James Boyard, récemment nommé chef de cabinet du ministre haïtien de la Défense, a été kidnappé à Port-au-Prince en compagnie de son épouse et de leur fille de six ans. Attribué au gang Ti Bwa, ce rapt illustre une nouvelle fois l’ampleur de l’insécurité qui continue de plonger Haïti dans une crise sans précédent.
La spirale de violence qui secoue Haïti vient de franchir un nouveau seuil. James Boyard, haut responsable de la sécurité haïtienne et récemment nommé chef de cabinet du ministre de la Défense, a été enlevé à Port-au-Prince avec son épouse et leur fille âgée de six ans, dans une affaire qui met une nouvelle fois en lumière l’emprise croissante des groupes armés sur le pays.
Selon les premières informations des autorités haïtiennes, Christ Roi « Chrisla » Chéry, chef du gang Ti Bwa (l’un des groupes criminels les plus actifs de la capitale), a orchestré l’enlèvement. Les ravisseurs exigent le paiement d’une rançon en échange de la libération des otages, ce qui confirme le caractère mafieux de cette opération.
Un haut responsable de la Défense ciblé par les gangs au cœur de la capitale
L’enlèvement de James Boyard intervient alors que ce dernier venait d’être promu au poste stratégique de chef de cabinet du ministre de la Défense. Sa fonction faisait de lui l’un des principaux responsables de l’appareil sécuritaire du pays.
Le rapt de cette personnalité, accompagné de son épouse et de sa jeune fille, témoigne de la capacité des groupes armés à frapper des cibles de premier plan, y compris au sein des institutions étatiques. Cette affaire soulève de nouvelles inquiétudes quant à la vulnérabilité des responsables publics face à l’expansion du phénomène des enlèvements contre rançon.
Le gang Ti Bwa renforce son emprise criminelle sur Port-au-Prince
Depuis plusieurs années, les groupes criminels étendent progressivement leur influence sur une grande partie du territoire haïtien. Dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince, ils contrôlent les axes routiers, imposent des taxes illégales, organisent des extorsions et terrorisent les populations civiles.
Les enlèvements contre rançon sont devenus l’une des principales sources de financement de ces organisations criminelles, qui exploitent le vide sécuritaire et la fragilité des institutions pour asseoir leur domination.
Cette nouvelle prise d’otages illustre la situation alarmante dans laquelle se trouve le pays, où les gangs sont désormais capables de défier ouvertement les autorités et de paralyser des pans entiers de la vie économique et sociale.
Mission multinationale : Une force internationale appelée à monter en puissance
Face à cette détérioration continue de la situation sécuritaire, les efforts internationaux se poursuivent. Soutenue par l’administration du président américain Donald Trump, la mission multinationale d’appui à la sécurité, déployée pour épauler les forces haïtiennes dans la lutte contre les gangs, devrait progressivement atteindre un effectif de 5 500 hommes.
Les autorités affichent un objectif clair : reprendre le contrôle des zones que dominent les groupes armés et restaurer l’autorité de l’État. Toutefois, malgré les opérations en cours et le renforcement progressif des moyens sur le terrain, les violences continuent de se multiplier, illustrant la complexité du défi sécuritaire qui frappe Haïti.
Violences en Haïti : Un processus électoral fortement compromis
Cette montée de l’insécurité intervient à quelques mois d’échéances électorales particulièrement attendues. Dans un contexte marqué par la violence, les déplacements de populations et la perte de contrôle de plusieurs territoires par les autorités, l’organisation d’élections crédibles apparaît de plus en plus incertaine.
De nombreux observateurs estiment que les conditions sécuritaires actuelles rendent difficile la tenue d’un scrutin transparent et inclusif. L’absence d’une stabilité minimale risque ainsi de compromettre les efforts visant à rétablir un ordre institutionnel durable.
Un État sous pression face à une crise sécuritaire multidimensionnelle
L’enlèvement de James Boyard et de sa famille constitue un nouvel épisode révélateur de la profonde crise que traverse Haïti. Entre expansion des gangs, affaiblissement des institutions et blocage du processus politique, le pays continue de s’enfoncer dans une situation où la restauration de la sécurité apparaît plus que jamais comme une condition indispensable à tout retour à la normalité.
