposant sur une chaîne de valeur politique précise : l’accès aux fonctions, l’exercice rigoureux du mandat, la production de résultats mesurables, l’impact sur la communauté et la transmission des savoirs. Cette approche vise à rompre l’isolement des femmes dans l’arène publique en instaurant des mécanismes de compagnonnage entre élues expérimentées et relève montante. Enfin, en faisant du mentorat une composante essentielle de la vie politique, le rassemblement de Nikki entend garantir un renouvellement constant des élites, dirigé vers l’efficacité et le développement durable.

Ainsi, en transformant la représentativité en véritable levier de gouvernance, les femmes d’Afrique de l’Ouest imposent une dynamique nouvelle : celle d’une participation politique qui ne se limite plus aux chiffres, mais qui s’incarne dans l’efficacité institutionnelle et l’impact communautaire. Ce virage, acté à Nikki, consacre la liberté d’action féminine comme un pilier incontournable de la démocratie régionale et comme une condition essentielle du développement durable.

Tori-Bossito : le maire en quête de financements pour ses grands projets

TORI-BOSSITO, 2 septembre 2026 — Le développement de Tori-Bossito passe désormais par une stratégie de mobilisation des ressources et de partenariats institutionnels. Mardi 1ᵉʳ septembre, le maire Ayao Cosme Akondé a rencontré à Cotonou Nicolas Yénoussi, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé des Finances et de la Microfinance, pour présenter plusieurs projets de la commune et rechercher des mécanismes capables d’en assurer le financement.

Cette rencontre intervient après une première démarche auprès du ministère chargé de l’Énergie. Elle traduit la volonté de l’exécutif communal de multiplier les interlocuteurs institutionnels pour répondre aux besoins d’infrastructures, d’équipements et d’activités économiques exprimés par les populations.

Renforcer les recettes pour financer les priorités locales

Au cœur des discussions figure la faiblesse des ressources propres de la commune. Pour le maire, l’amélioration de la capacité financière de Tori-Bossito constitue une condition préalable à la réalisation de plusieurs investissements locaux.

Ayao Cosme Akondé a ainsi sollicité l’appui du ministère pour identifier des solutions susceptibles d’élargir les ressources de la collectivité. L’objectif est de donner à la mairie une marge de manœuvre plus importante pour financer ses programmes sans dépendre exclusivement des dotations et appuis extérieurs.

Cette approche repose notamment sur la recherche de financements innovants et sur la diversification des partenariats. Le partenariat public-privé, l’intercommunalité et l’intervention de l’État figurent parmi les pistes évoquées.

Des équipements pour désenclaver les zones rurales

L’entretien des pistes rurales représente un autre enjeu majeur pour la commune. Dans un territoire où ces voies assurent une grande partie des échanges entre les localités, leur dégradation peut directement affecter la circulation des personnes, l’accès aux services et les activités économiques.

Le maire souhaite donc obtenir des engins lourds permettant à la commune d’effectuer de façon plus régulière les travaux de reprofilage. Une telle capacité technique réduirait la dépendance à des interventions ponctuelles et permettrait à la collectivité de réagir plus rapidement lorsque l’état des routes se détériore.

Pour financer ces équipements, l’équipe municipale entend combiner plusieurs sources de financement plutôt que de compter sur une seule solution.

Un projet de pôle funéraire et des logements sociaux

Les discussions ont également porté sur des infrastructures à vocation sociale. La mairie envisage notamment la création d’un pôle funéraire comprenant un cimetière communal moderne.

Le projet est présenté comme un équipement susceptible de répondre à un besoin de service public tout en générant, à terme, des recettes pour la collectivité. Il s’inscrit ainsi dans une logique à la fois sociale et financière, avec l’ambition de renforcer progressivement l’autonomie économique de la commune.

Parallèlement, la municipalité souhaite promouvoir la construction de logements sociaux. L’objectif affiché est d’accompagner la croissance de la population en développant une offre résidentielle adaptée aux capacités des ménages et en améliorant les conditions de vie.

La microfinance comme outil d’insertion économique

La rencontre avec Nicolas Yénoussi a aussi ouvert un volet consacré au financement des activités génératrices de revenus. Le ministre délégué a présenté plusieurs mécanismes de microfinance destinés notamment aux femmes et aux jeunes.

Parmi les dispositifs évoqués figurent les microcrédits Alafia, le projet Azoli ainsi que les mécanismes du Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ).

Pour la mairie, l’enjeu consiste désormais à rapprocher ces instruments financiers des porteurs d’initiatives de Tori-Bossito. Le maire a notamment plaidé pour un meilleur accès des femmes aux financements, considérant leur rôle dans le commerce, les services et les petites activités productives comme un levier important de l’économie locale.

