Une session extraordinaire au parfum d’autocratie : le cas d’Abomey-Calavi sous la loupe

Abomey-Calavi, 4 mars 2025 – En cette journée, une bourrasque de tension souffle sur la commune béninoise d’Abomey-Calavi. Le maire, Angelo Ahouandjinou, a orchestré une convocation hors norme du conseil municipal, une démarche qui, sous des dehors protocolaires, exhale un relent d’autoritarisme . En effet, l’objet de cette session extraordinaire est de scruter à la loupe la réponse à une demande d’explications sommant le chef d’arrondissement de Glo-Djigbé de justifier ses prises de position. Derrière cet acte en apparence anodin se dessine une trame bien plus sombre : une tentative d’étouffer toute velléité de dissidence au sein de l’administration locale.

Une crispation autour de la libre parole 

Par ailleurs, le nœud de l’affaire réside dans les écrits du chef d’arrondissement, qui, au sein d’un espace d’échange réservé aux conseillers communaux, a osé égratigner les orientations du gouvernement. Ces critiques, loin d’être des saillies publiques tapageuses, se voulaient un murmure interne, une réflexion entre pairs. Pourtant, le maire y a vu une brèche intolérable, un défi à l’ordre qu’il entend imposer. En déployant l’artillerie lourde d’une session extraordinaire pour un motif aussi ténu, Angelo Ahouandjinou trahit une posture qui flirte avec l’intransigeance d’un potentat, peu enclin à laisser prospérer le pluralisme des idées.

Cette convocation ne saurait être réduite à une simple formalité bureaucratique. Elle s’érige en un levier de coercition, une mise en garde à peine voilée à l’adresse de quiconque oserait s’écarter de la ligne officielle. Là où une discussion franche aurait pu apaiser les remous, le maire préfère brandir le spectre d’une sanction, transformant un différend en une démonstration de force.

Session extraordinaire  : Quand le local reflète le national.

En plus, l’ombre de cette affaire s’étend bien au-delà des frontières d’Abomey-Calavi. Elle fait écho à une atmosphère plus large, où les libertés fondamentales montrent des signes d’essoufflement. À l’échelle nationale, les restrictions sur les droits de réunion de l’opposition se sont multipliées, dessinant un tableau où la diversité d’opinions devient un luxe rare. Le maire, en s’alignant sur cette dynamique centralisatrice, semble moins soucieux de défendre les intérêts de sa commune que de polir son image auprès d’un exécutif avide de contrôle.

Dans ce contexte, la démarche d’Angelo Ahouandjinou apparaît comme une allégeance tacite à un système qui proscrit la contradiction. En lieu et place d’un dialogue fécond, il instaure un climat sous lequel la crainte supplante l’audace, où la soumission éclipse l’initiative. Ce faisant, il foule au pied les idéaux démocratiques qui devraient irriguer la gestion des affaires publiques, reléguant la liberté d’expression au rang de privilège conditionnel.

Une démocratie à l’épreuve

Il serait aisé de voir dans cette péripétie un soubresaut isolé, une querelle de clocher sans lendemain. Pourtant, elle incarne une menace sournoise, un glissement vers une gouvernance où le pouvoir s’exerce par l’intimidation plutôt que par la concertation. Si les institutions locales, censées être le creuset d’une démocratie vivante, se muent en relais d’un autoritarisme rampant, c’est l’ensemble du pacte social qui vacille.

La gravité de cette dérive impose une prise de conscience collective. Les critiques, qu’elles émanent d’un chef d’arrondissement ou d’un simple citoyen, ne sont pas des actes de sédition, mais les pulsations d’une société qui respire. Les réduire au silence, c’est asphyxier l’élan vital qui fait d’une commune un espace de vie partagé, et non une caserne aux ordres.

Session extraordinaire  : Un sursaut impératif

En somme, l’épisode d’Abomey-Calavi n’est pas qu’une anecdote administrative ; il est le symptôme d’une maladie plus profonde, celle d’un pouvoir qui, sous couvert d’efficacité, sacrifie la pluralité sur l’autel de l’uniformité. Face à cette pente glissante, il incombe aux acteurs locaux, aux citoyens et aux observateurs de rappeler une vérité cardinale : la démocratie ne se nourrit pas de mutisme, mais de voix qui s’élèvent, même dissonantes.

Cependant , Angelo Ahouandjinou a encore l’occasion de redresser la barre, de faire de sa mairie un lieu d’échange plutôt qu’un tribunal. À défaut, il risque d’entrer dans les annales non comme un bâtisseur, mais comme un fossoyeur des libertés communales. L’heure est au sursaut, car une gestion autoritaire n’a de légitimité que dans les silences qu’elle impose  et ceux-ci, à terme, deviennent assourdissants.

Pobè : l’essence de contrebande sème la désolation

Dans la quiétude nocturne du samedi 1ᵉʳ au dimanche 2 mars 2025, la commune de Pobè, nichée dans le département du Plateau au Bénin, a été brutalement tirée de son sommeil par un drame aussi fulgurant qu’impitoyable. L’essence de contrebande, ce fléau insidieux qui serpente dans les veines de l’économie informelle, a une fois encore dévoilé son visage funeste, laissant derrière elle un sillage de cendres, de larmes et de vies brisées.

 Pobè : Collision fatale au quartier FAO

Tout a basculé en un éclair, au cœur du quartier FAO, où un camion, alourdi par sa charge clandestine, s’évertuait à gravir une montée traîtresse. Défiant la pente, le véhicule a soudain cédé à une défaillance mécanique ou humaine, l’enquête le dira peut-être, pour entamer une retraite précipitée en marche arrière. Par ailleurs, dans un fracas métallique, il a percuté de plein fouet un autre poids lourd, gorgé d’essence illicite. L’impact, d’une violence inouïe, a libéré une étincelle fatidique, transformant les deux mastodontes en brasiers rugissants. Les flammes, voraces et implacables, ont léché les habitations voisines, engloutissant tout sur leur passage dans une danse macabre.

