Bénin : L’ARPP-Bénin réclame la reprise des quittances douanières

Réunis à Porto-Novo le vendredi 25 septembre 2026, les membres de l’Association des revendeurs des produits pétroliers du Bénin (ARPP-Bénin) ont appelé les autorités à mettre fin à la suspension de la délivrance des quittances douanières aux transporteurs de produits pétroliers à moto dans les départements de l’Ouémé et du Plateau.

L’association affirme que cette mesure, appliquée depuis près de deux mois, a interrompu une grande partie des activités du secteur et fragilisé de nombreux ménages. Elle demande au gouvernement de rétablir rapidement le dispositif, tout en proposant un mécanisme de transport et de contrôle présenté comme une solution « zéro risque ».

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Une suspension qui paralyse le secteur

La conférence de presse a réuni des revendeurs, des conducteurs de motos, des commerçantes et des employés du secteur pétrolier venus des deux départements. Tous ont dénoncé les conséquences économiques et sociales de l’arrêt de la délivrance des quittances.

Selon l’ARPP-Bénin, la mesure a pris effet au début du mois d’août 2026, soit environ sept semaines avant la rencontre de Porto-Novo. L’association reproche aux services douaniers de ne pas avoir communiqué officiellement les raisons de la suspension ni accordé de période de transition aux opérateurs concernés.

En l’absence de quittance, les transporteurs ne peuvent plus exercer leurs activités dans le cadre habituel. Les revendeuses affirment, de leur côté, ne plus recevoir régulièrement les produits nécessaires au fonctionnement de leurs points de vente.

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Les acteurs réclament un dialogue

Plusieurs responsables locaux de l’ARPP ont appelé à l’ouverture de discussions avec les autorités. Le conseiller Atchadé Lakognon a insisté sur la nécessité d’un dialogue rapide afin d’éviter l’enlisement de la situation.

Gouchoedou Ahoukpo, président de l’association dans la commune d’Avrankou, a déclaré que les membres restaient disposés à respecter les règles fixées par l’administration. Il a invité le gouvernement à préciser ses exigences, notamment si la suspension répond à une volonté de revoir le montant ou les conditions d’émission des quittances.

Pour Jean Kotoclomè, responsable de l’ARPP à Porto-Novo, la crise touche directement les revenus des familles. Il a évoqué des situations de chômage, de difficultés alimentaires et de déscolarisation, alors que la rentrée scolaire 2026-2027 vient de commencer.

Le responsable a également contesté l’imputation systématique des incidents liés au transport de produits pétroliers aux conducteurs de motos. Selon lui, ces derniers appliquent désormais des mesures de sécurité plus strictes, tandis que les accidents les plus graves seraient principalement liés aux gros porteurs. Cette affirmation n’a toutefois pas été étayée, lors de la conférence, par des données officielles.

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Une alerte sur les recettes publiques

L’ARPP-Bénin estime que la suspension ne règle pas les problèmes de sécurité et de contrôle. Elle pourrait, au contraire, réduire les recettes fiscales, encourager le transport clandestin et rendre plus difficile le suivi des flux de produits pétroliers.

« Nous en avons marre des difficultés régulièrement créées dans le rang des acteurs des produits pétroliers par la douane », a déclaré Urbain Gaël Lalou, président national de l’organisation. Il a ensuite demandé l’intervention du chef de l’État, Romuald Wadagni, afin de trouver une issue à la crise.

Le président de l’ARPP-Bénin a également rappelé que les conducteurs de bus J9 restent confrontés à une suspension de leurs activités depuis plusieurs années, malgré leur volonté affichée de se conformer aux exigences de formalisation.

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Des bidons sécurisés plutôt que des tonneaux

Au-delà de la reprise des quittances, l’association propose une réorganisation du circuit d’approvisionnement. Urbain Gaël Lalou, qui se présente comme expert en environnement, en prévention et en gestion des risques et catastrophes, préconise l’utilisation exclusive de bidons sécurisés pour le transport, le stockage et la distribution des produits pétroliers.

Cette proposition vise à remplacer les tonneaux jugés dangereux et à réduire les risques d’incendie, de pollution et d’exposition des ménages. L’ARPP-Bénin affirme ainsi vouloir contribuer à une meilleure sécurisation du secteur dans l’Ouémé et le Plateau.

L’organisation se dit également prête à participer au suivi des quittances pour les motos, les bus J9 et les camions. Elle présente ce mécanisme comme un outil de traçabilité et de transparence, mais sa mise en œuvre nécessiterait l’accord des autorités compétentes ainsi qu’un cadre officiel de contrôle.

