Colloque scientifique Parakou-Kara 2026 : innover pour l’Afrique

PARAKOU, 17 septembre 2026  — La recherche scientifique africaine ne peut plus rester éloignée des réalités quotidiennes. C’est le message qui ressort de l’ouverture, mardi 15 septembre 2026 à l’Université de Parakou, de la 8ᵉ édition du colloque scientifique international conjoint des universités de Parakou et de Kara. Pendant quatre jours, les participants venus d’une vingtaine de pays réfléchissent aux moyens de faire de l’innovation un outil directement utile au développement. 

Placées sous le thème « Innover pour un avenir durable : enjeux, défis et rôles des universités africaines », les assises réunissent chercheurs, enseignants, doctorants, responsables universitaires, décideurs et acteurs du développement autour d’une même question : comment mieux connecter la production scientifique aux besoins des sociétés africaines ? 

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin
Djogbénou met l’accent sur l’utilité de la science

Parrain de cette édition, le président de l’Assemblée nationale du Bénin, professeur Joseph Fifamin Djogbénou, a placé la question de l’utilité sociale de la recherche au centre de son intervention. Le responsable politique a appelé les chercheurs à privilégier des travaux capables d’apporter des réponses aux préoccupations concrètes des populations. Il estime notamment que les productions scientifiques doivent contribuer à répondre aux besoins essentiels liés à l’alimentation, au logement, à la santé, à l’habillement et à l’éducation. 

Joseph Djogbénou a également plaidé pour une hausse du financement public consacré à la recherche. Il souhaite par ailleurs une diffusion plus large des travaux scientifiques africains en anglais, afin d’accroître leur visibilité au-delà du continent.  Cette intervention rejoint l’orientation générale du colloque, qui cherche à rapprocher davantage l’université des réalités économiques, sociales, technologiques et environnementales auxquelles l’Afrique doit répondre.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin
Parakou et Kara renforcent leur partenariat

Par ailleurs, cette rencontre confirme la continuité de la coopération entre les universités de Parakou et de Kara. Depuis huit ans, les deux établissements organisent alternativement ce rendez-vous, devenu un espace régulier de partage d’expériences et de construction de projets communs. 

Cette coopération entre désormais dans une nouvelle phase avec un plan quinquennal 2026-2030. Les deux institutions entendent notamment adapter leurs formations aux réalités socio-économiques, développer une recherche responsable, élargir les partenariats et moderniser la gouvernance universitaire.

Pour la présidente de l’Université de Kara, professeure Prénam Houzou-Mouzou, l’enjeu consiste à faire de l’enseignement supérieur un espace capable de former, d’innover et de produire des réponses adaptées aux besoins des communautés. 

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin
Plus de 700 communications au programme

L’édition 2026 affiche une forte participation scientifique. L’Université de Kara indique plus de 600 participants, dont 167 membres de sa délégation, tandis que plus de 700 communications doivent être présentées, en présentiel comme à distance. 

Le programme comprend une conférence inaugurale, deux conférences plénières, une formation consacrée à l’innovation, une table ronde ainsi que plusieurs ateliers et sessions thématiques. Les travaux doivent permettre de confronter les résultats de recherche, de partager les expériences et d’identifier de nouvelles pistes d’action. 

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin
Une plateforme pour passer des idées aux applications

Pour le comité d’organisation, la diversité des disciplines et des profils doit favoriser le rapprochement entre les savoirs. L’objectif affiché est de créer un cadre où chercheurs, institutions publiques et partenaires peuvent faire émerger des initiatives susceptibles d’avoir un impact concret. 

Le colloque se poursuit jusqu’au 18 septembre 2026 à Parakou. Au terme des échanges, les organisateurs attendent des recommandations sur la manière de mieux articuler recherche, innovation, formation et développement durable en Afrique de l’Ouest. 

