Bénin : 63 bus neufs et des trajets à 200 FCFA pour les étudiants

Le Bénin relance son transport universitaire avec une flotte de 63 bus neufs. Depuis lundi 21 septembre 2026, ces véhicules desservent quatre universités publiques et plusieurs localités du pays, avec l’objectif de réduire les difficultés de déplacement qui pèsent sur les étudiants.

Le dispositif a été officiellement lancé dimanche 20 septembre sur le campus de l’Université d’Abomey-Calavi, en présence de membres du gouvernement, de députés, de préfets, de maires et de représentants du secteur éducatif.

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Un réseau étendu sur 12 villes et 4 universités publiques

Le nouveau service concerne l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université de Parakou, l’Université nationale d’Agriculture et l’Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques. La flotte doit couvrir 12 villes : Natitingou, Abomey, Abomey-Calavi, Adjarra, Cotonou, Dangbo, Dassa-Zoumè, Kétou, Lokossa, Parakou, Porto-Novo et Sakété.

La répartition prévoit 35 bus pour l’UAC, huit pour l’Université de Parakou, dix pour l’UNA et dix pour l’UNSTIM. Le réseau doit fonctionner sur plusieurs lignes, selon les besoins propres à chaque pôle universitaire. Cette organisation vise notamment les étudiants qui résident loin de leur campus. Elle doit leur permettre de rejoindre les amphithéâtres, les laboratoires et les autres espaces pédagogiques sans dépendre exclusivement des transports privés, souvent plus coûteux et moins réguliers.

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Des horaires conçus pour les étudiants

Les départs s’échelonnent entre 6 h 30 et 19 h, selon les lignes et les réalités locales. Cette amplitude doit couvrir les principaux mouvements de la journée : arrivée des étudiants le matin, déplacements entre les sites universitaires et retour vers les villes de résidence en fin d’après-midi. Les autorités présentent cette relance comme une mesure sociale autant qu’éducative. En facilitant l’accès aux campus, le service peut contribuer à limiter les retards, les absences et la pression financière supportée par les familles.

 Tarification et numérisation : Un ticket à 200 FCFA accessible par application et USSD

Le trajet coûte 200 francs CFA. Les étudiants peuvent acheter leur ticket sur la plateforme nationale des services universitaires, accessible à l’adresse. Les informations disponibles indiquent que l’achat repose sur l’identification de l’étudiant et peut s’effectuer par paiement électronique. Le gouvernement a prévu une solution pour les étudiants qui ne disposent ni d’un smartphone Android ni d’une connexion Internet. Ils peuvent composer le code USSD *611# depuis un téléphone classique, puis suivre les instructions affichées.

Cette procédure permet également de consulter les lignes disponibles, les points d’arrêt et le statut du ticket. Les usagers peuvent obtenir une assistance au 01 52 61 10 10.

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 Une mesure à double impact : Dignité étudiante et création d’emplois locaux

Le dispositif ne se limite pas à l’acquisition de véhicules. Son fonctionnement mobilise 63 conducteurs et 63 superviseurs chargés d’assurer les rotations, le suivi des trajets et la coordination du service. Pour le gouvernement, cette organisation crée aussi des emplois tout en répondant à une préoccupation récurrente des étudiants. Le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a appelé les bénéficiaires à respecter les équipements et les règles de fonctionnement.

La question de la maintenance sera déterminante pour la durée du programme. La régularité des lignes, l’entretien des véhicules et la clarté des horaires conditionneront la confiance des usagers.

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Le défi de la maintenance et du suivi pour pérenniser la mobilité universitaire

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de la Formation technique, Dr Sèdami Medegan Fagla, a présenté les bus comme un instrument de dignité et de sécurité pour les étudiants. Par ailleurs, les véhicules doivent accompagner une politique plus large d’amélioration des conditions de vie sur les campus. Les difficultés de transport peuvent en effet affecter la ponctualité, la fréquentation des cours et les dépenses quotidiennes des apprenants.