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Un appel à la levée de la mesure

À Porto-Novo, l’ARPP-Bénin a demandé la levée immédiate de la suspension appliquée aux transporteurs à moto. L’association estime qu’une reprise encadrée permettrait aux travailleurs de retrouver leurs revenus, à l’État de sécuriser ses recettes et aux autorités de mieux contrôler la circulation des produits pétroliers.

Pour l’heure, aucun élément officiel communiqué par la Direction générale des Douanes ne permet de préciser publiquement le motif exact de la suspension des quittances dans l’Ouémé et le Plateau. Les revendications de l’ARPP reposent donc principalement sur les déclarations faites lors de sa conférence de presse.

Coopération francophone : Abdoulaye Bio Tchané à Bucarest

Bucarest 28 septembre 2026 – Le président du Conseil économique et social (CES) du Bénin, Abdoulaye Bio Tchané, participe, à Bucarest, aux travaux de l’Union des Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires des États et gouvernements membres de la Francophonie (UCESIF). Les rencontres, prévues du 28 au 30 septembre 2026, réunissent plusieurs institutions consultatives de l’espace francophone autour des enjeux de paix, de développement et de dialogue social.

Une délégation béninoise aux assises de l’UCESIF

Arrivé dans la capitale roumaine, Abdoulaye Bio Tchané a été accueilli à sa descente d’avion par le consul honoraire du Bénin en Roumanie, Dr Serge S. Rameau, ainsi que par une délégation du Conseil économique et social roumain.

À la tête d’une délégation du CES béninois, il prendra part à l’Assemblée générale de l’UCESIF et au Forum du dialogue social francophone. Organisées sous le haut patronage du président de la Roumanie, ces assises bénéficient également du soutien du ministère roumain du Travail, de la Famille, de la Jeunesse et de la Solidarité. Les participants examineront le rôle des acteurs sociaux et civiques dans la construction d’une diplomatie sociale, économique et culturelle au sein de la Francophonie.

La paix au cœur des échanges

Le programme prévoit, dès le lundi 28 septembre, une réunion du Bureau de l’UCESIF, suivie de l’Assemblée générale au Palais du Parlement de Bucarest. Les délégations réfléchiront notamment au thème : « La paix, vecteur du développement durable ».

Cette réflexion s’inscrit dans les travaux préparatoires du prochain Sommet international de la Francophonie. Elle doit permettre aux représentants des Conseils économiques et sociaux d’examiner les liens entre stabilité, cohésion sociale et développement durable. L’Assemblée générale se penchera également sur les rapports financier et d’activité de l’UCESIF pour l’année 2025. Les participants examineront, par ailleurs, le calendrier des activités prévues lors des prochains mois.

Des échanges institutionnels renforcés

Après les travaux, les délégations visiteront le Palais du Parlement avant de prendre part à une séance plénière du Parlement roumain. Ces activités compléteront les échanges consacrés au fonctionnement des institutions et à la coopération entre les organes consultatifs de l’espace francophone.

Pour le CES du Bénin, cette rencontre constitue une occasion de présenter l’expérience nationale en matière de dialogue économique et social. Elle permet également à l’institution de renforcer ses relations avec ses homologues et de développer de nouveaux partenariats.

Le rayonnement international du CES

La participation béninoise s’inscrit dans les priorités de la huitième mandature du CES, qui accorde une place importante à la coopération institutionnelle et au rayonnement international de l’organe. À Bucarest, l’institution entend ainsi consolider sa présence au sein des réseaux francophones et contribuer aux réflexions communes sur les grands défis sociaux et économiques.

Kétou : la police démantèle un réseau de drogue

Kétou, 28 septembre 2026 – L’opération menée dans la soirée dans le quartier d’Obafèmi a permis de démanteler un important point de stockage et de distribution de stupéfiants. La descente ciblée des agents du commissariat d’arrondissement central de Kétou, menée le mercredi 23 septembre 2026, s’est soldée par l’arrestation de quatre individus, la saisie de 20 kilogrammes de chanvre indien et d’un important stock de produits pharmaceutiques illicites, ainsi que par la confiscation d’un gros paquet d’argent en devises locales et étrangères.

Un refuge d’urgence dans les structures du bâtiment

L’intervention des forces de l’ordre a débuté vers 19 heures, à la suite de renseignements faisant état de la présence d’un point de distribution de stupéfiants dans une concession résidentielle.

À l’arrivée des agents, le principal suspect et trois clients, surpris en pleine transaction, ont tenté de se retrancher dans la concession. Encerclés par le dispositif de sécurité mis en place autour du domicile, les quatre hommes ont ensuite tenté d’échapper à la fouille en se réfugiant dans le faux plafond. Les agents ont finalement découvert et interpellé le groupe dissimulé sous la toiture.

