Baba Daho : les chaînes brisées et un rythme libéré

Cotonou , 2 octobre 2024 – le célèbre musicien béninois Bernardin Nougbozounkou, mieux connu sous son nom de scène Baba Daho, a été libéré ce mercredi ; mettant fin à plus de deux semaines de détention provisoire. En effet, son arrestation le 14 septembre à Porto Novo a fait les gros titres, les circonstances ayant presque mené à un incident grave avec les forces de l’ordre. Accusé d’avoir tenté de fuir lors d’un contrôle routier, il a évité de justesse une collision avec un policier, événement qui a précipité son arrestation et sa garde à vue. Le procureur l’a reçu en audience deux jours plus tard et l’a incarcéré en attendant son procès.

Par ailleurs, la nouvelle de sa détention a rapidement fait le tour des médias, soulignant l’influence et la popularité de Baba Daho dans le domaine de la musique traditionnelle. Originaire d’Akpro-Missérété, dans le département de l’Ouémé, Baba Daho a acquis une renommée nationale avec son tube « Agbo non gba amion fo », le propulsant au rang des figures majeures de la scène musicale béninoise. Sa musique, ancrée dans le patrimoine culturel du massè-gohoun, a résonné bien au-delà des frontières de sa ville natale, touchant les cœurs de nombreux fans à travers le pays.

Baba Daho : Une histoire d’amour avec son public

Les fans de l’artiste et les défenseurs des droits de l’homme ont marqué la période de sa détention par une vague de soutien, illuminant les enjeux de justice et le traitement des personnalités publiques dans le système judiciaire. Ses proches, admirateurs, et les acteurs de la culture béninoise accueillent sa libération avec soulagement et joie, le considérant comme un ambassadeur de l’héritage artistique béninois.

Alors que Baba Daho retrouve sa liberté, l’attention se tourne maintenant vers l’avenir de sa carrière. Cet épisode judiciaire pourrait-il influencer son art ou même devenir une source d’inspiration pour de nouvelles œuvres ? Comment la communauté artistique et ses fans réagiront-ils à son retour sur la scène musicale ? La libération de Baba Daho suscitera certainement des discussions sur le rôle de l’art et des artistes dans la société, ainsi que sur la perception et le traitement des autorités à leur égard.

Si l’ombre de la justice s’éloigne enfin de Baba Daho, c’est toute la scène musicale béninoise qui respire. L’artiste, fort de son expérience, est prêt à relever de nouveaux défis et à explorer de nouveaux horizons artistiques. Son retour sur scène promet d’être un événement marquant, tant pour ses fans que pour les amateurs de musique traditionnelle. Avec son talent indéniable et sa détermination, Baba Daho s’impose comme l’un des artistes les plus prometteurs de sa génération.

Arrêté : l’enseignement secondaire béninois réglementé

Cotonou, le 2 octobre 2024 – Une nouvelle ère s’ouvre pour l’enseignement secondaire au Bénin. Le ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, Yves Chabi Kouaro, a rendu public ce mercredi un arrêté fixant les règles d’organisation des activités pédagogiques dans les établissements d’enseignement secondaire général, tant publics que privés.

Ce texte réglementaire, fruit d’une longue réflexion, vient renforcer le cadre juridique de l’enseignement secondaire et vise à garantir un meilleur encadrement des apprenants. Il définit notamment les conditions d’enseignement, d’apprentissage et d’évaluation, assurant ainsi une plus grande cohérence et une meilleure qualité des enseignements dispensés.

Une uniformisation des pratiques

En instaurant un cadre plus rigoureux, le gouvernement béninois vise à relever le défi majeur de la qualité de l’enseignement. Une éducation de qualité constitue la clé de la réussite individuelle et collective, selon lui. En s’assurant du respect de normes pédagogiques élevées, il espère aussi former des citoyens compétents, aptes à affronter les défis de demain.

« Cet arrêté est un outil essentiel pour améliorer la qualité de l’enseignement secondaire dans notre pays », a déclaré le ministre Yves Chabi Kouaro. « Il permettra de mieux structurer les activités pédagogiques et de garantir l’égalité des chances pour tous les élèves. »

Un enjeu de qualité

Le gouvernement du Bénin, en adoptant des mesures plus strictes, vise à améliorer significativement la qualité de l’éducation. C’est essentiel car une éducation de qualité constitue le fondement du succès tant personnel que communautaire. En s’assurant de l’application de standards pédagogiques supérieurs, il est espéré que les citoyens formés seront compétents et prêts à affronter les défis futurs.

