Visa-free entre Bénin et Tchad : une avancée sahélienne stratégique

À New York, le Bénin et le Tchad signent un accord historique d’exemption de visa, ouvrant la voie à une coopération renforcée et à une mobilité régionale sans entraves.

 

New York, 25 septembre 2025 – Imaginez un commerçant tchadien de N’Djaména franchissant la frontière béninoise sans le poids d’un tampon administratif, ou une famille béninoise explorant les marchés de Moundou avec la fluidité d’un voyage régional. Ce rêve d’une mobilité sans entraves s’est concrétisé hier, dans les couloirs feutrés de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, où le Bénin et le Tchad ont signé un accord pionnier d’exemption de visa. Par ce geste, les deux nations – piliers d’une Afrique de l’Ouest résiliente – franchissent un cap décisif, non seulement pour faciliter les échanges humains, mais pour tisser un réseau de coopération qui pourrait redessiner les dynamiques sahéliennes.

 

Le Bénin et le Tchad  : un accord historique pour stimuler les échanges humains et commerciaux

 

Paraphé par le Ministre d’État tchadien aux Affaires étrangères, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, et son homologue béninois, Olushegun Adjadi Bakari, cet accord s’applique aux passeports ordinaires et diplomatiques. Ainsi, il élimine les formalités souvent chronophages et coûteuses, facilitant les déplacements dans une région où les migrations économiques et familiales sont fréquentes.

De plus, les diplomates saluent ce geste comme un « engagement fraternel », soulignant qu’il pourrait booster les échanges commerciaux – estimés à plusieurs millions de dollars annuels – et renforcer les liens culturels entre les deux peuples.

Coopération renforcée : agriculture, énergie et sécurité au cœur des discussions

 

Au-delà de la mobilité, les deux ministres ont exploré un agenda ambitieux de coopération mutuelle. En particulier, ils ont abordé des partenariats en matière de sécurité frontalière, d’agriculture durable et d’énergie renouvelable. Tandis que le Tchad dispose de vastes ressources pétrolières, le Bénin s’impose comme un pivot logistique ouest-africain : une complémentarité prometteuse.

Dans cette dynamique, le Tchad a annoncé l’ouverture imminente d’une ambassade à Cotonou, remplaçant son Consulat général. Symétriquement, le Bénin prévoit d’implanter une représentation diplomatique à N’Djaména, renforçant ainsi la visibilité bilatérale sur la scène internationale.

 Une diplomatie proactive au service des nations moyennes

 

Ce rapprochement, survenu en marge d’un UNGA marqué par les appels à une réforme du multilatéralisme, illustre la diplomatie audacieuse des nations dites moyennes. Pour le Bénin, qui multiplie les accords de visa-free avec des partenaires comme la Chine ou le Brésil, il s’agit d’une stratégie d’ouverture affirmée.

Du côté tchadien, cette avancée s’inscrit dans les efforts du président Mahamat Idriss Déby pour ancrer N’Djaména dans les réseaux régionaux, au-delà des alliances sécuritaires traditionnelles. Ainsi, les deux pays privilégient des ponts concrets, loin des clivages géopolitiques.

Le Bénin et le Tchad : une avancée concrète pour les citoyens sahéliens

 

Pour les citoyens ordinaires – pasteurs tchadiens traversant le Niger pour les foires béninoises, étudiants béninois en quête d’opportunités sahéliennes – cet accord n’est pas une formalité lointaine. Au contraire, il représente une porte ouverte vers des horizons élargis, où la fraternité devient vecteur de prospérité partagée.

 Vers une intégration continentale accélérée ?

Reste à savoir si cet accord bilatéral incitera l’Union africaine à accélérer la mise en œuvre de son passeport unique. En effet, l’engagement fort entre le Tchad et le Bénin pourrait transformer ces gestes isolés en une réalité continentale, facilitant la libre circulation pour les pays enclavés et dynamisant l’intégration régionale.

Crise numérique entre Bénin et Gabon : Cotonou appelle à la retenue

Face à l’escalade des tensions sur les réseaux sociaux entre le Bénin et le Gabon , le Bénin brandit le droit numérique pour préserver une fraternité bilatérale menacée.

 

Cotonou, 25 septembre 2025 – Sur les fils numériques qui tissent les liens invisibles entre nations sœurs, un simple post peut allumer un brasier : c’est ce qui consume aujourd’hui les relations entre le Bénin et le Gabon, où des échanges acerbes sur les réseaux sociaux menacent de fissurer une fraternité séculaire. Tandis que les réseaux sociaux deviennent le théâtre d’échanges virulents entre citoyens béninois et gabonais, le gouvernement béninois réagit avec fermeté. En effet, dans un communiqué officiel daté du 24 septembre, les autorités appellent à la retenue et annoncent des poursuites judiciaires contre les discours de haine. Dès lors, cette prise de position vise à préserver une fraternité bilatérale mise à mal par des propos outranciers.

 Un appel solennel à la responsabilité numérique dans le conflit opposant le Bénin et  le Gabon

 

 Le gouvernement béninois hausse le ton

Publié par le ministère des Affaires étrangères, le communiqué exprime une « préoccupation profonde » face à la montée des invectives sur les plateformes en ligne. Ainsi, sous l’égide du président Patrice Talon, l’exécutif exhorte à une « communication responsable et respectueuse », rappelant que les deux peuples sont liés par une histoire commune et des accords bilatéraux solides.

 « Les relations fraternelles entre le Bénin et le Gabon doivent être préservées », martèle le texte, rappelant la protection réciproque accordée aux ressortissants .

Des sanctions prévues contre les propos haineux

Par conséquent, toute personne tenant des propos outrageants envers les autorités ou incitant à la haine s’expose à des sanctions pénales, conformément au Code du numérique béninois. Cette fermeté répond à une escalade préoccupante, notamment à Lambaréné, où des manifestations anti-Béninois ont éclaté autour de l’attribution de places au marché central.