Natitingou : L’unité de transformation de karité exécutée à 85 %

NATITINGOU, 16 septembre 2026 — À Kantaborifa, la filière karité s’apprête à franchir un nouveau cap. Le chantier de l’unité de transformation destinée à la coopérative Tchokandé affiche désormais un taux d’exécution de 85 %, rapprochant les femmes transformatrices de la mise en service d’un outil conçu pour accroître leurs capacités de production.

Le maire de Natitingou s’est rendu sur le site ce mardi 15 septembre pour évaluer directement l’état d’avancement des travaux. Située derrière la brèche, l’infrastructure est déjà largement visible et entre progressivement dans sa phase finale.

Mairie de Natitingou
© Mairie de Natitingou
Un équipement pour renforcer la transformation locale

Au-delà de la construction du bâtiment, le projet doit surtout apporter une réponse aux limites auxquelles sont confrontées les productrices dans la transformation du karité.

L’unité sera équipée de matériels modernes fonctionnant principalement à l’électricité. Ces installations devraient permettre à la coopérative Tchokandé d’améliorer ses procédés de transformation, tout en augmentant les volumes de beurre de karité produits.

Pour les femmes de Kantaborifa, l’enjeu dépasse donc la seule disponibilité d’un nouveau bâtiment. L’objectif consiste à disposer d’un outil de production plus adapté, capable de soutenir leur activité économique et de renforcer la valorisation locale des amandes de karité.

Mairie de Natitingou
© Mairie de Natitingou
Le maire insiste sur la qualité des travaux

Accompagné par le chef de chantier et un représentant de l’ATDA, le maire a pu examiner l’évolution des différents travaux. Le niveau d’exécution annoncé à 85 % témoigne de l’entrée du projet dans sa dernière ligne droite.

L’autorité communale a toutefois appelé les intervenants à maintenir le niveau de qualité attendu et à respecter les délais prévus dans le contrat. Pour la mairie, la réussite du projet ne se mesure pas uniquement à l’achèvement du chantier, mais aussi à la capacité de l’infrastructure à répondre durablement aux besoins de ses bénéficiaires.

Le maire a également salué l’implication des acteurs techniques et financiers qui accompagnent la réalisation de l’ouvrage.

Mairie de Natitingou
© Mairie de Natitingou
Un second chantier inspecté derrière la brèche

La visite communale ne s’est pas limitée à l’unité de transformation de karité. Avant de rejoindre son bureau, le maire s’est également rendu sur le site du futur poste d’abattage moderne, implanté dans le même secteur.

Cette inspection permet à la commune de suivre deux infrastructures liées à des activités économiques importantes : d’un côté, la transformation du karité portée par les femmes de Kantaborifa ; de l’autre, la modernisation des équipements destinés à l’activité d’abattage.

Avec ces deux projets, la municipalité entend ainsi renforcer progressivement les infrastructures économiques locales et créer des conditions plus favorables au développement des activités productives à Natitingou.

Dangbo : l’Assemblée béninoise forme ses transcripteurs

DANGBO, 16 septembre 2026 — L’Assemblée nationale du Bénin engage la modernisation de la mémoire institutionnelle du Parlement. Depuis ce mercredi 16 septembre 2026, l’administration parlementaire forme l’ensemble de ses rédacteurs et transcripteurs à Dangbo pour optimiser l’archivage des débats législatifs grâce à l’intégration de nouvelles technologies.

Moderniser les archives de la démocratie

Organisée à l’hôtel Béhova avec l’appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), via le projet PARCPOGE II, cette session intensive de trois jours réunit les agents du Service de la transcription et de la révision (STR), ainsi que des cadres de l’institution.

