Cotonou : la CEDEAO muscle sa régulation économique

Et si la concurrence devenait le moteur d’une croissance plus équitable en Afrique de l’Ouest ? À Cotonou, les États membres de la CEDEAO posent les jalons d’un marché régional renforcé, entre régulation, innovation et souveraineté économique.

 

La capitale béninoise est, depuis le mardi 23 septembre, l’épicentre d’un rendez-vous crucial pour l’avenir économique de la région. Elle accueille la 11ᵉ réunion du Comité consultatif de la concurrence (CCC) de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Réunis au siège de l’Agence Régionale de Régulation de la Concurrence (ARCC/ERCA) jusqu’au vendredi 26 septembre, les experts des 15 États membres débattent des défis posés par la mondialisation et les pratiques anticoncurrentielles. Ainsi, au milieu des analyses pointues, se dessine l’avenir d’une région économique unie, où la protection des consommateurs n’est plus un vœu pieux, mais un pilier tangible du développement.

Une mobilisation d’experts pour une zone économique plus cohérente au sein de la CEDEAO

 

Présidée par Émilie Tiboute Sama, Directrice Adjointe de Cabinet au ministère de l’Industrie et du Commerce du Bénin, la cérémonie d’ouverture a réuni une constellation de personnes issues du monde de l’économie et du commerce. À ses côtés, Siméon Koffi, Directeur Exécutif de l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO (ARCC), le Dr Tabe Talime, président du CCC, et Amadou Diongue, Représentant résident de la CEDEAO au Bénin, ont tous souligné l’importance de l’événement.

Par ailleurs, dans un Bénin qui accélère ses réformes, comme en témoigne l’adoption récente d’une loi créant l’Autorité nationale de la concurrence, Mme Tiboute Sama a martelé l’urgence d’harmoniser les politiques nationales avec le règlement communautaire. Elle a d’ailleurs déclaré que l’objectif est de

« bâtir une zone économique cohérente, où les règles du jeu sont claires, prévisibles et appliquées équitablement ».

L’ARCC, un rempart contre les pratiques anticoncurrentielles

 

L’ARCC, institution clé de la CEDEAO, joue un rôle central dans la surveillance des activités commerciales et la promotion de l’efficacité des marchés. Créée en 2007, elle dispose de pouvoirs d’enquête et de décision exclusifs, notamment pour contrôler les concentrations économiques transfrontalières, un levier essentiel contre les abus de position dominante qui freinent l’intégration régionale.

En ce sens, dans son intervention, Siméon Koffi a salué les progrès accomplis, tout en soulignant les défis persistants tels que l’omniprésence de l’économie informelle, les pratiques anticoncurrentielles, la corruption et les disparités institutionnelles.

Pour lui, « seule une coopération renforcée permettra d’ancrer une véritable culture de la concurrence ».

Vers des actions concrètes pour une économie juste et forte au sein de la CEDEAO

 

Le Dr Tabe Talime a, pour sa part, rappelé le mandat du CCC qui est d’élaborer et de suivre les politiques communautaires. Il a notamment évoqué une étude en cours sur le marché du ciment – un secteur vital souvent miné par les ententes illicites. Quant à Amadou Diongue, il a recentré le débat, insistant sur la nécessité d’aller au-delà des diagnostics pour mettre en œuvre des actions concrètes.

« Bâtir une région où la concurrence devient un levier de croissance et un instrument de protection des consommateurs », a-t-il résumé.

Dès lors, au cours de ces quatre jours, les participants, économistes, juristes et décideurs, échangent leurs expériences et évaluent les réformes nationales. Les discussions portent sur la traque des ententes illicites, le contrôle des fusions et la mise en place d’une culture de la concurrence ancrée dans les réalités locales.

Un avenir plus prospère pour le consommateur ouest-africain

Cette réunion à Cotonou pourrait catalyser une vague de réformes essentielles pour la région. Tandis que l’Afrique de l’Ouest, avec ses 400 millions d’habitants, fait face à une concurrence mondiale féroce, ces discussions ne sont pas de simples formalités. Au contraire, elles tracent la feuille de route d’un marché unique plus résilient, où les petites et moyennes entreprises (PME) peuvent rivaliser à armes égales et où le consommateur retrouve sa place centrale. En conséquence, pour les citoyens d’Abidjan à Dakar, de Lagos à Bamako, c’est la promesse d’un quotidien plus juste : des prix maîtrisés, des choix élargis et une croissance qui profite à tous.

En somme, si les résolutions adoptées – attendues pour vendredi – se concrétisent, elles pourraient stimuler une croissance inclusive, inhiber l’exode économique et améliorer la capacité de résistance aux crises mondiales.

Cette 11e réunion du CCC n’est pas qu’un simple forum technique : c’est un signal fort que l’Afrique de l’Ouest s’engage dans la coopération pour transformer ses défis en opportunités. Ces résolutions annoncent-elle le début d’une nouvelle ère de prospérité pour le marché unique ouest-africain ?

PAC – UAC : le Bénin forme ses capitaines du futur

Et si l’avenir du Bénin se jouait entre les quais du port et les amphithéâtres de l’UAC ? Grâce à un partenariat stratégique entre PAC – UAC, le pays mise sur ses talents pour réinventer la logistique maritime.

 

Cotonou, 24 septembre 2025 – Dans les entrailles bouillonnantes du Port Autonome de Cotonou (PAC), où chaque conteneur raconte une odyssée transcontinentale, un accord discret pourrait bien redessiner les contours de l’économie béninoise. En effet, le 16 septembre dernier, sous le sceau d’une cérémonie empreinte de vision prospective, le PAC – ce mastodonte qui draine plus de 90 % des échanges extérieurs du pays et injecte plus de 60 % dans son PIB – a scellé un partenariat stratégique avec l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), fleuron de l’enseignement supérieur ouest-africain. Loin d’être une alliance fortuite, cet accord se veut un levier audacieux pour propulser les talents locaux vers les horizons d’un secteur maritime en pleine mutation, à l’heure où le Bénin ambitionne de devenir un hub logistique incontournable de la Côte atlantique.

