Après Niamey, Romuald Wadagni poursuit sa tournée de décrispation au Sahel. Après une matinée d’échanges intenses avec le général Tiani au Niger, le président Wadagni a atterri cet après-midi au Burkina Faso.
Il était encore à Niamey ce matin, où il a échangé de longs moments avec le président du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani, afin de poser les jalons d’une réconciliation historique. Quelques heures seulement après cette étape cruciale, le président de la République, Romuald Wadagni, a poursuivi son marathon sahélien en atterrissant, ce mardi 2 juin 2026 dans l’après-midi, à Ouagadougou, dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail au Burkina Faso.
Pour cette troisième escale de sa tournée régionale de prise de contact, le chef de l’État béninois a reçu un accueil particulièrement solennel. Au bas de la passerelle de l’aéroport international de Ouagadougou, il a été chaleureusement salué par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. La cérémonie officielle, marquée par l’exécution des hymnes nationaux des deux pays et les honneurs militaires, a immédiatement donné le ton d’une visite placée sous le signe du respect mutuel et de la fraternité retrouvée. Après un premier entretien au salon d’honneur, les deux présidents se sont rendus au Palais présidentiel de Koulouba pour une séance de travail.
De Niamey à Ouagadougou : Cotonou brise l’isolement avec l’AES
Cette offensive diplomatique inédite, menée à peine quelques jours après l’investiture du président Wadagni le 24 mai dernier, marque une rupture claire avec la politique étrangère béninoise des trois dernières années. En choisissant d’enchaîner le Niger et le Burkina Faso en une seule journée, le nouveau dirigeant béninois envoie ainsi un signal fort à l’Alliance des États du Sahel (AES).
Si la matinée nigérienne a permis d’aborder des sujets vitaux comme la relance économique, l’ouverture de la frontière à Malanville et la sécurisation du pipeline de Sèmè-Kpodji, l’étape burkinabè revêt, quant à elle, une importance tout aussi stratégique pour les intérêts du Bénin.
Sécurité transfrontalière et corridors marchands au menu
Au cœur des discussions entamées au Palais de Koulouba, deux dossiers majeurs dictent le réalisme et le pragmatisme des deux administrations. D’une part, la sécurité transfrontalière, devenue une urgence absolue face aux incursions terroristes dans le nord du Bénin, impose une coordination militaire accrue avec le Burkina Faso.
D’autre part, la fluidité des corridors logistiques reliant le port de Cotonou à Ouagadougou reste essentielle pour les opérateurs économiques, comme l’ont rappelé les Journées régionales de la logistique de mai 2026, qui ont insisté sur la digitalisation des procédures et la lutte contre les tracasseries administratives.
À Ouagadougou, les observateurs saluent déjà l’audace de cette diplomatie directe. En s’entretenant d’égal à égal avec le capitaine Ibrahim Traoré, juste après avoir brisé la glace avec le général Tiani, Romuald Wadagni confirme ainsi la posture d’un Bénin carrefour, résolument ouvert au dialogue et soucieux de son ancrage sous-régional.
Cette tournée marathon, qui a débuté lundi à Lagos et qui mènera prochainement le chef de l’État au Togo et en Côte d’Ivoire, dessine désormais les contours d’un nouveau chapitre pour le Bénin en Afrique de l’Ouest. Du côté de Cotonou, l’opinion publique et les milieux d’affaires saluent une diplomatie de terrain dont ils attendent désormais des retombées concrètes pour la paix, la sécurité et l’économie transfrontalière.
Une semaine après sa prestation de serment, le nouveau chef de l’État béninois a été accueilli avec les honneurs militaires à l’aéroport Diori-Hamani. Après l’étape de Lagos, cette escale nigérienne marque le grand retour de la diplomatie béninoise au Sahel après trois ans d’asphyxie économique.
Niamey, le 2 juin 2026 – Les drapeaux jaune, vert et rouge flottent à nouveau dans les rues de Niamey. Ce mardi 2 juin, le président de la République, Romuald Wadagni, a franchi une étape historique dans sa tournée de prise de contact en Afrique de l’Ouest. Accueilli chaleureusement au bas de la passerelle par le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général d’armée Abdourahamane Tiani, le nouveau locataire du palais de la Marina signe ici le premier déplacement d’un chef d’État béninois sur le sol nigérien depuis le séisme politique de juillet 2023.