Le 2ᵉ secrétaire parlementaire, Chabi Zimé Inoussa, a officiellement ouvert les travaux au nom du président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou. Accompagné du secrétaire général administratif, Christel-Fourrier Donkpégan, et du directeur des Services législatifs, Josué Chabi Kpandé, le responsable parlementaire a souligné la nécessité d’adapter la prise de notes ainsi que la révision des débats aux exigences technologiques actuelles.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin
Rigueur linguistique et outils numériques

Par ailleurs, le programme vise à transformer le fonctionnement quotidien du service de transcription à travers des objectifs ciblés :

  • Audit des compétences : évaluer l’efficacité des pratiques actuelles chez les transcripteurs et les réviseurs.
  • Perfectionnement rédactionnel : consolider la maîtrise de la langue française, de la grammaire et du style parlementaire.
  • Virage numérique : déployer de nouveaux outils technologiques pour accélérer le traitement et la publication des comptes rendus.
  • Standardisation : harmoniser les méthodes de travail autour du Guide pratique de rédaction du compte rendu intégral.

Assemblée Nationale du Bénin
© Assemblée Nationale du Bénin
Garantir l’authenticité de l’histoire législative

Pour la gouvernance du Parlement, la précision des écrits conditionne la valeur juridique et historique des travaux de la représentation nationale. Les intervenants ont rappelé que la retranscription exacte des interventions, des amendements et des votes protège l’authenticité des décisions publiques.

Enfin, le 1ᵉʳ secrétaire parlementaire, David Godonou Houinsa, a rejoint la cérémonie pour exhorter les participants à adopter une rigueur absolue lors des ateliers. Cette initiative marque ainsi une étape clé dans le renforcement des capacités de l’appareil législatif béninois, résolu à produire des archives parlementaires fiables, accessibles et conformes aux standards internationaux.

Protection civile au Bénin : vers des exercices avec le Dakota du Nord

L’Agence béninoise de protection civile (ABPC) veut être prête à affronter les catastrophes. Réunie ce mardi dans ses locaux, elle a présenté ses nouvelles orientations, centrées sur la prévention, l’intervention rapide et l’amélioration des dispositifs de réponse.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le Bénin et l’État américain du Dakota du Nord. Les échanges avec la Garde nationale du Dakota du Nord marquent une étape importante du State Partnership Program (SPP). Désormais, l’accent sera mis sur des exercices pratiques sur le terrain, des formations spécialisées et le développement d’infrastructures capables de soutenir les interventions d’urgence.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Des exercices pour tester les capacités

Le partenariat doit se traduire par plusieurs activités opérationnelles. Parmi elles figure un exercice de simulation à grande échelle annoncé pour l’été 2028. L’objectif : tester la coordination des services et leur capacité à réagir face à une catastrophe majeure.

Les deux parties prévoient également un exercice commun associant les ambulanciers aux équipes chargées de la lutte contre les incendies et des opérations de secours. Ce type d’entraînement doit permettre de renforcer les réflexes communs entre les différents acteurs de la chaîne d’urgence.

À Cotonou, une session consacrée à l’évaluation de la réponse aux catastrophes doit également contribuer à identifier les points à améliorer dans le dispositif béninois.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Le Bénin veut adapter les expériences américaines.

La coopération prévoit aussi un volet consacré au partage d’expériences. Une délégation de l’ABPC pourrait se rendre dans le Dakota du Nord pour observer les méthodes utilisées par les services locaux et examiner les pratiques susceptibles d’être adaptées aux réalités béninoises.

Cette approche vise moins à reproduire un modèle qu’à tirer parti de l’expérience acquise par les partenaires américains dans la préparation et la gestion des situations d’urgence.

Vers un soutien au futur Centre national des urgences

La coopération pourrait également s’étendre aux infrastructures. Le Dakota du Nord envisage notamment d’apporter son expertise au projet de Centre national des urgences au Bénin.

Un tel appui s’inscrirait dans la continuité d’une expérience déjà menée au Togo, où le Dakota du Nord a accompagné des initiatives similaires dans le domaine de la gestion des urgences.