Des tensions virtuelles aux répercussions réelles

Des posts virulents appelant à « fermer les commerces béninois » ou accusant les expatriés d’usurpation économique ont enflammé les débats. En effet, l’arrestation récente de figures comme Samy Boucalt, autoproclamé « chef d’État-major des Mapanes », pour incitation à la xénophobie, illustre la gravité de la situation.

Une diplomatie active pour juguler la crise :  Trois communiqués pour apaiser les tensions

 

Ce troisième communiqué s’inscrit dans une série d’initiatives diplomatiques. Le 14 août, une première annonce évoquait l’envoi d’une mission à Libreville pour recenser les Béninois souhaitant un rapatriement volontaire. Puis, le 18 août, un second texte plaidait pour la courtoisie en ligne. Enfin, le 22 août, la vice-présidente Mariam Chabi Talata a abordé la polémique à Yokohama avec le ministre gabonais Michel Onanga Ndiaye, qui a réaffirmé l’engagement du Gabon à protéger les étrangers.

 Préserver les liens bilatéraux entre le Bénin et le Gabon : un enjeu régional

À Cotonou, l’inquiétude est palpable. Ce qui a débuté comme une dispute locale menace désormais des partenariats cruciaux en commerce et migration. Dès lors, les autorités béninoises posent les bases d’une désescalade, en appelant à « la paix, la tolérance et le respect mutuel ».

 Choisir la paix dans le tumulte numérique

Pour les Béninois et Gabonais du quotidien – commerçants, étudiants, familles – cette affaire est un rappel : la fraternité se construit par des mots mesurés. À l’heure où l’Afrique de l’Ouest aspire à une intégration sans faille, ce communiqué béninois invite à une sagesse collective. Ainsi, dans le tumulte des timelines, un clic peut encore choisir la paix.

Nicolas Sarkozy reconnu coupable d’association de malfaiteurs

Le tribunal correctionnel de Paris reconnaît Nicolas Sarkozy coupable d’association de malfaiteurs. Un verdict historique qui redéfinit les contours de la responsabilité pénale d’un ancien chef d’État.

 

Paris, 25 septembre 2025 — Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu Nicolas Sarkozy coupable d’association de malfaiteurs ce jeudi matin. Âgé de 70 ans, l’ancien président de la République a entendu le jugement dans une salle bondée de journalistes et d’observateurs. Ce verdict, attendu par la classe politique française depuis plus de dix ans d’enquête et plusieurs mois de procès, marque un tournant judiciaire majeur. Il écarte les accusations de corruption passive et de recel de détournement de fonds publics, tout en relançant le débat sur l’indépendance de la justice française.

 

Corruption écartée, complicité établie : une condamnation nuancée mais symbolique

 

Le tribunal estime que, entre 2005 et 2007, alors ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a toléré que ses proches collaborateurs sollicitent un soutien financier auprès du régime libyen de Mouammar Kadhafi pour sa campagne présidentielle de 2007. Par conséquent, l’association de malfaiteurs qualifie un pacte informel impliquant des intermédiaires comme Ziad Takieddine, décédé le 23 septembre à Beyrouth.

Cependant, les juges ont relaxé Sarkozy des chefs de corruption passive, de recel de détournement de fonds publics et de financement illégal de campagne, faute de preuve directe d’un échange d’argent contre des faveurs politiques.

 

Des peines contrastées pour les co-prévenus

 

En mars dernier, le parquet national financier (PNF) avait requis sept ans de prison ferme contre Sarkozy, assortis d’une amende de 300 000 euros et d’une inéligibilité de dix ans. La peine exacte reste à prononcer, mais elle pourrait être assortie d’une peine avec sursis, compte tenu des précédents judiciaires de l’ancien président.

Parmi les douze prévenus :

  • Claude Guéant est condamné pour corruption passive et faux.
  • Brice Hortefeux pour association de malfaiteurs.
  • Alexandre Djouhri pour blanchiment aggravé et trafic d’influence.
  • À l’inverse, Eric Woerth, Ahmed Salem Bugshan et Edouard Ullmo sont relaxés.

 

Une affaire aux ramifications internationales

 

L’affaire Kadhafi remonte à 2012, après la publication d’une note par Mediapart affirmant que la Libye avait versé 50 millions d’euros à la campagne de Sarkozy. Ce dernier a toujours nié les faits, dénonçant un « complot de vengeance » orchestré par les proches du dictateur déchu.

L’enquête du PNF a mobilisé des moyens considérables : perquisitions, écoutes, témoignages de dignitaires libyens et analyses de flux financiers via des sociétés-écrans. Cependant, l’absence de Takieddine au procès, tenu de janvier à avril 2025, et ses déclarations contradictoires ont bousculé le cours de l’histoire judiciaire. Cela a permis à la défense de Sarkozy, menée par Mᵉ Thierry Herzog et Mᵉ Jean-Michel Darrois, de déclarer qu' »aucun élément matériel ne prouvait la corruption », dénonçant ainsi une instruction jugée « fragile » et basée sur des « amalgames ». De fait, le tribunal a écarté la note de Mediapart comme preuve irréfutable.

 

 Sarkozy : un appel immédiat et une image politique fragilisée

 

Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse Carla Bruni et de ses fils, reste stoïque à l’énoncé du verdict. Son avocat, Me Thierry Herzog, annonce immédiatement un appel :

« C’est une victoire sur les faits les plus graves, mais nous combattrons cette condamnation résiduelle qui salit l’honneur de notre client. »

Sarkozy réaffirme son innocence et accuse une « justice politisée » d’avoir prolongé cette affaire pour le discréditer. Ainsi, cette décision intervient à un moment sensible pour la droite française, en pleine recomposition avant 2027.