Alors que les initiatives nationales et internationales peinent encore à inverser la tendance, la population haïtienne reste confrontée à une violence quotidienne qui menace aussi bien la stabilité du pays que l’avenir de ses institutions.
Nommé le 15 juin, Marius Adanzounon a officiellement pris ses fonctions à la tête de la Loterie nationale du Bénin (LNB SA) ce mardi 16 juin 2026. Il succède à Gaston Zossou, qui quitte la direction générale après une décennie marquée par la modernisation et le développement de la société d’État.
Une nouvelle page s’ouvre pour la Loterie nationale du Bénin (LNB SA). En effet, la cérémonie officielle de passation de charges entre le directeur général sortant, Gaston Zossou, et son successeur, Marius Adanzounon, s’est déroulée ce mardi au siège de l’entreprise, marquant ainsi la fin d’un cycle de dix années à la tête de l’une des principales sociétés d’État béninoises.
Nommé la veille, lundi 15 juin, le nouveau directeur général a été installé dans ses fonctions dès le lendemain, dans une atmosphère empreinte de reconnaissance et de continuité. Par conséquent, ce changement intervient dans un contexte où la LNB SA poursuit sa transformation et consolide sa place dans le paysage économique national.
LNB SA : Dix années de gestion et de modernisation sous Gaston Zossou
Après une décennie à la tête de la Loterie nationale du Bénin, Gaston Zossou passe le témoin à son successeur avec le sentiment du devoir accompli. Ainsi, au cours de la cérémonie, le directeur général sortant a tenu à mettre en avant la contribution déterminante des collaborateurs de l’entreprise dans les performances enregistrées au fil des années.
« Je voudrais rassurer le nouveau Directeur général sur la qualité des ressources humaines qu’il trouvera au sein de cette maison. Les résultats obtenus sont avant tout le fruit du travail d’une équipe dévouée et déterminée », a déclaré Gaston Zossou.
Par ces propos, le dirigeant sortant a aussi voulu souligner l’importance du capital humain dans les progrès réalisés par la société et transmettre à son successeur une institution forte de son expérience et de ses acquis. En effet, cette mise en valeur du personnel illustre l’impact collectif sur les résultats obtenus.
Marius Adanzounon inscrit son action dans la continuité et l’innovation
Prenant officiellement les commandes de la LNB SA, Marius Adanzounon a salué le travail accompli par son prédécesseur et réaffirmé sa volonté de s’inscrire dans une dynamique de continuité et d’innovation.
« Des jalons importants ont été posés. Ils constituent des bases solides sur lesquelles nous allons nous appuyer pour poursuivre la transformation et conduire la LNB SA vers de nouvelles performances », a-t-il indiqué.
Par conséquent, le nouveau directeur général entend ainsi capitaliser sur les acquis des dix dernières années tout en poursuivant les réformes nécessaires pour renforcer la compétitivité et la modernisation de l’entreprise.
Digitalisation et croissance : Les défis de performance qui attendent la LNB SA
Au-delà de la transition à la tête de la société, cette nomination ouvre une nouvelle phase pour la Loterie nationale du Bénin. En effet, dans un secteur en pleine mutation, marqué par la digitalisation des services et l’évolution des habitudes de consommation, la LNB SA devra poursuivre ses efforts d’adaptation afin de maintenir sa croissance et consolider son rôle dans le financement de l’économie nationale.
Ainsi, la modernisation des offres, l’amélioration des services aux usagers, le renforcement de la gouvernance et la poursuite de la transformation numérique figurent parmi les principaux défis qui attendent la nouvelle équipe dirigeante.
Une transition managériale placée sous le signe de la continuité
Cette passation de service illustre la volonté des autorités béninoises d’assurer une continuité dans la gestion des entreprises publiques stratégiques. En succédant à Gaston Zossou, Marius Adanzounon hérite d’une institution que les responsables ont consolidée au cours de la dernière décennie.
