Gaani 2026 : le président Romuald Wadagni fait Prince de Nikki

NIKKI, 25 août 2026 — L’Empereur de Nikki a élevé le président de la République, Romuald Wadagni, au rang de prince de la cour impériale ce mardi.  Cette distinction politique et culturelle majeure marque le coup d’envoi de l’édition 2026 de la Gaani, le grand rassemblement identitaire du nord du pays.

Présidence de la République du Bénin
© Présidence de la République du Bénin

Romuald Wadagni reçoit le titre de « Souverain rassembleur »

Lors d’un tête-à-tête, sa Majesté Séro Torou a conféré au chef de l’État le titre de « Sounon Torou Touko Sari », qui désigne « Le Souverain rassembleur ». Auparavant, Romuald Wadagni a fait son entrée dans la capitale historique du royaume Bariba en début d’après-midi, vêtu d’une tenue traditionnelle blanche d’une grande simplicité. En fait, par ce choix vestimentaire, le président a  souligné son respect pour les coutumes ancestrales et sa proximité avec les populations locales.

Ainsi, cette rencontre au sommet lance officiellement trois jours de célébrations dédiées au patrimoine du peuple Baatonu. Jusqu’au jeudi 27 août, la ville de Nikki ouvre gratuitement ses portes au public pour mettre à l’honneur l’histoire du royaume. À cette occasion, le festival rythme la vie de la cité à travers des rites royaux dirigés par le Sina Boko (le souverain traditionnel), des parades équestres, des percussions et diverses performances artistiques.

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La Gaani réaffirme le rôle culturel de Nikki

En déplaçant le sommet de l’exécutif au cœur de cette célébration spirituelle, les autorités transforment aussi cet événement traditionnel en un véritable carrefour de l’identité nationale béninoise.

 

Au-delà de la distinction accordée au président, la Gaani rappelle chaque année que Nikki demeure le cœur battant du peuple Baatonu. En effet, en célébrant ses rites ancestraux, ses parades équestres et ses musiques traditionnelles, la cité impériale réaffirme son rôle de gardienne d’un héritage séculaire.

 

Plus encore, plus qu’un simple festival, l’événement devient un symbole vivant de la mémoire collective et de la transmission culturelle, où l’histoire du royaume s’inscrit dans la continuité du présent

Godomey : un policier tué lors de la poursuite de deux présumés voleurs

Le sous-brigadier Kibéré Sanni Jules a perdu la vie lundi 24 août 2026 à Godomey, dans la commune d’Abomey-Calavi, au cours d’une intervention qui a tourné au drame.

Le policier poursuivait deux individus après le vol de son sac, qui contenait notamment son téléphone. Dans la course-poursuite, il aurait réussi à rattraper et à maîtriser l’un des suspects.

 

Une intervention qui vire au drame

Selon les premiers éléments rapportés, le sous-brigadier aurait été projeté sur la chaussée au cours de l’interpellation. Il a alors été violemment percuté par un camion.

 

Malgré les circonstances de l’intervention, ses blessures lui ont été fatales. Le décès du policier souligne une nouvelle fois les risques auxquels s’exposent les forces de sécurité lors des interventions et des poursuites en milieu urbain.

 

Le second suspect toujours recherché

 

L’un des deux suspects a réussi à s’échapper et demeure activement recherché par les forces de l’ordre. Les circonstances exactes de la chute du policier et de la collision doivent encore être établies par l’enquête.

 

La disparition de Kibéré Sanni Jules intervient ainsi dans le cadre d’une intervention déclenchée à la suite d’un vol, mais qui s’est soldée par la mort du fonctionnaire et la fuite de l’un des suspects.

À 40 ans, Yarigo devient championne du monde du 800 m masters

La Béninoise Noélie Yarigo a remporté, mardi à Daegu, en Corée du Sud, le titre mondial masters du 800 mètres dans la catégorie W40. Chronométrée en 2’10 »55, la militaire de l’armée de l’air offre au Bénin un nouveau sacre sur la scène internationale de l’athlétisme.

