Bénin : Claudine Prudencio (UPR) s’enrôle pour la 10e Législature

À quelques jours de la rentrée parlementaire, l’effervescence gagne Porto-Novo. Ce lundi 2 février 2025, Claudine Prudencio, figure bien connue de la scène politique béninoise, a accompli les formalités d’usage pour son siège au sein de la 10ᵉ législature. Un retour remarqué pour celle qui entend placer ce nouveau mandat sous le signe de l’expérience et du devoir.

 

C’est une étape administrative incontournable, mais hautement symbolique. Ainsi, dans l’après-midi de ce lundi, l’élue de la 6ᵉ circonscription électorale s’est présentée au Palais des Gouverneurs pour remplir son enrôlement. Entre documents officiels et réception de son « kit de député », la ministre conseillère à la Santé a officiellement pris ses marques avant l’installation solennelle prévue pour le dimanche 8 février prochain.

 

L’expérience au service de la 10ᵉ législature

Sous la bannière de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR), Claudine Prudencio n’est pas une novice dans l’hémicycle. Ayant déjà siégé lors des 6ᵉ et 7ᵉ mandatures, elle signe ici un retour stratégique. Pour cette femme d’État, ce mandat n’est pas une simple formalité, mais la suite logique d’un engagement constant pour la Nation.

Munie du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et de ses attributs officiels, elle a affiché une assurance propre aux parlementaires chevronnés. Ce bagage législatif sera un atout précieux au sein d’une législature où les enjeux de développement et de santé publique s’annoncent cruciaux.

 

« Le peuple nous a envoyés »

À l’issue de son enregistrement, l’élue a aussi tenu à rappeler la source de sa légitimité. Dans une déclaration empreinte de gravité et de sérénité, elle a souligné sa volonté de répondre aux attentes des électeurs :

« J’aborde ce mandat avec sérénité et un profond esprit de travail. C’est le peuple qui nous a envoyés et nous devons accomplir cette mission comme il se doit ».

Cette détermination affichée laisse présager une participation active aux débats parlementaires à venir. Pour Claudine Prudencio, la ligne directrice est claire : la défense de l’intérêt général et le service de la République.

 

Un calendrier parlementaire millimétré

Par ailleurs, cette formalité s’inscrit dans un calendrier rigoureux établi par les services de l’institution parlementaire. Après les députés de la 6ᵉ circonscription, d’autres élus se succéderont dans les couloirs du palais pour finaliser leur dossier.

Désormais, le rendez-vous est pris pour le dimanche 8 février. Ce jour-là, les nouveaux députés de la 10ᵉ législature prêteront serment, ouvrant ainsi une nouvelle page de l’histoire démocratique du Bénin sous le regard attentif des citoyens.

 

Cotonou : Atelier régional contre le blanchiment et le terrorisme

 Depuis ce lundi 2 février 2026, la capitale économique du Bénin accueille un atelier régional de haute importance. Des experts judiciaires de six pays africains se réunissent pour muscler leur stratégie contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Un enjeu de sécurité nationale pour des États confrontés à une criminalité financière de plus en plus sophistiquée.

C’est dans le cadre feutré de l’hôtel Azalaï de Cotonou que les travaux ont débuté. Jusqu’au mercredi 4 février, des magistrats et des acteurs institutionnels venus du Sénégal, du Tchad, de la Guinée, de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire et bien sûr du Bénin, planchent sur les failles des systèmes financiers sous-régionaux.

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Traquer l’argent sale pour étouffer le terrorisme

L’objectif de cette rencontre, organisée par le ministère béninois de la Justice, est limpide : tarir les sources de revenus des réseaux criminels. Pendant trois jours, les participants décortiquent les mécanismes de détection, de poursuite, mais surtout de saisie et de confiscation des avoirs criminels.

Pour Innocentia Apovo Monteiro, directrice du Bureau de la coopération et de l’entraide judiciaires (BCEJ), il n’y a plus de temps à perdre. Ces menaces, a-t-elle rappelé lors de son mot de bienvenue, ébranlent la stabilité économique et la paix sociale des États. Face à une criminalité transnationale organisée, la réponse ne peut être qu’internationale et coordonnée.

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Le Bénin, fer de lance de l’entraide judiciaire

D’ailleurs, cet atelier s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au Bureau de l’entraide pénale internationale (BEPI), une initiative pilotée par Expertise France. En accueillant ces assises, le Bénin réaffirme aussi son rôle stratégique de plateforme régionale pour la sécurité financière.