Bilan humain et matériel tragique

Le bilan, aussi glacial que les chiffres peuvent l’être, fait état de six âmes fauchées, arrachées à la vie dans l’étreinte incandescente de l’incendie. Plusieurs autres victimes, marquées dans leur chair par des brûlures ou des éclats, conduites en urgence vers l’hôpital de zone de Pobè, combattent activement un sort qui paraît déjà fixé pour certains. Les dégâts matériels, bien que secondaires face à la perte humaine, témoignent de l’ampleur du cataclysme : des maisons réduites à des squelettes noircis, des biens anéantis, des existences bouleversées.

 Pobè : Témoignage des autorités locales 

Bernadin Assogba, deuxième adjoint au maire de Pobè, a confirmé ce tableau tragique à un média local, la voix sans doute empreinte de cette gravité que seul le deuil impose. « Six morts, plusieurs blessés, des dégâts considérables », a-t-il énoncé, comme pour ancrer dans la réalité une horreur que nul n’aurait voulu voir advenir. Pourtant, au milieu du chaos, un sursaut d’humanité a émergé : les sapeurs-pompiers, ces sentinelles du danger, sont intervenus avec une promptitude héroïque. Armés de courage et de lances à eau, ils ont dompté les flammes, circonscrit le péril et sécurisé ce qui restait à sauver, évitant ainsi que la catastrophe ne dévore davantage de vies.

Commerce clandestin de carburant : une bombe à retardement

Ce drame, loin d’être un simple fait divers, ravive une plaie béante au Bénin : celle du commerce clandestin de carburant, héritage d’une frontière poreuse avec le Nigeria voisin et d’un système économique où la survie prime souvent sur la légalité. Cette essence frelatée, acheminée dans des conditions précaires, est une bombe à retardement roulante, prête à exploser au moindre faux pas. À Pobè, ce week-end, le compte à rebours a touché à son terme, et le prix s’est payé en sang.

Une prise de conscience nécessaire

Mais au-delà des chiffres et des flammes, une question lancinante surgit activement dans l’air saturé de fumée : combien de tragédies faudra-t-il encore pour que ce trafic mortifère cesse ? Les autorités, les communautés, les consciences devront-elles attendre que les cendres refroidissent pour agir, ou bien ce brasier sera-t-il le signal d’un sursaut collectif ? À Pobè, cette nuit de mars 2025 restera gravée comme une blessure vive, un cri silencieux dans l’obscurité. Et peut-être, dans le murmure des survivants, un espoir ténu : que de telles flammes ne soient plus jamais le glas d’une nouvelle aube.

 

L’Afrique à l’heure de la Journée mondiale de l’audition

Ce 3 mars, une vague de conscience déferle sur le globe à l’occasion de la Journée mondiale de l’audition, orchestrée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Sous la bannière du thème « Changer les mentalités : autonomisez-vous pour rendre les soins de l’oreille et de l’audition accessibles à tous », cet événement invite à une révolution essentielle : celle de briser les chaînes de la surdité et de faire résonner le droit à entendre pour chacun. En Afrique, où les sons de la vie tissent les fils de cultures ancestrales, cette journée dévoile un défi majeur : offrir à des millions de personnes un accès équitable aux soins auditifs. Entre urgence et espoir, plongeons dans cette quête où chaque décibel compte.

La Journée mondiale de l’audition : un continent bercé de sons, entravé par le silence

L’Afrique vibre d’une symphonie unique : le chant des griots, le grondement des marchés, le souffle des savanes. Pourtant, sous cette trame sonore, un mal discret prospère. Plus de 60 millions d’Africains vivent avec une perte auditive invalidante, selon l’OMS, un chiffre qui menace de s’amplifier avec l’essor démographique et les assauts du bruit moderne. Mais là où le besoin hurle, les solutions peinent à répondre. Les spécialistes de l’audition (audiologistes et médecins ORL) sont une denrée rare, souvent cantonnés aux grandes villes, laissant les campagnes dans une solitude acoustique. Les aides auditives sont un rêve hors de portée pour des familles aux budgets déjà étouffés.

Ce silence imposé n’est pas qu’une statistique : il est un écho de disparités criantes. Dans un continent où l’oralité est reine, ne pas entendre, c’est risquer de s’effacer du récit collectif.

Les bourreaux invisibles de l’ouïe

D’où vient cette ombre qui vole les sons ? Les coupables sont nombreux et familiers. Les infections de l’oreille, laissées à l’abandon faute de soins accessibles, creusent des sillons de surdité. Dans des régions où l’eau claire est un luxe, ces maux banals deviennent des voleurs d’avenir. Le vacarme des mégalopoles africaines, avec leurs concerts de klaxons et leurs machines rugissantes, joue aussi sa partition destructrice. Et puis, il y a les maladies (méningite, paludisme) qui, mal domptées, laissent derrière elles des cicatrices auditives.

Les conséquences se propagent comme une onde sourde. Un enfant privé d’ouïe voit l’école lui fermer ses portes, tandis qu’un adulte se heurte à des murs d’exclusion, dans le travail comme dans les liens sociaux. La perte auditive n’est pas un simple handicap : elle est une fissure dans le tissu même des communautés.