PAC – UAC : former les futurs experts de la logistique verte

 

Signée dans un climat de confiance mutuelle, cette convention s’inscrit au cœur de la stratégie d’ouverture du PAC, qui vise à valoriser les compétences endogènes tout en favorisant une gouvernance durable. Les deux institutions, représentées par leurs dirigeants respectifs, ont ainsi posé les bases d’une collaboration multidimensionnelle. Pour commencer, il s’agit de la formation des futurs experts : des programmes conjoints verront le jour pour former une génération de professionnels aguerris, capables de naviguer dans les complexités du commerce portuaire, de la logistique verte à la cybersécurité maritime. Imaginez des étudiants de l’UAC, ces cerveaux vifs d’Abomey-Calavi, immergés dans les simulations de gestion de trafic conteneurisé – un tremplin direct vers l’emploi dans un secteur qui emploie des milliers et irrigue l’économie nationale.

PAC et UAC scellent une alliance inédite pour former les experts de demain. En effet, cette collaboration vise à renforcer la souveraineté
© PAC et UAC scellent une alliance inédite pour former les experts de demain. En effet, cette collaboration vise à renforcer la souveraineté

Le port de Cotonou mise sur l’innovation locale

 

Au-delà de la pédagogie, ce partenariat déploie ses voiles vers l’innovation pure. Des projets de recherche conjoints émergeront, focalisés sur des solutions sur mesure : optimisation des chaînes d’approvisionnement face aux aléas climatiques, technologies numériques pour une traçabilité accrue des cargaisons, ou encore protocoles environnementaux pour atténuer l’empreinte carbone du port, un enjeu majeur pour une autonomie financière préservée. En somme, ces initiatives ne sont pas des abstractions académiques ; elles sont les fondations d’un PAC résilient, adapté aux réalités d’un Golfe de Guinée en ébullition. Cet accord consolide ainsi l’engagement du port en faveur d’un développement durable – de la réduction des émissions à la promotion d’une économie circulaire.

PAC et UAC scellent une alliance inédite pour former les experts de demain. En effet, cette collaboration vise à renforcer la souveraineté
© PAC et UAC scellent une alliance inédite pour former les experts de demain. En effet, cette collaboration vise à renforcer la souveraineté

PAC – UAC : une alliance pour l’autonomie et la souveraineté économique

 

Ce rapprochement entre le PAC et l’UAC transcende les couloirs feutrés des négociations : il symbolise un Bénin qui refuse la dépendance aux expertises exogènes pour miser sur son vivier humain. À une époque où les ports africains rivalisent pour capter les flux mondiaux, du soja brésilien aux minerais australiens, cette alliance pourrait catalyser une vague d’emplois qualifiés, d’innovations locales et de croissance inclusive.

En somme, le succès de cette collaboration sera scruté de près par toute la sous-région. Si elle porte ses fruits, elle pourrait bien servir de modèle pour d’autres ports africains, prouvant que l’indépendance économique passe aussi par l’investissement dans ses propres forces vives. Le Bénin pourrait-il ainsi redéfinir les règles du jeu maritime et logistique sur le continent ? L’avenir du port, de l’université, et de la nation tout entière, se joue ici.

Assurance auto : le Bénin passe au clic

Et si l’assurance automobile devenait aussi fluide qu’un clic sur votre écran ? Grâce à la digitalisation lancée par l’ASA Bénin, le secteur entre dans une nouvelle ère, entre rigueur, transparence et innovation.

 

Cotonou, 24 septembre 2025 – Et si un simple clic sur votre smartphone pouvait transformer le cauchemar d’un sinistre automobile en formalité fluide ? Hier, mardi, dans les salons feutrés d’un hôtel cotonois, l’Association des Sociétés d’Assurances du Bénin (ASA Bénin) a levé le voile sur une révolution discrète mais profonde : le lancement officiel de la digitalisation de l’assurance automobile.

Ce n’est pas qu’une simple mise à jour technique ; c’est un pari audacieux pour propulser le secteur, aligné sur l’élan gouvernemental de dématérialisation qui refuse de laisser le Bénin sur le quai de la révolution numérique. À l’heure où les routes béninoises bruissent d’une mobilité accrue, cette plateforme mutualisée promet de sécuriser les souscriptions, d’accélérer les déclarations de sinistres et de bannir les arcanes bureaucratiques qui freinent trop souvent les automobilistes lambda.

Assurance auto : une volonté collective pour une expérience client réinventée

 

Sous les projecteurs d’une cérémonie professionnelle, où se côtoyaient représentants des compagnies adhérentes et partenaires comme Proxym, Hervé Tchiakpè, président de l’ASA Bénin, a planté le décor avec une éloquence mesurée.

« Nous posons aujourd’hui une pierre structurante pour l’avenir de l’assurance automobile au Bénin. Ce projet est le fruit d’une volonté commune de moderniser le secteur, d’améliorer l’expérience client, de lutter contre la fraude, d’accélérer la gestion des sinistres et de garantir une meilleure conformité réglementaire, témoignant ainsi de notre capacité à nous adapter aux évolutions de notre environnement », a-t-il déclaré, sous les ovations d’une salle conquise.

En effet, cette initiative, fruit d’une collaboration inter-compagnies, matérialise une gouvernance vertueuse, impulsée par le gouvernement pour fluidifier les services publics et privés, tout en luttant contre les fraudes qui gangrènent encore le secteur.

L’ASA Bénin révolutionne l’assurance automobile avec une plateforme mutualisée qui simplifie les sinistres, sécurise les données
© L’ASA Bénin révolutionne l’assurance automobile avec une plateforme mutualisée qui simplifie les sinistres, sécurise les données

Assurance auto : quatre piliers stratégiques pour un marché assaini

 

Au cœur de cette plateforme dématérialisée, quatre piliers stratégiques se dressent comme des garde-fous contre l’obsolescence.