Lors de l’ouverture officielle, Florentin Gbodou, directeur de cabinet du Garde des Sceaux, a souligné l’engagement ferme du gouvernement béninois. Il a notamment mis en avant le rôle pivot du BCEJ dans l’échange d’informations entre les autorités compétentes. L’idée est de passer des intentions aux actes en formulant des recommandations concrètes et adaptées aux réalités de chaque pays.

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Un cadre de réflexion pour des résultats pragmatiques

Au-delà des discours, cette rencontre se veut un laboratoire de bonnes pratiques. Les experts espèrent également que ce partage d’expériences renforcera durablement l’efficacité des dispositifs nationaux. En renforçant la coopération judiciaire, les pays de la sous-région espèrent dresser un rempart solide contre ceux qui utilisent les circuits financiers pour déstabiliser le Sahel et l’Afrique de l’Ouest.

 

Bénin : Logements sociaux de Ouèdo, la SImAU annonce de nouveaux équipements

Au Bénin, le projet phare des logements sociaux entre dans une phase de convivialité. Samedi 31 janvier, la Société Immobilière et d’Aménagement Urbain (SImAU) a réuni les nouveaux résidents de Ouèdo et de Porto-Novo pour une cérémonie de vœux inédite. Entre annonces sécuritaires et ouverture du programme à l’international, l’exécutif béninois accélère sa politique urbaine.

C’est sur le site même de Ouèdo, devenu le symbole de la modernité urbaine béninoise, que les festivités ont eu lieu. L’événement, au-delà du simple protocole, a pris une dimension spirituelle et sociale forte. Un prêtre, un imam et un chef traditionnel se sont succédé pour bénir les lieux, illustrant une volonté de bâtir des cités fondées sur le vivre-ensemble et l’harmonie confessionnelle.

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Une demande forte pour un habitat moderne

Le programme de logements sociaux, pilier de la vision du président Patrice Talon, suscite un engouement croissant. Lors de son allocution, le Directeur général de la SImAU, Moïse Achille Houssou, a révélé des chiffres significatifs : à ce jour, pas moins de 8 000 demandes ont été enregistrées pour les premières vagues d’attribution.

Actuellement, 500 bénéficiaires ont déjà pris possession de leurs logements, marquant le début d’une nouvelle vie pour ces familles au sein de structures pensées pour un développement inclusif. En plus, la présence du Maire d’Abomey-Calavi, Angelo Ahouandjinou, et du représentant du Ministre du Cadre de Vie, Victor Ananouh, témoigne de l’importance stratégique de ce projet pour les autorités locales.

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Des infrastructures de proximité pour sécuriser le quotidien

Mais construire des murs ne suffit pas ; il faut bâtir un cadre de vie. Pour répondre aux attentes des occupants, la SImAU a annoncé une série d’investissements imminents :

  • Sécurité : l’implantation d’un commissariat de police dédié.
  • Santé : la construction d’une infirmerie de proximité.
  • Loisirs : l’aménagement d’aires de jeux pour les enfants et d’espaces communautaires.

Ainsi, l’objectif affiché est clair : transformer ces cités en véritables quartiers autonomes et sécurisés, loin de l’image des simples « villes-dortoirs ».

Le programme désormais ouvert à l’international

C’est l’une des annonces majeures de cette rencontre : le programme de logements sociaux franchit une nouvelle étape réglementaire. Initialement réservé aux citoyens résidant sur le territoire national, l’accès à ces logements est désormais ouvert à toute personne, béninoise ou étrangère, vivant au Bénin ou à l’étranger.

Cette ouverture vise à attirer la diaspora et les investisseurs désireux de s’installer durablement au Bénin, réaffirmant ainsi l’engagement de la SImAU à promouvoir un accès universel à un logement décent.

Bénin : Véronique Tognifodé inspecte les lycées techniques

Au Bénin, le gouvernement accélère la transformation de son système éducatif. Vendredi 30 janvier, la ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Véronique Tognifodé, a multiplié les visites de terrain. L’objectif : s’assurer que les lycées techniques sont prêts à accueillir de nouveaux métiers dès la rentrée 2026-2027.