Sur la piste du stade de Daegu, la Béninoise a couvert la distance en 2’10 »55 pour s’imposer devant le peloton de sa catégorie d’âge. La finale du 800 m W40 s’est disputée dans le cadre des 26ᵉ Championnats du monde d’athlétisme masters en plein air, organisés par World Masters Athletics du 21 août au 3 septembre 2026.

C’est d’ailleurs la compétition, la plus vaste jamais organisée en Asie par la fédération, qui réunit plus de 11 225 athlètes issus de 106 pays. Réservée aux coureurs de 35 ans et plus, elle répartit les concurrents en catégories d’âge de cinq ans, un format qui permet à d’anciens champions olympiques et mondiaux de continuer à s’affronter au plus haut niveau.

Une spécialiste confirmée du double tour de piste

Surnommée la « Guéparde de Pendjari », en référence au parc national du nord du Bénin, Noélie Ditchakou Yarigo est née le 26 décembre 1985 à Natitingou. Officier au sein de l’armée de l’air béninoise, elle détient le record national du 800 m en plein air et s’est imposée comme la référence continentale de la discipline depuis plus d’une décennie.

Sa carrière internationale s’est construite sur trois participations olympiques consécutives, à Rio 2016, Tokyo 2020 et Paris 2024, ainsi que sur une médaille de bronze décrochée aux Championnats du monde en salle 2024. Ce nouveau titre à Daegu intervient quelques semaines seulement après son sacre aux Championnats de France du 800 m, en juillet dernier.

Une performance qui vient ainsi allonger un palmarès déjà dense pour la spécialiste béninoise du 800 m.

Un format ouvert aux anciens champions

Les Championnats du monde masters attirent traditionnellement d’anciens médaillés olympiques venus prolonger leur carrière sportive après 35 ans. Selon le comité d’organisation, plusieurs figures marquantes du sport mondial figurent au programme de l’édition 2026, aux côtés de Yarigo, elle-même toujours engagée à haut niveau chez les seniors.

La coureuse béninoise reste par ailleurs inscrite sur 400 m à Daegu, une épreuve où elle pourrait viser un second podium avant la clôture des championnats, le 3 septembre.

Que sont les Mondiaux masters ?

Organisés tous les deux ans par World Masters Athletics, les Championnats du monde masters rassemblent des athlètes amateurs et anciens professionnels âgés d’au moins 35 ans. Les compétiteurs sont répartis en catégories d’âge de cinq ans (35-39, 40-44, etc.), ce qui permet à des athlètes de générations différentes de concourir dans des conditions comparables. L’édition 2026 se tient à Daegu, en Corée du Sud, du 21 août au 3 septembre.

Une dynamique favorable pour l’athlétisme béninois

Ce titre mondial masters s’ajoute à une série de résultats positifs pour l’athlétisme béninois ces dernières saisons, portée notamment par les performances continues de Yarigo sur la scène continentale et mondiale. Il confirme la longévité d’une coureuse qui a franchi la barre symbolique des deux minutes dès les Jeux olympiques de Rio, en 2016, et qui continue, dix ans plus tard, à dominer sa catégorie d’âge.

Kpanroun : création d’un commissariat

ABOMEY-CALAVI, 24 août 2026 — Le renforcement de la présence policière à Kpanroun entre dans une nouvelle phase. Le commissariat annoncé pour cet arrondissement d’Abomey-Calavi a été officiellement créé par la Décision Nᵒ 2026-1403/DGPR/DRH/SPRHGP/SA du 21 août 2026, selon une annonce du maire Nathanaël KOTY.

Cette décision marque l’aboutissement de plusieurs démarches engagées par l’autorité municipale pour répondre aux préoccupations sécuritaires d’une zone en développement. Elle donne surtout un cadre institutionnel à une demande portée auprès de la hiérarchie de la Police républicaine.