Cette visite d’amitié et de travail, qui intervient au lendemain d’une escale hautement stratégique à Lagos auprès des autorités nigérianes, symbolise ainsi la volonté ferme du président Wadagni de tourner définitivement la page des tensions bilatérales héritées du régime précédent.
En finir avec la politique des blocs et le calvaire des transporteurs
Pour les observateurs et les opérateurs économiques béninois, ce tête-à-tête de Niamey était espéré depuis des mois. Sous l’administration de Patrice Talon, le Bénin avait appliqué de manière stricte les sanctions de la Cedeao au lendemain du coup d’État contre Mohamed Bazoum, entraînant une fermeture hermétique de la frontière à Malanville. Une posture qui avait profondément crispé le pouvoir militaire nigérien. Même après la levée des sanctions régionales en février 2024, Niamey avait obstinément maintenu son blocus terrestre, accusant abusivement le Bénin d’abriter des bases françaises visant à déstabiliser son territoire.
Cette crise ouverte a lourdement impacté l’économie béninoise. En effet, la fermeture de la frontière a privé le Port autonome de Cotonou de son principal client d’hinterland et a bloqué des centaines de transporteurs béninois au poste-frontière, asphyxiant ainsi le commerce local. Par ailleurs, la présence à Cotonou du Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, lors de l’investiture du président Wadagni le 24 mai, avait heureusement amorcé le dégel, une initiative qui avait fortement marqué les opinions publiques des deux pays.
Le pipeline de Sèmè-Kpodji et la sécurité au parc W au centre des débats
Au-delà des accolades protocolaires, les discussions entre Romuald Wadagni et le général Tiani touchent aux intérêts vitaux des deux nations :
L’or noir et le transit portuaire : le cœur du réacteur économique reste la reprise sécurisée et continue des exportations du brut nigérien via le pipeline géant d’Agadem jusqu’au terminal de Sèmè-Kpodji au Bénin. Cotonou a besoin des taxes de transit, tandis que Niamey a un besoin impérieux de ces flux financiers pour stabiliser ses caisses publiques.
Le défi sécuritaire commun : les Forces armées béninoises (FAB) font face à une pression djihadiste accrue dans le nord du pays. Les deux dirigeants devront également mettre sur la table la relance d’une coopération militaire bilatérale urgente pour sécuriser le parc W, un complexe frontalier devenu une zone refuge pour les groupes armés.
Le chef de l’État béninois ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Dès la fin de son étape nigérienne, son Falcon s’envolera pour Ouagadougou, au Burkina Faso, avant de poursuivre ce marathon diplomatique vers le Togo, la Côte d’Ivoire et le Ghana.
En choisissant de traiter directement et sans intermédiaire avec les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES), Romuald Wadagni impose une nouvelle doctrine : celle d’un Bénin carrefour, pragmatique, axé sur la cohabitation pacifique et la relance économique transfrontalière. Désormais, à Cotonou comme à Malanville, les populations et les opérateurs économiques attendent avec une immense impatience l’annonce d’une date officielle pour la réouverture effective de la frontière terrestre. et constituerait une avancée majeure pour les populations et les opérateurs économiques.
Cotonou, le 1ᵉʳ juin 2026 – Le nouveau mandat présidentiel béninois s’ouvre sous le signe d’une diplomatie offensive et résolument pragmatique. Une semaine seulement après son investiture, le 24 mai dernier, le président de la République du Bénin, Son Excellence Romuald Wadagni, effectue ce lundi 1ᵉʳ juin 2026 une visite officielle au Nigeria, répondant à l’invitation de son homologue nigérian, Son Excellence Bola Ahmed Tinubu.
Ce déplacement à Abuja revêt un caractère hautement symbolique et stratégique : il s’agit en effet de la première visite bilatérale du chef de l’État béninois à l’étranger. En réservant sa première sortie au « Géant de l’Est », le président Wadagni affiche clairement la priorité absolue qu’il accorde au partenariat avec le Nigeria dans la conduite de la politique étrangère du Bénin.