Par ailleurs, les enseignants, les chefs d’établissement et tous les acteurs de l’éducation doivent s’approprier ce nouvel outil de travail et le mettre en œuvre avec rigueur et détermination.

En instaurant un cadre réglementaire plus rigoureux, cet arrêté ouvre de nouvelles perspectives pour l’enseignement secondaire au Bénin. Reste à savoir si les acteurs de l’éducation sauront saisir cette opportunité pour améliorer la qualité de l’enseignement et répondre aux attentes des élèves.

Voir les réglementations ici.

EDO 2024 : La contestation électorale s’intensifie à Benin City

Benin City, 2 octobre 2024 –Benin City, la capitale de l’État d’Edo, a connu des manifestations d’une ampleur inédite ce mercredi, suite à la proclamation des résultats des élections gouvernementales du 21 septembre. Des milliers de manifestants ont déferlé dans les rues pour contester la victoire déclarée par la Commission électorale nationale indépendante (INEC), soutenant que le Dr Asue Ighodalo du Parti démocratique populaire (PDP) était le légitime élu. Cette mobilisation citoyenne fait écho aux accusations de fraude et d’irrégularités qui pèsent sur l’intégrité de l’élection.

La population de Benin City remet en question la légitimité du gouverneur élu annoncée par la Commission Électorale Nationale Indépendante (INEC).
© La population de Benin City remet en question la légitimité du gouverneur élu annoncée par la Commission Électorale Nationale Indépendante (INEC).
Crise électorale à Edo : accusations de fraude et protestations citoyennes

En effet, Aduwawa, le siège de l’arbitre électoral, est devenu l’épicentre du mouvement de contestation suite aux accusations du commissaire électoral résident (REC) d’une manipulation des résultats électoraux. Par conséquent, les partisans du Parti Démocratique Populaire (PDP) se sont rassemblés en masse, brandissant des pancartes accusant l’INEC de favoritisme envers Monday Okpebholo du All Progressives Congress (APC), et proclamant la victoire de leur parti. Or, ces événements ont exacerbé les tensions politiques, entraînant une protestation formelle devant tous les bureaux électoraux.

De surcroît, le Dr Ighodalo, figure de proue de la contestation, a réitéré ses accusations de compromission du processus électoral, citant des cas de falsification et de manipulation qui auraient entaché la légitimité des résultats. Dès lors, les manifestants, galvanisés par ces déclarations, exigent une réaction de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) pour préserver l’intégrité du vote et prendre en compte leurs inquiétudes.

Qui plus est, la tension était vraiment à son comble devant le siège de la CENI. Même la présence renforcée des forces de l’ordre n’a pas empêché les manifestants de crier leur indignation. Ainsi, ces derniers, soutenant fermement Asue-Ogie du PDP, remettent en question la validité de l’élection du gouverneur d’Edo et appellent à la défense de la démocratie et de la transparence électorale. Enfin, cette situation s’explique par les résultats affichés sur la plateforme IREV.

La population de Benin City remet en question la légitimité du gouverneur élu annoncée par la Commission Électorale Nationale Indépendante (INEC).
© La population de Benin City remet en question la légitimité du gouverneur élu annoncée par la Commission Électorale Nationale Indépendante (INEC).
La Quête de Justice des manifestants

Effectivement, les résultats préliminaires de l’élection, publiés sur la plateforme IREV de l’INEC, indiquent une avance pour le PDP; cependant, l’INEC, sans prendre en compte les résultats de la plateforme, a proclamé Monday Okpebholo vainqueur. Or, cette action soulève des inquiétudes quant à l’intégrité du processus électoral nigérian.

Par ailleurs, les manifestants contestent la rapidité avec laquelle l’INEC a annoncé un gagnant et délivré un certificat de victoire controversé; ils rappellent que l’organisme électoral a jusqu’à sept jours pour finaliser les résultats selon la loi électorale révisée. De plus, ils réclament l’annulation de ce certificat et sa remise au Dr Asue Ighodalo, qu’ils soutiennent être le légitime vainqueur, tout en exigeant le renvoi des responsables de l’INEC accusés de fraude électorale.