Une décision administrative qui concrétise une demande locale

Le dossier a notamment progressé lors d’une audience accordée au maire par le Directeur général de la Police républicaine, Brice ALLOWANOU, le 21 juillet 2026. La question de l’implantation d’un commissariat à Kpanroun avait alors été examinée.

Un mois plus tard, la décision officielle de création est intervenue. Cette chronologie met en évidence le passage d’une revendication locale à une mesure administrative formelle.

Pour Kpanroun, l’enjeu dépasse cependant la seule ouverture d’un nouveau service. L’arrivée d’une structure policière dédiée doit permettre de rapprocher les forces de sécurité des habitants et de réduire la distance entre les populations et les services chargés de leur protection.

Une réponse à l’évolution d’un arrondissement

Kpanroun connaît une dynamique d’expansion qui accroît les besoins en services publics, notamment dans le domaine de la sécurité. Dans ce contexte, la création du commissariat pourrait renforcer la capacité de la Police républicaine à intervenir plus rapidement et à assurer une présence plus régulière sur le terrain.

La police de proximité constitue également un levier important pour prévenir les infractions, recueillir plus efficacement les signalements et améliorer les relations entre forces de sécurité et communautés locales.

Cependant, la création administrative du commissariat ne constitue qu’une première étape. Son impact réel dépendra notamment de la mise en place effective des locaux, des équipements et des effectifs nécessaires à son fonctionnement.

La mairie met en avant le résultat du plaidoyer

Nathanaël KOTY présente cette décision comme la concrétisation d’un engagement pris devant les habitants de Kpanroun lors de l’installation du chef d’arrondissement. Le maire affirme avoir fait de la création d’un commissariat une priorité dans son plaidoyer auprès des autorités nationales.

Il a salué l’appui du président de la République Romuald Wadagni, du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Djibril MAMA CISSE, ainsi que du directeur général de la Police républicaine Brice ALLOWANOU.

Cette mobilisation illustre aussi le rôle que peuvent jouer les collectivités locales dans la remontée des besoins sécuritaires et dans la recherche de réponses auprès des institutions centrales.

Une nouvelle étape avant la mise en service

La création du commissariat constitue désormais une base juridique pour renforcer le dispositif sécuritaire à Kpanroun. La prochaine étape sera sa concrétisation sur le terrain afin que les habitants puissent effectivement bénéficier de cette présence policière renforcée. Pour Abomey-Calavi, l’enjeu sera donc de transformer cette décision administrative en service opérationnel capable d’accompagner durablement la croissance de l’arrondissement.

À Kpanroun, la promesse politique franchit ainsi un cap : elle dispose désormais d’une existence administrative. Reste à voir sa traduction concrète dans le quotidien des populations.

Bénin : le CES lance son Plan stratégique 2027-2031

COTONOU, 20 août 2026— Le Conseil économique et social (CES) du Bénin ouvre un nouveau chantier institutionnel. Le président de l’institution, Abdoulaye Bio Tchané, a lancé jeudi 20 août 2026, à l’hôtel Novotel Cotonou Orisha, les travaux destinés à élaborer le Plan stratégique 2027-2031.

 

Cette initiative intervient après plusieurs réformes qui ont redéfini le fonctionnement et les ambitions du CES. L’institution entend désormais inscrire ces évolutions dans une feuille de route cohérente pour les cinq prochaines années.

Conseil Économique et Social du Bénin
© Conseil Économique et Social du Bénin

Une feuille de route pour repositionner le CES

 

Le futur document stratégique devra déterminer les priorités du CES jusqu’en 2031. L’objectif dépasse la simple programmation interne : l’institution veut renforcer son rôle dans l’analyse des enjeux économiques et sociaux et mieux contribuer au débat public.

 

Le plan devrait notamment mettre l’accent sur quatre orientations : renforcer l’utilité institutionnelle du CES, rapprocher davantage l’institution des citoyens, approfondir le dialogue avec les autres institutions et accroître sa présence sur la scène internationale.

 

Cette orientation répond à un enjeu central pour une institution consultative : transformer son expertise en contributions concrètes aux politiques publiques.