 

 Sarkozy : une justice sous les projecteurs

 

Ce jugement intervient à un moment sensible pour la droite française, en pleine recomposition avant 2027, et ravive les questions sur la transparence des financements électoraux. En plus, pour Sarkozy, qui se voulait « le président du renouveau », ce verdict entache durablement son image, déjà condamné dans l’affaire des écoutes (« Bismuth ») et en attente d’un pourvoi en cassation dans l’affaire Bygmalion. En définitive, la France s’interroge : la justice a-t-elle servi la démocratie en éclairant cette affaire, ou prolonge-t-elle une période d’incertitude politique ?

L’appel annoncé pourrait devenir la dernière étape d’un marathon judiciaire qui redéfinit les contours de la responsabilité pénale d’un ancien chef d’État.

Cotonou : la CEDEAO muscle sa régulation économique

Et si la concurrence devenait le moteur d’une croissance plus équitable en Afrique de l’Ouest ? À Cotonou, les États membres de la CEDEAO posent les jalons d’un marché régional renforcé, entre régulation, innovation et souveraineté économique.

 

La capitale béninoise est, depuis le mardi 23 septembre, l’épicentre d’un rendez-vous crucial pour l’avenir économique de la région. Elle accueille la 11ᵉ réunion du Comité consultatif de la concurrence (CCC) de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Réunis au siège de l’Agence Régionale de Régulation de la Concurrence (ARCC/ERCA) jusqu’au vendredi 26 septembre, les experts des 15 États membres débattent des défis posés par la mondialisation et les pratiques anticoncurrentielles. Ainsi, au milieu des analyses pointues, se dessine l’avenir d’une région économique unie, où la protection des consommateurs n’est plus un vœu pieux, mais un pilier tangible du développement.

Une mobilisation d’experts pour une zone économique plus cohérente au sein de la CEDEAO

 

Présidée par Émilie Tiboute Sama, Directrice Adjointe de Cabinet au ministère de l’Industrie et du Commerce du Bénin, la cérémonie d’ouverture a réuni une constellation de personnes issues du monde de l’économie et du commerce. À ses côtés, Siméon Koffi, Directeur Exécutif de l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO (ARCC), le Dr Tabe Talime, président du CCC, et Amadou Diongue, Représentant résident de la CEDEAO au Bénin, ont tous souligné l’importance de l’événement.

Par ailleurs, dans un Bénin qui accélère ses réformes, comme en témoigne l’adoption récente d’une loi créant l’Autorité nationale de la concurrence, Mme Tiboute Sama a martelé l’urgence d’harmoniser les politiques nationales avec le règlement communautaire. Elle a d’ailleurs déclaré que l’objectif est de

« bâtir une zone économique cohérente, où les règles du jeu sont claires, prévisibles et appliquées équitablement ».

L’ARCC, un rempart contre les pratiques anticoncurrentielles

 

L’ARCC, institution clé de la CEDEAO, joue un rôle central dans la surveillance des activités commerciales et la promotion de l’efficacité des marchés. Créée en 2007, elle dispose de pouvoirs d’enquête et de décision exclusifs, notamment pour contrôler les concentrations économiques transfrontalières, un levier essentiel contre les abus de position dominante qui freinent l’intégration régionale.

En ce sens, dans son intervention, Siméon Koffi a salué les progrès accomplis, tout en soulignant les défis persistants tels que l’omniprésence de l’économie informelle, les pratiques anticoncurrentielles, la corruption et les disparités institutionnelles.

Pour lui, « seule une coopération renforcée permettra d’ancrer une véritable culture de la concurrence ».

Vers des actions concrètes pour une économie juste et forte au sein de la CEDEAO

 

Le Dr Tabe Talime a, pour sa part, rappelé le mandat du CCC qui est d’élaborer et de suivre les politiques communautaires. Il a notamment évoqué une étude en cours sur le marché du ciment – un secteur vital souvent miné par les ententes illicites. Quant à Amadou Diongue, il a recentré le débat, insistant sur la nécessité d’aller au-delà des diagnostics pour mettre en œuvre des actions concrètes.

« Bâtir une région où la concurrence devient un levier de croissance et un instrument de protection des consommateurs », a-t-il résumé.

Dès lors, au cours de ces quatre jours, les participants, économistes, juristes et décideurs, échangent leurs expériences et évaluent les réformes nationales. Les discussions portent sur la traque des ententes illicites, le contrôle des fusions et la mise en place d’une culture de la concurrence ancrée dans les réalités locales.

Un avenir plus prospère pour le consommateur ouest-africain

Cette réunion à Cotonou pourrait catalyser une vague de réformes essentielles pour la région. Tandis que l’Afrique de l’Ouest, avec ses 400 millions d’habitants, fait face à une concurrence mondiale féroce, ces discussions ne sont pas de simples formalités. Au contraire, elles tracent la feuille de route d’un marché unique plus résilient, où les petites et moyennes entreprises (PME) peuvent rivaliser à armes égales et où le consommateur retrouve sa place centrale. En conséquence, pour les citoyens d’Abidjan à Dakar, de Lagos à Bamako, c’est la promesse d’un quotidien plus juste : des prix maîtrisés, des choix élargis et une croissance qui profite à tous.

En somme, si les résolutions adoptées – attendues pour vendredi – se concrétisent, elles pourraient stimuler une croissance inclusive, inhiber l’exode économique et améliorer la capacité de résistance aux crises mondiales.

Cette 11e réunion du CCC n’est pas qu’un simple forum technique : c’est un signal fort que l’Afrique de l’Ouest s’engage dans la coopération pour transformer ses défis en opportunités. Ces résolutions annoncent-elle le début d’une nouvelle ère de prospérité pour le marché unique ouest-africain ?