Dès lors, le nouveau directeur général devra désormais préserver ces acquis tout en y apportant sa marque, avec l’ambition de conduire la Loterie nationale du Bénin vers une nouvelle étape de développement et de performance.
Il avait pour mission de neutraliser la cybercriminalité ; il a fini par la monnayer. Lundi 15 juin 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a condamné un agent du commissariat d’Akassato à soixante mois de prison ferme pour avoir libéré, contre 500 000 FCFA, un présumé escroc en ligne interpellé en février. Par ailleurs, une collègue, accusée d’avoir touché sa part du butin, a été relaxée au bénéfice du doute.
Bénin, 16 juin 2026 — C’était une patrouille comme tant d’autres. En février 2026, des agents du commissariat de police d’Akassato interpellent quatre personnes, parmi lesquelles un présumé cybercriminel que ses pairs surnomment « gayman ». Une fois conduit dans les locaux du commissariat, l’homme comprend vite que sa liberté a un prix. Il propose 500 000 FCFA. L’un des policiers chargés du dossier accepte alors.
Un partage de butin à l’insu du commissaire principal d’Akassato
La somme circule ensuite entre plusieurs agents impliqués dans l’affaire, en dehors de toute voie officielle et, surtout, à l’insu du commissaire principal du poste. Le stratagème ne tient cependant pas longtemps : en effet, la supercherie est éventée, et les policiers concernés sont déférés devant la juridiction spécialisée dans la répression des infractions économiques.
Deux versions au prétoire : L’excuse de la tontine face aux juges de la Criet
À l’audience, les deux versions divergent nettement. Le policier identifié comme le principal artisan de la libération monnayée reconnaît les faits. En revanche, sa collègue, elle, plaide non coupable : elle affirme avoir reçu 50 000 FCFA de la main de son collègue, persuadée qu’il s’agissait d’une cotisation de tontine, une pratique courante entre agents du commissariat.
De fait, les relevés téléphoniques versés au dossier accréditent sa version. Rien n’indique qu’elle connaissait l’origine frauduleuse des fonds, qu’elle a restitués dès qu’elle a compris la manœuvre. Le ministère public en tient compte : ainsi, dans ses réquisitions, il demande sa relaxe, et réclame contre son collègue flic cinq ans de prison, dont trois ferme.
Un verdict plus sévère que les réquisitions : La Criet frappe fort
La Criet choisit une ligne plus dure que celle tracée par le parquet. C’est pourquoi elle a condamné le policier principal à 60 mois de prison ferme, sans sursis, assortis d’une amende de 5 millions de FCFA pour abus de fonction. Les juges ont relaxé sa collègue au bénéfice du doute, conformément aux réquisitions du ministère public.
En outre, la Criet reconnaît également coupables deux civils, poursuivis dans le même dossier pour détention et usage de chanvre indien. Chacun écope de 24 mois de prison ferme et d’une amende de 1 million de FCFA. L’ensemble des condamnés dispose désormais de 15 jours pour interjeter appel. En définitive, l’affaire rappelle que la lutte contre la cybercriminalité, érigée en priorité par les autorités béninoises, expose aussi ses propres exécutants à la tentation qu’ils sont censés combattre.
Une nouvelle page s’ouvre à la Loterie nationale du Bénin. Marius Adanzounon prend désormais les rênes de l’entreprise publique à la suite de la démission de Gaston Zossou, qui aura dirigé la société pendant une dizaine d’années. Cette nomination, confirmée ce lundi 15 juin 2026, marque ainsi la fin d’un cycle et l’ouverture d’une phase nouvelle pour la société chargée de l’organisation des jeux de hasard au Bénin.
Succession à la LNB : Marius Adanzounon prend les rênes après l’ère Gaston Zossou
Marius Adanzounon n’est pas un novice dans le monde de l’entreprise. Il a été formé à l’École nationale d’économie appliquée et de management (ENEAM), l’ancienne INE, qui compte parmi les meilleures écoles de gestion du Bénin. Cette formation académique lui a apporté les bases solides en économie et en management nécessaires pour diriger une structure publique stratégique.