Le nouveau service représente ainsi un test pour l’action publique dans le domaine universitaire. Son succès dépendra de sa capacité à offrir des trajets réguliers, des arrêts accessibles et une procédure d’utilisation réellement adaptée à tous les étudiants. Avec 63 bus répartis dans 12 villes, le Bénin engage une nouvelle étape de sa politique de transport universitaire. Le gouvernement mise désormais sur la discipline des usagers, le suivi des opérateurs et la continuité du service pour transformer cette promesse de rentrée en solution durable.

Bénin : l’exécutif renforce ses alliances et régule le secteur de la santé

COTONOU, 22 septembre 2026 — L’exécutif béninois intensifie sa dynamique sur deux fronts stratégiques simultanés : l’ancrage diplomatique régional et la restructuration profonde des services publics nationaux. Entre la réception de nouvelles représentations étrangères, des déplacements bilatéraux ciblés en Afrique centrale et le lancement d’organes de régulation sanitaire, les récents mouvements de l’exécutif dessinent une feuille de route axée sur l’attractivité et l’efficacité institutionnelle.

Expansion diplomatique : Réception d’ambassadeurs et missions bilatérales à Kigali et Brazzaville

Le Palais de la Marina a rythmé ses derniers jours au son des protocoles internationaux. L’accréditation officielle de six nouveaux ambassadeurs venus remettre leurs lettres de créance marque une étape clé pour la diplomatie béninoise. En effet, cette vague d’inaugurations d’ambassades et de renouvellements de mandats témoigne d’un intérêt accru des partenaires internationaux pour le marché et la stabilité institutionnelle du Bénin.

Dans la foulée de ces réceptions officielles, l’agenda diplomatique s’est déporté vers Kigali et Brazzaville. Ces missions au Rwanda et en République du Congo visaient à consolider des axes stratégiques majeurs :

  • Partage d’expertises administratives et numérisation des services publics.

  • Coopération économique et commerciale interafricaine.

  • Coordination sécuritaire et géopolitique à l’échelle du continent.

En renforçant ces alliances Sud-Sud, Cotonou ambitionne à positionner le pays comme un carrefour logistique et un partenaire de confiance dans la sous-région.

Normalisation des soins et éthique : Les trois chantiers prioritaires de la régulation médicale

De retour sur le sol national, l’action politique s’est immédiatement recentrée sur les chantiers de gouvernance interne. En effet, le président de la République, Romuald Wadagni, a procédé à l’installation officielle du Collège de l’Autorité de régulation de la santé, une avancée concrète dans la modernisation des infrastructures publiques.

[Système de santé béninois]
│
├── Réforme institutionnelle (Autorité de régulation)
│ ├── Contrôle de la qualité des soins
│ └── Normalisation des praticiens et structures
│
└── Impact citoyen (accès aux soins et sécurité sanitaire)

Cette nouvelle instance vise à transformer le quotidien des citoyens grâce à trois missions prioritaires :

  1. Normer et standardiser les pratiques médicales dans le secteur public comme privé.

  2. Garantir la sécurité sanitaire ainsi que la conformité des infrastructures de soins sur l’ensemble du territoire.

  3. Optimiser l’allocation des ressources et veiller à l’éthique professionnelle du personnel soignant.

Ainsi, cette articulation entre offensive diplomatique et rigueur administrative interne illustre une volonté d’asseoir la crédibilité du Bénin tant sur la scène internationale qu’auprès de sa population.

À travers ces différentes initiatives, l’exécutif béninois poursuit ainsi la mise en œuvre de ses priorités, entre renforcement des relations extérieures et consolidation des mécanismes de gouvernance interne. Ces actions devront désormais se traduire par des résultats concrets, aussi bien dans les relations du Bénin avec ses partenaires que dans la qualité des services publics offerts aux citoyens.

Bénin : lancement d’un Master en ingénierie durable avec la France

COTONOU, 22 septembre 2026 — L’Afrique de l’Ouest accélère le développement de ses compétences scientifiques pour répondre aux défis climatiques. Mardi dernier, le Sèmè City Institute of Technology and Innovation (SCITI) et l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) ont officialisé un partenariat académique en lançant un cursus international menant à un diplôme français reconnu, dispensé intégralement au Bénin.