PAC – UAC : le Bénin forme ses capitaines du futur

Et si l’avenir du Bénin se jouait entre les quais du port et les amphithéâtres de l’UAC ? Grâce à un partenariat stratégique entre PAC – UAC, le pays mise sur ses talents pour réinventer la logistique maritime.

 

Cotonou, 24 septembre 2025 – Dans les entrailles bouillonnantes du Port Autonome de Cotonou (PAC), où chaque conteneur raconte une odyssée transcontinentale, un accord discret pourrait bien redessiner les contours de l’économie béninoise. En effet, le 16 septembre dernier, sous le sceau d’une cérémonie empreinte de vision prospective, le PAC – ce mastodonte qui draine plus de 90 % des échanges extérieurs du pays et injecte plus de 60 % dans son PIB – a scellé un partenariat stratégique avec l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), fleuron de l’enseignement supérieur ouest-africain. Loin d’être une alliance fortuite, cet accord se veut un levier audacieux pour propulser les talents locaux vers les horizons d’un secteur maritime en pleine mutation, à l’heure où le Bénin ambitionne de devenir un hub logistique incontournable de la Côte atlantique.

PAC – UAC : former les futurs experts de la logistique verte

 

Signée dans un climat de confiance mutuelle, cette convention s’inscrit au cœur de la stratégie d’ouverture du PAC, qui vise à valoriser les compétences endogènes tout en favorisant une gouvernance durable. Les deux institutions, représentées par leurs dirigeants respectifs, ont ainsi posé les bases d’une collaboration multidimensionnelle. Pour commencer, il s’agit de la formation des futurs experts : des programmes conjoints verront le jour pour former une génération de professionnels aguerris, capables de naviguer dans les complexités du commerce portuaire, de la logistique verte à la cybersécurité maritime. Imaginez des étudiants de l’UAC, ces cerveaux vifs d’Abomey-Calavi, immergés dans les simulations de gestion de trafic conteneurisé – un tremplin direct vers l’emploi dans un secteur qui emploie des milliers et irrigue l’économie nationale.

PAC et UAC scellent une alliance inédite pour former les experts de demain. En effet, cette collaboration vise à renforcer la souveraineté
© PAC et UAC scellent une alliance inédite pour former les experts de demain. En effet, cette collaboration vise à renforcer la souveraineté

Le port de Cotonou mise sur l’innovation locale

 

Au-delà de la pédagogie, ce partenariat déploie ses voiles vers l’innovation pure. Des projets de recherche conjoints émergeront, focalisés sur des solutions sur mesure : optimisation des chaînes d’approvisionnement face aux aléas climatiques, technologies numériques pour une traçabilité accrue des cargaisons, ou encore protocoles environnementaux pour atténuer l’empreinte carbone du port, un enjeu majeur pour une autonomie financière préservée. En somme, ces initiatives ne sont pas des abstractions académiques ; elles sont les fondations d’un PAC résilient, adapté aux réalités d’un Golfe de Guinée en ébullition. Cet accord consolide ainsi l’engagement du port en faveur d’un développement durable – de la réduction des émissions à la promotion d’une économie circulaire.

PAC et UAC scellent une alliance inédite pour former les experts de demain. En effet, cette collaboration vise à renforcer la souveraineté
© PAC et UAC scellent une alliance inédite pour former les experts de demain. En effet, cette collaboration vise à renforcer la souveraineté

PAC – UAC : une alliance pour l’autonomie et la souveraineté économique

 

Ce rapprochement entre le PAC et l’UAC transcende les couloirs feutrés des négociations : il symbolise un Bénin qui refuse la dépendance aux expertises exogènes pour miser sur son vivier humain. À une époque où les ports africains rivalisent pour capter les flux mondiaux, du soja brésilien aux minerais australiens, cette alliance pourrait catalyser une vague d’emplois qualifiés, d’innovations locales et de croissance inclusive.

En somme, le succès de cette collaboration sera scruté de près par toute la sous-région. Si elle porte ses fruits, elle pourrait bien servir de modèle pour d’autres ports africains, prouvant que l’indépendance économique passe aussi par l’investissement dans ses propres forces vives. Le Bénin pourrait-il ainsi redéfinir les règles du jeu maritime et logistique sur le continent ? L’avenir du port, de l’université, et de la nation tout entière, se joue ici.

Assurance auto : le Bénin passe au clic

Et si l’assurance automobile devenait aussi fluide qu’un clic sur votre écran ? Grâce à la digitalisation lancée par l’ASA Bénin, le secteur entre dans une nouvelle ère, entre rigueur, transparence et innovation.

 

Cotonou, 24 septembre 2025 – Et si un simple clic sur votre smartphone pouvait transformer le cauchemar d’un sinistre automobile en formalité fluide ? Hier, mardi, dans les salons feutrés d’un hôtel cotonois, l’Association des Sociétés d’Assurances du Bénin (ASA Bénin) a levé le voile sur une révolution discrète mais profonde : le lancement officiel de la digitalisation de l’assurance automobile.

Ce n’est pas qu’une simple mise à jour technique ; c’est un pari audacieux pour propulser le secteur, aligné sur l’élan gouvernemental de dématérialisation qui refuse de laisser le Bénin sur le quai de la révolution numérique. À l’heure où les routes béninoises bruissent d’une mobilité accrue, cette plateforme mutualisée promet de sécuriser les souscriptions, d’accélérer les déclarations de sinistres et de bannir les arcanes bureaucratiques qui freinent trop souvent les automobilistes lambda.

Assurance auto : une volonté collective pour une expérience client réinventée

 

Sous les projecteurs d’une cérémonie professionnelle, où se côtoyaient représentants des compagnies adhérentes et partenaires comme Proxym, Hervé Tchiakpè, président de l’ASA Bénin, a planté le décor avec une éloquence mesurée.