Par ailleurs, avant son arrivée à la LNB, il a fait ses preuves à MTN-Bénin en tant que General Manager Customer Experience & Services. Dans ce poste, il a dû gérer l’expérience client et les services de l’un des plus grands opérateurs téléphoniques du pays, dans un environnement exigeant marqué par l’innovation numérique et une concurrence intense.
Les défis de la Loterie Nationale du Bénin face à la transformation numérique
L’arrivée de Marius Adanzounon à la direction de la LNB intervient alors que l’entreprise poursuit ses activités dans un secteur marqué par l’essor des solutions numériques et l’évolution des habitudes de jeu. En effet, les joueurs béninois se tournent progressivement vers les plateformes digitales, et la Loterie nationale doit adapter ses services à cette nouvelle réalité.
Dès lors, cette nomination ouvre une nouvelle phase pour la Loterie nationale du Bénin, avec des attentes fortes quant à la capacité du nouveau directeur général à transformer l’entreprise face aux défis du numérique.
Gouvernance : Quelle feuille de route pour une entreprise à 102 milliards de FCFA ?
Avec cette nomination, Marius Adanzounon prend les commandes d’une structure stratégique du paysage économique national. La Loterie nationale du Bénin affiche un chiffre d’affaires de 102 milliards de francs CFA sur l’année 2024, ce qui la place parmi les entreprises publiques importantes du pays.
Par conséquent, la nomination d’un nouveau directeur général assure la continuité de la gouvernance de l’établissement public et de ses missions, tout en permettant une évolution des pratiques et des orientations stratégiques.
Secteur public-privé : L’ascension d’une nouvelle génération de cadres béninois
Pour l’heure, les contours de la feuille de route de Marius Adanzounon n’ont pas encore été dévoilés publiquement. De même, les autorités n’ont pas encore communiqué sur les orientations qui accompagneront cette transition stratégique.
Dans ce contexte, les acteurs du secteur ainsi que les partenaires de la LNB suivront avec attention les premières orientations qu’il imprimera à la société. Sa capacité à impulser des changements tout en garantissant la stabilité de l’institution sera ainsi mise à l’épreuve dès les premiers mois de son mandat.
Entreprendre au Bénin : un parcours inspirant
Le parcours de Marius Adanzounon illustre la montée d’une nouvelle génération de managers béninois, formés localement mais ayant acquis une expérience significative dans des secteurs dynamiques comme la téléphonie mobile. Son passage de MTN-Bénin à la Loterie nationale montre, par ailleurs, la mobilité des compétences entre le secteur privé et le secteur public.
En outre, cette transition représente une opportunité pour la LNB de bénéficier d’une vision moderne, adaptée aux enjeux du numérique et de l’expérience client, deux domaines dans lesquels Adanzounon a déjà démontré son expertise.
L’avenir de la Loterie nationale entre ses mains
La désignation de Marius Adanzounon ouvre une nouvelle phase pour la Loterie nationale du Bénin. Son arrivée intervient dans un contexte où l’entreprise doit s’adapter aux transformations rapides du secteur des jeux et de la loterie, tout en conservant sa mission de service public.
Désormais, les Béninois attendent de voir comment le nouveau directeur général entend transformer l’institution, en particulier dans ses relations avec les joueurs et dans son adaptation aux nouvelles technologies.
Abidjan, 15 juin 2026 — Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la stratégie de transformation numérique de la Côte d’Ivoire. En effet , le gouvernement ivoirien a donné son accord à Starlink Network CIV pour le déploiement de ses services d’internet fixe par satellite sur l’ensemble du territoire national. L’annonce, faite par le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Djibril Ouattara, lors de l’émission « Gouv’Talk », ouvre la voie à une commercialisation des offres dès juillet 2026.
Côte d’Ivoire : Starlink obtient le feu vert pour l’internet par satellite
avec cette décision, la Côte d’Ivoire devient l’un des nouveaux marchés africains conquis par l’opérateur satellitaire d’Elon Musk. Une arrivée particulièrement attendue dans les zones où les infrastructures terrestres peinent encore à garantir une connexion stable. À ce titre, villages isolés, établissements scolaires et centres de santé figurent parmi les premiers bénéficiaires visés par cette nouvelle technologie.