Baptisé « Master Ingénierie de conception, parcours Ingénierie durable », ce programme vise à doter les futurs cadres techniques de compétences avancées dans les domaines du développement durable, de la transition énergétique et de l’industrialisation.

Ambassade de France au Bénin
© Ambassade de France au Bénin
Une rentrée inaugurale sous le signe du leadership régional

La signature de la convention a coïncidé avec la rentrée solennelle de la première promotion de ce master. Par ailleurs, la cérémonie a réuni plusieurs responsables associés au projet, dont le professeur Thierry d’Almeida, directeur général du SCITI, le professeur Christophe Clément, président de l’URCA, et Claude Borna, directrice générale de l’Agence de développement Sèmè City.

Les autorités béninoises et la représentation diplomatique française ont également pris part à l’initiative. Elles étaient respectivement représentées par Sylvie de Chacus, directrice de cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, et Georges Goyon, premier conseiller de l’ambassade de France au Bénin.

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Un vivier de compétences immédiat pour les entreprises locales

Cette alliance entend renforcer l’offre de formation supérieure au Bénin. En proposant localement un cursus développé avec une université française, les institutions partenaires souhaitent permettre aux étudiants de se former sur place tout en obtenant un diplôme reconnu par l’État français.

Le programme doit aussi permettre de former des compétences capables de concevoir des solutions technologiques adaptées aux défis environnementaux et industriels de l’Afrique de l’Ouest. Pour les entreprises de la région, l’arrivée de cette première promotion pourrait constituer un vivier de compétences dans les domaines liés à la transition énergétique, au développement durable et à l’innovation technologique.

En somme, le lancement de ce master ouvre ainsi une nouvelle étape pour la formation des ingénieurs au Bénin. Reste désormais à mesurer, au fil des prochaines promotions, son impact sur l’insertion professionnelle des diplômés et sur la capacité des entreprises locales à mobiliser ces nouvelles compétences.

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Avrankou : arrestation d’un cambrioleur et saisie d’un important butin

ATCHOUKPA, 21 septembre 2026 — La Police républicaine a mis fin aux activités d’un réseau individuel de vol à main armée et d’effraction qui perturbait la quiétude de la commune d’Avrankou et des localités environnantes dans l’Ouémé. En effet, samedi soir, les forces de l’ordre ont interpellé un cambrioleur récidiviste dans le quartier Gbako, mettant ainsi fin à une vague de crimes.

L’intervention ciblée, menée par les éléments du commissariat d’Atchoukpa sous la supervision de la Direction départementale de la Police républicaine, a permis de neutraliser un individu au moment précis où il regagnait son domicile après un nouveau forfait.

Police Républicaine - BENIN
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Une interpellation en flagrant délit dans le quartier Gbako

Mais pour comprendre cet exploit policier, il faut remonter aux faits. L’enquête a démarré à la suite de la multiplication des plaintes déposées par des résidents victimes d’intrusions nocturnes répétées. Grâce à l’exploitation de renseignements opérationnels, les enquêteurs ont rapidement identifié un suspect bien connu de l’appareil judiciaire, ayant déjà purgé deux peines de prison pour des infractions similaires.

Ainsi, la police a déployé un dispositif d’observation discret autour de sa planque. Cette technique a permis de surprendre le suspect en possession d’objets volés quelques minutes seulement après son dernier passage à l’acte. Les agents ont immédiatement procédé à son arrestation et à son placement en garde à vue.

Matériel informatique, outillage et matériel de chantier : un important butin découvert

Par ailleurs, la perquisition conduite dans le logement du suspect a permis de mettre au jour un stock considérable d’effets d’origine frauduleuse et un matériel d’effraction hautement spécialisé. Les unités d’intervention ont saisi un arsenal technique comprenant :

  • Un kit complet d’effraction : 14 clés mécaniques, quatre pinces, deux tournevis et une scie à métaux ;

  • Du matériel électronique et informatique : deux ordinateurs portables, 25 téléphones mobiles, dont 13 smartphones, trois téléviseurs et des systèmes de sonorisation ;

  • Des équipements de construction et d’énergie : 10 projecteurs avec panneaux solaires intégrés, des rouleaux de gazon synthétique, des carreaux et des équipements sanitaires ;

  • Des marchandises diverses : des cartons de spiritueux, des chaussures neuves et des glacières.