Une fraternité séculaire et un destin commun
Le Bénin et le Nigeria partagent bien plus qu’une simple proximité géographique. Liés par 809 kilomètres de frontière commune et une histoire pluriséculaire qui transcende les découpages coloniaux, les deux pays sont unis par des liens familiaux, culturels et par des échanges commerciaux ininterrompus. Les relations diplomatiques officielles, établies dès le 12 septembre 1961, ne font que consacrer cette fraternité de longue date. Aujourd’hui, cet axe constitue l’une des relations bilatérales les plus denses et les plus structurantes de toute l’Afrique de l’Ouest.
L’économie au cœur du tête-à-tête
Sur le plan économique, les chiffres et les infrastructures témoignent de l’imbrication des deux nations. Le Nigeria demeure le premier partenaire commercial du Bénin, tandis que le Port autonome de Cotonou s’impose comme une porte d’entrée maritime essentielle pour les marchandises à destination du marché nigérian et des pays enclavés de la sous-région.
La dynamique s’est d’ailleurs fortement accélérée ces dernières années :
Exportations en plein essor : les exportations formelles du Bénin vers le Nigeria ont enregistré une progression spectaculaire de plus de 90 % au cours de l’année 2024.
Attractivité industrielle : la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), véritable fleuron industriel béninois qui a franchi le cap des 14 000 emplois créés en 2025, suscite un intérêt grandissant de la part des investisseurs nigérians.
Outils d’intégration : le poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké, le Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest ainsi que la tenue du Bénin-Nigeria Business Forum en janvier 2026 sont autant de leviers qui illustrent la profondeur de cette intégration bilatérale.
Un agenda stratégique global
Au-delà du caractère symbolique de cette première visite officielle à l’étranger, la rencontre entre Romuald Wadagni et Bola Ahmed Tinubu devrait aussi permettre d’aborder plusieurs dossiers stratégiques au cœur des relations bénino-nigérianes. Les deux dirigeants sont notamment attendus sur les questions d’intégration économique et industrielle, de coopération énergétique et de sécurité maritime dans le golfe de Guinée, un espace crucial pour les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.
Les enjeux régionaux devraient également occuper une place importante dans les discussions, avec un accent particulier sur la stabilité sous-régionale et la préservation de la cohésion au sein de la CEDEAO. À travers ce tête-à-tête, Cotonou et Abuja entendent consolider un partenariat déjà dense et ouvrir une nouvelle séquence de coopération axée sur la croissance économique, la sécurité et l’intégration régionale.
Cotonou, le 1ᵉʳ juin 2026 – C’est un signal diplomatique fort, un coup d’accélérateur majeur donné aux relations de bon voisinage. En effet, ce lundi 1ᵉʳ juin 2026, le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, est attendu au Nigeria pour sa toute première visite officielle. Un déplacement hautement stratégique chez le « géant de l’Est », qui marque le début d’une tournée sous-régionale marathon pour le chef de l’État béninois.
Entre Porto-Novo et Abuja, la géographie dicte sa loi, mais l’économie et l’histoire scellent le destin des deux nations. Ainsi, en choisissant le Nigeria comme première étape de ses déplacements officiels, Romuald Wadagni réaffirme une vérité immuable : le Nigeria demeure le poumon économique de la sous-région et le principal partenaire commercial du Bénin.
Redynamiser le commerce transfrontalier et la coopération bilatérale
Les enjeux de ce tête-à-tête au sommet sont cruciaux. Première économie du continent africain, le Nigeria partage avec le Bénin plus de 700 kilomètres de frontière terrestre. À cet effet, les discussions devraient porter sur la facilitation des échanges commerciaux, la lutte contre la contrebande, la sécurité transfrontalière et les investissements énergétiques.
Pour le président béninois, expert des questions financières et économiques, il s’agit de poser les bases d’un partenariat « gagnant-gagnant » plus fluide, capable de maximiser les retombées économiques pour les opérateurs béninois tout en respectant les exigences douanières et réglementaires des deux côtés de la frontière.