« Nous posons aujourd’hui une pierre structurante pour l’avenir de l’assurance automobile au Bénin. Ce projet est le fruit d’une volonté commune de moderniser le secteur, d’améliorer l’expérience client, de lutter contre la fraude, d’accélérer la gestion des sinistres et de garantir une meilleure conformité réglementaire, témoignant ainsi de notre capacité à nous adapter aux évolutions de notre environnement », a-t-il déclaré, sous les ovations d’une salle conquise.

En effet, cette initiative, fruit d’une collaboration inter-compagnies, matérialise une gouvernance vertueuse, impulsée par le gouvernement pour fluidifier les services publics et privés, tout en luttant contre les fraudes qui gangrènent encore le secteur.

L’ASA Bénin révolutionne l’assurance automobile avec une plateforme mutualisée qui simplifie les sinistres, sécurise les données
© L’ASA Bénin révolutionne l’assurance automobile avec une plateforme mutualisée qui simplifie les sinistres, sécurise les données

Assurance auto : quatre piliers stratégiques pour un marché assaini

 

Au cœur de cette plateforme dématérialisée, quatre piliers stratégiques se dressent comme des garde-fous contre l’obsolescence.

  • D’abord, l’intégration de la conformité dès la conception, pour un respect scrupuleux des normes réglementaires.
  • Ensuite, la traque impitoyable des mauvaises pratiques : traçabilité totale, réduction des doublons et des fraudes, pour un marché plus sain et équitable.
  • Troisièmement, l’élévation de la qualité des services, avec des souscriptions et règlements de sinistres expédiés en un temps record, fiables et transparents.
  • Enfin, une efficience collective via la mutualisation des infrastructures : sécurité renforcée, coûts maîtrisés, et une liberté créative laissée à chaque assureur pour innover et personnaliser l’expérience utilisateur.

Alfred Kpemavo, président du comité de pilotage, a insisté sur cette approche méthodique : « Nous nous évertuons à conduire ce projet avec méthode, discipline, rigueur et surtout professionnalisme, compte tenu de son importance et des impacts attendus sur le marché. »

L’ASA Bénin révolutionne l’assurance automobile avec une plateforme mutualisée qui simplifie les sinistres, sécurise les données
© L’ASA Bénin révolutionne l’assurance automobile avec une plateforme mutualisée qui simplifie les sinistres, sécurise les données

Une révolution numérique globale, de l’auto à la santé

 

Ce lancement s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique au Bénin. À peine cinq jours plus tôt, le 18 septembre, l’ASA Bénin avait dévoilé son projet de digitalisation de l’assurance santé : une plateforme web qui fluidifie les échanges entre assureurs et prestataires médicaux, introduit les ordonnances numériques valables en pharmacies partenaires, gère les dossiers en temps réel et offre un suivi instantané des remboursements.

Ces innovations, notamment la communication directe entre acteurs et les statistiques fiables, visent à raccourcir les délais de prise en charge et à humaniser l’accès aux soins, prouvant que le secteur des assurances béninoises n’hésite pas à accélérer le pas face aux défis post-pandémie.

Le Bénin, terre de numérique et de pragmatisme

 

Pour le grand public, ce conducteur pressé de Cotonou ou ce jeune entrepreneur d’Abomey-Calavi, cette digitalisation est la promesse d’un quotidien allégé, où l’assurance rime avec simplicité plutôt qu’avec sables mouvants administratifs. À l’aube d’une ère où le numérique redessine les contours de l’économie béninoise, l’ASA Bénin pose les jalons d’un secteur résilient et inclusif. Le futur de l’assurance auto est là, à portée de clic.

Ainsi, le Bénin montre qu’il peut transformer les défis en opportunités grâce au numérique. Mais au-delà de cette innovation, le véritable enjeu réside dans sa capacité à maintenir cet élan. Le pays sera-t-il capable de généraliser ces pratiques à l’ensemble de son économie tout en garantissant la cybersécurité des données et en réduisant la fracture numérique ? L’ambition est là, il reste maintenant à consolider le socle pour que l’édifice ne s’effondre pas sous le poids de son succès.

« 3 Cold Dishes » : le Bénin joue sa carte cinéma

Le Bénin entre en scène avec panache, transformé en décor vibrant pour le thriller panafricain « 3 Cold Dishes ». Grâce à Burna Boy et une stratégie culturelle audacieuse, le pays s’impose comme la nouvelle star du cinéma africain.

 

Cotonou, 24 septembre 2025 – Et si, vos prochaines vacances rimaient avec suspense haletant, entre un thriller panafricain et des décors dignes d’un blockbuster ? Le Bénin n’hésite plus à jouer les stars : en effet, avec la bande-annonce explosive de « 3 Cold Dishes », le pays se métamorphose en plateau de tournage géant, sous l’égide de la superstar Burna Boy.  Un coup de maître qui fait déjà vibrer les réseaux sociaux, à quelques jours de la première mondiale à Londres.

 

« 3 Cold Dishes » : le Bénin en décor de cinéma, de Ganvié à Grand-Popo

 

Oubliez les clichés poussiéreux. Désormais, imaginez des héroïnes vengeresses glissant entre les racines tortueuses des mangroves d’Adounko, ou un duel tendu sous la statue imposante de l’Amazone à Cotonou. Réalisé par Oluseyi Asurf et écrit par Tomi Adesina, ce thriller haletant suit trois femmes brisées par la trahison, forcées en esclavage sexuel, qui ourdissent une revanche impitoyable. Par ailleurs, avec un casting étincelant (Osas Ighodaro, Wale Ojo, Ruby Akubeze en tête), le film déploie ses scènes épiques de Ganvié, la « Venise de l’Afrique » aux maisons sur pilotis, jusqu’aux plages mystiques de Grand-Popo, en passant par Porto-Novo et Calavi. Ainsi, tourné en partie au Bénin, il transforme ces joyaux en aimants pour les cinéastes du monde entier.