  • D’abord, l’intégration de la conformité dès la conception, pour un respect scrupuleux des normes réglementaires.
  • Ensuite, la traque impitoyable des mauvaises pratiques : traçabilité totale, réduction des doublons et des fraudes, pour un marché plus sain et équitable.
  • Troisièmement, l’élévation de la qualité des services, avec des souscriptions et règlements de sinistres expédiés en un temps record, fiables et transparents.
  • Enfin, une efficience collective via la mutualisation des infrastructures : sécurité renforcée, coûts maîtrisés, et une liberté créative laissée à chaque assureur pour innover et personnaliser l’expérience utilisateur.

Alfred Kpemavo, président du comité de pilotage, a insisté sur cette approche méthodique : « Nous nous évertuons à conduire ce projet avec méthode, discipline, rigueur et surtout professionnalisme, compte tenu de son importance et des impacts attendus sur le marché. »

L’ASA Bénin révolutionne l’assurance automobile avec une plateforme mutualisée qui simplifie les sinistres, sécurise les données
© L’ASA Bénin révolutionne l’assurance automobile avec une plateforme mutualisée qui simplifie les sinistres, sécurise les données

Une révolution numérique globale, de l’auto à la santé

 

Ce lancement s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique au Bénin. À peine cinq jours plus tôt, le 18 septembre, l’ASA Bénin avait dévoilé son projet de digitalisation de l’assurance santé : une plateforme web qui fluidifie les échanges entre assureurs et prestataires médicaux, introduit les ordonnances numériques valables en pharmacies partenaires, gère les dossiers en temps réel et offre un suivi instantané des remboursements.

Ces innovations, notamment la communication directe entre acteurs et les statistiques fiables, visent à raccourcir les délais de prise en charge et à humaniser l’accès aux soins, prouvant que le secteur des assurances béninoises n’hésite pas à accélérer le pas face aux défis post-pandémie.

Le Bénin, terre de numérique et de pragmatisme

 

Pour le grand public, ce conducteur pressé de Cotonou ou ce jeune entrepreneur d’Abomey-Calavi, cette digitalisation est la promesse d’un quotidien allégé, où l’assurance rime avec simplicité plutôt qu’avec sables mouvants administratifs. À l’aube d’une ère où le numérique redessine les contours de l’économie béninoise, l’ASA Bénin pose les jalons d’un secteur résilient et inclusif. Le futur de l’assurance auto est là, à portée de clic.

Ainsi, le Bénin montre qu’il peut transformer les défis en opportunités grâce au numérique. Mais au-delà de cette innovation, le véritable enjeu réside dans sa capacité à maintenir cet élan. Le pays sera-t-il capable de généraliser ces pratiques à l’ensemble de son économie tout en garantissant la cybersécurité des données et en réduisant la fracture numérique ? L’ambition est là, il reste maintenant à consolider le socle pour que l’édifice ne s’effondre pas sous le poids de son succès.

« 3 Cold Dishes » : le Bénin joue sa carte cinéma

Le Bénin entre en scène avec panache, transformé en décor vibrant pour le thriller panafricain « 3 Cold Dishes ». Grâce à Burna Boy et une stratégie culturelle audacieuse, le pays s’impose comme la nouvelle star du cinéma africain.

 

Cotonou, 24 septembre 2025 – Et si, vos prochaines vacances rimaient avec suspense haletant, entre un thriller panafricain et des décors dignes d’un blockbuster ? Le Bénin n’hésite plus à jouer les stars : en effet, avec la bande-annonce explosive de « 3 Cold Dishes », le pays se métamorphose en plateau de tournage géant, sous l’égide de la superstar Burna Boy.  Un coup de maître qui fait déjà vibrer les réseaux sociaux, à quelques jours de la première mondiale à Londres.

 

« 3 Cold Dishes » : le Bénin en décor de cinéma, de Ganvié à Grand-Popo

 

Oubliez les clichés poussiéreux. Désormais, imaginez des héroïnes vengeresses glissant entre les racines tortueuses des mangroves d’Adounko, ou un duel tendu sous la statue imposante de l’Amazone à Cotonou. Réalisé par Oluseyi Asurf et écrit par Tomi Adesina, ce thriller haletant suit trois femmes brisées par la trahison, forcées en esclavage sexuel, qui ourdissent une revanche impitoyable. Par ailleurs, avec un casting étincelant (Osas Ighodaro, Wale Ojo, Ruby Akubeze en tête), le film déploie ses scènes épiques de Ganvié, la « Venise de l’Afrique » aux maisons sur pilotis, jusqu’aux plages mystiques de Grand-Popo, en passant par Porto-Novo et Calavi. Ainsi, tourné en partie au Bénin, il transforme ces joyaux en aimants pour les cinéastes du monde entier.

Burna Boy, l’African Giant qui voit en grand

À ce titre, Burna Boy, l’African Giant en personne, signe ici sa première incursion magistrale en tant que producteur exécutif, aux côtés de sa mère Bose Ogulu et du Béninois Dansou Martial en co-producteur. De ce fait, la bande-annonce, mise en ligne, cumule déjà des millions de vues. Prévu en salles le 7 novembre, avec une avant-première mondiale le 3 octobre à l’Indigo de Londres – où le streamer Shank animera le tapis rouge –, ce projet panafricain, tourné au Nigeria, au Bénin et en Côte d’Ivoire, n’est pas qu’un film : c’est aussi une déclaration d’amour au continent.