La population de Benin City remet en question la légitimité du gouverneur élu annoncée par la Commission Électorale Nationale Indépendante (INEC).
© La population de Benin City remet en question la légitimité du gouverneur élu annoncée par la Commission Électorale Nationale Indépendante (INEC).
En outre, la résolution des manifestants est inébranlable, menée par des éminentes figures telles que le Dr Tony Aziegbemi, président du PDP de l’État, l’honorable Matthew Iduoriyekemwen et le révérend Olu Martins. Ces dignes fils du Nigéria ont organisé une marche pacifique imposante depuis la Ring Road jusqu’au siège de l’INEC, traversant des points névralgiques de Benin City, symbolisant ainsi une lutte pour la démocratie qui marquera l’histoire.

En conclusion, la tension persiste à Benin City, où les citoyens continuent d’exiger justice et vérité. Ces événements posent des questions essentielles sur la gestion des élections en Afrique de l’Ouest et mettent également en exergue les défis rencontrés par les institutions démocratiques. L’issue de cette crise politique est cruciale pour l’avenir de l’État d’Edo et pourrait influencer la stabilité politique de toute la région.

Le Cajou Béninois, un Fruit de la Croissance Économique

Cotonou, Bénin – Le secteur agricole béninois connaît un essor sans précédent, porté par la production record de noix de cajou. Selon les dernières données de la BCEAO, la production de cajou au Bénin a bondi de 5,3% cette année, tirant ainsi l’ensemble de l’UEMOA vers de nouveaux sommets.

Par ailleurs, cette hausse fulgurante s’inscrit dans un contexte de demande mondiale croissante pour ce fruit sec, réputé pour ses qualités nutritionnelles. Le Bénin, aux côtés de la Côte d’Ivoire et de la Guinée, est en première ligne de cette dynamique. Ces trois pays concentrent à eux seuls une grande partie de la production régionale, qui a atteint un niveau historique en 2023.

Un Eldorado pour les Agriculteurs

Cette embellie est une aubaine pour les véritables producteurs béninois, qui voient leurs revenus augmenter et leur statut social se renforcer. « Le cajou est devenu notre or blanc », confie un producteur rencontré dans la région du Borgou, l’une des principales zones de culture. Cette nouvelle filière a créé de nombreux emplois, notamment pour les femmes qui participent activement à la récolte et à la transformation des noix.

Les Clés du Succès

Mais comment expliquer ce succès fulgurant ? Les experts pointent du doigt plusieurs facteurs :

  • Des investissements massifs: les gouvernements de la région ont mis en place des programmes d’appui à la filière cajou, en investissant dans la recherche, la formation et l’amélioration des infrastructures.
  • Une demande mondiale soutenue : la consommation de noix de cajou ne cesse de croître, notamment dans les pays développés où les consommateurs sont de plus en plus soucieux de leur santé.
  • Une adaptation aux changements climatiques : les producteurs béninois ont su s’adapter aux aléas du climat en adoptant des techniques culturelles plus résistantes.

Des Perspectives Radieuses

Les perspectives pour le secteur du cajou sont des plus prometteuses. La région de l’UEMOA est en passe de devenir un acteur incontournable du marché mondial. Cependant, de nombreux défis subsistent, tels que la possibilité des cours mondiaux, la concurrence d’autres pays producteurs, et la nécessité de renforcer la transformation locale pour créer davantage de valeur ajoutée.

Au-delà du Cajou

Le succès de la filière cajou est un modèle pour d’autres secteurs agricoles en Afrique. Il démontre que, avec une bonne organisation, des investissements judicieux et une adaptation aux enjeux du marché, il est aussi possible de développer des filières agricoles durables et rentables.

En somme, le succès du cajou béninois est un témoignage de la résilience et de l’ingéniosité des producteurs africains. En s’appuyant sur leur savoir-faire ancestral et en adoptant les innovations technologiques, ils ont réussi à transformer une simple noix en un moteur de développement économique. L’avenir de cette filière est prometteur, à condition de continuer à investir dans la recherche, la formation et la promotion des bonnes pratiques agricoles.

Le Burundi facilite les déplacements avec le Bénin

Bujumbura, 1er octobre 2024  –Une nouvelle ère s’ouvre pour les relations entre le Burundi et le Bénin. Le Sénat burundais vient d’adopter à l’unanimité un projet de loi visant à supprimer les formalités de visa pour les citoyens des deux pays, qu’ils soient détenteurs de passeports diplomatiques, officiels, de service ou ordinaires.