Burna Boy, l’African Giant qui voit en grand

À ce titre, Burna Boy, l’African Giant en personne, signe ici sa première incursion magistrale en tant que producteur exécutif, aux côtés de sa mère Bose Ogulu et du Béninois Dansou Martial en co-producteur. De ce fait, la bande-annonce, mise en ligne, cumule déjà des millions de vues. Prévu en salles le 7 novembre, avec une avant-première mondiale le 3 octobre à l’Indigo de Londres – où le streamer Shank animera le tapis rouge –, ce projet panafricain, tourné au Nigeria, au Bénin et en Côte d’Ivoire, n’est pas qu’un film : c’est aussi une déclaration d’amour au continent.

 

Le Bureau de Tournage, l’arme secrète du Bénin pour le soft power

 

Du côté du gouvernement béninois, c’est pourquoi l’euphorie est palpable. À travers l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), on célèbre cette vitrine qui propulse le pays comme destination phare pour les productions internationales. En ce sens, « Le Bénin est prêt à accueillir le monde et à offrir des décors uniques pour les plus grandes histoires du cinéma », tonne William Codjo, Directeur Général de l’ADAC, dans un appel du pied irrésistible. De surcroît, pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, l’agence prépare un atout maître : le Bureau de Tournage. Ce guichet unique simplifiera les autorisations, la logistique et les partenariats pour les équipes du monde entier, transformant la culture en machine à emplois, tourisme et rayonnement.

 

« 3 Cold Dishes » : un Bénin scripté pour le succès international

En cette rentrée automnale, alors que l’Afrique brille aux yeux du globe, cette initiative stratégique tombe à pic. Le Bénin, déjà boosté par sa marque-pays « Un Monde de Splendeurs », vise un boom : plus d’emplois pour les talents locaux, un afflux de touristes cinéphiles, et un soft power qui rivalise avec Nollywood. En effet, imaginez : des festivals à Ganvié, des masterclass sous pilotis, et votre ville natale en toile de fond d’un Oscar africain. Le Bénin ne tourne plus autour du pot : désormais, il devient le script gagnant.

En conséquence, le succès de « 3 Cold Dishes » pourrait bien n’être que le prélude à une nouvelle ère pour l’industrie cinématographique et touristique du pays. Reste à voir si cette dynamique se pérennisera et si le Bénin parviendra à transformer l’essai pour s’imposer durablement comme le hub créatif de l’Afrique de l’Ouest. Le clap début vient d’être donné.

Porto-Novo : Talon inspecte le futur siège du Parlement

À Porto-Novo, le président Talon transforme une visite de chantier en manifeste républicain, révélant un Bénin qui bâtit sa démocratie dans le béton et la lumière.

 

Porto-Novo, 24 septembre 2025 – Au sommet d’un squelette de pierre et d’acier qui défie déjà l’horizon de Porto-Novo, la capitale historique du Bénin, un regard présidentiel scrute l’infini. En effet, sous un soleil zénithal qui dore les échafaudages, le président Patrice Talon a gravi les étages naissants du nouveau siège de l’Assemblée nationale, transformant une simple inspection en un manifeste architectural. Loin des discours protocolaires, cette visite de plus de deux heures, véritable ballet minutieux entre béton et vision, révèle un Bénin en pleine métamorphose, où la pierre porte les ambitions d’une démocratie moderne et souveraine.

Porto-Novo : une immersion présidentielle dans un projet pharaonique

 

Flanqué d’un cortège d’envergure, le président s’est immergé dans les entrailles du projet, guidé par l’honorable Louis Gbèhounou Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, M. Didier José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, et M. Charlemagne Yankoty, maire de Porto-Novo. À leurs côtés, les architectes et ingénieurs des entreprises phares, notamment Koffi & Diabaté, JET Contractor, KERE Architecture, opérant sous la houlette de la Société SimAU Bénin SA en tant que maître d’ouvrage délégué, ont dévoilé les secrets d’un édifice conçu pour l’éternité. Lancés en avril 2021, ces travaux incarnent une odyssée nationale : un investissement stratégique pour doter les parlementaires d’un cadre à la mesure de leurs responsabilités, fusionnant ainsi héritage colonial et innovation contemporaine.

 

Porto-Novo : le regard d’un orfèvre sur les détails de la démocratie

 

Niveau par niveau, le regard aiguisé de Talon s’est attardé sur les moindres détails, comme un orfèvre examinant son œuvre. Les rampes d’escalier fluides, les garde-fous sculpturaux, les revêtements extérieurs et intérieurs, tout y est passé au crible, dans une quête d’excellence qui transcende le fonctionnel pour viser l’esthétique. Par ailleurs, au dernier étage du bâtiment central, un bureau type, aménagé avec une précision chirurgicale, offre un aperçu tangible des espaces réservés aux députés : ergonomiques, lumineux, et propices à la délibération.

Depuis son balcon vitré, s’ouvrant sur des pans entiers de la ville – les toits ocre de Porto-Novo, les artères bouillonnantes de vie – l’horizon semble infini, un tableau vivant que les garde-fous protègent sans entraver. Le président, dont les instructions fusent, a insisté sur la nécessité d’assainir l’environnement immédiat et de verdir les abords, afin que le joyau ne soit pas isolé, mais qu’il s’intègre harmonieusement dans son écrin urbain.