Un arsenal commercial et des flux financiers transfrontaliers

La perquisition menée dans la concession a permis de mesurer l’ampleur des activités présumées qui s’y déroulaient. En plus d’une vingtaine de kilogrammes de chanvre indien conditionnés pour la revente, les enquêteurs ont saisi :

  • Un stock important de comprimés d’Atinkinkouin, une substance psychoactive hautement réglementée ;
  • Cinq balances électroniques de précision destinées au dosage des produits ;
  • Plusieurs litres de boissons frelatées à la composition suspecte.

La saisie comprenait également d’importantes sommes d’argent. Les forces de l’ordre ont découvert plus de 5 millions de francs CFA en espèces, ainsi que 458 000 nairas nigérians. La présence de cette monnaie étrangère pourrait témoigner de l’existence de transactions transfrontalières, compte tenu de la proximité du Nigeria.

Un signal fort adressé aux filières d’approvisionnement

Cette opération perturbe les circuits présumés d’approvisionnement en stupéfiants dans la commune. À travers l’interpellation de quatre suspects et la saisie de produits ainsi que de liquidités, la police de Kétou réaffirme sa détermination à lutter contre le trafic de drogue.

Désormais placés en garde à vue, les quatre suspects devront répondre devant la justice de chefs d’accusation incluant le trafic de substances vénéneuses, la détention illégale de médicaments et le blanchiment de capitaux.

Bénin : le service juridique de l’Assemblée change de chef

À Porto-Novo, Iréné Aclombessi a pris ce mardi la tête de la Direction des services législatifs de l’Assemblée nationale. Son prédécesseur, Josué Chabi Kpandé, rejoint de son côté le tout jeune Sénat : un simple mouvement de personnel qui éclaire, en creux, la reconfiguration à l’œuvre depuis l’entrée du Bénin dans le bicamérisme.

Une salle de réunion du siège de l’Assemblée nationale, quelques cadres du cabinet, une poignée de main et une photo de famille : rien, dans la forme, ne distingue cette cérémonie de passation de charges des dizaines d’autres qui rythment chaque année la vie de l’administration parlementaire béninoise. Sur le fond, pourtant, ce changement à la tête de la Direction des services législatifs (DSL) intervient à un moment particulier pour l’institution : sept semaines à peine après l’installation du Sénat, le 30 juillet, qui a fait du Bénin un pays à Parlement bicaméral pour la première fois de son histoire récente.

Assemblée Nationale du Bénin
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Assemblée nationale du Bénin : les enjeux de la passation de charges à la DSL

La DSL n’a rien d’un service périphérique. C’est elle qui instruit, sécurise et met en forme juridique les textes que les députés adoptent, avant qu’ils ne deviennent lois de la République. C’est également sur son expertise que s’appuie le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale. Or, depuis cet été, cette mission s’exerce dans un cadre transformé : la seconde chambre créée par la révision constitutionnelle du 15 novembre 2025 — promulguée le 17 décembre suivant — dispose désormais du pouvoir de demander une seconde lecture de la plupart des textes votés par les députés. Les projets et propositions de loi circulent donc davantage entre les deux chambres, et chaque imprécision juridique pèse plus lourd qu’auparavant.

C’est dans ce contexte que le secrétaire général administratif de l’Assemblée, Christel-Fourier Donkpégan, a ouvert la cérémonie. Il a présenté ce changement de direction comme un mouvement ordinaire de la vie institutionnelle, tout en insistant sur le rôle charnière de la DSL dans l’accomplissement des missions législatives.

“Une direction qui reste le socle technique sur lequel repose tout le travail parlementaire”—Christel-Fourier Donkpégan, secrétaire général administratif

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Réforme constitutionnelle et bicamérisme : l’impact sur le travail législatif

Josué Chabi Kpandé quitte ainsi un poste qu’il occupait depuis trois ans, après un parcours entamé à la cellule juridique de l’Assemblée. Visiblement ému, il a retracé ce cheminement devant ses collègues, remerciant les autorités institutionnelles — au premier rang desquelles le président de l’Assemblée, le professeur Joseph Djogbénou — ainsi que l’ensemble de l’équipe qui l’a accompagné. Il a salué la solidité du profil de son successeur et filé une image sportive pour décrire la transition : celle d’une passe transmise au bon moment, entre deux joueurs qui se connaissent depuis longtemps, confiant que l’expertise du service continuerait de rayonner sous sa nouvelle direction.