Intégration régionale : le Burundi et le Bénin facilitent les déplacements de leurs citoyens en supprimant l'obligation de visa.
© Intégration régionale : le Burundi et le Bénin facilitent les déplacements de leurs citoyens en supprimant l'obligation de visa.
Cette décision, fruit de longs échanges et débats, marque une étape importante dans le renforcement des liens bilatéraux. Selon le ministre des Affaires de la Communauté Est Africaine, de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Gervais Abayeho, cet accord devrait stimuler l’économie burundaise en :

  • Attirant les investisseurs étrangers : La suppression des visas facilitera les déplacements des hommes d’affaires et favorisera les échanges commerciaux.
  • Favorisant le transfert de technologies : les échanges entre experts des deux pays seront simplifiés, accélérant ainsi le développement technologique du Burundi.
  • Développant le tourisme : Les touristes béninois pourront découvrir les richesses culturelles et naturelles du Burundi, et inversement.
  • Soutenant l’industrialisation : Les échanges commerciaux facilités contribueront à la création d’emplois et à la croissance économique.

Le ministre Abayeho, présent à la séance plénière en tant que représentant du Premier ministre, a souligné l’importance de ce projet de loi pour le gouvernement burundais et a répondu aux questions des sénateurs.

Intégration régionale : le Burundi et le Bénin facilitent les déplacements de leurs citoyens en supprimant l'obligation de visa.
© Intégration régionale : le Burundi et le Bénin facilitent les déplacements de leurs citoyens en supprimant l'obligation de visa.
Le Burundi et le Bénin font un pas de plus vers l’intégration régionale

Cette décision s’inscrit dans une dynamique d’ouverture et de coopération régionale. Le Burundi, en facilitant les déplacements avec ses partenaires, démontre sa volonté de participer activement au développement économique et social de la région des Grands Lacs.

Il reste désormais à attendre la promulgation de la loi par le Président de la République pour que cet accord entre en vigueur.

En somme, l’adoption de cet accord marque une étape importante dans le rapprochement entre le Burundi et le Bénin. En facilitant les échanges entre les populations, cette décision devrait stimuler l’économie et renforcer les liens culturels. Cependant, afin de garantir le succès de cette coopération, il est primordial de relever les défis communs auxquels les deux pays font face, tels que le développement économique et la sécurité. Les prochaines années nous permettront d’évaluer l’impact de cet accord et de mesurer les progrès réalisés.

Coup d’État : Restaurer l’Espoir apporte son éclairage

Cotonou ,1er octobre 2024- L’affaire qui secoue le Bénin prend un nouveau tournant avec la présentation d’Oswald Homeky et d’Olivier Boko devant le procureur spécial de la CRIET. Les allégations de tentative de coup d’État, qui font l’objet de nombreuses discussions, ont poussé le parti Restaurer l’Espoir à intervenir. Le Parti souhaite ainsi offrir une analyse plus précise de la situation actuelle et permettre au public de mieux comprendre les enjeux.

En effet, dans une récente déclaration, le parti Restaurer l’Espoir, dirigé par Candide Azannaï, a rompu son silence sur ces allégations de tentative de coup d’État. Suite à une enquête minutieuse, le parti a affirmé qu’aucune preuve ne soutient ces accusations, suggérant que l’affaire pourrait avoir été fabriquée à des fins politiques spécifiques. Cette prise de position marque un tournant significatif dans le débat public entourant cette controverse.

Une analyse lexicale pour soutenir la position du parti Restaurer l’Espoir

Le parti Restaurer l’Espoir, ayant récemment mis en lumière une série d’analyses lexicales portant sur des termes politiques clés, cherche ainsi à renforcer sa position. Par ailleurs, le parti politique Candide Azannaï a apporté des précisions essentielles sur les concepts de coup d’État, de tentative de coup d’État et de complot.

De plus, s’appuyant sur des références juridiques, notamment l’ouvrage du juge Angelo Houssou, le parti vise à clarifier la situation qui fait polémique actuellement dans le paysage politique béninois. Par conséquent, cette analyse intervient alors que le Parti étudie la situation judiciaire des figures politiques Oswald Homeky et Olivier Boko, soulignant l’importance de la vigilance dans le contexte politique actuel.

Le coup d’État : une prise de pouvoir brutale

Selon Restaurer l’Espoir, un coup d’État est une prise de pouvoir illégale et violente, souvent déterminée par une minorité qui contourne les règles établies. Cette action peut s’effectuer par la force, mais aussi par des moyens plus subtils comme la manipulation ou la corruption. Un putsch, forme particulière de coup d’État, implique généralement l’utilisation de l’armée.

Tentative ou succès ?