 

Un chef-d’œuvre architectural pour une souveraineté renouvelée

 

Dans un Bénin qui accélère sa modernisation, des autoroutes aux réformes institutionnelles, ce siège parlementaire émerge comme un symbole fort : un espace où la représentation nationale s’ancre dans la durabilité et l’ouverture. Conçu par le lauréat du Pritzker, Francis Kéré, dont l’approche écoresponsable intègre des matériaux locaux et une ventilation naturelle, l’édifice promet non seulement une efficacité accrue pour les 83 députés, mais aussi un rayonnement international pour Porto-Novo, joyau historique souvent éclipsé par Cotonou. Les directives de Talon, précises et visionnaires, visent à boucler les finitions dans les délais, transformant ainsi ce chantier en un véritable legs pour les générations futures.

Patrice Talon a inspecté le chantier du nouveau siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Ce projet architectural, conçu par Francis Kéré, incarne les ambitions du Bénin pour une gouvernance moderne, durable et souveraine.
© Patrice Talon a inspecté le chantier du nouveau siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Ce projet architectural, conçu par Francis Kéré, incarne les ambitions du Bénin pour une gouvernance moderne, durable et souveraine.

Le Bénin en pleine ascension : entre pierre et ambition

 

En somme, cette visite, pour ceux qui souhaitent explorer au-delà des apparences officielles, offre un aperçu du Bénin en mouvement : une nation qui construit son futur pierre après pierre, avec une détermination qui n’admet ni concessions ni solutions intermédiaires. Face aux échéances électorales et institutionnelles imminentes, ce nouveau parlement pourrait-il favoriser l’émergence d’une période de gouvernance plus inclusive ? Une chose est sûre : depuis les hauteurs de Porto-Novo, la perspective s’élargit, tout comme les opportunités d’une nation en renouveau.

Cependant, ce joyau architectural, conçu pour incarner la démocratie, deviendra-t-il le moteur de réformes profondes et durables, ou restera-t-il le symbole d’une ambition présidentielle ? Seul le temps nous le dira.

La HAAC tisse des alliances stratégiques

À Cotonou, la HAAC renforce ses partenariats avec la Turquie et les radios communautaires, posant les jalons d’un écosystème médiatique plus résilient et inclusif.

 

Cotonou, 23 septembre 2025 – Dans un contexte de dynamisation des échanges diplomatiques et sectoriels, Edouard Loko, président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), a accordé deux audiences distinctes ce mardi au siège de l’institution. D’abord, il a reçu Mesut Koç, ambassadeur de la République de Turquie près le Bénin, pour explorer des pistes de partenariat en matière de communication.

Par la suite, Inoussa Guinin Asso, président du Conseil d’administration de la Fédération des Radios Communautaires et Assimilées du Bénin (FERCAB), a présenté les réformes en cours au sein de son organisation et sollicité un appui pour des initiatives phares. Ces rencontres, survenues à un moment où le Bénin consolide ses liens avec Ankara et renforce son écosystème médiatique, soulignent l’importance croissante de la régulation et de la coopération internationale dans le secteur audiovisuel.

La HAAC a reçu l’ambassadeur de Turquie et le président de la FERCAB pour dynamiser la coopération internationale et soutenir les réformes du secteur audiovisuel béninois.
© La HAAC a reçu l’ambassadeur de Turquie et le président de la FERCAB pour dynamiser la coopération internationale et soutenir les réformes du secteur audiovisuel béninois.

Une alliance naissante avec la Turquie : Focus sur les médias et la communication

 

En effet, la première audience, accordée à l’ambassadeur Mesut Koç, s’est inscrite dans la lignée des efforts bilatéraux pour approfondir la coopération entre le Bénin et la Turquie.M. Koç a profité de cette visite pour aborder les opportunités de collaboration dans le domaine de la communication. Les échanges ont porté sur les perspectives de partenariat et une présentation des structures organisationnelles turques spécialisées dans ce secteur, notamment les agences de régulation et les instituts de formation médiatique.

« Nous avons discuté des perspectives de collaboration et présenté les structures organisationnelles en Turquie dans ce domaine », a déclaré l’ambassadeur Koç à la presse à l’issue de l’entrevue. Il a ajouté que ces discussions ont permis d’identifier « de réelles possibilités de partenariat » et de poser les bases d’un « dialogue continu » en vue de résultats concrets.

Cette initiative fait écho à un mémorandum d’entente signé en 2022 entre les deux pays, qui couvre déjà les domaines économique et culturel, et à une récente audience accordée par le président du Conseil économique et social en mars dernier.

Pour Edouard Loko, ces pourparlers représentent une opportunité de moderniser le paysage audiovisuel béninois, en s’inspirant des modèles turcs en matière de digitalisation et de formation des professionnels. La HAAC, organe constitutionnel chargé de veiller à la régulation des médias et à la liberté d’expression, voit dans cette collaboration un levier pour renforcer les capacités locales face aux défis numériques.

 

Soutien aux radios communautaires : réformes et un salon international en vue

 

Par ailleurs, la seconde rencontre, avec Inoussa Guinin Asso, a mis l’accent sur le renforcement de la responsabilité sociale des médias communautaires. La FERCAB, principal regroupement des radios de proximité au Bénin, traverse une phase de réformes pour mieux répondre aux enjeux contemporains comme la transition numérique et l’éthique journalistique.

Au menu des discussions : la présentation des initiatives internes à la FERCAB pour consolider son rôle éducatif et social, ainsi qu’une demande d’appui de la HAAC. Parmi les projets phares annoncés, la 2ᵉ édition du Salon International de la Radio et du Numérique, couplée à la célébration du 25ᵉ anniversaire de la fédération, se tiendra en octobre 2025. Cet événement réunira des délégations de plusieurs pays africains et aboutira à la création d’un réseau continental des fédérations radio, inspiré du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC).