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Sept victimes identifiées et poursuites judiciaires à Porto-Novo

L’annonce de cette capture a rapidement incité sept victimes à se manifester au commissariat d’Atchoukpa. Les plaignants ont formellement identifié plusieurs lots d’équipements et de biens personnels dérobés lors de précédents cambriolages.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer d’éventuelles complicités dans le recel de ces marchandises. À l’issue de sa garde à vue, le suspect sera présenté au procureur de la République près le tribunal de première instance de Porto-Novo pour répondre des chefs de vol qualifié, de récidive et de détention de matériel d’effraction.

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Togba : la police recherche les propriétaires de 34 motocyclettes saisies

réseau présumé de commercialisation illégale d’engins d’occasion. Après les premières vérifications, les enquêteurs ont identifié 34 motocyclettes dont l’origine reste à établir.

Des engins sans traçabilité

Les policiers ont effectué une perquisition dans un magasin spécialisé dans la vente de motocyclettes. L’opération faisait suite à l’ouverture d’une enquête portant sur la vente illicite d’engins à deux roues.

Les vérifications techniques menées après la saisie ont révélé plusieurs anomalies sur 34 motocyclettes. Les enquêteurs ont relevé que des personnes avaient effacé ou modifié les numéros de châssis. Les engins ne disposaient par ailleurs d’aucun document permettant d’en vérifier l’identité ou la provenance. Ces éléments ont conduit les autorités à les présenter au public, dans l’objectif de retrouver d’éventuels propriétaires victimes de vol.

Un appel aux victimes

Le commissariat de Togba invite les personnes auxquelles une motocyclette aurait été volée à se rendre dans ses locaux pour procéder à une identification. Les intéressés devront présenter tout document susceptible de prouver leur droit de propriété sur l’engin recherché.

Cette démarche doit permettre de confronter les déclarations des victimes aux éléments recueillis par les enquêteurs. Elle pourrait également faciliter la restitution des motocyclettes aux propriétaires légitimes, si les vérifications confirment leur identité.

La piste d’un circuit de revente

À travers cette opération, la police cherche à remonter la filière de commercialisation des motocyclettes volées. L’effacement ou la modification des numéros de châssis constitue un obstacle majeur à la traçabilité des engins et peut compliquer l’identification de leur origine.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités dans l’acquisition, la détention et la mise en vente des motocyclettes concernées. La police affirme vouloir démanteler les réseaux impliqués dans ce type de trafic et renforcer la lutte contre la criminalité liée aux deux-roues.

 

Bénin : première coronarographie réussie au CHIC de Calavi

Cotonou, 18 septembre 2026 — Le Centre hospitalier international de Calavi (CHIC) vient de franchir une étape majeure dans le développement des soins cardiovasculaires au Bénin. L’établissement a réalisé avec succès sa première coronarographie par voie fémorale, une procédure qui permet d’explorer directement les artères coronaires afin de détecter un éventuel rétrécissement ou une obstruction.

Des spécialistes béninois ont réalisé l’intervention, en présence du ministre de la Santé, le professeur Benjamin Hounkpatin. Cette avancée renforce les capacités du pays en matière de diagnostic des maladies coronariennes et ouvre de nouvelles perspectives pour leur prise en charge sur place.

CHIC
© CHIC
Voir précisément l’état des artères du cœur

La coronarographie est un examen d’imagerie qui permet d’examiner les artères coronaires, les vaisseaux qui approvisionnent le muscle cardiaque en sang. Elle permet notamment d’identifier une artère rétrécie ou obstruée, en particulier lorsqu’une maladie coronarienne est suspectée.

Pour réaliser l’examen par voie fémorale, le cardiologue introduit un cathéter, tube très fin et souple, dans l’artère fémorale au niveau de l’aine. Il guide ensuite ce dispositif à travers les vaisseaux sanguins jusqu’au cœur. Cette voie d’abord permet aux médecins d’atteindre les artères coronaires sans pratiquer de chirurgie ouverte.