La distinction entre une tentative de coup d’État et un coup d’État s’est avérée cruciale. Pour Restaurer l’Espoir, une tentative est lancée mais échoue à renverser le gouvernement. Les putschistes ont agi, mais leur plan n’a pas abouti. Candide Azannaï, chef du parti, souligne l’importance de ne pas confondre ces deux notions, en s’appuyant sur l’ouvrage de référence du juge Angelo Houssou.

Le complot : l’ombre de la subversion

Le parti définit également le complot comme un accord secret visant à porter atteinte à la sécurité nationale. Il peut s’agir d’une préparation à un coup d’État, d’un acte de sabotage ou de toute autre action visant à déstabiliser les institutions. Restaurer l’Espoir rappelle que la conspiration elle-même est une infraction, même si elle n’est pas mise en œuvre.

Enjeux et implications

Cette clarification des termes est essentielle pour une compréhension précise des événements politiques actuels. Elle permet de mieux analyser la crise, d’identifier les responsabilités. D’après la conclusion de la réflexion du Parti, les événements du 27 septembre 2024, qualifiés de tentative de coup d’État, pourraient constituer une stratégie de déstabilisation politique en vue des élections de 2026. Restaurer l’Espoir appelle ainsi à une vigilance accrue de la population face à la situation politique pour ne pas se laisser tromper.

Résultats de l’analyse du parti Restaurer l’Espoir

De cette analyse, le parti conclut que l’affaire en cours est une manœuvre pour :

  • Réprimer et punir de manière exemplaire afin de décourager toute forme de rébellion au sein du régime ;
  • Se débarrasser d’un partenaire devenu encombrant, anéantir ses ambitions politiques et consolider des intérêts économiques en vue de l’après 2026 ;
  • Reprendre le contrôle politique total pour préparer un nouveau passage en force, comme observé depuis 2016 ;
  • Instaurer un climat de terreur à travers des poursuites et persécutions en utilisant l’administration, la justice et les forces de sécurité ;
  • Dénigrer la classe politique pour affaiblir les forces politiques indépendantes et leur rôle de contre-pouvoir en déstabilisant leurs bases populaires.

Enfin, le parti s’interroge sur la crédibilité de cette affaire, estimant qu’il est absurde de croire que deux civils, même s’ils étaient Elon Musk ou Bill Gates, pourraient organiser un coup d’État militaire, surtout lorsque leur seul soutien militaire supposé refuse de s’associer à ce prétendu complot.

Bénin : Un nouveau souffle pour l’éducation et le sport dès le plus jeune âge

Akassato, 01 octobre 2023 – Le Bénin franchit une nouvelle étape dans le développement de son secteur sportif et éducatif. En effet, le pays a lancé le lundi 30 septembre la phase pilote du projet « Synergies éducatives et sportives 0 à 10 ans », une initiative novatrice visant à inculquer aux plus jeunes les valeurs du sport et à favoriser leur épanouissement global.

C’est à l’École Primaire Publique de Houékegbo, dans l’arrondissement d’Akassato, que s’est déroulée la cérémonie de lancement officiel en présence de Benoît DATO, Ministre des Sports. En outre, ce projet ambitieux, porté par les ministères des Sports et de l’Enseignement Maternel et Primaire, s’inscrit dans la droite ligne des engagements du gouvernement béninois en faveur de la jeunesse et du sport.

Le Bénin investit dans l'avenir de sa jeunesse en lançant un programme pilote alliant éducation et sport dès la petite enfance.
© Le Bénin investit dans l'avenir de sa jeunesse en lançant un programme pilote alliant éducation et sport dès la petite enfance.
Un projet novateur au service du développement de l’enfant

En combinant apprentissage, jeu et sport, ce projet vise à développer les capacités psychomotrices, cognitives et sociales des enfants dès leur plus jeune âge. « C’est une approche globale et intégrée du développement de l’enfant », a souligné Okry NONVIGNON, Directeur du Sport et de la Formation Sportive.

Les autorités locales ont salué cette initiative. Pour Angelo Évariste AHOUANDJINOU, Maire d’Abomey-Calavi, « ce projet est une opportunité majeure pour développer les talents de nos jeunes apprenants ». Le Préfet de l’Atlantique, Jean-Claude CODJIA, a quant à lui félicité les ministères initiateurs pour ce travail exemplaire.