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Une méthode fondée sur la participation

 

Le CES prévoit de conduire l’élaboration du plan sur 90 jours, selon une démarche inclusive. Cette méthode doit permettre de recueillir différents points de vue et de mieux intégrer les réalités économiques et sociales observées dans les territoires.

 

Pour les populations, cette approche présente un intérêt direct. Un CES davantage connecté aux réalités locales peut mieux faire remonter les préoccupations liées à l’emploi, à l’activité économique, aux conditions sociales et aux attentes des différents acteurs de la société.

 

La proximité institutionnelle devient ainsi un levier pour améliorer la qualité du dialogue entre les citoyens et les structures publiques.

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Le défi de l’efficacité institutionnelle

 

L’élaboration du Plan 2027-2031 intervient dans un contexte où les institutions publiques cherchent à améliorer leur efficacité et leur capacité à accompagner les transformations du pays.

 

Pour le CES, le principal défi consistera à traduire les orientations stratégiques en résultats mesurables. Le succès du document dépendra donc moins de sa formulation que de sa capacité à guider des actions concrètes, à produire des analyses utiles et à renforcer le dialogue entre les acteurs économiques et sociaux.

 

L’institution devra également maintenir un équilibre entre son rôle national et son ouverture aux échanges internationaux, afin de valoriser l’expérience béninoise tout en tirant profit des bonnes pratiques développées ailleurs.

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Cinq années pour renforcer le dialogue économique et social

 

À travers ce nouveau plan, le CES veut consolider sa place dans l’architecture institutionnelle béninoise. La démarche engagée le 20 août constitue ainsi le point de départ d’un processus qui doit aboutir à une vision commune pour la période 2027-2031.

 

Si le calendrier de 90 jours est respecté, le CES disposera à terme d’une nouvelle boussole pour orienter son action, renforcer son ancrage auprès des citoyens et mieux accompagner les grandes mutations économiques et sociales du Bénin.

 

L’enjeu est désormais clair : faire de la planification stratégique un outil d’efficacité institutionnelle et du dialogue économique et social un véritable instrument au service du développement national.

Affaire Steve Amoussou : le cyberactiviste libéré après deux ans de prison

Cotonou, 20 août 2026— Steve Amoussou est libre. Le cyberactiviste béninois a quitté ce jeudi 20 août 2026 la prison d’Akpro-Missérété, au terme de la peine de deux ans prononcée à son encontre dans une affaire qui a suscité de vives controverses autour de son identité et des conditions de son arrestation.

Condamné pour « harcèlement par voie électronique et incitation à la révolte », Amoussou avait été présenté par l’accusation comme étant le cyberactiviste connu sous le pseudonyme de « Frère Hounvi ». Ses avocats ont constamment contesté cette identification au cours de la procédure.

 

Une affaire marquée par deux procédures judiciaires

 

Le dossier remonte au 12 août 2024, date à laquelle Steve Amoussou a été enlevé, selon ses conseils. Huit jours plus tard, la justice l’a placé sous mandat de dépôt et lui a notifié les chefs d’inculpation retenus contre lui. L’affaire a rapidement pris une dimension judiciaire plus large puisque les personnes poursuivies pour son enlèvement ont elles-mêmes comparu devant la justice.

 

Leur procès s’est ouvert le 3 septembre 2024. Dès le lendemain, la justice les a condamnées.Cette première procédure a constitué l’un des principaux volets d’une affaire qui allait ensuite se poursuivre avec le procès de Steve Amoussou.

 

Le procès de Steve Amoussou s’ouvre en octobre

 

La justice béninoise a ouvert le procès de Steve Amoussou le 7 octobre 2024. Les débats ont porté notamment sur les accusations formulées contre lui et sur son supposé lien avec le pseudonyme « Frère Hounvi ».

La défense a rejeté cette thèse et maintenu sa contestation de l’identité attribuée à son client.Après plusieurs mois de procédure, l’affaire est entrée dans sa phase décisive le 14 avril 2025, avec les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense. Le tribunal a finalement condamné Steve Amoussou, le 2 juin 2025, à deux années d’emprisonnement.