Un marathon diplomatique en Afrique de l’Ouest
Toutefois, ce voyage à Abuja n’est que le premier acte d’une offensive diplomatique d’envergure. Dans la foulée de cette rencontre nigériane, l’agenda présidentiel s’annonce particulièrement chargé pour le reste de la semaine. Ainsi, le chef de l’État se rendra dès le mardi 2 juin au Niger avant de poursuivre sa tournée le jeudi 4 juin en Côte d’Ivoire.
Cette série de visites éclairs auprès des pays voisins membres de la CEDEAO et de l’UEMOA traduit une volonté claire du pouvoir de Cotonou : repositionner le Bénin comme un carrefour de dialogue, de stabilité et d’intégration économique en Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, alors que la sous-région traverse une période de profondes mutations géopolitiques, marquées par une redéfinition des alliances, ce ballet diplomatique initié par Romuald Wadagni portera-t-il les fruits d’une prospérité partagée ou servira-t-il de cadre à une médiation politique discrète dans une Afrique de l’Ouest en quête d’un second souffle ? Les prochains jours permettront d’en mesurer la portée.
Azovè (Aplahoué), le 1ᵉʳ juin 2026 – C’est parti pour l’examen du Certificat d’études primaires (CEP), session de juin 2026. Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Kuyema NATTA, a officiellement lancé les épreuves écrites ce lundi matin au complexe scolaire Gbofoly, situé dans l’arrondissement d’Azovè, commune d’Aplahoué. Pour cet acte solennel, l’autorité ministérielle était accompagnée du préfet du département du Couffo, Christophe H. Megbedji.
Au total, le système éducatif béninois a enregistré 286 995 candidats cette année sur l’ensemble du territoire national. Parmi eux, 286 898 ne présentent aucune difficulté majeure, tandis que 97 candidats à besoins spécifiques, dont 36 filles, bénéficient d’un accompagnement adapté, confirmant ainsi les efforts d’inclusion. Les autorités ont réparti les candidats dans plusieurs centres de composition à travers le pays, où chacun part à la conquête de son premier diplôme académique.
L’engagement pour une éducation de qualité pour tous
Prenant la parole lors du lancement, le ministre a rappelé la lourde mission qui lui incombe à la tête de ce sous-secteur stratégique et a, par ailleurs, réaffirmé les ambitions du gouvernement :
« C’est une grande responsabilité par rapport aux charges qui sont les miennes en tant que ministre. Une responsabilité aussi par rapport aux instructions du président de la République, d’œuvrer pour que chaque enfant, chaque écolier, quel que soit son département, puisse avoir accès à une éducation de qualité. »
Le ministre a également profité de l’occasion pour visiter quelques salles de composition afin d’apporter un message de réconfort et d’encouragement aux jeunes candidats. À cette occasion, il les a invités à faire preuve de sérénité, de discipline et, surtout, de confiance en eux face aux différentes épreuves qui les attendent.
Une logistique nationale bien rodée
Pour accueillir cette impressionnante cohorte d’écoliers, la Direction des examens et concours a déployé un important dispositif à travers le pays avec l’ouverture de 860 centres de composition.
Ainsi, du nord au sud du pays, les équipes ont mobilisé les moyens logistiques nécessaires afin de garantir la transparence et la sécurité de l’examen. Les candidats composeront dans plusieurs disciplines, allant des mathématiques à l’expression écrite, en passant par les sciences et l’histoire-géographie.
Enfin, les épreuves écrites se poursuivront sur l’ensemble du territoire jusqu’au jeudi 4 juin 2026.
Parakou, le 1ᵉʳ juin 2026 – Quelques semaines après la clôture des historiques élections générales de 2026, l’heure est au bilan pour le système électoral béninois. En effet, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a lancé, ce lundi 1ᵉʳ juin à Parakou, un atelier national de cinq jours entièrement dédié à l’évaluation technique, administrative et opérationnelle des derniers scrutins législatifs, communaux et de l’élection présidentielle.