Inoussa Guinin Asso a également sollicité la collaboration de la HAAC pour un atelier dédié à la régulation des médias numériques pendant les périodes électorales – l’un des 18 thèmes retenus pour le salon. Cette thématique est d’autant plus pertinente que le Bénin prépare ses échéances électorales de 2026, où la désinformation en ligne pourrait poser des risques majeurs.

Implications : un Bénin connecté et médiatiquement résilient

 

Ces audiences illustrent la stratégie du Bénin pour diversifier ses partenariats internationaux et vitaliser son secteur des médias. Avec la Turquie, émergent des opportunités en formation et en échange d’expertises, potentiellement financées par des fonds comme le Fonds de l’Union africaine pour les médias. Du côté de la FERCAB, ces initiatives renforcent le tissu associatif des radios communautaires, qui couvrent plus de 80 % des zones rurales et jouent un rôle clé dans la promotion de la cohésion sociale.

 

Un horizon prometteur pour la communication béninoise

 

En recevant ces deux interlocuteurs, Edouard Loko positionne la HAAC comme un pivot de la diplomatie culturelle et médiatique. Que ce soit pour importer des savoir-faire turcs ou soutenir les radios locales dans leur mutation numérique, ces échanges préfigurent un écosystème plus inclusif et innovant. À l’approche du salon d’octobre, le Bénin pourrait bien devenir un hub régional pour la radio africaine, prouvant que la communication est un levier essentiel de développement.

SeNaMif 2025 : le Bénin mise sur la microfinance pour bâtir sa résilience

À Cotonou, le Bénin inaugure la Semaine Nationale de la Microfinance (SeNaMif 2025 ), transformant les récits de terrain en leviers d’avenir face aux défis climatiques et sécuritaires.

 

Cotonou, le 23 septembre 2025 – Des histoires de réussite se multiplient. Une marchande de tissus de Porto-Novo, dont l’atelier familial a été sauvé des inondations grâce à un prêt modeste pour des outils résistants au climat. Un jeune agriculteur du Nord, protégé des aléas sécuritaires par un filet financier solidaire. Ainsi, la finance inclusive devient un outil concret de transformation sociale. Et c’est justement pour célébrer et renforcer ce mouvement que le Bénin a officiellement donné le coup d’envoi de la Semaine Nationale de la Microfinance (SeNaMif) 2025 le lundi 22 septembre, au Palais des Congrès de Cotonou.

SeNaMif 2025 : le Bénin, un phare de l’inclusion financière sur le continent

 

Sous la direction de la ministre de la Microfinance et de l’Emploi des Jeunes, Véronique Tognifodé, la cérémonie de lancement a réuni un parterre de partenaires techniques et financiers. En effet, le Bénin est souvent considéré comme un modèle en matière d’inclusion financière. Le pays a réalisé des progrès remarquables, passant de 52 institutions de microfinance en 2012 à 107 en 2024, touchant 3,9 millions de bénéficiaires. Par ailleurs, il maintient une parité exemplaire, avec 50 % de femmes parmi les bénéficiaires. Parmi elles, plus de 1,5 million ont été soutenues par le programme de microcrédit Alafia, un puissant levier pour l’autonomisation économique des femmes entrepreneures.

Le Bénin a lancé la SeNaMif 2025 au Palais des Congrès de Cotonou. À travers panels, innovations et témoignages, le pays affirme son leadership en matière de finance inclusive et résiliente.
© Le Bénin a lancé la SeNaMif 2025 au Palais des Congrès de Cotonou. À travers panels, innovations et témoignages, le pays affirme son leadership en matière de finance inclusive et résiliente.

Faire face aux défis climatiques et sécuritaires : le cœur des débats

 

Le thème de cette édition 2025, « La finance inclusive en Afrique face aux défis climatiques et sécuritaires », reflète une ambition forte : forger une résilience économique solide, stimuler l’entrepreneuriat et tracer des orientations stratégiques pour l’avenir. Dans un contexte où les événements climatiques extrêmes et les tensions sécuritaires menacent les ménages ruraux, la SeNaMif se veut être un véritable laboratoire d’idées, où les personnes les plus vulnérables deviennent également les acteurs de leur propre destin.

 

SeNaMif 2025 : une finance « agile et inclusive » pour l’avenir

 

Dans son allocution, la ministre Tognifodé a insisté sur l’urgence d’une finance « agile et inclusive », capable de contrer les chocs extérieurs tout en favorisant l’innovation locale. Accompagnée de représentants d’organismes internationaux, elle a salué les avancées du secteur comme un modèle reproductible. De ce fait, les panels, ateliers et témoignages proposés tout au long de la semaine visent des solutions concrètes.

De la théorie à la pratique : la foire aux innovations

 

La matinée s’est conclue par l’effervescence palpable de la foire SeNaMif, un véritable microcosme d’innovations. On y trouvait des applications mobiles pour des prêts instantanés, des formations sur l’agroécologie financée, et des expositions sur des fonds verts adaptés aux réalités sahéliennes. Ces stands reflètent aussi un engagement collectif pour une inclusion financière tangible. Des centaines de visiteurs, des jeunes entrepreneurs aux décideurs, ont parcouru les allées, forgeant ainsi  des partenariats qui pourraient transformer la vie de milliers de Béninois.

 

SeNaMif 2025 : le Bénin célèbre ses victoires pour armer son avenir

 

Finalement , à l’aube de cette SeNaMif 2025, le Bénin ne célèbre pas seulement ses réussites : il les transforme en outils d’avenir. En conséquence, le pays se positionne comme un phare continental, démontrant que la microfinance peut être un rempart contre les crises modernes. Et vous, quel rôle jouerez-vous dans cette moisson de résilience ? Pour en savoir plus sur cette semaine d’opportunités, vous pouvez visiter le site officiel.