 

Une condamnation confirmée en appel

 

La défense a contesté cette décision devant la juridiction d’appel. La procédure n’a toutefois pas abouti à une modification de la peine. Le 15 décembre 2025, la cour d’appel a confirmé la condamnation de Steve Amoussou à deux ans de prison. Il a ensuite poursuivi sa détention jusqu’à l’expiration de sa peine.

 

Une libération qui clôt un épisode judiciaire controversé

 

Deux ans après son incarcération, Steve Amoussou a donc recouvré la liberté ce 20 août 2026.Sa sortie de la prison d’Akpro-Missérété met fin au volet pénal de cette procédure, après une succession d’étapes qui auront marqué la justice béninoise : enlèvement allégué, poursuites contre les ravisseurs, procès du cyberactiviste, condamnation en première instance puis confirmation en appel.

 

L’affaire aura également soulevé des interrogations sur la protection des acteurs du débat public, l’usage des réseaux sociaux et les limites entre liberté d’expression et infractions numériques.

Pour la défense de Steve Amoussou, la question de son identification comme « Frère Hounvi » reste au cœur de la controverse. Pour les autorités judiciaires, la condamnation prononcée puis confirmée en appel a déterminé le cadre légal de son incarcération.

 

Bénin : les exportations atteignent 188,8 milliards FCFA en 2026

Le Bénin confirme la progression de ses échanges avec les marchés internationaux. Au deuxième trimestre 2026, le pays a exporté des marchandises pour une valeur de 188,8 milliards de FCFA, soit une progression de 59,3 % par rapport à la même période de 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INStaD).

Cette performance traduit une accélération des ventes béninoises à l’extérieur et renforce le poids de l’agriculture dans les recettes tirées du commerce international.

Le coton conserve son leadership

Le coton demeure le principal produit exporté, avec 63,6 milliards de FCFA de recettes sur la période. Il devance les fruits à coque, qui représentent environ 27,1 milliards de FCFA, tandis que le soja génère près de 18 milliards de FCFA.

Ces chiffres montrent que les exploitations agricoles restent au cœur de la capacité du Bénin à générer des revenus sur les marchés étrangers. Derrière les statistiques commerciales se trouvent donc des producteurs, des transporteurs, des commerçants, des transformateurs et toute une chaîne économique qui participe à la création de richesse.

 

Un effet potentiel sur les revenus et l’activité économique

La hausse des exportations peut produire des effets bien au-delà des statistiques nationales. Lorsque les entreprises et les producteurs vendent davantage à l’étranger, ils peuvent accroître leurs revenus, stimuler la demande de main-d’œuvre et soutenir les activités liées au transport, au stockage, à la logistique et au commerce.

Pour les populations rurales, notamment celles qui dépendent de l’agriculture, l’accès à des marchés extérieurs plus importants peut également contribuer à améliorer les débouchés pour les récoltes et à renforcer les perspectives économiques des filières concernées. À l’échelle nationale, les exportations permettent aussi au pays de générer des recettes en devises. Elles contribuent ainsi à renforcer les échanges avec l’extérieur et peuvent soutenir la capacité de l’économie à financer ses importations.

 

Le prochain défi : vendre plus que des matières premières

La progression de 59,3 % constitue un signal positif, mais elle met également en évidence un enjeu stratégique : le Bénin doit désormais chercher à capter une part plus importante de la valeur créée par ses produits agricoles. Exporter du coton, du soja ou des fruits à coque rapporte déjà des revenus.

Mais transformer ces matières premières localement permettrait d’aller plus loin : créer des emplois industriels, développer des compétences, stimuler les entreprises locales et augmenter la valeur des produits vendus à l’étranger.

La transformation agro-industrielle pourrait donc devenir le prolongement naturel de la dynamique actuelle. L’objectif ne serait plus seulement d’augmenter les volumes exportés, mais de faire en sorte qu’une part croissante de la richesse issue de ces exportations reste au Bénin.