C’est le président de la CENA, Sacca Lafia, qui a officiellement donné le coup d’envoi des travaux. À ses côtés, pour ce lancement solennel, on notait la présence d’Euphraim Lémou, représentant le préfet du Borgou, ainsi que d’Adizatou Arouna, représentant le maire de la commune de Parakou.
Un diagnostic sans complaisance du modèle électoral
Pendant cinq jours, la cité des Kobourou devient le centre névralgique de la démocratie béninoise. Toutefois, cet atelier ne se veut pas une simple formalité administrative, mais plutôt un cadre d’analyse approfondie. L’enjeu est de taille : dresser un bilan exhaustif du cycle électoral qui vient de s’achever. À cet effet, les participants devront passer au crible le déploiement du matériel, la gestion du personnel électoral, la sécurisation des votes et le traitement des résultats.
L’objectif affiché par la CENA est triple :
Capitaliser sur les réussites et les innovations de ces scrutins groupés ;
Identifier avec précision les failles, les dysfonctionnements logistiques et les défis techniques constatés sur le terrain ;
Formuler des recommandations concrètes et réalistes afin de pérenniser et de moderniser le système électoral du Bénin.
Afin de garantir l’inclusivité et la pertinence des conclusions, la CENA a rassemblé un large éventail d’acteurs de la vie publique et politique. Ainsi, autour des responsables électoraux, on retrouve :
Des représentants des institutions républicaines et des acteurs politiques de tous bords ;
Des organisations de la société civile (OSC) et des partenaires du processus démocratique ;
Des juristes, des experts électoraux et des spécialistes du numérique ;
Des forces de sécurité et des représentants des médias.
Dans son allocution d’ouverture, le président Sacca Lafia a insisté sur l’importance de la contribution de chacun pour consolider la confiance des citoyens envers les institutions électorales. Enfin, les conclusions et recommandations issues de ce marathon d’évaluation, attendues pour la fin de la semaine, devraient poser les bases des futures réformes et des ajustements du cadre électoral béninois.
Aplahoué, le 1ᵉʳ juin 2026 – Les autorités béninoises ont intercepté un déplacement suspect de mineurs vers l’étranger. En effet, le préfet du département du Couffo a officiellement annoncé l’interception d’un bus transportant dix-sept enfants en direction de la Côte d’Ivoire. Une opération qui relance la vigilance autour de la protection de l’enfance et des flux migratoires dans la sous-région.
L’opération coup de poing s’est déroulée le jeudi 28 mai 2026. C’est lors d’un contrôle de routine au niveau du commissariat frontalier de Hounsahoué, situé dans la commune d’Aplahoué, que les forces de l’ordre ont fait cette découverte préoccupante.
Un voyage aux contours encore flous
Les autorités préfectorales ont précisé que les dix-sept mineurs présents à bord du véhicule provenaient de plusieurs départements du Bénin. Le bus avait pour destination finale la Côte d’Ivoire, mais le communiqué officiel reste prudent quant aux motivations réelles de ce déplacement en groupe.
À ce stade, les enquêteurs n’ont pas encore élucidé les circonstances exactes ni identifié d’éventuels commanditaires. Ils devront ainsi déterminer s’il s’agit d’un réseau de travail des enfants, d’un trafic ou d’un autre motif de déplacement non encadré.
Une prise en charge institutionnelle immédiate
Face à la vulnérabilité des passagers, les institutions ont rapidement mis en place une chaîne de solidarité et de protection. Ainsi, les forces de l’ordre ont immédiatement retiré les enfants du bus et les ont placés sous la protection du commissariat de la Police républicaine d’Aplahoué.
Par ailleurs, afin d’assurer leur soutien psychologique et matériel, le Guichet unique de protection sociale d’Aplahoué a apporté un appui direct aux policiers. De son côté, la Direction départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Couffo coordonne cette prise en charge d’urgence, tandis que le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué supervise le volet judiciaire de l’affaire.
Enfin, les prochaines étapes de l’enquête devront permettre de retracer l’itinéraire des mineurs, d’identifier les adultes impliqués dans l’organisation du voyage et, à terme, de favoriser leur réunification familiale dans des conditions de sécurité optimales.