Une nouvelle mairie pour accompagner l’ambition communale

À cette liste de projets s’ajoute la construction envisagée d’un nouvel Hôtel de Ville. Le bâtiment doit, selon la vision municipale présentée au ministre, offrir un cadre administratif plus adapté aux ambitions de la commune.

Au-delà de sa fonction pratique, cet équipement est appelé à devenir un marqueur de la transformation institutionnelle de Tori-Bossito. La municipalité veut disposer d’une administration capable d’accompagner l’augmentation des besoins de la population et de soutenir une politique locale davantage tournée vers l’investissement.

La stratégie municipale repose sur la convergence des moyens

À travers cette série de démarches, Ayao Cosme Akondé cherche à inscrire le développement de Tori-Bossito dans une approche fondée sur la mobilisation simultanée des ressources publiques, des financements privés et des instruments dédiés à l’entrepreneuriat.

La difficulté reste désormais de transformer ces ambitions en financements effectivement mobilisés et en infrastructures réalisées. Pour la municipalité, la priorité consiste à construire les partenariats nécessaires afin de faire passer ces projets du stade du plaidoyer à celui de l’exécution.

À Tori-Bossito, la bataille du développement se joue donc aussi sur la capacité de la commune à négocier des ressources, structurer ses projets et obtenir les moyens techniques et financiers nécessaires à leur réalisation.

Saisie de drogue à Kétou : d’un cambriolage à un réseau

Une opération menée par le commissariat d’arrondissement de Kétou, dans le quartier d’Obafèmi, a permis la neutralisation d’un point de distribution de drogue et la récupération de matériel volé. Initialement déclenchée pour résoudre une affaire de cambriolage, l’intervention policière s’est finalement conclue par la saisie de plus de 21 kilogrammes de chanvre indien, illustrant ainsi la fréquence des interconnexions entre la délinquance ordinaire et les réseaux de stupéfiants en zone urbaine.

Une arrestation sous haute tension

L’enquête, amorcée à la suite d’un vol avec effraction, s’est rapidement concentrée sur un suspect unique, identifié grâce à un faisceau de preuves matérielles. La localisation de l’individu, dans une enclave du quartier d’Obafèmi, a contraint les forces de l’ordre à planifier une interpellation ciblée.

Lors de l’intervention, les agents ont fait face à une opposition physique d’une intensité exceptionnelle. La virulence de cette réaction a confirmé l’existence d’enjeux bien plus importants qu’un simple délit d’effraction et a traduit la volonté du suspect d’échapper à la découverte de son activité principale.

La neutralisation d’un point d’ancrage criminel

La perquisition conduite immédiatement après la maîtrise de l’individu a réorienté l’ensemble de la procédure judiciaire. Les policiers ont mis au jour 21,5 kilogrammes de chanvre indien conditionnés pour le commerce clandestin, accompagnés de trois motocyclettes d’origine suspecte.

L’accumulation de ces éléments matériels démontre la présence d’une structure criminelle polyvalente, où le recel de véhicules alimente le fonctionnement d’un réseau de distribution local. Par cette intervention, le commissariat de Kétou parvient non seulement à résoudre une affaire de vol, mais retire également une quantité significative de stupéfiants de la circulation, marquant ainsi un point majeur dans la sécurisation du secteur.

Bénin : Les imams en séminaire pour la cohésion sociale

La Grande Mosquée de PK 10 a accueilli, mercredi 26 août 2026, un séminaire scientifique consacré au renforcement des capacités des imams, khatib et prédicateurs du Bénin. La rencontre a mis l’accent sur la responsabilité des leaders religieux dans l’éducation des fidèles, la prévention des tensions et le renforcement de la cohésion sociale.

 

Présent aux travaux, le préfet du Littoral, Gilbert Déou Malè, a appelé les participants à jouer pleinement leur rôle dans l’accompagnement des communautés. Il a notamment insisté sur la capacité des responsables religieux à transmettre des messages de paix, à sensibiliser les populations et à contribuer au règlement pacifique des différends.

Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral
© Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral

Miser sur la formation pour mieux encadrer les communautés

 

Le séminaire vise à donner aux acteurs religieux des outils supplémentaires pour exercer leur mission auprès des populations. Dans un contexte où les communautés font face à des défis sociaux et à des tensions parfois complexes, les organisateurs misent sur une meilleure préparation des prédicateurs et autres responsables religieux.

 

L’initiative réunit plusieurs partenaires, dont l’Union Islamique du Bénin et l’ONG OHEI. Elle bénéficie également du soutien de l’Attaché des Affaires religieuses de l’ambassade du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, accréditée près le Bénin et basée à Abuja, au Nigeria.