Pour les autorités béninoises, le développement d’un dispositif national mieux structuré constitue un enjeu majeur pour améliorer la rapidité et la coordination des interventions face aux catastrophes.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Une coopération tournée vers les résultats

Avec ces nouvelles initiatives, Cotonou et le Dakota du Nord cherchent à donner une dimension plus concrète à leur partenariat. La formation des personnels, les exercices conjoints, l’évaluation des capacités et le renforcement des infrastructures doivent progressivement constituer les principaux axes de cette coopération.

L’enjeu consiste désormais à transformer les échanges institutionnels en capacités directement mobilisables sur le terrain. À travers le SPP, le Bénin veut transformer la coopération en résultats tangibles : anticiper les crises, coordonner les secours et protéger les populations

8ᵉ colloque conjoint des universités de Parakou et Kara

PARAKOU, 15 septembre 2026 — L’enseignement supérieur ouest‑africain s’engage dans une mutation stratégique. Les universités de Parakou (Bénin) et de Kara (Togo) ont donné le coup d’envoi, ce mardi 15 septembre 2026, de leur huitième colloque scientifique international conjoint, affirmant leur volonté d’aligner la recherche académique sur les priorités socio‑économiques des populations.

Un partenariat académique transfrontalier de haut niveau

La cérémonie d’ouverture a rassemblé les instances dirigeantes des deux institutions hôtes, emmenées par le professeur Bertrand Sogbossi Bocco, recteur de l’Université de Parakou, et la professeure Prénam Houzou‑Mouzou, présidente de l’Université de Kara. Placée sous le parrainage du président de l’Assemblée nationale béninoise, le professeur Joseph Djogbénou, la rencontre a enregistré la participation de décideurs politiques et de plusieurs édiles municipaux du département du Borgou, illustrant ainsi le soutien institutionnel à l’intégration régionale par le savoir.

DR
© DR
Sept cents travaux pour alimenter les politiques publiques

Durant quatre journées d’échanges, organisées par le comité que préside le professeur Mohamed Nasser Baco, les chercheurs présenteront environ 700 communications scientifiques. Par ailleurs, les travaux couvrent un large spectre allant de l’environnement à la santé publique, en passant par l’économie et les sciences sociales. L’objectif opérationnel consiste à mutualiser l’expertise des universitaires béninois, togolais et internationaux afin d’élaborer des solutions applicables aux contraintes du développement régional.

DR
© DR
Sortir des laboratoires pour impacter les territoires

Au nom du ministère de l’Enseignement supérieur, le ministre‑conseiller Mahamadou Dahouda a fixé le cap des délibérations : la science doit sortir des amphithéâtres pour irriguer le tissu social. Cette orientation a été appuyée lors de la leçon inaugurale dispensée par le professeur Brice Sinsin, recteur honoraire de l’Université d’Abomey‑Calavi. D’ailleurs, l’universitaire a appelé à bâtir une institution académique africaine contemporaine, capable de fonctionner comme un moteur de transformation locale et d’innovation durable.

En définitive, ce colloque ne se contente pas d’échanger des savoirs : il engage des acteurs et des décideurs autour d’un impératif concret — transformer la recherche en politiques publiques efficaces. Reste désormais à traduire ces recommandations en projets visibles sur le terrain, faute de quoi les bonnes intentions risquent de rester confinées aux amphithéâtres.

Drame à Ouaké : 3 morts dans l’effondrement d’un château d’eau

OUAKÉ, 15 septembre 2026  — La promesse d’une eau limpide s’est muée en deuil dans le nord du Bénin. Dans la nuit lourde de lundi à mardi, le chantier d’un château d’eau s’est soudainement effondré à Wakité, écrasant les espoirs d’une communauté enclavée et coûtant la vie à trois travailleurs.