CHIC
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Un produit de contraste pour visualiser la circulation

Une fois le cathéter positionné, le praticien injecte un produit de contraste dans les artères coronaires. Des images obtenues grâce aux rayons X permettent alors de suivre la circulation du sang et de repérer d’éventuelles anomalies.

Le cardiologue peut ainsi évaluer avec précision l’état des vaisseaux et orienter la suite de la prise en charge en fonction des résultats obtenus. Le personnel médical réalise la procédure dans un environnement spécialisé et assure une surveillance attentive du patient. Il utilise généralement une anesthésie locale au niveau du point d’introduction du cathéter.

CHIC
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Une capacité supplémentaire pour la prise en charge cardiaque

La réalisation de cette première coronarographie par voie fémorale constitue avant tout une avancée dans l’offre de soins spécialisés au Bénin. Elle renforce les capacités de diagnostic des maladies coronariennes et contribue au développement de la cardiologie interventionnelle dans le pays. Elle peut également réduire, pour certains patients, le recours à des prises en charge à l’étranger, notamment lorsque le CHIC dispose des équipements et des compétences nécessaires pour réaliser les explorations cardiovasculaires indiquées.

Cette intervention souligne aussi l’importance de développer les compétences locales et de faciliter l’accès à des équipements médicaux spécialisés. Pour le système de santé béninois, l’enjeu consiste désormais à consolider ces acquis, à garantir la disponibilité des technologies nécessaires et à renforcer durablement les équipes capables de prendre en charge les pathologies cardiovasculaires. Avec cette première expérience, le CHIC ajoute une nouvelle procédure spécialisée à son dispositif de soins et franchit une étape supplémentaire dans le développement de la cardiologie moderne au Bénin.

Brazzaville : le Bénin accélère son ancrage en Afrique centrale

Brazzaville, 18 septembre 2026 — En enchaînant des étapes stratégiques à Kigali, puis à Brazzaville, le président béninois, Romuald Wadagni, opère un virage pragmatique dans la diplomatie de son pays. Ce déplacement en Afrique centrale dépasse toutefois le cadre d’une visite protocolaire au sens strict : Cotonou entend consolider de nouveaux axes de coopération économique et géopolitique avec des acteurs majeurs du continent.

Présidence de la République du Bénin
© Présidence de la République du Bénin
Un sommet axé sur des résultats concrets

Au palais présidentiel congolais, le chef de l’État béninois et son homologue Denis Sassou‑N’Guesso se sont entretenus à huis clos pour restructurer le partenariat bilatéral. Confrontés aux mutations économiques régionales, les deux dirigeants veulent en effet  dépasser les déclarations d’intention et établir une feuille de route opérationnelle. Les discussions ont  également porté sur la fluidification des investissements, l’alignement des intérêts commerciaux et le transfert d’expertises sectorielles.

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La diaspora, levier de la diplomatie béninoise

L’accueil réservé à la délégation béninoise à Brazzaville a mis en évidence un pilier du soft power de Cotonou : sa diaspora. La mobilisation massive des ressortissants béninois au Congo a donné une dimension populaire à cette offensive diplomatique. En s’appuyant sur cette communauté dynamique, la présidence béninoise renforce les liens humains qui facilitent les accords économiques entre les deux États.

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Une stratégie de diversification des alliances

Associer le Rwanda et la République du Congo dans une même tournée diplomatique illustre une stratégie limpide. En reliant l’Afrique de l’Est à la cuvette congolaise, le Bénin élargit ses alliances au‑delà de son espace ouest‑africain traditionnel. Cette quête de nouveaux partenaires positionne désormais Cotonou comme un interlocuteur agile, déterminé à peser sur les questions cardinales d’intégration continentale.

HAAC : Édouard Cocou Loko durcit le ton face aux dérives médiatiques

Le président Édouard Cocou Loko a lancé ce  jeudi la deuxième session ordinaire 2026 de l’instance de régulation béninoise. Derrière un agenda technique chargé de renouvellements de licences, c’est sa mise en garde envers une partie de la presse en ligne qui a retenu l’attention.