 

Le Bureau de Tournage, l’arme secrète du Bénin pour le soft power

 

Du côté du gouvernement béninois, c’est pourquoi l’euphorie est palpable. À travers l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), on célèbre cette vitrine qui propulse le pays comme destination phare pour les productions internationales. En ce sens, « Le Bénin est prêt à accueillir le monde et à offrir des décors uniques pour les plus grandes histoires du cinéma », tonne William Codjo, Directeur Général de l’ADAC, dans un appel du pied irrésistible. De surcroît, pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, l’agence prépare un atout maître : le Bureau de Tournage. Ce guichet unique simplifiera les autorisations, la logistique et les partenariats pour les équipes du monde entier, transformant la culture en machine à emplois, tourisme et rayonnement.

 

« 3 Cold Dishes » : un Bénin scripté pour le succès international

En cette rentrée automnale, alors que l’Afrique brille aux yeux du globe, cette initiative stratégique tombe à pic. Le Bénin, déjà boosté par sa marque-pays « Un Monde de Splendeurs », vise un boom : plus d’emplois pour les talents locaux, un afflux de touristes cinéphiles, et un soft power qui rivalise avec Nollywood. En effet, imaginez : des festivals à Ganvié, des masterclass sous pilotis, et votre ville natale en toile de fond d’un Oscar africain. Le Bénin ne tourne plus autour du pot : désormais, il devient le script gagnant.

En conséquence, le succès de « 3 Cold Dishes » pourrait bien n’être que le prélude à une nouvelle ère pour l’industrie cinématographique et touristique du pays. Reste à voir si cette dynamique se pérennisera et si le Bénin parviendra à transformer l’essai pour s’imposer durablement comme le hub créatif de l’Afrique de l’Ouest. Le clap début vient d’être donné.

Porto-Novo : Talon inspecte le futur siège du Parlement

À Porto-Novo, le président Talon transforme une visite de chantier en manifeste républicain, révélant un Bénin qui bâtit sa démocratie dans le béton et la lumière.

 

Porto-Novo, 24 septembre 2025 – Au sommet d’un squelette de pierre et d’acier qui défie déjà l’horizon de Porto-Novo, la capitale historique du Bénin, un regard présidentiel scrute l’infini. En effet, sous un soleil zénithal qui dore les échafaudages, le président Patrice Talon a gravi les étages naissants du nouveau siège de l’Assemblée nationale, transformant une simple inspection en un manifeste architectural. Loin des discours protocolaires, cette visite de plus de deux heures, véritable ballet minutieux entre béton et vision, révèle un Bénin en pleine métamorphose, où la pierre porte les ambitions d’une démocratie moderne et souveraine.

Porto-Novo : une immersion présidentielle dans un projet pharaonique

 

Flanqué d’un cortège d’envergure, le président s’est immergé dans les entrailles du projet, guidé par l’honorable Louis Gbèhounou Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, M. Didier José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, et M. Charlemagne Yankoty, maire de Porto-Novo. À leurs côtés, les architectes et ingénieurs des entreprises phares, notamment Koffi & Diabaté, JET Contractor, KERE Architecture, opérant sous la houlette de la Société SimAU Bénin SA en tant que maître d’ouvrage délégué, ont dévoilé les secrets d’un édifice conçu pour l’éternité. Lancés en avril 2021, ces travaux incarnent une odyssée nationale : un investissement stratégique pour doter les parlementaires d’un cadre à la mesure de leurs responsabilités, fusionnant ainsi héritage colonial et innovation contemporaine.

 

Porto-Novo : le regard d’un orfèvre sur les détails de la démocratie

 

Niveau par niveau, le regard aiguisé de Talon s’est attardé sur les moindres détails, comme un orfèvre examinant son œuvre. Les rampes d’escalier fluides, les garde-fous sculpturaux, les revêtements extérieurs et intérieurs, tout y est passé au crible, dans une quête d’excellence qui transcende le fonctionnel pour viser l’esthétique. Par ailleurs, au dernier étage du bâtiment central, un bureau type, aménagé avec une précision chirurgicale, offre un aperçu tangible des espaces réservés aux députés : ergonomiques, lumineux, et propices à la délibération.

Depuis son balcon vitré, s’ouvrant sur des pans entiers de la ville – les toits ocre de Porto-Novo, les artères bouillonnantes de vie – l’horizon semble infini, un tableau vivant que les garde-fous protègent sans entraver. Le président, dont les instructions fusent, a insisté sur la nécessité d’assainir l’environnement immédiat et de verdir les abords, afin que le joyau ne soit pas isolé, mais qu’il s’intègre harmonieusement dans son écrin urbain.

 

Un chef-d’œuvre architectural pour une souveraineté renouvelée

 

Dans un Bénin qui accélère sa modernisation, des autoroutes aux réformes institutionnelles, ce siège parlementaire émerge comme un symbole fort : un espace où la représentation nationale s’ancre dans la durabilité et l’ouverture. Conçu par le lauréat du Pritzker, Francis Kéré, dont l’approche écoresponsable intègre des matériaux locaux et une ventilation naturelle, l’édifice promet non seulement une efficacité accrue pour les 83 députés, mais aussi un rayonnement international pour Porto-Novo, joyau historique souvent éclipsé par Cotonou. Les directives de Talon, précises et visionnaires, visent à boucler les finitions dans les délais, transformant ainsi ce chantier en un véritable legs pour les générations futures.

Patrice Talon a inspecté le chantier du nouveau siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Ce projet architectural, conçu par Francis Kéré, incarne les ambitions du Bénin pour une gouvernance moderne, durable et souveraine.
© Patrice Talon a inspecté le chantier du nouveau siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Ce projet architectural, conçu par Francis Kéré, incarne les ambitions du Bénin pour une gouvernance moderne, durable et souveraine.

Le Bénin en pleine ascension : entre pierre et ambition

 

En somme, cette visite, pour ceux qui souhaitent explorer au-delà des apparences officielles, offre un aperçu du Bénin en mouvement : une nation qui construit son futur pierre après pierre, avec une détermination qui n’admet ni concessions ni solutions intermédiaires. Face aux échéances électorales et institutionnelles imminentes, ce nouveau parlement pourrait-il favoriser l’émergence d’une période de gouvernance plus inclusive ? Une chose est sûre : depuis les hauteurs de Porto-Novo, la perspective s’élargit, tout comme les opportunités d’une nation en renouveau.