Le bilan lourd d’une nuit de drame

Les secouristes ont extrait trois dépouilles inanimées du piège de béton et d’acier avant le lever du jour. Le sinistre laisse également huit blessés graves. Parmi eux, un patient dont l’état suscite une vive inquiétude a été évacué en urgence au Centre hospitalier départemental de la Donga, à Djougou, tandis que sept autres survivants reçoivent des soins intensifs dans les structures médicales locales.

La fracture d’un espoir de développement

L’édifice en chantier devait incarner le renouveau pour la commune de Ouaké et ses 109 000 habitants. Porté par le Projet de cohésion sociale (CoSo), avec le soutien de la Banque mondiale, cet ouvrage visait à réduire l’isolement des populations rurales situées à plus de 460 kilomètres de Cotonou. Au lieu d’apporter l’eau et la vie, le site effondré n’offre plus qu’un amas de ruines, symbole tragique d’un effort de solidarité foudroyé en pleine exécution.

Des interrogations béantes sur le chantier

Une brume de tristesse et d’incompréhension enveloppe désormais le village meurtri. Alors qu’aucune faille technique n’explique encore l’affaissement brutal de la structure, les experts devront établir les responsabilités de ce drame. Wakité pleure ses morts et se dresse, malgré tout, en quête de vérité : que ce drame serve d’avertissement et pousse à des contrôles rigoureux, afin que l’accès à l’eau — promesse de vie — ne se paie plus jamais du sang des travailleurs.

Cotonou : lancement officiel de la rentrée scolaire 2026

La rentrée scolaire 2026-2027 démarre avec une mobilisation coordonnée des autorités nationales et locales à Cotonou. Lundi matin, le maire de la capitale économique du Bénin a participé au lancement officiel de l’année scolaire aux côtés du préfet du Littoral et des trois ministres chargés de l’Éducation.

Au-delà du cérémonial de rentrée, cette présence conjointe traduit une volonté de rapprocher davantage les collectivités locales de l’action de l’État dans le secteur éducatif.

Ville de Cotonou
© Ville de Cotonou
La mairie veut peser dans la réussite scolaire

La participation de la Ville de Cotonou à cette rentrée illustre le rôle que les autorités municipales entendent jouer dans l’amélioration de l’environnement éducatif. La municipalité affirme ainsi vouloir accompagner les politiques publiques consacrées à la formation des jeunes et au développement des compétences.

Cette orientation place le capital humain au cœur des priorités locales. Pour la mairie, les performances du système éducatif ne dépendent pas uniquement de l’action des ministères, mais également de l’engagement des collectivités et des autres acteurs présents sur le terrain.

Ville de Cotonou
© Ville de Cotonou
Une convergence entre les niveaux de décision

La présence simultanée du maire, du préfet et des responsables des trois départements ministériels chargés de l’Éducation envoie aussi un signal de coordination entre les différentes autorités. Cette démarche vise à soutenir les conditions nécessaires à une rentrée réussie et à inscrire les efforts déployés à Cotonou dans la dynamique nationale engagée en faveur de l’école béninoise.

La municipalité réaffirme, dans cette perspective, sa disponibilité à accompagner les initiatives susceptibles de contribuer à la réussite des élèves et à l’amélioration de leur parcours scolaire.

Ville de Cotonou
© Ville de Cotonou
Miser sur le capital humain

Derrière cette mobilisation, les autorités locales et nationales défendent une même priorité : renforcer la qualité du capital humain pour soutenir le développement du Bénin. À Cotonou, la rentrée 2026-2027 apparaît ainsi comme un nouveau point de départ pour consolider le partenariat entre l’État et la collectivité autour des enjeux éducatifs.

La mairie adresse enfin ses vœux de réussite aux élèves, aux enseignants, aux parents d’élèves et à l’ensemble de la communauté éducative pour cette nouvelle année scolaire.