Faire vibrer l’espoir : des solutions à portée d’oreille

Mais l’Afrique refuse de baisser le volume. Des initiatives ingénieuses commencent à percer le mur du silence. Les technologies mobiles, par exemple, tendent une perche aux oubliés : grâce à des applications ou à la télémédecine, un diagnostic peut désormais voyager là où les routes s’arrêtent. Des prothèses auditives à bas coût, parfois façonnées sur place, esquissent un futur où l’audition ne serait plus un privilège.

Au-delà des outils, c’est une vague de savoir qu’il faut libérer. Sensibiliser les populations aux dangers du bruit, aux vertus des dépistages précoces, aux signaux d’alerte : voilà une mélodie à enseigner dès l’enfance. Former des cohortes de professionnels de l’audition, c’est aussi poser les fondations d’un système qui ne laisse personne sur le bord du chemin.

La Journée mondiale de l’audition  : un défi à chanter haut et fort

En ce 3 mars, la Journée mondiale de l’audition nous tend un micro. À nous de le saisir. Protégeons nos oreilles des agressions sonores, offrons-nous le soin d’un bilan auditif, soutenons les projets qui font tomber les barrières. Aux décideurs, un refrain clair : investir dans la santé auditive, c’est semer pour l’éducation, l’emploi, la dignité. La Journée Mondiale Audition ne doit pas être un slogan éphémère, mais un cri de ralliement.

Un horizon dans lequel chaque voix trouve son écho

Sur une terre sur laquelle les murmures des anciens portent la mémoire des peuples, le silence de la surdité est une note discordante qu’il nous faut corriger. Changer les mentalités, c’est oser regarder ce mal en face, lui ôter son voile de honte et tendre la main à ceux qu’il isole. En Afrique, chaque son sauvé est une victoire, chaque oreille rendue au monde une promesse d’unité. Que ce 3 mars soit le premier battement d’une nouvelle cadence : celle d’un continent qui, enfin, s’entend pour mieux s’élever.

 

Kétou : un faussaire pris avec des millions en faux billets

Kétou, 03 mars 2025 — Dans la soirée du vendredi dernier, le marché Asséna de Kétou, un carrefour grouillant de vie niché au cœur du Bénin, a été le théâtre d’un événement aussi inattendu que troublant. Un citoyen, dont l’identité demeure pour l’heure voilée, a été appréhendé par la police pour détention et usage de faux billets de banque, une affaire qui dévoile une fois encore les ombres tapies dans les échanges quotidiens.

Kétou : une transaction banale qui tourne au soupçon

Tout a commencé par un geste anodin : l’achat d’un poste radio et d’une carte mémoire auprès d’un vendeur d’appareils électroménagers. Le suspect, en apparence un client ordinaire, tend deux billets de 5 000 FCFA au commerçant. Mais ce dernier, doté d’un flair aiguisé, perçoit une anomalie dans la texture et la couleur des coupures. Sans hésiter, il donne l’alerte, transformant une simple vente en une opération policière.

Une découverte stupéfiante

Les forces de l’ordre, promptement dépêchées sur les lieux, ne tardent pas à passer à l’action. Une fouille minutieuse révèle une vérité saisissante : l’individu transporte sur lui pas moins de 2 960 000 FCFA en billets contrefaits. Une somme colossale, soigneusement dissimulée, qui laisse présager une entreprise criminelle d’envergure, bien au-delà d’une simple fraude isolée.

Une enquête en marche à Kétou 

Face à cette prise, les autorités ont immédiatement ouvert une enquête. D’où proviennent ces faux billets ? Le suspect agit-il seul ou est-il un maillon d’une chaîne plus vaste, un réseau de faussaires opérant dans l’ombre des marchés ouest-africains ? Les réponses, pour l’instant, restent suspendues, mais la détermination des enquêteurs est palpable : ce coup de filet ne sera pas un point final, mais un point de départ.

Un fléau régional aux conséquences larges

La circulation de monnaie falsifiée n’est pas une nouveauté dans la sous-région. Elle ronge la confiance dans le franc CFA, fragilise les petits commerçants et menace l’équilibre économique. À Kétou, cet incident résonne comme un signal d’alarme. Les vendeurs, déjà éprouvés par les aléas du marché, scrutent désormais chaque billet avec une méfiance accrue. Certains envisagent même de s’équiper de détecteurs, un investissement lourd, mais jugé nécessaire.

Une leçon de droit et de vigilance

Au Bénin, la loi ne badine pas avec ce type de délit. Produire ou utiliser de la fausse monnaie expose à de longues années d’emprisonnement et à des amendes salées. Si la culpabilité du suspect est établie, il risque de voir les barreaux remplacer durablement les étals du marché. Une sanction exemplaire pourrait, espèrent les autorités, dissuader d’autres esprits tentés par cette voie illicite.

L’Écho dans la communauté

Au-delà des faits bruts, c’est une onde de choc qui parcourt Asséna. Les langues se délient, les regards se croisent, plus inquisiteurs. « On ne sait jamais qui est en face de nous », murmure un vendeur voisin, les mains crispées sur son tiroir-caisse. La vigilance, autrefois une qualité parmi d’autres, s’impose désormais comme une armure essentielle dans ce ballet incessant des transactions.

Cet incident a rappelé que la malhonnêteté financière finit toujours par être découverte et que la justice est là pour faire respecter la loi.

 

Kétou : Un Zemidjan intercepté avec un arsenal caché

 La quiétude habituelle d’Obafèmi, un quartier paisible de la commune de Kétou, a été brusquement interrompue par une scène digne des plus haletantes poursuites cinématographiques, hier . Les forces de l’ordre, alertées par des comportements suspects, se sont lancées à la poursuite d’un conducteur de taxi-moto. Après une course-poursuite effrénée à travers les artères sinueuses de la localité, la police aappréhendé l’individu a finalement.