Cotonou, 17 septembre 2026 — Le ton était donné dès l’ouverture. Réunissant jeudi les conseillers de la 7ᵉ mandature pour le lancement de la deuxième session ordinaire de l’année, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Cocou Loko, a consacré une bonne partie de son discours non pas au calendrier des réformes, mais à un avertissement adressé aux organes de presse qu’il juge portés sur l’invective plutôt que sur l’information.

Saluant les rédactions qui, selon lui, privilégient enquêtes et sujets de fond, le président de la HAAC a clairement distingué ces dernières d’une autre catégorie de médias, accusés de nourrir la défiance envers les institutions par des contenus polémiques. Ce distinguo, formulé alors que le pays traverse une période de trêve politique, n’est pas passé inaperçu dans un paysage médiatique béninois habitué aux tensions avec son régulateur.

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Une ligne plus dure assumée

Le message se voulait sans ambiguïté. Le président Loko a revendiqué une posture ferme envers les professionnels qu’il associe aux diatribes, tout en leur reconnaissant le droit d’exister en dehors du champ médiatique.

« Il a averti que ces professionnels des invectives ne devaient pas exister dans les médias et affirmé le retour d’une main plus ferme que jamais. » — Édouard Cocou Loko, président de la HAAC

Le président de la HAAC a par ailleurs mis en avant la coopération de son institution avec la Commission nationale de l’Informatique et des libertés du Numérique (CNIN) et avec le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), présentée comme un appui utile à sa mission de régulation.

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Un agenda de réformes structurantes

Au-delà de la sortie remarquée sur la discipline journalistique, la session qui s’ouvre porte un programme de travail dense pour quatre mois. Deux chantiers dominent l’ordre du jour : le renouvellement des conventions signées avec la première génération de médias en ligne, puis l’engagement de la même procédure pour les organes autorisés plus récemment.

La HAAC entend également conduire à son terme un appel à candidatures pour l’attribution de nouvelles fréquences radiophoniques. L’instance vise ainsi un double objectif : régulariser les opérateurs qui émettaient jusque-là en marge du cadre légal et équiper de radios locales les zones qui en manquent aujourd’hui.

« Il a justifié cette ouverture de fréquences par la nécessité de régulariser certains opérateurs et de doter en radios des localités qui en manquent encore. » — Édouard Cocou Loko, président de la HAAC

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Un régulateur régulièrement scruté

Le double positionnement affiché ce jeudi — fermeté envers une partie de la presse, ouverture de nouvelles fréquences — s’inscrit dans une trajectoire suivie de près par les organisations de défense de la liberté de la presse. Reporters sans frontières a documenté ces dernières années un recul des marges de manœuvre des rédactions béninoises, évoquant des pressions qui poussent certains médias privés à s’autocensurer pour éviter des sanctions de la HAAC. L’organisation avait aussi relevé plusieurs suspensions d’organes de presse prononcées par le régulateur lors de la dernière décennie.

Le gouvernement et la HAAC justifient de leur côté ces mesures par la nécessité d’assainir un secteur en forte expansion, notamment en ligne, où la multiplication de sites d’information sans autorisation complique le contrôle de la fiabilité des contenus diffusés. Les deux lectures — discipline nécessaire d’un côté, resserrement de l’espace médiatique de l’autre — continueront probablement de s’affronter à mesure que la HAAC avancera sur son calendrier de régularisations.

Le président de la HAAC a clos son intervention par un appel à l’engagement de ses conseillers pour les quatre mois à venir, entre présence sur le terrain et traitement des dossiers en instance. La deuxième session ordinaire de 2026 s’annonce ainsi comme un test pour l’équilibre, toujours précaire au Bénin, entre régulation du secteur et respect du pluralisme médiatique.

SIMA 2026 au Bénin : Enjeux et perspectives du marché musical

COTONOU, 17 septembre 2026 — La troisième édition du Salon des Industries Musicales d’Afrique Francophone (SIMA) se tiendra du 12 au 13 novembre 2026 dans la capitale économique béninoise. Cette nouvelle édition entend dépasser le cadre ordinaire du rendez-vous musical pour interroger la place de la création africaine dans l’économie, la diplomatie culturelle et les rapports d’influence à l’échelle mondiale.