Sa destination n’a rien d’anodin. Le Sénat béninois, composé de vingt-cinq membres, cherche encore à consolider son appareil administratif quelques semaines seulement après son installation : son règlement intérieur n’a été validé par la Cour constitutionnelle que le 3 août, et son bureau — désormais présidé par l’ancien chef de l’État Patrice Talon — n’a été élu que le 6 août. Voir un cadre expérimenté de la DSL rejoindre la chambre haute illustre la manière dont celle-ci puise, pour se structurer, dans le vivier de compétences déjà formé à l’Assemblée nationale.

 Structuration du Sénat béninois : le transfert de compétences de l’Assemblée

En prenant ses fonctions, Iréné Aclombessi a d’abord adressé sa reconnaissance au président Djogbénou pour la confiance placée en lui. Il a situé son mandat sous le signe de l’humilité et de la rigueur procédurale, rappelant que cette confiance institutionnelle appelle avant tout des résultats. Il a ensuite détaillé trois priorités : renforcer la sécurité juridique des textes produits par l’Assemblée, accélérer l’instruction des dossiers en commission, et amorcer la dématérialisation des procédures parlementaires.

“La confiance institutionnelle est d’abord une obligation de résultat et d’exemplarité”— Dr Iréné Aclombessi, directeur des services législatifs

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Qui est Iréné Aclombessi, le nouveau directeur des services législatifs ?

Prenant la parole au nom du président de l’Assemblée, retenu ce jour-là, le directeur de cabinet Abou Torou a resitué l’événement dans une perspective plus large, décrivant le changement comme une donnée permanente de l’action publique plutôt qu’une rupture à redouter. Un message qui n’est pas sans écho : depuis son élection à la tête du Parlement le 8 février dernier, Joseph Djogbénou a lui-même fait de la continuité de l’administration parlementaire, malgré le renouvellement des équipes dirigeantes, l’un des axes centraux de son discours. Torou a invité le personnel administratif à apporter à Iréné Aclombessi la loyauté et le soutien technique nécessaires à la réussite de sa mission.

“Le changement demeure la constante universelle qui anime l’action publique”— Abou Torou, directeur de cabinet du président de l’Assemblée

La poignée de main entre les deux directeurs et la photo de famille qui a suivi ont mis un point final protocolaire à la cérémonie. Mais l’essentiel se jouera dans les mois qui viennent : c’est à la fluidité avec laquelle les textes de loi circuleront désormais entre l’Assemblée nationale et un Sénat encore en rodage que se mesurera, concrètement, la réussite de cette passation.

Protection civile au Bénin : L’ABPC se forme à l’enquête post-incendie

Cotonou, 25 septembre 2026  — Quand les pompiers éteignent les flammes, une autre enquête commence. Depuis septembre 2026, l’Agence béninoise de Protection civile (ABPC) engage une transformation silencieuse mais stratégique : doter le pays de ses premiers spécialistes capables de reconstituer la chronologie d’un incendie, d’identifier son point de départ et de déterminer ses causes réelles.

Sous l’impulsion de son directeur général, le Contrôleur général de police Abdel Aziz Bio Djibril, et avec l’appui technique de la coopération française, l’agence a lancé un programme de formation à la Recherche des causes et circonstances d’incendie (RCCI). L’objectif : passer du simple constat de sinistre à une véritable expertise scientifique, capable d’alimenter la prévention et la réduction des risques.

Agence béninoise de Protection civile
© Agence béninoise de Protection civile
L’enquête scientifique : passer de l’extinction des feux à l’analyse des scènes

Jusqu’ici, peu de services de protection civile en Afrique de l’Ouest disposaient d’unités spécialisées dans l’enquête post-incendie. La plupart des interventions s’arrêtaient à la maîtrise du feu, laissant les causes dans le flou — ce qui limitait la capacité à prévenir de nouveaux sinistres.

La RCCI change la donne. Elle forme des agents à observer une scène calcinée comme un laboratoire : repérer les traces de propagation, analyser les matériaux consumés, identifier les sources d’inflammation potentielles et reconstituer le scénario le plus probable.

Agence béninoise de Protection civile
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Une expertise novatrice et pionnière en Afrique de l’Ouest

Fin septembre, une mission française d’évaluation et de préfiguration a organisé, à Abomey-Calavi, une session intensive de formation de formateurs. Au programme : théorie, mais surtout mise en situation. Les participants ont travaillé sur des scènes d’incendie reconstituées, avec indices disséminés, zones de combustion partielle et faux départs de feu.

« On ne leur demande pas de devenir des experts du jour au lendemain, mais d’acquérir une méthode rigoureuse, reproductible et partageable », explique un formateur français détaché par la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD).