Lors de la fouille de son sac, les agents ont été stupéfaits de découvrir un arsenal de huit pistolets artisanaux, dont un modèle rare à double canon. Cette découverte soulève de nombreuses interrogations quant à la prolifération d’armes artisanales dans la région et les réseaux clandestins qui les alimentent.

Les autorités locales, conscientes de l’ampleur du problème, ont intensifié leurs efforts pour démanteler ces circuits illicites. Cette arrestation marque une étape significative dans la lutte contre la criminalité armée qui menace la sécurité des citoyens.

Cependant, au-delà de cette intervention réussie, se dessine une réalité plus sombre : celle d’une insécurité grandissante où des individus, sous des apparences anodines, dissimulent des intentions malveillantes. Cette situation interpelle sur la nécessité d’une vigilance accrue et d’une collaboration étroite entre la population et les forces de l’ordre pour prévenir de tels incidents.

Ainsi, dans les ruelles d’Obafèmi, à Kétou l’ombre de la méfiance plane désormais, rappelant à chacun que derrière le vrombissement familier d’une moto peut se cacher une menace insoupçonnée.

 

Le Port Autonome de Cotonou célèbre ses 60 ans

Cotonou, le poumon économique du Bénin, a donné le coup d’envoi des festivités marquant les 60 ans du Port Autonome de Cotonou (PAC), le mardi. La cérémonie officielle, orchestrée dans une salle de conférence de la direction générale spécialement aménagée pour l’occasion, a réuni une centaine d’invités prestigieux : autorités nationales, professionnels des médias, membres des comités de pilotage et techniques, ainsi que des acteurs clés du secteur portuaire. À l’évidence, cet anniversaire, loin d’être une simple commémoration, célèbre six décennies d’engagement au service du développement économique du Bénin et de la sous-région ouest-africaine.

Le Port Autonome de Cotonou a lancé les festivités de ses 60 ans, célébrant six décennies d’impact économique avec un programme riche,
© Le Port Autonome de Cotonou a lancé les festivités de ses 60 ans, célébrant six décennies d’impact économique avec un programme riche,
Une cérémonie empreinte de symboles au  Port Autonome 

Pour commencer, la journée a débuté par un mot de bienvenue du directeur général du PAC, Bart Van Eenoo, qui a planté le décor d’un événement chargé d’histoire et d’ambition. Ensuite, prenant la parole à sa suite, la directrice adjointe de la justice civile, Idrissou Seïbou Hakilatou, a captivé l’audience en soulignant la portée de cet anniversaire. « Ces 60 ans incarnent six décennies de contribution inestimable à l’essor économique du pays », a-t-elle déclaré, rappelant le rôle stratégique du port comme porte d’entrée maritime pour le Bénin et les nations voisines sans littoral, telles que le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Par la suite, le clou de la cérémonie est revenu au directeur commercial et marketing, Kevin Potier, qui a dévoilé le slogan officiel des festivités : « 60 ans d’imPACT ». Ce message percutant reflète l’impact durable du PAC sur l’économie nationale et régionale, tout en annonçant un programme riche et varié pour célébrer cette étape. Expositions, compétitions sportives, conférences thématiques et activités culturelles sont au menu, promettant de mobiliser aussi bien les professionnels du secteur que le grand public.

Le mot du ministre : un hommage à la résilience

Par ailleurs, le point d’orgue de la matinée fut l’intervention du ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du développement durable, José Didier Tonato. Dans un discours empreint de fierté, il a salué la résilience et le dynamisme du Port Autonome de Cotonou, un acteur qui génère aujourd’hui plus de 60 % du PIB béninois et représente une artère vitale pour le commerce international. « Le port est bien plus qu’une infrastructure : c’est le cœur battant de notre économie, un symbole de notre capacité à relever les défis », a-t-il affirmé, avant de déclarer officiellement ouvertes les festivités.

Six décennies de transformation au Port Autonome 

En effet, créé le 31 décembre 1964, le PAC a parcouru un chemin remarquable. D’un modeste point d’ancrage sur la côte Atlantique, il s’est mué en un hub logistique régional incontournable. À cet égard, avec une capacité actuelle atteignant 1 million de TEU (équivalent vingt pieds) grâce à des investissements récents, comme les 75 millions d’euros injectés par Africa Global Logistics en 2024, le port s’est modernisé pour répondre aux exigences du commerce mondial. De plus, les partenariats avec des acteurs internationaux, tels que le Port d’Anvers ou la Banque africaine de développement, qui a octroyé un prêt de 80 millions d’euros en 2023 pour l’extension du terminal T, témoignent de cette ambition.

En outre, le PAC ne se contente pas de desservir le Bénin : c’est une passerelle essentielle pour les pays enclavés de l’hinterland. En 2022, il a traité 12,5 millions de tonnes de marchandises, un volume en hausse de 5 % par rapport à l’année précédente, consolidant sa position parmi les ports les plus influents du golfe de Guinée. Par conséquent, cette croissance s’accompagne d’un impact social tangible, avec des centaines d’emplois directs et des milliers d’emplois indirects générés par les activités portuaires.

Le Port Autonome de Cotonou a lancé les festivités de ses 60 ans, célébrant six décennies d’impact économique avec un programme riche,
© Le Port Autonome de Cotonou a lancé les festivités de ses 60 ans, célébrant six décennies d’impact économique avec un programme riche,
Une célébration tournée vers l’avenir

Ainsi, les 60 ans du PAC ne sont pas seulement un regard dans le rétroviseur : ils marquent aussi une projection vers l’avenir. À ce titre, les organisateurs ont promis une série d’événements jusqu’à la fin de l’année, mêlant festivités populaires et réflexions stratégiques sur le rôle du port dans un monde en mutation. En l’occurrence, des ateliers sur la durabilité, des compétitions nautiques et des soirées culturelles rythmeront cette année anniversaire, avec une invitation lancée à tous les Béninois à « embarquer avec fierté, joie et sens du partage ».