Un cadre réglementaire strict : L’ARTCI impose une phase d’essai de 12 mois
Pour l’heure, l’autorisation accordée à Starlink reste provisoire. Le gouvernement a opté pour une phase d’essai de douze mois, matérialisée par un arrêté ministériel. Cette période cruciale permettra d’évaluer l’activité de l’opérateur avant la délivrance d’une licence définitive, dont le coût sera déterminé en fonction des revenus générés. Une approche qui vise également à préserver l’équilibre concurrentiel avec les acteurs déjà présents sur le marché ivoirien des télécommunications.
Sur le plan réglementaire, le dossier Starlink s’inscrit dans la continuité des dispositions prises depuis juillet 2025. L’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) avait alors accordé une première autorisation provisoire, en attendant l’attribution d’une licence individuelle de catégorie C1C. Par ailleurs, l’opérateur devra se conformer aux obligations classiques, notamment en matière de redevances liées à l’utilisation des fréquences.
En outre, le dispositif technique retenu traduit également les préoccupations des autorités en matière de souveraineté numérique. Starlink exploitera les bandes de fréquences Ka et V à travers des systèmes radio à définition logicielle. Un mécanisme qui permettra à l’ARTCI d’assurer un contrôle permanent et, si nécessaire, de désactiver certaines fréquences à distance.
Réduction de la fracture numérique : Un enjeu de taille pour le pays
L’enjeu est considérable. À la fin de l’année 2025, le taux de pénétration de l’internet en Côte d’Ivoire était estimé à 40,7 %, laissant encore une partie importante de la population éloignée des services numériques. Dès lors, en misant sur la technologie satellitaire, les autorités espèrent réduire cette fracture et accélérer l’accès au numérique dans les régions les moins desservies.
Avec cette ouverture, la Côte d’Ivoire rejoint le Nigeria, le Rwanda, la Zambie, le Kenya et la République du Congo parmi les pays africains ayant autorisé l’exploitation des services de Starlink. La société américaine est désormais présente dans 27 pays du continent.
Après Starlink, la Côte d’Ivoire annonce le lancement officiel de la 5G
Mais le gouvernement ne compte pas s’arrêter là. Profitant de cette annonce, le ministre Djibril Ouattara a confirmé le lancement de la 5G à partir de juillet 2026. Les villes de plus de 25 000 habitants seront les premières concernées, les opérateurs télécoms ayant déjà procédé aux adaptations nécessaires de leurs infrastructures.
À plus long terme, les autorités affichent des ambitions plus larges. L’extension du réseau GSM devrait toucher, dès l’année prochaine, 300 localités de plus de 800 habitants, tandis que le déploiement de la fibre optique se poursuit dans une quarantaine de villes. Déjà, les experts évaluent le taux de couverture du territoire en services internet, toutes technologies confondues, à près de 95 %.
En définitive, entre internet par satellite, fibre optique et 5G, la Côte d’Ivoire accélère ainsi sa mue numérique, avec l’objectif affiché de connecter davantage de citoyens et de réduire les disparités d’accès aux technologies sur l’ensemble du territoire.
Cotonou, 15 juin 2026 — Dès les premières heures de ce lundi, l’effervescence était perceptible devant les centres de composition. En effet, convocations à la main, stylos soigneusement rangés et visages marqués à la fois par l’espoir et l’appréhension, les candidats au Baccalauréat, session unique de juin 2026, ont pris place pour le coup d’envoi des épreuves écrites qui se poursuivent sur toute l’étendue du territoire national.
77 101 candidats en quête du premier diplôme universitaire
Cette année, ils sont exactement 77 101 candidats répartis dans 140 centres de composition engagés dans cet examen qui marque la fin du cycle secondaire et conditionne l’accès aux études supérieures. Il s’agit d’un rendez-vous majeur pour des milliers de jeunes dont plusieurs années d’efforts se jouent au fil des différentes épreuves programmées au cours des prochains jours.