Agence béninoise de Protection civile
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Abomey-Calavi : immersion au cœur de scènes d’incendie reconstituées

Pour ancrer cette compétence dans la durée, l’ABPC ne compte pas s’arrêter à une session ponctuelle. L’agence a sollicité les Forces armées béninoises (FAB) afin d’obtenir des conteneurs maritimes de 40 pieds, qui seront aménagés en simulateurs de scènes d’incendie.

Ces modules permettront de recréer différentes configurations de sinistres — feux d’habitation, d’entrepôt, de véhicule — dans un environnement sécurisé. Les agents pourront ainsi s’entraîner régulièrement, perfectionner leurs techniques d’observation et maintenir leurs compétences à jour.

Agence béninoise de Protection civile
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Des conteneurs maritimes transformés en simulateurs d’entraînement

Par ailleurs, la RCCI vise à nourrir une culture du retour d’expérience. Chaque incendie analysé devient une source de données : matériaux à risque, comportements de propagation, erreurs humaines récurrentes, défauts d’installation électrique, etc.

Ces informations permettront à l’ABPC d’ajuster ses campagnes de sensibilisation, de cibler les zones les plus vulnérables et de proposer des normes de sécurité plus adaptées aux réalités locales.

Agence béninoise de Protection civile
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De la donnée de terrain au renforcement de la prévention nationale

La session d’Abomey-Calavi s’est achevée par la remise d’attestations aux participants. Mais pour le directeur général Bio Djibril, il ne s’agit que d’un point de départ. « Ces certificats ne marquent pas la fin d’un processus, mais le début d’une nouvelle capacité au sein de l’ABPC », a-t-il souligné lors de la clôture.

À terme, l’agence prévoit de déployer ces enquêteurs dans les antennes départementales, de les associer aux enquêtes judiciaires en cas de sinistre suspect et de développer des partenariats avec les laboratoires régionaux spécialisés.

Dans un pays où les incendies urbains et ruraux causent chaque année des pertes humaines et matérielles importantes, cette montée en compétence pourrait changer la donne : comprendre pour mieux prévenir, et prévenir pour mieux protéger.

Bénin – Zimbabwe sans visa : quel impact direct pour les citoyens ?

En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le Bénin et le Zimbabwe ont signé, le 23 septembre 2026, un accord d’exemption de visa.

L’accord d’exemption mutuelle de visas conclu entre Cotonou et Harare marque une nouvelle étape dans l’agenda diplomatique du président Romuald Wadagni. Signé par la cheffe de la diplomatie béninoise, Corinne Amori Brunet, et son homologue zimbabwéen, le professeur Amon Murwira, ce protocole supprime les formalités d’entrée pour l’ensemble des ressortissants des deux pays, qu’ils détiennent un passeport diplomatique ou ordinaire.

Si l’exécutif salue une avancée concrète vers l’intégration continentale, l’impact direct de cette mesure sur le quotidien des citoyens et sur l’économie locale suscite des questions légitimes.

Des opportunités ciblées pour les opérateurs économiques

Sur le plan commercial, la suppression du visa simplifie la mobilité des hommes d’affaires, des exportateurs et des entrepreneurs béninois. Le Zimbabwe, doté d’un secteur agricole développé et de ressources minières majeures, offre de nouveaux débouchés pour les entreprises en quête de partenariats en Afrique australe.

Cette ouverture bilatérale réduit les coûts administratifs et les délais de prospection. Pour autant, l’absence de liaisons aériennes directes entre Cotonou et Harare constitue un frein logistique majeur : la cherté des billets d’avion et la durée des transits limitent pour l’instant ces opportunités aux structures disposant d’un fonds de roulement suffisant.

Tourisme et université : des mobilités à construire

Pour le citoyen moyen, en revanche, l’impact reste conditionné à la création de passerelles concrètes. Le secteur touristique béninois pourrait attirer des visiteurs zimbabwéens curieux de découvrir le patrimoine culturel de la côte ouest-africaine, tandis que les sites d’Afrique australe deviennent plus accessibles aux voyageurs béninois.

Dans le domaine académique, cet accord facilite le montage de programmes d’échanges universitaires et de stages professionnels. Les étudiants et chercheurs béninois bénéficient d’un accès simplifié aux institutions de recherche zimbabwéennes, notamment dans les filières agricoles et de gestion des ressources naturelles, sans la contrainte des démarches de visa.

Le défi de la mise en œuvre pratique

L’efficacité de cette mesure dépendra de la capacité des deux États à transformer la levée des barrières administratives en flux économiques réels. Sans accords complémentaires pour stimuler les liaisons logistiques et encourager les forums d’affaires sectoriels, la portée de cette exemption risque d’être confinée aux représentations officielles et aux élites économiques.