Cependant, ce joyau architectural, conçu pour incarner la démocratie, deviendra-t-il le moteur de réformes profondes et durables, ou restera-t-il le symbole d’une ambition présidentielle ? Seul le temps nous le dira.

La HAAC tisse des alliances stratégiques

À Cotonou, la HAAC renforce ses partenariats avec la Turquie et les radios communautaires, posant les jalons d’un écosystème médiatique plus résilient et inclusif.

 

Cotonou, 23 septembre 2025 – Dans un contexte de dynamisation des échanges diplomatiques et sectoriels, Edouard Loko, président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), a accordé deux audiences distinctes ce mardi au siège de l’institution. D’abord, il a reçu Mesut Koç, ambassadeur de la République de Turquie près le Bénin, pour explorer des pistes de partenariat en matière de communication.

Par la suite, Inoussa Guinin Asso, président du Conseil d’administration de la Fédération des Radios Communautaires et Assimilées du Bénin (FERCAB), a présenté les réformes en cours au sein de son organisation et sollicité un appui pour des initiatives phares. Ces rencontres, survenues à un moment où le Bénin consolide ses liens avec Ankara et renforce son écosystème médiatique, soulignent l’importance croissante de la régulation et de la coopération internationale dans le secteur audiovisuel.

La HAAC a reçu l’ambassadeur de Turquie et le président de la FERCAB pour dynamiser la coopération internationale et soutenir les réformes du secteur audiovisuel béninois.
© La HAAC a reçu l’ambassadeur de Turquie et le président de la FERCAB pour dynamiser la coopération internationale et soutenir les réformes du secteur audiovisuel béninois.

Une alliance naissante avec la Turquie : Focus sur les médias et la communication

 

En effet, la première audience, accordée à l’ambassadeur Mesut Koç, s’est inscrite dans la lignée des efforts bilatéraux pour approfondir la coopération entre le Bénin et la Turquie.M. Koç a profité de cette visite pour aborder les opportunités de collaboration dans le domaine de la communication. Les échanges ont porté sur les perspectives de partenariat et une présentation des structures organisationnelles turques spécialisées dans ce secteur, notamment les agences de régulation et les instituts de formation médiatique.

« Nous avons discuté des perspectives de collaboration et présenté les structures organisationnelles en Turquie dans ce domaine », a déclaré l’ambassadeur Koç à la presse à l’issue de l’entrevue. Il a ajouté que ces discussions ont permis d’identifier « de réelles possibilités de partenariat » et de poser les bases d’un « dialogue continu » en vue de résultats concrets.

Cette initiative fait écho à un mémorandum d’entente signé en 2022 entre les deux pays, qui couvre déjà les domaines économique et culturel, et à une récente audience accordée par le président du Conseil économique et social en mars dernier.

Pour Edouard Loko, ces pourparlers représentent une opportunité de moderniser le paysage audiovisuel béninois, en s’inspirant des modèles turcs en matière de digitalisation et de formation des professionnels. La HAAC, organe constitutionnel chargé de veiller à la régulation des médias et à la liberté d’expression, voit dans cette collaboration un levier pour renforcer les capacités locales face aux défis numériques.

 

Soutien aux radios communautaires : réformes et un salon international en vue

 

Par ailleurs, la seconde rencontre, avec Inoussa Guinin Asso, a mis l’accent sur le renforcement de la responsabilité sociale des médias communautaires. La FERCAB, principal regroupement des radios de proximité au Bénin, traverse une phase de réformes pour mieux répondre aux enjeux contemporains comme la transition numérique et l’éthique journalistique.

Au menu des discussions : la présentation des initiatives internes à la FERCAB pour consolider son rôle éducatif et social, ainsi qu’une demande d’appui de la HAAC. Parmi les projets phares annoncés, la 2ᵉ édition du Salon International de la Radio et du Numérique, couplée à la célébration du 25ᵉ anniversaire de la fédération, se tiendra en octobre 2025. Cet événement réunira des délégations de plusieurs pays africains et aboutira à la création d’un réseau continental des fédérations radio, inspiré du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC).

Inoussa Guinin Asso a également sollicité la collaboration de la HAAC pour un atelier dédié à la régulation des médias numériques pendant les périodes électorales – l’un des 18 thèmes retenus pour le salon. Cette thématique est d’autant plus pertinente que le Bénin prépare ses échéances électorales de 2026, où la désinformation en ligne pourrait poser des risques majeurs.

Implications : un Bénin connecté et médiatiquement résilient

 

Ces audiences illustrent la stratégie du Bénin pour diversifier ses partenariats internationaux et vitaliser son secteur des médias. Avec la Turquie, émergent des opportunités en formation et en échange d’expertises, potentiellement financées par des fonds comme le Fonds de l’Union africaine pour les médias. Du côté de la FERCAB, ces initiatives renforcent le tissu associatif des radios communautaires, qui couvrent plus de 80 % des zones rurales et jouent un rôle clé dans la promotion de la cohésion sociale.

 

Un horizon prometteur pour la communication béninoise

 

En recevant ces deux interlocuteurs, Edouard Loko positionne la HAAC comme un pivot de la diplomatie culturelle et médiatique. Que ce soit pour importer des savoir-faire turcs ou soutenir les radios locales dans leur mutation numérique, ces échanges préfigurent un écosystème plus inclusif et innovant. À l’approche du salon d’octobre, le Bénin pourrait bien devenir un hub régional pour la radio africaine, prouvant que la communication est un levier essentiel de développement.

SeNaMif 2025 : le Bénin mise sur la microfinance pour bâtir sa résilience

À Cotonou, le Bénin inaugure la Semaine Nationale de la Microfinance (SeNaMif 2025 ), transformant les récits de terrain en leviers d’avenir face aux défis climatiques et sécuritaires.