Le lancement officiel s’est déroulé dans la matinée au Lycée Technique d’Amitié Sino-Béninoise d’Akassato, en présence du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Clément Kouchadé, et de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sèdami Mèdégan Fagla. Le préfet de l’Atlantique, Raphaël Akotègnon, ainsi que plusieurs autorités politico-administratives et responsables du secteur éducatif ont également pris part à la cérémonie.
Après avoir effectué une tournée méthodique dans plusieurs salles de composition, les autorités ont constaté le démarrage effectif des épreuves et la mise en place des dispositifs destinés à garantir leur bon déroulement. Elles ont, à cette occasion, adressé des messages d’encouragement aux candidats, les invitant à composer avec sérénité, confiance et discipline.
En prenant la parole, le ministre Clément Kouchadé a rappelé que le Baccalauréat constitue une étape décisive dans le parcours scolaire des apprenants. C’est pourquoi il a exhorté les candidats à s’appuyer sur les connaissances acquises tout au long de l’année et à privilégier le mérite, en rejetant toute tentative de fraude.
Dans la même dynamique, la ministre Sèdami Mèdégan Fagla a souligné que cet examen ouvre les portes de l’enseignement supérieur et représente un moment déterminant pour l’avenir professionnel des candidats. Elle les a aussi encouragés à donner le meilleur d’eux-mêmes afin de concrétiser leurs ambitions.
Parallèlement, sur le terrain, surveillants, chefs de centres et autres acteurs mobilisés veillent au respect des règles et à la bonne conduite des opérations. À cet effet, l’ensemble du corps d’encadrement a reçu des directives claires pour faire preuve de rigueur, de professionnalisme et d’une impartialité totale, conditions sine qua non pour préserver la crédibilité de ce diplôme national.
Alors que les premières épreuves ont déjà commencé à livrer leurs verdicts, la session 2026 du Baccalauréat poursuit son cours dans les différents départements du pays. Ainsi, pendant plusieurs jours encore, plus de 77 000 candidats tenteront de franchir cette étape décisive, avec en ligne de mire l’université et les perspectives qu’elle ouvre pour leur avenir.
Nigeria, 12 juin 2026 – Les unités de la Force opérationnelle interarmées Nord-Est, engagées dans l’opération HADIN KAI, ont mené une opération ciblée dans le gouvernement local de Magumeri, État de Borno, aboutissant à l’arrestation de cinq individus suspectés d’appartenir à un réseau d’enlèvements. L’intervention, planifiée à partir de renseignements fiables, visait un corridor fréquemment emprunté par des éléments criminels qui terrorisent les populations locales.
Saisies d’armes et affaiblissement du réseau
Au terme de l’opération, les troupes ont mis hors d’état de nuire cinq hommes et ont saisi deux fusils d’assaut de type AK-47 ainsi que des chargeurs et munitions. Cette récupération prive le groupe présumé d’un matériel offensif important et limite sa capacité à commettre de nouvelles exactions dans la région.
Les premières investigations établissent des liens entre les personnes appréhendées et plusieurs enlèvements et autres actes criminels observés dans différentes zones de l’État de Borno. Placés en garde à vue, les suspects collaborent avec les services de sécurité, qui cherchent désormais à remonter la chaîne du réseau et à interpeller d’éventuels complices.
Un engagement militaire réaffirmé
Les autorités militaires ont salué cette opération comme la preuve d’une volonté constante de lutter contre le terrorisme et les groupes criminels qui mettent en péril la sécurité des civils. Selon elles, ces actions offensives et préventives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à rétablir et préserver la paix et la stabilité dans le Nord-Est.
Les observateurs notent que de telles opérations, conjuguées à un travail de renseignement soutenu, peuvent significativement affaiblir les réseaux criminels à court terme. Reste à suivre l’effet à long terme sur la sécurité des communautés affectées et la capacité des autorités à traduire en justice les personnes arrêtées.
C’est un soir historique pour le football américain. Ce vendredi 12 juin 2026, l’équipe nationale masculine des États-Unis débute sa participation à la Coupe du monde 2026 face au Paraguay, au Los Angeles Stadium (SoFi Stadium, Inglewood). Le match se joue à 01 h 00 GMT (18 h 00 heure locale).