En conclusion, alors que les lumières de la cérémonie s’éteignaient ce mardi, une certitude demeurait : le Port Autonome de Cotonou, après 60 ans d’existence, reste un pilier solide et un moteur de progrès. Cette célébration, qui s’étendra sur plusieurs mois, offre au Bénin une occasion unique de rendre hommage à son histoire tout en se tournant vers de nouveaux horizons. Indéniablement, bonne fête au PAC et que les dix décennies soient aussi fructueuses que les précédentes !

 

Le Finab 2025 illumine Cotonou : une ode à la créativité béninoise et africaine

Depuis le vendredi 21 février dernier, le Palais des Congrès de Cotonou vibre au rythme du Festival International des Arts et de la Culture (Finab), une célébration éclatante des talents artistiques et culturels du Bénin et du continent africain. En effet, pour sa troisième édition, qui se prolonge jusqu’au 2 mars, cet événement d’envergure met un coup de projecteur sur le savoir-faire des créateurs locaux tout en s’ouvrant aux expressions artistiques internationales. Sous le thème « Tisser les liens : le narratif africain à travers l’art », le Finab s’impose comme un carrefour sur lequel se mêlent traditions, modernité et aspirations d’un continent en pleine effervescence culturelle.

Une vitrine pour les talents béninois

Dès son lancement, le festival a captivé un public nombreux, venu découvrir la richesse d’un patrimoine artistique souvent méconnu. Ainsi, peintres, sculpteurs, danseurs, musiciens, cinéastes, stylistes et artisans se partagent la scène pour raconter leurs histoires à travers des œuvres vibrantes de sens et d’émotion. À Cotonou, cœur économique et culturel du Bénin, le Palais des Congrès s’est transformé en une véritable agora où les artistes béninois brillent aux côtés de leurs homologues étrangers. « Nos histoires s’entremêlent, nos arts se racontent », proclament les organisateurs, et cette ambition se concrétise à travers une programmation foisonnante.

De surcroît, le Finab ne se limite pas à la capitale économique. Cette année, il étend ses ramifications à Porto-Novo et Ouidah, deux villes emblématiques du patrimoine béninois, offrant ainsi une expérience culturelle décentralisée. À Ouidah, berceau historique et spirituel, des performances mêlant danses traditionnelles et contemporaines captivent les spectateurs, tandis qu’à Porto-Novo, des expositions d’art visuel célèbrent l’héritage architectural et artistique de la capitale administrative. Cette expansion géographique traduit une volonté claire : faire rayonner la créativité béninoise dans toute sa diversité.

Le Finab 2025 : Une programmation riche et éclectique

Par ailleurs, le festival, qui a attiré plus de 120 000 visiteurs lors de son édition 2024, promet de surpasser ce record avec une affiche ambitieuse. Parmi les moments forts, le concert inaugural du samedi 22 février a mis en lumière l’étoile montante ivoirienne KS Bloom, dont l’énergie a électrisé l’esplanade du Palais des Congrès. Néanmoins, la musique n’est qu’une facette de cet événement pluridisciplinaire. Effectivement, les amateurs d’arts plastiques peuvent admirer les toiles audacieuses de jeunes peintres béninois, tandis que les passionnés de mode assistent à des défilés où se croisent des influences ancestrales et des coupes modernes.

En outre, les projections cinématographiques occupent également une place de choix, avec des films explorant des thématiques africaines contemporaines, réalisés par des cinéastes du Bénin, du Nigeria ou encore du Sénégal. De plus, des ateliers et master-classes, animés par des experts locaux et internationaux, permettent aux jeunes créateurs de perfectionner leur art, qu’il s’agisse de photographie, de théâtre ou de design. Enfin, le marché Tokp’Art, inspiré du célèbre marché Dantokpa, complète cette mosaïque culturelle en offrant un espace dans lequel plus de 500 artisans exposent bijoux, textiles et sculptures, attirant aussi bien les curieux que les collectionneurs.

Le Finab 2025, du 21 février au 2 mars à Cotonou, met en lumière les talents béninois et africains à travers une programmation riche en arts,
© Le Finab 2025, du 21 février au 2 mars à Cotonou, met en lumière les talents béninois et africains à travers une programmation riche en arts,
Le Finab 2025 : Un pont entre cultures et générations

En premier lieu, initiée par le Groupe Empire sous la houlette de l’entrepreneur Ulrich Adjovi, cette troisième édition du Finab bénéficie du soutien du gouvernement béninois, notamment du ministère du Tourisme, des Arts et de la Culture. À cet égard, le ministre Jean-Michel Abimbola, présent au lancement, a salué une initiative qui « renforce l’identité africaine tout en projetant le Bénin sur la scène internationale ». Pour lui, l’art est un « fil invisible qui dépend des âmes », un vecteur de développement économique et social au potentiel immense.

Dans cette optique, cette vision résonne avec les artistes participants, venus de pays comme le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Togo ou encore la France. Le Finab se veut un espace de dialogue interculturel, où les traditions se réinventent au contact d’influences globales. Particulièrement, les jeunes créateurs y trouvent une tribune pour exprimer leurs idées. « C’est une chance unique de montrer ce que nous savons faire et de connecter avec le monde », confie Ayaba, une styliste béninoise dont les créations mêlent cire et techniques modernes.