 

Cotonou, le 23 septembre 2025 – Des histoires de réussite se multiplient. Une marchande de tissus de Porto-Novo, dont l’atelier familial a été sauvé des inondations grâce à un prêt modeste pour des outils résistants au climat. Un jeune agriculteur du Nord, protégé des aléas sécuritaires par un filet financier solidaire. Ainsi, la finance inclusive devient un outil concret de transformation sociale. Et c’est justement pour célébrer et renforcer ce mouvement que le Bénin a officiellement donné le coup d’envoi de la Semaine Nationale de la Microfinance (SeNaMif) 2025 le lundi 22 septembre, au Palais des Congrès de Cotonou.

SeNaMif 2025 : le Bénin, un phare de l’inclusion financière sur le continent

 

Sous la direction de la ministre de la Microfinance et de l’Emploi des Jeunes, Véronique Tognifodé, la cérémonie de lancement a réuni un parterre de partenaires techniques et financiers. En effet, le Bénin est souvent considéré comme un modèle en matière d’inclusion financière. Le pays a réalisé des progrès remarquables, passant de 52 institutions de microfinance en 2012 à 107 en 2024, touchant 3,9 millions de bénéficiaires. Par ailleurs, il maintient une parité exemplaire, avec 50 % de femmes parmi les bénéficiaires. Parmi elles, plus de 1,5 million ont été soutenues par le programme de microcrédit Alafia, un puissant levier pour l’autonomisation économique des femmes entrepreneures.

Le Bénin a lancé la SeNaMif 2025 au Palais des Congrès de Cotonou. À travers panels, innovations et témoignages, le pays affirme son leadership en matière de finance inclusive et résiliente.
© Le Bénin a lancé la SeNaMif 2025 au Palais des Congrès de Cotonou. À travers panels, innovations et témoignages, le pays affirme son leadership en matière de finance inclusive et résiliente.

Faire face aux défis climatiques et sécuritaires : le cœur des débats

 

Le thème de cette édition 2025, « La finance inclusive en Afrique face aux défis climatiques et sécuritaires », reflète une ambition forte : forger une résilience économique solide, stimuler l’entrepreneuriat et tracer des orientations stratégiques pour l’avenir. Dans un contexte où les événements climatiques extrêmes et les tensions sécuritaires menacent les ménages ruraux, la SeNaMif se veut être un véritable laboratoire d’idées, où les personnes les plus vulnérables deviennent également les acteurs de leur propre destin.

 

SeNaMif 2025 : une finance « agile et inclusive » pour l’avenir

 

Dans son allocution, la ministre Tognifodé a insisté sur l’urgence d’une finance « agile et inclusive », capable de contrer les chocs extérieurs tout en favorisant l’innovation locale. Accompagnée de représentants d’organismes internationaux, elle a salué les avancées du secteur comme un modèle reproductible. De ce fait, les panels, ateliers et témoignages proposés tout au long de la semaine visent des solutions concrètes.

De la théorie à la pratique : la foire aux innovations

 

La matinée s’est conclue par l’effervescence palpable de la foire SeNaMif, un véritable microcosme d’innovations. On y trouvait des applications mobiles pour des prêts instantanés, des formations sur l’agroécologie financée, et des expositions sur des fonds verts adaptés aux réalités sahéliennes. Ces stands reflètent aussi un engagement collectif pour une inclusion financière tangible. Des centaines de visiteurs, des jeunes entrepreneurs aux décideurs, ont parcouru les allées, forgeant ainsi  des partenariats qui pourraient transformer la vie de milliers de Béninois.

 

SeNaMif 2025 : le Bénin célèbre ses victoires pour armer son avenir

 

Finalement , à l’aube de cette SeNaMif 2025, le Bénin ne célèbre pas seulement ses réussites : il les transforme en outils d’avenir. En conséquence, le pays se positionne comme un phare continental, démontrant que la microfinance peut être un rempart contre les crises modernes. Et vous, quel rôle jouerez-vous dans cette moisson de résilience ? Pour en savoir plus sur cette semaine d’opportunités, vous pouvez visiter le site officiel. 

Bénin : une marque-pays éclatante pour séduire le monde

Le Bénin dévoile sa nouvelle identité visuelle, « Bénin, un Monde de Splendeurs », fusion audacieuse entre héritage millénaire et ambition contemporaine. Une invitation à redécouvrir un pays en pleine ascension.

 

Cotonou, le 23 septembre 2025 – Le Bénin n’est plus seulement un nom sur la carte, c’est une invitation irrésistible à l’émerveillement. Plongez dans un tourbillon de couleurs vives et de rythmes envoûtants, car la perle de l’Afrique de l’Ouest dévoile aujourd’hui sa nouvelle marque-pays, « Bénin, un Monde de Splendeurs ». Ce cri du cœur fusionne un héritage millénaire avec un élan futuriste, prêt à conquérir les imaginaires du monde entier.

 

Un emblème mythique pour une nation en pleine ascension

 

Imaginez un logo qui pulse comme un battement de tam-tam : il puise son essence dans les icônes les plus sacrées du pays. Il intègre l’Amazone guerrière, fière sentinelle du royaume du Dahomey, le Bio Guera, gardien mystique des forêts, les masques Gèlèdè et Egungun, gardiens des rites vodoun, et les Tata Somba, ces forteresses de terre rouge qui défient les cieux du Nord. Ces symboles, tressés en un emblème moderne, ne sont pas qu’une image. Au contraire, ils incarnent l’âme d’une nation qui refuse l’oubli pour embrasser l’infini.