Il ne s’agit pas du coup d’envoi officiel du tournoi — celui-ci a été donné le 11 juin au stade Azteca de Mexico avec le match Mexique – Afrique du Sud —, mais c’est bien le premier match de la Team USA, cohôte de l’édition, et donc un rendez-vous symbolique pour le football sur son territoire.
Une poule à quatre ambitions : Turcs, Australiens et Paraguayens sur la piste
Le groupe D rassemble, outre les États-Unis et le Paraguay, l’Australie et la Turquie. Chaque adversaire vise à bousculer le plan de Mauricio Pochettino, qui a affiché sans retenue l’ambition de remporter le Mondial à domicile. Après le Paraguay, les Stars and Stripes affronteront la Turquie puis l’Australie avant d’envisager les seizièmes de finale.
L’entraîneur argentin de 54 ans, qui dirige sa première sélection nationale, a misé sur un groupe de 26 joueurs mêlant expérience et jeunesse. À la pointe de l’attaque, Christian Pulisic, le capitaine aux 70 sélections, a mis fin à sa disette en trouvant le chemin des filets lors de la victoire 3-2 contre le Sénégal le 30 mai à Charlotte. Folarin Balogun avait également marqué lors de cette rencontre. Tim Ream (55 sélections) et Weston McKennie (55 sélections) apportent solidité et profondeur à l’effectif.
L’infrastructure « Infinity Screen » : le stade comme scène
Le Los Angeles Stadium, anciennement SoFi Stadium, est un colosse de 5,5 milliards de dollars. Il se distingue par sa canopée translucide en ETFE laissant passer la lumière naturelle et par son immense écran Infinity 4K HDR à double face suspendu au-dessus du terrain. Pour les grands matchs, les tarifs des billets oscillent entre 120 et 210 euros en tribunes arrière, entre 210 et 340 euros en tribunes latérales et entre 350 et plus de 800 euros en loges VIP, selon les emplacements.
Le match d’ouverture des États-Unis s’inscrit dans le cadre du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance américaine, une célébration nationale qui amplifie l’ambiance autour de la Team USA. Le message de Pochettino est clair : « Tout est réuni pour obtenir une énergie positive et tenter ce que la Corée du Sud et le Maroc ont réussi » en 2002 et en 2022.
Un premier test grandeur nature pour la Team USA
Les observateurs attendent trois éléments ce soir : le rythme d’entrée des États-Unis, la solidité du duo défensif et la capacité de Pulisic à exploiter les espaces en contre-attaque. Le Paraguay ne sera pas un adversaire passif. Cependant , son dernier affrontement contre les États-Unis, en novembre 2025, s’était soldé par une victoire américaine 2-1, un souvenir que les Paraguayens voudront effacer.
Ce soir, le groupe D s’ouvre sur un choc symbolique entre le pays hôte et un adversaire coriace, dans un stade d’exception. L’Amérique du football peut commencer son récit : l’axiome de Pochettino, selon lequel il s’agit du « plus beau sport au monde », sera une nouvelle fois mis à l’épreuve.
L’American Excellence est en démonstration alors que les États-Unis célèbrent leur 250ᵉ anniversaire d’indépendance. La Team USA ouvre son tournoi et le monde entier observe ce que la génération dorée de Pulisic, McKennie et Adams est capable de réaliser sur la scène mondiale, à domicile.
Quelques semaines après son accession à la magistrature suprême, le président béninois Romuald Wadagni imprime déjà sa méthode. Réuni ce vendredi 12 juin 2026 avec les ministres conseillers rattachés à la Présidence de la République, le chef de l’État a délivré un message axé sur le sens du devoir, l’exemplarité et la proximité avec les populations.
Au cours de cette rencontre, le président a insisté sur ce qu’il considère comme le fondement même de l’action publique : servir exclusivement les intérêts du pays et de ses citoyens. « Nous ne sommes ici que pour servir le Bénin et les Béninois », a-t-il rappelé à ses collaborateurs.