Un levier pour le rayonnement du Bénin

En réalité, au-delà de sa dimension festive, le Finab s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion touristique et économique. En valorisant les industries culturelles, il répond à un double défi : offrir une visibilité aux artistes et stimuler l’économie locale. À titre d’exemple, le succès des éditions précédentes, avec plus de 43 artistes de sept pays en 2024, témoigne de son rayonnement croissant, faisant de Cotonou une destination incontournable pour les amoureux des arts.

À présent, en ce jeudi, alors que le festival bat son plein, les rues de Cotonou résonnent de rires, de mélodies et d’échanges. Le Finab n’est pas seulement une célébration : c’est une affirmation de la vitalité créative du Bénin et de l’Afrique. Jusqu’au 2 mars, il invite chacun à plonger dans un univers où l’art transcende les frontières, tissant des liens indéfectibles entre les peuples et les générations. Indéniablement, cette troisième édition marque un tournant, consolidant la place du Bénin comme un phare culturel sur le continent.

 

Le Choiseul Africa Summit 2025 s’est ouvert à Cotonou

Cotonou, la vibrante capitale économique du Bénin, a accueilli hier, mercredi, le lancement officiel du Choiseul Africa Summit, un rendez-vous d’envergure internationale qui se prolonge jusqu’à ce jeudi. Plus de 300 capitaines d’industrie, investisseurs de haut vol et décideurs politiques, venus d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs, se réunissent au Sofitel Cotonou Marina Hôtel & Spa pour deux jours de débats stratégiques. L’objectif est clair : transformer les discussions en engagements concrets pour accélérer l’intégration économique régionale et propulser le développement du Bénin et de l’Afrique de l’Ouest.

Une ambition affichée : l’intégration et la croissance inclusive

Par ailleurs, ce sommet, organisé par Choiseul Africa en partenariat avec le gouvernement béninois, la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) et l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx), s’articule autour d’un leitmotiv ambitieux : « Accélérer l’intégration économique régionale : mobiliser les compétences et les investissements pour un avenir durable ».

Dans un continent où les synergies économiques peinent encore à se concrétiser pleinement, le Bénin se positionne comme un laboratoire d’idées et un moteur de transformation. « Ce sommet est une chance unique de montrer au monde notre vision d’un développement inclusif et de tisser des partenariats solides », a déclaré Romuald Wadagni, ministre d’État et ministre de l’Économie et des Finances, lors de la cérémonie d’ouverture présidée par la vice-présidente Mariam Chabi Talata.

L’événement met en lumière des secteurs stratégiques pour le Bénin, notamment le textile, l’agroalimentaire et les industries créatives. Ces piliers, au cœur des priorités nationales, visent à créer de la valeur ajoutée et à générer des emplois, en particulier pour une jeunesse dynamique et en quête d’opportunités. Avec des panels thématiques animés par des experts comme Alain Ebobissé, directeur général d’Africa 50, ou Gagan Gupta, PDG d’Arise, les discussions explorent des solutions pour optimiser les chaînes de valeur et renforcer la compétitivité régionale.

Le Bénin, un hub économique en pleine ascension

En plus, Le choix de Cotonou pour accueillir ce sommet n’est pas anodin. Fort de sa stabilité politique et de réformes économiques audacieuses menées sous la présidence de Patrice Talon depuis 2016, le Bénin s’impose comme un hub stratégique en Afrique de l’Ouest. Son port en eaux profondes, en cours de modernisation, et sa position géographique, à la croisée des corridors Abidjan-Lagos et Cotonou-Niamey, en font une porte d’entrée privilégiée pour les échanges commerciaux. En 2023, le pays a affiché une croissance de 6,4 % de son PIB, portée par des investissements massifs dans les infrastructures et une diversification progressive de son économie.

Le secteur textile, dopé par la transformation locale du coton, dont le Bénin est l’un des principaux producteurs africains , illustre cette dynamique. Des initiatives comme celles soutenues par la Banque africaine de développement, qui a financé une étude sur le renforcement de cette filière en 2024, témoignent de l’élan en cours. Dans l’agroalimentaire, la valorisation de produits comme l’ananas et le karité ouvre de nouvelles perspectives, tandis que les industries créatives, portées par un vivier de talents locaux, attirent de plus en plus l’attention des investisseurs internationaux.

Le Choiseul Africa Summit : Des engagements concrets en ligne de mire

Au-delà des discours, le Choiseul Africa Summit se veut un catalyseur d’actions tangibles. Les plénières interactives et les sessions de networking, qui rythment ces deux jours, offrent un espace inédit pour conclure des alliances entre le secteur privé, les institutions publiques et les partenaires étrangers. « Nous voulons que chaque participant reparte avec des idées, mais surtout avec des projets viables à mettre en œuvre », a souligné Pascal Lorot, président de Choiseul Africa, saluant le rôle central du Bénin dans cette dynamique régionale.

Les débats ne se limitent pas aux seuls enjeux béninois. L’intégration africaine, défi majeur du XXIe siècle, est au cœur des échanges. Comment mobiliser les compétences et les financements pour des infrastructures transfrontalières ? Comment tirer parti de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour doper les échanges intra-africains, encore trop faibles ? Ces questions, cruciales pour l’avenir du continent, trouvent à Cotonou un écho particulier, dans un pays décidé à jouer les premiers rôles.

Le Choiseul Africa Summit : une vitrine pour l’Afrique ambitieuse

En somme, en accueillant ce sommet, le Bénin ne se contente pas de briller sur la scène internationale : il envoie un message fort. Celui d’une Afrique qui innove, qui attire et qui refuse de se cantonner au statut de réservoir de matières premières. Les partenariats noués avec des acteurs européens, mais aussi avec des géants régionaux comme la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) ou Ecobank traduisent cette volonté de construire un avenir économique souverain et durable.