Le Bénin investit dans l'avenir de sa jeunesse en lançant un programme pilote alliant éducation et sport dès la petite enfance.
© Le Bénin investit dans l'avenir de sa jeunesse en lançant un programme pilote alliant éducation et sport dès la petite enfance.
Une première étape prometteuse

La phase pilote, qui se concentre sur les écoles primaires publiques de la circonscription scolaire d’Abomey-Calavi, a été marquée par une démonstration ludique des activités proposées, à l’image de la « Course d’élan rectiligne pour enchaîner un saut » .

Selon le Ministre Benoît DATO, cette initiative apportera à l’école béninoise de nombreux bienfaits : de la mémoire, augmentation de la concentration, renforcement des capacités de résolution de problèmes, et réduction du stress. « Par ce projet, nous concrétisons la vision du gouvernement de promouvoir la pratique sportive dès le plus jeune âge », a-t-il affirmé.

Le Bénin investit dans l'avenir de sa jeunesse en lançant un programme pilote alliant éducation et sport dès la petite enfance.
© Le Bénin investit dans l'avenir de sa jeunesse en lançant un programme pilote alliant éducation et sport dès la petite enfance.
Un avenir prometteur pour le sport béninois

Avec ce projet pilote, le Bénin pose les bases d’un avenir sportif prometteur. En investissant dans la jeunesse, le pays s’assure d’ancienne une nouvelle génération d’athlètes et de citoyens équilibrés. Les résultats de cette phase pilote seront scrutés avec attention, en vue d’une éventuelle généralisation du projet à l’ensemble du territoire national.

En somme, avec le lancement de ce projet innovant, le Bénin ouvre une nouvelle voie pour l’éducation et le sport. En mettant l’enfant au cœur de ses préoccupations, le gouvernement béninois pose les fondations d’un avenir prometteur où le sport et l’apprentissage vont de pair. Par ailleurs, cette initiative marque une étape décisive dans la construction d’une société plus active, plus saine et plus solidaire, comme l’a dit Platon, « un esprit sain dans un corps sain ».

Le Bénin appelle à l’unité africaine et à la lutte contre l’instabilité mondiale

New York, 30 Septembre 2024 -Le Ministre des Affaires Etrangères ,Shegun Bakari, représentant du Bénin aux Nations Unies, a lancé un appel vibrant à l’unité africaine et à la paix mondiale lors de son discours à l’Assemblée générale. Dans une allocution marquée par un fort engagement, il a souligné les défis auxquels le continent africain est confronté et a appelé à une solidarité croissante entre les Nations.

Un plaidoyer pour la paix, l’unité et la stabilité

En dénonçant les conflits qui secouent le monde, notamment au Sahel, en Ukraine et au Moyen-Orient, le Représentant béninois a mis en garde contre les dangers de la polarisation et de l’ingérence étrangère. Il a appelé la communauté internationale à intensifier ses efforts pour résoudre les crises en cours et à œuvrer pour un monde plus juste et plus stable.

Par ailleurs, dans sa déclaration, le Ministre a exprimé de graves préoccupations concernant les tentatives de certaines puissances étrangères d’introduire leurs conflits géopolitiques dans la région du Sahel. Le gouvernement béninois a vigoureusement condamné ces actions, les qualifiant de catalyseurs pour le terrorisme, fléau qu’il rejette catégoriquement. Soulignant l’inadmissibilité universelle du terrorisme, le ministre a réitéré l’engagement du Bénin envers l’unité africaine et la préservation de la fraternité historique en Afrique de l’Ouest.

Il a aussi affirmé la détermination du Bénin à contribuer activement à la lutte contre le terrorisme et à œuvrer pour le développement, appelant à une unité d’action indépendamment des affiliations organisationnelles.

L’Afrique, un continent d’avenir

Le Ministre a également souligné le potentiel immense de l’Afrique, un continent jeune et dynamique. Il a appelé à investir dans le développement de l’Afrique, en particulier en matière d’éducation, de santé et d’infrastructures. Il a également insisté sur l’importance de reconnaître la diversité culturelle de l’Afrique et de promouvoir un panafricanisme moderne.

Un engagement fort pour l’unité africaine

Le Bénin, a-t-il affirmé, est prêt à jouer un rôle de premier plan dans la construction d’une Afrique unie et prospère. Le pays s’est engagé à renforcer la coopération régionale et à promouvoir la libre circulation des personnes et des biens sur le continent.