Après une précédente édition qui avait réuni plus de 6 700 participants, dont plus de 3 000 professionnels, le SIMA revient au Bénin avec une programmation davantage tournée vers les mutations de l’industrie musicale et les opportunités qu’elles offrent aux créateurs africains. Le thème retenu, « Musique africaine : de la scène au pouvoir d’influence », traduit cette volonté de faire évoluer le regard porté sur un secteur dont la portée dépasse désormais largement le seul divertissement.

Quand la musique devient un levier d’influence

Pendant deux jours, artistes, producteurs, investisseurs, institutions, professionnels de la culture et acteurs internationaux confronteront leurs expériences autour des transformations qui redessinent l’industrie musicale. L’objectif affiché consiste à mieux convertir la visibilité croissante des artistes africains en retombées économiques concrètes. Le SIMA veut notamment favoriser les connexions entre créateurs, marchés, investisseurs et institutions afin d’améliorer la diffusion, la monétisation et l’exportation des productions africaines.

Cette ambition s’inscrit dans un contexte marqué par l’essor des industries culturelles et créatives sur le continent. Selon les organisateurs, l’économie créative africaine pourrait contribuer à générer jusqu’à 20 millions d’emplois à l’horizon 2030. Dans cette perspective, la musique apparaît comme un espace à la fois artistique, économique et stratégique.

Le Bénin au centre d’un réseau panafricain

Pour la deuxième fois consécutive, le Bénin accueillera le SIMA. Les organisateurs présentent ce choix comme le prolongement de la dynamique engagée par le pays pour renforcer la place des industries culturelles et créatives dans son développement et accroître son rayonnement à l’international.

La manifestation bénéficie du soutien de plusieurs partenaires institutionnels et privés, parmi lesquels le ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine du Bénin, le ministère du Tourisme et du Commerce extérieur du Bénin, l’ambassade de France en Côte d’Ivoire, la Fondation BOAD, ainsi que la SACEM, Sony Music et Warner Music Africa.

Co-fondé en 2022 par l’entrepreneur culturel Mamby Diomandé et l’artiste-producteur Pit Baccardi, le SIMA veut ainsi consolider son rôle de plateforme de connexion entre les différents marchés de la création africaine et leurs partenaires internationaux.

Trois priorités pour structurer le marché

La programmation de 2026 s’articulera autour de trois perspectives fondamentales. La première concerne la compétitivité et l’internationalisation des acteurs de la musique. Le salon entend favoriser une meilleure préparation des professionnels aux exigences des marchés internationaux et renforcer les conditions d’exportation des talents africains.

Le deuxième axe mise sur la coopération entre les différents secteurs créatifs. Musique, mode, cinéma, tourisme et sport seront appelés à multiplier les passerelles afin de créer de nouveaux modèles économiques et de diversifier les sources de revenus. Le troisième volet portera sur les politiques publiques, la propriété intellectuelle et la régulation. Les échanges devront notamment alimenter des réflexions sur la protection des créateurs et les mécanismes permettant aux acteurs africains de mieux récupérer la valeur générée par leurs œuvres.

L’intelligence artificielle au cœur des mutations

Le développement du numérique transforme profondément les méthodes de création, de production et de diffusion de la musique. Le SIMA 2026 entend consacrer une place importante à ces mutations, avec des échanges sur l’intelligence artificielle, les droits d’auteur, la mobilité des artistes, le financement et les nouveaux marchés.

Cette évolution pose de nouvelles questions aux professionnels : comment protéger les œuvres dans un environnement numérique en constante évolution ? Comment mieux rémunérer les créateurs ? Et surtout, comment permettre aux artistes africains de tirer pleinement profit d’un marché mondial de plus en plus connecté ? Le salon veut apporter des éléments de réponse en réunissant autour d’une même table les différents maillons de la chaîne musicale.

Une résidence pour créer au-delà des frontières

Le SIMA ne limitera pas ses activités aux conférences et aux rencontres professionnelles. Du 7 au 11 novembre, le SIMA Lab. Music réunira artistes et beatmakers africains dans le cadre d’une résidence destinée à produire un EP collaboratif. Le projet prévoit une distribution potentielle par une major internationale, donnant ainsi à cette résidence une dimension à la fois artistique et professionnelle.