Alors que le sommet bat son plein ce jeudi, les regards sont tournés vers les annonces qui en découleront. Pour les entrepreneurs locaux, les jeunes créateurs et les investisseurs présents, l’enjeu est de taille : faire de cette édition 2025 un jalon dans la marche du Bénin et de l’Afrique vers une prospérité partagée. Une chose est sûre : à Cotonou, l’avenir du continent se dessine dès aujourd’hui.

Le Bénin se lance dans l’aventure des Olympiades Internationales de l’Intelligence Artificielle 2025

Pour la première fois de son histoire, le Bénin s’apprête à faire son entrée sur la scène mondiale des Olympiades Internationales de l’Intelligence Artificielle (IOAI) 2025. Cet événement prestigieux, qui se tiendra du 2 au 9 août à Pékin, en Chine, réunira les esprits les plus brillants parmi les collégiens et lycéens du monde entier, tous passionnés par l’intelligence artificielle (IA). En effet, une occasion unique pour le Bénin de mettre en lumière ses jeunes talents et de s’affirmer comme un acteur émergent dans le domaine des technologies numériques.

Une compétition d’envergure mondiale

À l’évidence, les IOAI, organisées chaque année, sont bien plus qu’un simple concours : elles représentent une vitrine internationale pour les compétences en IA des jeunes générations. À titre d’exemple, après une première édition réussie en 2024 à Burgas, en Bulgarie, où 41 équipes de 32 pays ont rivalisé d’ingéniosité, la deuxième édition promet d’être encore plus ambitieuse. Concrètement, prévue dans la capitale chinoise, elle devrait accueillir des équipes venues de plus de 60 pays, prêtes à relever des défis mêlant programmation, résolution de problèmes complexes et créativité technologique. Pour le Bénin, cette participation marque un tournant, symbolisant son engagement croissant dans l’éducation numérique et l’innovation.

Qui peut représenter le Bénin ?

Dans cette optique, le pays ne compte pas se lancer dans cette aventure à la légère. Dans le but de constituer une équipe redoutable, les responsables mettent en place un processus de sélection rigoureux. Ils invitent les élèves des classes de seconde, première et terminale à tenter leur chance, à condition que ces derniers remplissent certains critères bien définis. Tout d’abord, ils exigent une maîtrise de l’anglais, langue officielle de la compétition. Deuxièmement, les candidats doivent être âgés de moins de 20 ans au 2 août 2025, date de début de l’événement. Enfin, un accès à un ordinateur et une connexion internet stable sont indispensables, car une formation en ligne précédera la compétition.

Un test de présélection pour dénicher les pépites

Dès lors, le chemin vers Pékin commence dès maintenant avec l’ouverture des candidatures, qui se déroulent du 24 février au 9 mars 2025. Les jeunes intéressés peuvent soumettre leur dossier via une plateforme dédiée, dont les détails sont accessibles en ligne. Par la suite, une étape clé suivra : un test de présélection en ligne, programmé pour le 15 mars 2025 à 10 h. Ce test, conçu pour évaluer les compétences en logique, programmation et compréhension des concepts d’IA, permettra d’identifier les meilleurs talents du pays. Par la suite, les heureux sélectionnés bénéficieront ensuite d’une formation intensive pour affiner leurs compétences et se préparer à affronter les défis internationaux.

Une opportunité pour la jeunesse béninoise

En réalité, cette initiative s’inscrit dans une dynamique à plus grande portée par des acteurs comme Sèmè City, l’agence de développement de la cité de l’innovation au Bénin, et le ministère du Numérique et de la Digitalisation. Elle reflète l’ambition du pays de former des générations capables de rivaliser sur la scène mondiale dans des domaines aussi stratégiques que l’IA. À ce propos, alors que le Bénin se distingue déjà comme un leader en Afrique de l’Ouest pour l’IA responsable, selon le « Global Index on Responsible AI » 2024, cette participation à l’IOAI 2025 pourrait renforcer sa position et inspirer d’autres nations africaines.

Un appel à la passion et à l’excellence pour l’ Olympiades Internationales de l’IA

« Tu es passionné par l’intelligence artificielle et prêt à relever le défi ? » « C’est l’opportunité parfaite pour représenter le Bénin sur la scène internationale ! » Cet appel, lancé sur les réseaux sociaux par Sèmè City, résonne comme une invitation à la jeunesse béninoise à saisir cette chance unique. Au-delà de la compétition, c’est une aventure humaine et intellectuelle qui attend les participants, avec la possibilité de côtoyer des pairs du monde entier, d’échanger des idées et de repousser les limites de la créativité technologique.

Vers un avenir numérique prometteur

En conclusion, alors que le compte à rebours pour le 9 mars, date limite des candidatures, a commencé, l’excitation monte dans les établissements scolaires du Bénin. Cette première participation aux Olympiades Internationales de l’Intelligence Artificielle est bien plus qu’un symbole : elle incarne une volonté de préparer la jeunesse à un avenir dans lequel l’IA jouera un rôle central. Pour les élèves béninois, l’heure est venue de briller et de porter haut les couleurs nationales à Pékin en août 2025. Le rendez-vous est pris !