La Diaspora africaine au cœur des préoccupations

Shegun Bakari a également souligné l’importance de la diaspora africaine et a appelé à renforcer les liens entre les Africains du continent et ceux de la Diaspora. En reconnaissant leur droit au retour, nous leur disons : « Vous n’avez jamais cessé d’appartenir à cette terre ». « L’Afrique est votre foyer, et nous vous attendons les bras grands ouverts », a-t-il déclaré. En plus, il a salué l’adoption d’une loi accordant la nationalité béninoise aux Afro-descendants, une initiative qui marque une étape importante dans le processus de réconciliation et d’unité.

En conclusion, le discours du Ministre des Affaires Etrangères,Shegun Bakari, a été l’occasion de réaffirmer l’attachement de son pays aux valeurs de paix, de solidarité et de développement. Il a également exhorté la communauté internationale à appuyer les initiatives africaines visant à relever les défis présents et à bâtir un futur prometteur pour ses habitants.

Le PROMAC, un souffle nouveau pour les pêcheurs béninois

Cotonou, 30 septembre 2024. Une nouvelle ère s’ouvre pour les pêcheurs béninois de Tchonvi, Ahouansori, Ladji et des environs. Grâce au Projet de promotion de l’aquaculture durable et de compétitivité des chaînes de valeurs de la pêche (PROMAC), initié par le gouvernement, ces communautés, traditionnellement dépendantes de la pêche, vont bénéficier d’un soutien renforcé.

Lors d’une séance d’information, en présence de la Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance, Véronique TOGNIFODE, les populations ont découvert les contours de ce projet ambitieux. En effet,  expliqué en détail en langue locale par Cyrille AHOLOUKPE, coordinateur du PROMAC, le projet vise à améliorer les conditions de travail des pêcheurs, à valoriser les produits de la pêche et à renforcer la compétitivité du secteur.

Le projet PROMAC offre un nouvel élan aux pêcheurs béninois en leur permettant d'améliorer leurs conditions de travail et de valoriser leurs produits.
© Le projet PROMAC offre un nouvel élan aux pêcheurs béninois en leur permettant d'améliorer leurs conditions de travail et de valoriser leurs produits.
Un projet au cœur des préoccupations du gouvernement

Par ailleurs, la Ministre TOGNIFODE, profondément engagée dans le progrès des femmes, des enfants et des groupes vulnérables, a souligné l’importance de ce projet pour les femmes, qui sont les piliers de l’économie locale, et son avantage pour les jeunes et les enfants. Elle a vivement encouragé la communauté à s’impliquer activement dans ce projet, qui s’inscrit dans la stratégie du Gouvernement pour un développement communautaire.

Le projet PROMAC offre un nouvel élan aux pêcheurs béninois en leur permettant d'améliorer leurs conditions de travail et de valoriser leurs produits.
© Le projet PROMAC offre un nouvel élan aux pêcheurs béninois en leur permettant d'améliorer leurs conditions de travail et de valoriser leurs produits.
PROMAC : Un accueil enthousiaste des populations

Monsieur Isidore GNONLONFOUN, éminent ancien Maire de Cotonou et respecté au sein de la communauté, a également exprimé son soutien à la Ministre et a renforcé les propos du Coordonnateur. Il a affirmé son engagement à œuvrer pour l’adhésion complète de la communauté afin d’assurer le succès du programme PROMAC.

En plus, les populations de Tchonvi, Ahouansori et Ladji ont accueilli avec enthousiasme cette initiative. « Nous remercions le Président Patrice TALON pour ce projet qui va améliorer nos conditions de vie », ont-ils- déclaré. Les pêcheurs et les femmes transformatrices de poissons ont, à leur tour, exprimé leur gratitude et aussi  leur détermination à s’impliquer pleinement dans la réussite du PROMAC.

Un projet porteur d’espoir

En bref, le PROMAC représente un espoir pour les communautés de pêcheurs béninoises. En améliorant la productivité et la qualité des produits de la pêche, ce projet contribuera à renforcer la sécurité alimentaire et à stimuler l’économie locale. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de développement durable, en tenant compte des enjeux environnementaux et sociaux.

Le Bénin se dote du IPRT pour piloter son développement

Cotonou, 30 septembre 2024 – Les experts béninois sont désormais outillés pour mieux planifier et suivre le développement du pays. L’atelier de formation sur l’Outil Intégré de Planification et de Suivi (IPRT), organisé par la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) en collaboration avec le gouvernement béninois, s’est clôturé vendredi dernier.