Bénin Influence : Claudy Siar présente sa feuille de route

COTONOU, 14 septembre 2026 — Le chef de l’État Romuald Wadagni a accordé ce lundi 14 septembre une audience au Palais de la Marina à Claudy Siar, chargé de mission à la culture, aux médias et à la visibilité du Bénin. Cette rencontre de haut niveau a permis d’officialiser la feuille de route opérationnelle de l’initiative Benin Influence, destinée à propulser l’image du pays sur la scène internationale.

Un cap stratégique pour le soft power béninois

Au cœur des échanges, la valorisation du patrimoine et des industries créatives béninoises constitue le pilier majeur de cette nouvelle dynamique. Claudy Siar a présenté au président de la République les mécanismes de déploiement visant à positionner le Bénin comme une capitale culturelle et artistique incontournable en Afrique de l’Ouest.

Cette stratégie s’appuie également sur la modernisation des infrastructures muséales et l’organisation d’événements d’envergure internationale pour faire de la culture un levier d’attractivité économique et touristique.

Claudy Siar
© Claudy Siar
Amplification médiatique et engagement de la diaspora

Le plan d’action soumis au chef de l’État prévoit également une restructuration de la présence médiatique du Bénin à l’étranger. À travers le label Benin Influence, le gouvernement entend nouer des partenariats stratégiques avec les grands réseaux d’information panafricains et internationaux afin de garantir une couverture systématique des réformes et opportunités locales.

L’initiative mise en outre sur la mobilisation active des acteurs de la diaspora, des créateurs de contenus et des figures culturelles. En fédérant ces relais d’opinion, la présidence entend installer durablement la marque-pays Bénin auprès des décideurs et des investisseurs globaux.

Édouard Ouin-Ouro nommé gestionnaire par intérim du Sénat

COTONOU, 14 septembre 2026 — L’ancien Secrétaire général du Gouvernement Édouard Ouin-Ouro a été désigné pour assurer provisoirement la gestion administrative et financière du Sénat béninois. La décision, prise par le président du Sénat Patrice Talon dans l’arrêté nᵒ 2026/002/SENAT/PT du 8 septembre 2026, vise à garantir le fonctionnement courant de la nouvelle chambre pendant la mise en place de son administration permanente.

Le mandat intérimaire s’achèvera avec l’adoption du règlement administratif du Sénat et l’installation définitive des organes de son secrétariat général.

Une administration à installer sans attendre

Le choix d’une direction administrative intérimaire répond d’abord à une contrainte pratique : le Sénat doit pouvoir fonctionner avant même l’achèvement de son organisation interne. Édouard Ouin-Ouro aura ainsi la responsabilité d’assurer les opérations administratives et financières courantes. Cette mission couvre notamment la gestion des ressources, le fonctionnement des services et les différentes procédures nécessaires au lancement de l’institution.

La période d’intérim prendra fin lorsque le Sénat aura adopté son règlement administratif et installé de manière définitive les organes chargés de son Secrétariat général. Le dispositif doit donc permettre à la chambre haute de fonctionner pendant cette phase de transition institutionnelle.

Le budget 2027 déjà en perspective

Cette mise en place intervient également à l’approche d’une échéance budgétaire importante. Au regard des attributions qui lui sont confiées, Édouard Ouin-Ouro devrait notamment participer à la préparation du projet de budget du Sénat pour l’exercice 2027, avant sa présentation dans le cadre de la procédure parlementaire.

Le calendrier donne ainsi à la nouvelle équipe administrative une responsabilité immédiate : traduire les besoins de fonctionnement de la chambre haute en dispositifs budgétaires, organisationnels et logistiques concrets.

Un profil familier des rouages de l’État

Pour piloter cette phase de démarrage, le Sénat s’appuie sur un haut fonctionnaire qui connaît déjà les mécanismes centraux de l’administration béninoise. Ancien Secrétaire général du Gouvernement, Édouard Ouin-Ouro possède une expérience des procédures administratives, de la préparation des actes de l’État et de la coordination entre les différentes structures publiques. Ce parcours constitue un atout au moment où la chambre haute doit construire ses propres méthodes de travail.