L’initiative démontre, néanmoins, la volonté de Cotonou de diversifier ses alliances stratégiques au-delà du pré carré traditionnel de l’Afrique de l’Ouest. En somme,  reste maintenant à traduire cette ouverture diplomatique en opportunités tangibles : sans liaisons aériennes abordables, sans programmes d’échanges concrets et sans appui aux PME, l’accord Bénin–Zimbabwe risque de rester une belle déclaration d’intention, plus qu’un levier réel de développement pour les citoyens et les entreprises des deux pays.

Eaux partagées : le Bénin rejoint le traité de l’ONU et s’impose des règles face à ses voisins

En déposant son adhésion à New York, Cotonou se lie à une convention qui oblige à prévenir les pollutions au-delà des frontières et à échanger des données. Le texte entrera en vigueur pour le pays le 21 décembre.

 

 

Le compte à rebours est lancé depuis New York. Suite au dépôt officiel de son instrument d’adhésion ce mardi 22 septembre 2026, le Bénin deviendra officiellement, d’ici 90 jours — soit le 21 décembre prochain —, partie prenante de la Convention des Nations Unies sur l’eau de 1992. Une étape clé qui contraindra désormais Cotonou à respecter des engagements juridiques stricts envers les États voisins partageant ses bassins hydrologiques.

Ce que le traité exige de ses membres

La Convention impose aux États parties de prévenir, de maîtriser et de réduire les dommages que leurs activités causent au-delà de leurs frontières. Elle prévoit aussi la surveillance des eaux communes et l’échange de données. Les organes conjoints que les riverains peuvent créer se chargent de suivre la qualité et la quantité de l’eau, de recenser les sources de pollution et de déclencher des alertes en cas de situation critique, selon Bénin Web TV.

Le texte pose ainsi un principe simple : une rivière commune engage la responsabilité de tous ceux qui la bordent.

Quatre bassins, quatre voisins

Le Bénin se trouve au cœur des bassins du Niger, du Mono, de la Volta et de l’Ouémé. Son gouvernement cite quatre partenaires de premier plan : le Niger, le Nigeria, le Togo et le Burkina Faso. L’adhésion, affirme-t-il, ouvre la voie à une gestion concertée de l’eau avec ces États riverain

La Convention entre en vigueur pour un nouvel État le quatre-vingt-dixième jour après le dépôt de son instrument d’adhésion. Pour le Bénin, ce jour tombe le 21 décembre 2026.

Près de deux ans de procédure

Le dépôt clôt un processus lancé en novembre 2024. Le Conseil des ministres avait alors transmis le texte à l’Assemblée nationale pour obtenir l’autorisation de ratifier. Cotonou a donc mis près de deux ans à franchir les étapes internes avant de déposer son instrument à New York.

Gouvernement de la République du Bénin
© Gouvernement de la République du Bénin
Un traité né en Europe, désormais ouvert à l’Afrique

Les pays de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe ont adopté la Convention à Helsinki en 1992, et elle est entrée en vigueur en 1996. Ses concepteurs la réservaient d’abord à la région européenne. Un amendement de 2003 a ensuite permis à tous les membres de l’ONU de l’intégrer, ce qui s’applique depuis 2016. En 2021, quatre pays extérieurs à la zone européenne en faisaient partie : le Tchad, le Sénégal, le Ghana et la Guinée-Bissau. Selon Bénin Web TV, le registre du dépositaire de l’ONU recense désormais 61 parties.

Un pari politique assumé

Le ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines attribue l’impulsion au président Romuald Wadagni. Il salue aussi le ministre Édouard Dahome et le directeur général de l’Eau, le Dr Saïd Hounkponou, pour avoir mené le dossier à son terme.

 

Ce qu’il reste à prouver

Le communiqué du ministère ne dit pas quels organes communs le Bénin créera avec le Niger, le Nigeria, le Togo et le Burkina Faso, ni à quelle échéance. Or la Convention ne produira ses effets concrets que si les voisins acceptent de partager leurs mesures et leurs alertes. L’adhésion pose le cadre, et les accords de bassin devront désormais lui donner un contenu

 

Six pôles, six patrons : le Bénin mise sur la performance pour rapprocher l’État des citoyens

Présentée le mercredi au Palais de la Marina, la réforme du développement territorial confie chaque région à un délégué général tenu de livrer des résultats. Le chef de l’État en fait le pivot de son programme pour sept ans.

 

Six délégués généraux, six régions, et une même exigence : produire des résultats mesurables. Le président Romuald Wadagni a dévoilé le mercredi 23 septembre 2026, à Cotonou, la mécanique qui doit décider, d’ici sept ans, si l’adresse d’un Béninois pèse encore sur son avenir.