 

Transformer la performance commerciale en bénéfice durable

La progression des exportations constitue une opportunité pour accélérer la modernisation des chaînes de production et de transformation. Elle pose aussi la question de la diversification, afin de réduire la dépendance à un nombre limité de produits et de marchés. Pour les populations, l’enjeu final est concret : davantage d’emplois, de débouchés pour les producteurs, d’activités pour les entreprises et de valeur créée localement.

Le chiffre de 188,8 milliards de FCFA ne représente donc pas seulement une performance commerciale. Il traduit une capacité croissante du Bénin à vendre sa production à l’étranger. La prochaine étape consistera à transformer cette capacité d’exportation en une croissance plus largement partagée.

Sécurité au Littoral : Le préfet Déou Malé resserre les rangs

COTONOU, 19 août 2026 — Pas de place pour la complaisance. Malgré des résultats encourageants enregistrés cet été sur le front de la criminalité, l’autorité de tutelle du département du Littoral resserre les rangs de son appareil sécuritaire. Le préfet Gilbert Déou Malé impose désormais une synergie totale entre les forces de l’ordre pour verrouiller la capitale économique du Bénin.

Le 18 août, le préfet a convoqué le Conseil départemental de sécurité pour disséquer les statistiques de la délinquance des mois de juin et juillet 2026. Ainsi, la stratégie de l’administration locale est directe : passer d’opérations de terrain isolées à un maillage territorial interservices implacable. Si le Directeur départemental de la Police républicaine a présenté un bilan estival positif — validant l’efficacité des récents déploiements tactiques —, l’exécutif refuse de crier victoire trop tôt.

Préfecture de Cotonou
© Préfecture de Cotonou
S’attaquer aux vulnérabilités persistantes

Loin de se transformer en une banale tribune d’autosatisfaction, cette session a permis aux responsables d’exposer frontalement les failles et les foyers de tension qui subsistent. En effet, dans une métropole aussi dense que Cotonou, maintenir l’ordre exige une capacité d’adaptation permanente face aux nouvelles méthodes opératoires des délinquants.

Pour neutraliser ces menaces résiduelles, le préfet a ordonné à l’ensemble des agences de l’État d’abandonner le travail en silo. Il exige une remontée d’information fluide, une vigilance partagée et une coordination opérationnelle stricte entre tous les maillons de la chaîne de sécurité.

Préfecture de Cotonou
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Un mandat clair pour la sécurité du Littoral

En fixant ce cap d’exigence, Gilbert Déou Malé adresse un mandat clair à la Police républicaine et à ses partenaires. Ainsi, protéger les citoyens et les entreprises du Littoral reste la priorité absolue de la préfecture. L’administration ne se contentera pas de préserver ses récents acquis ; elle entend multiplier les offensives conjointes pour garantir une stabilité durable dans la région.

Face aux vulnérabilités persistantes, le message du préfet est sans détour : la sécurité du Littoral ne se négocie pas. Finalement , en imposant une coordination implacable entre les forces de l’ordre, Gilbert Déou Malé transforme la vigilance en arme de dissuasion et place Cotonou sous le signe d’une fermeté républicaine assumée.

Bénin : Un statut pour les anciens serviteurs de l’État

PORTO‑NOVO, 19 août 2026 — La préservation de l’expérience accumulée au sommet de l’État s’impose désormais comme un chantier prioritaire pour la représentation nationale au Bénin. Reçu en audience le 18 août au Palais des Gouverneurs par le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, le président de la 6ᵉ mandature de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Rémi Prosper Moretti, a formellement plaidé pour l’instauration d’un accompagnement structuré et d’un statut renforcé en faveur des anciennes personnalités ayant dirigé les institutions républicaines.