C’est un véritable marathon qu’a entrepris la délégation ministérielle. Du Lycée Technique Agricole (LTA) d’Adja-Ouèrè aux établissements de Pobè, Porto-Novo et Cotonou, l’enjeu est de taille : transformer les centres de formation en leviers de croissance économique. Cette tournée de supervision intervient alors que le pays s’apprête à introduire de nouveaux curricula destinés à mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

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Adja-Ouèrè : l’agriculture au cœur de la souveraineté

Mme Véronique Tognifodé a entamé la première étape de sa mission à Adja-Ouèrè. Sur place, la ministre a inspecté les infrastructures, les ateliers et les exploitations agricoles afin d’évaluer les capacités pédagogiques actuelles de l’établissement. Au-delà des murs, elle a aussi scruté de près la qualité de l’encadrement.

La ministre a notamment échangé avec les enseignants en cours de formation, car ces derniers occupent la première ligne pour implémenter les nouveaux métiers que le gouvernement a initiés. L’enjeu reste clair : les lycées techniques agricoles doivent porter la souveraineté alimentaire du Bénin et l’emploi des jeunes. En attendant que l’entreprise recrutée construise le nouveau site moderne d’Adja-Ouèrè, les formateurs mettent l’accent sur l’appropriation des nouveaux référentiels.

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Un contrôle rigoureux des conditions d’apprentissage

La tournée s’est poursuivie à un rythme soutenu vers le Lycée Technique Professionnel (LTP) de Pobè, puis vers Porto-Novo et le quartier de Kpondéhou à Cotonou. Dans chaque établissement, le constat a été sans appel : la réussite de la réforme passe par l’amélioration constante du cadre de vie des apprenants.

À Pobè, la ministre a donné des consignes fermes pour optimiser les conditions d’étude. Les observations recueillies lors de ces visites feront l’objet d’actions correctives immédiates de la part du ministère et de l’Agence de Développement de l’Enseignement Technique (ADET). Pour les autorités, il ne s’agit plus seulement de former, mais de garantir une adéquation parfaite entre la formation reçue et les emplois disponibles.

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Une métamorphose qui repose sur l’engagement humain

En fin de parcours, Véronique Tognifodé a tenu à rappeler que les équipements et les réformes structurelles ne sont qu’une partie de l’équation. Le succès de cette métamorphose repose, selon elle, sur l’engagement et la responsabilité de tous les acteurs de la chaîne éducative.

« Le succès de la métamorphose structurelle en cours repose aussi sur l’engagement et la responsabilité des acteurs », a souligné la ministre, invitant ses collaborateurs à redoubler d’efforts. À quelques jours de la rentrée, le message est passé : le Bénin mise sur une jeunesse techniquement qualifiée pour assurer son futur industriel et agricole.

Bénin : Coupures d’électricité pour maintenance SBEE

COTONOU, 2 février 2026 (JDN) – La Société Béninoise d’Énergie Électrique (SBEE) a annoncé la mise en œuvre d’un vaste programme de maintenance de son réseau pour la journée du mardi 3 février 2026. Ces interventions techniques entraîneront des interruptions temporaires de la fourniture d’électricité dans la quasi-totalité du pays.

Selon le communiqué officiel de l’opérateur national, les travaux se dérouleront sur plusieurs lignes de distribution entre 10 h et 15 h. Cette opération d’envergure touche dix départements, notamment l’Atlantique, le Mono-Couffo, le Borgou, les Collines, l’Atacora ainsi que l’Ouémé-Plateau.

 

Renforcer la fiabilité du réseau

L’objectif affiché par la SBEE est d’améliorer significativement la « qualité et la fiabilité » de la fourniture d’énergie sur l’ensemble du territoire national. Ces travaux de modernisation visent à répondre à une demande domestique et industrielle en constante augmentation.

La direction technique précise que, malgré les coupures, les abonnés doivent considérer toutes les installations comme restant « sous tension » durant toute la durée des opérations pour des raisons de sécurité. La SBEE invite ainsi les usagers à la plus grande prudence.

 

Un retour à la normale prioritaire

Présentant ses excuses pour les désagréments causés aux usagers, la société d’État a réaffirmé la mobilisation de ses équipes techniques « 24 heures sur 24 » pour assurer un rétablissement rapide du service.

Si la SBEE s’engage à mobiliser ses équipes 24 heures sur 24 pour garantir un retour rapide à la normale, elle rappelle que ces désagréments temporaires constituent un mal nécessaire pour assurer la pérennité du réseau national. Pour toute assistance ou signalement durant cette journée de travaux, les usagers sont invités à contacter le service client via le numéro vert 7302 ou par la messagerie WhatsApp au 01 68 52 52 53.