La cérémonie a rassemblé, au Palais de la Marina, les députés, les membres du Conseil économique et social, les préfets et les maires. Le message adressé à cette assemblée tenait en une phrase : le niveau de développement d’un citoyen ne doit plus dépendre de l’endroit où il vit.

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Un patron par pôle, un bilan à rendre

Chaque pôle sera dirigé par un délégué général, dont le rôle dépasse la simple gestion administrative. Selon le projet de société que Romuald Wadagni avait présenté avant son élection, ces responsables coordonneront les investissements, trancheront entre les priorités et évalueront les résultats de leur région. La presse béninoise avait alors relevé que les six pôles épousent l’ancien découpage départemental du pays.

Le chef de l’État exige des résultats stricts de ces futurs responsables. Le calendrier de nomination et les moyens alloués à chaque délégué n’ont pas été détaillés lors de la présentation.

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Quatre chantiers dans chaque région

Le gouvernement impose un cahier des charges identique à tous les pôles, décliné selon les réalités de chaque territoire. L’agriculture d’abord : elle doit être productive et améliorer le sort des producteurs installés sur place. L’industrie ensuite, avec au moins une unité par zone, chargée de transformer localement les ressources au lieu de les exporter brutes. Le tourisme complète le dispositif, en s’appuyant sur des sites patrimoniaux et des villages d’exception. Chaque pôle accueillera enfin un accélérateur d’innovation adapté à son économie.

Ces quatre chantiers reposent sur trois leviers partagés par les six pôles : des infrastructures, le renforcement du capital humain et des incitations destinées au secteur privé.

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Cadres, maires et préfets sommés de changer de méthode

La réforme vise aussi ceux qui l’appliqueront. Romuald Wadagni demande aux cadres de l’administration, aux maires et aux préfets d’adopter une autre posture : montrer l’exemple, expliquer les choix publics et lever peu à peu les obstacles qui freinent le progrès. La réforme change donc l’organisation des services, mais elle exige surtout de ses acteurs une pratique différente du pouvoir local.

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Une tendance régionale

Le Bénin n’est pas seul à parier sur l’échelon intermédiaire. Au Sénégal, le gouvernement a annoncé que les revues annuelles de ses politiques publiques se feraient désormais à l’échelle de huit pôles territoriaux, et non plus des quatorze régions. Dakar y voit une manière de valoriser les ressources propres à chaque territoire. Les deux pays partagent donc le même pari : rapprocher la décision du terrain et mesurer la performance au plus près des habitants.

Ce qu’il faudra surveiller

La feuille de route s’étend sur sept ans. Reste à savoir qui dirigera chaque pôle, avec quel budget et selon quels indicateurs. Ces réponses diront si la promesse d’équité territoriale dépasse le stade de la cérémonie.

Bénin : Les maires du Zou font pression à l’Assemblée

PORTO-NOVO, 23 septembre 2026 — Face aux blocages fonciers, à la crise des déchets et aux tensions pastorales, les neuf maires du département du Zou rompent avec l’action isolée. Réunis au sein de la Communauté des communes du Zou (CCZ), ils ont investi, mardi après-midi, le Palais des Gouverneurs à Porto-Novo afin de faire pression sur le pouvoir législatif et d’obtenir l’appui financier de l’État central.

Cette démarche collective auprès du président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, marque un tournant tactique pour ces collectivités locales. En positionnant le Parlement comme levier stratégique, la CCZ cherche ainsi à accélérer la concrétisation de dossiers vitaux pour le centre du pays.

Le foncier, premier frein au développement intercommunal

Au centre de l’offensive portée par Auguste Aïhunhin, maire de Covè et président de la CCZ, figure l’imbroglio du développement urbain. Dans plusieurs communes du département, l’absence de plans d’aménagement structurés paralyse la modernisation, tandis que les anciens dossiers de lotissement s’enlisent.

Les édiles réclament, à cet effet, une intervention financière directe de l’État pour solder ces litiges du passé et poser les bases d’une gestion spatiale rigoureuse, condition sine qua non à l’attraction de nouveaux investissements.

Assemblée Nationale du Bénin
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L’assainissement et la sécurité au cœur des revendications

Outre les réformes territoriales, la faîtière intercommunale interpelle le président du Parlement sur deux autres urgences du quotidien :

  • Gestion des ordures ménagères : Bien que le traitement des déchets relève théoriquement des compétences transférées aux communes, la CCZ pointe un déséquilibre régional. Elle exige un soutien technique et financier de l’État équivalent à celui accordé aux grands centres urbains de la côte.