 

Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral
© Gilbert DEOU MALE, Préfet du Littoral
La cohésion sociale au cœur des échanges

 

Pour le préfet du Littoral, l’influence des responsables religieux dépasse le cadre strict du culte. Leur proximité avec les populations leur confère, selon lui, une responsabilité particulière dans la transmission de valeurs favorisant le respect, le dialogue et le vivre-ensemble.

 

Le séminaire offre ainsi un espace d’échanges autour des connaissances et des expériences susceptibles d’améliorer l’action des acteurs religieux sur le terrain. À travers cette formation, les participants sont appelés à renforcer leur contribution à la stabilité et à l’harmonie au sein des communautés béninoises.

 

Parti Les Démocrates : Suspension de Militants pour Sabotage

Le parti Les Démocrates durcit le ton face aux dissensions internes. Plusieurs militants et membres des bureaux de base des 15ᵉ et 16ᵉ circonscriptions électorales font désormais l’objet d’une suspension de leurs activités au sein de la formation politique.

La mesure émane de Gafari Adéchokan, vice-président du parti, qui l’a officialisée dans une note de suspension. Le document retire aux personnes visées leur participation aux structures de base ainsi qu’à leurs différents démembrements.

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Le parti évoque des actes de sabotage

Les Démocrates justifient cette décision par des comportements qualifiés de « sabotage » et de « dénigrement » envers des responsables de la formation. Le parti reproche notamment aux militants concernés d’avoir relayé des propos jugés hostiles à sa direction, aussi bien sur les réseaux sociaux que lors d’activités menées au contact des populations.

Cette décision intervient alors que les formations politiques cherchent à maintenir leur cohésion interne et leur capacité de mobilisation sur le terrain. En ciblant directement des structures locales, la direction des Démocrates envoie ainsi un signal de fermeté à l’ensemble de ses militants.

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Une décision qui pourrait raviver les tensions

Au-delà des sanctions individuelles, cette suspension pose la question de la gestion des divergences au sein du parti. Les structures de base constituent en effet un maillon essentiel de l’organisation politique et de la mobilisation des militants.

La direction devra désormais composer avec les éventuelles réactions des personnes suspendues et de leurs soutiens. Pour l’heure, la note ne donne pas davantage de détails sur la durée des suspensions ni sur les éventuelles voies de recours ouvertes aux intéressés.

Le parti pourra-t-il rétablir rapidement la discipline interne sans accentuer les fractures dans ses rangs ? La suite donnée à ces suspensions pourrait apporter les premières réponses.

Bénin : La Foire de Nikki Capitalise sur la Gaani pour Propulser l’Artisanat

NIKKI, 27 août 2026 — Le gouvernement béninois transforme l’affluence culturelle du Nord en levier de croissance. À l’occasion de la troisième Foire régionale de l’artisanat, tenue du 21 au 30 août 2026, la ministre des PME et de la Promotion de l’Emploi, Awaou Baco, a réuni soixante‑quinze créateurs locaux au cœur de la ville de Nikki.  

 

Une synergie commerciale stratégique

Afin de maximiser l’impact économique de l’événement, le Fonds de développement de l’artisanat (FDA) a sciemment aligné le calendrier de la foire sur les célébrations de la Gaani. Le directeur du FDA, Cletus Nestor Guezo, exploite ainsi la présence massive de visiteurs nationaux et internationaux pour offrir une vitrine commerciale directe aux exposants. En partenariat avec la Chambre des métiers de l’artisanat (CMA‑Bénin), l’exécutif convertit ce rassemblement festif en un carrefour d’affaires opérationnel destiné à stimuler les ventes du secteur.  

 

Innovation et achat citoyen

Accompagnée du maire Roland Joseph lors du lancement officiel, Awaou Baco a appelé les producteurs à moderniser leurs offres pour conquérir de nouveaux marchés. « Osez innover et osez aller plus loin », a‑t‑elle insisté auprès des artisans réunis sur le site. Par ailleurs, la ministre a également interpellé le public, l’invitant à soutenir la création de richesse territoriale par l’achat direct. Dans cette perspective, chaque transaction dépasse le simple acte commercial : elle finance un entrepreneur local, préserve un savoir‑faire ancestral et consolide l’autonomie financière des ménages de la région septentrionale.  

 

Un réseau pour pérenniser les métiers

Enfin, la Foire de Nikki structure un espace d’échanges professionnels et de transferts de compétences. L’initiative s’inscrit dans la feuille de route du ministère visant à ériger l’artisanat régional en pilier durable de la formation professionnelle et du développement local.  

Finalement, la Foire de Nikki soulève une interrogation plus large : l’artisanat béninois parviendra‑t‑il à se transformer en véritable moteur de développement durable, capable de conjuguer tradition et modernité ? Les prochains rendez‑vous culturels et économiques diront si cette dynamique peut s’inscrire dans la durée et renforcer l’ancrage territorial des métiers.