 Après cinq jours d’une formation intensive, le Bénin vient de franchir une étape décisive dans sa planification et de son suivi du développement. Les experts nationaux maîtrisent désormais l’Outil Intégré de Planification et de Suivi (IPRT).

Cet outil numérique, mis au point par la CEA, permet d’intégrer les données de différents secteurs pour évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD) et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Le Bénin accélère sa transition vers un développement durable grâce à la maîtrise de l'IPRT, un outil de planification et de suivi des ODD mis en place par le CEA.
© Le Bénin accélère sa transition vers un développement durable grâce à la maîtrise de l'IPRT, un outil de planification et de suivi des ODD mis en place par le CEA.
IPRT : Un outil au service des politiques publiques et des Objectifs de Développement Durable (ODD)

L’IPRT est un véritable couteau suisse pour les promoteurs béninois. Il leur permettra d’aligner les politiques publiques nationales avec les objectifs de développement durable fixés à l’horizon 2030 par les Nations Unies et ceux de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

« Cet outil est essentiel pour suivre nos progrès et identifier les domaines où nous devons intensifier nos efforts », a souligné Anicet SEVOH, Directeur Général de la coordination et du suivi des Objectifs de développement durable au Bénin. « L’IPRT est un véritable levier pour nos politiques publiques », a  déclaré Anicet SEVOH.

Grâce à cette formation intensive Organisée par la CEA en collaboration avec le Ministère du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale , les participants ont acquis les compétences nécessaires pour utiliser l’IPRT de manière efficace. Ils sont désormais en mesure de collecter, d’analyser et de présenter des données fiables pour éclairer les décisions politiques et suivre l’évolution des indicateurs de développement.

« Nous avons travaillé sur des cas concrets, ce qui nous a permis de mieux comprendre l’outil et ses applications », a témoigné Moussa Carel Brian, un des participants.

Le Bénin accélère sa transition vers un développement durable grâce à la maîtrise de l'IPRT, un outil de planification et de suivi des ODD mis en place par le CEA.
© Le Bénin accélère sa transition vers un développement durable grâce à la maîtrise de l'IPRT, un outil de planification et de suivi des ODD mis en place par le CEA.
Un engagement fort du gouvernement béninois

Le gouvernement béninois a manifesté une forte détermination à s’approprier cet outil. « Nous avons sollicité cette formation car nous voulons disposer des meilleurs outils pour mesurer nos progrès et améliorer la vie de nos populations », a expliqué Djidjoho Médard Padonou, Chef du Département du Suivi et de l’Évaluation des Objectifs de Développement Durable.

La volonté politique du gouvernement béninois est le facteur clé du succès de cette initiative. « Le Bénin a, avec sa forte détermination à améliorer sa planification et son suivi du développement, a permis que cette formation se déroule dans les meilleures conditions », a déclaré Jéléna Katic, cheffe du bureau de la coordinatrice résidente des Nations unies au Bénin.

Le Bénin accélère sa transition vers un développement durable grâce à la maîtrise de l'IPRT, un outil de planification et de suivi des ODD mis en place par le CEA.
© Le Bénin accélère sa transition vers un développement durable grâce à la maîtrise de l'IPRT, un outil de planification et de suivi des ODD mis en place par le CEA.
Les prochaines étapes

Avec la maîtrise de l’IPRT, le Bénin est désormais mieux équipé pour piloter sa transformation. « Nous allons utiliser cet outil pour évaluer régulièrement nos progrès et ajuster nos politiques en conséquence », a indiqué Djidjoho Médard Padonou, Chef du Département du Suivi et de l’Évaluation des Objectifs de Développement Durable.

Par ailleurs, les participants à la formation ont formulé plusieurs recommandations pour optimiser l’utilisation de l’IPRT. Ils ont notamment souligné l’importance de renforcer la collecte de données et de mettre en place un système de suivi régulier. La CEA, de son côté, s’est engagée à accompagner le Bénin dans la mise en œuvre de cet outil et à partager son expertise avec d’autres pays de la région.

En bref, l’adoption de l’IPRT marque une étape cruciale dans la trajectoire de développement du Bénin. Cependant, le véritable défi réside désormais dans l’exploitation optimale de cet outil au quotidien. La réussite de cette initiative dépendra non seulement de la poursuite de la formation des acteurs, mais aussi de la mise en place d’un écosystème numérique favorable à la collecte et à l’analyse des données. Les prochaines années seront déterminantes pour mesurer l’impact de cet outil sur les politiques publiques et sur la vie des Béninois.