 

Le Bénin, une palette de couleurs entre tradition et innovation

 

Les couleurs, quant à elles, explosent comme un feu d’artifice sahélien ! Des tons terre de brique pour la robustesse des paysages – plages infinies, lagunes secrètes et savanes vibrantes. Des éclats d’or et de pourpre pour la mosaïque culturelle où arts, musiques et festivals se mêlent en une symphonie unique. Et des bleus électriques pour l’étincelle d’innovation qui catapulte le Bénin vers les sommets de la tech et de l’entrepreneuriat. En effet, cette palette n’est pas gratuite : elle capture la vitalité d’un pays où le tourisme explose, avec plus de 500 000 visiteurs en 2024, et où la culture rayonne comme un aimant pour les âmes curieuses.

 

Derrière la marque, une ambition audacieuse

 

Derrière cette métamorphose visuelle se cache une ambition dévorante. Le Bénin, berceau du vaudou et terre de résilience, se dresse fièrement contre les vents de la mondialisation. Ainsi, cette révélation, parfaitement synchronisée, se veut être un message fort. C’est un appel aux investisseurs, aux voyageurs écoresponsables et aux diasporas : venez découvrir les palais d’Abomey, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, les plages de Grand-Popo, où les tortues viennent pondre sous les étoiles, ou les pôles d’innovation de Cotonou qui rivalisent avec les capitales high-tech.

 

Un timing parfait pour une nation en plein essor

 

En cette fin septembre, alors que l’Afrique pulse au rythme des Nations Unies et des sommets climatiques, ce rebranding tombe à point nommé. Il positionne le Bénin non comme une destination exotique, mais comme un hub de splendeurs authentiques – un monde en soi, où passé et futur dansent la danse du Zangbeto. Par ailleurs, les retombées attendues sont :  un boom touristique espéré de 20 % d’ici 2026, des partenariats florissants et une fierté nationale galvanisée. La capitale économique du Bénin est en pleine transformation, comme en témoignent ses infrastructures modernes et dynamiques.

 

Le Bénin, prêt à conquérir le monde

En somme, cette marque-pays est bien plus qu’un logo : c’est une déclaration d’intention. Le Bénin ne se contente plus d’attendre, il rayonne. Et désormais, il invite le monde à le rejoindre dans une aventure où authenticité et modernité se conjuguent pour créer une expérience inoubliable. C’est le signal : rangez votre valise pour un road trip le long du fleuve Niger, ou offrez-vous un billet pour le festival Ouidah 2026.

 

Cotonou : cinq États s’unissent pour bâtir la paix régionale

À Cotonou, un pacte inédit entre cinq nations ouest-africaines dessine une feuille de route pour la paix. Entre diplomatie active et engagement communautaire, l’Afrique de l’Ouest tente une réponse concertée aux crises persistantes.

Cotonou, 23 septembre 2025 – Dans une sous-région où les conflits et les tensions frontalières ne se calment jamais complètement, un accord fragile mais déterminé voit le jour dans les salons de l’Hôtel Sofitel. Quatre jours après la clôture, le 19 septembre, du Dialogue régional sur les architectures de paix en Afrique de l’Ouest, les engagements scellés à Cotonou résonnent comme un manifeste d’espoir pragmatique. Sous l’égide du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et du gouvernement béninois, ce forum a forgé une feuille de route pour conjurer les ombres de l’instabilité, invitant cinq nations à un pacte inédit de solidarité.

Le Dialogue régional sur les architectures de paix en Afrique de l’Ouest s’est conclu à Cotonou par un accord entre cinq pays. Une feuille de route ambitieuse vise à renforcer la stabilité par la solidarité, la gouvernance inclusive et l’action transfrontalière.
© Le Dialogue régional sur les architectures de paix en Afrique de l’Ouest s’est conclu à Cotonou par un accord entre cinq pays. Une feuille de route ambitieuse vise à renforcer la stabilité par la solidarité, la gouvernance inclusive et l’action transfrontalière.

De la diplomatie à l’action : une convergence stratégique

 

Préparé avec une minutie diplomatique exemplaire, cet événement a vu la convergence de délégations du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo – un quintet représentatif des défis et des potentiels de l’espace ouest-africain. En effet, le dialogue s’est nourri d’échanges intenses, mêlant analyses géopolitiques et témoignages de terrain, sous la direction de M. Titus Osundina, Représentant résident du PNUD au Bénin, et de M. Adamou Aba Bagnan, émissaire du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Loin des discours protocolaires, les participants ont cartographié des priorités concrètes pour la consolidation de la paix : de la prévention des conflits à la résilience communautaire, en passant par une gouvernance inclusive qui place l’humain au cœur des stratégies sécuritaires.

Une feuille de route pour la stabilité, financée par la solidarité

 

L’un des volets les plus prometteurs de ces assises réside dans l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle, articulée autour de leviers immédiats et pérennes. Pour ce faire, les délégués ont exploré des mécanismes innovants pour mobiliser des ressources essentielles : solliciter les bailleurs de fonds internationaux, impliquer le secteur privé dans des investissements ciblés, activer la diaspora comme vecteur de transferts de compétences, et renforcer les institutions régionales telles que la CEDEAO pour une coordination supranationale.

« Le PNUD reste disponible à œuvrer pour l’édification d’une architecture de paix dans la sous-région ouest-africaine », a déclaré avec conviction M. Osundina, appelant ainsi  les représentants des cinq pays à prolonger ces réflexions au-delà des murs de Cotonou et à multiplier les plaidoyers auprès des instances globales.

Ces propositions ne sauraient être dissociées du contexte plus large de la Facilité de prévention pour le Golfe de Guinée, un instrument clé du PNUD soutenu par des partenaires fidèles, à savoir le Japon, le Danemark, le Luxembourg et la Corée du Sud. Leur appui technique et financier a permis non seulement la tenue de ce dialogue, mais aussi l’émergence d’idées actionnables qui pourraient transformer les vulnérabilités du Golfe en opportunités de stabilité.