Capitaliser sur l’expertise pour consolider la démocratie

L’initiative portée par la HAAC dépasse la simple visite protocolaire. En effet, en invitant le Parlement à se pencher sur la situation des anciens dignitaires, Rémi Prosper Moretti pose un diagnostic de fond : la rupture brutale avec les anciens cadres de l’État prive la République d’une mémoire institutionnelle précieuse. Les dirigeants ayant conduit les organes constitutionnels possèdent un savoir‑faire critique, indispensable pour stabiliser les processus démocratiques et guider les nouvelles générations de décideurs.

Dans cette optique, la création d’un cadre d’accompagnement dédié ne relève pas du privilège, mais d’une stratégie de continuité républicaine. En saisissant le président Joseph Djogbénou, la HAAC pousse le pouvoir législatif à transformer la solidarité institutionnelle en un levier d’action publique pérenne.

Un signal de cohésion entre les pouvoirs

Accompagné du rapporteur Ali Camarou, le chef de l’organe de régulation des médias a profité de cet échange pour saluer la dynamique des travaux parlementaires en cours. Ainsi, cette démarche conjointe illustre une synergie étroite entre le Parlement et les institutions indépendantes. En plaçant la reconnaissance des serviteurs de l’État au cœur de l’agenda politique, les dirigeants béninois envoient un signal clair : la consolidation de l’État de droit passe autant par le respect de ses fondations humaines que par le vote des lois.

En somme, cette démarche consacre une vision stratégique : faire de l’expérience des anciens dirigeants un socle vivant de la République. Transformer la mémoire des institutions en ressource active, c’est affirmer que la démocratie béninoise se consolide autant par la transmission des savoirs que par l’innovation législative.

Bénin : Les juristes bancaires de l’AJBEF reçus par Joseph Djogbénou

PORTO‑NOVO, 17 août 2026 — L’Association des Juristes de Banque et Établissements Financiers (AJBEF) déploie désormais sa stratégie d’influence auprès du Parlement béninois. Ce lundi 17 août 2026, les dirigeants de cette nouvelle organisation professionnelle ont rencontré le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, président de l’Assemblée nationale, afin d’obtenir un soutien législatif direct visant à moderniser les lois régissant le système financier national.

 

Un allié stratégique au perchoir

La délégation, conduite par son président Akouèmaho Missigbeto, a ciblé le chef du Parlement non seulement pour sa position institutionnelle, mais surtout pour son expertise technique. Ancien conseiller bancaire et figure historique du système judiciaire béninois, Joseph Fifamin Djogbénou maîtrise en effet les complexités légales auxquelles font face les institutions de crédit.

 

Pour verrouiller ce partenariat, l’AJBEF a désigné le président de l’Assemblée comme le tout premier membre d’honneur de l’association. Au terme de cette réunion qualifiée de « très fructueuse », Clémence Capo‑Chichi, vice‑présidente de l’organisation, a souligné que cette démarche s’imposait comme une marque de reconnaissance envers un acteur clé du droit des affaires.

Protéger les institutions et orienter la stratégie

L’antenne béninoise de cette organisation panafricaine poursuit un mandat strict : combler les vulnérabilités juridiques du secteur bancaire. Les juristes de l’AJBEF assument désormais un double rôle opérationnel au sein du marché rôle opérationnel au sein du marché béninois. D’une part, ils déploient une veille réglementaire rigoureuse pour protéger les banques contre les risques de conformité. D’autre part, ils conseillent les conseils d’administration et les directions générales afin de sécuriser les prises de décisions stratégiques.

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Un commandement resserré

Pour exécuter cette feuille de route et maintenir un dialogue constant avec les pouvoirs publics, l’AJBEF Bénin s’appuie sur une équipe dirigeante restreinte. Outre le président Akouèmaho Missigbeto, l’exécutif de l’organisation s’articule autour de trois cadres :

  •  Clémence Capo‑Chichi : Vice‑présidente
  • Tatiana Adjigbe : Secrétaire exécutive
  •  Jean Louis Hounvo : Secrétaire exécutif adjoint

 

Finalement, l’AJBEF entend s’imposer comme un acteur incontournable du paysage financier béninois, transformant la défense juridique des banques en un levier stratégique pour la stabilité et la modernisation du système national.