  • Transhumance et conflits ruraux : Tout en soutenant le cap de la sédentarisation fixé par le gouvernement, les maires insistent sur l’urgence de mesures d’accompagnement. L’objectif est notamment de financer des mécanismes d’arbitrage immédiats afin d’apaiser les heurts récurrents entre agriculteurs et éleveurs.

« Nous devons dépasser la simple formulation de vœux pour obtenir des arbitrages budgétaires et réglementaires concrets », soutiennent en substance les représentants du département, appuyés lors de cette audience par les députés Natondé Aké et Pauline Aikpando.

Une oreille attentive à Porto-Novo

La délégation ne s’est pas contentée de formuler des exigences en matière d’aménagement. Elle a également soumis une feuille de route détaillée incluant la réhabilitation des marchés de proximité, le bitumage des voies d’accès, la construction de salles de classe, l’accès à l’eau potable ainsi que le renforcement de la couverture sanitaire locale.

Sensible à cette démonstration d’unité territoriale, Joseph Fifamin Djogbénou a salué la cohésion des élus du Zou. Le président de l’Assemblée nationale s’est engagé à se faire le relais officiel de ces doléances auprès du gouvernement, promettant de plaider pour que les arbitrages ministériels traduisent rapidement ces demandes en budgets opérationnels.

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Savè : arrestation pour détention de restes humains à Kpabaï

La Police républicaine a interpellé, lundi 21 septembre 2026, un homme et sa belle-mère dans le quartier Kpabaï, à Savè. Les deux suspects sont soupçonnés de détenir une partie de crâne humain découverte à proximité du domicile de l’homme.

L’intervention fait suite à un signalement concernant le possible transport de restes humains vers Cotonou. Les autorités cherchent désormais à déterminer l’origine exacte de l’ossement, les circonstances de sa conservation et l’usage auquel il devait servir.

Une opération policière déclenchée par un signalement à Kpabaï

Alertés sur le déplacement présumé de restes humains, les policiers de Savè ont installé un dispositif de surveillance. Ils ont intercepté S. Hervé alors qu’il circulait au volant d’un véhicule. Les premières vérifications effectuées dans la voiture n’ont toutefois pas permis de retrouver le crâne recherché. Les policiers ont alors poursuivi leurs recherches autour du domicile du suspect.

Les recherches menées dans un secteur broussailleux proche de la maison ont conduit les policiers vers une boîte de tomates. À l’intérieur, ils auraient découvert une partie d’un ancien crâne humain ainsi qu’une perle placée dans un sachet noir. Cette découverte constitue, à ce stade, l’un des principaux éléments matériels du dossier. Les analyses et les constatations des services compétents devront notamment permettre de confirmer la nature des restes retrouvés et d’apporter des précisions sur leur ancienneté.

Les explications des suspects : Une violation de sépulture évoquée

Selon les premiers éléments communiqués, S. Hervé aurait déclaré avoir récupéré la partie de crâne environ un an plus tôt. Il aurait agi alors qu’il intervenait comme fossoyeur lors de l’ouverture d’une tombe. L’homme aurait ensuite remis une partie des restes à sa belle-mère, à la demande de celle-ci.

Interrogée par les policiers, cette dernière aurait confirmé cette version. Elle aurait expliqué que le reste humain devait être utilisé dans le cadre du traitement d’un problème au genou. Cette déclaration devra être confrontée aux autres éléments du dossier et ne constitue pas, à ce stade, une conclusion judiciaire.

Profanation et trafic présumé : Les enjeux de l’enquête judiciaire

Les autorités devront maintenant établir les circonstances exactes dans lesquelles les restes ont été retirés de la tombe. Elles devront également déterminer si une profanation de sépulture a été commise, si d’autres personnes ont participé aux faits et si le projet de transport vers Cotonou est avéré.

Il faudra aussi identifier la tombe concernée et vérifier l’existence éventuelle d’autres restes ou objets liés à cette affaire. Ces vérifications permettront au parquet d’orienter la procédure et de retenir, le cas échéant, les qualifications pénales appropriées.

Garde à vue et présentation imminente devant le procureur

S. Hervé et sa belle-mère sont maintenus à la disposition des enquêteurs. Ils se trouvent en garde à vue dans l’attente de leur présentation au procureur. À ce stade, les deux personnes bénéficient de la présomption d’innocence. La décision du parquet déterminera la suite de la procédure, en fonction des déclarations recueillies, des constatations matérielles et des résultats des examens attendus.

Cette affaire rappelle la nécessité de traiter les restes humains dans le strict respect de la loi et de la dignité due aux personnes décédées.