Les 12 et 13 novembre, les journées professionnelles et les panels prendront le relais avec des discussions consacrées aux enjeux majeurs de l’industrie musicale contemporaine.La programmation accordera également une place à la relation entre football et musique, deux secteurs dont l’impact sur l’image et l’influence du continent ne cessent de progresser.

Les nouveaux talents sous les projecteurs

Le Makaya, espace consacré à la découverte, permettra par ailleurs à de jeunes artistes de plusieurs pays africains de se produire devant le public et les professionnels. Des talents venus notamment du Togo, du Kenya et de Madagascar seront mis en avant, offrant à la relève une occasion de rencontrer d’autres acteurs de l’industrie et d’élargir ses perspectives. Le programme comprendra également la remise du Prix Hamed Bakayoko, une distinction honorifique destinée à saluer l’engagement d’un mécène en faveur du développement des industries culturelles et créatives africaines.

La culture comme prolongement du rendez-vous professionnel

Le SIMA poursuivra son programme le 14 novembre avec un circuit touristique organisé en collaboration avec Bénin Tourisme. Artistes, professionnels et invités internationaux pourront découvrir plusieurs sites emblématiques du pays. Cette séquence entend prolonger les échanges dans un cadre différent et mettre en valeur le patrimoine culturel et touristique béninois auprès des participants venus d’Afrique et d’ailleurs.

À travers cette troisième édition, le SIMA veut ainsi installer la musique au croisement de plusieurs enjeux : création artistique, développement économique, innovation technologique, coopération culturelle et influence internationale. À Cotonou, les organisateurs ambitionnent surtout de faire émerger des connexions capables de transformer le succès grandissant de la musique africaine en opportunités durables pour les artistes, les entreprises culturelles et l’ensemble de l’écosystème créatif du continent.

CES du Bénin : adoption du rapport économique et social

COTONOU, 17 septembre 2026 — Le Conseil économique et social (CES) franchit un cap décisif dans le pilotage des politiques publiques nationales. Réunis en assemblée plénière ce jeudi 17 septembre 2026 sous la conduite de son président, Abdoulaye Bio Tchané, les conseillers nationaux ont validé la mouture définitive du Rapport sur l’état économique et social du Bénin.

Conseil Économique et Social du Bénin
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Une boussole stratégique pour l’action gouvernementale

Le rapport ainsi validé adopte une approche transversale en cartographiant les défis nationaux à travers de multiples prismes. Conçu sur la base des prérogatives fixées par la loi organique nᵒ 2026-13 du 31 juillet 2026, ce document de référence analyse en profondeur l’adéquation entre l’appareil éducatif et la formation technique, tout en évaluant l’impact des politiques environnementales.

Au-delà du simple constat chiffré, il livre une radiographie exhaustive des dynamiques structurelles du pays, articulée autour des grands piliers du développement : croissance économique, équilibres sociaux, impératifs environnementaux, éducation et formation technique. De surcroît, l’analyse intègre des secteurs clés tels que la performance portuaire, l’efficacité des flux transfrontaliers, ainsi que l’ancrage territorial des politiques publiques, afin de consolider la cohésion nationale et la sécurité.

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Un dialogue renforcé entre experts et décideurs

Avant de sceller cette version finale, l’assemblée plénière a soumis le texte à un examen critique rigoureux, amendant chaque chapitre pour y intégrer des recommandations opérationnelles. Dès lors, cette démarche participative permet au CES d’affûter son rôle de conseiller stratégique auprès de l’exécutif.

Dans les prochains jours, le président Abdoulaye Bio Tchané transmettra officiellement le rapport complet au gouvernement. À travers cette contribution, l’institution offre ainsi aux décideurs un instrument d’aide à la décision taillé pour orienter les arbitrages budgétaires et stimuler la transformation structurelle du Bénin.

En somme, par cet exercice institutionnel, le Conseil économique et social réaffirme sa position de vigie stratégique, fournissant aux décideurs publics une radiographie fidèle des réalités de terrain et des leviers d’action nécessaires pour stimuler la croissance et le développement durable du Bénin.

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