Le temps de l’action après celui de la campagne
Face à ses conseillers, Romuald Wadagni a tenu à marquer une rupture entre les enjeux électoraux et les responsabilités du pouvoir. Selon lui, la période des campagnes appartient désormais au passé et l’heure est venue de se consacrer entièrement aux attentes des populations.
Le chef de l’État a notamment mis l’accent sur la nécessité d’assurer une cohérence constante entre les engagements pris et les actions menées. Il a également appelé ses collaborateurs à accorder une attention particulière aux couches les plus vulnérables et à mieux expliquer aux citoyens les politiques publiques mises en œuvre par le gouvernement.
« Aujourd’hui, seul le Bénin compte. La confiance du peuple est une responsabilité. Le pouvoir que nous exerçons nous est délégué par la Nation et doit être mis à son service », a déclaré le président de la République.
Un appel à dépasser les considérations régionales
Au-delà des questions de gouvernance, Romuald Wadagni a exhorté les ministres conseillers à adopter une vision nationale dans l’exercice de leurs fonctions. Il leur a rappelé qu’ils n’avaient pas vocation à représenter des régions, des communautés ou des intérêts particuliers, mais qu’ils devaient œuvrer pour l’ensemble du peuple béninois.
Le président a également insisté sur l’exemplarité que requiert l’exercice des responsabilités publiques, estimant que les attentes placées dans les institutions exigent un engagement sans faille et une conduite irréprochable.
« Le Bénin d’abord. Toujours »
À travers cette première séance de travail avec ses ministres conseillers, Romuald Wadagni semble vouloir imprimer sa marque et instaurer une culture de résultats au sein de son entourage immédiat. L’accent mis sur le service public, la responsabilité et la proximité avec les citoyens traduit la volonté du nouveau chef de l’État de placer l’action gouvernementale sous le signe de l’efficacité et de la redevabilité.
Avant de clore la rencontre, le président a résumé sa vision en une formule devenue le fil conducteur de son intervention : « Le Bénin d’abord. Toujours. » Cette réunion intervient alors que le nouveau pouvoir s’emploie à mettre en place ses équipes et à décliner les priorités qui devront guider son action au cours des prochaines années.
Le retour des grandes compétitions internationales à Cotonou se précise. Engagée dans un vaste processus de modernisation de ses infrastructures sportives, la Fédération Béninoise de Football (FBF) a effectué une nouvelle visite de terrain sur le chantier de réfection du Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux.
Conduite par le premier vice-président de la FBF, Francis Koto Gbian, la délégation a parcouru les différents compartiments de l’enceinte sportive en compagnie du directeur général de l’Office de Gestion des Stades ainsi que du directeur des Infrastructures sportives du ministère des Sports.
Cette mission de suivi avait pour principal objectif de vérifier la conformité des aménagements en cours avec les recommandations formulées par la Confédération africaine de football (CAF) lors de précédentes inspections. Au fil de la visite, les responsables ont examiné les différents espaces concernés par les travaux de réhabilitation afin de s’assurer que les équipes sur le chantier prennent effectivement en compte les corrections nécessaires.
Selon les constats effectués sur place, l’évolution du chantier est jugée satisfaisante. Les travaux enregistrent des avancées significatives et laissent entrevoir une remise aux normes progressive de cette infrastructure emblématique du sport béninois.
Malgré cette appréciation positive, la délégation de la Fédération béninoise de football a formulé plusieurs observations techniques destinées à renforcer la conformité de l’ouvrage aux exigences internationales.
Face à ces recommandations, le bureau de contrôle, l’architecte chargé du projet ainsi que le représentant de la Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT) présent sur le chantier ont assuré qu’ils les intégreront dans la poursuite des travaux. L’objectif affiché est de livrer une enceinte que la CAF et la FIFA homologueront pleinement selon leurs standards.
À travers cette visite, la FBF réaffirme sa volonté de suivre de près l’exécution des travaux et de veiller à ce que le Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou retrouve son rang parmi les infrastructures sportives de référence sur le continent. Un enjeu majeur pour le football béninois, qui aspire à accueillir de nouveau des rencontres internationales sur son sol.