Le Dialogue régional sur les architectures de paix en Afrique de l’Ouest s’est conclu à Cotonou par un accord entre cinq pays. Une feuille de route ambitieuse vise à renforcer la stabilité par la solidarité, la gouvernance inclusive et l’action transfrontalière.
© Le Dialogue régional sur les architectures de paix en Afrique de l’Ouest s’est conclu à Cotonou par un accord entre cinq pays. Une feuille de route ambitieuse vise à renforcer la stabilité par la solidarité, la gouvernance inclusive et l’action transfrontalière.

Des mots aux actes : le défi des nations pour un avenir pacifié

 

À l’issue de ces deux jours de délibérations, une série de recommandations incisives a émergé, comme autant de piliers pour un édifice régional plus solide. Parmi elles figurent l’établissement d’un cadre de dialogue permanent entre la société civile, les gouvernements et les médias ; le renforcement des capacités des organisations de la société civile (OSC) et des journalistes ; l’amélioration de la collaboration entre autorités et populations ; l’accroissement de la coopération régionale et du partage d’informations ; le financement durable des initiatives de paix ; et enfin, le soutien à des projets transfrontaliers visant à tisser la cohésion sociale et une paix ancrée dans le quotidien.

À l’aube d’une rentrée diplomatique marquée par les soubresauts sécuritaires au Sahel et les incertitudes climatiques qui exacerbent les migrations, ce dialogue de Cotonou s’impose comme un jalon stratégique. Il est également la preuve que la diplomatie active peut toujours triompher du désordre sous-jacent.

En somme, la feuille de route est tracée ; il reste désormais à ces nations de la mettre en œuvre. Car la véritable question n’est plus de savoir si la paix est possible, mais si la volonté politique et l’engagement des acteurs locaux seront suffisants pour la faire prospérer. Le monde a les yeux rivés sur eux.

Le Bénin enflamme la Fashion Week : du textile à l’identité

Entre héritage vodoun et streetwear engagé, le Bénin impose sa vision à New York et séduit les faiseurs de tendances.

 

Cotonou, 22 septembre 2025 – Sous les projecteurs de la New York Fashion Week, une silhouette élancée avance, drapée dans un pagne aux motifs ancestraux. Ce n’est pas un mirage : c’est le Bénin qui défile, qui hypnotise, qui impose son rythme à la capitale mondiale du chic. En effet, neuf jours après cette irruption tonitruante, l’écho de cette « Journée Bénin » résonne encore dans les ateliers de Brooklyn et les boutiques de SoHo. Ainsi, professionnels de la mode, influenceurs globaux et acheteurs impatients restent suspendus aux lèvres d’un pays qui murmure « made in Benin » comme un mantra irrésistible.

« Journée Bénin » : une stratégie culturelle portée par l’ADAC

 

Pas de chichis hollywoodiens ici, mais plutôt une offensive culturelle ciselée par l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), dirigée par William Codjo. Devant un parterre cosmopolite, il déroule le tapis rouge au savoir-faire local : textiles tissés à la main, talents émergents, et une vision gouvernementale claire. Par conséquent, la mode béninoise devient un levier d’exportation et d’inspiration. « C’est notre fil rouge vers l’international », affirme Codjo, en évoquant les initiatives pour structurer une filière textile dynamique à Cotonou, Porto-Novo et Ouidah.

Lors de la Fashion Week de New York, le Bénin a marqué les esprits avec une "Journée Bénin" mémorable. En effet, entre pagnes tissés, silhouettes urbaines et récits identitaires, la mode béninoise s’est imposée comme une force créative. Par ailleurs, cette initiative portée par l’ADAC et Orun ouvre des perspectives concrètes pour l’exportation et la formation. En somme, le Bénin affirme sa place sur la carte mondiale du style.
© Lors de la Fashion Week de New York, le Bénin a marqué les esprits avec une "Journée Bénin" mémorable. En effet, entre pagnes tissés, silhouettes urbaines et récits identitaires, la mode béninoise s’est imposée comme une force créative. Par ailleurs, cette initiative portée par l’ADAC et Orun ouvre des perspectives concrètes pour l’exportation et la formation. En somme, le Bénin affirme sa place sur la carte mondiale du style.

 Le streetwear béninois : entre héritage et réinvention

 

Le clou du spectacle ? Un défilé vibrant au cœur de la NYFW. On y découvre Paulin Bédou, sculpteur et bijoutier franco-béninois, dont les pièces organiques inspirées du vodoun ornent les tenues comme des talismans modernes. À ses côtés, Jamal Chleuh, co-fondateur de Rosyne Club, enflamme la piste avec une collection qui fusionne l’héritage 229 et l’énergie des mégapoles européennes. De ce fait, la marque née à Cotonou tisse des récits d’urbanité africaine : t-shirts oversize, hoodies texturés, pantalons patchwork. En outre, sa collection Automne 2025 rend hommage au « kaki » béninois, réinventé en rose vif – symbole d’unité et de rébellion douce.

 Une alliance panafricaine pour rayonner

 

Derrière cette percée, l’agence ivoirienne Orun orchestre la logistique – visas, voyages, mise en scène – pour que les talents diasporiques brillent sans entraves. « C’est plus qu’une vitrine : c’est un tremplin », souligne Codjo. Ainsi, des partenariats se dessinent : commandes en gros pour les tissus béninois, stages pour les apprentis couturiers de Parakou. Par ailleurs, cette journée « Bénin » incarne un engagement présidentiel : faire de la mode un ambassadeur culturel et un moteur économique.

 

Le Bénin : vers une industrie textile exportable

 

Neuf jours plus tard, alors que les collections printemps 2026 s’esquissent à Manhattan, le Bénin ne cesse de faire parler de lui. Toutefois, le défi reste immense : transformer cet élan médiatique en une industrie capable de produire à grande échelle. En somme, il s’agit de passer du podium à l’usine, du buzz à la pérennité. La question demeure : cette percée sera-t-elle le prélude à une renaissance créative ou une étoile filante dans l’univers impitoyable de la haute couture ?