Sa désignation provisoire traduit surtout la priorité donnée à la continuité administrative. Avant l’installation complète des structures permanentes, le Sénat doit disposer d’une chaîne de gestion capable de répondre aux exigences quotidiennes d’une institution parlementaire.

Première étape vers une organisation permanente

L’arrêté du 8 septembre ne constitue donc pas une nomination définitive à la tête de l’administration du Sénat. Il établit un cadre transitoire destiné à accompagner la naissance opérationnelle de la nouvelle chambre.

La prochaine étape sera désormais l’adoption du règlement administratif et la mise en place des organes permanents du Secrétariat général. À terme, cette architecture devra donner au bicamérisme béninois une administration propre, structurée et capable d’assurer durablement le fonctionnement du Sénat.

Ouidah : Formation aux premiers secours au marché Kpassè

Au marché Kpassè de Ouidah, le Centre communal de protection civile a sensibilisé dimanche 13 septembre les commerçants et usagers aux risques liés aux fausses alertes, aux gestes de premiers secours et aux comportements à adopter en cas d’urgence. Pendant trois heures et demie, dix agents ont privilégié les échanges et les démonstrations pratiques pour renforcer la capacité des populations à réagir efficacement avant l’arrivée des secours.

OUÏDAH, 14 septembre 2026 — Dans un marché très fréquenté, quelques secondes peuvent faire la différence lorsqu’un malaise, un accident ou un départ de feu survient. À Ouidah, la Protection civile veut justement donner aux populations les moyens d’agir rapidement face à ce type de situation. Le Centre communal de protection civile (CCPC) a organisé, dimanche 13 septembre, une séance pratique de sensibilisation au marché Kpassè.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Des gestes élémentaires pour les situations critiques

Pendant trois heures et demie, de 9 heures à 12 h 30, dix agents du CCPC de Ouidah ont échangé avec les commerçants et les usagers du marché, installé en face du centre de secours. Les participants ont été sensibilisés à trois questions directement liées à leur quotidien : les conséquences des fausses alertes, les premiers gestes de secours et la conduite à tenir lorsqu’une urgence se produit.

Plutôt que de limiter l’intervention à un discours théorique, les agents ont privilégié les échanges avec le public et les démonstrations. Cette méthode devait permettre aux participants de mieux reconnaître une situation à risque et surtout de savoir comment réagir sans aggraver la situation.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
La prévention au cœur des lieux très fréquentés

Pour la Protection civile, le marché constitue un espace stratégique pour diffuser une culture de la prévention. La forte concentration de personnes et les activités commerciales peuvent en effet transformer rapidement un incident en situation plus difficile à maîtriser.

L’objectif consiste donc à faire connaître les réflexes appropriés avant même l’intervention des services spécialisés. Donner l’alerte de manière appropriée, éviter les fausses informations et effectuer les premiers gestes adaptés peuvent contribuer à limiter les conséquences d’un accident en attendant l’arrivée des secours.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté de l’Antenne départementale de Protection civile de l’Atlantique de multiplier les actions au contact direct des populations. Elle intervient sous l’impulsion de son nouveau chef d’antenne départementale, le capitaine AKAMBI Expédit.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
Une demande pour renouveler les séances

La participation des commerçants et des usagers a également mis en évidence un besoin de formation continue. Plusieurs participants ont souhaité que ce type d’activité soit reconduit, afin de renforcer leurs connaissances et de maintenir les réflexes acquis.

À travers cette opération menée au marché Kpassè, les services de la Protection civile ont sensibilisé les populations aux gestes qui sauvent. L’initiative vise à déplacer une partie de la prévention hors des centres de secours pour l’installer directement dans les espaces de vie quotidienne. Finalement, l’objectif est de permettre aux premiers témoins d’une urgence de savoir quoi faire, quoi éviter et comment protéger les personnes en danger.