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Côte d’Ivoire : Téné Birahima inaugure l’Hôtel des Armées,

Abidjan, 26 février 2025 – Une nouvelle page s’est écrite hier, mardi, dans l’histoire des forces armées ivoiriennes avec l’inauguration du nouvel Hôtel des Armées par le Ministre d’État, Ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara. Niché au cœur du Plateau, dans l’enceinte même de l’État-Major Général des Armées, cet établissement hôtelier trois étoiles incarne une ambition forte : améliorer les conditions de vie et de travail des militaires tout en consolidant les liens entre l’armée et la nation, une priorité chère au Président de la République, Alassane Ouattara, Chef Suprême des Armées.

Hôtel des Armées : Un écrin moderne pour les forces armées

L’Hôtel des Armées, dont les travaux ont été achevés après plusieurs mois d’efforts, se dresse comme une infrastructure moderne au sein du quartier administratif d’Abidjan. Doté d’une capacité d’accueil significative, cet établissement offre des commodités dignes d’un hôtel de standing : chambres confortables, espaces de restauration et lieux de détente. Cette réalisation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures militaires, un chantier porté avec détermination par Téné Birahima Ouattara depuis sa prise de fonction en 2021.

Lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre n’a pas caché sa fierté. « C’est un honneur d’inaugurer ce nouvel hôtel des Armées, une initiative qui contribue à l’amélioration du cadre de vie et de travail de nos hommes », a-t-il déclaré, entouré de hauts gradés et de dignitaires. Cette nouvelle structure, a-t-il souligné, répond à un double objectif : valoriser le quotidien des soldats et offrir un espace dans lequel la population civile peut, dans une certaine mesure, interagir avec l’institution militaire, renforçant ainsi ce lien Armée-Nation si souvent invoqué par le président Alassane Ouattara.

Hôtel des Armées : Une vision au service de la cohésion nationale

La Genèse de ce projet trouve ses racines dans la volonté affichée par le gouvernement ivoirien de faire de l’armée un pilier non seulement de la sécurité, mais aussi de l’unité nationale. En plaçant cet hôtel au sein de l’État-Major Général des Armées, les autorités envoient un message clair : les forces armées ne sont pas une entité isolée, mais une composante intégrale de la société. « Cet établissement doit devenir un lieu de vie, un espace dans lequel nos soldats se ressourcent et où la nation peut se reconnaître dans son armée », a ajouté Téné Birahima Ouattara, appelant à en faire un très bon usage.

Cette inauguration intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire poursuit sa montée en puissance militaire, notamment face aux menaces sécuritaires dans la sous-région ouest-africaine. Ces dernières années, le pays a investi dans l’équipement de ses forces, la formation de ses troupes et la surveillance de ses frontières, particulièrement au nord, où les risques d’infiltrations jihadistes restent préoccupants. L’Hôtel des Armées s’ajoute ainsi à une série d’initiatives visant à doter les militaires d’un environnement propice à leur mission.

Téné Birahima Ouattara inaugure mardi  l’Hôtel des Armées à Abidjan, un projet visant à améliorer la vie des militaires
© Téné Birahima Ouattara inaugure mardi l’Hôtel des Armées à Abidjan, un projet visant à améliorer la vie des militaires
Un symbole dans un climat de transition

L’événement prend une résonance particulière alors que la Côte d’Ivoire se prépare à une année électorale cruciale en octobre 2025. Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, voit son parti, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), multiplier les gestes symboliques pour consolider son bilan. L’inauguration de cet hôtel par Téné Birahima Ouattara, frère cadet du président et figure influente du régime, s’inscrit dans cette logique de démonstration de résultats tangibles, notamment dans le domaine de la défense, un secteur clé pour un pays sorti d’une décennie de crises politico-militaires dans les années 2000.

La présence du ministre à cette cérémonie reflète également son rôle croissant au sein de l’appareil étatique. Surnommé « Photocopie » en raison de sa ressemblance frappante avec son aîné, Téné Birahima Ouattara s’impose comme un acteur incontournable, cumulant les fonctions de Ministre d’État et de Ministre de la Défense. Sa gestion du portefeuille militaire, marquée par des partenariats renforcés avec des pays comme la France et les États-Unis ainsi que par des projets d’infrastructures, témoigne d’une ambition de moderniser l’armée tout en la rapprochant des citoyens.

Une coopération maintenue avec la France

Cette inauguration survient une semaine après une interview accordée par le ministre à Radio France Internationale (RFI), où il a réaffirmé la continuité de la coopération militaire avec la France, malgré le retrait annoncé des forces françaises de la base d’Abidjan en janvier 2025. Ce partenariat, qui inclut un soutien logistique et la formation des pilotes ivoiriens à Bouaké, reste un pilier de la stratégie de défense ivoirienne. L’Hôtel des Armées, bien que destiné principalement aux nationaux, pourrait aussi accueillir des délégations étrangères dans le cadre de ces collaborations, renforçant ainsi la stature régionale de la Côte d’Ivoire.

Une invitation à l’excellence

En clôture de son discours, Téné Birahima Ouattara a lancé un appel clair aux forces armées : faire de cet hôtel un outil au service de leur mission et de leur fierté. « Je souhaite que nous en fassions un très bon usage, à la hauteur des attentes du Chef Suprême des Armées et du peuple ivoirien », a-t-il insisté. Cet établissement, au-delà de son aspect pratique, se veut donc un symbole de discipline et de rigueur, des valeurs que le ministre entend promouvoir au sein de l’institution militaire.

Alors que le ruban a été coupé et que les premiers invités ont découvert les lieux, l’Hôtel des Armées s’annonce comme bien plus qu’une simple infrastructure : il est une promesse d’un avenir sur lequel l’armée ivoirienne, forte et unie à sa nation, joue pleinement son rôle dans la stabilité et le développement du pays. À l’approche de nouveaux défis, cet édifice pourrait bien devenir un point d’ancrage pour une Côte d’Ivoire en quête de renouveau.